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  • Le saumon AquaAdvantage autorisé à la vente, après 20 ans de lobbying...

    On lui a donné le surnom de Frankenfish et, comme d’autres animaux mutants, ou animaux OGM, il attendait d’être mis sur le marché depuis une vingtaine d’années. Le projet vient des Etats-Unis où l’idée d’un saumon grossissant très vite a fait du chemin. Le saumon AquAdvantage est transgénique : il s’agit d’un saumon atlantique, issu du Massachusetts, auquel on ajoute deux gènes d’un saumon chinook, la plus grosse espèce de saumon du Pacifique. On ajoute également des gènes de loquette d’Amérique, une sorte d’anguille.
    La manipulation agit sur la croissance du poisson, qui grossirait deux à quatre fois plus vite que son homologue non modifié génétiquement. 

    Depuis le 19 novembre 2015, il est autorisé de vendre ledit poisson sur le marché américain, une première mondiale pour un animal génétiquement modifié. L’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, a annoncé cette autorisation, déclarant qu’ « après une analyse scientifique exhaustive et rigoureuse », elle considère que le « Le saumon Aqua est aussi sûr à manger que n’importe quel saumon atlantique non génétiquement modifié ».
    Il sera disponible d’ici deux ans sur les étals. D’un point de vue nutritif, il n’y aurait selon l’agence américaine, pas de différence.

    Des points de vue du bien-être animal et environnemental, les associations s’insurgent, repris par certaines personnes du ministère canadien des Pêches et des Océans. Le saumon OGM souffrirait de problèmes respiratoires et d’une plus grande sensibilité à la bactérie Aeromonas salmonicida. Il y aurait également un risque non négligeable que le poisson s’échappe dans la nature, l’entreprise arguant que les poissons élevés pour la consommation seront tous femelles et stériles. Les poissons sont pour l’instant élevés dans des fermes au Canada et au Panama. D’autres rappellent aussi que les produits contenant des OGM ne sont pas clairement étiquetés dans le pays, ce qui inquiète les associations de consommateurs.
    L’entreprise AquaBounty pourrait maintenant demander des autorisations pour d’autres animaux génétiquement modifiés comme des truites, des tilapias et de l’omble arctique. Une raison de plus de rappeler l’importance de lutter contre TAFTA (le dossier controversé d’un accord commercial transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis). Source Conso-Globe.

    Déjà que le saumon actuel n'en est plus (rien à voir avec le saumon commercialisé dans les années 70 et 80, tant au niveau du goût que de la texture), ce saumon Aqua-advantage va permettre aux industriels de nourrir de crasses leur poisson pendant 2 ans au lieu de 4. Fameux gain économique ! Mais pour quel résultat ? Encore pire qu'aujourd'hui, c'est sûr (si cela existe) !

    La malbouffe a encore de beaux jours devant elle et les lobbies de l'industrie agro-alimentaire aussi. Bien triste réalité, tant qu'il y aura des Cons-sommateurs qui achèteront de tels produits...

     

  • Lobby puissant et pouvoir corrompu...

    L’Union européenne a donné le feu vert à la commercialisation de 19 OGM, dont 11 de l’américain Monsanto. Une réforme prévoit que chaque Etat membre pourra individuellement les bannir.

    Tapis rouge pour Monsanto. L’Union européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

    Onze produits de la multinationale américaine Monsanto (soja, maïs, colza et coton) figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. Les huit autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

    Pas de majorité pour ou contre

    Ces autorisations « étaient en suspens », car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L’autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

    Si les gouvernements européens approuvent la réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l’utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM ne présentant aucun risque pour la santé animale et humaine dans l’ensemble de l’UE, solution réclamée par les grands groupes.

    Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto ».

    Source: L’Express

    Et comme les étiquettes "contenant des OGM" ne sont pas prêtes d'être apposées sur les emballages des denrées alimentaires de vos supermarchés préférés (toujours à cause du même lobby), il ne vous reste plus qu'à consommer BIO, pour être sûr de ne pas en avaler...

  • Bill Gates et Monsanto...

    "Les contributions du couple Bill et Melinda Gates et du milliardaire Warren Buffet font de la Fondation Gates la plus grosse fondation privée du monde. Elle est dotée de 40 milliards de dollars. Sur ces fonds, elle a consacré 3 milliards au développement agricole en Afrique depuis 2003. Dans un rapport publié en novembre 2014, l’ONG Grain s’est penchée plus en détail sur les subventions accordées par l’organisation philanthropique. Bilan: la fondation donne surtout au Nord. 5% seulement des dépenses vont directement au continent africain. La moitié des subventions vont à des organisations internationales. Et la plus grande partie des  budgets de recherche finance des laboratoires américains.

    La Fondation Gates a réagi en dénonçant un rapport "délibérément trompeur", soulignant  qu’il n’est pas besoin de financer des organisations africaines pour apporter de l’aide aux agriculteurs africains. Depuis qu’elle s’est lancée dans le développement agricole en 2006, la Fondation a annoncé la couleur: permettre la mise au point de 400 variétés améliorées pour sortir de la famine 30millions de personnes en Afrique. La recherche génétique est au centre de son projet.

    La fondation américaine s’est déjà attiré beaucoup de critiques lorsqu’elle a resserré ses liens avec Monsanto, le géant américain de la biochimie. Depuis 2010, elle a acquis des parts dans la multinationale. Et le directeur de l’équipe Recherche et développement agricole qui gère les subventions pour les semences améliorées de la Fondation Gates n’est autre qu’un ancien responsable de Monsanto.

    Mais le rapport de Grain va plus loin: il reproche à la Fondation Gates d’ouvrir des marchés en Afrique aux multinationales du Nord. Et particulièrement en créant, en 2006, avec la Fondation Rockefeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra). La Fondation Gates a versé 414 millions de dollars à Agra.

    "Cest une véritable filière de semences hybrides et d’intrants [herbicides, engrais de synthèse...] qu’Agra structure en finançant aussi bien la recherche que la création d’entreprises", explique Nora Binet, spécialiste du sujet au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

    La Fondation Gates est également devenue l’un des principaux financeurs du CGIAR, l’organisation internationale qui coordonne 15 centres de développement agricole, avec 720 millions de dollars injectés depuis 2003. En jeu, l’utilisation des réseaux locaux des centres du CGIAR pour diffuser des semences améliorées et les produits chimiques qui vont avec.

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    La Fondation Bill-et-Melinda Gates finance également de nombreux partenariats public-privés (PPP) avec des multinationales (DuPont, Cargill, Unilever, Nestlé, Coca cola, Olam…) dans des projets visant à transformer l’agriculture africaine, explique Nora Binet.

    La chercheuse constate ainsi une réorganisation du développement agricole qui donne "aux multinationales le rôle principal dans le cadre de PPP, facilités par les fondations fournissant un appui institutionnel et financier".

    De nombreuses ONG américaines et africaines et des organisations de producteurs dénoncent ces conflits d’intérêts. Une vingtaine d’entre elles l’ont encore rappelé le 12 octobre 2014, lors d’une rencontre internationale à Seattle. Dans une résolution, elles s’inquiètent des conséquences de cette stratégie pour l’Afrique, en particulier la perte de biodiversité liée à la monoculture de semences améliorées et à l’utilisation de produits chimiques.

    Selon la FAO (Food and agriculture organization), la perte de biodiversité est responsable de la malnutrition dans le monde. Or, selon Grain, pas un centime de la Fondation n’est allé à des programmes de développement conduits par des agriculteurs africains, même si ces derniers fournissent toujours 90% des semences du continent." Source : Article de Magali Reinert sur Novethic.

    Il est fort regrettable que le sympathique Bill Gates se soit à ce point lié avec Monsanto et d'autres multinationales du même acabit, qui, toutes, polluent les sols de la planète, empoisonnent les agriculteurs et les consommateurs, tout en éradiquant la biodiversité qui existe depuis des millénaires sur des territoires entiers...

    Il eût été mille fois plus malin et gratifiant d'instruire les agriculteurs africains à la permaculture et de favoriser la consommation locale, bio et de saison, en total respect avec l'environnement.

    J'avais écrit un mail à Bill Gates, il y a quelques années, pour lui demander, avec tout son argent, de racheter Monsanto et de transformer cette néfaste multinationale chimique en une multinationale Bio irréprochable. Je n'ai jamais eu de réponse et je pense savoir pourquoi...

  • Encore une manifestation mondiale contre MONSANTO...

    Environ 750 activistes, d'après la police locale, ont participé samedi après-midi en région bruxelloise, à une marche contre le géant de l'agrochimie Monsanto, qui produit des semences génétiquement modifiées. Le cortège est parti du rond-point Schuman et s'est rendu en face des locaux de Monsanto à Woluwe-Saint-Pierre. Cette manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une journée mondiale de mobilisation contre Monsanto et des actions similaires ont eu lieu dans 500 villes. 

    Pour les activistes, les organismes génétiquement modifiés par Monsanto peuvent provoquer de graves problèmes de santé, comme des tumeurs, la stérilité et d'autres anomalies génétiques. A travers cette marche, ils souhaitent s'inscrire dans une logique de souveraineté alimentaire des peuples et promouvoir un modèle d'agriculture à la fois solidaire, responsable et écologique.

    "Nous avons choisi le rond-point Schuman comme lieu symbolique de départ, afin de rappeler le poids exercé sur les institutions européennes, par des lobbys d'entreprises telles que Monsanto mais également Syngenta, Bayer, BASF, etc...", a indiqué Kevin Hauzeur, contact presse d'Occupy Belgium. "Pour la seconde fois de l'année, des citoyens du monde entier marchent contre Monsanto, la multinationale de l'agrobusiness, et ses semblables contre leurs organismes génétiquement modifiés, pesticides, bio technologies et profits au détriment du bien commun. L'objectif est de retrouver notre droit à l'alimentation et propager les alternatives à la logique productiviste", a-t-il affirmé. La marche devait s'achever en face des bureaux de Monsanto où a été installée une tente d'information. Source La Libre.be

  • Les semences de la colère...

    Geronimo est un petit paysan qui vit avec sa famille dans un village du Paraguay. Autour de chez lui s’étendent à perte de vue des champs de soja transgénique appartenant à de grands propriétaires, des colons brésiliens pour la plupart. Victimes de contaminations dues à l’épandage d’herbicide, les villageois s’organisent pour lutter contre la destruction de leur environnement et sauver la vie de leurs enfants...

    Paysans expulsés, pollution des sols, déforestation, empoisonnements... : quel poids pèsent les dégâts sociaux et environnementaux face aux profits générés par la monoculture intensive du soja génétiquement modifié ?

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    En se rendant au Paraguay, qui compte parmi les principaux pays exportateurs mondiaux de soja, et en se mettant à l’écoute des différentes parties en présence, les réalisateurs nous donnent des clés pour comprendre comment a pu s’imposer un modèle de développement agricole particulièrement destructeur.

    Et cela à travers l’affrontement inégal entre, d’un côté, les grands propriétaires producteurs de soja, bras armés (au sens propre) des firmes agroalimentaires et des spéculateurs financiers, et de l’autre les campesinos, ces petits paysans qui tentent de défendre leur outil de travail et leur mode de vie.

    Aux discours agressifs des premiers, partisans de la loi du plus fort – renforcés dans leurs convictions par les arguments de scientifiques défendant les intérêts des leaders du marché des semences et des produits phytosanitaires –, s’oppose l’énergie du désespoir d’une société rurale traditionnelle pour qui le soja transgénique est une malédiction.

    Dans cet universel combat du pot de terre contre le pot de fer, c’est la logique du profit qui l’emporte, avec l’arrestation des petits paysans pour “occupation illégale des terres”... Comment la lutte se poursuivra-t-elle ? Documentaire à voir sur le site d'ARTE.

  • Les animaux génétiquement modifiés sont là...

     

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    Il porte un nom moins séduisant que Dolly, mais son avenir est peut-être plus prometteur. Créé par le Roslin Institute d'Edimbourg (Ecosse), où était née en 1996 la célèbre brebis clonée, Pig 26 est un porc génétiquement modifié pour résister à la peste porcine africaine. Il est venu au monde en août 2012, mais son existence n'a été révélée qu'en avril 2013. Le temps de s'assurer que l'espoir placé en lui était viable.

    Car Pig 26 n'est pas un animal transgénique ordinaire. La technique mise en oeuvre pour le rendre résistant à la maladie diffère de celle habituellement employée sur un point essentiel : elle ne nécessite aucun gène de résistance aux antibiotiques. 

    Utilisés comme marqueurs pour vérifier que les cellules ont bien été modifiées, ces gènes sont la bête noire des opposants aux organismes génétiquement modifiés (OGM), qui craignent que leur dissémination vienne aggraver la résistance des agents bactériens à ces médicaments essentiels à la santé publique. 

    Pour les tenants de la transgénèse, pouvoir s'affranchir des gènes de résistance aux antibiotiques constitue donc un réel avantage. A l'heure où la Food and Drug Administration américaine s'apprête à donner son feu vert à la commercialisation du premier animal transgénique destiné à la consommation – un saumon de l'Atlantique modifié de façon à grossir deux fois plus vite que la normale –, cette avancée est un signe supplémentaire de la montée en puissance des animaux génétiquement modifiés (AGM). 

    Moins médiatisés que leurs homologues végétaux – maïs, pommes de terre et autres plantes transgéniques dont la culture fait l'objet de polémiques récurrentes en Europe –, ces AGM, derrière les portes des laboratoires, n'en attendent pas moins leur heure. Aucun pays n'en a encore autorisé l'utilisation autrement que de façon expérimentale. Mais beaucoup l'envisagent. 

    Depuis plusieurs années, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) élabore ainsi, à la demande de la Commission européenne, un document d'orientation relatif à l'évaluation des risques environnementaux des animaux transgéniques. 

    Mammifères, oiseaux, poissons ou insectes : pour toutes les espèces susceptibles d'être concernées, ce document détaille les données et la méthodologie qui permettront d'évaluer leur impact sur la santé humaine et animale en cas de futures demandes d'autorisation de mise sur le marché européen. Les grandes lignes de ce texte d'orientation ont été adoptées le 18 avril, à Parme (Italie), lors d'une réunion du groupe scientifique en charge des OGM. Au grand dam de l'association britannique GeneWatch, pour qui l'EFSA, en adoptant ces règles, ouvre la voie à la production commerciale d'AGM "que nous retrouverons dans nos champs, nos rivières, nos mers et dans les airs".

    Pour ces détracteurs, le principal sujet d'inquiétude ne porte pas actuellement sur des animaux destinés à la consommation, mais sur des insectes. Appliquée à des moustiques mâles vecteurs de graves maladies (fièvre jaune, dengue), la transgénèse permet en effet de rendre leur descendance non viable, et de pratiquer ainsi un contrôle des naissances en s'affranchissant des insecticides. 

    Depuis 2010, plusieurs lâchers expérimentaux de ces mâles transgéniques ont été effectués, aux îles Caïmans et en Malaisie, par l'entreprise de biotechnologie britannique Oxitec. Avec des résultats assez encourageants pour intéresser le Brésil, où plusieurs millions de moustiques ont également été lâchés à titre expérimental. 

    Selon le même principe, la firme Oxitec peaufine actuellement la modification génétique de la mouche de l'olivier, de la mineuse de la tomate et de la teigne du chou, afin que ces ravageurs des cultures produisent une descendance non viable. 

    Si ces lignées venaient à être commercialisées, "des milliards de chenilles et d'oeufs de papillons et d'insectes génétiquement modifiés pourraient se retrouver dans les fruits et légumes, s'inquiète Christian Berdot, membre de l'association Les Amis de la Terre. L'agriculture intensive est dans une impasse que les compagnies de biotechnologies essayent de prolonger, mais à quel prix ? Et quelles seront les conséquences pour l'ensemble des écosystèmes touchés ? Personne ne le sait." 

    Dans ce contexte polémique, les AGM destinés à la consommation paraissent encore, en Europe, relever de la science-fiction. Mais la situation pourrait évoluer plus vite qu'il n'y paraît. Notamment grâce à l'avancée technique qui a donné naissance à Pig 26. 

    La manipulation génétique réalisée par les chercheurs écossais est en effet d'une précision inédite. Menée sur l'œuf fécondé qui lui a donné naissance, elle consiste à pratiquer sur le génome de Pig 26 une minuscule modification – portant sur une seule base nucléique –, en un lieu déterminé d'un seul gène. Lequel devient ainsi identique à celui des porcs africains, naturellement immunisés contre le virus de la peste porcine. 

    Dix à quinze fois plus efficace qu'auparavant, ce nouveau procédé d'intervention moléculaire pourrait donner un essor inédit à la transformation du patrimoine héréditaire des animaux domestiques. Au Roslin Institute, les biologistes travaillent actuellement à créer des poulets génétiquement résistants à la grippe aviaire. 

    En Chine, d'autres tentent de faire produire à des vaches un lait riche en acides gras oméga 3, normalement présents dans certains poissons. Alors qu'il faudra nourrir plus de 9 milliards de personnes en 2050, l'enjeu de ces recherches est évidemment considérable.

    Source : Article de Catherine Vincent dans Le Monde

  • 70 % du miel vendu en supermarché est importé de Chine...

    La Commission européenne propose de transformer les règles d’étiquetage pour éviter d’avoir à mentionner la présence de pollen OGM dans le miel. Le débat à Bruxelles est technique mais crucial : les eurodéputés sont en effet appelés à se prononcer sur un amendement de la directive « miel » proposé par la Commission. Celle-ci veut classer le pollen non plus comme un ingrédient mais comme un composant. Si la nuance peut sembler subtile, la conséquence sur l’étiquetage est capitale car la mesure du taux d’OGM se fait uniquement sur les ingrédients. Le pollen entrant en très petite quantité dans la composition du miel, calculer la proportion d’OGM sur le miel plutôt que sur le pollen garantit en effet de ne jamais dépasser le seuil des 0,9 % nécessaire à l’étiquetage OGM.

     La France importe plus de la moitié de ce qu’elle consomme. Les 25 000 tonnes de miel importées viennent principalement d’Espagne et de Belgique, qui importent eux-mêmes leur miel majoritairement de Chine. La Belgique s’est même spécialisée comme plateforme d’importation de miel chinois et de réexportation vers l’Europe. L’opacité sur son origine – permis par la mention « Mélange de miels originaires et non-originaires de la Communauté européenne » – convient à la multiplication des opérateurs… Une situation n’est pas sans rappeler celle de la filière viande, qui défraie aujourd’hui la chronique, d’autant que les méthodes de production du miel chinois sont beaucoup moins réglementées qu’en Europe et que les OGM y sont autorisés. Dans un tel système, les industriels ont tout intérêt à maintenir le flou sur l’information donnée aux consommateurs, que ce soit sur l’origine du produit ou sur la présence d’OGM.

    La donne est toute autre pour une majorité des apiculteurs français, qui sont extérieurs à la filière industrielle. Plus de la moitié du miel produit en France est commercialisé en vente directe, à laquelle s’ajoutent les 20% de miel vendus dans des magasins spécialisés. En outre, les cultures OGM étant interdites, tout comme les essais en plein champ, les apiculteurs français peuvent faire valoir un miel exempt d’OGM. Et s’il y a contamination, l’engagement de l’Union européenne à garantir la possibilité de maintenir une double filière doit permettre de trouver les responsables. C’est justement un des arguments des organisations apicoles opposées à l’amendement de Bruxelles. En contournant l’étiquetage des OGM, la Commission prive les apiculteurs de règles claires pour assurer la coexistence entre une production de miel non-OGM et des cultures OGM. Les apiculteurs se sentent d’autant plus lésés que les cultures OGM vont généralement de paire avec les pesticides, leur deuxième grand combat. Depuis que l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) a incriminé mi-janvier les néonicotinoïdes dans la mortalité des abeilles, l’Unaf réclame en particulier l’interdiction de ces insecticides en France. Extrait d'un article de Magali Reinert paru sur Novethic.fr

    VRAI ou FAUX ?   Lune de miel

  • Abeilles et agriculture : un malentendu politique (selon Syngenta)... !

    Une pleine page dans Le Monde de ce samedi, payée par Syngenta, pour tenter de disculper cette société produisant des OGM, des pesticides et des insecticides, par rapport à une étude très sérieuse sur la disparition des abeilles, dont certains produits Syngenta semblent être la source. Il fallait oser !

    Syngenta, soucieuse de l'environnement ! C'est nouveau, cela vient de sortir. Peut-être que Monsanto va faire de même ? Et Bayer aussi ? Et BASF ? On aura tout vu...

    Le Président du Conseil d'Administration de Syngenta met tout d'abord en avant le fait que Syngenta emploie 1.500 personnes. Sans doute pour menacer le monde politique de fermeture d'usines et de mise au chômage au cas où les pesticides et insecticides polluants l'environnement seraient interdits de vente... Argument de poids en cette période de crise, mais pesant fort peu face à la disparition drastique des abeilles... Pour rappel, 100 colonies d'abeilles disparaissent chaque jour en France !

    Et quand je lis les titres des articles publiés sur le net à propos de Syngenta, ce n'est pas très brillant...

    "Syngenta corporation faces criminal charges for covering up livestock deaths from GM corn"

    "Every year, Syngenta’s herbicide poisons ten thousands of people." 

    "La campagne «Halte au paraquat!» demande à Syngenta de cesser la production de cet herbicide hautement toxique et dangereux pour la santé. Cette campagne est soutenue par des organisations non gouvernementales, des syndicats et des scientifiques du monde entier."

    "OGM : Syngenta accusé d'avoir menti."

    "Atrazine: le poison de Syngenta. Interview inédite du professeur Tyrone Hayes."

    "La mort des abeilles mobilise : Bayer et Syngenta mis sous pression !"

    "Le ministère de l'Agriculture a annoncé jeudi soir qu'il envisageait d'interdire le pesticide Cruiser OSR, du groupe suisse Syngenta, suite à la publication dans la revue Science d'une étude française attestant d'effets nuisibles du thiametoxam sur les abeilles."

    "Abeilles: conclusions inquiétantes de l'EFSA sur l'impact des pesticides".

    Il faut que ces multinationales agro-alimentaires, ces trusts semenciers, ces lobbies industriels arrêtent de faire n'importe quoi, juste pour faire de l'argent. L'environnement et la biodiversité appartiennent à l'humanité et doivent absolument être protégés et légués aux générations futures.

    Il faut aussi que le monde politique arrête d'être leur marionnette et leur permette tout. Le monde politique se doit de prendre ses responsabilités, protéger la population et l'environnement, et stopper l'éffondrement de la biodiversité, la disparition des espèces, la pollution des sols et la hausse des cancers. Le principe de précaution doit être appliqué immédiatement au moindre doute, en attendant des études indépendantes, et des résultats dont personne ne pourra douter.

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Le vent tourne pour Monsanto et les OGM au Brésil...

    Royalties illégales, obligation d'étiquetage et publicité mensongère, la justice brésilienne sanctionne l'industrie sur les OGM. Les règles du jeu pourraient changer dans le pays, deuxième producteur mondial de cultures génétiquement modifiées.

    Au Brésil, plusieurs procès sur les OGM opposent les industriels aux agriculteurs et aux consommateurs. Et la justice donne surtout raison aux deux derniers. Sur le paiement des royalties versées à Monsanto d’abord, les agriculteurs du Rio Grande do Sul multiplient les plaintes contre le géant américain. Dans cet État, premier producteur de soja OGM, des dizaines d’organisations agricoles contestent les redevances sur leurs cultures. Ils ont eu gain de cause dans un premier procès, où Monsanto a été condamné à rembourser aux agriculteurs le double des royalties prélevées, au motif que ses brevets étaient expirés depuis 2010. En juin 2012, la Cour suprême a étendu ce verdict à l’ensemble du territoire brésilien.

    Mais la bataille est loin d’être terminée. Pour les agriculteurs, l’enjeu est d’arrêter de payer deux fois des redevances, au moment de l’achat des semences et au moment de la vente des récoltes. Cette « double peine » s’explique par l’histoire des OGM au Brésil. Les premières semences OGM étant entrées illégalement depuis l’Argentine, Monsanto n’avait pas pu recevoir des royalties sur la vente des graines. La compagnie décide donc de taxer un pourcentage de la récolte de soja, autour de 2-3%. C’est seulement après 2005 que le soja Roundup Ready est légalisé et qu’un marché des semences « soja RR » est formalisé. Mais la double redevance est maintenue. Pour les agriculteurs, Monsanto n’a aucune raison de continuer à se payer sur le volume de leur récolte.  D’autant que celui-ci peut être lié à leur travail ou à d’autres facteurs indépendants des semences. Ils dénoncent également la pratique consistant à tester les récoltes et taxer celle contenant des OGM, les contaminations entre leurs cultures OGM et non-OGM étant inévitables.

    Pour la multinationale, la redevance sur les récoltes doit être maintenue au motif que les agriculteurs replantent illégalement les semences de soja GM d’une année sur l’autre sans payer les royalties. La nouvelle variété de soja RR2 lancée par Monsanto pour la saison 2012-2013 a mis de l’huile sur le feu, les royalties étant cinq fois supérieures. Les syndicats agricoles sont ainsi en procès contre Monsanto pour supprimer cette deuxième redevance.

    Malgré leur défiance à payer des royalties, les agriculteurs brésiliens ont largement adopté le soja RR qui résiste à l’herbicide Roundup. Cet OGM représente près de 70 % du soja brésilien, dans les exploitations familiales et les grandes entreprises. Pour Gabriel Bianconi, responsable du dossier OGM à l’ASPTA, une l’ONG brésilienne dédiée l’agriculture familiale, le succès des OGM auprès des agriculteurs est principalement lié au fait qu’il n’y ait rien d’autre sur le marché. « Dans l’État du Rio Grande do Sul, de nombreux agriculteurs nous disent que, s’ils avaient le choix, ils retourneraient aux semences conventionnelles, pour éviter les royalties mais aussi les nombreux problèmes de résistances des mauvaises herbes au Roundup», explique pourtant Gabriel Bianconi. L’Embrapa, l’Inra brésilien, a en effet identifié près d’une dizaine d’espèces sauvages devenues résistantes au glyphosate, l’agent actif du Roundup, dans les zones de production de soja. L’ONG ASPTA est d’ailleurs en procès contre l’industrie sur des enjeux de biosécurité. « Mais nous avons beaucoup plus de mal à faire valoir nos arguments , regrette Gabriel Bianconi, malgré les évidences de la dissémination incontrôlée des OGM dans l’environnement ».

    Si les OGM vont continuer à dominer l’agriculture brésilienne, la coexistence entre cultures GM et conventionnelles devient un véritable enjeu, selon John Wilkinson, spécialiste des questions agricoles à l’Université fédérale rurale de Rio. La demande grandissante de soja non-OGM, en particulier du marché européen, change en effet la donne. « Certains gros acteurs du secteur se mettent à promouvoir les cultures conventionnelles », explique  l’expert. Dupont et Bunge ont en particulier créé la compagnie Solae qui fabrique des produits diététiques et pour bébé à base de soja sans OGM.

    Deux autres jugements récents concernent la défense des consommateurs. En aout 2012, Monsanto a été condamné à payer 200 000 euros pour publicité mensongère pour avoir affirmé que l’utilisation conjointe du soja RR et du Round up était bénéfique à la préservation de l’environnement. En aout encore, un autre verdict a renforcé l’étiquetage des produits contenant des OGM. Depuis 2004, le Brésil impose de signaler la présence de plus de 1 % d’OGM dans un produit par un T dans un triangle jaune. L’industrie a mis plusieurs années à se soumettre à la règle, mais aujourd’hui le sigle trône dans les rayonnages. Or, le tribunal fédéral vient de durcir encore les règles en imposant un étiquetage mentionnant le pourcentage d’OGM, même s’il est inferieur a 1 %. L’industrie agro-alimentaire a fait appel. Source Novethic Magali Reinert .

    Sigle

     

     

     

     

     

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  • J'autorise les OGM pour les autres, mais je mange Bio...

    Aux USA, Monsanto a placé des pions partout. Il vous suffit de cliquer sur le graphique pour vous apercevoir de l'étendue de la mainmise de la multinationale agro-alimentaire dans tous les milieux décisionnels américains.

    Et ne me faites pas croire que la situation est différente sur les autres continents. Corruption, pots de vins, faux rapports d'analyses, expérimentations truquées : tout ce qu'il faut pour permettre à Monsanto de réaliser son rêve, nourrir la planète entière !

    En attendant, on apprend dans l'article dont le lien est ci-dessous, que tous ces responsables, y compris les Présidents des Etats-Unis depuis Carter, mangent Bio et évitent de consommer des produits de l'industrie agro-alimentaire ! Pas d'OGM, pas de fructose, pas de graisses hydrogénées, pas de conservants ni de traces de pesticides pour ceux qui connaissent la nocivité réelle des produits qu'ils autorisent pourtant pour alimenter le monde ! Terriens, arrêtez de faire l'autruche et examinez ce que vous mangez...

    Source : http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2012/10/09/ge-food-supporters-insist-organic-foods.aspx

  • OGM, ou la science contre la démocratie...

    "Les contrefeux destinés à discréditer l’étude de Gilles-Eric Séralini et sa personne ne sont pas près de cesser : « rien de nouveau, manque d’information sur la composition de la ration alimentaire, protocole expérimental biaisé, échantillon statistique insuffisant, présence possible de mycotoxines, coup médiatique, etc. » Séralini témoignerait d’un biais anti-Ogm, accusent ses critiques - parabole de la paille et de la poutre. Mais la toxicologie est la seule discipline scientifique où ne rien trouver assure une carrière paisible. Montrer des dangers des éthers de glycol, du nucléaire, du sel, des Ogm expose à des déboires sûrs plutôt qu’à des promotions. Le courage et le mérite de Séralini et de quelques rares scientifiques d’aller à contre-courant sont d’autant plus grands. Tout aussi délicat à manier est l’argument que Séralini utilise une souche de rats sensible aux tumeurs. C’est suggérer qu’il aurait dû utiliser une souche résistante pour ne gêner personne et, bien sûr, laisse soupçonner que cette toxicologie sous influence peut choisir, si nécessaire, la “bonne” souche pour obtenir les “bons” résultats. 

    Depuis le début de cette guerre de tranchées en 1997, les Ogm assurent la carrière, les contrats, les crédits, la consultance, les brevets, les “starts-up”, l’aggrandissement des laboratoires et le prestige scientifique à ceux qui les font. Ils ont un intérêt personnel à leur succès, ce qui n’a, disent-ils, pas d’influence sur la Vérité si bien protégée par La Méthode. A ce complexe génético-industriel s’oppose une opinion publique dont le bon sens lui dit que si les scientifiques sont dans leur laboratoire, ce n’est pas parce qu’ils savent mais bien parce qu’ils ne savent pas et qu’il est dangereux de s’en remettre à des ignorants, même si, en bons dialecticiens (là aussi, qui s’ignorent), ils se font passer pour des “savants”. Particulièrement lorsque les connaissances et les représentations évoluent à tout vitesse, ce qui est le cas. Pendant des décennies, 95% ou plus de l’ADN était non-fonctionnel, mais il s’avère depuis quelques jours que cet ADN “poubelle” jouerait un rôle fondamental. 

    Les Ogm sont-ils scientifiquement dangereux pour la santé publique, pour l’environnement ? Peut-être ? Peut-être pas ? Peut-on juger leur dangerosité éventuelle pour les humains sur des rongeurs? C’est la pratique toxicologique barbare imposée, alors que des tests sur cultures de tissus humains permettraient de cribler rapidement les quelques 100 000 molécules de synthèse en circulation. Ces tests sont bon marché, rapides, et raisonnablement fiables : autant de raisons pour que les industriels les refusent. Reste que notre intérêt est de soutenir ceux que les lobbies industriels et leurs mercenaires cherchent à faire taire. Qu’on se souvienne du rôle des médecins mercenaires dans le désastre de l’amiante. Mais plutôt que se laisser piéger par une expression qui implique que la modification génétique est le problème (ce qui conduit à le confier aux experts sous influence), il faut se tourner vers la réalité, la marchandise, que les Monsanto, DuPont, Syngenta, Dow, Bayer et autres fabricants d’agrotoxiques (car ce sont ces industriels qui contrôlent les semences dans le monde) vendent sous cette expression. Après tout, c’est nous qui l’ingurgitons. Autant savoir de quoi il s’agit. 

    Les lois et règlements exigent que les plantes semées soient “homogènes et stable”». Le premier adjectif signifie que les plantes doivent être identiques (aux défauts inévitables de fabrication près) et le second que la même plante soit offerte à la vente année après année. Le rôle semencier est donc de faire des copies d’un modèle de plante déposé auprès d’instances officielles. Le terme “clone” désigne, je pense de façon appropriée, la marchandise vendue, bien que les biologistes récusent ce terme qu’ils voudraient réserver à la reproduction végétative, la pomme de terre par exemple. Ils préfèrent donc continuer à utiliser le terme variété, « le caractère de ce qui est varié, contraire de l’uniformité » selon le dictionnaire. La variété chez les plantes est l’équivalent de la race chez les animaux (les Vilmorin utilisent indifféremment les deux mots dans leur livre de 1880, Les meilleurs blés) et renvoie à l’idée de caractères communs particulièrement visibles dissimulant des variations moins évidentes mais importantes. Partout, mais particulièrement en science, les mots doivent désigner la réalité. Lorsque le terme usuel implique le contraire de ce que l’on voit, c’est qu’il faut la cacher. Le paysan produisait du blé, le système agro-industriel produit des profits en transformant les pesticides en pain Jacquet. Le capitalisme industriel a siphoné la substance des activités qui ont fait notre l’humanité mais il serait dangereux que nous nous en rendions compte. Il fait tout pour entretenir l’illusion. 

    Ces clones sont “pesticides”. Le président Sarkozy a condamné les “Ogm pesticides” lors de son discours de clôture du Grenelle de l’Environnement. Il a donc condamné 99,6% des “Ogm” commercialisés. Le pourcentage est le même cinq ans plus tard. Mais qui fabrique les Ogm-pesticides ? 

    Ces clones pesticides sont de deux types, ceux qui produisent une toxine insecticide, ceux qui absorbent un herbicide sans mourir. De plus en plus, ces deux traits se retrouvent simultanément. La toxine insecticide est produite par toutes les cellules de la plante. L’herbicide, lui, pour agir doit pénétrer dans la plante. La construction génétique introduite dans la plante neutralise son action. La plante survit et l’herbicide reste. C’est le cas du Round-up qui fait la fortune de Monsanto. Dans les deux cas, le pesticide entre dans l’alimentation. Le but des fabricants d’agro-toxiques est, on le voit, de changer subrepticement le statut des pesticides : de produits toxiques à éliminer autant que possible de notre alimentation, ils sont en train d’en faire des constituants de notre alimentation. Le principe de l’équivalence en substance, scientifiquement ridicule mais qui fonde la “sécurité alimentaire” – tant qu’une fraise transgénique ne ressemble pas à une pomme de pin, elle est “substanciellement équivalente” à une fraise normale – permet de courtcircuiter les tests coûteux et longs qui grèvaient les profits des agrotoxiques chimiques. 

    Il n’y a pas de conséquences néfaste, nous affirment les fabricants d’agrotoxiques et leurs experts d’autant plus facilement qu’ils se gardent bien de faire les travaux approfondis qui permettraient (peut-être) de les découvrir. Ils se contentent de s’assurer “scientifiquement” que « dans l’état actuel des connaissances scientifiques », on ne peut pas “scientifiquement” démontrer une toxicité éventuelle. Ils font de l’absence de preuve la preuve de l’absence. Or l’état de ces connaissances est balbutiant. Les bactéries de notre tube digestif sont 100 fois plus nombreuse que les cellules de notre corps. On connaît 5 à 10% seulement de ce microbiote, qui joue un rôle physiologique important – et mal connu. Il en est de même pour les micro-organismes du sol – une poignée de terre fertile contient de 5 à 50 milliards de bactéries, pour ne rien dire des champignons, des actinomycètes, des algues etc. 80% de la biomasse se trouve dans les 30 premiers centimétres de la sol et nous détruisons cette pellicule moléculaire de Vie qui assure le fonctionnement des grands cycles biologiques du carbone, de l’azote, de l’eau etc. On ne sait presque rien du développement de l’œuf fécondé à l’organisme final : l’oreille par exemple avec son pavillon, son conduit auditif, le tympan, l’enclume, l’étrier, les canaux, le limaçon et ses cellules ciliées qui transmettent le son au nerf auditif, tout ceci est délicatement et admirablement façonné spatialement, arrangé avec précision dans le temps et l’espace et se met exactement à sa place – à partir d’une seule cellule ! Tout plonger dans un bain de perturbateurs hormonaux et autres produits chimiques est d’autant imprudent que ces molécules peuvent entrer en synergie et être plus toxiques encore à des doses non mesurables. Pour résumer, l’Italie nous a offert un plat sublime de simplicité, la pasta al pesto. Les fabricants d’agrotoxiques veulent nous imposer désormais la pasta al pesticida. Ce n’est pas à leurs mercenaires de décider de notre appétit. 

    Enfin, ces clones pesticides sont brevetés. L’enjeu ? Les être vivants se reproduisent et se multiplient gratuitement. La loi de la vie s’oppose à la loi du profit. La vie a donc tort. Ce projet de société, l’expropriation de la vie, commence avec le capitalisme industriel. Dès la fin du 18ième siècle, les aristocrates anglais infatués de courses de chevaux créent un système administratif du contrôle du “sang” de leurs animaux. Il est l’image dans un miroir des règles aristocratique de transmission du pouvoir et de la richesse. Les papiers administratifs (le “pedigree”) et le contrôle des saillies assurent aux aristocrates éleveurs le monopole du “sang” de leurs animaux. Un animal qui a des “papiers” a de la valeur, un animal roturier ne vaut que sa roture. Ce système est repris au début du 19ième siècle pour les animaux de ferme et perdure encore avec les livres des origines. Pour les plantes, il faut attendre bien que, dès la fin du 19ième siècle, les sélectionneurs se plaignent de l’injustice de la Nature. Elle prendra différentes formes. Biologique avec le fameux maïs “hybride” que les agriculteurs ne peuvent re-semer sans chute de rendement – une des plus belles escroqueries scientifiques du siècle passé et présent, ce monopole permettant de multiplier par 50 ou 100 le prix des semences - le non moins fameux Terminator de mars 1998 qui permet de faire des plantes dont la descendance est carrément stérile. 

    Monsanto s’est immédiatement jeté sur Terminator, ce produit de la collaboration de la recherche publique (!) et d’une entreprise privée, lui assurant ainsi une publicité mondiale. Cet Ogm “répugnant” révélait le secret le mieux gardé de la génétique agricole : séparer ce que la vie confond, séparer la production de la reproduction. Technologie et précipitation inopportunes, car les fabricants d’agrotoxiques étaient sur le point d’arriver discrètement à leurs fins avec la Directive 98/44 “de brevetabilité des inventions biotechnologiques”, péniblement transposée en droit français à l’unanimité (sauf le groupe communiste) à la fin 2004. Ce brevet - un monopole accordé à un cartel et le renforçant - favorise, prétend-t-on l’Innovation alors que la doxa économique enseigne depuis Adam Smith que la concurrence assure le Progrès. Quelle imposture ! Le Parti Socialiste a assorti son vote d’une demande de renégociation dont plus personne n’a entendu parler. En France, d’ailleurs, multiplier les obstacles règlementaires pour empêcher l’agriculteur de semer le grain récolté est une spécialité des ministres socialistes de l’agriculture, de Michel Rocard en 1995 à Jean Glavany (2001) en passant par Henry Nallet (1989). Mais Glavany a surclassé ses prédécesseurs avec sa “cotisation volontaire obligatoire”, une taxe sur les semences de ferme (non commerciales), pour secourir une interprofession sous la coupe du cartel. 

    Une société démocratique doit-elle se laisser dicter sa loi par les experts – ces « hommes compétents qui se trompent en suivant les règles » (Paul Valéry) - pour évaluer la dangerosité des clones pesticides brevetés (ou tout autre problème)? Pas besoin d’expert pour se rendre compte que nous courons au désastre. Des clones, alors que la diversité biologique cultivée est à l’agonie. Des clones pesticides qui permettent d’éviter les tests coûteux imposés aux agrotoxiques chimiques et nous enfoncent dans l’addiction à des poisons qui créent leur propre marché et l’élargissent constamment car les ravageurs et les pathogènes les contournent inévitablement. Des clones pesticides brevetés qui confient notre avenir biologique aux fabricants de produits en “cide”, aux fabricants de mort. 

    L’expression Ogm et les débats qu’elle impose, typiques de notre époque d’enfumage, révèlent l’état de notre démocratie. Appeler les choses par leur nom, ouvre un possible renouveau démocratique: démonter une législation semencière dépassée qui impose les clones et condamne des associations qui, comme Kokopelli, luttent pour sauvegarder la diversité. Lutter sérieusement contre l’addiction aux pesticides. En finir, enfin et surtout, avec le brevet du vivant. Le PS n’a–t-il pas dit qu’il en demanderait la renégociation ? 

    Bien entendu, les sycophantes détournent l’attention en annonçant l’avènement d’Ogm philanthropiques et verts. Les Ogm vont nourrir la planète et protéger l’environnement annonçait Axel Khan dans Les Echos en 1998. Mais nous n’avons toujours que des clones pesticides brevetés. Comment ces Ogm philanthropiques et verts pourraient-ils être ceux d’une société où la maximisation du profit est la seule règle, où les experts scientifiques sous influence remplacent la démocratie, où les “empoisonneurs publics” (Roger Heim, Président de l’Académie des Sciences dans sa préface au livre de Rachel Carlson, “Un printemps silencieux” de 1964 – une autre époque) et marchands de Mort ont toute liberté pour confisquer la Vie. Les Ogm philanthropiques et verts sont ceux d’une société démocratique et libre, donc philanthropique et verte qui, pour ces raisons, n’en aura pas besoin."

    Article rédigé le 25 septembre 2012 par Jean-Pierre Berlan, ex-Directeur de Recherche de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique).

  • Monsanto, la fin ?

    Le géant de l’agrochimie Monsanto a publié mercredi une perte pour le quatrième trimestre de son exercice fiscal à fin août, suite à une baisse saisonnière de ses ventes, et s’est montré prudent pour le prochain exercice 2013.

    Le producteur de semences de maïs, de soja et autres cultures génétiquement modifiées a annoncé un objectif de bénéfice situé entre 4,18 et 4,32 dollar par action pour le prochain exercice, alors que les analystes attendaient un chiffre plus proche de 4,38 dollars.

    Son chiffre d’affaires a atteint 2,11 milliards de dollars pour l’exercice terminé le 31 août, en baisse par rapport aux 2,25 milliards de la même période de 2011, conséquence d’une baisse des ventes de semences de maïs et de matériel génétique. 

    Monsanto a publié une perte trimestrielle de 44 cents par action, à périmètre constant, hors charges de restructuration, plus lourde que la perte de 22 cents par action essuyée un an auparavant, mais conforme au consensus des analystes.

    La perte nette a atteint 229 millions de dollars, soit 42 cents par action, sur le trimestre, contre une perte de 112 millions de dollars, ou 21 cents par action, un an auparavant.

    Ses ventes de semences de maïs et de matériel génétique ont chuté de 12% au quatrième trimestre par rapport à la même période de 2011 et ses ventes de coton de 84%.

    En revanche, ses ventes trimestrielles de soja ont augmenté de 48% et celles semences de légumes de 26% sur un an.

    L’action perd 2,9% à 87,930 dollars vers 14h30 GMT. (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Gilles Guillaume). Source : fr.reuters.com. Article relayé par : Tanka pour TerreSacrée

    OGM : Séralini ne fournira rien de plus à l’Efsa

    Le chercheur français Gilles-Éric Séralini, qui a dirigé une étude-choc sur un maïs OGM de Monsanto, a indiqué jeudi qu’il ne donnera aucune donnée supplémentaire à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) à qui il demande de publier ses propres éléments.

    À la question : « Allez-vous fournir à l’Efsa davantage d’informations sur votre étude comme elle vous le demande ? », le professeur de l’université de Caen a répondu : « Nous attendons qu’ils fournissent ceux (les éléments) qui ont permis d’autoriser cet OGM et ce pesticide en particulier, mais aussi les autres OGM. » Source : www.lepoint.fr


  • La mention "contient des OGM", ce n'est pas pour demain...

    Liste des entreprises s'opposant, en Californie, à ce que la mention "contient des OGM" soit obligatoire sur tous les aliments commercialisés et montant versé pour faire campagne contre cette proposition de loi :

     

    NAME OF CONTRIBUTOR

    CITY

    STATE/ZIP

    Total Contribution

    MONSANTO COMPANY

    SAINT LOUIS

    MO / 63167

    $7,100,500

    E.I. DUPONT DE NEMOURS & CO.

    WASHINGTON

    DC / 20004

    $4,900,000

    BASF PLANT SCIENCE

    RESEARCH TRIANGLE PA

    NC / 27709

    $2,000,000

    BAYER CROPSCIENCE

    RESEARCH TRIANGLE PA

    NC / 27709

    $2,000,000

    DOW AGROSCIENCES LLC

    INDIANAPOLIS

    IN / 46268

    $2,000,000

    PEPSICO, INC.

    PURCHASE

    NY / 10577

    $1,716,300

    NESTLE USA, INC.

    GLENDALE

    CA / 91203

    $1,169,400

    COCA-COLA NORTH AMERICA

    ATLANTA

    GA / 30313

    $1,164,400

    CONAGRA FOODS

    OMAHA

    NE / 68102

    $1,076,700

    SYNGENTA CORPORATION

    WASHINGTON

    DC / 20006

    $1,000,000

    GENERAL MILLS, INC.

    GOLDEN VALLEY

    MN / 55426

    $908,200

    DEL MONTE FOODS COMPANY

    SAN FRANCISCO

    CA / 94111

    $674,100

    KELLOGG COMPANY

    BATTLE CREEK

    MI / 49016

    $632,500

    HERSHEY COMPANY

    HERSHEY

    PA / 17033

    $395,100

    THE J.M. SMUCKER COMPANY

    ORRVILLE

    OH / 44667

    $388,000

    COUNCIL FOR BIOTECHNOLOGY INFORMATION

    WASHINGTON

    DC / 20024

    $375,000

    GROCERY MANUFACTURERS ASSOCIATION

    WASHINGTON

    DC / 20005

    $375,000

    HORMEL FOODS CORPORATION

    AUSTIN

    MN / 55912

    $374,300

    BUMBLE BEE FOODS, LLC

    SAN DIEGO

    CA / 92123

    $368,500

    OCEAN SPRAY CRANBERRIES, INC.

    LAKEVILLE-MIDDLEBORO

    MA / 02349

    $362,100

    SARA LEE CORPORATION

    DOWNERS GROVE

    IL / 60515

    $343,600

    BIMBO BAKERIES USA

    HORSHAM

    PA / 19044

    $338,300

    PINNACLE FOODS GROUP LLC

    PARSIPPANY

    NJ / 07054

    $266,100

    DEAN FOODS COMPANY

    DALLAS

    TX / 75204

    $253,950

    BIOTECHNOLOGY INDUSTRY ORGANIZATION

    WASHINGTON

    DC / 20024

    $250,000

    CAMPBELL SOUP COMPANY

    CAMDEN

    NJ / 08103

    $250,000

    MCCORMICK & COMPANY, INC.

    SPARKS

    MD / 21152

    $248,200

    RICH PRODUCTS CORPORATION

    BUFFALO

    NY / 14213

    $225,537

    CARGILL, INC.

    WAYZATA

    MN / 55391

    $202,229

    DOLE PACKAGED FOODS COMPANY

    WESTLAKE VILLAGE

    CA / 91362

    $171,262

    KNOUSE FOODS COOPERATIVE, INC.

    PEACH GLEN

    PA / 17375

    $131,409

    WM. WRIGLEY JR. COMPANY

    CHICAGO

    IL / 60610

    $116,866

    MARS, INCORPORATED

    RANCHO DOMINGUEZ

    CA / 90220

    $106,017

    SUNNY DELIGHT BEVERAGES COMPANY

    CINCINNATI

    OH / 45242

    $93,796

    LAND O'LAKES, INC.

    ARDEN HILLS

    MN / 55126

    $80,835

    HERO NORTH AMERICA

    AMSTERDAM

    NY / 12010

    $79,074

    SOLAE, LLC

    SAINT LOUIS

    MO / 63110

    $59,215

    MCCAIN FOODS USA, INC.

    LISLE

    IL / 60532

    $50,593

    GODIVA CHOCOLATIER, INC.

    NEW YORK

    NY / 10017

    $41,788

    KRAFT FOODS GLOBAL, INC.

    NORTHFIELD

    IL / 60093

    $34,405

     

     For more information about the California Right to Know campaign, seewww.CaRightToKnow.org.

     

     A elles seules, six entreprises liées à la production de plantes génétiquement modifiées ont versé 19 millions de dollars : Monsanto (7,1 millions de dollars (M)), Dupont (4,9 M), Bayer CropScience (2 M), Dow AgroScience (2 M), BASF plant Science (2 M) et Syngenta (1 M). D’autres entreprises, liées à l’agro-alimentaire, ont aussi versé des sommes importantes, comme Nestlé, Coca Cola, Kellogg’s, Pepsico, etc. Enfin, on trouve des organisations de lobby en tant que telle comme Council for Biotechnology Information, Grocery Manufacturers Association, Biotechnology Industry Organisation...

     

    On ne peut s’empêcher de mettre ces sommes en rapport avec l’argument que ces mêmes entreprises ne pourraient supporter les coûts des recherches plus poussées sur l’innocuité de leurs produits (rappel : l’étude récente de l’équipe du chercheur Séralini a coûté 3,2 millions d’euros). Source : www.infogm.org

  • L'évaluation des risques des pesticides et des OGM a échoué...

    Pesticide, OGM, les tests préalables à la mise sur le marché sont gravement insuffisants, dénonce un spécialiste en phytopharmacie de l'université de Gembloux.

    Pesticides : une évaluation défaillante

    AFP

    L'évaluation actuelle des pesticides est dangereusement déficiente. Les modèles de tests sont obsolètes et leurs paramètres sont faux. C'est le discours iconoclaste que tiendra le responsable du laboratoire de phytopharmacie de l'université de Gembloux Agro-Biotech (Ulg) lors de la rentrée académique, ce mardi. Pour Bruno Schiffers, les tests sur des rats effectués préalablement à la mise sur le marché sont trop courts. Ils ne portent que sur 90 jours, alors que les effets chroniques de certains produits phytopharmaceutiques (cancers, Parkinson, altération des fonctions cognitives…) apparaissent après des années. C'est ce qu'ont montré plusieurs études effectuées auprès d'agriculteurs.

    Des conditions de test irréalistes

    Les tests n'étudient que les effets d'une ingestion, alors que c'est l'exposition de la peau, voire l'inhalation, qui sont les plus fréquentes, et pas toujours moins dangereuses. Troisième critique : les évaluations portent sur les substances actives, pas sur les produits avec leurs additifs habituels ou sur des combinaisons de produits. On teste donc des conditions qui ne correspondent pas à la réalité de l'utilisation.

    « Quand on n'est pas capable d'évaluer correctement les risques d'une technologie, il faut prendre en compte l'hypothèse la plus pessimiste, insiste Schiffers. Pour les agriculteurs et la population en général, il est indispensable de prévoir un système d'évaluation a posteriori des produits ». Le même raisonnement vaut pour les OGM, affirme l'expert.

    Des qualités usurpées

    Pour Schiffers, les vertus que l'on accorde aux pesticides sont usurpées. Il est nécessaire de diminuer leur utilisation et, à terme, s'en passer. La recherche actuelle explore des voies alternatives, affirme-t-il. Et les agriculteurs eux-mêmes sont capables de trouver des solutions, comme dans le cas de l'agriculture biologique. (Article de Michel De Muelenaere, dans  Le Soir de ce samedi).

  • OGM, Monsanto, Round-Up, la suite de la saga...

    "L'étude choc sur les effets des OGM sur les rats, conduite par le biologiste Gilles-Eric Séralini, a déclenché, mercredi 19 septembre, une tempête médiatique. Au point de pousser le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, à déclarer vouloir revoir les procédures d'homologation des organismes génétiquement modifiés au sein de l'Union européenne. Néanmoins, une partie de la communauté scientifique, qui ne cache pas son scepticisme, appelle à la prudence.

    Pour Gérard Pascal, ancien toxicologue spécialiste des OGM à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), aujourd'hui consultant pour des entreprises agroalimentaires, cette étude, qui suggère des effets délétères sur le rat liés à la consommation de maïs NK603 (tumeurs mammaires, troubles hépatiques et rénaux, espérance de vie réduite) présente de "très sérieuses lacunes, qui invalident ses résultats". Etrait d'un article paru dans Le Monde de ce week-end.

    Cette communauté scientifique me fait bien marrer. Non seulement, ils ont autorisé l'envahissement des OGM dans l'alimentation européenne, en criant haut et fort qu'il n'y avait aucun danger, mais en plus, ils n'ont jamais été fichus  de tester ces OGM pendant une période de plus de trois mois ! Or, en trois mois, il n'y a rien qui se passe ! C'est trop court pour voir apparaître les effets désastreux des OGM sur la santé animale et humaine.

    Par contre, ils sont les premiers à dénoncer toute étude incriminant les OGM, pour vices de formes et process non respectés ! Culottée, cette communauté scientifique à la botte des grandes multinationales, dont le conflit d'intérêt latent empêche de crier la vérité.

    Comme on ne va pas attendre 2 nouvelles années pour vérifier si les OGM sont aussi nocifs que le prouve cette dernière étude, il faut absolument appliquer le principe de précaution et bannir tout OGM de notre alimentation et de celle du bétail (80% du bétail français est nourri d'OGM !). 

    Cela nous laissera le temps de voir apparaître de nouvelles études, sponsorisées par Monsanto et consorts, dont les conclusions truquées seront à l'opposé de ce qui vient d'être démontré. Il est vraiment temps que l'Europe se dote d'un organisme VRAIMENT indépendant, et capable de mener de telles études sans aucune pression des lobbies politiques, agro-alimentaires, pharmaceutiques, ou nucléaires.

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Liste des aliments contenant des OGM...

    Greenpeace France a eu la bonne idée de dresser une liste des aliments contenant des OGM afin que le Con-sommateur puisse être averti et puisse faire un choix, la mention "contient des OGM" ne figurant pas toujours sur les étiquettes...

    Prenons l'exemple du Camembert. Pour moi, il est évident que le Camembert Bio avec le label AB n'en contient pas. Je sais aussi que le label Bio européen, beaucoup plus laxiste au niveau des règlements, n'est pas un véritable label Bio. Les camemberts apposant ce logo en contiennent donc.

    Et comme je m'y connais pas mal en fromages, je sais aussi que le Camembert AOC n'en contient pas non plus, l'appellation d'origine contrôlée veillant à la qualité du fromage étant très stricte au niveau alimentation des vaches.

    Maintenant, allons voir sur le site de Greenpeace : http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

    N'en contiennent pas (Le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d'animaux nourris aux OGM.) :

    Camembert AB (Toutes marques), Camembert de Normandie AOC (sauf Nos régions ont du talent), Engagement Qualité Carrefour et Graindorge.

    En contiennent (Le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d'animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Les entreprises qui ne nous ont pas répondu sont également classées ici.) :

    Bien Vu, Système U, Carrefour, Casino, Champion; Chevalier Normand; Gillot, Cœur de Lion, Bongrain, Eco +, E. Leclerc, Etendard Normand, Ferme de Tremblaye, Fin Normand, Fromagerie du Val d'Ay, Gillot Pyrogravé, Grand Jury, Lanquetot, Lactalis, Le Bocage, Le Petit, Le Rustique, Les Fromageries Riches Monts, Monoprix, Marie Harel, Marque Repère, E. Leclerc, Monoprix Gourmet, Nos Régions ont du talent (Camembert AOC ), Patrimoine Gourmand, Cora, Paysan Breton, Petit Normand, Produits U, Système U, Président, Lactalis, Pâturages, Intermarché, Reflets de France, Saint Hillaire, U Les Saveurs.

    Moralité de l'histoire : Les industriels du camembert sont mal mis ! Et les 6 deniers producteurs de véritable camembert au lait cru, moulé à la louche, et respectant les règles de l'AOC sortent gagnants. Et le camembert Bio, label AB, vous garanti, en plus, l'absence de traces de pesticides, les fourrages n'étant pas traités. Ce résultat ne m'étonne pas, c'est le bon sens.

    Reste à appliquer ce principe de consommateur soucieux de sa santé à tous les autres aliments...

     

  • C'est qui ce gars qui prouve la nocivité des OGM et du Round-Up ?

    "Gilles-Éric Séralini est un chercheur de nationalité française né en 1960. Il est professeur de biologie moléculaire depuis 1991 et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et co-directeur du Pôle Risques de l'université de Caen (pôle associé au CNRS). Il s'est fait notamment connaître pour ses études sur les OGM et les pesticides.

    Après des études à Nice, Gilles-Éric Séralini soutient sa thèse de doctorat en biochimie et biologie moléculaire à l'université de Montpellier-II en 1987. Il a été élevé au rang de chevalier de l’ordre national du Mérite en 2008, sur proposition du ministère de l’Écologie pour l’ensemble de sa carrière en biologie.

    Gilles-Éric Séralini est président du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN).

    Il est expert depuis 1998 pour le gouvernement français, l'Union européenne et plus récemment pour le Canada et l'Inde. En 2003, la Commission du génie biomoléculaire a refusé à plusieurs reprises de rendre public les comptes-rendus détaillés des réunions où il évaluait les OGM destinés à être commercialisés en Europe.

    Il est principalement connu pour ses travaux sur la toxicité de l'herbicide Round Up sur des cellules en culture. Il est particulièrement actif par ses prises de position très opposées à l'utilisation des plantes génétiquement modifiées en agriculture.

    Gilles-Éric Séralini est le premier à avoir réalisé des tests statistiques indépendants sur des produits de la firme Monsanto. Il suggère que le maïs Monsanto MON 863, produisant une protéine insecticide d'origine bactérienne, provoquerait des signes de toxicité hépatique et rénale chez les animaux qui en consomment : une augmentation de 20 à 40 % des graisses dans le sang des femelles, de 10 % du taux de sucre, de la masse pondérale du foie et du corps. Par ailleurs, les reins sont le plus touchés chez les mâles, ce qui provoque une perte de poids.

    Des tests comparables ont mis au jour des différences au niveau du foie et des reins avec le colza GT 737. En novembre 2007, les experts financés par Monsanto ont avoué qu'ils n'avaient pas jugé ces effets graves parce qu'ils n'étaient pas identiques entre les mâles et les femelles. Ces travaux controversés mettent en question la compétence des agences gouvernementales qui se sont prononcées en faveur des OGM." (Source Wikipedia).

    Cela fait des années que des articles sont publiés sur ce blog, prouvant la nocivité des OGM. Des années que je dénonce le rôle occulte des Commissions chargées d'examiner les rapports et de décider, ce qui n'est pas rien, si les OGM peuvent prendre place dans l'alimentation. Des années que je crie au scandale contre les trusts, les ententes-politico-industrielles, les pots-de-vins, l'arrogance de Monsanto et ses pratiques douteuses et impunies. Des années que je critique l'obligation d'inscrire toutes les semences consommables sur terre dans un catalogue officiel, afin que seules, les multinationales semencières nourrissent le monde, au détriment des variétés Bio, des variétés ancestrales, de la biodiversité mondiale, patrimoine de l'humanité.

    Des années aussi que je dis que le monde change et que cette Troïka politico-industrielle va s'écrouler et sera jugée. Tout comme le cartel bancaire et le cartel nucléaire. Et le monde change : on y arrive. Mais qu'est-ce qu'il aura fallu comme temps pour les faire tomber... Terriens, il est temps d'agir...

     

  • La lente agonie du vivant...

    Alors que de multiples actions s’organisent à travers la France dans le cadre de la « Semaine sans pesticides », la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) publie son « Manifeste pour une agriculture respectueuse de la nature et des hommes ». Cette publication retrace notamment les 100 ans d’existence de la LPO, au cours desquelles l’association a assisté et lutté contre l’apparition de menaces toujours plus nombreuses pour les oiseaux, dont l’évolution des pratiques agricoles. 

    Au cours des années 1945 – 1970, l’utilisation des insecticides organochlorés, tel le DDT, se généralise, entraînant l’effondrement de la reproduction des prédateurs, et plus particulièrement des rapaces avec le Faucon pèlerin en première ligne. Rapidement, c’est au tour des organophosphorés, puissants toxiques du système nerveux, de faire leur apparition, leurs effets mortels se faisant sentir sur nombre d’animaux vertébrés et invertébrés, y compris les oiseaux. La machine est alors lancée et, à partir des années 1970, les herbicides font leur entrée. La quasi disparition de la flore indigène entraîne la disparition des invertébrés qui dépendaient d’elle. Les chaînes alimentaires sont rompues, laissant démunis les oiseaux dépendants des ressources en invertébrés. 

    A partir des années 1990, cette logique implacable de destruction du vivant trouve une nouvelle expression avec la mise au point des insecticides en enrobage de semences. Pour la LPO, cette nouvelle invention est le « coup de grâce » porté aux invertébrés, « entre 10 et 33 000 fois plus sensibles que les vertébrés à ces poisons ». Au cœur du processus vital de pollinisation, les abeilles s’effondrent, de même que nombre de populations d’oiseaux (hirondelles, traquets, alouettes…) qui crient famine. Selon l’association, les oiseaux soumis à l’agriculture intensive ont ainsi chuté de 30 %.  

    Inquiétant, ce bilan n’a, pourtant, pas vocation à se focaliser sur le passé, mais entend montrer l’urgence d’inverser rapidement la tendance. Des initiatives en ce sens fleurissent déjà, à l’instar des municipalités et des jardiniers amateurs qui ont abandonné pesticides et herbicides. De même, les agriculteurs biologiques ont doublé leurs effectifs en 5 ans. Mais ces progrès doivent désormais se généraliser et dépasser le stade de prises de conscience isolées pour renverser la vapeur. Sa position au sommet de la chaîne alimentaire ne préservera certainement pas l’homme, bien au contraire. Dès lors, faire bon usage du temps dont il dispose reste son principal atout. A lui de mettre un point final à la chronologie des pesticides. Article de Cécile Cassier sur Univers Nature.

  • Pourquoi les tomates n'ont plus de goût?

    Belles, bien rouges et bien rebondies, fermes mais peu goûteuses... les tomates de nos rayons frais déçoivent souvent les papilles. «Les tomates n’ont plus de goût»… peut-on souvent entendre. 

    Pour Mathilde Causse, qui se préoccupe du goût de la tomate à l’Inra depuis 15 ans, l’appréciation de ce fruit est en bonne partie subjective. Texture saveur, arômes... Tous les consommateurs n‘ont pas les mêmes préférences… Cependant, « lorsque la sélection des variétés de tomate a été organisée à partir des années 50, elle ne s’est pas préoccupée du goût», reconnaît la directrice de recherche au GAFL (laboratoire Génétique et amélioration des fruits et légumes, Inra, Avignon). Résistances aux maladies et aux ravageurs, rendements, précocité, texture et conservation étaient prioritaires. «Le goût semblait inhérent au fruit..» 

    Pourtant, au fil des sélections et des hybridations, les qualités gustatives de la tomate ont trinqué. Ce fruit originaire d’Amérique du Sud, a commencé à être cultivé sous serre, toute l’année, y compris dans des pays du nord de l’Europe. « Les variétés ont été adaptées aux conditions de culture sous abri et avec moins de lumière, or la chaleur et la lumière sont déterminantes pour le goût » résume Mathilde Causse. Un autre palier a été franchi dans les années 80 :« des sélectionneurs israéliens ont mis sur le marché une variété –Daniela- pouvant se conserver 3 semaines après récolte, grâce à une mutation sur le gène rin, relate la scientifique. Mais cette mutation a un défaut très net : le fruit est plus ferme et mûrit moins vite. A la fin des années 80, les consommateurs ont commencé à se rebeller contre la perte de goût !».

    Les sélectionneurs ont donc tenté de corriger le tir mais ils ne sont pas les seuls en cause dans cette histoire de goût : toute la chaîne est impliquée, de la culture au frigo du consommateur. Les tomates sont cueillies avant maturité, lorsqu’elles sont oranges en France ou encore vertes aux Etats-Unis, alors que « les arômes se dégagent dans les dernières phases de maturité », précise la spécialiste. Ensuite il y a le transport, le stockage, puis la conservation chez le consommateur. Lorsqu’on les met dans le réfrigérateur, elles perdent leurs arômes. Il faudrait les sortir au moins 24h avant de les servir en salade pour récupérer leur saveur.

    Fin juin des chercheurs américains ont publié une étude dans la revue Science montrant qu’en surexprimant le gène SIGLK2 dans des tomates ont augmentait la quantité de sucres. Ce gène étant inactif dans les variétés vendues en supermarché, Ann Powell (University of California, Davis, USA) et ses collègues y voient un moyen d’améliorer le goût des tomates. 

    Face à ces travaux, Mathilde Causse est sceptique. « Il y a d’autres moyens d’augmenter le taux de sucres dans la tomate sans passer par ce gène qui donne des tomates bicolores, avec un collet vert, pouvant devenir jaunes s’il y a trop de lumière. Et puis le sucre ne suffit pas à faire une bonne tomate, il faut aussi de l’acidité, et des arômes… ». Ces arômes sont des molécules volatiles perçues par le système olfactif. Il y a plus de 400 composés volatils dans la tomate, produits par la dégradation de lycopènes, de carotènes, d'acides aminés...

    Tous les composants du goût –texture, saveur (sucré/acide), arômes- dépendent donc d’un très grand nombre de gènes, dont certains ont déjà été identifiés. « Cependant créer des combinaisons est complexe, nuance la chercheuse, et les contraintes sont fortes : il est difficile de revenir en arrière sur les rendements, les résistances aux maladies ou la conservation».

    En attendant que la génétique fasse progresser le goût des tomates adaptées à des circuits de production et de distribution de masse, le chemin le plus court vers une tomate savoureuse est le suivant: s’approcher au plus près d’un pied de tomate bien exposé au soleil et cueillir le fruit à maturité…

    Extrait de l'article de Cécile Dumas sur Sciences et Avenir le 13/07/12.

    Pour ma part, plutôt que d'acheter vos tomates sans goût toute l'année en grande surface, consommez les en été en vous approvisionnant uniquement chez des petits producteurs bio près de chez vous. Et faites des conserves (en bocal, ou surgelées) pour pouvoir profiter de ces magnifiques saveurs le reste de l'année.

    Et pour ceux qui ont la chance d'avoir un jardin ou une terrasse, plantez vos pieds de tomates ! Il suffit de conserver quelques pépins d'une magnifique tomate dégustée cet été, et de les replanter en avril prochain dans un peu de tourbe à l'intérieur, avant de les sortir début mai dans de grands pots ou en pleine terre.

     

  • Quoi de neuf ?

    Hollande, on s'en doutait et c'est fait. Attendons-nous à une invasion de français fortunés en Belgique. Les prix de l'immobilier bruxellois vont encore grimper ! Chouette...

    Le dernier réacteur nucléaire japonais a été mis à l'arrêt ce dimanche matin. Ce sont donc les 54 réacteurs nucléaires du Japon qui ne fonctionnent plus, et qui représentaient 30% de la production électrique de ce pays. Comme quoi, tout les pays pourraient s'en passer, tout de suite. D'autant plus que la centrale nucléaire de Fukushima représente toujours un énorme danger pour la planète, avec ses coeurs en fusion, sans qu'on sache comment intervenir pour limiter la pollution et les risques.

    Le nombre de cancers de la thyroïde en nette augmentation dans toute l'Europe et en Belgique. 30 ans après Tchernobyl, dont la projection d'éléments radioactifs et les radiations au travers de l'Europe entière ont été niées et cachées, à l'époque, par les gouvernements et les autorités nucléaires. Tout comme il y a un an au Japon. Les conséquences de ces radiations commencent à faire des dégâts. Comme ce sera le cas au Japon dans les années à venir. Il faut sortir du nucléaire et de la mafia trompeuse qui le gère. D'autres solutions existent.

    Monsanto, enfin condamné au Brésil à rembourser plusieurs milliards d'euro aux paysans brésiliens, qui ont été contraints de verser, pendant des années, à la multinationale des redevances indues à l'hectare, juste pour pouvoir utiliser des semences qui provenaient de leurs récoltes OGM. L'argentine risque de suivre dans le même raisonnement. Le géant arrogant et pollueur va enfin bientôt s'écrouler.

    Belfius, qui nous assomme de publicité (beau budget, avec quel argent?) pour tenter de faire oublier le nom de Dexia, responsable de l'appauvrissement de chaque belge, vu les milliards d'euro allongés par le gouvernement pour sauver la banque mal gérée. Et ce n'est pas fini : le gouvernement belge (donc nous, les pauvres citoyens) devra encore allonger un fameux paquet sur la table pour couvrir la garantie de fonds émise. Quant aux responsables, pas d'inquiétude, tout va bien. Il n'y a qu'en Finlande qu'on les met en prison. Ailleurs, ils n'ont rien à craindre, pour le moment. 

    Un requin de 5 mètres de long pêché à 50 mètres du rivage de Ste Maxime, un autre de plus de 6 mètres filmé au large d'Hyères, et une tortue d'un mètre vingt et de 200 kg dans le port de Saint Raphaël : la faune aquatique change en Méditerranée ! Quant au moustique tigré, présent là-bas depuis quelques années, on le retrouve désormais jusqu'en Belgique... Réchauffement climatique ? Mais non...

    Et pour achever cette chronique, la vente de poissons sous de fausses appellations (la surpêche ayant eu raison de plusieurs espèces nobles, désormais introuvables ou hors prix), et la mise sur le marché de nouvelles espèces  sans goût, nourries en élevage intensif à l'huile de palme et donc bourrées de graisses saturées et sans oméga 3 et 6 : du poisson sans les effets bénéfique pour la santé ! Un gâchis. Sans parler des antibiotiques et autres hormones de croissances... Qu'allons-nous bien pouvoir manger, sans nous empoisonner ?

  • Réhabiliter les droits des agriculteurs sur leurs semences...

    Les lois de la commercialisation et l’octroi de droits de propriétés industrielles ont peu à peu défait les agriculteurs de leurs droits à conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, à les protéger de la biopiraterie et de l’intrusion d’OGM brevetés. De fait, comme le souligne l’ONG les Amis de la Terre, les semences commerciales aujourd’hui disponibles ne sont majoritairement plus reproductibles par les agriculteurs.

    Outre le retrait du rôle premier de l’agriculteur, l’appropriation des semences par de grandes multinationales a abouti à la standardisation des semences. En conséquence de quoi, celles-ci sont devenues plus gourmandes en engrais et en pesticides chimiques. Démunis de leur droits, les paysans ne sont plus en mesure de sélectionner des semences adaptées à une agriculture plus saine. Alertant sur la perte de biodiversité cultivée, la FAO (1) estime que 75 % des variétés cultivées ont disparu dans le monde entre 1900 et 2001. 

    Aussi, une coalition d’organisations paysannes, environnementales et d’artisans semenciers (2) a lancé une campagne visant à plaider, lors des prochaines élections, en faveur de la promulgation d’une loi de reconnaissance des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences. Cet appel à ne plus réduire les agriculteurs au seul rôle de consommateurs  de semences industrielles s’adresse tant aux citoyens et aux organisations de la société civile qu’aux élus et candidats. Une première manifestation est d’ores et déjà prévue le 19 novembre prochain à Angers, lors de « la nouvelle bourse aux semences de la Saint Martin ». 

     

    1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. 

    2- Font partie de cette coalition : Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, Artisan du Monde, ASPRO PNPP, ATTAC, Chrétiens dans le Monde Rural, Confédération paysanne, Croqueurs de carottes, Demeter France, Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques, Fondation Sciences Citoyennes, Générations Futures, Minga, Mouvement d’Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès, Ogm Dangers, Réseau Semences Paysannes.

    Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature

  • Alain Lompech et le Round-up...

    Au journal Le Monde, Alain Lompech  tient depuis quelques années une rubrique qui lui a valu admiration et tendresse de tous les amoureux des belles plantes. Oui, la rubrique jardinage, c’est lui qui y veille, dans Le Monde Magazine. 

    Dans la rubrique de ce week-end, consacrée à l'Art du Gazon, et en évoquant les boutons d'or qui pourraient apparaître au beau milieu de votre pelouse, il n'hésite pas à conseiller l'usage d'un désherbant, et un seul : le Round-Up de Monsanto ! Comment ose-t-il ?

    La revue scientifique américaine, Chemical Research in Toxicology, a publié en décembre une étude de l’équipe du Professeur Gilles Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen qui affirme que le Roundup, premier désherbant vendu au monde, est dangereux pour la santé humaine même à dose infinitésimale. Le round-Up est un produit hautement cancérigènes pour l’homme (par l’empêchement de respiration cellulaire) provoquant lymphomes, malformations, dégénérescences multiples.

    Quant aux sols, ce désherbant miracle dont la matière active, le glyphosate, est censée être inactivée au contact de la terre constitue en réalité le pire des poisons pour l’environnement. Car c’est en réalité au contact des autres composants du Roundup que le glyphosate se démultiplie, provoquant pollution et stérilité des hommes, comme des sols.

    "Nous avons travaillé sur des cellules de nouveau nés avec des doses de produits 100.000 fois inférieures à celles avec lesquelles le jardinier lambda est en contact. Les Roundup programment la mort des cellules en quelques heures", a déclaré à l’AFP Gilles-Eric Séralini.

     Le scientifique est d’autant plus inquiet que Monsanto développe une gamme de cultures génétiquement modifiées pouvant être traitées aux différents Roundup. La Commission européenne a ainsi autorisé le 4 décembre l’importation et l’utilisation dans l’UE à des fins alimentaire du soja génétiquement modifié MON89788 de Monsanto.

    Le glyphosate, l’ingrédient actif du Roundup, le désherbant le plus vendu dans le monde, provoque des malformations chez les embryons de grenouilles et de poulets à des doses beaucoup plus faibles que celles utilisées dans la pulvérisation agricole et bien en-dessous des niveaux limites maximum de résidus dans les produits actuellement approuvés par l’Union Européenne.

    C’est ce que rapporte une étude publiée début 2011 par le groupe du professeur Andrés Carrasco, directeur du Laboratoire d’Embryologie Moléculaire de l’Ecole de Médecine de l’Université de Buenos Aires et membre du Conseil National de la Recherche Scientifique et Technique d’Argentine.

    Carrasco a été amené à étudier les effets du glyphosate sur les embryons suite aux taux élevés de malformations dans les zones rurales de l’Argentine, là où le soja transgénique résistant au Roundup (“Roundup Ready”, RR) est cultivé en grandes monocultures régulièrement pulvérisées par les avions. 

    Lors d’une conférence de presse durant la 6ème conférence européenne des régions sans OGM au Parlement Européen à Bruxelles, Carrasco a dit : "Les résultats obtenus en laboratoire correspondent aux malformations observées chez les hommes exposés au glyphosate pendant la grossesse." Ces problèmes ont commencé à être signalés en 2002, deux années après l’introduction à grande échelle du soja RR en Argentine. Les animaux sujets aux expériences partagent les mêmes mécanismes de développement que les hommes. Les auteurs ont conclu que les résultats soulèvent des "préoccupations à propos des découvertes cliniques effectuées sur les enfants des populations exposées au Roundup dans les zones agricoles." Carrasco ajouta, "Je pense que le classement de la toxicité du glyphosate est trop faible. Dans certains cas, il peut agir comme un puissant poison."

    La teneur maximale en résidus (LMR) autorisés pour le glyphosate dans le soja dans l’UE est de 20 mg / kg. Le niveau a été augmenté de 200 fois de 0,1 mg / kg à 20 mg / kg en 1997, après la commercialisation du soja RR OGM en Europe. Carrasco a constaté des malformations chez les embryons à l’injection de 2,03 mg / kg de glyphosate. Le soja peut contenir des résidus de glyphosate jusqu’à 17mg/kg.

    Carrasco est aussi co-auteur d’un rapport, “Soja transgénique : Durable ? Responsable ?” publié le 16 septembre par un groupe de scientifiques internationaux. Le rapport documente une grande partie des preuves mises à jour par les recherches scientifiques à propos de l’impact négatif sur la santé et l’environnement du soja RR transgénique et du Roundup.

    Commentaire : "Concrètement, dans leurs résultats préliminaires, les chercheurs observent une diminution de la taille des embryons et de sérieuses altérations céphaliques. L’étude note aussi des altérations dans les mécanismes de formation de neurones précoces, par une diminution de neurones primaires compromettant le développement correct du cerveau, et entraînant des altérations de la fermeture normale du tube neural ou d’autres déficiences du système nerveux. Elle continue en précisant que des malformations intestinales et des malformations cardiaques ont aussi été observées, ainsi que des altérations dans la formation des cartilages et des os du crâne, compatible avec une augmentation de la mort cellulaire programmée. Ces résultats impliquent que le glyphosate affecte l’ensemble des cellules qui ont pour fonction la formation des cartilages et ensuite des os du crâne." 

    Comment Alain Lompech, journaliste au Monde, et amoureux de la nature (enfin, je suppose) ose-t-il faire la publicité d'un tel produit et d'une telle firme ? Et pourquoi pas une bombe au phosphore pour éradiquer ces malheureux petits boutons jaunes sur votre beau gazon vert ?

    Conclusion de cet article : boycottez les produits Monsanto, car ils sont très toxiques et cancérigènes. Et tournez-vous vers des désherbants Bio.

    Seconde conclusion : ne croyez pas aveuglément ce que l'on vous raconte dans la presse. Vérifiez par vous-même et appliquer le principe de précaution, plus que jamais.

    Troisième conclusion de cet article : boycottez tous les aliments au soja. Vous ne savez pas s'ils sont produits à partir de soja OGM (on ne doit pas l'indiquer sur l'étiquette). Et comme il y a de grandes chance qu'ils le soient, ils sont donc traités au Round-Up, avec toutes les conséquences énumérées plus haut. Seul le soja Bio est sain.

    Quatrième et dernière conclusion : La teneur maximale en résidus (LMR) autorisés pour le glyphosate dans le soja dans l’UE a été augmenté de 200 fois en 1997 pour permettre d'importer le soja OGM traité au Round-Up. Ceci prouve une fois de plus que la Commission européenne se fout de votre santé. Seule compte la santé économique de Monsanto et de quelques autres multinationales agro-alimentaires ou pharmaceutiques.

    Terriens, il est temps d'agir...


     

     


  • Un caddy bourré de crasses...

    Il est notoire qu'aujourd'hui, le contenu de notre chariot de supermarché ne correspond plus du tout à nos besoins nutritionnels. Faites le test : analyser tout ce que vous venez d'acheter et vous verrez.

    Vos céréales pour le petit déjeuner sont trop grasses et trop sucrées et contiennent du maïs (mauvaise graisse)  OGM (traces de pesticides) : vraiment pas l'idéal pour démarrer la journée... Quant à votre pomme Pink Lady de Nouvelle-Zélande, traitée 27 fois, c'est encore pire !

    Les fruits et légumes issus de l'agriculture intensive (ou conventionnelle, c'est la même chose) sont bourrés de pesticides, de conservateurs et autres traitements chimiques que l'on retrouve évidemment dans l'aliment. On s'empoisonne donc gentiment, tandis que les nutriments présents dans ces denrées alimentaires et tellement nécessaires à notre organisme sont en chute libre depuis les années 50.

    Quelques fois, il n'y en a même plus du tout, ce qui conduit à faire des carences en fer, en cuivre ou en magnésium et à tomber malade. Le sol des cultures est tellement détruit par les traitements chimiques successifs que la plante ne parvient plus à synthétiser et emmagasiner ces nutriments. La plante elle-même a aussi besoin de ces substances pourtant présentes depuis la nuit des temps dans la terre nourricière : ne parvenant pas à les synthétiser, elle est plus faible et plus sujette aux maladies et aux attaques des insectes. Ce qui lui vaut quelques traitements chimiques supplémentaires de la part de son agriculteur bienveillant... Et des résidus chimiques supplémentaires dans votre assiette...

    Je passe sous silence tout ce que l'on trouve de nocif dans la viande d'élevage intensif, mais aussi dans le poisson ou les crevettes d'élevage low cost nourris à la farine et aux graisses de mauvaise qualité, et goûtant évidemment la même chose. On est ce qu'on mange. Ne l'oublions pas...

    Vos softs, trop sucrés, ou vos softs light bourrés d'aspartame (ce qui est encore pire), le tout emballé dans des récipients plastiques plus que douteux (bisphénol A et pleins d'autres substances nocives qui migrent vers l'aliment et que vous avalez à pleines gorgées), ou dans des canettes, dont l'intérieur est également enrobé de plastique...

    Quant aux plats préparés, cuisinés avec des aliments peu qualitatifs, et contenant souvent, en plus de tout le reste (pesticides, conservateurs,etc.) des graisses hydrogénées et des acides gras trans ! Que du bonheur ! Et pour couronner le tout, ils sont eux aussi emballés dans du plastique ! On voudrait nous empoisonner à petits feux qu'on ne s'y prendrait pas autrement...

    Vous vous sentez mal ? C'est normal. Vous vous sentez fatigué ? C'est normal. Vous êtes malade ? C'est toujours normal. On est ce qu'on mange : ne l'oubliez pas !

      Arrêtons d'acheter la malbouffe peu qualitative et polluée des multinationales alimentaires, qui à grands coups de marketing et de publicité, tentent de vous faire croire que c'est bon, alors qu'elles vous empoisonnent ! Et évitons les plastiques, absolument.

    Le retour au Bio s'impose comme unique alternative, y compris pour le vin et les boissons, que l'on achètera plutôt en récipients en verre. C'est plus lourd, moins pratique, mais mille fois plus bénéfique pour la santé et recyclable à 100%.

    Trop cher, allez-vous me dire ? Mais non, mangez un peu moins (on mange trop). Je préfère manger une bonne pomme bio croquante, juteuse et goûteuse, et pleines de vitamines et de nutriments, que 2 ou 3  belles pommes formatées, brillantes, traitées, fades, sèches et sans goût, ne contenant plus ce dont notre corps a besoin.

    Et le Bio, c'est avant tout le goût. Le goût des aliments que nous devons retrouver. Celui qui existait avant, du temps de nos grands-parents. Les multinationales tentent d'uniformiser le goût de tous les aliments : tout finira par goûter la même chose ! N'acceptons pas ce dictat, et luttons pour préserver les produits de terroirs, les différentes espèces animales et végétales, et consommons local et de saison. Faisons vivre les petits producteurs Bio qui se donnent tant de mal à nous offrir des aliments sains et qualitatifs, plutôt que d'augmenter encore les bénéfices monstrueux et malhonnêtes des multinationales agro-alimentaires qui rêvaient d'alimenter le monde entier. En nous empoisonnant...

    Article un peu long, j'en conviens. Mais 400.000 visiteurs sur ce modeste blog, cela se fête ! Merci à vous.

     

  • Wikileaks confirme...

    Article intéressant dans Le Monde de ce week-end, qui relate l'activité déployée par la diplomatie américaine pour imposer les OGM en Europe, et défendre les multinationales de ce secteur, au premier rang desquelles MONSANTO.

    C'est grâce au flot de documents rendus publics par Wikileaks, dont certains télégrammes de l'ambassade américaine à Paris, que l'on peut se rendre compte à quel point les pressions sont fortes pour imposer la culture d'OGM en Europe... Il est même prévu des sanctions en cas de refus !

    Il faudra pourtant bien que les Etats-Unis et MONSANTO se rendent à l'évidence : les européens ne veulent pas d'OGM ! Ils veulent pouvoir s'alimenter sainement et pouvoir décider, en connaissance de cause, de ce qu'ils mangent. Les dernières statistiques américaines sur 2006 font état, pour la première fois, d'un recul de notre espérance de vie ! Qu'ils gardent leurs crasses chez eux...

    Merci à Wikileaks de nous avoir permis de confirmer ce que nous présentions déjà, à savoir que MONSANTO travaille main dans la main avec le gouvernement US. A lire en anglais :  http://213.251.145.96/cable/2007/12/07PARIS4723.html

     

  • Aaaah, ces huîtres génétiquement modifiées, quel bonheur...

    Alors, ces dernières huîtres...? Elles étaient bonnes ? Parce que, si vous l'ignoriez, elles étaient des OGM ! Oui, vous avez bien lu. Et je suis tombé de ma chaise en lisant l'article publié ci-dessous dans Le Monde :

     

    Au coeur de la période des fêtes, qui représente de 60 % à 70 % de la consommation annuelle d'huîtres, les ostréiculteurs sont en plein désarroi. Depuis trois ans, ils sont confrontés à une surmortalité pouvant atteindre 90 % des jeunes huîtres avant qu'elles atteignent l'âge adulte. En 2010, la production française, qui représente quelque 130 000 tonnes, a encore baissé de 30 %.

    L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) privilégie comme explication la présence d'un herpès virus, baptisé OsHV-1, particulièrement agressif, combiné à des bactéries. Ce virus " existe depuis la nuit des temps ", relève toutefois Gérald Viaud, ostréiculteur à Chatressac (Charente-Maritime) et président du conseil régional de conchyliculture de Poitou-Charente. " Mais la vraie question consiste à savoir ce qui rend aujourd'hui ce virus si agressif, et est-ce lui qui fait mourir les huîtres ? Cela n'a jamais été vraiment prouvé. "

    Cet ostréiculteur adepte du " né et élevé " en milieu naturel incrimine la détérioration de l'environnement, liée au réchauffement climatique et à la gestion " désastreuse ", sur le littoral, de l'eau douce se jetant dans la mer et drainant des polluants tels les pesticides agricoles. " Si nous ne mettons pas en place des schémas d'aménagement territoriaux pour protéger nos estuaires, je ne vois pas comment on s'en sortira ", ajoute-t-il.

    Même si cela se fait encore à mots couverts, l'intensification de la production est aussi montrée du doigt. Au début des années 2000, les ostréiculteurs ont eu de plus en plus recours à la production artificielle de naissains dans les écloseries. Même en Poitou-Charente, qui est pourtant l'un des deux bassins de reproduction naturelle avec Arcachon, beaucoup se sont laissés séduire. En particulier par la variété d'huître dite des " quatre saisons ".

    Un produit de laboratoire créé par l'Ifremer en 1997, génétiquement modifié pour être stérile et pouvant donc grandir plus vite, puisqu'il ne dépense pas son énergie dans la reproduction. Résultat, cette huître est mature en deux ans, au lieu de trois voire quatre pour une née en milieu naturel et elle ne produit pas, en été, de laitance reproductrice. " Pourquoi se priver de bons produits, de qualité égale toute l'année, de taille homogène, charnue, plaisants pour le consommateur, sans s'astreindre au cycle naturel ? ", se demande Jean-Pierre Suire, président du Groupement qualité des huîtres Marennes-Oléron. Celui-ci s'interroge cependant : " Quand les jeunes huîtres sortent des écloseries, elles ne présentent aucune pathologie, aucune trace d'herpès. Mais dès qu'on les met en mer, elles peuvent mourir. Cela veut-il dire qu'elles sont moins résistantes ? ", Les producteurs se plaignent aussi de n'avoir aucune visibilité sur ce qui se passe en écloserie, par exemple, si des antibiotiques ou d'autres produits pour favoriser l'éclosion sont utilisés.

    Membre de l'Association pour une ostréiculture traditionnelle, Jacques Baroin, dénonce, lui, le risque d'homogénéité génétique, qui serait à l'origine de l'appauvrissement de la résistance des huîtres. Et ce petit ostréiculteur à Marennes de rappeler que " la mer favorise la sélection naturelle ". " En choisissant des variétés d'huîtres ayant une croissance rapide, n'a-t-on pas favorisé leur faiblesse et, dès lors, un terrain favorable au développement pathogène ? ", s'interroge-t-il.

    Pour Fabrice Viollet, un ostréiculteur de Saint-Just, à force " d'industrialisation ", " la nature a fini par reprendre ses droits. Quand vous faites de l'élevage intensif et que l'on charge les poches, les risques de transmission de maladies augmentent et des épidémies finissent par se développer ", reconnaît-il. Mais aujourd'hui, il se félicite de ne pas être passé, comme d'autres, au tout naissain d'écloserie et d'être revenu à une production plus raisonnable. " Heureusement que nous avons gardé notre mode de production naturel. C'est ce qui nous sauve aujourd'hui ", assure-t-il. Article de Laetitia Van Eeckhout dans le Monde de ce vendredi.

    Merci à l'IFREMER de mettre au point des huîtres OGM, et de les commercialiser sans en avertir le CON-sommateur ! Et bravo pour la surmortalité des jeunes huîtres de cette nouvelle espèce génétiquement modifiée, qui va faire grimper les prix pour les 3 ans à venir...

    Quand est-ce que l'homme comprendra enfin que l'élevage intensif, l'industrialisation et la recherche de profit se fera toujours au dépend de la qualité? Quand est-ce que ces apprenti-sorciers arrêteront-ils de manipuler l'ADN des espèces végétales et animales pour produire plus, plus vite et moins cher ? Avec tous les désastres écologiques, sanitaires et environnementaux qui s'ensuivent ?

    Un retour au naturel s'impose : rien ne vaut une petite huître née en mer et qui met 3 à 4 ans avant d'être commercialisable. Et non merci aux huîtres OGM, aux saumons OGM, aux animaux nourris d'OGM et aux fruits et légumes OGM ! Vive le Bio, les aliments naturels non traités, et dont la structure moléculaire n'a pas été modifiée.

     

     

     

  • Nous ne faisons qu'emprunter la planète à nos enfants...

    « Severn, la voix de nos enfants », le nouveau documentaire de Jean-Paul Jaud, est en salles. Comme dans « Nos enfants nous accuserons », le réalisateur y traite de la façon dont nous produisons notre alimentation et son effet sur la santé, mais aussi de la destruction des écosystèmes et du nucléaire. Entretien avec le documentariste qui se fait le porte-voix des générations futures. Propos recueillis par Béatrice Héraud sur Novethic. 

    " Quand j’avais leur âge, on m’a laissé une planète dans un état acceptable. Et vous connaissez le proverbe indien : « la planète ne nous appartient pas, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants ». A l’école, mon professeur nous répétait aussi que lorsque l’on empruntait quelque chose, on devait le rendre dans le même état. Or, nous ne rendons pas à nos enfants la planète dans l’état où nous l’avons trouvée et ça, c’est absolument inacceptable. C’est une question de morale, d’éthique.

    Mais même dans le fond du problème, nous faisons partie d’un écosystème qui nous donne la vie et notre richesse, pourtant nous sommes en train de la massacrer, maintenant et pour les générations futures…Quand le président brésilien Lula promet d’éradiquer la pauvreté, il le fait en pillant les ressources de son pays ! Nous n’avons pas des enfants pour les voir mourir de cancer, de diabète, d’allergie et autres maladies".

    " L’homme a trois préoccupations majeures : se nourrir, se loger et se vêtir. Or ces trois activités ont une incidence colossale sur la nature, l’environnement, la pollution… Et au vu de ce que subit cette terre arable de 30 centimètres qui entoure la planète, qu’est ce qu’on va manger demain ?" 

    "Severn est donc la suite de « Nos enfants nous accuseront » car nous sommes dans une harmonie, un écosystème où tout s’imbrique par essence. Par exemple, prenons le cas de Barjac – qui était déjà dans « Nos enfants… »- où l’on montre l’engagement du maire pour une cantine scolaire bio. Pour que les enfants s’alimentent correctement, il faut une agriculture qui soit respectueuse de l’environnement. Or Barjac a largement vu passer le nuage de Tchernobyl et les centrales nucléaires des bords du Rhône sont à 30 kms à vol d’oiseau…"

    "J’ai déjà commencé le troisième volet qui parlera des OGM et de toutes ses incidences. Car contrairement aux pesticides, c’est un phénomène irréversible. Les OGM posent la problématique de la confiscation du vivant alors que depuis 3000 ans les agriculteurs conservaient leurs semences. De quel droit les multinationales brevètent-elles ce vivant ? Rappelons qu’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim sur la planète et que parmi celles-ci, 80% sont des paysans…"

    "Les trois pays où j’ai filmé Severn sont emblématiques de leur continent. Par exemple, le Japon, c’est le pays de la super-consommation mais on montre aussi qu’il y a des gens là bas qui ont compris l’importance du changement. D’ailleurs, saviez vous que les AMAP venaient du Japon ? Ce sont les mamans japonaises qui, il y a une trentaine d’années, ont compris que la nourriture des grandes surfaces qu’elles donnaient à leurs enfants était mauvaise et qui ont décidé d’appeler les producteurs, de leur commander des paniers de saison et de les payer directement. C’était aussi le pays de Takao Furuno, un riziculteur qui est en train de faire école en Chine, en Corée du Sud et dans l’Asie du sud-est et même en Afrique. Quant au Canada, c’était aussi le pays de Severn ; et la France…le mien."

    Pourtant, vous regrettez que la télévision publique ne diffuse pas « Nos enfants nous accuseront ». Pourquoi selon vous ? " C’est évidemment une censure. La télévision vit de la publicité et notamment de celle provenant de l’industrie agroalimentaire. Or ce film remet en cause leurs pratiques. En ne diffusant pas ce film d’intérêt commun, les programmateurs ne font pas leur devoir."

    Allons donc le voir dans les salles de cinéma, dès sa sortie.

  • Bill Gates, Monsanto et consorts...

    Créée en 1994 par le fondateur de Microsoft, William H. Gates, la Fondation de Bill et Melinda Gates exerce une forte influence sur les politiques mondiales de développement agricole, générant des centaines de millions de dollars afin de soutenir des projets incitant paysans et agriculteurs à utiliser les semences et produits agrochimiques génétiquement modifiés de Monsanto. Selon La Via Campesina (1), mouvement international de paysans, celle-ci s’est d’ailleurs récemment portée acquéreuse de 500 000 actions de la compagnie Monsanto pour la somme de 23 millions de dollars. 

    Depuis 2006, la Fondation Gates collabore avec la Fondation Rockfeller, décrite comme un fervent promoteur des OGM à destination des populations pauvres. Cette collaboration travaille à la mise en place de l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), programme qui permettrait aux semences GM commercialisées par Monsanto, DuPont et Syngenta de faire leur entrée sur le continent africain. D’après La Via Campesina, au Kenya, environ 70 % des bénéficiaires d’AGRA travailleraient directement avec Monsanto et près de 80 % des financements de Gates dans le pays seraient dédiés à la biotechnique. En outre, plus de 100 millions de dollars de subventions auraient été accordés à des organisations kenyanes liées à Monsanto. 

    Sous couvert de dévouement humanitaire, la Fondation ouvre donc de nouveaux marchés à Monsanto, bien qu’il s’impose déjà comme le plus grand semencier du monde. Ainsi, en avril 2010, la Fondation Gates ainsi que les ministres des finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud s’engagèrent à financer 880 millions de dollars dans l’optique de créer le programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), géré par la Banque mondiale. En juin, le GAFSP aurait fait don de 35 millions de dollars à Haïti afin d’élargir l’accès des petits paysans aux « intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de production ». Selon La Via Campesina, le mois précédent, Monsanto aurait annoncé son attention de donner 475 tonnes de semences à Haïti, étant entendu que celles-ci seraient distribuées par l’Agence américaine au développement international (USAID). Or, détail notable, l’administrateur d’USAID, Rajiv Shah, travaillait auparavant pour la Fondation Gates, avant d’être employé par le gouvernement d’Obama en 2009. 

    Œuvrant également en amont, la Fondation aurait attribué en 2008 la modique somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell pour la recherche sur le blé. Par la suite, c’est au tour de l’université de l’Etat de Washington de se voir offrir la somme de 1,6 millions de dollars en vue de développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse. 

    Condamnant « ce détournement de l’aide humanitaire à des fins commerciales et cette privatisation des politiques alimentaires », la Via Campesina tire la sonnette d’alarme. Selon le site Internet de la Fondation de Bill et Melinda Gates, plus de 100 nouvelles variétés de semences améliorées seraient déjà en circulation sur le continent africain dans le cadre d’AGRA. Ce constat illustre la logique implacable de rentabilité des grandes multinationales, Gerald Steiner, vice-président de Monsanto, ayant d’ailleurs déclaré : « (…) Nous voulons faire le bien dans le monde mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires ». 

    D’après l’ONU, 75 % de la diversité génétique des plantes du monde ont disparu à mesure que les paysans abandonnaient leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement modifiées. En l’absence de semences natives propres aux différents microclimats, et capables sur plusieurs générations de s’adapter aux conditions climatiques changeantes, les paysans se rendent de plus en plus vulnérables face aux bouleversements climatiques.

       

  • 7% des terres et 50% de la biodiversité...

    La forêt amazonienne est détruite chaque jour par des multinationales agro-alimentaires pour semer du soja ogm qui servira de nourriture au bétail et aux poissons d'élevage, dont la demande mondiale est croissante.

    Certes, nous ne pouvons interdire aux Chinois, dont le niveau de vie s'est enfin élevé, de vouloir manger du boeuf ou du poisson, en plus du bol de riz habituel.

    Mais de là à détruire chaque jour, de façon irréversible, les forêts primaires du globe et les dernières tribus sauvages qui y vivent en parfaite osmose avec leur environnement... Et pire encore : détruire une biodiversité incroyable et non encore connue ou répertoriée, c'est cela qui est criminel.

    La forêt amazonienne représente 7 petits pour cents des terres émergées sur notre planète (bientôt plus que 6) et renferme plus de 50% de la biodiversité animale et végétale de la planète. On peut y trouver 80 espèces de fourmis sur un seul arbre ! Il est hors de question de détruire tout cela pour en faire des meubles de jardin et y planter du soja OGM pour nourrir du bétail élevé en batterie ! C'est ridicule.

    Cette forêt est un patrimoine qui appartient à l'humanité, qu'il faut protéger, sauvegarder et transmettre aux générations futures. Point à la ligne. Sans compromis possibles.

    Réduisons la consommation de viande dans les pays développés, rétablissons des élevages conventionnels (sans OGM) respectueux de l'environnement et de l'animal dans toutes ces campagnes désertées en France et ailleurs, et achetons et consommons local.

  • La biodiversité planétaire en chute libre...

    L'appauvrissement de la biodiversité devient une tendance quasiment irréversible alors que l'objectif, fixé en 2002, d'atteindre en 2010 une réduction significative des taux de perte de biodiversité au niveau mondial n'a pas été atteint, s'alarme l'ONU dans un rapport publié ce lundi.

    Selon les spécialistes, des "points de basculement sont près d'être franchis, conduisant les écosystèmes vers des états moins productifs desquels il pourrait être difficile ou impossible de revenir".

    Ces points de basculement analysés dans ce troisième rapport de l'ONU sur les perspectives mondiales de la biodiversité comprennent "le dépérissement de vastes zones de forêt amazonienne", "la modification de nombreux lacs d'eau douce (...) vers l'eutrophisation et la domination des algues", ainsi que "l'effondrement de plusieurs écosystèmes de récifs coralliens".

    "Aucun des 21 objectifs secondaires qui accompagnent l'Objectif biodiversité de 2010 ne peut être confirmés comme ayant été atteints de façon définitive au niveau mondial", précise le rapport.

    En outre, "dix des quinze indicateurs principaux développés par la Convention sur la diversité biologique montre des tendances défavorables pour la biodiversité".

    Surtout, aucun gouvernement n'a complètement atteint l'objectif biodiversité de 2010, déclarée par l'ONU année internationale de la biodiversité.

    En conséquence, les "systèmes naturels qui sont le support de la vie, de l'économie et des moyens de subsistance sur la planète sont menacés de dégradation rapide et d'effondrement", relève le Programme de l'ONU pour l'environnement dans un communiqué.

    Le rapport mentionne l'existence de cinq tendances qui engendrent la perte de biodiversité: "le changement de l'habitat, la surexploitation (des ressources), la pollution, les espèces exotiques envahissantes et les changements climatiques".

    Et selon les experts, le taux d'extinction d'espèces animales et végétales est désormais "1.000 fois plus élevé que le taux historique connu jusqu'à ce jour".

    "Pour s'attaquer aux causes profondes de la perte de biodiversité, nous devons lui donner une priorité plus élevée dans tous les domaines de prise de décision et dans tous les secteurs économiques", a demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, cité dans le rapport.

    L'ONU estime que les pays peuvent encore agir pour tenter de renverser la tendance, appelant les gouvernements à établir une "action urgente" pour réduire "la pollution terrestre et les pratiques de pêches destructrices qui affaiblissent les récifs coralliens".

    "De nombreuses économies restent aveugles à la valeur immense de la diversité des animaux, des plantes et autres formes de vie et à leur rôle dans la santé et le fonctionnement des écosystèmes des forêts, des eaux douces ou des sols", a regretté le directeur exécutif du Programme de l'ONU pour l'environnement Achim Steiner, cité dans un communiqué.

    "L'humanité a fabriqué l'illusion que nous pouvons en quelque sorte nous passer de la biodiversité (...): la vérité est que nous en avons besoin plus que jamais sur une planète de six milliards d'individus qui se dirige vers plus de neuf milliards d'individus", poursuit-il.

    Le document met en avant de rares progrès comme "l'augmentation des zones protégées à la fois sur terre et dans les eaux côtières".


  • Barroso, Dalli et l'industrie agricole...

    Barroso, Dalli et l’industrie agricole mijotent une catastrophe qui va toucher toute l’UE. Les OGM sont nocifs pour l’environnement, catastrophiques pour les agriculteurs conventionnels et biologiques, donnent aux entreprises comme Bayer et Monsanto le pouvoir sur notre alimentation. Le livre de recettes est une façon ludique de faire le point sur les problèmes très sérieux qu’entraîne la manipulation génétique.

    L’autorisation de la pomme de terre OGM Amflora est contraire à la volonté de certains Etats membres européens, l’opinion publique et l’avis d’experts médicaux comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence européenne des médicaments (EMEA). Les deux instances ont souligné 'l’importance critique’ des antibiotiques contre lesquels la pomme de terre Amflora comporte des gènes de résistance.

    Ne pas autoriser de cultures OGM

    Barroso essaie à tout prix d’imposer un agenda pro-OGM. Il a même exclu formellement le Commissaire européen à l’Environnement du processus décisionnel concernant les organismes génétiquement modifiés, de sorte que tout le pouvoir est à présent dans les mains du Commissaire européen à la Santé, John Dalli. Greenpeace déplore que Dalli ait déjà pris sa première décision concernant les OGM sans tenir compte des avis des experts médicaux de l’OMS et de l’EMEA.

    Greenpeace demande un moratoire sur l’autorisation des cultures OGM tant que la procédure d’agréation actuelle ne sera pas considérablement améliorée.

    Signez la pétition !

    Pour déposer officiellement une proposition de loi auprès de l'UE en vue de l'adoption d'un moratoire sur les cultures et importations d'organismes génétiquement modifés (OGM), un million de signatures doivent impérativement être réunies. Greenpeace collabore avec Avaaz pour atteindre cet objectif. On en est à 664.000 signatures : on a besoin de la vôtre !

    http://www.greenpeace.org/international/campaigns/genetic-engineering/take-action/EU-Petition