oestrogene

  • Pauvres tétards...

    Les têtards mâles peuvent devenir des grenouilles femelles sous l'effet de polluants de type oestrogène présents dans leur milieu naturel, a révélé une expérimentation menée dans un laboratoire suédois. Ce phénomène pourrait contribuer à expliquer pourquoi près d'un tiers des espèces de grenouilles vivantes dans le monde sont actuellement menacées d'extinction, indique cette étude qui sera publiée en mai dans le magazine américain Environmental Toxicology and Chemistry. Deux espèces différentes de grenouilles ont été exposées à des niveaux d'oestrogène similaires à ceux constatés dans les eaux d'Europe, des Etats-Unis et du Canada. Les résultats ont été édifiants: alors que l'on comptait moins de 50% de femelles pour chacune des espèces, cette proportion a changé de façon significative pour les grenouilles réparties en trois groupes exposés à des niveaux différents d'oestrogène. Les têtards exposés à la plus faible concentration d'hormones dans un des trois groupes ont été deux fois plus nombreux à se transformer en femelles.Dans les deux groupes exposés à des niveaux plus élevés d'oestrogène, les grenouilles sont devenues des femelles à 95% dans le premier cas et à 100% dans l'autre.Ces résultats sont tout à fait alarmants : on a constaté ces changements spectaculaires en exposant les grenouilles à une seule substance, alors que dans la nature, il peut y en avoir de très nombreuses autres présentes ensemble. Il est prouvé que les pesticides et d'autres substances chimiques industrielles peuvent agir comme des oestrogènes dans le corps, ce qui a poussé à mener cette expérience. Parmi les grenouilles ayant changé de sexe, certaines sont devenues des femelles capables de procréer tandis que d'autres avaient des ovaires mais pas d'oviductes, étant ainsi stériles. Si toutes les grenouilles deviennent des femelles, cela pourrait avoir un effet destructeur sur leur population. Le seul remède dans l'immédiat serait d'améliorer le traitement des eaux dans les zones où les grenouilles pourraient être affectées, en filtrant les concentrations d'oestrogène provenant des pilules contraceptives et des polluants industriels. Quant aux effets de cette pollution sur l'être humain, je vous laisse deviner, bien que rien ne soit encore prouvé à ce niveau !

  • Sans danger, l'eau du robinet ?

    L'eau du robinet est le produit alimentaire le plus surveillé. Les normes maximales à respecter sont les suivantes (c'est long mais instructif...) : Paramètres microbiologiques : Escherichia coli et entrocoques 0/100 mlParamètres chimiques : Acrylamide 0,10 µg/l, Antimoine 5 µg/l, Arsenic 10 µg/l, Baryum 1 µg/l, Benzène 1 µg/l, Benzo(a)pyrène 0,01 µg/l, Bore 1 mg/l, Bromates 10 µg/l, Cadmium 5 µg/l, Chrome 50 µg/l, Chlorure de vinyle 0,5 µg/l, Cuivre 2 mg/l, Cyanures totaux 50 µg/l, 1,2-dichloroéthane 3 µg/l, Epichlorhydrine 0,1 µg/l, Fluorures 1,5 mg/l, Hydrocarbures aromatiques polycycliques 0,1 µg/l, Mercure total 1 µg/l, Microcystine-LR 1 µg/l, Nickel 20 µg/l, Nitrates 50 mg/l, Nitrites 0,1 mg/l, Pesticides 0,1 µg/l (0,03 mg /l pour l’aldrine, la dieldrine, l’hectachlore et l’hechtachloroépoxyde), Total des pesticides 0,5 µg/l, Plomb 10 µg/l, Sélénium 10 µg/l, Tétrachloroéthylène et trichloroéthylène 10 µg/lTotal des trihalomèthanes 100 µg/l, Turbité 1 NFU, Aluminium total 200µg/l (500 µg/l pour l’eau chaude), Ammonium 0,1 mg/l, Bactéries coliformes 0/100 ml, Chlore libre et total Absence d’odeur ou de saveur désagréable, Cuivre 1 mg/l, Chlorites 0,2 mg/l, Bactéries sulfito-réductrices et spores 0/100 ml, Couleur 15 mg/l de platine, Conductivité 180, 1000 µ/S/cm à 20 °C, Concentration en ions hydrogènes 6,5, 9 unités pH, Carbone organique total 2 mg/l, Equilibre calcocarbonique : Pas d’agressivité, Fer total 200 µg/l,Manganèse 50 µg/l, Germes aérobies revivifiables à 22°C et à 37°C 10 fois la valeur habituelle, Oxydabilité au permanganate de potassium 5mg/l O2, Odeur Acceptable, Saveur Acceptable, Sodium 200 mg/l, Sulfates 250 mg/l, Température (sauf dans les DOM) 25°C, Turbidité 0,5 NFU, 2NFU au robinet, Radioactivité : DTI 0,1 mSv/an Tritium 100 Bq/l ! Et, lorsque vous achetez une bouteille d’eau (que vous payez jusqu'à trois cent fois plus cher que l’eau du robinet), ce n’est pas le liquide que vous payez le plus cher mais l’emballage qui finira à la poubelle (coût du liquide : 20 % ; coût de l’emballage : 80 %) ! Et si, malgré cela vous hésitez à boire de l'eau du robinet, vous pouvez toujours la traiter. Plus performant que l'adoucisseur, l'osmoseur (osmose inverse) purifie totalement l'eau. Par un procédé physique, il élimine les impuretés de l'eau à 98% : les nitrates, les métaux lourds (plomb mercure, cuivre), les bactéries et virus, ainsi que les polluants organiques (insecticides, herbicides). L'osmoseur se place généralement sous l'évier et permet d'obtenir jusqu'à 100 litres d'eau pure par jour. Pour quelques centimes par litre, ce n’est pas une dépense mais au contraire une économie substantielle par rapport à l’achat d’eau en bouteilles ! Mais, il reste le problème des oestrogènes, dont peu de monde parle : il y a longtemps que des chercheurs associent différents types de polluants chimiques à différents types de changements liés au système reproducteur des poissons. Mais ce qui est nouveau cette fois, c’est que l’un de ces polluants serait contenu dans la pilule contraceptive: une forme particulièrement efficace d’oestrogène contenue dans l’urine des femmes qui prennent cette pilule se retrouverait, via les déversements d’égouts, dans les rivières, et contaminerait ainsi les poissons. Mais ça ne s’arrête pas là, puisqu’après avoir contaminé les poissons mâles, ce contaminant pourrait à son tour, via l’eau du robinet, contaminer les hommes, révélaient dimanche la BBC et le quotidien The Independant ! Selon le Dr Charles Taylor, de l’Université Exeter, l’oestrogène accusé serait si efficace que même une partie par million suffirait à provoquer de tels dommages au système reproducteur des poissons. D’où l’inquiétude pour les humains, puisque de telles concentrations sont indétectables avec nos systèmes traditionnels de filtration de l’eau... Et là, vous venez de comprendre pourquoi je ne bois que du vin...