oceans

  • Aspirateur des mers...

    Le Maartje Theadora, véritable aspirateur des mers, illustre parfaitement le problème de la gestion actuelle de la pêche en Europe : la flotte, trop importante en nombre et suréquipée par rapport au nombre de poissons, est aujourd’hui capable de pêcher 2 à 3 fois le niveau qui serait supportable pour nos océans. Ces bateaux usines vont donc pêcher plus loin, hors des eaux européennes, pour traquer les derniers poissons. 

    Ce bateau de 140 mètres de long peut transformer 200 tonnes de poissons chaque jour, et reste en mer des semaines. Un chalutier usine de cette envergure peut capturer en une journée autant de poissons que 56 embarcations traditionnelles mauritaniennes en une année.

    Greenpeace s'élève donc contre l'usage de ces bateaux usines, qui, après avoir épuisé les eaux européennes, s'attaquent maintenant aux autres océans, et les vident de toute vie. Ce qui menace les ressources des millions de petits pêcheurs artisans africains et autres, et de tous les gens qu'ils font vivre.

    Il est grand temps d'arrêter ce massacre et de revenir à une pêche raisonnable, respectant la reconstitution naturelle des stocks et les périodes de reproduction des différentes espèces. Terriens, il est temps d'agir...

  • L'eau qui monte, qui monte, qui monte...

    La fonte des glaces se confirme, comme on peut le lire dans un article paru dans le Monde :

    "Les glaces du Groenland et de l'Antarctique perdent de leur masse à un rythme accéléré. C'est la conclusion d'une nouvelle étude réalisée à partir d'observations satellitaires, financée par la NASA et publiée mardi 8 mars, qui fait craindre une montée des océans plus importante que prédit jusqu'à présent."

    "Si les taux de fonte aux deux pôles continuent à ces rythmes durant les quatre prochaines décennies, la perte cumulée de glace ferait monter les océans de 15 centimètres d'ici à 2050, concluent les auteurs de cette étude publiée dans l'édition de mars des Geophysical Research Letters. Outre ces 15 centimètres, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires des montagnes ajouteraient 8 centimètres, sans oublier un accroissement de 9 centimètres résultant de la dilatation thermique des eaux. Finalement, les océans pourraient donc voir leur niveau monter de 32 centimètres d'ici à 2050, selon ces chercheurs."

    Cela signifie, en France, qu'Avignon sera en bord de mer ! Pour la Belgique, je ne pense pas qu'il y ai des études à ce niveau, mais il est certain qu'une bonne partie du territoire flamand sera sous l'eau.

    "Le fait que les glaces arctiques et antarctiques vont contribuer le plus à la montée des océans dans l'avenir n'est pas étonnant car elles contiennent beaucoup plus de glace que les glaciers des montagnes", note Eric Rignot, un chercheur du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie) et à l'Université de Californie à Irvine, l'un des principaux auteurs de cette communication. "Si les tendances actuelles persistent, les niveaux de la mer vont probablement être nettement plus élevés que ceux projetés par le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC) en 2007".

     

     

  • La débâcle des océans...

    Bel article dans "Le Monde" du 10 février consacré à l'océan, qui donne sa couleur à la planète bleue (parce qu'il en occupe 72% de la surface), et qui, encore cette année, a apporté 20% des protéines animales à 2,6 milliards d'habitants sur terre... Et pourtant, il faut savoir que depuis 1950, 7% des espèces marines ont disparu (plusieurs variétés de baleines, d'espadons,de tortues,de requins, de raies n'existent plus !). Et 29% supplémentaires sont en voie de disparition, parce qu'ils ont perdu plus de 90% de leur population (le cabillaud, le saumon sauvage, le marsouin, la raie tachetée, le chevalier cuivré, le colin, l'églefin la crevette ou le thon rouge). Nous ne consommons plus que 4.000 tonnes de saumon sauvage par an : tout le reste provient de l'aquaculture, ce qui soulève d'autres problèmes, ces poissons d'élevage étant nourris de petites espèces de poissons sauvages, qui s'épuisent elles aussi... Au début, on pêchait les poissons de surface (baleines), puis, juste sous la surface (églefin) ou proche des côtes (cabillaud, fruits de mer), ou remontant les rivières (saumon). En 1980, on est descendu beaucoup plus bas (à 400 mètres, puis à 2.500 mètres) pour remonter des grenadiers, des empereurs, des lingues bleues, des sabres et des requins. Ces espèces vivant dans des eaux très froides ont une croissance lente et vivent longtemps : un grenadier vit 60 ans, un empereur jusqu'à 150 ans ! Leur maturation sexuelle vient tard (une vingtaine d'années avant qu'ils ne se reproduisent), et comme ils sont pêchés trop vite et trop jeunes, les stocks s'épuisent... Boris Worm, jeune allemand de 37 ans qui enseigne la biologie marine à Halifax, est un des initiateurs du plus grand bulletin de santé jamais réalisé sur l'état des océans, fruit de 4 ans d'enquêtes en collaboration avec 14 biologistes et océanographes internationaux. Ce bulletin affirme que la tendance générale à l'érosion de la biodiversité tend vers un effondrement global de tous les taux de poissons pêchés pour 2048 ! C'est dans quarante ans, seulement... il préconise la création de réserves interdites à la pêche, l'interdiction de la pêche de grands fonds et des filets dérivants, l'interdiction de pêche des espèces menacées, et des quotas ou moratoires pour les autres. Ce n'est que comme cela que nos océans pourrons se reconstruire et que la biodiversité marine pourra se reconstituer. Et, de notre côté, consommons des poissons de mer, ou d'élevage bio, en boycottant les espèces en voie de disparition (anchois, caviar, esturgeon, baudroie, lotte, carrelet, plie, flétan, églefin (ou haddock), lieu, colin de l'Alaska, merlan, morue, cabillaud, pangasius, saumon atlantique sauvage, sébaste sole et thon rouge), et en n'abusant pas de celles qui sont menacées (calamar, loup de mer ou bar de Méditerranée, omble, sardine, thon à ventre rayé et thon jaune, turbot). Et il reste quoi ? Les crevettes, le flétan, le homard, le hareng, les huîtres, le lieu (colin) d'Alaska, le lieu noir, le maquereau, le merlu du cap, le saumon d'élevage bio atlantique ou pacifique et les autres espèces de thon. En 2040, nous serons 9 milliards sur terre ! Ce serait bien qu'on puisse encore pêcher...

  • Les pieds dans l'eau...

    Un climatologue de la Nasa a commenté le réchauffement de la planète qu'il étudie :"Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12.000 ans", a-t-il indiqué. "Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux" alors que les gaz à effet de serre comme le C02, le dioxyde de carbone, sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, a mis en garde ce climatologue américain."Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons", a-t-il ajouté. "La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d'aujourd'hui, selon les estimations", a encore souligné l'expert de l'agence spatiale américaine. Ca, c'est prévu pour 2050. Les Pays-Bas et la Flandre seront les pieds dans l'eau chaude, infestée de méduses et autres requins... Quant à nous, à l'Altitude 100, on aura encore le temps de voir venir... Mais où allons-nous ?

  • Le poisson : il n'y en a plus !

    Saviez-vous que la Grèce importe 82% du poisson qu'elle consomme?Saviez-vous qu'en France, entre 1996 et 2005, on a pêché 82 % de cabillaud en moins, et que son prix a, dans le même laps de temps, augmenté de 87% !Il ne reste plus qu'à se rabattre sur les sardines et autres maqueraux, bourrés de métaux lourds, ou de poissons d'élevage qui goûtent ce qu'ils mangent, c'est-à-dire la farine (encore elle) ! Chouette ! A boycotter ! Tout comme les poissons du Lac Victoria, mous et insipides.Heureusement que des élevages bio apparaissent et rendent au poisson un goût et une texture quasi identiques à ceux de leurs congénères sauvages.Heureusement aussi que fûrent imposé des moratoires sur la pêche, évitant à certaines espèces de disparaître, et à d'autres de pouvoir reconstituer des stocks.