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  • Dépaysement...

    Et voilà, c'est le moment du départ, du dépaysement, dans un pays dont la langue m'est inconnue. Mais, pour y avoir déjà séjourné l'année passée, je peux juste vous dire que les plages sont immenses et désertes.

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    C'est l'océan Atlantique, avec d'énormes vagues, et les dauphins qui passent à 20 mètres de la plage...

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    Il y a aussi des zones naturelles et préservées, où il fait bon vivre également.

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    C'est un endroit où l'on fête tous les couchers de soleil sur la plage. Les levers doivent être beaux également, mais on dort encore...

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    Et comme on est au bord de l'océan, le poisson est forcément frais. Même très frais.

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    Et, ce qui ne gâche rien, pas cher du tout.

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    Il faut juste oser rentrer dans le restaurant qui ne paye pas de mine. Pas de tra-la-la, juste des produits de qualité, la pêche du jour, une cuisson impeccable, du bon vin et du bon pain, entouré de ses amis. Il ne faut rien de plus pour être heureux.

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    Je fais juste le plein d'oméga 3 et 6, de polyphénols et de vitamine D de farniente et de rires, et je reviens, remonté. A très bientôt.

  • Pétition urgente concernant l'Antarctique...

    Je vous écris pour demander votre aide. Dans quelques jours, des gouvernements pourraient commencer à transformer certaines étendues de l'océan Antarctique, pour en faire le plus grand sanctuaire marin du monde, et sauver l’habitat des baleines, des pingouins et de milliers d’espèces polaires menacées par les flottes de pêche industrielle. Mais ils n’agiront que si nous nous faisons entendre, maintenant. 

    La plupart des pays sont en faveur de ce sanctuaire, mais la Russie, la Corée du Sud et quelques autres pays menacent de voter contre, car ils veulent continuer à piller ces mers maintenant que les autres mers ont été vidées par la pêche intensive. La semaine prochaine, un petit groupe de négociateurs se réunira à huis clos pour prendre une décision. Un tollé citoyen massif peut changer le cours des négociations, isoler ceux qui tentent de bloquer le sanctuaire, et arracher un accord qui protège plus de 6 millions de kilomètres carrés de l'océan Antarctique, si précieux. 

    Les baleines et les pingouins ne peuvent pas plaider pour leur propre cause, donc c'est à nous de les défendre. Cette semaine, nous allons faire changer d’avis les négociateurs avec une immense pression citoyenne -- Avaaz va parsemer le lieu de la rencontre d’affiches percutantes, et ensemble et nous remettrons notre message aux délégués en nous faisant entendre sur ​​les réseaux sociaux. Signez cette pétition urgente et envoyez-la à tous vos proches: http://www.avaaz.org/fr/sauvez_locean_austral/?tQzOYab 

    Pour plus de 10.000 espèces, ces eaux antarctiques lointaines sont un refuge vital, y compris pour les baleines bleues, les léopards des neiges et les manchots empereurs, la plupart de ces espèces ne se trouvent pas dans d’autres régions du monde. Le changement climatique a déjà eu des conséquences tragiques sur leur habitat fragile, mais ils sont aujourd’hui encore plus menacés par les kilomètres de filets dérivants qu'utilise la pêche industrielle dans ces eaux précieuses. Seul un sanctuaire marin augmentera leurs chances de survie. 

    Le groupe de 25 membres chargé de définir la réglementation applicable à l'océan Antarctique s'est déjà engagé sur la création de ces aires marines protégées. Mais les deux plans en cours de négociation - l'un pour protéger une partie de la fragile mer de Ross et l'autre concernant l'Antarctique oriental - sont menacés d'être affaiblis ou retardés. C'est choquant mais les médias n'ont rien dit des pourparlers en cours et des pays comme la Russie et la Corée du Sud font le pari que leur opposition passera inaperçue. Mais si on jette un coup de projecteur public sur ces négociations, nous pouvons les forcer à reculer, encourager les champions de ces sanctuaires marins comme les États-Unis et l'Union Européenne, et faire pression pour d'encore meilleures protections... 

    L'avenir de l'Océan Austral est entre nos mains. Mettons une pression massive sur ces discussions et faisons en sorte que les gouvernements privilégient notre planète sur les profits de quelques-uns. Signez et partagez cette pétition avec tous vos contacts: http://www.avaaz.org/fr/sauvez_locean_austral/?tQzOYab 

     

     

     

     

     

     

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  • 13 ans pour condamner Total et l'Erika...

    "PARIS (Reuters) - La Cour de cassation a confirmé ce mardi la condamnation pénale de Total prononcée en appel en 2010 pour la "pollution maritime" provoquée sur les côtes bretonnes par le naufrage du pétrolier Erika en 1999.

    La plus haute juridiction française a de plus déclaré, infirmant sur ce point l'arrêt d'appel, que Total était également civilement responsable de la catastrophe, ce qui valide les dommages et intérêts déjà payés par le groupe.

    L'Erika, navire vieux de 24 ans opéré par Total, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête avant de sombrer, déversant 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes bretonnes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant les fonds marins.

    Outre le groupe Total, condamné à 375.000 euros d'amende, la Cour de cassation confirme la condamnation de Rina, l'organisme de contrôle maritime italien qui a donné son certificat de navigabilité au navire (175.000 euros d'amende), de Giuseppe Savarese, ex-propriétaire italien du navire, et Antonio Pollara, ancien gestionnaire italien de l'Erika (75.000 euros d'amende chacun).

    Lors de l'audience en mai, le parquet général de la Cour de cassation avait demandé l'annulation définitive des condamnations pénales prononcées en appel en 2010, dont celle de Total, car selon son analyse la justice française ne pouvait se saisir de ce naufrage survenu hors des eaux territoriales." Thierry Lévêque, édité par Jean-Baptiste Vey.

    Peut-on m'expliquer pourquoi il faut 13 ans pour condamner une multinationale qui a pollué 400 km de côtes bretonnes ? 13 ans pour prouver que Total avait affrété un vieux navire rouillé (par souci d'économie, pour gagner encore plus de pognon). Total qui gagne des milliards d'euro par an, et qui rechigne à débourser quelques millions...

    Tu jettes un mégot de cigarette sur la voie publique : 50 euros à payer tout de suite. Tu jettes 20.000 tonnes de Fioul sur les côtes bretonnes : pas de problème. Pendant 13 ans...

  • 6 fois plus de plastique que de plancton dans les océans...

    Des millions de tonnes de plastique qui se retrouvent à la mer chaque année. 70% coule, 30% flotte. Et le tout se dégrade très lentement (durée de vie : plus de 500 ans).

    Résultat : un septième continent a vu le jour dans le Pacifique nord. Un amas de plastique deux à trois fois plus grand que la France. Et une plaque similaire a été découverte dans le nord de l'Atlantique.

    Conséquences : tous ces débris sont confondus avec la nourriture et avalés par les oiseaux marins, les mammifères marins et les poissons. Qui agonisent et meurent. Greenpeace estime qu'à l'échelle de la Terre, environ 1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets. Mais le plus grave n'est pas là.

     Au fil des ans apparaît un sable de plastique : de micro-particules qui flottent parmi le plancton. Ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dans des proportions plusieurs millions de fois supérieures à la normale, comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane, un pesticide) ou les PCB (polychlorobiphényles), des produits extrêmement toxiques. Et, lors des différents prélèvements des eaux de surface réalisés en pleine mer partout dans le monde, on constate qu'il y a 6 fois plus de plastique que de plancton dans les échantillons !

    Le plancton est le premier maillon des chaînes alimentaires marines. Le phytoplancton est mangé par le zooplancton et par une multitude d’organismes marins. Ils seront la proie de petits prédateurs eux-mêmes chassés par de grands prédateurs. Ce sont donc toutes les espèces marines qui sont contaminées et empoisonnées. Et finalement consommées par l'être humain, empoisonné à son tour.

    Magnifique gestion de la planète, bel exemple de préservation de la nature pour les générations futures, laconisme habituel des autorités et absence de poursuites contre les pollueurs depuis plus d'un demi-siècle. Que du bonheur !

     

     

  • Les méduses envahissent les océans...

    Sur Thalassa, hier soir, la méduse. C’est une créature étrange, à peine un animal. Sans cœur ni cerveau, elle navigue entre deux eaux depuis 600 millions d’années. Elle est née bien avant l’Homme, avant même les dinosaures. Urticante et gluante, cet être fragile n’a pas bonne réputation : on l’accuse aujourd’hui de coloniser nos océans, à la faveur du changement climatique et de la surpêche.

    De la France au Japon, en passant par la Thaïlande, l'Australie et les Etats-Unis, nous avons exploré son univers, énigmatique et immense : il existe 1000 espèces différentes de méduses. 

    En France, elle est petite et ses tentacules provoquent de vives brûlures. Depuis quelques années, elle prolifère sur nos côtes, au grand dam des vacanciers et des communes, qui ne vivent que du tourisme. On pose dorénavant des filets qui protègent certaines plages et permettent la baignade.

    Au Japon, elle est gênante et envahit une fois par an les eaux de la mer du japon. Les pêcheurs la redoutent car dans les filets, elle asphyxie les poissons et les rend invendables. Les pêcheurs remontent des milliers de méduses géantes dans leurs filets et sont désespérés. Chacune peut pondre un milliard de larves !  Ils accusent la Chine (forte pollution des fleuves et des mers avec des engrais et surpêche, s'ajoutant au réchauffement climatique sont les conditions idéales pour la méduse).

    En Australie, elle ressemble à un cube, mais elle tue, tellement son poison est violent. Il y a plus de décès dûs aux contacts avec des méduses, qu'avec des attaques de requins. On n'a toujours pas trouvé d'antidote, et la mort survient en 3 minutes...

    En Thaïlande, elle se déguste dans les bons restaurants, et génère une véritable industrie de pêche et d’exportation. 

    Aux Etats-Unis, elle est recensée, examinée, disséquée, dans le grand aquarium de Monterey. À chaque fois, c’est une méduse qui se dévoile : prolifératrice, tueuse, comestible, ou même… amie de l’homme.

    Ce qui est certain, c'est que la surpêche fait qu'il y a plus de plancton disponible pour les larves de méduses, et moins de poissons qui se nourrissent de ces larves, d'où leur augmentation croissante dans toutes les mers du monde. Une mer sans poissons et remplie de méduses empêchant toute baignade, c'est peut-être pour bientôt...L'invasion des méduses (extrait)

  • Les dauphins arrivent...

    Ces 18 dernières années, la température maritime s'est lentement réchauffée. Il s'agit de la plus longue période de réchauffement constatée depuis que les données sont relevées, soit depuis 130 ans. Et le biotope marin a déjà réagi : certaines espèces comme les poissons plats descendent vers les eaux plus froides, en profondeur, d'autres comme la morue remontent vers le nord. En sens inverse, de plus en plus de poissons des eaux méridionales débarquent en Mer du Nord. C'est le cas des sardines, notamment, mais aussi des huîtres du Pacifique, qui menacent les moules, pourtant bien implantées. Mais c'est surtout le rythme de cette évolution qui frappe les spécialistes. Les espèces n'ont aucune chance de s'adapter à ces nouvelles conditions de vie, elles ne peuvent que se déplacer. A moyen terme, l'extinction de plusieurs espèces n'est pas exclue. Vers le nord, la région polaire limite les possibilités de migration. Mais nous ignorons à l'heure actuelle ce qui se passera avec les poissons arctiques, si le réchauffement des eaux se poursuit. Cette évolution radicale de la Mer du Nord n'est pas un fait isolé. A l'échelle du globe, en raison du réchauffement, de plus en plus de poissons subtropicaux migrent vers la Méditerranée, et un phénomène similaire se produit aussi le long des côtes de l'Afrique occidentale. Ces changements auront des conséquences importantes sur les pêches, car ils se rajouteront à la surexploitation déjà en oeuvre en mer du Nord. Les écosystèmes sont actuellement soumis à une forte pression. Si l'on veut reconstituer les stocks, il faudra être plus respectueux des espèces, car les conditions actuelles sont très différentes de celles qui prévalaient il y a vingt-cinq ans. Il n'est pas exclu que le réchauffement empêche les stocks de se reconstituer. Bref, même s'ils n'ont pas droit à la parole, les rares poissons de la Mer du Nord qui ont survécu aux marées noires et à la pêche intensive ne rigolent pas... Terriens, il est temps d'agir...

  • Océan poubelle...

    La mer est de plus en plus sale et ce n'est pas fini, alertent mercredi les experts du Programme des Nations unies pour l'environnement. Comme à l'habitude, le responsable est l'homme et ses activités. Près de 40% de la population mondiale vit sur une étroite bande côtière, soit 7,6% seulement de la surface de la terre. La densité, de 77 personnes au km2 en 1990, devrait y atteindre 115 en 2025. Cette "pression démographique" provoque "une rapide détérioration des écosystèmes marins et côtiers", "à 80% liée aux activités terrestres", indique le document. Les spécialistes dénoncent notamment le déversement des eaux usées et des ordures ainsi que la présence excessive d'azotes et de phosphores, issus des pratiques agricoles. Ces derniers favorisent la prolifération d'algues toxiques et créent un "nombre croissant de zones mortes, manquant d'oxygène". La situation est nuancée selon qu'il s'agit de la mer Baltique ou de l'Atlantique Nord-Est (nette amélioration), de la Caspienne ou du Sud-Est du Pacifique (inquiétude sérieuse). "L'impact environnemental et sanitaire des métaux lourds (mercure, cadmium et plomb, liés aux activités minières et industrielles) est encore mal connu", note par ailleurs le rapport. En mer Caspienne, quelque 17 tonnes de mercure et de cadmium sont ainsi déversées chaque année. Et ces experts n'abordent même pas le problème des naufrages de pétroliers, des vieux porte-avions radioactifs coulés par les Américains pour s'en débarrasser, ni du simple pêcheur, que nous avons tous un jour côtoyé, qui déverse tous ses déchets à la mer (sac plastique, conserves, vidanges,...etc.) alors que c'est son environnement de travail, et qu'il se devrait, en premier, de le protéger... Tout le monde s'en fout ! Jusqu'au jour où il n'y aura plus de poissons, donc plus de pêcheurs, donc plus d'habitants le long de cotes nauséabondes... Mais il sera trop tard !