obese

  • On est foutus, on mange trop !

    Depuis plusieurs années maintenant, les médecins savent qu’un des seuls moyens d’allonger la durée de vie des animaux et sans doute des hommes est de réduire leur apport calorique durant les repas. Des dizaines d’espèces différentes ont été soumises à des expériences de diète avec des résultats convergents : elles vivent plus longtemps si leur régime alimentaire est hypocalorique et tout particulièrement s’il est allégé en glucose. 

    Jusqu’à présent, il n’y avait pas de réelles explications à ce phénomène. Un lien entre nutrition et longévité a été établi via un système hormonal, la voie de signalisation de l’insuline et du facteur de croissance IGF-1 (insulin like growth factor) et quelques gènes ont été identifiés sans que la question sit pour autant définitivement élucidée. 

    Dans le journal FASEB, des chercheurs de l’université d’Alabama, à Birmingham expliquent ce phénomène par des effets épigénétiques (qui ne sont pas dus à des mutations génétiques mais à des différences d’expression des gènes) agissant sur les télomères. Ces petits bouts de code génétique situés à l’extrémité des chromosomes sont impliqués dans la stabilité cellulaire et les généticiens savent qu’ils jouent également un rôle important dans les processus de vieillissement. 

    Pour faire cette découverte, les chercheurs ont utilisé des cellules de poumon humain, certaines saines et d’autres précancéreuses. Les deux cultures de cellules ont reçu soit une solution nutritive couramment utilisée soit une solution pauvre en glucose. Ils ont constaté que les cellules saines ont vécu plus longtemps et que bon nombre des cellules précancéreuses sont mortes lorsqu’elles ont été nourries avec la solution hypocalorique. 

    L'activité des gènes a également été mesurée dans ces mêmes conditions. Le gène qui commande la production de télomérase, une enzyme qui prolonge la durée de vie des télomères, a montré une activité plus élevée tandis qu’un gène (p16) qui ralentit leur croissance a été mis en sommeil. Ces deux phénomènes permettent d’allonger la durée de vie des cellules. 

    «Notre espoir est que la découverte que la restriction calorique prolonge la durée de vie des cellules humaines normales conduira à de nouvelles avancées dans différents types de cellules et de facilitera le développement de nouvelles approches pour prolonger la durée de vie des humains », a déclaré Trygve Tollefsbol, chercheur impliqué dans cette recherche. « Nous espérons également que ces études conduisent à une meilleure prévention du cancer ainsi que des nombreuses autres maladies liées à l’âge en contrôlant l'apport calorique de types cellulaires spécifiques » rajoute-t-il. 

    On est foutus, on mange trop ! De plus petites portions et des aliments bio et sains devraient être le secret de la longévité. A adopter sans tarder, juste après les fêtes.

     

  • Un monde de gros...

    Depuis le 1er janvier 2008, afin de faire face à une montée croissante d’une population de plus en plus obèse, le Royaume-Uni a décidé d’interdire les publicités pour les aliments contenant un très fort tôt de graisse, sucre et sel dans les émissions télévisées pour les moins de 16 ans. Cette mesure gouvernementale intervient au moment où une étude publiée en octobre 2007 affirme de façon alarmante que la moitié des Britanniques seraient obèses dans les prochaines vint-cinq années ! On constate que l’action engagée par la nation de l’outre-Manche est beaucoup plus percutante et offensive que l’initiative française. En effet, alors que plus d’un million d’enfants français sont les victimes d’obésité, un seul message de prévention est affiché sous les publicités faisant la promotion des aliments et boissons déséquilibrées. En 2004, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments éditait un rapport titré « Glucides et Santé ». Ce document recommandait une révision urgente et complète des spots publicitaires en affirmant que « la publicité, en particulier à la télévision, sur l’alimentation des enfants doit être totalement revue car, à cet âge, on ne peut pas être lucide sur le caractère publicitaire des messages ». Malgré les alertes sanitaires et la mobilisation des associations de défense des consommateurs, les grosses industries agroalimentaires ne semblent pas très motivées et enthousiastes pour confronter sérieusement ce problème de santé publique. Il faut ajouter que la recette financière est très importante dans cette part de marché, surtout au sein de la jeunesse. Toutefois, depuis 2005, d’importants et de nombreux organismes se sont regroupés pour dénoncer les méfaits de la « mal bouffe » et ainsi faire pression sur les autorités compétentes pour exiger la suppression des publicités promouvant les produits surchargés en sucre. Aujourd’hui, bien faire manger et bien éduquer ses enfants sont des actes civiques et citoyens modernes et responsables. Chaque citoyen se doit pour sa santé de respecter son corps et son âme et de rejeter en force cet esprit de soumission de la consommation sous-alimentaire. Au lieu de s'émouvoir du gavage des oies et canards pour la production du foie gras, les parents devraient plutôt réagir contre le gavage de leurs enfants organisé par des multinationales sans scrupules ! Terriens, il est temps d'agir ...