obésité

  • Ne consommez pas de fructose ajouté...

    Les sucres ajoutés aux aliments et boissons, en tout premier lieu le fructose, font le lit du diabète de type 2. Une analyse des données existantes effectuée par des chercheurs américains est catégorique : « Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences. »

    L’étude rappelle que la littérature scientifique montre que « l’ajout de fructose – que ce soit sous forme de saccharose ou de sirop de maïs (ou Corn Sirup)  à haute teneur en fructose – est associé à une série d’effets biologiques indésirables chez l’homme comme chez l’animal ».

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    Ces données pourraient surprendre s’agissant d’un sucre que l’on trouve naturellement dans les fruits, d’où son nom. Mais le problème vient du fait que dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, ce dernier représente près de 50 % du poids de l’additif sucré, alors qu’il ne constitue qu’1 % du poids d’une pêche mûre, soulignent James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City, Missouri), et ses collègues. Outre cette faible concentration, la consommation d’un fruit ou d’un légume entiers apporte également de l’eau, des fibres, des antioxydants, qui sont bénéfiques pour l’organisme.

    Au cours de l’évolution de l’humanité et surtout dans la période contemporaine les industriels de l’alimentation ont largement eu recours à l’ajout de fructose sous différentes formes : d’abord avec le saccharose, sucre associant une molécule de glucose et une de fructose que nous connaissons sous forme de poudre ou de carrés, puis de plus en plus avec le sirop de maïs à haute teneur en fructose, qui peut contenir jusqu’à 65 % de fructose.

    En 2012, une étude de chercheurs américains et britanniques montrait déjà du doigt le rôle de l’ajout de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans le développement d’un diabète de type 2 et donnait des chiffres marquants : les Etats-Unis – où environ les trois quarts de l’ensemble des boissons et aliments préemballés contiennent du sucre ajouté – consomment annuellement 25 kg de fructose par habitant. Le Canada, le Mexique, la Belgique ou le Japon figurent également au rang des gros consommateurs. Loin devant la France, l’Australie, l’Inde, la Chine, la Suède ou le Royaume-Uni, qui plafonnent en dessous de 0,5 kg par habitant et par an.

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    Particulièrement inquiets de la situation dans leur pays, les chercheurs américains affirment : « Aux niveaux actuels, la consommation de sucre et celle de fructose en particulier – à des concentrations et dans des contextes que l’on ne rencontre pas avec les aliments entiers naturels – alimente une épidémie de plus en plus grave de diabète de type 2. » Ils s’inquiètent des recommandations en vigueur aux Etats-Unis : les lignes directrices émises en 2010 estimaient acceptable de consommer jusqu’à 19 % des calories sous forme de sucres ajoutés et l’Institut de médecine américain admet même le plafond de 25 %.

    A l’issue d’une consultation publique qui a eu lieu en mars 2014, l’Organisation mondiale de la santé a publié début 2015 des recommandations beaucoup moins laxistes : réduire à moins de 10 % la part des sucres libres (glucides simples comme le fructose) ajoutés dans l’apport calorique total et suggère même de descendre en dessous de 5 %. Source : Article de Paul-Benkimoun dans Le Monde de ce samedi.

     

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    On sait que le sucre est mauvais pour la santé. Je n'en ai plus chez moi et j'utilise du miel bio si je dois sucrer une boisson ou un plat. Je savais également depuis des années que le mais n'est pas bon et m'inquiète de voir tous ces enfants dévorer leurs céréales tous les matins, bourrées de fructose de mais...

     

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    Arrêtons de consommer des produits nocifs pour la santé préparés et plébiscités par l'industrie agroalimentaire. Raz le bol de ces produits dénaturés, raffinés, à la composition chimique douteuse. Revenons aux choses simples et naturelles ! Terriens, il est temps d'agir...

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  • Bouteilles plastiques, canettes et Bisphénol...

    Toujours rien de neuf au niveau des plastiques : ils contiennent toujours du Bisphénol... En quantité limitée, certes, mais ils en contiennent. Et aucune autre solution plus saine n'existe pour le moment : les industriels n'ont pas assez de recul sur la toxicité éventuelle des nouvelles molécules créées.

    Ceci concerne vos bouteilles d'eau, vos canettes de soft, vos berlingots ou autres boissons en tetrapack. Mais aussi toutes les boîtes de conserves, bidons de grenadine, Tupperwaere, biberons et autres boîtes à tartines de vos enfants. Sans parler des emballages alimentaires style barquette, et autres films fraîcheur. Jusqu'aux composants de la fontaine d'eau du bureau et de ses bonbonnes, sans parler des tasses et gobelets plastifiés... Bref on est cerné et il est difficile d'y échapper...

    La seule solution est de revenir aux contenants utilisés par nos grands parents : le verre, la terre cuite, la porcelaine, la fonte, l'inox, et le caoutchouc et le liège pour les bouchons. Et le papier gras pour les emballages. Cela paraît compliqué, à première vue, mais cela ne l'est pas. Et ce sont des matériaux sains, qui ont fait leur preuve. Pas d'autre moyen d'échapper au Bisphénol et autres polluants cancérigènes qui migrent du plastique dans vos aliments.

    Donc, en attendant le comprimé qui transformera votre verre d'eau en verre de Coca-Cola, retour aux bouteilles en verre, aux conserves en bocaux, aux récipients en verre pour conserver les aliments dans le frigo, à sa vraie tasse au bureau, aux cocottes en fonte, casseroles inox et plats Pyrex pour cuisiner (adieu les poèles Téfal). Je n'ai plus le moindre atome de plastique en cuisine, et je me sens si bien... Vous ne pouvez pas savoir !

  • Vive la malbouffe, à bas le bio !

    Amis de la malbouffe, réjouissez-vous : notre cause avance à pas de géant. Pas un jour sans que les industriels de l’agro-alimentaire ne lancent un nouveau produit sur le marché.

    Voici pour nous régaler le fromage sans lait, la frite aromatisée, les Carottes recolorisées, la cuisine moléculaire, les yaourts aux Lactobacillus, les bonbons astiqués au dioxyde de titane, le vin rosé coupé au mauvais blanc….

    Et pour demain, la pomme de terre transgénique, le lait de vache clonée, le hachis Parmentier aux punaises d'eau géantes ou encore le steak in vitro. Vive l’innovation innovante !

    Mieux encore : le bio, dans lequel certains hurluberlus voyaient leur salut, est en train de rejoindre nos rangs. Fraudes massives, contrôles aléatoires, et surtout les très laxistes règlementations européennes autorisent tous les espoirs : désormais même les poulets élevés dans des hangars concentrationnaires, ébecqués et traités aux antibiotiques ont le droit d’obtenir l’estampille « Agriculture Biologique » ! Et ce n’est qu’un début…

    Et puis il y a la crise, qui offre de merveilleuses opportunités : au consommateur désormais sans le sou, les industriels proposent de la bouffe bas de gamme, mais si joliment emballée, bourrée d’additifs, et tellement bon marché, qu’elle a de quoi faire saliver abondamment.

    A vos fourchettes ! Nouveau livre de Christophe Labbé paru cette semaine.

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  • De la drogue dans nos assiettes...

    80 % de notre alimentation provient de l’industrie agro-alimentaire. Quelles sont les circonstances qui ont favorisé ce type de pratiques ?

    Dans les années 60 et 70, on a dit que pour être moderne, il fallait manger ce type de nourriture-là. La libération de la femme également a beaucoup joué. Elle n’est plus obligée de rester à la maison et peut travailler parce qu’elle a ces produits de facilité. Donc toute la pub a investi là-dedans pour dire : c’est plus pratique, c’est plus moderne et c’est plus rapide. Aussi, dans les supermarchés, ils mettent les plats cuisinés en face des fruits et des légumes. C’est fait exprès, c’est fait pour vous montrer que vous pouvez manger sans vous prendre la tête à couper les fruits et les légumes. Mais c’est aussi une manière d’inciter un raisonnement mental dans votre esprit et qui consiste à dire que si c’est dans les rayons fruits et légumes, c’est que c’est bon pour la santé.

    En tant que Franco-Américain, considérez-vous que l’on peut établir un parallèle entre les USA et la France en matière de “junk food” ?

    Oui. L’une des personnes que j’avais interviewées sur la nourriture et l’addiction avait d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet. Elle avait comparé la courbe d’ouverture de nouveaux MacDo en France avec celle des problèmes de surcharge pondérale. Ces deux courbes évoluaient de la même manière. En Angleterre, même chose. Il y a aussi un Belge que nous avons interrogé, Olivier de Schutter (rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, NdlR). Il dit que c’est un problème énorme auquel doivent surtout faire face les pays émergents. C’est un problème de santé publique. Et cela concerne un marché énorme, chiffré en millions. Il y a des millions de personnes qui meurent de maladies liées à notre nourriture moderne et industrialisée. Et là-dedans, je n’inclus pas encore ceux qui souffrent de malnutrition, là c’est encore autre chose.

    Que vous inspire la dernière polémique sur les lasagnes Findus ?

    Ça m’inspire que nous n’avons pas les moyens de vérifier la traçabilité des aliments et de vérifier ce qu’il y a dans nos assiettes. C’est honteux d’autant que c’est l’Europe qui le permet parce qu’en France, par exemple, nous voudrions changer l’étiquetage au niveau national et nous n’en aurons pas le droit car le parlement européen l’a refusé. L’Europe est complètement phagocytée par le lobbying et ça, on l’indique dans le film avec l’étiquetage "feu tricolore" défendu par Monique Goyens. Elle avait quelques milliers d’euros pour faire sa campagne mais les lobbies ont un million pour contrer ça. Et ce n’est pas normal. Extrait d'un entretien d'Aurélie Moreau avec Rémy Burkel, auteur d' un documentaire interpellant sur les pratiques de l’industrie agro-alimentaire "De la drogue dans nos assiettes". La Libre.be

  • Amendement Nutella : lutte contre l'huile de palme...

    Taxer davantage le Nutella pour inciter les industriels à remplacer l'huile de palme : c'est l'idée de cet amendement. (MAXPPP)

    La commission des affaires sociales du Sénat a adopté ce mercredi 7 novembre un "amendement nutella" au projet de budget de la Sécu. Celui-ci vise à augmenter de 300% la taxe sur l'huile de palme qui entre notamment dans la composition de ce produit alimentaire culte. 

    La taxe doit constituer un signal, "non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu'elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine", souligne l'auteur de l'amendement, le rapporteur de la commission Yves Daudigny (PS).

    L'huile de palme, qui ne constitue pas à proprement parler une huile, mais des graisses, est accusée d'avoir des effets nocifs sur la santé et sur l'environnement, en étant notamment à l'origine de phénomènes de déforestation.

    En raison de leur richesse en acides gras saturés, les huiles de coprah, de palme et de palmiste sont utilisées pour la fabrication de la margarine ou comme corps gras de friture. "Elles sont utilisées de manière excessive par la restauration collective et dans l'industrie agroalimentaire", selon le sénateur, qui ajoute qu'elles "sont notamment incorporées dans les produits de biscuiterie et dans l'alimentation salée ou sucrée à destination des enfants".

    Cet amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécu (PFLSS) institue une contribution additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits. La taxe actuelle sur ces produits est de 98,74 euros la tonne d'huile de palme et de 107,8 euros la tonne d'huile de coprah et de palmiste. La France consomme 126.000 tonnes d'huile de palme à usage alimentaire par an, soit 2 kg par habitant et par an. Le rendement de la taxe additionnelle serait donc de l'ordre de 40 millions d'euros, estime Yves Daudigny.

    Or, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), les acides gras saturés sont consommés en excès par la population française, contribuent au développement de l'obésité et favorisent les maladies cardio-vasculaires. Le PLFSS sera examiné en séance par le Sénat à partir du 12 novembre. Article paru sur le site du Nouvel Observateur ce mercredi 7/11/2012.

  • 80% des aliments sont enrobés de sucres ajoutés...

    Le foie ne gère qu’une seule source énergétique à la fois. Le corps humain est conçu pour métaboliser ainsi la nourriture. Nos ancêtres chasseurs mangeaient des graisses qui étaient acheminées jusqu’au foie, puis réduites par la voie lipolytique qui transmet des acides gras aux mitochondries (les structures infra-cellulaires qui brûlent la nourriture pour créer de l’énergie). A l’occasion d’une grosse prise de chasse, les excès d’acides gras ingurgités étaient conditionnés en lipoprotéines à faible densité et transportés en dehors du foie pour être stockés dans les tissus gras périphériques. C’est ainsi que nos ancêtres restaient en bonne santé. Pendant ce temps, nos ancêtres cueilleurs mangeaient des glucides (polymères de glucose), qui étaient également transportés jusqu’au foie, via la glycolyse, et réduits en énergie. Tout excès de glucose stimulait le pancréas à libérer de l’insuline, laquelle transportait le glucose dans les tissus gras périphériques, et qui entraînait aussi un stockage de glucose par le foie sous forme de glycogène (amidon du foie). Leur foie aussi était donc sain. Et la nature effectuait aussi sa part en fournissant toutes sortes de denrées alimentaires naturelles contenant soit de la graisse soit des glucides comme source d’énergie, mais pas les deux. Les fruits gras (noix de coco, olives, avocats) sont eux aussi pauvres en glucides.

    Le métabolisme humain s’est mis à mal fonctionner lorsque les hommes ont commencé à consommer des graisses et des glucides au même repas. Les mitochondries du foie n’ont pu supporter l’afflux énergétique et n’ont eu d’autre choix que d’utiliser une valve d’évacuation peu utilisée appelée "lipogenèse de novo" (nouvelle fabrication de graisse) pour transformer cet excès de substrat énergétique en graisses de foie. La graisse dans le foie ralentit le fonctionnement de l’organe. C’est la cause première du phénomène connu sous le nom de "résistance à l’insuline" et l’origine du développement de maladies métaboliques chroniques. En d’autres termes, les graisses et les glucides ne sont pas problématiques, tant qu’ils ne sont pas associés. Seulement, c’est exactement ce que fait l’industrie alimentaire, mélanger de plus en plus ces deux éléments dans le régime alimentaire occidental pour des raisons de goût et de durée de conservation, ce qui augmente la résistance à l’insuline et les pathologies métaboliques chroniques.

    Aujourd’hui, 33 % des Américains ont un foie gras, ce qui entraine une maladie métabolique chronique. Avant 1900, les Américains consommaient moins de 30 grammes de sucre par jour, soit 6 % du total des calories ingurgitées. En 1977, ce chiffre est monté à 75 grammes/jour, et en 1994, jusqu’à 110 grammes/jour. Aujourd’hui, les adolescents consomment en moyenne 150 grammes/jour (soit environ 30 % du total des calories), un chiffre qui s’est donc multiplié par cinq en un siècle, et par deux en une génération. Depuis cinquante ans, la consommation de sucre a aussi doublé dans le monde.

    Combiner les graisses et les glucides pèse lourd sur le processus métabolique. Et il est particulièrement dangereux de rajouter du sucre à tout cela. En effet, même si les sociétés de l’industrie alimentaire veulent vous faire croire que le sucre peut s’intégrer à un régime alimentaire équilibré, le fait est qu’elles ont créé un régime déséquilibré. Des 600 000 aliments disponibles aux Etats-Unis, 80 % sont enrobés de sucres ajoutés. Les gens ne peuvent donc être tenus responsables de ce qu’ils mettent dans leur bouche lorsque leurs choix ont été cooptés. Il va falloir un certain temps avant de réussir à déboulonner ces dangereux dogmes nutritionnels. Mais tant que nous n’y parviendrons pas, il sera difficile d’inverser l’imminence d’un désastre médical et économique.

    "La débâcle alimentaire", extraits de l'article de Robert Lustig, neuroendocrinologue pédiatrique à l'Université de Californie à San Francisco.

     

  • Et le moral, ça va ?

    Il paraîtrait que les belges n'ont pas le moral... Avec cette météo pourrie et cet été qui n'arrive pas, le moral des belges n'est pas très vaillant, c'est vrai... D'ailleurs, la plupart d'entre-nous avons un carence en vitamines D (fournies par les rayons solaires). Un passage chez le pharmacien et une petite cure vous ferons le plus grand bien... en attendant la canicule. Quand au climat économique maussade, patientons encore un peu.

    En Espagne, en Italie et en Grèce il fait beau, et là non plus, ils n'ont pas le moral. Mais pour d'autres raisons : la situation économique catastrophique, le taux de chômage incroyable, la paupérisation de la population, le démantèlement des services publics et sociaux, le taux élevé de faillites : 10 années de galère en perspective avant de pouvoir éventuellement redresser la barre ! Voilà qui n'incite personne à sourire. Attendons lundi, que les grecs aient voté : nous en saurons plus.

    C'est en fait une grande partie du monde qui n'a plus le moral. Car si l'Europe va mal, les anglais, les américains et les chinois iront mal aussi. Tout comme le Moyen-Orient, exportateur de pétrole. Sans parler du Japon, qui lui, va déjà très mal aussi.

    Il y a aussi la Tunisie et l'Egypte, qui après avoir évincé leurs dictateurs respectifs, sont aujourd'hui confrontées à l'emprise musulmane, et à un retour en arrière au niveau des libertés et de leurs droits. Une nouvelle dictature, en somme.

    Heureusement, il y a la Birmanie ! La dictature au pouvoir depuis des décennies a enfin lâché du lest ! J'y étais, durant l'hiver 89 : militaires partout, énormes slogans politiques dictatoriaux affichés partout aussi, couvre-feu, campus universitaires fermés, et des birmans pauvres mais souriants, qui espéraient que les choses changent. Un magnifique pays. Quel plaisir de pouvoir admirer aujourd'hui l'opposante Aung San Suu Kyi à Oslo prononcer son discours d'acceptation de son prix Nobel 1991... Quel sacré petit bout de femme, quelle ténacité !

    Allez vite visiter ce magnifique pays avant qu'il ne soit trop tard : dans quelques années, Coca-cola, Mac Do et consorts s'y seront établis, la malbouffe aura remplacé la fine cuisine birmane traditionnelle, et les birmans découvriront l'obésité... Sans parler des paysages somptueux qui seront sacrifiés au profit de la construction de centaines d'hôtels style Costa Brava... Pour l'authenticité, c'est maintenant, ou jamais.

  • Taxation de la malbouffe...

    « Nos systèmes alimentaires rendent les gens malades, » a mis en garde mardi Olivier De Schutter, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation. « Un septième de la population mondiale est sous-alimentée, et bien plus encore souffrent de la ‘faim cachée’ provoquée par une carence en micronutriments, tandis que 1,3 milliards de personnes sont en surpoids ou obèses. »

    « Face à cette crise sanitaire publique, nous continuons à prescrire des remèdes médicaux : pilules nutritives et stratégies de nutrition précoces pour les personnes en manque de calories ; pilules amincissantes, conseils de style de vie et calcul des calories pour les personnes en surpoids. Mais nous devons nous attaquer aux problèmes systémiques qui génèrent la mauvaise nutrition sous toutes ses formes, » a déclaré l’expert indépendant lors de la présentation de son rapport sur la nutrition au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

    « Le droit à l’alimentation n’implique pas seulement l’accès à une quantité adaptée de nourriture, mais aussi la possibilité d’avoir un régime alimentaire équilibré et nutritif, » a souligné M. De Schutter. « Les gouvernements ne peuvent se soustraire à leur responsabilité d’assurer ce droit. »

    M. De Schutter a identifié cinq actions prioritaires pour mettre la nutrition au centre des systèmes alimentaires du monde développé et en développement :

    taxer les produits préjudiciables à la santé;

    réglementer les aliments riches en graisses saturées, en sel et en sucre;

    mettre un frein à la publicité pour la malbouffe;

    réviser les subventions agricoles peu judicieuses qui rendent certains ingrédients moins chers que d’autres; et

    soutenir la production alimentaire locale pour que les consommateurs aient accès à des aliments sains, frais et nutritifs.

    « L’urbanisation, la ‘supermarchéisation’ et la diffusion mondiale de styles de vie modernes ont ébranlé les habitudes alimentaires traditionnelles, avec pour conséquence un désastre sanitaire public, » a déclaré le Rapporteur spécial. « Les gouvernements se sont concentrés sur la disponibilité accrue des calories, mais se sont souvent montrés indifférents au type de calories proposées, à quel prix, à qui elles sont accessibles et comment elles sont commercialisées. »

    Le Rapporteur spécial a par exemple souligné qu’en 2010, les entreprises américaines ont dépensé $8,5 milliards en publicité pour de la nourriture, des confiseries et des boissons non alcoolisées, alors que $44 millions avaient été budgétisés pour le principal programme d’alimentation saine du gouvernement américain.

    Le Rapporteur spécial a également identifié l’abondance des aliments transformés comme une menace majeure à l’amélioration de la nutrition. « Les transformations lourdes prospèrent dans notre système alimentaire mondial et représentent un win-win pour les multinationales agroalimentaires. Les articles transformés peuvent être produits et distribués à très grande échelle, grâce à des ingrédients subventionnés bon marché et à leur plus longue durée de conservation. »

    « Pour les consommateurs par contre, c’est un lose-lose, » a-t-il souligné. « Les aliments fortement transformés mènent à des régimes plus riches en acides gras saturés et trans, en sel et en sucres. Les enfants deviennent accros à la malbouffe qui les cible. Dans les pays plus aisés, ce sont les groupes de population les plus pauvres qui sont les plus touchés parce que les aliments riches en graisses, en sucre et en sel sont souvent moins chers que les régimes alimentaires sains à cause de subventions peu judicieuses dont les impacts sanitaires ont été totalement ignorés. »

    L’expert de l’ONU a fait remarquer que l’Occident exporte aujourd’hui le diabète et les maladies cardiaques dans les pays en développement via les aliments transformés qui remplissent les rayons des supermarchés mondiaux. D’ici 2030, plus de 5 millions de personnes mourront chaque année avant l’âge de 60 ans suite à des maladies non transmissibles liées aux régimes alimentaires.

    Rapport complet : http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20120306_nutrition_fr.pdf

     

     

  • Progression de la malbouffe...

    "Les chiffres sont sans appel : les consommateurs aiment McDonald's et McDonald's aime la crise. Alors que le nombre de faillites dans le secteur de l'hôtellerie-restauration française progresse de 27,2 % au premier semestre 2008, la chaîne américaine de restauration rapide affiche un bénéfice net en hausse de 80 % sur l'ensemble de l'année passée.  Outre l'amélioration du design des restaurants et un plus grand choix de menus, ce sont les petits prix qui séduisent les consommateurs. Aux Etats-Unis, la campagne de publicité organisée pour promouvoir un menu à 1 dollar a connu un franc succès. Selon Denis Hennequin, le président de McDonald's Europe, interrogé samedi par le Financial Times, McDonald's compte ouvrir 240 enseignes et créer 12 000 emplois en Europe en 2009. Soit un plan d'expansion, le plus important mené par le groupe américain depuis cinq ans, qui représente un investissement d'1,1 milliard de dollar, d'après le magazine Forbes."

    Cet article paru dans le Monde de ce mardi ne présage rien de bon quant à la qualité de l'alimentation de millions de personnes, ni quant à l'obésité qui avance à grands pas et touche de plus en plus de personnes. Si seulement ces consommateurs de fast-food prenaient conscience que pour le prix d'un Quick ou d'un Mac-Do, ils pouvaient s'offrir un fort bon repas équilibré et sain... Hélas, ce n'est pas le cas, et la malbouffe va donc progresser, inexorablement...

  • La malbouffe méditerranéenne...

    Avant, les Méditerranéens mangeaient des légumes variés, du poisson, des fruits, des noix, de l’huile d’olive, le tout arrosé d’un soupçon de vin. Ce régime hautement bénéfique pour la santé diminuait les risques cardio-vasculaires et préservait de l’obésité. Aujourd'hui, et depuis quelques années déjà, ce régime tombe en désuétude pour plusieurs raisons : l'élévation du niveau de vie fait que ces populations mangent dorénavant plus de viandes et plus de graisses, fréquentent les Fast Food et font désormais leurs courses dans les nouveaux hypermarché, bourrés de produits industriels tout faits et trop riches en graisses et en sucres. L'accession croissante des femmes au travail fait aussi qu'elles passent moins de temps aux fourneaux, pour ne pas dire plus de temps du tout... Résultat : selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le nombre de calories ingurgitées a augmenté de 20 à 30% en 40 ans, tout comme le nombre d'obèses... Une catastrophe selon les nutritionnistes, d’autant plus que cette évolution alimentaire coïncide avec une diminution de l’activité physique, les sociétés modernes tendant vers un style de vie de plus en plus sédentarisé. La population méditerranéenne sera donc désormais, elle aussi, touchée par toutes les maladies typiques des populations du nord. Et pourtant, c'est tellement bon un petit poisson grillé, quelques tomates bio au four piquées à l'ail, un petit filet d'huile d'olive et un verre de Bandol ! 

  • Comment on fait ?

    Faire cuire un oeuf ou rôtir un poulet dépasse les compétences culinaires de près de huit Britanniques sur dix, selon le sondage réalisé par une chaîne britannique de supermarchés dévoilé jeudi dans un communiqué. 79% des personnes interrogées ne savent pas comment faire un oeuf dur et 83% ne connaissent pas le temps de cuisson nécessaire pour faire rôtir un poulet, d'après ce sondage effectué par le groupe Somerfield auprès de 1453 adultes. Quant à préparer des pommes de terre au four, ils sont 9% à penser que trente minutes de cuisson suffisent, au lieu du double nécessaire en réalité. Malgré la popularité au Royaume-Uni des nombreuses émissions de télévision consacrées à l'art culinaire, les compétences des Britanniques face aux fourneaux n'ont jamais été aussi faibles, a relevé la chaîne. Ces citoyens Britanniques n'ont pas hérité du savoir-faire culinaire de leur parents ou grands parents, et sont donc condamnés à se nourrir de plats industriels préparés, non seulement chers, mais surtout fort mauvais pour la santé : non équilibrés, trop gras et trop salés, composés d'ingrédients de mauvaise qualité. Il est primordial d'apprendre aux jeunes comment bien se nourrir et comment cuisiner : leur avenir en dépend ! Cela fait combien de temps que vous avez préparé un vraie mayonnaise maison, ou de véritables frites maison ? Terriens, il est temps d'agir !

  • Mémorandum contre la pollution chimique...

    L'Association pour la Recherche Therapeutique Anti Cancereuse (ARTAC) a organisé un colloque lors duquel a été présenté un Mémorandum, fruit de la concertation de 68 scientifiques de renommée internationale. Ce document propose 164 mesures à mettre en œuvre dans le domaine de la santé environnementale afin d'éviter ou d'atténuer les crises de santé publique dans les Etats membres de l'Union Européenne. Ces mesures concernent principalement les maladies liées à la pollution chimique comme les cancers, la stérilité, les malformations congénitales, l'obésité, les maladies du système nerveux et les allergies… Parmi ces mesures, certaines concernent le retrait du marché des substances chimiques Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques (CMR) comme le formaldéhyde, certains phtalates (DEHP), le bisphénol A, le cadmium et le mercure, ainsi que leurs dérivés respectifs. D'autres mesures indiquées dans l'Appel de Paris préconisent le retrait du marché des produits organobromés en raison de leurs très grandes réactivités avec l'ozone et donc de la possibilité d'aggraver la disparition de la couche d'ozone stratosphérique. Certaines concernent encore les modalités d'autorisation de mise sur le marché des pesticides, additifs alimentaires et cosmétiques selon une procédure réglementaire comparable à celles utilisées pour les médicaments. Les scientifiques demandent également la réduction programmée de l'utilisation des pesticides, le développement de l'agriculture biologique, et, à ce titre, une réforme de la politique agricole commune. Outre la nécessité d'orienter le 7ème programme cadre de la communauté européenne pour la recherche et le développement technologique en direction de l'écologie et de la prévention des maladies environnementales, et non pas seulement en direction de la génétique et des traitements, les scientifiques prônent la création d'une nouvelle discipline médicale : la médecine environnementale. Avec tout ce qui est en train de se passer sur notre petite planète, ils vont avoir du boulot... Bravo, en tout cas pour l'initiative : il est grand temps !

  • Un milliard d'obèses et 800 millions qui ont faim...

    Plus d’un milliard d’adultes dans le monde et 10% des enfants sont obèses ou en surpoids, a indiqué Paul Zimmet, spécialiste du diabète, lors de son discours inaugural du XXe congrès de l’ICO (Congrès international de l’obésité) à Sydney. C’est beaucoup plus que les 800 millions de personnes victimes de la faim sur la planète. Pour mener une vie active en bonne santé, un être humain a besoin de 2400 calories par jour. La production mondiale agricole permettrait d’offrir à tous les habitants de la planète 2700 calories par jour. C’est plus qu’il n’en faut... Pourtant, si depuis trente ans le nombre de personnes souffrant de la faim a diminué dans le monde, la situation s’aggrave dans certains pays. Les nations riches sont des nations gavées. Par exemple, l’Australie, réputée sportive, a l’un des taux les plus rapides de croissance de l’obésité. Mais le phénomène touche aussi les pays en voie de développement (selon la FAO, en Egypte, il y a plus d’enfants présentant une surcharge pondérale qu’un déficit). On a donc affaire à une pandémie, qui pose la question de la répartition et de la qualité de la nourriture. Dans les pays industrialisés, le coût économique de l’obésité et des maladies associées représente 2,4 à 8% des dépenses de santé. Cité par Le Monde - AFP, Philip James, président de l’Equipe internationale de lutte contre l’obésité et ancien conseiller du premier ministre britannique, Tony Blair, a estimé, au congrès de l’ICO que pour lutter contre le problème, c’est l’ensemble des politiques agricoles qu’il faut repenser. "Nous nous sommes concentrés sur l’utilisation de l’argent des contribuables pour surprotéger tous ces éléments de la chaîne alimentaire qui provoquent aujourd’hui l’épidémie d’obésité. La surproduction d’huile, de graisse et de sucre, largement due aux subventions publiques visant à protéger les revenus agricoles, contribue depuis des décennies à la crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui". Mais les congressistes ont aussi insisté sur la nécessité de faire du sport, de bouger, de varier son alimentation. Victimes de la malbouffe, certes, nous sommes ! Mais paresseux aussi : voiture, ascenseurs, télévision... Mieux vaudrait prendre son vélo, escalader les marches, aller faire un tour à pied. C’est donc toute notre hygiène de la vie qu’il faut repenser ! Alors, on s'y met ?