nutriments

  • Plus que jamais, vous devez veiller à votre alimentation...

    « Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et 2015, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

    Ces travaux, résumés dans l’étude de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

    Même dans les aliments réputés sains, les teneurs en vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisées par 2, par 25, voire par 100 en un demi-siècle.
    Cela paraît invraisemblable. Mais pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

    Prenons l’exemple de la pomme.

    Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os.

    Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apporteraient que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, pionnier de l’agriculture biologique.

    Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme.

    Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux apports journaliers recommandés (AJR) – en vitamine A.

    Aujourd’hui, il faudrait manger 21 oranges pour ingurgiter la même quantité de cette précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaudrait à 26 pêches aujourd’hui et les pommes de terre, l’oignon, le brocoli n’apporteraient quasiment plus de calcium. La viande, elle, apporterait beaucoup moins de fer que jadis… »


    C’est ce que je vous disais au début de cette Lettre : pas franchement gai, comme nouvelle… Et puis en réfléchissant deux minutes, je me suis dit : et si cette situation absurde était au contraire une « chance ». Une opportunité pour des millions de personnes de reprendre enfin le contrôle sur ce qu’elles mettent dans leur assiette.

    Reprenons le cas de la pomme. Il ne faut plus tendre la main pour attraper le sachet de granny sans se poser de questions. Elles sont bio, OK. Mais d’où viennent-elles ? Comment ont-elles été cultivées, récoltées, transportées etc. ?

    Si le producteur ne sait pas répondre (ou ne veut pas répondre), choisissez-en un autre. Aujourd’hui de nombreuses associations pratiquent le circuit court (du producteur directement au consommateur) : parlez avec elles, adhérez-y, impliquez-vous.

    C’est un premier pas, mais il est déterminant. Il n’y a aucune raison d’être (ou de demeurer) des zombies de la consommation. D’acheter sans poser de questions ce que mangerbouger.fr vous demande d’acheter.

    C’est votre argent, c’est votre santé. Et les producteurs, comme les entreprises qui veulent nous vendre des aliments, nous doivent la vérité.

    Alors voici quelques conseils de bon sens, pour en finir avec ces « calories vides ». Choisissez :

    Des fruits frais de saison et de proximité si possible bio : il ne s’agit pas de fruits en compote ou cuits, car la cuisson détruit les vitamines et fait perdre aux fruits leurs qualités gustatives et leurs nutriments (fructose, vitamine C, minéraux dont le calcium végétal et le magnésium pour l’équilibre et l’humeur).

    Si vous avez des problèmes de côlon, choisissez des fruits à fibres douces, tels que petites bananes, poires ou pommes sans la peau, kiwis, mandarines, mais ni oranges, ni pamplemousse ou ananas aux fibres trop agressives.

    L’idéal est de consommer 4 à 6 fruits frais par jour, longuement mastiqués : 2 au petit-déjeuner puis au repas de midi et du soir et/ou entre les repas à la place des viennoiseries, des sucreries, crèmes et autres pâtisseries qui apportent trop de sucres raffinés ou cachés.

    Des salades contenant des végétaux de toutes les couleurs : laitue (qui possède un excellent antivieillissement, antioxydant: la lutéine, essentielle à l’entretien de notre rétine) ; les tomates fraîches, qui contiennent un antioxydant anticancer : le lycopène ; des amandes, noix, noisettes, du persil… avec leurs vitamines et leurs minéraux : calcium pour les os, magnésium pour réguler l’humeur ; de l’avocat et ses excellents acides gras, des bonnes fibres, des vitamines C et du groupe B (B1 à B6), nécessaires à votre cerveau, et les vitamines A (vision), E (neurones et fertilité), K (circulation-coagulation).

    Des légumineuses comme les lentilles, pois chiches, haricots qu’il faut faire cuire à la vapeur douce (pas plus de 95-97°C) et rapide de quelques minutes, afin de les consommer al dente, ce qui oblige à bien mastiquer chaque bouchée. Ainsi les fibres, les nombreuses vitamines, les phytohormones sont conservées et assimilées au mieux par notre organisme.

    Des produits animaux issus d’une saine agriculture : bio ou biodynamique avec le minimum de pesticides, insecticides, antibiotiques, perturbateurs endocriniens (dopage hormonal des animaux…), et de farines animales.


    Les protéines animales les meilleures sont dans les mers et océans. Les petits poissons gras, comme les sardines, maquereaux, harengs ou anchois sont les plus riches en acides gras oméga-3 qui offrent d’innombrables bienfaits pour la santé [2]. Ils contiennent aussi d’intéressants apports de vitamine D, de sélénium, de phosphore et de protéines de haute qualité.

    Sur terre, choisir en priorité les animaux qui ont des ailes pour leur viande blanche facilement digestible, issus d’élevages bios : poulet, dinde, pintade, pigeon…

    La viande rouge est indiquée une à deux fois par semaine. Elle contient des graisses cachées qui augmentent l’artériosclérose et les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et/ou d’infarctus du cœur. Une bonne côtelette, un bon steak (non haché), vous apporteront du fer facilement absorbé par le tube digestif (à éviter si vous avez trop de fer dans le sang). Source : Pure Santé.

    C'est ce que je répète inlassablement sur ce blog, depuis sa création... Et, croyez-moi, je suis plutôt satisfait de constater aujourd'hui que beaucoup de jeunes se rendent au marché Bio et prennent enfin soin de leur alimentation. Bien manger Bio, local et de saison coûte 1 euro de plus par jour : c'est le meilleur investissement que vous puissiez faire !

    Je suis également très heureux de voir capoter ce fameux traité transatlantique dont personne ne voulait en Europe (excepté la Commission Européenne et les multinationales, qui se foutent éperdument de votre santé).

    Bref, je me sens bien : mes efforts de communication et de lancements d'alertes n'auront pas été vains ! 

     

  • Les aliments que nous consommons ont perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive en 50 ans...

    A regarder ce soir sur FR 5 à 20H40 : Manger plus pour se nourrir moins.

    Aujourd'hui, dans les pays industralisés, la majeure partie de la population mange à sa faim. Pourtant, de nombreuses personnes souffrent d'une insuffisance en micronutriments comme le fer, le zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines, entraînant de nombreuses carences et maladies inflammatoires chroniques.

    En effet, au cours des cinquante dernières années, les aliments auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, oligo-éléments, omégas 3, etc...). Ainsi, pour retrouver l'apport en vitamine C d'une pomme des années 50, il faudrait en consommer une centaine. Un constat dont se soucient peu les industriels de l'agro-alimentaire...

    Cela serait pareil pour la majorité des fruits et légumes les plus consommés ainsi que pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, la révolution agricole des années 50, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture. Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité. Enquête, des Etats-Unis à l'Allemagne, de l'Angleterre à la France".

    Documentaire interpellant, exposé dans une enquête extrêmement soignée, alimentée en infographies, recherches probantes et reportages éclairants.

  • Bien se nourrir, c'est très facile... En 8 règles.

    1. Tout ce que vous voyez comme publicité à la télé, dans les magazines ou dans la rue, c'est exactement ce qu'il ne faut jamais manger : sodas, coca, jus de fruits, chips, pizzas, pâte à tartiner, actimel et yaourt, plats industriels, etc...

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    2. Evitez le lait de vache qui est fait pour le veau (qui doit prendre 600 kg en un an) et pas pour l'homme. Préférez le lait de chèvre ou de brebis, ou un lait d'amandes, de noisettes, etc... Evitez le lait de soja. Côté fromages, optez pour ceux au lait cru.

    3. Evitez la farine blanche (pain de mie blanc, viennoiseries, pizzas, pâtes blanches, biscuits). Et les produits raffinés en général.

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    4. Consommez des fruits (entiers, pas en jus sans fibres) et légumes Bio locaux et de saison, cuits à basse température (vapeur) pour garder tous les nutriments. Le Vitaliseur est le meilleur cuiseur vapeur. Evitez les cuiseurs vapeur à plusieurs étages, et ceux en plastique. Avec un peu de beurre ou un filet d'huile d'olive première pression à froid, c'est un délice. Et jetez votre micro-ondes à la poubelle !

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    5. Côté antioxydants, un grand bol de thé vert (sucré avec du miel bio), 2 verres de bon vin rouge et de temps à autre, un verre d'Elixir fermenté de grenade. N'oubliez pas les fruits secs et les légumineuses.

    6. Ne pas fumer, ne pas consommer d'alcools forts régulièrement et faire bouger notre corps de bipède (transpirer minimum deux fois par semaine pour éliminer les toxines).

    7. Evitez certains vaccins. Et les médicaments, sauf en cas d'absolue nécessité. Normalement, en corrigeant son alimentation, tout devrait pouvoir se soigner, sauf si vous avez trop traîné...

    8. Et pour finir, prenez le temps de manger. Dégustez vos aliments. Et mâchez des aliments solides (pas de viande hachée, c'est à dire mâchée par quelqu'un d'autre, pas de compote, etc...). Il faut faire fonctionner nos glandes salivaires qui produisent un litre de salive par jour et qui aident à la digestion.

    C'est ce que j'ai retenu de la conférence donnée par le Professeur Henry Joyeux, cancérologue de renom, chirurgien et professeur à l’Université de Montpellier. Il a un site internet et publie gratuitement une newsletter hebdomadaire avec plein de bons conseils. Avis aux amateurs.

    C'est tellement évident et simple à suivre que, oui, bien se nourrir est vraiment facile. Même de nos jours.

  • Be Slow Food à Bruxelles ces samedi 29/03 et dimanche 30/03...

    Les 29 et 30 mars, le convivium bruxellois Slow Food organise ainsi son premier week-end « Be Slow Food » (cf. ci-dessous), pour aider les Bruxellois à s’approvisionner en produits locaux de qualité, chose moins aisée en ville qu’à la campagne…

    Alors que le Slow Food International se fait de plus en plus actif à Bruxelles en termes de lobbying auprès de l’Union européenne, il se doit de montrer l’exemple en Belgique, où le mouvement peine à s’implanter. Mais les choses semblent enfin bouger. Il y a quelques semaines, on a ainsi assisté au lancement de la première Sentinelle Slow Food en Belgique, une dénomination privée destinée à soutenir la production d’un produit alimentaire en voie de disparition. Celle-ci concerne pour l’instant deux producteurs de fromage de Herve au lait cru et se veut beaucoup plus restrictive que l’Appellation d’origine protégée du Herve, qui tend à favoriser la production semi-industrielle. 

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    Cette constatation, on ne la trouve pas que dans le monde du fromage… Le procès d’Olivier Cousin devant le tribunal correctionnel d’Angers, le 6 mars dernier, a été largement médiatisé en France. La Fédération des viticulteurs de l’Anjou et de Saumur lui réclamait 5 000 € de dommages et intérêts avec sursis. Ce viticulteur d’une cinquantaine d’années basé à Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, est accusé d’utiliser le mot « Anjou » sur ses étiquettes (il ose même écrire « AOC » pour « Anjou Olivier Cousin ».

    Or, producteur en biodynamie, « sans sulfite ni sucre ajouté », Cousin n’entre pas dans le cahier des charges de l’AOC, notamment parce qu’il utilise… un cheval de trait pour travailler ses 4 ha de vignes! Malin, le viticulteur s’est servi de cette affaire comme d’une tribune - et le bonhomme a un sacré bagou, comme on a pu s’en rendre compte l’autre matin alors qu’il était invité dans la matinale de France Inter. Il dénonce haut et fort le rôle des ses collègues (interprofessions et fédérations viticoles) dans « la standardisation des AOC » et surtout « la destruction des terres ». Le tribunal d’Angers rendra son délibéré le 4 juin prochain.

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    Cette histoire a passionné la France. Mais au-delà d’un petit côté Clochermerle tellement terroir qui amuse la presse parisienne, ce bras de fer est exemplaire… « Mon produit, complètement artisanal, ne peut pas entrer dans la catégorie des vins industriels. Et ne peut pas les concurrencer », affirme Olivier Cousin. Comme bien viticulteurs, il a choisi de sortir du jeu des AOC pour imaginer ses propres vins. Des vins « d’auteur », « de pays », « nature » que l’on s’arrache à l’export dans le circuit des vinothèques…

    Le Slow Food est exactement sur la même ligne avec ses Sentinelles, dont le cahier des charges est beaucoup plus strict que les appellations traditionnelles, et ce en vue de défendre une agriculture paysanne à échelle artisanale. Berceau du Slow Food, l’Italie est un bel exemple de ce qui peut être fait en la matière. On y compte en effet plus de 220 Sentinelles, regroupant plus de 1600 producteurs: fermiers, fromagers, pêcheurs, bergers, boulangers, pâtissiers… Surtout, leurs produits du terroir étiquetés « Presidii Slow Food » sont intégrés à un vrai circuit de distribution. Que ce soit à travers les chefs du réseau des « Osterie Slow Food », qui les mettent à l’honneur à leur carte, ou via la chaîne d'épiceries gourmet « Eataly », associée au mouvement.

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    Créées pour défendre les productions spécifiques à une région, les appellations existent depuis le XVIIIe siècle. Les producteurs de Porto défendent ainsi leur vin depuis 1756, lorsque le marquis de Pompal, Premier ministre portugais, créa un comité chargé de garantir un certain niveau de qualité. Le mot « Champagne » est, lui, protégé par la loi depuis la fin du XIXe siècle. Mais il faut attendre 1935 pour voir apparaître le système des AOC français, le premier au monde.

    Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les appellations, plus ou moins officielles, plus ou moins commerciales, se sont multipliées: Label rouge, bio, AB, IGP… Tandis que les AOC s’alignent désormais sur les AOP (Appellations d’origine protégée) européennes. Mais il suffit de parler avec les producteurs, que ce soit d’huitres, de fromages, de vins, de charcuteries… pour se rendre compte des faiblesses de ces appellations, qui reposent essentiellement sur l’autocontrôle.

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    Aussi peu restrictives soient-elles, ces appellations sont par ailleurs menacées par la logique de production néolibérale. Elles sont en tout cas au cœur du Traité de libre-échange que l’Union européenne négocie en secret avec les États-Unis. Les industriels américains ignorent en effet la notion de terroir, préférant la marque à l’appellation. Ils plaident donc pour pouvoir utiliser sur leurs étiquettes les mots “Brie”, “Gouda”, “Champagne”, "Roquefort"…

    Les négociations viennent de reprendre à Bruxelles, ce 10 mars, et cette question capitale risque d’enrayer sérieusement les pourparlers. Cet accord de libre-échange transatlantique était d’ailleurs au cœur d’une rencontre organisée à Bruxelles jeudi 13 mars par l’association "Les amis de la Terre", à laquelle participait le Slow Food, pour alerter sur les conséquences de la signature d’un tel traité. Les interventions vidéo de Richard McCarthy, directeur exécutif de Slow Food USA, et d'Ursula Hudson, présidente du Slow Food Allemagne, sont à revoir en ligne sur le site Slowfood.com.

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    Cette année, « Goûter Bruxelles » a pour thème « la qualité dans nos assiettes ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le premier week-end « Be Slow Food », consacré « à la promotion d’une alimentation de qualité, de proximité, avec une approche éthique du marché ». Ce rendez-vous des producteurs et des consommateurs se tiendra dans la Halle des Tanneurs. Au menu, une vingtaine de stands de producteurs et artisans recommandés par les différents conviviums du pays (Namur, Liège, Anvers, Ostende…) ou issus d’autres filières (Saveurs paysanes, BioWallonie, Nature et Progrès…). Mais le salon accueillera également des associations actives dans le domaines de l’alimentation durable et des entreprises « eco-friendly ».

    Par ailleurs, de nombreuses activités sont prévues, comme la projection de documentaires consacrés à la problématique (« LoveMeatTender », « Slow Food », « Les moissons du futur »…) et des micro-conférences sur le thème « Ralentir dans un monde de plus en plus virtuels », le samedi. Ou, le dimanche de 13h30 à 15h30, deux tables rondes, l’une pour les professionnels (« Vers un autre approvisionnement »), l’autre pour les particuliers (« L’accès à des produits de qualité »). Sans oublier, pour les gourmands, un apéro Slow Food suivi d’un cooking show, le samedi dès 19h, et un « slow brunch », le dimanche à midi.

    Be Slow Food, les samedi 29 et dimanche 30 mars à partir de 10h à l’Atelier des Tanneurs. 60 rue des Tanneurs 1000 Bruxelles.

    Rens. et programme complet: www.slowfoodbrussels.be.

    Les Ateliers des Tanneurs proposent un marché bio du mercredi au vendredi de 11h30 à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 16h.

    Article paru sur : La cuisine à quatre mains. Carnet de route de deux gourmets gourmands sur Lalibre blogs.

     

  • Ma recette de salade verte...

    Vivement le printemps qui approche et la nouvelle saison des salades ! Quand je fais une salade, j'aime bien qu'elle soit variée et qu'on découvre selon les bouchées, des saveurs variées. 

    Question goût, tous les ingrédients sont bio, évidemment. Sinon cela ne goûte rien.

    Tout est cru, sauf les haricots princesses ultra-fins, les fèves des marais et les asperges vertes, juste blanchis. Pour le reste, vous prenez tout ce qui est vert : de la salade bien sûr, mais aussi de la roquette, des jeunes pousses d'épinards, du cresson, de la cressonnette, de la salade de blé, quelques brins d'estragon et quelques feuilles de basilic. Nettoyez le tout et essorer, séparément bien sûr. On continue ensuite avec le coeur d'un céléri branche, un petit concombre, un pied fenouil femelle, un poivron vert, et deux avocats pelés à vifs, débités en fins tronçons ou en cubes. On citronne et assaisonne les dès d'avocats, et on met une vinaigrette maison sur le reste. On débite ensuite quelques petits oignons frais en rondelles assez fines et on hache menu une botte de persil plat.

    Pour encore accentuer le côté gourmand et surprise, j'utilise un pesto d'ail sauvage Bio (ail des ours) que je déverse au fond du saladier, avant d'y placer tous les ingrédients, les uns après les autres, en terminant par les légumes les plus fragile. Un peu d'huile d'olive douce, première pression à froid, de la fleur de sel et quelques tours de moulin de poivre noir et c'est prêt ! Il ne reste plus qu'à touiller et à se servir. C'est du boulot (+- 2 heures), mais quel délice, quelle fraîcheur et quelles explosions de goût ! Un pur délice, vitaminé.

     

  • Mangez, on s'occupe du reste...

    Au tournant du siècle, au début des années 60, le souci majeur de l’industrie agroalimentaire est la réduction du budget alimentaire moyen des familles française sous la barre des 15 %. Nourrir un maximum de gens pour un minimum d’argent. Et, afin d’y parvenir, il a fallu diminuer considérablement les coûts de production des aliments. Comment ? Par la mise en place d’une logistique de masse et des monocultures qui l’accompagnent. Ces nouveaux modes de production ont considérablement appauvri la qualité nutritionnelle de notre alimentation au point que les micronutriments qui abondaient ont disparu : les aliments ont conservé leurs calories et une partie de leurs protéines mais pas le reste. Quand il faut gagner moins de 1 % sur le prix des lasagnes, tout est permis !

    Lorsque ces chaînes se sont mises en place, on ne se posait pas la question de savoir quels seraient les effets possibles sur notre santé parce qu’il n’y avait au début aucun motif d’inquiétude ; seule la quantité et la baisse des prix comptait. Les premiers soupçons, puis les premières preuves sont venus plus tard, alors que tout le système était déjà installé.

    Le maïs, plante symbole de cette intensification, illustre parfaitement le processus selon lequel cette augmentation des rendements va de pair avec l’appauvrissement nutritionnel des plantes. Les variétés andines de maïs ont des couleurs vives. Elles sont dérivées de la téosinte, l’ancêtre sauvage de tous les maïs. Leurs grains colorés des marchés du Pérou sont riches en anthocyanines, une variété de polyphénols antioxydants aux effets très positifs pour l’homme. En conquérant de nouveaux espaces, en devenant la première plante cultivée au monde, avec des variétés hybrides d’abord, OGM ensuite, le maïs a autant gagné en rendement qu’il a perdu en densité nutritionnelle. Ses racines ont plongé dans des sols de plus en plus épuisés par le retour régulier de la même culture chaque année, elles sont devenues incapables de capter les précieux oligoéléments dont nous avons besoin. Protégés des attaques des parasites par une foule de médicaments réservés aux plantes : anti- champignons, anti- bactéries, anti- mauvaises herbes, anti- insectes, les nouveaux maïs ne sont plus capables de synthétiser leurs propres agents de lutte contre ses ennemis. C’est ainsi que leur valeur nutritionnelle diminue. Le maïs contient toujours autant de calories, voire plus grâce aux progrès de la génétique végétale, mais ce sont des calories que les nutritionnistes qualifieraient de « calories creuses », car dépourvues de leur richesse en micro- éléments nutritifs. Il faut dire que ceux- ci ne comptent pour rien dans « l’analyse de la valeur » du maïs !

    « L’analyse de la valeur », c’est la décomposition du coût d’un produit. Pour un acheteur de l’industrie ou de la distribution, le coût d’un produit, c’est la somme des matières premières qui composent le produit. A ce coût des matières premières, les acheteurs additionnent la somme des coûts de transformation et de transport dudit produit. Le lait, le blé sont ainsi devenus des matières premières agricoles. Ils suivent un cours mondial, sont cotés quotidiennement à la bourse de Chicago, et font l’objet d’une compétition planétaire. Si le blé du Nord ou le lait breton sont trop chers, alors on fera venir le lait d’Allemagne ou le blé d’Ukraine, des pays où la main- d’oeuvre agricole est beaucoup moins chère qu’ici : les Allemands, par exemple, ne travaillent plus beaucoup la terre et confient la plupart des tâches agricoles à des ouvriers venus de l’Europe de l’Est mal rémunérés. Leurs porcs sont abattus et découpés par des ouvriers de l’Est sans salaire minimum.

    Tous les blés se ressemblent, tous les légumes aussi, tous les laits ont la même couleur, etc. Pourquoi ne pas prendre le moins cher ? Mais comme pour le maïs, ces produits très bon marché ne valent plus grand- chose sur le plan nutritif : ils nourrissent mais n’apportent rien à la santé et contribuent à nos carences. Très demandées en toutes saisons, les tomates se retrouvent sur nos étals au coeur de l’hiver. Elles viennent de serres du Sud poussant dans de la terre artificielle bien à l’abri de l’air et des agressions. Comme on peut s’y attendre, elles contiennent de plus en plus d’eau et de moins en moins de lycopène antioxydant. Etonnant quand même de consommer des tomates gorgées d’eau et venues de pays où, justement, l’eau est rare. Quelle que soit la saison, les oeufs apportent toujours autant de protéines et de lipides, mais de moins en moins d’oméga- 3 anti-inflammatoire.

    Voilà pourquoi les antioxydants et les antiinflammatoires abondent dans les rayons des pharmacies.Voilà pourquoi les centres commerciaux comprennent désormais des rayons entiers de gélules qui sont censées apporter dans nos corps les éléments qui de ne sont plus dans nos assiettes. Voilà pourquoi ce demi siècle qui a vu notre alimentation se modifier du tout au tout a aussi vu naître une puissante industrie : l’industrie pharmaceutique, branche récente de l’industrie chimique. Pendant que l’agriculture et l’agroalimentaire sont occupés à répondre à la demande d’aliments bon marché, c’est l’industrie pharmaceutique qui prend notre santé en main et nous concocte les anti- inflammatoires, les antioxydants, les antiparasites qui ont disparu de nos plats. De même, oméga- 3, fibres alimentaires, polyphénols en larges proportions dans nos assiettes voici quelques décennies sont désormais des produits achetés en pharmacie (et parfois en grande distribution) et consommés en gélules. L’industrie pharmaceutique de masse et celle du complément alimentaire répondent à une nouvelle demande provoquée par les carences de l’industrie alimentaire. Or le recours systématique aux médicaments pour pallier alimentation carencée et mode de vie n’est pas une démarche normale. Un médicament n’est pas une molécule anodine. Son action bloque des voies métaboliques. De plus, lorsqu’on en prend plusieurs, ils peuvent interagir entre eux, et personne ne maîtrise vraiment ces interactions.

    L’étude des chercheurs de l’Imperial College révèle de façon brutale les effets d’un demi- siècle d’évolution de la production de nos aliments et de nos médicaments. Les médicaments ont, par nature, toujours des effets secondaires. Leur consommation systématique deviendrait une norme d’accompagnement de la consommation d’aliments mal produits et mal consommés. Un symbole qui mérite que l’on s’y attarde un moment. Il démontre le lien entre la « malbouffe » et l’abus de médicament ». Il nous alerte sur cette vision terrifiante d’une société qui abandonne complètement la qualité des aliments pour la remplacer par la multiplication des médicaments. L’avenir de nos aliments et de notre santé est encore dans nos mains… mais encore pour combien de temps ?

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    Bizarrement, cet appauvrissement généralisé de nos repas, ce véritable danger sanitaire est passé sous silence. Des problèmes plus « discutables » semblent préoccuper les consommateurs ou les gens qui parlent en leur nom. Les gens qui nous nourrissent nourrissent aussi nos peurs. Les pesticides épandus dans les champs, les antibiotiques utilisés dans les poulaillers, les OGM font l’essentiel de nos grandes peurs alimentaires. Ils ne constituent pourtant que la face émergée du problème des carences de nos assiettes. Les pesticides et les OGM ont accompagné le développement excessif des monocultures. Ils ont permis de faire tous les ans la même culture sur le même sol, appauvrissant à la fois les terres et les plantes, et les rendant encore plus dépendants de la chimie. Les résidus d’antibiotiques utilisés en élevage dans les produits animaux peuvent être à l’origine de graves antibiorésistances chez l’homme. Leur usage important, mais curatif uniquement (en France), traduit un manque de résistance aux infections, une baisse de l’immunité chez les animaux nourris des monocultures. Et chez l’homme ? Un expert en toxicologie, spécialiste de la contamination des eaux et des sols par les substances chimiques, me montrait il y a peu une analyse de contaminants présents dans les eaux d’une rivière d’un département rural, la Baïse, dans le Gers : elle contient autant de résidus de médicaments pour l’homme que de résidus de pesticides agricoles… La boucle est bouclée, des médicaments du sol aux médicaments des hommes, la chimie compense massivement les erreurs d’une chaîne alimentaire pervertie.

    De plus, l’usage des pesticides est un problème pour les agriculteurs qui les manipulent. Des études épidémiologiques démontrent un lien (statistique) entre maladies neuro- dégénératives (maladie de Parkinson) et exposition prolongée à des doses de pesticides élevées. De la même façon, des études lient la fréquence de certaines maladies avec les cartes de production de plantes à fort besoin de pesticides comme le maïs.

    Un pour cent du prix des lasagnes… rappelez- vous ! La baisse du coût de l’alimentation a bien eu un prix. Ce prix, ce sont nos corps qui l’ont payé. La banalisation de nos productions alimentaires a eu pour corollaire la montée des maladies de civilisation. Les chaînes de production de masse sont bien en place. Elles relient efficacement des paysans au bord de la faillite à des consommateurs au bord de l’infarctus. Extrait de "Mangez, on s'occupe du reste", de Pierre Weill, aux éditions Plon, 2014 (lu sur Atlantico). 

     

     

  • Que la nourriture soit ta médecine...

    "Que la nourriture soit ta médecine". Cette citation d'Hippocrate (mort en 370 avant JC), qui débute le documentaire australien "Food Matters" réalisé en 2008 par James Colquhoun et Carlo Ledesma, résume bien la thèse de celui-ci : l'alimentation est la meilleure façon de prévenir les maladies. Le film met l'accent sur l'importance d'une alimentation bio, riche en végétaux dont une bonne part crus car ils sont ainsi particulièrement riches en fibres, vitamines, minéraux et autres enzymes.

    Le documentaire pointe également l'absurdité du système de santé américain, davantage axé sur le traitement que sur la prévention des maladies, notamment chroniques (telles que le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la dépression, le cancer ou l'obésité). Maladies qui pourraient être empêchées grâce à notre nourriture... voire traitées avec des injections de vitamines, selon des médecins interviewés.

    Problème:l'industrie pharmaceutique et le corpus médical refusent de se pencher sur  les bienfaits de la prévention par une bonne nutrition (et des vitamines en particulier), celle-ci ne rapportant pas d'argent. Mainmise du capitalisme sur tout le système de santé...

    Il faut entendre Andrew Saul, Charlotte Gerson, le Dr Dan Rogers, David Wolfe, le Prof. Ian Brighthope, Jérôme Burne, Philip Day et le Dr Victor Zeines, tous interviewés dans ce film (ou lisez leurs articles sur le net) : vous serez convaincu qu'une alimentation saine, Bio, avec minimum 51% d'aliments crus (légumes, fruits, poissons, jus, etc...) apporte à votre corps tous les nutriments dont il a besoin pour pouvoir empêcher toute maladie. C'est tellement évident et si simple : il suffit de le décider.

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    "FOOD MATTERS est un film-choc au rythme soutenu qui dresse le bilan de notre état de santé. Malgré les milliards de dollars investis dans la recherche pour d’hypothétiques nouveaux traitements, on continue à souffrir actuellement d’un tas de maladies chroniques et de maux quotidiens. Que l’on tente de réparer les dégâts auprès d’une population déjà intoxiquée et complaisante par une foule de thérapies dangereuses et une alimentation pauvre en éléments nutritifs n’aide certes en rien la situation.

    FOOD MATTERS se propose de lever le voile sur le marché de la maladie, tout en explorant les bienfaits peu coûteux et sans risque de la nutrition et des suppléments alimentaires qui peuvent contribuer à prévenir la maladie et contrer ses causes souvent sous-jacentes. Un film qui vise essentiellement à fournir une information bien documentée et à aider les gens à faire en tout temps les choix les plus appropriés pour leur santé."

    Je vous encourage, si vous avez une heure, à visionner ce documentaire très instructif qui va changer votre vie, votre rapport avec l'alimentation et votre regard sur la médecine et l'industrie pharmaceutique.

  • Food4Good...

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    Je reviens sur Food4Good et sur la qualité des produits mis en vente (uniquement en magasin Bio). Il est intéressant de comparer les valeurs nutritives des 3 poissons d'élevage Bio à ceux des poissons sauvages (pêche durable MSC) proposés par la même marque.

    On constate que chaque espèce de poissons possède des qualités nutritives différentes des autres. Par exemple, on trouve de l'iode, du sélénium et du phosphore dans le Merlu Blanc, et la même chose plus du potassium dans le Cabillaud, mais rien de tout cela dans le Saumon sauvage du Pacifique ou dans les poissons d'élevage.

    Par contre, on trouve de la vitamine D dans le Saumon du Pacifique et dans le Bar d'élevage et de la vitamine E dans le Saumon d'élevage irlandais.

    Au niveau graisses, le Merlu Blanc et le Cabillaud n'en ont quasi pas, tandis que le Saumon sauvage en a 10 fois plus, et le Bar d'élevage 8 fois plus, avec le même pourcentage de graisses saturées pour ces 2 derniers. 

    Conclusion : il faut varier les espèces pour pouvoir bénéficier de l'ensemble des nutriments, chaque espèce étant différente, ce qui est logique puisqu'elle se nourrit différemment. Et c'est d'ailleurs la même conclusion pour le reste de notre alimentation : varier fruits et légumes selon les saisons pour bénéficier de tous les bienfaits nutritifs dont notre corps a besoin. 

    Encore faut-il que ce soit du Bio et que les plantes aient pu synthétiser les micro-nutriments et les oligo-éléments présents dans la terre. Car en cultures intensives, traitées à outrance, le sol est mort et la plante ne peut plus rien y puiser, excepté des traces de pesticides et d'insecticides. Mais là, je m'égare. Ce n'est pas le sujet du jour...

  • Les bienfaits du régime alimentaire méditerranéen...

    Une alimentation basée sur le régime méditerranéen permet de réduire de près de 30 % le risque d'accident cardio-vasculaire: infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral et mort d'origine cardiaque. L'étude espagnole publiée ce lundi sur le site de l'une des principales revues médicales internationales, le New England Journal of Medicine , tombe à point nommé pour souligner l'importance d'une alimentation saine. (Source Le Figaro.fr).

    Le régime méditerranéen est une façon de manger qui associe modération alimentaire variété d'aliments et plaisir de manger.

    Ses principes de base sont les suivants :

    - Abondance de céréales complètes

    - Abondance de fruits et de légumes

    - Abondance d'ail, d'oignon, d'épices et d'aromates.

    - Utilisation de l'huile d'olive (première pression à froid) et faible consommation des acides gras saturés

    - Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines

    - Consommation faible de produits laitiers

    - Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine)

    - Consommation limitée de poulet et d'œufs (quelques fois par semaine)

    - Consommation limitée d'aliments sucrés (quelques fois par semaine)

    - Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois)

    - Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour)

    - Consommation faible d'alcool ou une consommation modérée de vin rouge durant les repas

    Un autre bénéfice probable de ce régime est lié au temps accordé aux repas ce qui contribue à une bonne mastication et à une meilleure digestion.

  • Terre à l'agonie...

    Agronomes, Lydia et Claude Bourguignon considèrent que la plupart de nos sols cultivés sont à l’agonie. Au banc des accusés : le labour et les apports excessifs d’engrais et de pesticides. Le passage à la bio, côté agriculteurs et côté citoyens, garantirait le retour de la fertilité.

    Vous estimez qu’en Europe, 70 % des sols sont morts. Qu’est-ce que cela signifie ?

    Lydia Bourguignon : Dire qu’un sol est “mort” signifie qu'on ne mesure aucune activité biologique en laboratoire, dans l’échantillon de terre étudié. En fait, je préfère parler de sols “à l’agonie”. Dans la notion de “mort”, il y a une idée de non-retour. Or, avec une prise de conscience et du travail, ces sols peuvent retrouver leur fertilité. Cela demande de la patience car on ne récupère pas si facilement des sols labourés depuis plusieurs décennies de façon assez dure : il faut supprimer les produits chimiques de synthèse, mettre en œuvre des pratiques d’agriculture biologique.

    Que reprochez-vous au labour ?

    Claude Bourguignon : Ce type de travail du sol perturbe complètement son fonctionnement. Les charrues descendent à des profondeurs entre 25 et 40 cm : c’est trop ! Au final, la terre est tassée, les microorganismes qui ont besoin d’oxygène, en surface, pour vivre, sont transportés en profondeur. Là, ils ne peuvent plus se développer et faire leur “travail” : décomposer la matière organique, former de l’humus qui nourrit les plantes. Résultat, l’activité biologique est ralentie voire stoppée.

    Dans votre laboratoire, vous analysez les sols. Que mesurez-vous exactement ?

    LB : Certains nous disent qu’on est les médecins de la terre. C’est un peu vrai ! Nous mesurons l’activité biologique d’un sol afin de comprendre comment il fonctionne... s’il fonctionne. Pour cela, nous avons mis au point une méthode qui prend en compte plusieurs indicateurs : par exemple, nous comptons les acariens, les collemboles, etc. Depuis que nous avons commencé nos mesures en France en 1990, nous observons une baisse régulière de l’activité biologique des sols. Pour preuve la disparition des vers de terre ! Globalement, les terres agricoles se dégradent dans le monde entier, partout où le labour moderne est associé à d’importants apports d'engrais chimiques et de pesticides. Nous avons noté plus d’activité biologique en Tunisie dans des zones très désertifiées que dans certains sols français…

    La conversion à la bio permet-elle de faire revivre les sols ?

    LB : Sans aucun doute. Les sols cultivés en agriculture biologique sont plus vivants : ils sont beaucoup plus riches en organismes vivants et en biodiversité que ceux travaillés en agriculture conventionnelle. Ils sont moins compactés, c'est-à-dire moins tassés. Passer en bio, c’est adopter un autre regard sur le sol, c’est observer le vivant. Cependant, la démarche doit être progressive car ce passage demande une profonde réflexion de la part du producteur. Et tous les sols ne permettent pas une conversion rapide. Comme en médecine, on ne peut pas conseiller à un malade traité depuis des années avec des produits chimiques de passer du jour au lendemain à l’homéopathie. Lorsqu’un agriculteur fait appel à nous, nous réalisons d’abord la carte d’identité du sol puis entamons un travail de longue haleine, avec pour finalité l’arrêt de l’utilisation des produits polluants.

    À la campagne, vu de l’extérieur, les cultures ont l’air saines, vivantes. Qu’est-ce qui cloche ?

    LB : Ce beau visuel est trompeur. En réalité, on observe une baisse de rendement au niveau mondial, depuis 1984. Les statistiques de la FAO (1) le montrent. À quel prix obtient-t-on ces cultures si belles, si carrées ? Au prix de l’utilisation de beaucoup trop d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires. Tant que les sols vivent sous perfusion, ils se maintiennent en vie mais c’est artificiel.

    Pensez-vous qu’à un moment, ces sols vont tout simplement arrêter de produire ?

    LB : Dans les pays en voie de développement, nous avons vu des sols qui avaient totalement “décrochés”. En France, les sols tiennent encore le coup, perfusés et aidés par notre climat tempéré. Mais nous tirons une vraie sonnette d’alarme par rapport aux catastrophes écologiques, aux orages qui entraînent des glissements de terrain. Les conséquences de ces fortes pluies sont de plus en plus dramatiques : aujourd’hui, quand il pleut beaucoup, l’eau n’est plus absorbée car la terre est trop compactée. C’est cela qui provoque des catastrophes. Le “décrochage” est là !

    Qui doit agir : les agriculteurs ?

    LB : Le monde agricole est très long à bouger. Nous disons aux producteurs de reprendre possession de leur capital, de leur terre. Mais c’est un discours à contre courant. Nous vivons dans une civilisation de la peur. La liberté, ça se paie très cher. C’est aussi le regard citoyen qui doit changer. Personne ne devrait jamais dire : “Je veux payer mon alimentation le moins cher possible”. Il faut accepter de payer au juste prix les produits agricoles. Les dépenses ont été déplacées vers le médecin, mais une alimentation de qualité éviterait cela ! C’est un problème global.

    En ce moment, n’y a-t-il pas un mouvement dans ce sens ?

    LB : Oui, je crois que nous sommes à un tournant. Les gens sont à la recherche d’une agriculture de proximité, de relationnel avec les producteurs. Il y a une demande de vérité. Nous sommes de plus en plus sollicités pour des conférences grand public et les salles sont toujours pleines ! Certains disent que les produits bio ne pourront pas nourrir la planète. Nous disons le contraire. Si, dans le monde entier, les agriculteurs faisaient les rendements des bio français, ça serait tout à fait possible. Il faut aussi remettre tout le monde à sa place : arrêter de produire de la tomate en Hollande par exemple. Chaque sol, chaque territoire doit retrouver sa vocation et chacun doit renouer avec le bon sens. Il y a fort à faire mais ce n’est pas impossible. Passer à la bio, c’est refaire un monde. Propos recueillis par Adeline Gadenne et Myriam Goulette sur http://kales.over-blog.com/

    Claude Bourguignon est ingénieur agronome, avec une maîtrise de microbiologie des sols. Il a été l’un des derniers élèves de cette chaire disparue aujourd’hui. Lydia Bourguignon a une maîtrise de biologie et un diplôme d'œnologie. Cinq personnes travaillent dans le laboratoire Lams.

  • Plus sûr de rien...

    Un belge sur deux est sous médicament (sur prescription médicale) : c'est 25 % de plus qu'il y a 10 ans. Et c'est sans compter ceux qui se soignent eux-mêmes, ou consultent des homéopathes, acupuncteurs, etc...

    Les gens se portent donc de moins en moins bien, ce qui signifie qu'ils se nourrissent de plus en plus mal. Consciemment ou pas. 

    Soit ils n'ont pas eu la chance d'avoir une mère ou une grand-mère leur ayant appris  la cuisine, les plats de saison, l'alimentation variée, et alors ils se nourrissent de fast-food, de pizzas et de crème glacées et ne boivent que des soft drinks et c'est la cata.

    Soit ils ont eu la chance d'avoir appris la cuisine et reproduisent les plats cuisinés dans leur enfance, mais avec des ingrédients issus de l'agriculture intensive, traités, bourrés de pesticides et d'additifs douteux, stérilisés, ionisés ou irradiés (pour qu'ils conservent plus longtemps) et ne contenant plus aucun élément nutritif. Des aliments morts. Et c'est aussi la cata.

    Car dans les 2 cas, vous tomberez rapidement malade, avec des carences d'un tas de choses. Et vous irez voir votre médecin qui vous prescrira un médicament pour tenter de soigner votre mal, mais sans s'interroger sur la cause.

    Et c'est cela que je dénonce : vous tombez malade à cause des multinationales agro-alimentaires, et les multinationales pharmaceutiques tentent de vous soigner. Ces 2 lobbies s'entendent très bien entre eux et achèvent de mettre en place une démarche machiavélique fort lucrative pour eux. Et tout cela avec la bénédiction de l'OMS, corrompue elle aussi.

    Et quand j'achète une gousse d'ail pour ses multiples bienfaits nutritifs, je doute. Est-elle naturelle, a-t-elle été traitée, ou pire : ionisée ou irradiée ? Car, dans ce cas, elle ne contient plus rien : ni oligo-éléments, ni antioxydants, ni vitamines, ni enzymes... Et comme il n'y a aucune obligation de notifier quoique ce soit sur l'étiquette, je ne suis plus sûr de rien... Si elle ne germe pas, c'est qu'elle est morte : c'est le seul contrôle que je peux avoir.

    Et il en est de même pour tous les fruits et légumes, la viande et le poisson, les fromages et charcuteries... Plus sûr de rien. Sale époque... Terriens, il est temps d'agir...

  • Les paniers BIO à Bruxelles...

    Les principales filières de paniers bio à Bruxelles :
    Les réseaux émanant des fermes de la Région flamande sont les plus anciens implantés à Bruxelles. Les deux filières principales, 
    Den Diepen Boomgaard (producteur) et Biohoeve De Lochting-Dedrie (producteur), sont des fermes qui s'intègrent à des projets plus globaux de réinsertion professionnelle.

    Terrabio
    , en plus de sa vente directe quatre fois par semaine à l'Atelier des Tanneurs, développe un réseau de distribution de paniers de fruits et légumes, intégrant produits locaux (intermédiaire) et d'Italie. On peut aussi leur commander à part des pommes de terre et des oignons. Chaque panier est accompagné de recettes et d'infos sur les producteurs. Tous les fruits et légumes proviennent directement des producteurs locaux belges (GPFL) et de coopératives de producteurs européens associés faisant partie du réseau Mandala Organic Growers. Les paniers peuvent être retirés à l'Atelier des Tanneurs lors du marché le mercredi et le vendredi. Terrabio livre aussi tout groupe intéressé qui s'organise afin de rassembler des commandes et crée un point d'enlèvement !

    Exquisite Green propose des paniers de légumes ou de fruits de différents prix, et assure des livraisons à Bruxelles ainsi que dans le Brabant wallon. Cette nouvelle filière dynamique, créée en novembre 2009, s'approvisionne surtout auprès de GPFL, plate-forme d'une dizaine de producteurs belges. Exquisite Green livre sur les lieux de travail, à domicile et dans des points de collecte.

    The Peas fournit également des paniers dans les différentes communes de Bruxelles, au départ de leur épicerie située à Etterbeek. Deux gammes de produits au choix : Bioproximity, qui contient uniquement fruits et légumes de saison et locaux, fournis par la ferme Tournel (Toubio) et la coopérative GPFL ; et Biodiversity, qui contient aussi quelques produits étrangers, de chez Pronatura ou GPFL

    Biogusto livre des paniers bio à domicile, dans des points de dépôt et des entreprises.

    Cookitude
     livre des paniers de fruits et légumes classiques mais aussi des "paniers-recette" avec tous les ingrédients + une recette détaillée pour un repas.

    A signaler aussi, Roland Masson et 
    Alternature qui livre aux particuliers toute la gamme de l'alimentation bio (intermédiaire, achat chez le grossiste) via des paniers à composer et commander via internet.

  • On vous cache la vérité...

     

     

    Au Canada, tous les produits alimentaires traités par irradiation doivent présenter le logo RADURA sur leur emballage.

    En France, comme en Europe, toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation ». En pratique, cette signalétique n'apparaît quasiment jamais au consommateur dans la mesure où les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés où ils sont mélangés à d'autres non irradiés.

    De plus, il est évident que la volonté politique mondiale (OMS, ONU, CEE) de cacher la vérité aux consommateurs, que ce soit pour l'irradiation des aliments ou la présence d'OGM dans nos aliments est très forte. Sinon, l'imposition de la mention "contient des OGM" sur l'emballage des produits devrait être obligatoire depuis longtemps... Alors, pour les aliments irradiés, vous pensez bien qu'ils ne vont pas se presser...

    En attendant, et peu de consommateurs le savent, nous mangeons des tonnes d'OGM à notre insu, et sûrement aussi des aliments irradiés, vidés de leurs substances nutritives dont notre organisme a pourtant grand besoin, mais en plus - et c'est encore plus grave - des aliments dont la structure moléculaire a été modifiée suite à l'irradiation, et qui présente un énorme risque pour notre santé.

    Avez-vous imaginé une seule seconde que quand vous mangez une crevette ou un scampi, celui-ci a non seulement été nourri exclusivement d'OGM, bourré d'antibiotiques, et en plus irradié ? Pareil pour la plupart des poissons d'élevage (aaah, le bon saumon fumé !), et idem pour les élevages de volailles et autres élevages intensifs...

     

    Pour que les choses progressent, ne pensez-vous pas que nous devrions changer notre façon d'acheter, consommer et manger ? Nous tourner vers le BIO devient impératif : c'est la seule alternative possible (mais jusqu'à quand ?) d'être sûr de la qualité nutritive des aliments, et de consommer des produits sains. Comme dans le bon vieux temps...

    Et c'est l'unique raison pour laquelle nous devons absolument nous battre pour empêcher la culture d'OGM en Europe, nous battre pour préserver les aliments Bio tels quels (et ne pas admettre un pourcentage d'OGM dans ceux-ci, comme le souhaiterait la CEE...), nous battre pour conserver la biodiversité de nos régions et pousser à une agriculture responsable et Bio, et à une consommation locale de qualité, et de saison. Terriens, il est temps d'agir... Grand temps !

  • Classification des aliments...

    CLASSIFICATION DES ALIMENTS selon Edmond Bordeaux-Skezely

    Aliments à haute vitalité

    (faciles à digérer, soutenant les mécanismes de détoxication du corps)

    1.Aliments biogéniques : graines, céréales et féculents en germination, jeunes pousses, algues , pollen, gelée royale.

    2.Aliments bio actifs : baies, fruits et légumes frais et bio, crus et non transformés. Huiles végétales de première pression à froid, herbes aromatiques fraîches, lacto-fermentés.. ;

    Aliments à faible vitalité

    3.Aliments bio statiques : tous les aliments cuits et tous les aliments qui, bien que crus, ne sont plus frais. Par ordre croissant de travail digestif : poissons, fruits de mer, produits à base de lait de chèvre, yoghourts, fromages blancs frais, lait et fromages, oeufs, volaille, viandes blanches, viandes rouges.

    4.Aliments biocidiques : toutes les nourritures dénaturées, frelatées, irradiées, raffinées, pasteurisées, cuites à haute température, contenant des additifs et conservateurs chimiques

    Ecoutons le cuisinier belge Pol Grégoire : "La classification d'Edmond Bordeaux-Szekely distingue quatre catégories d'aliments selon leur capacité à régénérer les cellules : les aliments biogéniques (qui engendrent la vie), les aliments bio actifs (qui entretiennent la vie) les aliments bio statiques (qui diminuent la vie) et les aliments biochimiques (qui tuent la vie). Les aliments biogéniques sont alcalinisants et très énergisants. La germination, par exemple, accroit le niveau enzymatique de six à vingt fois. Or les enzymes sont les premiers catalyseurs de la digestion. S'ils font défaut, le processus digestif se fait mal et l'organisme s'encrasse. Ce dernier puise alors dans son capital enzymatique endogène pour effectuer le travail. L'alimentation la plus bénéfique contiendra un minimum de 25 à 30 % d'aliments biogéniques . J'y range les algues, les jeunes pousses et toutes les graines (légumineuses, céréales, légumes, oléagineux...) trempées au moins 12 h pour enclencher la germination" .

    Et les enzymes, c'est hyper-important pour notre corps. Une carence en enzymes est la source de dysfonctionnements de notre corps et de l'apparition de maladies. Adoptons une alimentation plus saine avec les aliments des 2 premières classifications.

    Voir le lien dans la colonne de droite "Tous sur les enzymes". Très instructif...

  • Supériorité incontestable du Bio...

    La majorité des études comparatives entre produits bio et conventionnels a porté sur les teneurs en nutriments. La supériorité du bio est incontestable pour un certain nombre d'entre eux :

    Vitamine C pour les légumes et certains fruits ;

    Matière sèche pour les légumes feuilles et les pommes de terre;

    Fer et magnésium pour certains légumes ;

    Qualité des protéines pour les céréales ;

    Oméga 3 pour la viande et les produits laitiers.

    Pour les autres nutriments, les résultats sont plus variables, même s'ils sont assez souvent en faveur du bio. Mais l'essentiel de la supériorité des produits bio tient à d'autres causes.

     

    On parle beaucoup, depuis quelques années, des polyphénols, des substances présentes dans de nombreux végétaux et qui nous protègent contre certains cancers et les maladies cardiovasculaires. 

    Or, si pour les minéraux et les vitamines, la différence entre les teneurs des produits bio et celles des produits conventionnels est rarement considérable, il en va autrement des polyphénols. Dans la grande majorité des études comparatives, les produits biologiques en contiennent en effet nettement plus.

     

    On connaît le rôle essentiel joué par les acides gras oméga 3 en matière de santé. Ce que l'on sait moins, c'est que la viande et les produits laitiers peuvent être sources de ces précieux acides gras, qui sont loin d'être négligeables. 

    Mais leur teneur en oméga 3 varie considérablement selon la manière dont les animaux ont été nourris. Elle est beaucoup plus élevée lorsqu'ils sont nourris à l'herbe, comme le plus souvent dans les élevages bio, qu'avec une alimentation à base de céréales, comme dans la plupart des élevages intensifs. Plusieurs études récentes ont confirmé que le lait bio contient beaucoup plus d'oméga 3 que le lait conventionnel.

    L'une d'elles, réalisée aux Pays-Bas en 2005, a comparé le lait produit dans 5 fermes bio et 5 fermes conventionnelles : le lait bio contenait 2 fois plus d'oméga 3 que le conventionnel. Enfin, deux études, réalisées l'une en Suisse et l'autre aux Pays-Bas, ont montré que le lait maternel des mères mangeant bio était lui aussi plus riche en oméga 3 que celui des mères ayant une alimentation conventionnelle.

     

    Le choix des variétés : celles cultivées par les producteurs bio sont souvent plus riches en vitamines que celles des conventionnels.

    C'est le cas par exemple pour les pommes. En conventionnel, la Golden reste de loin la variété dominante, puisqu'elle représente près de 40 % du marché. Or, c'est l'une des plus pauvres en vitamine C : elle en contient en moyenne 8 mg pour 100 g contre 20 à 30 mg pour certaines variétés anciennes (par exemple Reinettes ou Calville blanc). 

    La possibilité de consommer la peau de nombreux fruits et légumes : en bio leur épluchage est souvent inutile, alors qu'il est recommandé, voire indispensable, en conventionnel, pour éliminer au moins une partie des résidus de pesticides qu'ils peuvent contenir. Or, la peau des fruits et la partie externe des légumes sont toujours plus riches en vitamines, en polyphénols et en fibres que l'intérieur.

    Par exemple, la peau des pommes contient 4 à 6 fois plus de vitamine C que la pulpe, les feuilles externes des salades sont plus riches en vitamines que le cœur.

    La consommation de produits complets : les céréales et les produits à base de céréales bio (farine, pain, pâtes et riz complets) peuvent être consommés sans raffinage, car ils ne risquent pas de contenir des pesticides, qui se concentrent dans les parties externes du grain. Or, l'essentiel de la richesse nutritionnelle des céréales (minéraux, vitamines, polyphénols, fibres) se trouve dans ces parties. Une étude récente a révélé que les enveloppes et le germe du grain de blé contiennent 15 à 18 fois plus de polyphénols que l'intérieur du grain, qui donne la farine blanche.

    Des techniques d'élevage très différentes : les vaches nourries à l'herbe donnent un lait plus riche que celles nourries aux céréales, non seulement en oméga 3 mais aussi en antioxydants. Les différences peuvent être encore plus considérables que pour les acides gras.

    Enfin, en moyenne, 50 % des produits conventionnels d'origine végétale contiennent un ou plusieurs pesticides, et la situation ne va pas en s'améliorant. Il peut arriver que l'on trouve un résidu de pesticide dans un produit bio, mais c'est très rare (3 à 5 % des échantillons), et les quantités trouvées sont toujours extrêmement faibles.

    Elles proviennent presque toujours soit de la contamination générale de l'environnement - air, eau, sol - soit d'un traitement effectué par un voisin. Le résultat - prévisible - est que l'organisme des consommateurs bio est beaucoup moins «imprégné» de résidus de pesticides que celui des consommateurs de produits conventionnels.

    Ajoutons à cela le goût : le vrai goût des tomates, des salades, des fruits, du fromage, des volailles, etc. Le vrai goût d'antan : quel plaisir ! On l'avait presque oublié. Encore besoin d'arguments pour passer au 100% bio ? Terriens, il est temps d'agir...

     

     

     

     

  • S'alimenter correctement...

    Je me permets de vous faire connaître un site américain vraiment intéressant au niveau alimentation. Cette fondation indépendante critique les pratiques agro-alimentaires des multinationales, analyses à l'appui, et prône un retour à l'alimentation saine d'antan, en vous expliquant pourquoi. Ci-dessous, les articles traduits en français. Mais il y en a beaucoup d'autres en anglais. Et, croyez-moi, ils valent la peine d'être lus...

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    Thanks to Maurice Legoy, Taty Lauwers, Charlotte Standen and Mahilde Vandenbulke!

  • Agro-alimentaire et malbouffe...

    Chaque année en France, la malbouffe provoque trois fois plus de morts que le tabac et cinquante fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d'obèses. Effarant. En un demi-siècle, le contenu de notre assiette s'est radicalement transformé. Aujourd'hui, 80 % des aliments que nous avalons sont industriels. Souvent trop gras, trop sucrés, trop salés et bourrés de chimie.


    Un constat dénoncé dans un livre qui paraît cette semaine « Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète » (Fayard, 336 pages, 19 E).

     Son auteur, le docteur Laurent Chevallier, met les pieds dans le plat. « Plus personne ne peut nier le lien entre les dérives d'une certaine forme d'alimentation industrielle et l'augmentation significative de certains cancers et maladies cardiovasculaires,explique ce consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier. Je tire la sonnette d'alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe. »


    Comment en est-on arrivé là ? Pour produire en quantité, le plus vite possible, au plus bas coût, les ingénieurs agronomes ont créé des variétés de légumes, de fruits et de céréales qui poussent plus vite, « boostées » à coups d'engrais et de pesticides dont on retrouve les résidus sous notre fourchette. De la même façon, on a sélectionné des races d'animaux à gros rendements. Des « usines sur pattes » qui fonctionnent avec des granulés hautement énergétiques. Un super-carburant qui a altéré la composition de la viande, du lait ou des oeufs.


    Une matière première bas de gamme, qui est ensuite transformée au point de perdre une partie de ses nutriments, vitamines et arômes. Au milieu des années 80 la chimie s'est invitée en cuisine. Pour ressusciter le goût perdu dans le processus industriel, on a réinjecté en bout de chaîne des arômes artificiels, mais aussi des conservateurs pour allonger la durée de vie des produits, des colorants pour les rendre plus tape-à-l'oeil, des correcteurs d'acidité, sans oublier les émulsifiants, antiagglomérants, gélifiants et autres agents d'enrobage... Aujourd'hui, l'industrie agroalimentaire dispose de 357 additifs autorisés qui remplissent 24 fonctions différentes. « Un cocktail chimique dont on évalue mal tous les effets sur notre organisme », avertit Laurent Chevallier. Ajoutez-y des emballages en plastique dont certains composants ont une fâcheuse tendance à migrer vers les aliments...


    « Notre nourriture n'est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l'a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l'huile de palme. Et surtout de sucre et de sel. » Des appâts gustatifs désormais utilisés à tout-va par l'industrie agroalimentaire. Nous consommons ainsi chaque jour 8,5 grammes de sel, quatre fois plus que nos besoins physiologiques. Quant au sucre-une « calorie vide » dans le jargon des nutritionnistes, c'est-à-dire qui ne contient rien d'autre que de l'énergie-, nous en avalons 35 kilos par an. 75 % de ce sucre étant directement incorporé dans les aliments par les industriels. 


    Un désastre nutritionnel longtemps masqué par les progrès réalisés sur le plan de l'hygiène. En aseptisant notre alimentation, les industriels ont fait chuter le nombre de morts par intoxications alimentaires, et l'invention du réfrigérateur ajouté à l'usage des antibiotiques a fortement diminué l'incidence des cancers de l'estomac provoqués par des bactéries. Mais, dans le même temps, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'obésité ont explosé. Pour la première fois, malgré les progrès continuels de la médecine, l'espérance de vie d'un Américain naissant aujourd'hui ne dépassera pas celle de ses parents. Elle sera même plus faible dans les classes défavorisées.


    Si l'on commence à se préoccuper de qualité nutritionnelle, le risque que fait peser la présence de molécules chimiques dans nos aliments n'est pas suffisamment pris en compte. Ce que dénonce Laurent Chevallier. « N'ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché. » La preuve, selon lui, que l'on nous met sur la table des aliments mal évalués. « On a mis trente ans à s'apercevoir que le E128, un colorant pour saucisses industrielles, attaquait les cellules du côlon chez le rat et la souris. » On a pourtant multiplié les instances de contrôle. « Pour évaluer la dangerosité d'une substance chimique, les agences se contentent la plupart du temps des études fournies par les industriels à partir de cahiers des charges inadaptés. Sans compter qu'un certain nombre de leurs experts travaillent avec ces mêmes industriels. »Bref, les mailles du filet seraient trop lâches. « Je suis sidéré que l'on n'avertisse pas les femmes enceintes des risques liés aux substances chimiques de notre alimentation. » Le cas du BHA fait bondir le nutritionniste. Cet additif, présent dans certains chewing-gums, est considéré comme cancérogène. Mais, au lieu de l'interdire, on a demandé aux industriels d'en diminuer la teneur, sans même les obliger à en indiquer la concentration sur l'étiquette.

    « Nous ne devons pas attendre que les pouvoirs publics durcissent la réglementation, au risque de revivre ce que l'on a connu avec l'amiante ou le plomb.

     

    C'est au consommateur d'agir, dès maintenant . » Dans son livre, le docteur Chevallier donne les clés pour faire le ménage dans nos assiettes. Il dresse ainsi la liste de 100 produits « modèles », à acheter sans risque. Et surtout, il désigne une dizaine de « marqueurs de malbouffe ». Des ingrédients faciles à repérer sur l'étiquette, qui doivent faire office d'épouvantails. A vos courses !


    Cet article, paru dans "Le Point" devrait nous conforter dans le fait de boycotter tous les produits des multinationales agro-alimentaires et de nous tourner vers des petits producteurs locaux et bio, en re-mangeant selon les saisons, comme le faisaient  et le font encore nos grands-parents. Eux, vivront longtemps. Beaucoup plus longtemps que nous... 

  • Les conserves de tomates...

     Lu dans "Le Soir" : Michel Lievens, bio-ingénieur nutritionniste, a examiné les nutriments entre, d'une part, une tomate fraîche du supermarché et, d'autre part, des conserves telles que la pulpe de tomate, la purée de tomates, la verdurine (concentré de tomate avec des légumes et du basilic) et le double concentré. Surprise : dans la grande majorité des cas, le produit préparé à partir de tomates présente de meilleurs taux en nutriments que le légume-fruit original. « Il y a à cela une raison simple. La tomate fraîche que nous achetons dans notre pays a été cueillie bien avant sa maturité. Elle n'a pas eu le temps d'emmagasiner tous les nutriments du sol et de bénéficier du soleil dont bénéficient par contre les denrées qui sont conditionnées dans les pays chauds à pleine maturité », explique Michel Lievens. Que ce soit en matière de fibres, mais aussi de vitamine A, E et B3, les taux observés sont plus élevés, voire décuplent. Ainsi, 100 grammes de pulpe en conserve contiennent 16,5 % des besoins quotidiens en vitamine E (antioxydant et anticoagulant qui joue un rôle dans la protection des membranes cellulaires) quand la même quantité de fruit frais n'en couvre que 4,5 %. Plus spectaculaire : pour la vitamine A, si importante pour le maintien de la vision et facteur d'immunité, les taux grimpent de 5 % des besoins quotidiens à 65 % dans la purée et 110 % avec de la verdurine. Et une étude réalisée par le professeur Fiorenzo Pastoni, spécialiste de l'alimentation, montre que dans 100 grammes de double concentré de tomate, on trouve près de 30 milligrammes de lycopène, soit jusqu'à six fois plus que dans une tomate fraîche. Le lycopène confère sa couleur à la tomate et il est connu pour ralentir le développement de différentes maladies cardio-vasculaires et de certains cancers, notamment celui de la prostate. On lui attribue également souvent la faculté de contribuer à protéger la peau des phénomènes d'oxydation induits par l'exposition solaire. En résumé : ne consommons pas ces tomates fades et sans goût produites dans le nord de l'Europe. C'est de la flotte. Rien d'autre. Consommons, en saison, les tomates bio provenant du Sud, toutes les autres étant couvertes de pesticides. Et, en hiver, abusons des conserves. Bio si possible, toujours pour éviter ces pesticides.