nucléaire

  • 165 milliards d'euros. Pas cher le nucléaire...

    Alors que le Japon commémore ce samedi le sixième anniversaire de la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011, la région de Fukushima est toujours prise au piège de la contamination

    Six ans après le séisme et le tsunami qui ont dévasté les réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi, dans le nord-est du Japon, la préfecture nippone vit toujours à l’heure de la catastrophe nucléaire. Quelque 80 000 personnes déplacées de la zone ravagée connaissent encore des conditions de vie précaires.
    La radioactivité fait obstacle au démantèlement et à la reconstruction économique, alors que les dégâts provoqués par le désastre nucléaire et les coûts pour décontaminer la zone ne cessent d’augmenter. Les fuites radioactives se poursuivent et les dernières découvertes sur le site, effectuées début février 2017 par des robots, ont de nouveau fait monter d’un cran l’inquiétude.


    Grâce aux dizaines de milliers de travailleurs (plus de 42 000) qui se sont succédé à Fukushima-Daiichi depuis 2011, le pire a été évité et la situation s’est améliorée. Le combustible de la piscine du réacteur 4, la plus importante et la plus endommagée en mars 2011, a été retiré en décembre 2014 et la radioactivité a beaucoup baissé depuis la catastrophe. Mais pas sur les réacteurs 1, 2 et 3 où les cœurs ont fondu pour former un magma hautement radioactif (corium) dont on ne sait toujours pas exactement six ans après où il est passé.

    La radioactivité est telle qu’une personne qui y serait exposée mourrait presque instantanément et les robots, dans les cas les plus difficiles, n’y résistent pas mieux que l’homme et meurent souvent en cours de route, avant même d’avoir achevé leurs investigations. En cause : des radiations trop intenses. "Dès qu’ils s’approchent des réacteurs, les radiations détruisent leurs câbles électriques et les rendent ainsi inutilisables", explique à l’agence Reuters, Naohiro Masuda, responsable du démantèlement de Fukushima chez Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima.

    Le recours à la robotique est toutefois indispensable pour tenter de déterminer la méthode d’extraction du combustible fondu, qui devrait démarrer au mieux en 2021, dix ans après la catastrophe. Car on ne sait toujours quasiment rien sur l’emplacement, la taille et la forme du combustible fondu. Des images prises le lundi 29 janvier 2017 dans l’enceinte de confinement du réacteur 2 de la centrale accidentée par le robot Sasori ("scorpion"), un bras télescopique équipé de dosimètres et d’une caméra, chargé de l’explorer ont montré, pour la première fois, la présence possible de combustible fondu. Le 3 février, grâce au robot, Tepco annonçait avoir observé des niveaux de radiation "pouvant atteindre 530 sieverts par heure".


    Une découverte qui fait craindre de nouveaux retards dans le démantèlement de la centrale déjà prévu pour durer au moins encore 40 ans et des dérapages de coût supplémentaires. En novembre 2016, le gouvernement avait déjà revu à la hausse l’enveloppe globale à 165 milliards d’euros (20 000 milliards de yens), soit le double de l’estimation précédente.

    Au total, plus de 160 000 habitants ont quitté la zone après la triple catastrophe de Fukushima, sur ordre des autorités ou par peur des radiations. Depuis, le gouvernement japonais a conduit une opération de décontamination, qui s’apparente au rocher de Sisyphe et dont les coûts devrait atteindre 37 milliards d’euros (4 500 milliards de yens). Mais seuls 13% des habitants – surtout des personnes âgées – sont rentrés dans les fameuses "zones décontaminées". La plupart d’entre eux s’inquiètent des risques de radiation.


    A compter du mois d’avril 2017, près de 70% des territoires interdits seront de nouveau décrétés habitables par les autorités, qui veulent contraindre les personnes déplacées à retourner chez elles, alors que beaucoup de zones voisines sont encore contaminées, à l’instar de la région d’Itate, un village situé à environ 35 km de Fukushima, ainsi que l’a révélé la semaine dernière Greenpeace, dans son rapport "No return to normal" ("Pas de retour à la normale"). S’appuyant sur des mesures sur le terrain, le groupe écologiste affirme que la zone évacuée n’est toujours pas habitable du point de vue sanitaire.

    On connaît le nombre de victimes du tsunami : la vague noire géante, haute de plus de 15 mètres, a tué 1 607 personnes. Concernant le bilan sanitaire de la pollution nucléaire, qui peut induire troubles cardio-vasculaires, leucémies, tumeurs, cancers thyroïdiens et endocriniens.…, le bilan est plus difficile à établir. Les autorités ont reconnu officiellement que l’atome avait provoqué 1 656 décès indirects. A ce jour, un seul lien lien officiel a été établi par les autorités japonaises, en décembre 2015, entre un ouvrier souffrant d’une leucémie et la radioactivité de la centrale.

    En août 2014, une étude sur l’impact des radiations de la catastrophe de Fukushima a révélé que plus d’une centaine de jeunes âgés de moins de 18 ans au moment de l’accident nucléaire de 2011 avaient développé un cancer de la thyroïde, confirmé par chirurgie ou fortement soupçonné. Sans que la relation avec le désastre atomique soit toutefois entièrement établie. Le rapport de deux ONG antinucléaires publié le 9 mars 2016, indiquait que la pollution radioactive de Fukushima pourrait causer 10 000 cancers supplémentaires.


    La population doit toujours se soumettre à un suivi médical, notamment, les enfants, pour des examens de la thyroïde, ce qui ne simplifie pas la vie quotidienne et fait obstacle à la revitalisation de la région.

    Les autorités de Fukushima, qui veulent relancer l’économie de la région, troisième plus grande préfecture du Japon et quatrième pour sa surface agricole, se heurtent à la méfiance des consommateurs nippons et des pays voisins importateurs (Taïwan, Corée du Sud…). Si les contrôles réguliers des taux de contamination des produits alimentaires et des poissons et crustacés issus de la région de Fukushima montrent désormais leur innocuité, agriculteurs et pêcheurs peinent toujours à les vendre.


    En matière énergétique, la préfecture qui a décidé dès 2011 de sortir du nucléaire, affiche l’ambition de devenir un territoire 100% énergie renouvelable, en développant l’éolien, le solaire, la biomasse et la géothermie, et espère devenir en 2020 la base de production de l’hydrogène qui alimentera le village olympique des Jeux olympiques mde Tokyo. Un challenge qui s’annonce difficile à relever au vu des contraintes que la radioactivité continue de faire peser sur la population. Source : Sud Ouest.fr 

    Un beau cadeau pour les générations futures... Et ce n'est sûrement pas AREVA qui va payer, ni Tepco. Une belle crasse, le nucléaire... 

  • Tchernobyl provoque toujours des cancers de la thyroïde chez les belges, 30 ans après...

    Alors que le trentième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl approche, une étude réalisée par des médecins de l’hôpital universitaire de Mont-Godinne (UCL) tend à démontrer qu’elle a également eu des conséquences néfastes sur la santé des jeunes Belges de l’époque, rapporte le «Soir mag» dans son édition de mercredi.

    Les résultats de l’étude, publiés récemment dans le journal officiel de la Société royale belge de chirurgie, indiquent que le taux de cancer de la thyroïde chez les Belges qui avaient moins de 15 ans lors de l’accident nucléaire, le 26 avril 1986, est, depuis 30 ans, plus élevé que dans le reste de la population.

    Les chiffres tiennent compte de tous les patients nés avant avril 1986 et qui ont été opérés pour des lésions de la thyroïde à l’hôpital de Mont-Godinne entre avril 1986 et avril 2015, soit 2.349 personnes. Parmi celles-ci, 2.164 avaient plus de 15 ans en 1986, dont 8,1% ont développé un cancer papillaire de la thyroïde, qui peut être induit par les radiations. Le taux grimpe à 19,5% parmi les patients étudiés qui étaient plus jeunes au moment de la catastrophe.

    «Nous pensions que plus le temps passerait, plus le taux de cancer diminuerait chez les plus jeunes (...). Ce n’est pas le cas. Le temps de latence peut donc être très long pour le cancer de la thyroïde induit par les radiations», commente dans les pages du Soir mag le professeur Luc Michel, spécialiste des glandes endocrines à l’UCL.

    Il aurait fallu distribuer immédiatement des cachets d'iode à toute la population, ne pas cacher la vérité ni sous estimer le danger, et assurer un meilleur suivi médical depuis l'accident. Comme d'habitude, rien n'a été fait par le pouvoir politique en place. Pire encore en France où on nia carrément que le nuage de particules radioactives était présent sur le territoire ! Et ce fût la même chose pour Fukushima.

    Deux scandales. Que des milliers d'européens payent cher encore aujourd'hui, 30 ans après... Le nucléaire, l'énergie propre. Mais oui, mais oui...

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  • Il faut démanteler nos vieilles centrales nucléaires...

    Les informations partent dans tous les sens : d'une part, on entend que les fissures présentes dans les réacteurs nucléaires sont plus importantes que prévu, et que cela nécessiterait des examens approfondis de tous les réacteurs nucléaires mondiaux - y compris ceux des sous-marins - et d'autre part, on entend que le gouvernement donnerait bien le feu vert pour encore prolonger de 10 ans l'utilisation de nos vieilles centrales...

     

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    D'abord, elles n'ont pas été conçues pour fonctionner si longtemps. Ensuite, avec tous les problèmes mis à jour ces derniers temps, il serait risquer de prendre cette décision. C'est comme une vieille voiture d'occasion qui a fait son temps et qu'on voudrait malgré tout pousser encore un peu plus loin. Sauf qu'ici, on parle de la sécurité de la population belge...

     

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    Enfin, je voudrais bien voir qui va prendre en charge le démantèlement d'une centrale nucléaire belge. Connaître le budget et le planning. Une centaine d'ingénieurs se sont déjà affairés à mettre à l'arrêt ce réacteur et à la déconnecter du réseau électrique. Et ce n'est qu'un début : le démantèlement va durer des années !

     

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    Le coût du démantèlement des centrales était compris dans le coût de l'électricité exorbitant que nous avons payé des années durant à Electrabel, racheté par GDF Suez. Qui va payer, je me le demande...

    Dire que le nucléaire est une énergie sûre et peu chère est faux ! C'est dangereux et très cher si on prend en compte tous les paramètres. Il est grand temps d'en sortir et de se tourner vers les énergies renouvelables et vertes. Pour notre santé à tous.

  • Pasteurisation à froid. Chouette, c'est nouveau, cela vient de sortir...

    Depuis un bon nombre d'années, on pratique la méthode de l'ionisation afin de détruire les micro-organismes et insectes dans les fruits et légumes, entre autres. Cette technique consiste à passer les fruits et légumes aux rayons gamma d’une source radioactive, (cobalt 60 ou césium 137, ou rayons X ou faisceaux d’électrons à très haute énergie). Ce procédé a par ailleurs pour effet de ralentir le mûrissement, inhiber la germination et, mieux, donner aux aliments une apparence de fraîcheur éternelle... Une aubaine pour les transports longues distances et le stockage de longue durée.

    Par contre, l’irradiation « explose » pratiquement toutes les vitamines (A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique….) et elle altère le goût en raison des transformations chimiques par radiolyse, jusqu’à quelquefois un léger goût de rance caractéristique.

    Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi ces derniers sont toujours aussi orange alors qu’ils sont supposés être… secs ? C’est l’irradiation ou bien un traitement au soufre qui a permis à l’abricot de conserver sa couleur orangée, là où un abricot sec bio a viré carrément au brun… tout en restant délicieux.

    Même si l’irradiation des aliments ne les rend pas radioactifs, de nombreux scientifiques s’interrogent sur de possibles risques de cancérogénèse et de mutagénèse. En effet l’ionisation des aliments peut faire apparaître dans ceux-ci des composés appelés cyclobutanones, qu’on ne trouve jamais dans les aliments non ionisés. De très nombreuses études scientifiques ont montré que chez l’homme ces composés créent des dommages aux cellules et aux gènes.

     

    Enfin, après exposition aux rayons gamma on obtient d’autres composés dits de radiolyse tels que des radicaux libres, du benzène ou du toluène : ces composés sont connus pour favoriser l’apparition de cancers, et de maladies cardio-vasculaires… Les radicaux libres, quant à eux, sont très réactifs et cherchent naturellement à se recombiner. Soit ils se recombinent de manière à reconstituer la molécule originelle, soit de manière aléatoire, formant ainsi des produits néoformés (cancérogènes).

    Une soixantaine de pays autorisent l'ionisation, et plus de trente pays la pratiquent. On assiste à une véritable explosion du nombre des installations d’irradiation dans les pays à fort développement (Chine, Inde, Mexique, etc.), tandis que les Etats-Unis signent des accords bilatéraux spécifiques pour l’échange de produits irradiés.

     

    Au niveau européen, environ 20 000 tonnes ont été irradiées en 2002, qui sont passées à environ 40 000 tonnes en 2003 - deux fois plus. Depuis on ne sait pas… 

    Dans l’Union européenne, deux directives déterminent la liste des produits pour lesquels l’irradiation est autorisée : herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux. Il y a par ailleurs obligation d’étiquetage : un logo existe pour informer le consommateur, mais qui le connaît ? Le logo du nucléaire semblerait plus approprié et plus clair pour tous, non ?

     

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    Les aliments qui ont subi cette irradiation doivent aussi présenter la mention « Traité par ionisation » ou « Traité par rayonnement ionisant » sur leur étiquetage. Mais ce n’est pas le cas d’autres pays qui exportent leurs produits ionisés dans la plus grande opacité pour le consommateur.

    Huit états membres de l‘Union européenne autorisent l’irradiation d’aliments autres que les trois catégories spécifiées par l’Europe : la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Tchéquie, la Hongrie et l’Italie. Ainsi la France autorise l’irradiation de nombreux produits supplémentaires : oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, gomme arabique, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, ovalbumine, caséine et caséinates (additifs alimentaires).

    Roland Desbordes (président de la CRIIRAD) rapporte :

    « Dernièrement, nous avons pu repérer la mention "Pasteurisation à froid" sur certains jus de fruits vendus à la terrasse des cafés. Cette appellation (autorisée aux Etats-Unis) désigne le traitement par « rayonnements ionisants » mais elle est illégale en France… Il s’agit visiblement d’une traduction littérale de l’étiquette par des intermédiaires peu au courant de la législation. Nous avons alerté la DGCCRF (la répression des fraudes) à ce sujet, lors d’un entretien que nous avons eu avec eux début janvier. Cela n’avait même pas attiré leur attention et ils ont été totalement désarmés par notre interrogation ! »

    Selon le Collectif contre l’irradiation des aliments, le problème, c’est que « de façon générale, les contrôles au stade de la commercialisation sont incohérents, disparates, variant d’une année à l’autre et d’un pays à l’autre, et sans règles communes, ce qui rend une réelle évaluation quasiment impossible ».

    La libre circulation des marchandises au sein de l’espace Shengen facilite évidemment les dérives. Conclusion: même si l’étiquetage est obligatoire, le consommateur a peu de moyens de savoir si un aliment a été irradié. Source : Extrait de l'article rédigé le 19 novembre 2014 à 17h10 par Michel Dogna dans Alternative Santé.

    C'est de pire en pire, avec des répercussions sur la santé à moyen et long terme que tout le monde ignore. La parade est toujours la même, et plus que jamais : acheter local, de saison  et Bio ! Et pour le reste, lisez les étiquettes... Cela m'étonnerait fort que l'Origan sauvage que j'ai acheté à une paysanne portugaise en juillet ai été ionisé. Par contre, celui qui est vendu par Ducros dans votre grande surface préférée..., allez savoir !

  • Niveaux de radioactivité importants sur les plages californiennes...

    "Faisant partie du projet en cours  “Kelp Watch 2014» , les institutions gouvernementales et universitaires ont commencé à recevoir les résultats des échantillons des algues varech et des algues géantes Kelp recueillies le long de la côte de la Californie, ils confirment une présence radioactive plus élevée que la normale. 

    «Nous essayons de comprendre si des éléments radioactif émanant de Fukushima ont déjà atteint  notre écosystème », a déclaré le Dr Matthew Edwards , un professeur de l'Université d'État de San Diego . «Que nous soyons de l'autre côté du Pacifique ne signifie pas que nous soyons protégé des radiations émises par l'accident de Fukushima" .

    Bien que les scientifiques affirment que les niveaux de césium reste très faibles, la méfiance du public ne fait que croître compte tenu du refus persistant du gouvernement à informer la population de la côte ouest sur les questions liées aux radiations émise par la centrale de Fukushima accidentée.

    Pourtant cette nouvelle découverte coïncide avec les déclarations faites par des chercheurs de l'Institut de Physique de la Croix en Espagne , qui prédisait l' arrivée début 2014 de rayonnement de Fukushima le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord.

    Suite à la découverte récente de niveaux de rayonnement de plus de 1400 % supérieures à la normale sur une plage de Californie et que le gouvernement continue de présenter sans risque des experts indépendants ont mis en garde les parents de ne pas laisser les enfants jouer sur les plages de Californie, le sable y est à risque disent ils.

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    Malgré les tentatives des médias pour minimiser l'importance de la catastrophe en cours, cette nouvelle découverte n'a fait que confirmer l'accumulation continue de rayonnement dans les eaux de la côte Ouest des Etats Unis.

    Compte tenu de la capacité des rayonnements à accumuler dans les écosystèmes marins, beaucoup craignent que les mortalités massives de la vie marine constatées ces derniers temps tout le long de la côte ouest soit liées à l'augmentation continue d'isotopes radioactifs. 

    Effectivement les découvertes récentes d'hécatombes massives de la vie marine sur la côte ouest est inquiétante, les étoiles de mer et les sardines sont mystérieusement atteintes d'anomalies étranges et mortelles depuis quelques mois .

    Malgré que le gouvernement tente de rassurer le public qu'il n'y a absolument aucun risque actuellement , des dizaines de millions de doses de iodure de potassium ont été discrètement acheté par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Les experts prédisent que la probabilité d'une augmentation de césium dans l'océan Pacifique semble inévitable, et que la radioactivité risque de durée environ une quarantaine d'année." (Article de Mikael Thalen sur Infowars.com).

    C'était annoncé depuis longtemps, et inévitable. Vous habitez au bord du Pacifique, et vous ne pouvez plus vous balader sur les plages, ni faire du Surf, ni manger du poisson, pendant 40 ans ! Vous pouvez juste admirer les cadavres d'animaux marins échoués en nombre sur les plages... C'est beau le nucléaire, et tellement propre et inoffensif..., à en croire tous les menteurs qui nous dirigent pieds et mains liés avec AREVA et le cartel nucléaire mondial.

    Qu'ils commencent à ne plus cacher la vérité et à dépolluer (avec leur dollars, et pas les nôtres) les côtes californiennes et celles d'Hawaii, ainsi que le Pacifique  et tout le Japon: on verra alors si le nucléaire est si économique que cela...

  • Le nucléaire, c'est une irresponsabilité totale...

    Fukushima, c'était le 11 mars 2011. Vous croyez que c'est fini, que c'est le passé ? Et bien non, cela ne fait que commencer ! Et on ne va pas rigoler.

    Il y a d'abord une bande de crétins qui construisent des centrales nucléaires n'importe où : au raz de l'eau, avec les groupes électrogènes de secours en cave, au lieu de les mettre en hauteur. 

    Il y a ensuite d'autres crétins qui gèrent la centrale avec leurs petits moyens financiers (d'abord le profit), avec un maximum de sous-traitants pas chers, et pas formés. Et quand la catastrophe se produit, tout ce petit monde, et le lobby nucléaire tout entier, minimise les faits et ment à la population.

    De bricolage en bricolage, il faut bien se rendre à l'évidence, on ne maîtrise plus la situation. Même si les hautes autorités nucléaires affirment qu'il n'y a rien à craindre puisque les cuves reposent sur 8 mètres de béton armé. Ces ignares ne savent même pas que le béton se vaporise à 1.200 degrés et que le corium en fusion, bien plus chaud,  le pénètre d'un mètre vingt à l'heure. En quelques heures, le fond de la cuve qui devait protéger l'environnement est percé.

    Depuis lors, on arrose le corium, sans savoir où il est exactement, et on repompe une partie de l'eau qu'on met en citerne. Ils construisent une nouvelle énorme citerne toutes les 60 heures et la place commence à manquer. Quant au reste de l'eau, hautement radioactive, elle rejoint la nappe phréatique ou l'océan pacifique...

    Les citernes étant de mauvaises qualité (toujours le profit), elles commencent à percer. Et que va-t-on faire de ces milliers de tonnes d'eau hautement radioactive ? Personne ne sait...

    Quand je vous disais qu'on va rigoler, c'est que Tepco a enfin décidé de déménager les 1.300 barres radioactives qui sont stockées dans la piscine, ébranlée par le Tsunami de 2011. C'est prévu pour mi-novembre. Ils ont donc fait monter quelques grues (dont une est déjà tombée toute seule) au lieu de construire un pont roulant sur rail de 50 mètres de haut comme on voit dans les ports (toujours le budget...). 

    Et comme ces barres de combustible nucléaire doivent être manipulées au centimètre près (si 2 barres devaient être trop proches l'une de l'autre, ou se toucher, c'est l'explosion et l'incendie, avec des répercussions mondiales pire que Tchernobyl...), tous les scientifiques sérieux pensent qu'il est impossible de réaliser cette mission avec une bête grue soumise au vent. D'autant plus qu'il y a 1.300 barres à déplacer...

    Enfin, comme les Japonais, très orgueilleux, refusent toute aide internationale car il serait impensable, à leurs yeux, que d'autres nations aient des compétences qu'ils n'ont pas, tout le monde les laisse faire et personne ne s'oppose. Quant aux scientifiques, au mieux ils sont lâches (peur de perdre leurs crédits et leurs labos), au pire ils sont corrompus (par le lobby nucléaire) et cachent la vérité et désinforment les médias.

    La non action est effarante. Seul Greenpeace bouge. Sortir du Nucléaire manifeste de temps à autre, mais sans résultat. Les scientifiques non corrompus ferment leur gueule. Les autres vont convaincre les autorités politiques (les clowns qui nous dirigent) du bien fondé de cette énergie propre et pas chère. Et le lobby nucléaire, au-dessus des lois, fait le reste.

    L'arsenal nucléaire mondial permettrait de détruire notre planète plusieurs milliers de fois ! Qu'allons-nous faire de ces matériaux instockables, non maîtrisables et hyper-dangereux ? La solution de l'ensevelissement des déchets radioactifs est un suicide complet : on ne sait pas gérer ces déchets. Il faut arrêter le nucléaire, maintenant !

    En attendant, on est dans de beaux draps. Mais ne vous inquiétez pas, une fois la planète entière radioactive, les Japonais s'excuseront. C'est toujours comme cela qu'ils font. Avant de se faire Hara-Kiri. Texte écrit suite à l'écoute d'une interview de Jean-Pierre Petit sur You Tube.

  • 830 incidents nucléaires en France, en 2012...

    Je viens d'apprendre que l'autorité de sûreté nucléaire française a recensé 830 incidents en 2012 dans les 58 réacteurs d'EDF, soit 10% de plus qu'en 2011. Cela promet !

    Première constatation : l'énergie nucléaire n'est certainement pas l'énergie la plus sûre comme le prétendent Areva, EDF et consorts. Plus de deux "incidents" par jour, c'est un peu beaucoup pour une technologie au point.

    Seconde constatation : Le parc nucléaire français est en train de vieillir (comme le belge d'ailleurs) et "les incidents" vont donc se multiplier avec le temps qui passe. Comme pour une vieille bagnole, qu'on garde parce qu'on est bien obligé...

    Troisième constatation : Quand on nous prévient en temps réel qu'un "incident est survenu", c'est que ce n'est pas grave, ou que l'info provient d'une source non sécurisée (c'est-à-dire autre que du cartel nucléaire). En général, la gravité des faits est cachée ou atténuée, ou annoncée quelques jours plus tard. Et le mensonge, pratique courante.

    Quatrième constatation : Tant que le nucléaire rapporte de l'argent, il est géré par des firmes privées. Mais dès qu'il y a un gros problème pour faute d'investissements, faute de maintenance, faute humaine ou catastrophe naturelle, alors la centrale est immédiatement étatisée. Parce que la firme privée sera incapable d'allonger les centaines de milliards d'euros nécessaires. C'est l'Etat, et donc la population, qui réglera l'ardoise, comme d'habitude.

    Dernière constatation : Jamais personne du Cartel Nucléaire n'admettra un lien de cause à effet entre des fuites radioactives et le développement inquiétant de cancers dans la population qui vivait dans la région. Des enfants naissent encore en 2013, dans 3 états russes, avec des malformations congénitales importantes dues aux retombées radioactives de Tchernobyl, 30 ans après le drame. Sans aides, sans pardons, sans aucune reconnaissance de responsabilité. Et idem à Fukushima.

    Alors, qu'on arrête de nous bassiner avec les slogans bienfaisants du Cartel Nucléaire. Car le nucléaire, c'est très dangereux, c'est très cher, c'est loin d'être maîtrisé, et quand cela pollue, c'est la planète entière qui est touchée, pour des dizaines d'années. Cà, c'est la vérité.

    Heureusement, des pays sortent du nucléaire, montrent l'exemple et surtout, prouvent que c'est possible. Et l'avenir est là : sans nucléaire.

     


  • Semaine mouvementée...

    Quelle semaine !

    L'affaire Cahuzac, tout d'abord, avec ce Ministre des Finances (PS) qui fraude, avec un compte personnel dans un paradis fiscal. Ensuite, l'origine douteuse de cet argent : provenant de multinationales pharmaceutiques, alors que Cahuzac délivrait, à l'époque, les autorisations de mise sur le marché de leurs nouveaux médicaments... Plus pourri que cela...

    Ensuite, le scandale des Offshore Leaks : plus de 2,5 millions de documents concernant près de 120 000 sociétés "offshore" ont été épluchés par les enquêteurs qui ont pu ainsi établir une liste de noms d'utilisateurs d'investisseurs offshore. Cela va faire du bruit...

    Fukushima, dont on parlera encore pendant des dizaines d'années, avec une panne électrique en début de semaine due à un pauvre rat radioactif qui s'est suicidé en mordant un câble, et une colossale fuite d'eau hautement radioactive en fin de semaine, qui rejoindra les nappes phréatiques ou l'océan. Ces techniciens de Tepco sont des bricoleurs, et le cartel nucléaire ignore toujours comment gérer cette situation critique. Et sans communiquer, bien sûr.

    Puis, il y a le Monsanto Act ! Un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l'agriculture aux Etats-Unis, qui provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l'environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s'opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si elles n'ont pas reçu d'homologation et sont de ce fait illégales. Où allons-nous ?

    L'actualité de cette semaine confirme, une fois encore, que ce sont bien les cartels financiers, industriels, pharmaceutiques et alimentaires qui dirigent le monde, et plus le petit politicien démocratiquement élu par le peuple. Cela ne peut plus continuer comme cela, on court droit dans le mur. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Tout sur le nucléaire.be

    Vraiment raz le bol de ces publicités pro-nucléaires pleines pages dans la presse écrite. Celle de ce week-end avance que : " Le temps de lire cette annonce, vous émettrez plus de CO2 qu'une centrale nucléaire". 

    Pourquoi ne parlent-ils pas des autres rejets, certainement plus préoccupants que ce pauvre CO2 ? Pourquoi ne parlent-ils pas des taux de cancers plus élevés détectés dans la population vivant à proximité de leurs centrales ?

    Pourquoi n'évoquent-ils pas Tchernobyl qui continue de polluer une énorme région en Russie, 40 ans après les faits, et qui continue de rendre cancéreux les jeunes enfants qui y naissent actuellement ?

    Pourquoi ne s'attardent-ils pas sur Fukuschima, où rien n'est réglé, 2 ans après les faits ? Ni sur les 40 ans qu'il faudra pour nettoyer le site pour la modique somme de 400 milliards d'euro, évidemment payés par le contribuable?

    Et pourquoi ne pas aborder, tant qu'on y est, le problème insoluble du stockage des déchets nucléaires ?

    Et ils osent terminer leur message en affirmant que tout ce qui s'échappe des centrales nucléaires n'est rien d'autre que de la vapeur d'eau ! Si çà, ce n'est pas une publicité mensongère... Quel culot, ce lobby nucléaire. Et quelle connerie ce "Forum" Nucléaire, qui n'en est pas un.

    Pour info, ces campagnes sont payées par AGORIA, AREVA, ELECTRABEL, EDF, SYNATOM, TRACTEBEL et WESTINGHOUSE ELECTRIC BELGIUM. Il y aurait un conflit d'intérêt, que cela ne m'étonnerait pas...

     

  • Nucléaire belge : tout va bien...

    A la question de savoir si le risque associé à l'énergie nucléaire est encore acceptable, le Directeur de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Willy De Roovere a répondu qu'il opterait aujourd'hui pour d'autres sources d'énergies. Revenant sur la catastrophe de Fukushima et les problèmes de micro-fissures découvertes dans les cuves de certains réacteurs des centrales de Doel et Tihange, il a rappelé que nous ne devons pas nous faire d'illusion: il en va toujours ainsi avec une industrie, il y a un risque résiduel.

    Selon le directeur de l'AFCN, "on doit accepter l'existence d'un risque résiduel qui, à de très mauvais moments, peut conduire à une catastrophe". "Alors se pose la question de savoir si un tel événement est acceptable pour la population. Je crois que cela est très difficile à cette époque", a poursuivi Willy De Roovere, qui sera remplacé la semaine prochaine à la direction de l'AFCN par Jan Bens. Ce qui explique sans doute sa soudaine liberté de parole...

    Quant à la nomination de M. Bens, elle a suscité les critiques des écologistes car elle constitue un signal catastrophique pour l'indépendance et la crédibilité de l'organe de contrôle nucléaire dans le sens où c'est l'ex-directeur de Doel qui devra décider du sort des fissures apparues sur le réacteur nucléaire de Doel 3. Le contrôlé devient donc le contrôleur, ont dénoncé les écologistes.

    L'AFCN doit remettre à la mi-janvier au gouvernement des rapports sur les cuves des réacteurs Doel 3 et Tihange 2.

    Pour rappel, si un problème devait survenir à Doel, ce seront plus de 900.000 personnes à évacuer et à déplacer... A quand des indépendants, non soudoyés par le cartel nucléaire, pour décider, en toute neutralité, du futur énergétique de la Belgique ?

  • Fukushima, un an et demi après...

    Un an et demi après la catastrophe, il faut bien avouer que rien n'a bougé. L'océan est toujours radioactif (50% des poissons et crustacés sont tout à fait impropres à la consommation, les 50 autres étant consommables à condition d'accepter le fait de manger des becquerels... Pourquoi est-ce que je mangerais 100 becquerels au kilo?), 1/7 de la surface du Japon est contaminée (sol radioactif, eau radioactive,air radioactif), et les symptômes médicaux commencent à affluer, chez les enfants et les adultes.

    En outre, la situation à la centrale nucléaire de Fukushima n'est pas stabilisée du tout : les fuites radioactives continuent de polluer l'environnement et la population, et la situation de la stabilité de "la piscine" fait craindre le pire. Un simple tremblement de terre - comme il y en a fréquemment dans la région- pourrait tout mettre parterre. Et, ce jour-là, c'est la planète entière qui dégustera ! Tant que le combustible radioactif présent dans cette piscine n'aura pas été déménagé dans un endroit sécurisé, un risque énorme planera sur l'humanité. Qu'est-ce qu'ils attendent ?

    Et pendant ce temps-là, Tepco, en faillite, a été nationalisé, tandis qu'Areva se vante d'avoir un carnet de commandes plein à raz bord, et un chiffre d'affaires et des bénéfices mirobolants... Moi, qui avais espéré que cette catastrophe signe la fin du nucléaire, c'était sans compter la puissance des lobbies de cette industrie et le l'énorme pouvoir de ce lobby auprès des pouvoirs politiques corrompus. Il faudra donc attendre une plus grosse catastrophe, pour enfin voir tous les états investir dans les énergies renouvelables non polluantes.

    Mais, même dans ce cas-là, les informations seront à nouveau cadenassées, truquées, falsifiées, filtrées, et la vérité cachée à la population. Il n'y a plus que l'argent qui compte sur notre pauvre planète. Le reste n'a aucune importance. Quelle époque...

  • Pressions américaines pour occulter Fukushima...

    Le Pr. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse dénonçait en juillet les pressions du gouvernement Américain pour occulter autant que possible la crise de Fukushima. Donc bien avant la récente intervention de Clinton auprès du gouvernement Japonais début octobre pour que celui-ci abandonne son projet de sortie du nucléaire. Les centrales de Fukushima ont effectivement été conçues par la firme Américaine General Electric, et les États-Unis comptent encore 31 réacteurs de ce type sur leur sol. Inutile de dire que la crise de Fukushima les embarrasse donc fortement. 

    Le Pr. Murata revient également sur la vulnérabilité de l'unité 4. En effet d'après le secrétaire de l'ancien Premier Ministre Naoto Kan, le sol supportant le bâtiment se serait, par endroits, affaissé de 80 cm, rendant la stabilité de l'ensemble d'autant plus douteuse, même si le bâtiment a été consolidé.

    Il insiste pour que les meilleurs spécialistes mondiaux interviennent sans tarder sur le site pour éviter toute catastrophe avec l'unité 4. Si cela devait se produire, cela signifierait la disparition du Japon et des problèmes de pollution radioactive dans le monde entier. Une catastrophe mondiale comme jamais notre planète n'en a connue.

    On comprend mieux l'intérêt des USA à cacher la vérité aux américains, l'intérêt des lobbies nucléaires à mentir en affirmant que tout est sous contrôle et qu'il n'y a aucun danger, et l'intérêt du gouvernement japonais à tromper son peuple sur l'innocuité des aliments et de la qualité de l'air au Japon. Mensonges, tromperies, faux rapports, mesures de radioactivité truquées, santé de milliers de japonais sacrifiés, et environnement planétaire pollué à tout jamais, uniquement pour préserver les intérêts du lobby nucléaire mondial... C'est pas beau tout cela ?

    Mitsuhei Murata est né à Tokyo en 1938. Diplomate de carrière, il est entré au ministère des Affaires étrangères en 1960 après avoir été diplômé en droit de l'Université de Tokyo. Il a servi en tant que Directeur Général Adjoint du Bureau des Nations Unies au Ministère des affaires étrangères; Vice-Secrétaire Général, Commission du Commerce Équitable; ancien ambassadeur du Japon au Sénégal ainsi qu'en Suisse avant de prendre le poste de Professeur Honoraire à l'Université de la Science et de la Technologie de Tianjin (Chine) et professeur de civilisations comparées à l'Université Tokai Gakuin de Nagoya au Japon. Il est actuellement directeur exécutif de la Japan Society for Global System and Ethics, et conseiller auprès de la Peace Research Foundation aux États-Unis.

  • Enquête, 25 ans après Tchernobyl...

    Dans quinze jours, le 4 septembre exactement, une équipe italienne (choisie pour son indépendance par rapport au cartel nucléaire) viendra faire un premier bilan à Bastia où se réunira la commission Tchernobyl, sous la présidence de la conseillère territoriale PCF, Josette Risterucci.

    « Après, la phase scientifique commencera, poursuit Josette Risterucci. C'est-à-dire que le nombre de cas avérés de ces maladies sera mis en rapport avec la population insulaire. Et l'équipe dira si oui ou non, le nuage a eu un impact... Ce sera de leur responsabilité de dire si, sur les 25 années de pathologies étudiées, Tchernobyl a eu une incidence en Corse. C'est le but de leurs recherches !

    Ensuite, ce n'est pas la CTC qui estera en Justice. Mais nous sentons, qu'au niveau européen, les lignes bougent puisque récemment il y a eu une reconnaissance des effets du nucléaire sur l'atoll de Mururoa. Ce n'est pas rien de dire que le lobby nucléaire est puissant en France... » C'est pour cela que le prestataire choisi n'a aucun lien avec les services d'Etat en France, une sorte de garantie d'indépendance. L'annonce de l'appel à témoins de la collectivité territoriale de Corse pour retrouver les « malades de Tchernobyl » n'est pas passé inaperçu en ce mois d'août : Le Monde, Le Figaro, le journal gratuit 20 minutes, RTL, entre autres, ont relayé cette information loin d'être anodine. Car si l'on se réfère à la carte, « la France après Tchernobyl », de l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le taux de Cesium 137 (produit de fission de l'uranium) était anormalement élevé dans une frange de l'Hexagone qui courait de l'Alsace à la Corse en passant par Rhône-Alpes, les Alpes-Maritimes, la Haute-Savoie... Pourtant aucune de ces régions n'a commandé une telle enquête. 

    La Corse fait figure d'ovni, voire de Don Quichotte dans ce duel. Et les médias nationaux, qui seront conviés à une conférence de presse dans la capitale en septembre, n'ont d'ailleurs pas oublié de mentionner la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris en septembre 2011 assurant que la catastrophe de Tchernobyl n'avait pas eu d'impact sanitaire mesurable en France... Mesurable, c'est bien ce que va s'efforcer de démontrer l'équipe du professeur Paolo Cremonesi. Article paru dans Corse Matin ce 22 août 2012.

    L'enquête épidémiologique sur le nuage de Tch - 18116494.jpg


  • Camp de concentration nucléaire pour tous...

    Extrait d'un article courageux et intéressant de Paolo Scampa, tiré de son livre. Ce chercheur s'est évertué à calculer le nombre de particules nucléaires présent aujourd'hui dans l'air et sur la terre, suite aux fameux essais nucléaires des années 45 à 80. Il parle aussi de Tchernobyl et Fukushima, et des guerres. Et il maudit les physiciens nucléaires qui cachent au monde la vérité absurde de la situation actuelle, tout comme il blâme les fausses mesures et fausses informations communiquées par les autorités nucléaires. Et le silence complice des gouvernements.

    "La physique n’est hélas pas une opinion et que l‘air soit désormais envahi par les nanoparticules radioactives n’est pas un mirage.  Les essais nucléaires ont transformé la biosphère en un imperceptible Auschwitz atomique lent. La planète est devenue un vaste territoire de concentration radioactif.

    Mais autant à Auschwitz qu’à Disneyworld, on y respire la même mort de l’humanité même si ici de manière bien plus discrète, indirecte et sournoise que là. Par la grâce des physiciens nucléaires que l’on loue tant, nous vivons en effet désormais et à jamais dans une chambre à gaz radioactive infiniment vaste et à effet tumoral retardé.

    Du soir au matin nous baignons libres dans une atmosphère insalubre saturée de radionucléides artificiels qui sont autant de minuscules bombes cancérigènes à retardement. Inspirant paisiblement nos 28 m3 quotidiens d’air surchargé de nanoparticules atomiques, nous vivons tranquilles l’aube d’une patiente et irréversible solution terminale qui viendra avec le temps. Notre monde a en somme glissé de facto de la dictatoriale solution finale « pour les autres » à la démocratique solution terminale « pour tous ». Du Zyklon B au 239Pu tel est bien la mesure inavouée du progrès politique connu par l’humanité après la seconde guerre mondiale. Heil Nuke. Que pourrions-nous dire d’autre face à ce crime radiologique contre l’humanité ? " 

    Paolo Scampa, Président de l’AIPRI (Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants ).

    http://www.vff-marenostrum.org/News/La-chambre-gaz-atomique-P.Scampa-2012.pdf

     

     
  • Propre et pas cher, le nucléaire ?

    Déchets nucléaires à usage médical abandonnés, depuis des mois, par une firme américaine en faillite à Fleurus. Situation connue des autorités nucléaires belges et aucune réaction avant que cet état de fait ne soit dénoncé. Il faudra 5 à 7 ans et 50.000.000 d'euros pour les évacuer, après quoi, on verra quoi faire avec les bâtiments... Propre et pas cher le nucléaire ?

    Fissures dans les cuves des réacteurs de centrales nucléaires belges et européennes et mise à l'arrêt.  Doel a 30 ans, et le fabricant des cuves n'existe plus. Cette cuve a fait son temps. Mais il semble qu'on ne sache ni la réparer, ni la remplacer. GDF-Suez va-t-il prendre le risque d'affirmer que la sécurité est malgré tout assurée et relancer la production d'électricité ? C'est certainement plus lucratif que de devoir mettre à l'arrêt ces vieilles installations et de devoir commencer à les démonter, traiter les déchets et décontaminer le site... Pour info, la commission Énergie 2050, à peine installée par la ministre de l’Écologie en septembre 2011, a en effet avancé le chiffre de 750 milliards d’euros pour le démantèlement de toutes les installations nucléaires françaises, soit 58 centrales. Propre et pas cher, le nucléaire ?

    De l'autre côté de la planète, l’ancien Directeur de la centrale nucléaire de Fukushima, Masao Yoshida, a récemment raconté dans un vidéo-reportage diffusé avant-hier sur The Australian comment lui et ses équipes de techniciens (les « 50″ de Fukushima) ont cru que leur dernière heure était arrivée quand, le 14 mars 2011 à 9h, le réacteur n°. 3 de la centrale de Fukushima-Daiichi était détruit par une explosion toujours mal documentée à ce jour. M. Yoshida explique encore que, malgré les affirmations du gouvernement Japonais, le site de Fukushima-Daiichi n’est toujours pas stabilisé et qu »‘il est nécessaire de mobiliser une assistance internationale et notamment des ingénieurs, des technologies et des appréciations venant de tous les coins du monde. » Propre et pas cher, le nucléaire ?

  • Quoi de neuf ?

    Hollande, on s'en doutait et c'est fait. Attendons-nous à une invasion de français fortunés en Belgique. Les prix de l'immobilier bruxellois vont encore grimper ! Chouette...

    Le dernier réacteur nucléaire japonais a été mis à l'arrêt ce dimanche matin. Ce sont donc les 54 réacteurs nucléaires du Japon qui ne fonctionnent plus, et qui représentaient 30% de la production électrique de ce pays. Comme quoi, tout les pays pourraient s'en passer, tout de suite. D'autant plus que la centrale nucléaire de Fukushima représente toujours un énorme danger pour la planète, avec ses coeurs en fusion, sans qu'on sache comment intervenir pour limiter la pollution et les risques.

    Le nombre de cancers de la thyroïde en nette augmentation dans toute l'Europe et en Belgique. 30 ans après Tchernobyl, dont la projection d'éléments radioactifs et les radiations au travers de l'Europe entière ont été niées et cachées, à l'époque, par les gouvernements et les autorités nucléaires. Tout comme il y a un an au Japon. Les conséquences de ces radiations commencent à faire des dégâts. Comme ce sera le cas au Japon dans les années à venir. Il faut sortir du nucléaire et de la mafia trompeuse qui le gère. D'autres solutions existent.

    Monsanto, enfin condamné au Brésil à rembourser plusieurs milliards d'euro aux paysans brésiliens, qui ont été contraints de verser, pendant des années, à la multinationale des redevances indues à l'hectare, juste pour pouvoir utiliser des semences qui provenaient de leurs récoltes OGM. L'argentine risque de suivre dans le même raisonnement. Le géant arrogant et pollueur va enfin bientôt s'écrouler.

    Belfius, qui nous assomme de publicité (beau budget, avec quel argent?) pour tenter de faire oublier le nom de Dexia, responsable de l'appauvrissement de chaque belge, vu les milliards d'euro allongés par le gouvernement pour sauver la banque mal gérée. Et ce n'est pas fini : le gouvernement belge (donc nous, les pauvres citoyens) devra encore allonger un fameux paquet sur la table pour couvrir la garantie de fonds émise. Quant aux responsables, pas d'inquiétude, tout va bien. Il n'y a qu'en Finlande qu'on les met en prison. Ailleurs, ils n'ont rien à craindre, pour le moment. 

    Un requin de 5 mètres de long pêché à 50 mètres du rivage de Ste Maxime, un autre de plus de 6 mètres filmé au large d'Hyères, et une tortue d'un mètre vingt et de 200 kg dans le port de Saint Raphaël : la faune aquatique change en Méditerranée ! Quant au moustique tigré, présent là-bas depuis quelques années, on le retrouve désormais jusqu'en Belgique... Réchauffement climatique ? Mais non...

    Et pour achever cette chronique, la vente de poissons sous de fausses appellations (la surpêche ayant eu raison de plusieurs espèces nobles, désormais introuvables ou hors prix), et la mise sur le marché de nouvelles espèces  sans goût, nourries en élevage intensif à l'huile de palme et donc bourrées de graisses saturées et sans oméga 3 et 6 : du poisson sans les effets bénéfique pour la santé ! Un gâchis. Sans parler des antibiotiques et autres hormones de croissances... Qu'allons-nous bien pouvoir manger, sans nous empoisonner ?

  • Démanteler une centrale nucléaire...

    "Démanteler une centrale nucléaire est un processus très long, très complexe et très couteux. Il faut rappeler ici que l'Allemagne dispose déjà de premières expériences en matière de démantèlement. Après la chute du mur, le démontage et la décontamination des deux centrales situées en ex-RDA (Greifswald et Rheinsberg), construites selon les normes de construction en vigueur en ex-Union soviétique, fut décidé, officiellement pour des raisons de sécurité. Vingt ans après, le démontage de la centrale de Greifswald n'est pas encore terminé et les coûts s'élèvent aujourd’hui à 5,2 milliards d'euros. Précision : la somme de 500 millions d'euros est généralement avancée par les opérateurs des centrales comme étant le budget moyen de démantèlement. Et ce sont les contribuables allemands qui doivent en assumer le coût, au motif que ces deux centrales n'ont pas été opérées par l'une des quatre oligopoles...A cet exemple s’ajoute le démontage de centrales entamé depuis la première sortie du nucléaire décidée par l'Allemagne en 2000 (deux centrales sont actuellement concernées, Stade et Obrigheim) et là encore, le processus s'avère plus long et plus couteux que prévu.

    Pour les opposants au nucléaire, ce scénario apparaît comme inhérent à l'industrie de l'atome. Ils citent "l'exemple" japonais pour appuyer leurs propos. Au Japon, l'opérateur de la centrale de Fukushima Tepco estimait peu après la catastrophe à un billion de yens le montant total des coûts liés à la reconstruction, à la décontamination et au dédommagement des habitants de la région. Or, les coûts atteignent d’ores et déjà 1,7 billions de yens et le gouvernement japonais estime désormais le coût total des opérations à 4,5 billions de yens.

    Compte-tenu de la longueur et du coût du démantèlement, l'opposition anti-nucléaire, qu'elle soit militante ou politique, cherche donc avant tout à assurer le financement de ces opérations sur le long terme - d'autant que la sortie du nucléaire par l'Allemagne ampute sérieusement les bénéfices des fournisseurs d'énergie, ceux-là même qui alimentent et gèrent le fonds destiné à financer le démantèlement. "Qu'une de ces oligopoles fasse faillite et ce sont les contribuables qui devront payer. La crise financière nous a suffisamment montré que même les entreprises de grande taille ne sont pas immunisées contre les faillites", estime Rainer Baake. De fait, la publication des derniers rapports de bilan par E.On et RWE montre le bien-fondé des propos de l'ancien secrétaire d'Etat : elles viennent d'afficher les premières pertes importantes de leur histoire..." Extrait d'un article de Claira Stam à Francfort sur Novethic.

    Au départ, il y a un service public, qui est la fourniture d'électricité. Puis, une fois les investissements publics réalisés (et payés par vous et moi), on privatise l'entreprise publique, qui va non seulement faire des bénéfices incroyables, mais qui va , en plus, augmenter le prix de l'énergie. D'un autre côté, cette entreprise privée va sciemment sous-estimer le coût de démantèlement des centrales en fin de vie et créer un fond tout à fait insuffisant. Et quand le moment sera venu, ce sont les pouvoirs publics qui devront faire face à ces dépenses "imprévues", c'est-à-dire encore vous et moi ! Un scandale de plus...

    Il est aujourd'hui évident que le nucléaire est dangereux, malsain, et hors de prix si on prend tous les éléments en compte : construction de la centrale, maintenance, traitement des déchets radioactifs, et, en fin de vie, démantèlement de la centrale, et stockage, pour des centaines d'années, des éléments radioactifs. Sans parler des effets déplorables sur la santé des habitants vivant dans l'environnement immédiat des centrales, ni de catastrophes mondiales telles que Tchernobyl et Fukushima, qui ont contaminé la planète entière et continuent de le faire, sans que les médias ni le politique ne s'en émeuvent. La puissance du cartel nucléaire est telle, et leurs appuis politiques si sûrs, qu'il continue comme si rien ne s'était produit...

    Pourtant, il suffirait que quelques états renoncent au nucléaire suite aux drames planétaires en cours, et à l'impossibilité technique de démanteler les vieilles centrales, pour que ce beau cartel s'écroule. J'attends ce moment avec impatience... Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Soirée radioactive sur Arte, ce soir...

    Quelques beaux documentaires, ce soir sur ARTE, à propos du nucléaire. Enfin la vérité et de véritables informations ! Parce qu'avec les médias qui appartiennent aux multinationales liées au cartel nucléaire, ce n'est ni au journal télévisé, ni dans les journaux que vous apprendrez la vérité... La fonction des médias est, normalement, de révéler les informations que cachent le gouvernement, Areva ou Tepco. Et c'est le contraire qu'ils font : Fukushima est abordé, de manière mensongère, en fin de journal ou passé sous silence ! L'industrie nucléaire a le bras long...

    J'ai appris ce soir qu'au moins 100.000 tonnes d'eau hautement radioactive a été rejetée dans l'océan Pacifique (et ce n'est pas fini). C'est tout à fait inédit à l'échelle planétaire, et on ne peut savoir ce que cela donnera...

    J'ai appris ce soir que l'explosion de l'unité 3 de Fukushima était due à une désintégration radioactive. Cela a libéré une énorme masse de plutonium qui restera dans l'environnement pendant 250.000 ans ! Oui, vous avez bien lu : 250.000 ans.

    J'ai appris ce soir que le Japon est confronté à l'élimination ou le traitement de 29.000.000 de tonnes de déchets radioactifs. Pour tout vous dire, personne ne sait comment faire et quoi en faire...

    J'ai appris ce soir que tout le nord du Japon est radioactif, et qu'il faut l'évacuer et ne plus y vivre. J'ai vu ce japonais refusant de quitter le lieu où sa famille vit depuis 1.000 ans : il n'a pas d'autre choix que de rester là et d'y mourir. Un million de nouveaux cas de cancers sont attendus au Japon dans les 10 années à venir et tout sera fait pour le cacher, car si cela se sait, ce sera l'arrêt du nucléaire dans le monde.

    Pour AREVA, il est hors de question d'admettre qu'on est face à la plus grande catastrophe nucléaire mondiale. Il faut donc minimiser les faits. Et mentir. Comme on ment sur le réel coût de cette énergie. Comme on ment sur les coûts de démontage des anciennes centrales, et l'impossibilité de stocker les déchets de façon sécurisée. Comme on ment sur le recyclage de l'uranium usagé, qui sert à produire des armes atomiques.

    Regardons l'Espagne, dont la production d'énergies renouvelables dépasse aujourd'hui celle du nucléaire. Regardons le Japon, avec toutes ses centrales nucléaires à l'arrêt. Regardons l'Allemagne qui sort du nucléaire. Le risque est trop grand avec le nucléaire et d'autres formes énergétiques existent. Moins chères, moins polluantes, plus sûres.

    L'avenir, ce sont de micro centrales énergétiques renouvelables locales.

  • Le gouvernement japonais savait et n'a rien fait...

    Deux semaines après le terrible séisme du 11 mars 2011, un rapport officiel japonais envisageait l’évacuation de dizaines de millions de personnes si les ouvriers de la centrale nucléaire de Fukushima ne parvenaient pas à contenir les réactions nucléaires en chaîne. Pourtant, soucieux de prévenir la panique, le gouvernement a préféré occulter ce rapport et continuer à diffuser des appels au calme… alors que le sort de la centrale demeurait pour le moins incertain.

    L’existence de ce texte, remis au Premier ministre le 25 mars par la Commission japonaise de l’énergie atomique, a été confirmée d’abord en demi-teinte samedi par l’agence Kyodo News et, ce jeudi, par l’Associated Press, qui en détient une copie. Ces révélations alimentent le feu des critiques, qui accusent les autorités d’avoir minimisé l’impact de la crise. Elles pourraient remettre en question la crédibilité des informations officielles concernant l’étendue de la contamination radioactive.

    Le rapport de 15 pages affirmait que, si la situation dégénérait, les autorités devraient ordonner l’évacuation obligatoire d’un périmètre de 170 kilomètres et permettre le départ volontaire des habitants jusqu’à 250 kilomètres de la centrale. Cette zone englobait notamment la métropole de Tokyo – plus de 30 millions d’habitants et premier PIB mondial.

    Cité par Kyodo, un haut responsable du gouvernement a confié que « le contenu du rapport était tellement choquant que nous avons décidé de faire comme s’il n’avait jamais existé ». Durant les semaines suivantes, le Premier ministre Naoto Kan et son porte-parole ont continué d’affirmer qu’il n’était pas nécessaire d’étendre le périmètre de sécurité de 20 kilomètres, alors même que les autorités américaines préconisaient une distance de 80 kilomètres et que plusieurs pays avaient recommandé à leurs ressortissants de quitter la capitale.

    Des premiers indices concernant ce rapport confidentiel sont parus dans la presse en septembre, lorsque Naoto Kan (qui a démissionné depuis) a admis que l’accident de Fukushima aurait pu faire de Tokyo une ville fantôme, perspective qui l’aurait convaincu de la nécessité d’abandonner le nucléaire. Ce qui ne l’empêchait pas d’affirmer que le gouvernement avait correctement défini le périmètre d’évacuation.

    Le ministre de l’Environnement Goshi Hosono, qui était au moment des faits chargé de la crise nucléaire, a reconnu le 6 janvier qu’un tel scénario avait été envisagé. « Nous avions été informés qu’il y aurait le temps d’évacuer si le pire se produisait, a-t-il déclaré, alors nous avons préféré ne pas diffuser l’information pour éviter de causer des angoisses inutiles. »

    Article de Quintana Miguel, paru hier dans Le Soir.

    Ce n'était pas "causer des angoisses inutiles", mais des angoisses utiles et bien réelles qui auraient permis à des millions de japonais de ne pas développer un cancer dans les années à venir. Et il est aussi évident que Tokyo devenue ville fantôme aurait signé l'arrêt de mort du nucléaire dans le monde entier. Les enjeux financiers étant colossaux, le gouvernement japonais et le cartel nucléaire ont préféré mentir et tromper le peuple japonais en les rassurant faussement sur une situation qui était alarmante, et qui l'est d'ailleurs toujours : rien n'est stabilisé ou maîtrisé à Fukushima, qui crache toujours des éléments radioactifs !

    Il faudra des décennies et des dizaines de milliards de dollars pour nettoyer Fukushima. Sans parler des éléments radioactifs maintenant présents sur une grande partie du territoire japonais, présents dans les océans et sur les autres continents... Que gâchis !

     

     

  • Fukushima : encore 20 ans de problèmes...

    "La situation sur le site de Fukushima ne sera considérée comme maîtrisée que lorsque les combustibles auront été évacués et entreposés en lieux sûrs.

    Pour ce qui est des combustibles entreposés dans les piscines des réacteurs 1 à 4, Tepco annonce un délai de trois ans avant de pouvoir débuter les opérations. Car elles nécessitent la conception et la fabrication d’outils capables de manipuler ces produits qui ne doivent jamais être exposés à l’air libre.

    Quant aux cœurs des réacteurs 1, 2 et 3, il faudra de dix à vingt ans, selon les sources, pour en venir à bout. Tepco ne dispose aujourd’hui que de très peu d’information sur l’état des réacteurs et des cuves de confinement. Seules certitudes : les trois cœurs des réacteurs ont fondu et les cuves ne sont plus étanches. Mais il est aujourd’hui impossible de savoir si le corium formé par la fusion des éléments des réacteurs est resté confiné dans les cuves où s’il s’en est échappé et en quelle quantité.

    Selon l’IRSN, une des premières difficultés à résoudre sera le noyage complet du combustible, impossible aujourd’hui du fait des fuites des cuves et des enceintes. Une opération qui nécessite a priori d’étanchéifier les lieux. Comment y arriver ? Nul ne le sait. Un état des lieux précis est un préalable à la conception de solutions techniques capables peut-être de venir à bout d’une catastrophe de cette ampleur." (Texte écrit par Paloma Bertrand, le 16/09/2011).

    Il faudra donc encore 20 ans pour que Fukushima cesse de polluer et de contaminer les nappes phréatiques et l'Océan Pacifique ! 20 ans de terreur pour les Japonais, qui continueront d'être exposés à la radioactivité de l'eau potable, des légumes, du bétail et du poisson, toute la chaîne alimentaire étant contaminée et continuant de l'être... Dangereux le nucléaire ? Allons...

     

     

  • Sortir du nucléaire : une évidence...

    Article incroyable, publié par Norio HIRAI en 1996 ! Pourquoi a-t-il fallu tant de temps pour qu'on le redécouvre ? Gardez en mémoire que ce texte a été écrit il y a 15 ans. Epoustouflant et prémonitoire...

    "La première centrale nucléaire commerciale au Japon a démarré en 1966 dans la commune de Tokaido, dans le département d’Ibaraki. C’était un réacteur anglais d’une puissance de 160 mégawatts. Depuis, des centrales américaines ont été installées, et le Japon s’est même mis à construire ses propres centrales. Actuellement, 51 centrales nucléaires fonctionnent dans ce petit pays, la plus grande étant de 1.350 mégawatts. 

    On les a mises en route sans savoir concrètement comment les démonter ni les démolir, ni comment traiter leurs déchets. Le réacteur en acier, bien que d’une grande épaisseur, se fragilise à cause des quantités colossales de radioactivité, on les avait donc construites pour une exploitation de 10 ans, après quoi le démantèlement et la démolition étaient prévus. Mais en 1981, on s’est aperçu que les plans de démantèlement et de démolition de la centrale nucléaire de Fukushima, qui avait alors fonctionné 10 ans, n’étaient pas du tout réalisables. Le Parlement a même discuté sur le fait que ce réacteur ne pouvait plus résister aux rayonnements ionisants. 

    A l’époque, j’ai participé aussi à la recherche de solutions. Nous avons tous les jours étudié différents modes de démolition. Mais nous avons seulement compris que, pour démonter et démolir cette centrale nucléaire pleine de radioactivité, des dépenses représentant plusieurs fois le budget de sa construction seraient nécessaires, et qu’une irradiation trop importante des ouvriers serait inévitable. Car on ne peut travailler que quelques dizaines de secondes près du réacteur si l’on veut respecter la norme. 

    Tout est réalisable sur le papier, mais concrètement, les ouvriers doivent tout faire à la main, avec l’irradiation que cela implique. On ne peut donc rien faire avec cette radioactivité, ni démonter, ni démolir la centrale. Certaines personnes parlent d’envoyer des robots, mais les nombreuses recherches n’ont pas encore réussi à produire des robots qui ne se dérèglent pas à cause de la radioactivité. 

    Finalement, concernant la centrale de Fukushima, on a conclu que la démolition était irréalisable. Le fabricant américain qui a vendu cette centrale a envoyé des ouvriers au Japon, et il les a fait réparer le réacteur en les exposant à des quantités de radioactivité inimaginables par rapport à la norme japonaise. Aujourd’hui, cette centrale fonctionne toujours. 

    Alors qu’on avait prévu de l’utiliser 10 ans, elle a déjà fonctionné plus de 30 ans. Au Japon, il y a 11 centrales que l’on exploite toujours malgré leur vieillissement, cela m’inquiète beaucoup. 

    Le réacteur nucléaire de 100 kilowatts destiné à la recherche s’est arrêté suite à une fuite de radioactivité dans l’Université Industrielle Musashi à Kawasaki, dans le département de Kanagawa. On estime qu’il aurait fallu 2 milliards de yens pour la réparation et 6 milliards de plus pour le démantèlement. Le budget annuel de l’Université ne suffit même pas pour la démonter. Ils sont donc obligés de l’arrêter et l’entretenir jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de radioactivité. Si cela avait été un grand réacteur de 1.000 mégawatts, on n’aurait vraiment rien pu faire.  

    Pourquoi on ne peut pas démonter une centrale nucléaire ? Comme elle fonctionne avec de l’eau et de la vapeur, on ne peut pas la laisser sans entretien après l’arrêt. Elle se rouillerait très vite et il y aurait des fuites de radioactivité par des trous. Un seul démarrage avec du combustible nucléaire suffit pour polluer la centrale. Et une fois polluée, on ne peut plus la laisser se reposer, ni la démonter, ni la démolir.  

    Il y a beaucoup de centrales nucléaires qui ont été fermées dans des pays développés. Elles sont fermées car ils ne peuvent pas les démonter ni les démolir. Fermer une centrale nucléaire, ça veut dire qu’on arrête de produire de l’électricité et qu’on retire le combustible. Mais il y a encore beaucoup de choses à faire.  

    Mais je me demande si les compagnies d’électricité vont continuer à surveiller sérieusement les centrales fermées qui ne produisent plus d’électricité ni d’argent. D’un autre côté, elles cherchent à construire de nouvelles centrales et à agrandir celles qui sont déjà construites. Par exemple, elles veulent ajouter un 5ème réacteur sur le site de Hamaoka qui se trouve sur un endroit très dangereux par rapport à la faille qui provoque souvent des tremblements de terre dans la région de Tokai. A Fukushima, elles ont ajouté un nouveau réacteur sur le terrain de football. Pour des nouvelles installations, elles veulent construire des centrales à Makimachi dans le département de Nigata, Ashihama du Mie, Kaminoseki du Yamaguchi, Suzu du Ishikawa, et Ooma et Toudu d’Aomori. Elles envisagent d’avoir de 70 à 80 réacteurs d’ici 2010. J’ai peur que mes mots soient brutaux mais je n’arrive pas à m’empêcher de penser que ce pays est devenu fou. 

    Bientôt, la fermeture des vieilles centrales nucléaires va sûrement venir. C’est un grand problème. Imaginez des centrales nucléaires fermées qui apparaissent partout dans le Japon dans l’avenir assez proche. Vous ne pensez pas que c’est non seulement inquiétant mais macabre?  

    Il faut aussi parler des déchets nucléaires qu’on produit chaque fois qu’on fait tourner les réacteurs, ça veut dire tous les jours. En parlant déjà des déchets nucléaires de faible activité, il y en a 800.000 fûts dans le Japon. On utilise le mot faible mais il y en a qui sont tellement forts en radioactivité qu’on peut recevoir la dose létale en restant uniquement 5 heures à côté.  

    Depuis le démarrage de la première centrale nucléaire au Japon jusqu’en 1969, dans toutes les centrales, on mettait tous les déchets nucléaires dans des fûts et les jetait dans les mers à proximité. A l’époque, c’était normal. Quand je travaillais dans la centrale de Tokai du département d’Ibaraki, les sous-traitants emportaient les fûts en camion et ils les jetaient au large de Chiba en bateau.  

    Mais justement c’est avec cette histoire que j’ai commencé à douter qu’il y a quelque chose qui n’est pas clair dans les centrales nucléaires. Les fûts métalliques se rouillent au bout de 1 an dans la mer. Je me suis demandé ce qui se passerait avec les déchets nucléaires qui étaient dans les fûts et les poissons qui habitent dans la mer. 

    Maintenant, on rassemble les déchets nucléaires à Rokkasyo dans le département d’Aomori. Ils prétendent surveiller 3 millions de fûts de déchets nucléaires pendant 300 ans. Mais je me demande déjà s’il existe le fût qui fait de l’usage pendant 300 ans. Et durera-t-elle aussi cette entreprise sous-traitante pendant si longtemps ? Qui peut assurer tous ces problèmes ? 

    Et puis, parlons des déchets nucléaires de haute activité. C’est le déchet qui reste après l’extraction du plutonium du combustible usé. Le Japon commande cette extraction à l’Angleterre et à La France. En 1995, la France a retourné 28 barres de déchets de haute radioactivité. Ce sont des mélanges de déchets de haute radioactivité et de verre enfermés dans un container métallique. J’ai entendu que le fait de rester 2 minutes à côté de ce container suffit pour tuer quelqu’un. Le gouvernement dit qu’il va garder ces barres fortement radioactives pendant 30 ou 50 ans tout en les refroidissant à Rokkasyo du département d’Aomori et les transporter quelque part ailleurs pour les enfouir en profondeur. Quelque part qu’il ne sait pas encore où ça pourrait être. Dans tous les autres pays, ils planifient l’enfouissement des déchets nucléaires de haute radioactivité, mais il y en a aucun qui l’a déjà accompli. Personne ne connaît la solution.  

    Pour le bâtiment de la centrale nucléaire elle même, le gouvernement japonais envisage de la fermer hermétiquement pendant 5 ou 10 ans et l’enterrer en dessous du terrain où la centrale a été, après l’avoir démolie en petits morceaux et mis en fûts métalliques. C’est un projet très optimiste mais la démolition d’un seul réacteur donnera des dizaines de milliers de tonnes de déchets plein de radioactivité. Comment peut-on trouver la place pour tous ces déchets dans un pays où on manque même de place pour jeter les ordures ménagères ? En tout cas, c’est bien clair que le Japon sera encombré de déchets nucléaires un jour. Il faut faire quelque chose. Il faut qu’on arrête les centrales nucléaires aussi vite que possible.  

    Quand on dit «surveiller 50 ans ou 300 ans», peut-être ça vous donne l’impression que tout sera fini au bout de ces durées. Mais s’il y a toujours des centrales nucléaires qui fonctionnent, ce sont des 50 ans et 300 ans qui se renouvellent pour toujours.  

    Le gouvernement et les compagnies d’électricité ont menti pendant des dizaines d’années en disant que les centrales nucléaires japonaises n’avaient jamais émis de radioactivité à l’extérieur. Mais depuis quelque temps, ils ne peuvent plus continuer leurs mensonges.  

    Il y a de la radioactivité qui sort des cheminées très hautes des centrales nucléaires. Très précisément, c’est la compagnie qui la rejette volontairement. Comme elle la rejette 24 heures sur 24, les habitants à côté prennent de la radioactivité tout au long de l’année.  

    Certainement, l’accident grave de Tchernobyl a aussi effrayé beaucoup de Japonais. Mais j’imagine que beaucoup de gens, surtout ceux qui habitent au loin, dans les grandes villes, ont peur de manquer d’électricité si on ferme les centrales nucléaires.  

    Mais c’est le résultat des propagandes qu’ils font en dépensant beaucoup d’argent. « Les centrales nucléaires, c’est une utilisation pacifique de l’énergie atomique », « Vous n’avez pas besoin d’avoir peur. Les accidents n’arriveront jamais dans les centrales nucléaires japonaises », « Le Japon manque de sources d’énergie. Les centrales nucléaires nous sont indispensables ». Ce sont des propagandes du gouvernement et des compagnies d’électricité. Et la réalité, comme l’accident de Monju, ils essayeront toujours de la cacher.  

    C’est bien vrai que les centrales nucléaires produisent de l’électricité. Mais j’ai constaté en travaillant 20 ans, avec mes yeux et même avec mon corps qu’elles fonctionnent toujours en irradiant les ouvriers. Et puis les gens qui habitent à côté souffrent, en se débattant entre ceux qui sont pour et contre avant l’installation, et en étant irradiés et discriminés après la construction.  

    Vous ne devez pas croire qu’un accident dans une centrale nucléaire ne provoque pas des terribles conséquences, ni qu’il n’y a pas de problème si jamais l’accident arrive, ni que c’est une utilisation pacifique ! 

    Non, tout cela n’est pas vrai. Ce n’est pas pacifique s’il y a des ouvriers qui meurent à cause de l’irradiation, comme moi, et des gens qui souffrent à côté des centrales. En plus, il ne faut pas confondre la sûreté et la sécurité. S’il y a des centrales nucléaires, il n’y a plus rien de sûr.  

    En plus, même si le nucléaire produit de l’électricité en ce moment, l’entretien des déchets nucléaires pour des dizaines de milliers d’années demandera une énorme quantité d’électricité et de pétrole. C’est sûr que ça demandera plus d’énergie qu’on en a produit jusqu’à maintenant grâce au nucléaire. D’ailleurs, ce sont nos descendants qui seront obligés d’entretenir toutes les centrales fermées et leurs déchets.  

    Pour toutes ces raisons, je vous demande de regarder le visage de vos enfants et vos petits-enfants tous les matins, et réfléchir si le Japon peut continuer à construire des centrales nucléaires. Ce n’est pas uniquement le risque de l’accident, mais il y a aussi le risque du tremblement de terre. Le désastre irrémédiable va arriver si on continue ainsi. Je veux que vous sachiez cette réalité.  

    Je manifeste pour ne plus construire de centrales nucléaires. Je suis contre les nouvelles installations de centrales nucléaires avec conviction. Et je pense qu’il faut arrêter celles qui sont en fonctionnement. 

    Tant que les centrales nucléaires existeront, la tranquillité n’existera pas sur la Terre. 

    Laissons la Terre jolie pour nos enfants." 

    Norio HIRAI  1996 

     

                                                                            

  • Fukushima : silence radio...

    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on ne parle plus du Japon, ni de Fukushima. Rien dans la presse, rien à la radio, et encore moins à la TV. Comme si tout était réglé au Japon, et qu'il n'y avait plus de problème...

    Il faut évidemment se rappeler que les médias appartiennent à de grandes multinationales, et que ce sont elles qui décident des sujets abordés.. ou pas.

    Alors, voici les dernières infos, bien tristes de là-bas, publiées sur le site de Kokopelli :

    "- 7 mai 2011 à 20 h. Aveu officiel de TEPCO: ils vont relâcher de la radioactivité le 8 mai! TEPCO vient officiellement d’annoncer qu’ils vont effectivement relâcher de la radioactivité dans l’après-midi du 8 mai. Mais pas de panique, ce ne sera qu’un petit peu, c’est promis, et selon la formule consacrée: « sans risque pour la santé humaine »! Cette information semble donc en totale contradiction avec l’information-fuite du 1er mai stipulant qu’une grande quantité de radioactivité allait être relâchée par TEPCO. De plus, il n’est nulle part précisé quel sera le niveau de radioactivité libérée.

    - 7 mai 2011. Importante contribution de l’expert nucléaire Arnie Gundersen. Pour les Anglophones. Dans cet entretien sur son site, Arnie Gundersen évoque le 6 mai diverses problématiques:

    * La nature de l’explosion (Hydrogène/Nucléaire) dans le réacteur 3 de Fukushima.

    * La très grande chance pour le peuple Japonais que les conditions météorologiques prévalantes (les 11/12 mars) aient propulsé une grande partie de la radioactivité vers l’océan et non pas à l’intérieur du Japon. Si les vents avaient soufflé vers l’intérieur des terres, la totalité de l’île aurait, dès les premiers jours, été dans la même situation d’évacuation totale que Tchernobyl (et sans doute même en pire vu que le niveau 7 s’applique à chacun des réacteurs détruits).

    * Le très urgent problème de la contamination de la nappe phréatique de Fukushima: la pire dans l’histoire des désastres nucléaires.

    * Le très urgent problème de l’extrême contamination des égouts de Koriyama City.

    * La très grave décision de l’EPA (le ministère de l’environnement US) de stopper toute évaluation de la radioactivité ambiante aux USA et de refuser de tester les poissons dans l’océan.

    - 7 mai 2011: Précisions sur un lâcher potentiel, et en catimini, de radioactivité le 8 mai 2011 par TEPCO. Taro Kono, de la Chambre des Représentants du Japon, a rédigé un post le 5 mai, sur son blog, afin de relater l’information qu’il a reçue, par e-mail du 1er mai, par un bureaucrate de Agency for Natural Resources and Energy du Japon: « à la vitesse où vont les choses, une très grande quantité de radioactivité sera relâchée le 8 mai ». Officiellement, le 8 mai, TEPCO est supposé ouvrir les doubles portes du réacteur 1 de Fukushima afin d’installer un système de refroidissement couplé à un échangeur thermique. Cependant, certaines personnes (dont un ingénieur ayant travaillé à Fukushima) commencent à spéculer que l’ensevelissement du réacteur, sous de très grandes quantités d’eau, n’est en fait qu’une tactique pour tenter de diminuer l’intensité de la radioactivité, par “ventilation humide”, à savoir, en la faisant passer au travers de l’eau lors d’un relâchement non officiel le 8 mai. A suivre car venant de TEPCO et du Gouvernement Japonais, tous les mensonges sont du domaine du possible, et du très probable, dans la mesure ou l’e-mail du bureaucrate impliquait une gestion sensible de l’information.

    - 7 mai 2011: Fermeture du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga. Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans la Préfecture de Fukui, vient d’être fermé par Japan Atomic Power Company (JAPC) suite à de très fortes fuites de xenon 133, d’iode 131 et d’iode 133 dans le système de refroidissement.

    - 7 mai 2011: Analyse par 4 stations Allemandes des niveaux de Césium 137. Les tableaux présentés par ces stations d’analyse de la radioactivité sur la planète mettent en exergue de fortes poussées de Césium 137 vers le 4 mai, dans l’hémisphère nord, en provenance de Fukushima. En Allemand. En traduction Française par Google.

    - 6 mai 2011: Fermeture de la centrale nucléaire de Hamaoka? Le Premier Ministre du Japon, Naoto Kan, vient de demander expressément à Chubu Electric Power Company de fermer les réacteurs 4 et 5 de la centrale nucléaire de Hamaoka. Mr. Naoto Kan a évoqué la probabilité à 87% du Tokai Earthquake (le grand tremblement de terre que le Japon attend) et l’extrême sensibilité sismique de la région. Cette centrale nucléaire se situe à 200 km à l’ouest de Tokyo.

    - 6 mai 2011: Fuites ou Rumeurs: TEPCO prépare-t-elle un lâcher de radioactivité très élevée pour le 8 mai? La gestion, par TEPCO, de l’indigestion de radioactivité à la centrale nucléaire de Fukushima n’est en fait qu’une partie de poker permanente. TEPCO n’avait pas réussi le 29 avril son opération d’entombement à l’eau du réacteur n° 1 en injectant 10 tonnes d’eau/heure dans la cuve de pression du réacteur (14 tonnes/heure était le but recherché) et était redescendu à 6 tonnes/heure. TEPCO vient de décider de retenter l’expérience en passant maintenant de 6 à 8 tonnes d’eau/heure.

    Dans l’information en fuite, Taro Kono précise qu’il faut absolument mettre en place le système d’échange thermique (mentionné dans la news du 5 mai) et veiller à ce que les informations sensibles ne soient pas libérées. Il n’est pas clairement précisé si l’éventualité d’un lâcher de radioactivité intense, le 8 mai, sera par voie d’eau ou par voie atmosphérique.

    - 6 mai 2011. Découverte d’un container radioactif, en Hollande, en provenance du Japon. De la radioactivité a été découverte sur un container en provenance du Japon. Selon le service des douanes de Hollande, la radioactivité s’élevait de 6 à 30 becquerels en fonction des endroits du container. Par contre, Hans Jansen directeur de First Safety, une agence spécialisée dans les substances toxiques, a déclaré que la radioactivité s’élevait de 40 à 200 becquerels pour les endroits du container les plus contaminés. Ce niveau de 200 becquerels a été considéré, par lui-même, comme potentiellement dangereux."

    Tout cela est extrêmement préoccupant, pour la planète entière. Mais ce qui l'est encore plus, c'est que nous avons maintenant la preuve qu'il existe un ordre mondial, plus puissant que le ministère américain de l'Environnement (qui vient de décider de ne plus mesurer la radioactivité ambiante aux USA, ni sur les poissons), plus puissant que la commission européenne (qui vient d'augmenter le taux minimum de radioactivité admissible dans l'alimentation), plus puissant que l'Organisation mondiale de la Santé (qui est priée de fermer sa gueule sur la dangerosité de la situation actuelle, comme elle l'a fait lors du drame de Tchernobyl et des 25 années qui suivirent), plus puissant que tous les états qui continueront de dire que la radioactivité n'augmente pas sur le territoire national...

    2012 : la chaîne alimentaire mondiale contaminée et radioactive ? C'est de plus en plus probable, et même avant cela ! On ne nous le dira pas. C'est inodore et incolore. Et il n'y a pas d'alternative : soit nous mangeons radioactif, soit nous ne mangeons pas. Espérons seulement que ce scénario catastrophe soit évité en stoppant au plus vite ces problèmes de fuites radioactives dans les centrales nucléaires japonaises...

  • Planète radioactive dès 2012 ?

    "Aujourd’hui, sept semaines après le tsunami du 11 mars 2011, la situation des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi se dégrade inexorablement. Le 28 avril, TEPCO annonçait que la radioactivité ambiante était de l’ordre de 1220 millisievert/heure, ce qui correspond à quasiment 10 millions de fois la dose radioactive artificielle admissible en France (1 millisievert/année). TEPCO, réputé pour ses mensonges outranciers depuis le début de la crise, commence à préparer le monde entier à l’éventualité, plus que probable, de son incapacité à contrôler cette catastrophe nucléaire en 9 mois, ainsi que son carnet de route le stipulait. Certains réacteurs sont en fusion totale (et ce, depuis le premier jour), les fuites sont permanentes, les risques d’explosion sont plus que plausibles, etc, etc. Alors que les émissions d’isotopes de césium 137, de strontium 90, d’iode 131, de plutonium 239… contaminent en permanence l’atmosphère et l’océan, la presse Occidentale, aux ordres de la mafia globaliste, qualifie la situation de stable, ou d’ailleurs ne la qualifie plutôt pas, afin de ne pas paniquer les foules et surtout de ne pas courroucer le gang nucléaire. La situation est effectivement stable: la pollution radioactive de Fukushima pourrait durer de longues années à moins que de nouvelles explosions catastrophiques lui confèrent une tournure beaucoup plus abrupte. Le nord du Japon aurait déjà dû être évacué. A quand l’évacuation de Tokyo et de la totalité du Japon?

    Aux USA, le plutonium 238 et le plutonium 239 sont apparus à partir du 18 mars: en Californie et à Hawaï, ils furent respectivement 43 fois et 11 fois plus élevés que le niveau maximal répertorié durant les 20 dernières années. En mars, l’eau de boisson de San Francisco contenait 181 fois la dose admissible d’iode 131. Le 4 avril, l’eau de pluie de Boise dans l’Idaho contenait 80 fois la dose admissible d’iode 131 ainsi que du césium 137. En début avril, le taux de césium 137 dans les sols, près de Reno dans le Nevada, était 30 fois supérieur à la dose admissible. Egalement en avril, on a retrouvé dans de très nombreuses régions des USA, du césium 134, du strontium 89, du strontium 90 et même de l’américium et du curium. Tous ces isotopes radioactifs se sont également déposés en Europe et si on ne les trouve pas, c’est qu’on ne les cherche pas.

    Avant la fin de l’année 2011, tous les sols de la planète seront inexorablement contaminés par l’irradiation quotidienne et permanente des réacteurs de Fukushima. Il en sera de même pour les océans et les nappes phréatiques. C’est alors que les isotopes radioactifs de Fukushima vont entamer un long processus de bioaccumulation en remontant les divers échelons de la chaîne alimentaire. En 2012, la totalité de la chaîne alimentaire planétaire sera radioactive et donc hyper-toxique pour la santé humaine."...

    ..."Quant à l’Union Européenne, fidèle à ses fondement totalitaires et anti-démocratiques, elle se moque éperdument des peuples et roule pour les multinationales et le gang nucléaire: sous peu, elle aura fait passer à la trappe tous les compléments alimentaires et toutes les plantes médicinales, de même que toutes les préparations naturelles utilisées par les techniques d’agro-écologie. Et c’est cette même Union Européenne qui vient de multiplier les doses admissibles de radioactivité, dans les aliments, de 20 fois sous prétexte qu’il vaut mieux consommer des aliments radioactifs plutôt que de faire face à des pénuries alimentaires."

    Extrait de l'article paru sur Kokopelli : http://www.kokopelli-blog.org/?p=375

  • Nucléaire comme au Japon ou éolien comme en Espagne ?

    Alors que beaucoup d'états souhaitent poursuivre dans le nucléaire, et malgré ce qui se passe actuellement au Japon, il est important de savoir que l’énergie éolienne a été le premier pôle de production d’électricité en Espagne en mars 2011 en fournissant 21% de la demande. Elle dépasse ainsi la production de sources comme le nucléaire (19%) et l’hydraulique (17,3%). Les énergies renouvelables dans leur ensemble ont couvert 42,2% de la demande en électricité.

    C’est la première fois que cela se produit depuis que l’Espagne a fait le pari des énergies renouvelables, notamment pour limiter sa dépendance vis à vis de l'étranger. Celles-ci comblent à hauteur de 75% les besoins espagnols en énergie, contre une moyenne d’un peu moins de 60% dans l’Union européenne, selon les données officielles. Dans ce contexte, l’Association des entreprises éoliennes (AEE) souligne que l’énergie du vent a permis à l’Espagne d’économiser 250 millions d’euros en importations d’énergie fossile en mars.

    De tels chiffres renforcent les arguments du secteur de l’éolien qui lutte pour ne pas être considéré comme marginal. En mars, le secteur a battu son propre record avec une production de 4.738 GWh. Fin 2010, l’énergie éolienne comptait ainsi une puissance installée de 20.676 mégawatts, en ligne avec les objectifs de l’Espagne, qui s’est engagée à atteindre une puissance éolienne de 35.000 MW en 2020.

    Des alternatives non polluantes existent donc : pourquoi ne pas prendre cette direction ? D'autant plus que, outre le problème d'accident, celui du stockage des déchets nucléaires n'est toujours pas résolu.

  • Va-t-il falloir évacuer le Japon ?

    Ils ne vont quand même pas nous refaire le coup de Tchernobyl ! Etablir une zone interdite de sécurité de 30 km seulement et proclamer que partout ailleurs tout est normal !

    Trois anciens états soviétiques ont été touchés par les radiations de Tchernobyl. Et ce n'est pas fini, car les particules mortelles sont toujours là, charriées par les cours d'eau qui traversent la zone interdite, ou remontant à la surface du sol et emmenées par le vent.

    «Aujourd’hui, plus de 7 millions de personnes souffrent des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Irradier des millions d’individus est moralement inadmissible. Il n’existe aucun précédent dans l’histoire de l’humanité. Aussi la communauté internationale doit-elle s’occuper de ces victimes.» Angelina Nyagu, présidente de l’association ukrainienne «Médecins de Tchernobyl» (source: www.tchernobyl.info)

    «Au moins trois millions d’enfants en Ukraine et en Russie ont besoin de soins médicaux. Nous ne connaîtrons pas avant 2016 au plus tôt le nombre total de ceux qui auront développé des maladies [à la suite de la catastrophe de Tchernobyl].» Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies (source: www.tchernobyl.info)

    Alors, plutôt que de faire le même constat au Japon dans 25 ans, ne serait-il pas plus logique de prendre les choses en mains, de communiquer sans mentir ou cacher la réalité et d'évacuer rapidement toutes les populations en danger, dans des zones sûres à 100% ?

    Et plutôt que d'assister au "spectacle" au fond de leur fauteuil, qu'attendent les grands de ce monde et la Communauté Internationale pour se mobiliser et organiser la plus grande opération humanitaire jamais mise sur pieds. Des millions de japonais ont besoin d'eau non irradiée, d'aliments non irradiés et d'être déplacés dans des zones non irradiées. On attend quoi ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Cool, les centrales nucléaires...

    Selon un article de Béatrice Héraud sur Novethic, « Tchernobyl est une catastrophe qui dure ; contrairement à ce que l’on pense, le problème continue de croître ». 24 ans (le 26 avril 1986) après l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire, le constat dressé par Yves Lenoir, ancien de Greenpeace et des Amis de la Terre, aujourd’hui président de l’association Enfants de Tchernobyl Bélarus, est alarmant. En Bélarussie -le pays le plus affecté- 500 000 enfants sont contaminés, et sans doute le double si l’on prend en compte ceux d’Ukraine et de Russie. Sans compter les adultes. « Ces populations ont encore toute une série de symptômes et de maladies dus à une contamination chronique : elles sont victimes de problèmes vasculaires, cardiaques, rénaux ou nerveux. Les enfants sont particulièrement touchés : dans les zones contaminées, 80% d’entre eux ont des troubles du système nerveux qui les empêchent par exemple de suivre les cours », explique la députée européenne du groupe des Verts/Ale, Michèle Rivasi, qui revient de Tchernobyl. « Et l’on note encore des désordres génétiques qui perdureront donc même une fois que la radioactivité aura disparu », souligne Yves Lenoir. Certains scientifiques avancent déjà un chiffre minimum de 7 générations.

     

    Car aujourd’hui, les sols sont encore empoisonnés par les substances radioactives. Et avec eux, les aliments qui y poussent, l’eau des nappes phréatiques, ou le poisson des rivières. « Le problème est que le césium 137 est un métal très volatil -ce qui fait que la zone affectée s’étend-, et son taux de décroissance est très faible ; il faut 30 ans pour en diminuer de moitié la radioactivité, ce qui fait qu’elle disparaîtra seulement dans 200 ou 300 ans…De plus la contamination des aliments dépend de la qualité du sol ; un sol très contaminé pourra laissé passer moins de césium 137 dans les cultures qu’un autre moins irradié. Il est donc très important de faire des mesures par région et par individu », explique Yves Lenoir.

    Aujourd’hui cependant, un seul institut indépendant fait ce travail en Bélarussie, le Centre Belrad, spécialisé dans le suivi et le soin des enfants irradiés. Mais il manque cruellement de moyens : autrefois financé par le gouvernement et d’autres pays ou fondations, il dépend aujourd’hui quasiment de l’association des Enfants de Tchernobyl Bélarus qui lui a versé 180 000 euros en 2009. De quoi accorder seulement 2 cures par an de pectine de pomme (qui permet de diminuer la concentration de césium 137 dans le corps) à 2 000 enfants quand il en faudrait 4 par an pour 500 000 enfants, particulièrement ceux vivant dans les campagnes, extrêmement pauvres, et où l’on consomme les cultures locales.

    En Ukraine, le système de suivi des victimes est encore plus alarmant, et la crise financière n’a pas arrangé les choses, estime Michèle Rivasi. Selon l’ambassade d’Ukraine en France, le coût total de la catastrophe est estimé à « 179 milliards de dollars jusqu’en 2015 », mais le pays « a dû abandonner le suivi des victimes de Tchernobyl et nous sommes très inquiets du délabrement des hôpitaux », déclare la députée. Or, toujours selon l’ambassade, « en avril 2010, quelque 2,3 millions de citoyens ukrainiens (parmi lesquels 0,5 million d’enfants) ont le statut de victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Pendant les douze dernières années, le nombre de victimes a diminué de 26%, tandis que le nombre de personnes handicapées a augmenté de 80%. Actuellement on compte 110 000 adultes et 2 600 enfants handicapés suite à la catastrophe, alors qu’en 1991, leur nombre était évalué à 2 000 personnes »

     

    La semaine dernière, des scientifiques russes et ukrainiens, parmi lesquels Alexey Yablokov, ancien conseiller environnemental du président de Boris Eltsine et membre de l’Académie des sciences de Moscou, a présenté ses travaux au Parlement européen, à Strasbourg. Ses recherches, étayées par plus de 5000 articles dont la plupart n'avaient jamais été publiés en anglais, ont été compilées dans un livre publié récemment par l’Académie des Sciences de New York: « Tchernobyl ; les conséquences de la catastrophe pour les populations et l’environnement ». Il y établit un bilan catastrophique : au total, entre 1986 et 2004, le drame aurait provoqué la mort de près d’1 million de personnes à travers l’Hémisphère Nord (le nuage s’étant propagé jusqu’aux USA et au Canada) dont 112 à 125 000 liquidateurs, ces personnes venues éteindre l’incendie du réacteur puis nettoyer le site.

    Des chiffres très éloignés de ceux publiés en 2005 par l’OMS pour qui « moins d’une cinquantaine de décès a été attribuée directement à cette catastrophe », quand 4 000 ont souffert de cancers de la thyroïde et que 4 000 « pourraient à terme décéder des suites d’une radio-exposition consécutive à l’accident ». Quant à l’impact de Tchernobyl sur la santé mentale, il émane essentiellement de « l’absence d’informations précises » Dans son rapport, l’OMS cite ainsi Mikhail Balonov, spécialiste des rayonnements à l’Agence Internationale de l’énergie atomique : « dans la plupart des zones, les problèmes sont économiques et psychologiques, pas sanitaires, ni environnementaux. »

    Un bilan très contesté. Car en plus de l’impact psychologique que peut provoquer la catastrophe et ses conséquences, « il faut savoir que le comportement apathique et le manque de concentration des enfants ainsi que les dépressions, qui ont donné lieu à un taux anormalement élevé de suicides chez les liquidateurs sont aussi dues aux irradiations elles-mêmes », souligne Yves Lenoir. De plus, « le chiffrage précis des victimes est très difficile car, 25 ans après, d’autres facteurs rentrent en jeu. Toutefois, si l’on compare avec des populations non irradiées, le taux de mortalité (jusqu’à 45 ans) est 3 fois supérieur dans les zones contaminées (10 fois pour la mortalité périnatale), l’espérance de vie beaucoup plus faible et le taux de morbidité (maladie) extrêmement élevé », ajoute-t-il. En outre, il existe une « chape de plomb » autour de la catastrophe : par exemple certaines identités des liquidateurs sont encore secrètes et la zone contaminée de Russie est entourée du plus grand secret (pas très normal...). Enfin, « l’Organisation mondiale de la santé est liée à  l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)(tiens donc, comme c'est étonnant !) et les chiffres fournis par ces agences de l’ONU ont volontairement été sous-évalués afin de protéger la réputation de l’industrie nucléaire », estime Michèle Rivasi. Des informations pourtant indispensables à l’heure de la relance du nucléaire, un peu partout dans le monde…

    Et comme en Belgique, le gouvernement (vous savez, le provisoire) a voté pour la prolongation de service de nos vieilles centrales nucléaires, alors qu'elle sont arrivées à un âge où les plus anciennes d'entre-elles, arrivées en fin de vie, devraient être démontées et recyclées (fameux budget, çà !), le prochain Tchernobyl risque fort d'être beaucoup plus proche de nous...

    Ce sujet prouve une fois de plus que l'information donnée est mensongère, qu'il existe des liens entre l'OMS et l'AIEA qui ne devraient pas exister, que l'ONU nous trompe, que les Etats eux-mêmes nous cachent la vérité, et encore plus grave, que les victimes innocentes de ce terrible accident ne sont toujours pas prises en charge comme elles devraient l'être !

    Tout cela pour faire passer l'idée que "C'est cool les centrales nucléaires...". Alors que les risques liés à ce mode énergétique ainsi que les problèmes non résolus qu’il soulève, tels que la gestion de déchets hautement radioactifs et la mise en arrêt de centrales vieillissantes, ne sont jamais mis en avant. Tout comme le fait que remplacer les centrales nucléaires par des centrales d'énergies renouvelables (solaire, éolien, cogénération, etc.), consommerait 30 fois moins de CO2, et sans aucun risque pour la santé...  Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Quand on joue à l'apprenti sorcier...

    Le LHC est un monstre de technologies : cet immense anneau, de 27 kilomètres, enterré sous cent mètres de terre cumule ainsi les records. En son sein, un tube à vide - plus vide que celui qui règne entre les planètes du système solaire - où les physiciens injecteront simultanément 3 000 «paquets» de cent milliards de proton, soit deux nanogrammes d’hydrogène, par jour. Ces protons vont circuler à 99,999 999 1 % de la vitesse de la lumière et parcourront plus de 11 000 tours d’anneau à la seconde. Ce niveau d’énergie jamais atteint suppose des technologies sans égales. Le LHC est constitué de près de 10 000 aimants supraconducteurs en niobium-titane. Refroidis à -271,3°C, tout près du zéro absolu, par un système cryogénique à hélium superfluide, ce qui en fait le congélateur le plus froid du système solaire. Ces aimants guident les trajectoires des protons, accélérés par des appareils à radiofréquence. Contraints par les dimensions du tunnel préexistant, les ingénieurs européens, ont eu l’audace de pousser à des limites extrêmes les technologies à leur disposition. Un pari risqué  avec ses dangers potentiels d'expérimentation et les risques d'accident nucléaire, sans parler des multiples pannes déjà survenues et à venir...  Le mois d'avril 2009 risque d'être très chaud (date de remise en état du monstre après sa première panne, survenue après 24h de fonctionnement). Quand on joue à l'apprenti sorcier...

  • Poissons plats radioactifs...

    L’association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest (ACRO), laboratoire français indépendant, s’inquiète du peu d’attention accordée au traitement de l’un des deux principaux nucléides rejetés par la filière du nucléaire : le tritium (l’autre étant le Carbone 14). Alors que la France a été choisie pour accueillir le projet de réacteur expérimental ITER, dont le mode de fonctionnement devrait générer, d’importantes quantités de cette substance, l’association invite les experts à en réévaluer le degré de toxicité. Le tritium est « l’isotope radioactif de l’hydrogène auquel il se substitue au cours d’un processus métabolique ». Son stockage entraînant des coûts élevés, les exploitants nucléaires ont bénéficié de normes les autorisant à disperser l’élément radioactif dans l’environnement, arguant de « sa très faible toxicité ». Ce laisser-aller n’est pas sans conséquence, comme l’illustre la pollution au tritium de la nappe phréatique située sous le Centre de Stockage de la Manche (CSM), qui perdure depuis plus de 30 ans d’après les déclarations de l’ACRO. Le transfert de la substance radioactive en milieu aquatique pourrait en effet avoir de lourdes retombées sur l’ensemble de l’écosystème, estiment les scientifiques. S’intéressant au phénomène de la « bio accumulation », ils ont démontré que l’incorporation du tritium à la matière organique lui permettait de s’introduire à chacune des étapes de la chaîne alimentaire. Il pénètre ainsi dans l’organisme des cétacés, des mollusques et des poissons. Plus préoccupant, ce processus de transmission s’intensifie lors de l’assimilation du tritium par les molécules organiques. Une enquête menée par l’ACRO dans la baie de Cardiff, située au Sud du Pays de Galles, a révélé que les teneurs en tritium prélevées sur les poissons plats étaient 1 000 à 10 000 fois supérieures à celles contenues dans l’eau de mer du même site ! Bien que le tritium ne soit pas l’élément radioactif le plus toxique issu de l’industrie nucléaire, son déversement dans la nature reste préoccupant en raison du volume des quantités générées. L’échéance fixée par la loi du 28 juin 2006 apporte certes une note d’espoir, imposant aux industriels « la mise au point pour 2008 de solutions d’entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur ». Mais des démarches doivent être menées en parallèle afin de mieux cerner les risques qu’implique l’exposition prolongée à ce type de radioactivité, si l’on veut être en mesure de les éviter. Quant on sait que pour le Japonais Masatoshi Koshiba, prix Nobel de physique 2002, 'Les 2 kg de tritium qui circuleront dans ITER pourraient tuer deux millions de personnes', il y a de quoi regarder sa sole de Douvres d'un autre oeil ! On supposait déjà que les poissons plats (qui vivent au fond) étaient contaminés aux métaux lourds (plomb, mercure et autres saloperies), voilà qu'on apprend qu'ils sont également radioactifs ! Tout va bien. Très bien. Et merci aux exploitants nucléaires, qui depuis 30 ans, nous polluent invisiblement et dans le secret le plus total ! Une énergie propre, le nucléaire ?

  • Energie consommée sur terre...

    L’énergie consommée en 2004 par les six milliards de Terriens vivant sur la planète bleue équivaut à environ 9 milliards de tonnes de pétrole (9 Gtep ou gigatonnes d’équivalent pétrole). Une consommation qui est mal répartie, puisque le milliard de personnes vivant dans les pays industrialisés s’approprie 80% de l’énergie disponible. Etant donné que les cinq milliards de personnes défavorisées aspirent à rejoindre les standards de consommation des pays développés, on peut prévoir sans risque d’erreur que le besoin énergétique de l'humanité se situera, en 2050, entre 25 et 30 Gtep pour les 8 à 10 milliards de personnes qui vivront alors sur terre. Même déséquilibre entre les différentes sources d’énergie à l’échelle de la planète : plus de 80% de l’énergie produite est polluante et non renouvelable (énergie fossile : 7,5 Gtep, nucléaire : 0,6 Gtep) et moins de 20% est propre et renouvelable (biomasse : 1,1 Gtep, hydraulique : 0,7 Gtep, énergies renouvelables : 0,02 Gtep). La fin de l'ère du tout pétrole a sonné, les constructeurs auto cherchent d'autres voies pour propulser leurs véhicules. Le monde de l'automobile se prépare à dire adieu au pétrole poussé par une double urgence : des réserves en or noir qui s'épuisent et un parc grandissant qui accentue encore la pollution par gaz à effet de serre. Longtemps délaissées par les constructeurs, les alternatives à l'essence et au gazole (98% de l'énergie consommée dans les transports) font désormais l'objet de toutes les attentions et de toutes les recherches. Du GPL à l'énergie solaire en passant par les biocarburants ou par les prometteuses piles à combustibles fonctionnant à l'hydrogène, tout est étudié. Mais le plus intéressant aujourd'hui semble être le moteur à air comprimé, qui offre plusieurs avantages indéniables : disposer d’une ressource gratuite, propre et en quantité infinie : l’air, ne pas diminuer ni dégrader cette ressource, ne pas polluer,rouler sans carburant inflammable et sans risque d'explosion. Plusieurs projets s’emploient à améliorer la conception et le rendement de tels moteurs. En France, la société française MDI de l’ingénieur Guy Nègre propose une voiture à air comprimé, la MiniCat's qui fonctionne selon un cycle thermodynamique à 5 temps et à 3 chambres séparées (2 chambres cylindriques d'aspiration et d'expansion et 1 chambre sphérique de compression reliée par un injecteur d'air électronique à deux réserves d'air comprimé de 300 litres à 300 bars). Ce véhicule dispose d’une autonomie de dix heures en cycle urbain. Le réapprovisionnement se fait à une station-service ou en compressant l’air dans le véhicule lui-même au moyen d’un compresseur électrique. Son moteur de 35CV permet de rouler jusqu'à 110 km/h avec une autonomie de 200 km en cycle urbain. L’économie réalisée grâce à ce mode de propulsion est importante, puisque l’air est... gratuit. Alors, votre prochaine voiture, à essence ou à air comprimé ?