non sulfités

  • Dégustation du lundi 153

    Fort agréable dégustation ce lundi soir, à 5, en compagnie d'un lapin, avec, comme mise en bouche, Engelgarten 2007 en Alsace 1er Cru "Le Jardin des Anges" de Marcel Deiss, suivi de Burg 2007, de Gruenspiel Alsace 1er Cru 2004 "Le Jeu des Verts" et Rotenberg en Alsace 1er Cru 2004, toujours du même Marcel Deiss.

    Commença alors la dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe dorée et au nez de brioche grillée dans une ferme. En bouche, c'est sec, sur du malt, assez paysan et libre. On évoque le Jura et c'est faux : Akmèniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault.

    Ensuite, un vin à la robe dorée et pétillante, au nez assez plat sur de la noix, et à la bouche pétillante, alcoolisée, sur de la noix, mais assez plate également. Ce vin a certainement refermenté en bouteille et contient encore du sucre résiduel : Anjou 2004 "Les Vieilles vignes des Blanderies" de Mark Angelli.

    Dernier blanc avec un vin à la robe claire et au nez frais de grand Chardonnay, sur des agrumes. En bouche, du beurre, de la noisette, du bois, rond sur un fruit plaisant. On est en Bourgogne. Puis, on le trouve trop rond, trop prévisible, trop caricatural, concentré mais sans grande complexité et avec un manque de gourmandise en finale, ce qui nous amène à l'étranger, et avec raison : Francis Coppola Diamond Collection Chardonnay 2009, Monterey County en Californie.

    On passe- enfin - aux rouges, avec une huitième bouteille à la robe grenat et au nez étranger pour ma part. En bouche, ce n'est pas terrible du tout : In Fine en Côtes de Ventoux du Domaine Caravinserail.

    Neuvième flacon, à la robe rubis avec des notes d'évolution et au nez d'un vin qui a vieilli trop vite, suite à un coup de chaleur. En bouche, on est sur un vin du sud, trop rond et trop riche, mais avec un beau fruit et une certaine fraîcheur. A notre grande surprise, il s'agit d'un bordeaux : De l'Ombre à la Lumière, Vin de Table Français, vinifié sans souffre, de David Poutays (en 2005).

    Les 2 flacons suivants furent dégustés côte à côte. Robe rubis identique pour les 2, avec un premier nez fort déplaisant (de lavette pour le premier et de boisé pour le second). Le second nez s'avéra plus net et sur le fruit pour le premier. En bouche, les 2 vins sont assez sévères. Le premier est moins riche et plus harmonieux, le second est lourd et boisé. Nous venons de déguster Clos Rougeard "Les Boyeux" et "Le Bourg", 2006, en Saumur Champigny de Foucault. Issus de pieds de Cabernet Franc de 77 ans, ces vins doivent bonifier encore 15 ans...

    Douzième et dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez boisé. En bouche, c'est agréable, pas trop concentré, frais, avec une finale sur le fruit. Un vin digeste, friand et sérieux : Roc d'Anglade 2007 en vin de Pays du Gard de Rémy Pédrino. On s'indigna ensuite de l'avenir de la Planète autour d'une riche Paëlla.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...