nocivite

  • Tout savoir sur la nocivité éventuelle d'un produit...

    Dans les supermarchés, la scène n'a pas pu vous échapper. Des mères de famille, décidées à préserver à tout prix la santé de leur progéniture, tournent et retournent les emballages. Ceci pour déchiffrer une liste interminable d'ingrédients potentiellement toxiques inscrits en lettres minuscules sur les boîtes de conserve, les yaourts aux fruits rouges ou les shampooings jaune phosphorescent.

    Depuis le 29 novembre, c'en est fini de cette corvée parano. N'importe qui pourra télécharger gratuitement sur son smartphone une application permettant d'obtenir d'un glissement de pouce toutes les informations sur sa lessive, son plat préparé ou sa crème de nuit. Son nom ? Noteo.

    Le mode d'emploi est enfantin. Il vous suffira de scanner le code-barres du produit choisi afin d'obtenir illico un feu rouge, orange ou vert. Soit une notation de 0 à 10 pour caractériser les risques sur la santé et l'environnement. Dans le même temps, les "bonnes ou mauvaises pratiques sociales" des industriels cotés en Bourse seront également évaluées, selon son concepteur.

    L'arme numérique se veut redoutable. D'autant que Noteo - qui a déjà référencé plus de 45.000 produits alimentaires, d'entretien et de beauté ou de nourriture pour bébés - ne vous abandonnera pas quand votre lessive liquide "source de fraîcheur, perles de rosée et fleurs de lys" obtiendra la note globale de 1,3 sur 10 - autant dire exécrable. Il est prévu que l'application suggère toute une gamme de produits alternatifs. Plus sains, moins nocifs, et parfois moins chers. 

    Cette première en Europe doit beaucoup à l'entêtement et au travail d'apothicaire d'un jeune Nantais de bonne famille, Baptiste Marty. Après avoir fait ses classes comme consultant en développement durable et en responsabilité sociale d'entreprise, il crée seul en 2007 l'Institut Noteo, une association loi 1901, pour "permettre aux consommateurs de prendre le pouvoir". "Tous les consommateurs, insiste Baptiste Marty. Pas seulement l'élite bobo qui a déjà la connaissance et les moyens financiers pour acheter proprement."

    Cette croisade verte lui coûte d'abord très cher. Pour salarier 22 collaborateurs, traiter la plupart des grandes banques de données, réunir 400 informations par produit, mettre sur orbite un comité de veille scientifique capable de valider et d'actualiser les données toxicologiques, il casse sa tirelire. "J'ai d'abord mis 600.000 euros de ma poche, confie-t-il, et, cette année, j'ai emprunté le même montant auprès de ma famille." Le reste, soit un sixième de la mise de fonds, vient de la banque pour l'innovation Oséo et de financiers privés, les "business angels".

    L'air de rien, ce garçon aux allures d'adolescent idéaliste s'apprête à révolutionner la consommation par la transparence. Celle de l'étiquette. Jean-Louis Borloo en avait rêvé à son arrivée au ministère de l'Ecologie. Mais, au final, ce ne fut qu'un capharnaüm de labels partiels qui brouillèrent un peu plus le jugement des consommateurs. 

    Si Baptiste Marty est si sûr de son affaire, c'est que le grand frère de Noteo prospère aux Etats-Unis depuis 2007, en vendant en outre sa compétence aux entreprises. La notation, c'est d'abord un service gratuit, mais ça peut aussi devenir aussi une bonne affaire. Fondée par un professeur de Berkeley, l'agence californienne s'appelle Good-Guide. Sur les 180.000 produits américains évalués, on trouve la nourriture pour chiens et chats, mais aussi les portables et les voitures. 

    Avec ses 45.000 références, l'équipe nantaise de Noteo a du pain sur la planche. Rien qu'en passant au crible les 3 000 produits d'entretien, ses experts constatent que, pour 20% d'entre eux, la liste complète des molécules n'est pas toujours accessible sur les sites internet des industriels. Ce qui est en contravention avec l'obligation légale. Dans ce cas, Noteo, qui a mis au point cette application au bout de cinq ans de travail acharné, pénalise le produit mal ou pas documenté par un malus "opacité".

    La bataille, que Baptiste Marty veut "vertueuse", parce qu'elle donne au client le pouvoir de bonifier la loi du marché, sera tout de même très rude. Sur les 10.000 produits de beauté et d'hygiène passés en revue par Noteo, 50% contiennent encore au moins une des substances parmi les dix les plus préoccupantes. A commencer par les parabens, connus pour être des perturbateurs endocriniens et pourtant toujours présents dans 32% des produits de beauté. Source : Le Nouvel Observateur. Voir le site : http://www.noteo.info/

    L’application Noteo est disponible sur Google Play et sur l’Appstore.

     

  • La STIB commande 200 nouveaux bus...

     

    Le projet européen CUTE (Clean Urban Transport for Europe - le Transport Urbain Propre pour l'Europe) a permis le développement des bus à PAC qui roulent déjà depuis deux ans à Amsterdam, comme dans huit autres villes européennes. Le développement du nouveau bus hybride à PAC fait partie du projet plus avancé, HyFLEET CUTE. Le premier prototype devrait sortir des usines de Mercedes en 2008. Ce bus est plus économique de 20 à 30% que la génération actuelle, selon Frits van Drunen, responsable du projet CUTE à Amsterdam.

    Dans les deux types de bus, les piles à combustible transforment en électricité l'énergie du moteur produite par la combustion de l'hydrogène. Cela permet à l'électromoteur d'actionner les roues. 
    Dans les bus hybrides à PAC cependant, les électromoteurs deviennent générateurs d'électricité quand le bus freine. L'énergie est stockée et pourra être utilisée ultérieurement. Grâce à son système économe et à une augmentation de la pression dans le réservoir d'hydrogène, le bus hybride à PAC a une plus grande autonomie. Elle peut atteindre 500 km tandis que celle des bus à PAC est de seulement 250 km. Mais ce projet du bus hybride à PAC n'est pas encore complètement terminé. L'électricité peut être stockée dans une batterie à l'aide de condensateurs ou d'un volant d'inertie. Et il n'a pas encore été décidé si le bus va avoir un seul moteur électrique central ou un moteur pour les deux roues arrière.

    Pour l'entreprise de transport, la mise en place de ce projet à Amsterdam a été dés à présent très positive. 
    Les piles à combustible tiennent plus longtemps que prévu : en deux ans, seulement six des 5.760 piles ont dû être remplacées à cause d'un mauvais fonctionnement.

    Cet article avait été publié  le 23/05/2006 !

    Or, la Stib vient de passer commande de 200 bons vieux bus Diesel, à la firme Van Hool, qui pollueront Bruxelles jusqu'en 2025 au moins. Car, même équipés d'un filtre à particules, les plus fines d'entres elles (et les plus nocives pour la santé) envahiront l'air de la Capitale et continueront de contaminer les bruxellois, et surtout, les enfants qui utilisent en masse ce mode de transport pour se rendre à l'école...

    Fort dommage, alors que des alternatives vertes à 100%, qui ne dégagent que de l'eau, existent sur le marché. Depuis longtemps. Et que Bruxelles, Capitale de l'Europe, se doit de montrer l'exemple !

  • Ondes électro-magnétiques nocives...

     

    Un groupe de scientifiques souligne lundi 23 mars les dangers des champs électromagnétiques, et notamment de la technologie pour les téléphones sans fil. "Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques", soulignent quatre professeurs, dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil.


    Cette déclaration réunit l'Allemand Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche européen Reflex (12 équipes dans 7 états membres), le Français Dominique Belpomme (cancérologue), ainsi que les Suédois Lennart Hardell (cancérologue) et Olle Johansson (département de neurosciences du Karolinska Institute). Ces scientifiques pointent "un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques". "On ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers", écrivent-ils. Pour eux, cette intolérance pourrait "être à l'origine d'un problème de santé publique majeur" et il y a urgence à appliquer le principe de précaution.

    Les seuils d'exposition des antennes relais sont fixés en France à 41, 58 ou 61 volts par mètre selon les fréquences (900 MHz, 1.800 MHz ou 2.100 MHz). Les associations réclament que la valeur d'exposition chronique soit fixée à 0,6 V/m. Une table ronde sur les effets potentiels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé sera organisée par le ministère de la Santé le 23 avril, à la demande du Premier ministre.

    Tout ceci confirme de plus en plus ce dont nous nous doutions. Malgré les études scientifiques faussées subventionnées par les opérateurs de téléphonie mobile comme Belgacom et Proximus. Malgré les dénégations du corps médical et des politiques corrompus pendant des années. Malgré le lobbying de Nokia, Panasonic, Motorola et autres firmes, avides de profits considérables au dépend de notre santé. Et, une fois de plus, c'est nous qui paierons...

     

    Il ne nous reste plus qu'à recâbler nos systèmes sans fils, éviter le wireless, utiliser le GSM seulement en cas d'extrême nécessité et croiser les doigts pour ne pas mourir précocement parce qu'on a tous cru qu'ils disaient la vérité, pendant des années... Un scandale de plus, qui éclatera dans quelques années, quand tous les responsables et tous les corrompus auront disparus de la circulation depuis belle lurette. 

  • Le Parlement Européen s'inquiète enfin...

    Textes adoptés par le Parlement Européen
    Jeudi 4 septembre 2008 - Bruxelles
    Évaluation à mi-parcours du plan d'action européen en matière d'environnement et de santé 2004-2010


    - Extraits Résolutions -

    21.  est vivement interpellé par le rapport international Bio-Initiative sur les champs électromagnétiques, qui fait la synthèse de plus de mille cinq cents études consacrées à la question, et relève dans ses conclusions les dangers sur la santé des émissions de type téléphonie mobile comme le téléphone portable, les émissions UMTS-Wifi-Wimax-Bluetooth et le téléphone à base fixe "DECT";

    22.  constate que les limites d'exposition aux champs électromagnétiques fixées pour le public sont obsolètes dès lors qu'elles n'ont pas été adaptées depuis la recommandation 1999/519/CE du Conseil du 12 juillet 1999 relatives à la limitation d'exposition du public aux champs électromagnétiques (0 Hz à 300 GHz), que ces limites ne tiennent évidemment pas compte de l'évolution des technologies de l'information et de la communication ni, d'ailleurs, des recommandations préconisées par l'Agence européenne pour l'environnement ou encore des normes d'émission plus exigeantes prises, par exemple, par la Belgique, l'Italie ou l'Autriche et qu'elles ne tiennent pas compte des groupes vulnérables comme les femmes enceintes, les nouveau-nés et les enfants;

    23.  demande par conséquent au Conseil de modifier sa recommandation 1999/519/CE afin de tenir compte des meilleures pratiques nationales et de fixer ainsi des valeurs limites d'exposition plus exigeantes pour l'ensemble des équipements émetteurs d'ondes électromagnétiques dans les fréquences entre 0,1 MHz et 300 GHz;

    Ces 3 articles sur les 36 publiés concernent les ondes. Ceci officialise enfin la nocivité des GSM et autres systèmes sans câble. Les autres articles évoquent les problèmes liés à la qualité de l'eau, à celle de l'air (pollué à l'extérieur, mais également à l'intérieur des habitations), les menaces sanitaires multiples engendrées par le réchauffement climatique, la baisse d'espérance de vie dans l'Union européenne, etc. Que des sujets joyeux, mais enfin pris avec sérieux. Je pense qu'ils ont enfin compris qu'on allait droit dans le mur, et qu'il faut maintenant agir, s'il n'est pas déjà trop tard... Un peu con d'avoir perdu tant de temps...