nez bouche

  • On fête quoi ?

    Un petit message, alors que j'étais au bureau, m'a fait plier bagages bien plus vite que d'habitude : mon sixième sens me poussait, en ce jour historique au niveau politique à la con, à me rendre très rapidement à une dégustation improvisée, en cours. A peine arrivé, on me tendit un magnifique verre, au nez de petits fruits mûrs, à la robe rubis, dont le cerclage rouille indiquait le millésime, et à la belle bouche suave et longue, mais un peu molle, manquant d'un peu plus de structure. Mais très beau quand même : Château Cheval Blanc 1990, 1er Grand Cru Classé en Saint-émilion. On poursuivi ce grand moment avec la dégustation d'un vin beaucoup plus expressif au nez, avec des notes de tabac, de cuir et d'animal, à la robe noire, mais avec le même cerclage rouille. A la bouche, les mêmes sensations qu'au nez, sur une très belle longueur. Mais avec une nervosité et une structure qui manquait un peu au précédent. Vraiment superbe. Château Haut-Brion 1989, également 1er Grand Cru Classé, en Graves. Deux flacons cotés 100/100 par ce vieux Parker, et dont la valeur actuelle est tout à fait désopilante ! Ce Haut-Brion qu'on trouvait, en 92, à 62 euros (ce qui était cher) se négocie aujourd'hui à 1.300 euros la bouteille ! Aaaah, si nos salaires avaient suivis la même courbe... Bref, bonne intuition, et rare privilège de pouvoir, aujourd'hui encore, déguster de tels flacons. Je l'aime bien, moi, cette Rue du Bailli !