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  • Derniers petits plaisirs de la terrasse...

    Bien que les prochains jours s'annoncent beaux, secs et doux, rien n'y fait : l'hiver approche à grands pas, bien que le mois de novembre puisse encore nous réserver de belles surprises...

    C'est donc avec une certaine nostalgie que j'ai fait le tour de la terrasse. J'y ai découvert les dernières framboises, délicieuses comme en plein été.

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    Une des dernières fraises de mes fraisiers "Charlotte" retombants. Ils sont normalement productifs jusqu'aux premières gelées...

     

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    Les dernières figues d'automne, bien mûres, ne demandent qu'à être cueillies sous peine de faire le régal des oiseaux et dernières guêpes égarées. Les figues de l'été prochain sont déjà là...

     

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    Et les dernières roses éclosent également et parfument ce lieu un peu sauvage dans lequel j'aime me ressourcer de temps à autre. Quelques pots, quelques plantes, quelques fleurs et c'est tout un micro-monde qui s'installe sur votre terrasse, pour votre plus grand bonheur.

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  • C'est l'automne...

     

    Arrêtez-vous un instant et regardez autour de vous : c'est l'automne et les couleurs sont magnifiques ! Bonne semaine ensoleillée et douce (sauf mercredi, à ce qu'il paraît).

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  • Zéro pour cent, c'est nul et dangereux...

    Vous êtes en surpoids et aimez bien ce qui est gras ou sucré. Vous adorez le beurre, les fromages et les boissons sucrées comme le coca.

    Ne vous inquiétez pas, l'industrie agro-alimentaire a pensé à vous et vous propose des produits 0% de matières grasses, ou 0% de sucre pour vous permettre de continuer à vous empiffrer, mais sans remords.

    Grave erreur. Il faut fuir tous ces produits 0% ou allégés comme la peste car ils sont nocifs pour votre santé. J'avais déjà écrit sur ce blog un article sur les margarines et leur composition d'huiles de mauvaises qualités, hydrogénées et bourrées d'acides gras trans cancérigènes : un scandale !

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    "Aujourd'hui, ils sont tout simplement interdits à la vente. Mais pour les remplacer, nous avons les produits à « 0 % de matière grasse ». 

    Tous les produits contenant de la graisse sont aujourd'hui proposés dans les supermarché en version « allégée », voire « zéro pour cent ». Le problème est que c'est la graisse qui donne une texture onctueuse. Si vous l'enlevez d'un produit, il vous reste une sorte de carton… Mais il existe une ruse : remplacer la matière grasse par des farines ou de l'amidon (maïzena par exemple) pour servir d'épaississant. 

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    Or l'amidon est un sucre qui se transforme aussi vite, et même plus vite, en glucose dans votre estomac que si vous mangez des sucres en morceaux. En effet, l'amidon, bien qu'il n'ait pas le goût sucré, n'est qu'une simple chaîne d'atomes de glucose. Il commence à être décomposé dès le contact avec la salive par une enzyme, l'amylase salivaire. 

    Les sucres en morceaux sont faits en saccharose, c'est-à-dire la combinaison de fructose et de glucose. Ils font donc monter le sucre sanguin (glycémie) moins vite que l'amidon. 

     

    Si vous cherchez à maigrir, il faut à tout prix éviter les aliments à haute charge glycémique, et donc tous les produits « allégés en matière grasse » mais enrichis en farine ou amidon qui sont des sucres à index glycémique élevé." (Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation).

    Vous n'avez qu'un corps : prenez-en soin ! Ne croyez jamais aux slogans publicitaires de l'industrie agro-alimentaire et ne consommez pas leurs produits. Nourrissez votre corps d'aliments naturels, de saison, bio si possible, et sans faire d'excès (sauf occasionnellement bien entendu) : c'est le seul moyen, aujourd'hui, de rester en bonne santé.

     

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    Vous pensez vraiment que les centenaires qui meurent aujourd'hui allaient, dans leur jeunesse, au supermarché acheter toutes les crasses qu'on y trouve aujourd'hui ? Réfléchissez un peu... Yoplait, Danone, Activia, Flora, Becel, Pro-Activ, Elle & Vire, Coca-Cola, Pepsi et Fanta n'existaient pas... Tout comme les supermarchés, d'ailleurs...

  • Fameux trompe l'oeil...

    Un perroquet ? Vous avez tout faux : c'est une femme, assise sur un tronc, couverte de peinture par l'artiste d'origine italienne Johannes Stötter, qui a remporté le titre de Champion du monde de peinture corporelle en 2012.

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  • Partir en Crête, un vieux rêve...

    Avec un régime comme le mien, je suis super heureux de pouvoir retourner en Crête cet été ! J'ai un souvenir de ces salades grecques, de cette huile d'olive consommée sans modération sous la chaleur écrasante, de ces poissons grillés et de ces mézzés variés et délicieux que j'ai hâte d'y être.

     

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    Depuis lors, j'ai appris à apprécier l'Ouzo, ce qui ne gâche rien. Et depuis lors, les grecs ont fait d'énormes progrès au niveau de la vinification des vins, ce qui ne gâche rien non plus. Car, à l'époque, ni le Retsina, ni le Demestica, n'étaient buvables... Et il n'y avait que cela... J'ai dégusté de magnifiques vins grecs depuis lors, dont un mémorable Mont Athos 1990. Quel évolution !

    Bref, outre les paysages, les plages paradisiaques, les petits villages authentiques perchés sur les montagne, j'attends beaucoup de ce séjour.

     

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    Et avec une pensée émue pour ce peuple grec qui a tant souffert des mesures d'austérité décidées par le FMI, les banques et la CEE. Un peuple qu'il faut aider à se relever, en y allant en vacances notamment.

     

  • Slow Food et la restauration rapide dans les écoles...

    Lorsque Alice Waters vint explorer la France (comme toute jeune américaine) au début des années 70, elle a été fascinée par les marchés et la typicité des produits alimentaires qui s'offraient à elle, de région en région. Lorsqu'elle est rentrée en Caliornie, elle a décidé de mettre en valeur dans son restaurant les produits de sa vallée.

    Et depuis tout jeune, Jamie Oliver, originaire de l'Essex en Angleterre, né et élevé dans un pub, connait l'importance de l'apprentissage du goût auprès des jeunes, il en a fait un de ses combats.

    Il était naturel qu'un jour ces deux passionnés de "vraies nourritures" se rencontrent. Hughes Belin a assisté à cet évènement, lors du dernier Salone Del Gusto de Slow Food et vous le raconte : "Les visiteurs du Salone del Gusto à Turin fin octobre 2014 ne s’y sont pas trompés : l’événement le plus intéressant de cette petite semaine consacrée au slow food tous les deux ans, était sans conteste une conférence réunissant Carlo Petrini, Président-fondateur de Slow Food, Alice Waters, chef du Restaurant réputé Chez Panisse et Vice-Présidente de Slow Food International et Jamie Oliver, star anglaise de la cuisine saine.

     

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    Curieusement, c’était son premier passage au Salone. Ils étaient réunis pour la première fois devant une salle archi-comble pour nous aider à changer le monde et nous dire comment eux, ils ont fait leur part. Et bien vite, la restauration collective, dont celle des écoles, s’est imposée comme une cible de choix, car on prend plus de la moitié de nos repas à l’extérieur de nos foyers. Mais les écoles ont ceci de plus qu’elles « créent les citoyens du futur », comme le dit Carlo. Non seulement on garantit une bonne santé actuelle et future aux enfants, mais on les éduque à la nourriture bonne, propre et juste.

     

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    En d’autres termes, « c’est un investissement pour un changement de paradigme, ce n’est pas un coût », explique-t-il. « Il faut apprendre [la nourriture saine] aux enfants, tant qu’ils sont jeunes et ouverts »,  ajoute Alice. Mais « l’ennemi est très riche, très stratégique et très bien implanté, ce n’est pas une simple empoignade, mais un véritable combat », avertit Jamie.

    Alors, comment faire ? Jamie a tourné un documentaire « Jamie’s School Dinners » sur la nourriture dans les écoles du Royaume-Uni. Sorti au moment des élections de 2005, il a créé un choc et permis l’adoption d’une loi nationale garantissant pour la première fois des normes minimales pour la nourriture dans les écoles – il y en a depuis longtemps pour la nourriture pour chiens. « L’action auprès des gouvernements est essentielle, car l’effet de levier d’une loi est énorme », reconnaît Alice. Carlo cite l’exemple de l’interdiction de vendre des sucreries et des sodas dans les écoles italiennes décidée récemment. « Quand la politique se met au slow, les choses arrivent », s’amuse-t-il.

     

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    Mais on ne peut pas toujours compter sur l’Etat pour tout régler. Alice, elle, a agi en créant des jardins, depuis 20 ans. Dans les écoles, puis les prisons, les hôpitaux. Le jardin est non seulement un outil éducatif, mais il enseigne le partage, lorsqu’on donne les légumes. Il enseigne l’humilité face à la nature, les saisons, qui n’existent plus dans les supermarchés d’aujourd’hui. « C’est plus difficile de convaincre les enseignants que les enfants », constate-t-elle. Elle est toutefois convaincue que « la culture du fast food n’a pas détruit notre amour de la nature ». « Plus la population est ignorante, plus le système de la malbouffe triomphe », explique Carlo. Le travail est énorme mais il faut persister à informer et éduquer sur comment se transforment les produits.

    A travers la convivialité, les choses se passent plus simplement : « quand on cuisine et qu’on mange ensemble, il se passe de belles choses : faire à manger résout tous les problèmes », raconte Jamie. « Faire pousser des choses ensemble, c’est un moyen d’avancer ensemble », ajoute Alice.  Les gens changent quand l’effort pour changer vaut le coup. Dans les cantines scolaires britanniques, le repas de midi est souvent le repas le plus important de la journée rappelle Jamie. Le mot slow prend tout son sens lorsqu’on voit que la nourriture emballée qui sert aux déjeuners de nos chères têtes blondes est le plus souvent inappropriée. Si un enfant ne peut pas manger à la cantine, il devrait avoir un déjeuner « fait maison » - qui nécessite, certes, plus de temps à préparer.

    « L’éducation au goût des enfants commence dès la grossesse », concluent-ils, parce que l’accès à une nourriture saine « est un droit fondamental de l’enfant ». Bon, on fait quoi, nous ?"

    Oui, au fond, que savons nous de la cantine de vos enfants ? Comment faisons-nous pour leur apprendre d'où viennent les pommes de nos régions et qui les cultive, pourquoi il est important  de le savoir ?

    Alice Waters a expliqué pourquoi et comment une simple pêche pourrait convertir  le président Obama à Slow Food et changer profondément l'agro-business américain. (Texte publié par l'équipe du Convivium Slow Food Brussels).

    Il est important d'éduquer les enfants dès le plus jeune âge aux aliments naturels de saison, ceux qui ont du goût. Ils doivent cueillir des framboises, de vraies pommes et poires, cultiver des salades, des radis, du persil, des fraises et des potirons. Ils seront tellement émerveillés par le goût des aliments naturels qu'ils ne seront jamais, toute leur vie durant, des accros des fast food, de la malbouffe industrielle et de tous ces mauvais aliments bourrés d'additifs de toutes sortes vendus par les multinationales alimentaires.

     

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    Prenez le temps de cuisiner tous les jours des produits frais et locaux : ils garderont en mémoire ces recettes, le goût de ces plats familiaux, et les cuisineront plus tard à leurs enfants. C'est le meilleur bagage qu'on puisse leur offrir pour l'avenir : le goût des choses et la santé grâce des produits sains, saisonniers, variés et locaux.

     

  • Incroyable cliché...

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous une magnifique photo publiée sur le site de la Nasa début novembre. Il s'agit d'une aurore boréale sur la Norvège, photographiée par Max Rive, dont je vous invite à visiter le site. Un grand photographe...

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    Au-dessus de la montagne, il y a un gars qui lève les bras en l'air. C'est ce qu'il devait faire s'il voyait une aurore et cela faisait 3 nuits qu'il montait là-haut dans l'espoir de trouver un ciel étoilé. La troisième fût la bonne ! Des couleurs magnifiques, un décor incroyable, le soleil dans le fond et la ville de Svolvear dans le bas. Incroyable cliché ! Quelle synchronisation d'éléments ! Je vous laisse l'explicatif en anglais ci-dessous.

    "Raise your arms if you see an aurora. With those instructions, two nights went by with, well, clouds -- mostly. On the third night of returning to same peaks, though, the sky not only cleared up but lit up with a spectacular auroral display. Arms went high in the air, patience and experience paid off, and the amazing featured image was captured. The setting is a summit of the Austnesfjorden fjord close to the town of Svolvear on the Lofoten islands in northern Norway. The time was early March. Our Sun has been producing an abundance of picturesque aurora of late as it is near the time of its maximum surface activity in its 11-year magnetic cycle".

     

     

  • La vache nantaise est sauvée...

    La Fête de la vache nantaise est une manifestation exceptionnelle qui se déroule tous les quatre ans à Plessé (Loire-Atlantique) en l'honneur des races anciennes. 

    Cette animation champêtre était particulièrement bienvenue dans le cadre verdoyant et ensoleillé du pays de Redon qui a vu renaître cette vache de race nantaise - 1,35 mètre au garrot, 650 kilos - qui se plaît dans les terres humides de l'estuaire et les marais bretons d'où elle a failli disparaître. En 1980, il n'en restait qu'une cinquantaine de têtes et il faudra toute la passion de Laurent Chalet, éleveur à Plessé, pour sauver le cheptel.

    Aujourd'hui, 800 femelles en âge de se reproduire, réparties sur plus de 80 élevages professionnels, et 19 taureaux disponibles en insémination animale assurent un brassage génétique suffisant et constituent un réservoir important. La nantaise est sauvée, d'autant que cette race mixte à l'origine (traction-lait-viande) fournit désormais une viande persillée à souhait et un veau servi rosé, fort apprécié le soir au banquet.

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    Le même Laurent Chalet est à l'origine de cette fête rurale qui a transformé la nantaise en puissance invitante pour toutes ses congénères, orphelines des pâturages, victimes de l'élevage intensif et de la standardisation des espèces. Un village entier leur est consacré avec box et étables d'un week-end, construits avec les moyens de la nature par des dizaines de bénévoles, pour les oubliées du terroir : la bretonne pie noir, la froment du Léon, la maraîchine de Vendée, la saosnoise ou l'armoricaine invitées cette année dans la catégorie bovin.

    Contrairement à ce qu'on dit, les animaux ne sont pas sectaires. On pouvait croiser à Plessé toute une kyrielle de moutons - bleu du Maine, solognot, roussin de La Hague, ouessant (où il n'y en a plus depuis longtemps), avranchin, cotentin, berrichon de l'Indre -, de chèvres des fossés ou du Poitou, d'ânes - baudet du Poitou, grand noir du Berry - et de chevaux - de trait breton, percheron, poitevin mulassier. Sans oublier le porc blanc de l'Ouest, celui de Longué et de Bayeux avec toute la basse-cour, de la poule coucou de Rennes à l'oie blanche du Poitou en passant par la marans, la noire de Challans ou la grise des marais.

     Toutes ces espèces, préservées, escortées et soignées par des paysans fiers de leurs vaches comme de leurs poules illustraient une autre idée de l'élevage. Où les hommes et les bêtes sont chacun à leur façon un élément de la biodiversité, partageant un espace commun et vivant l'un de l'autre comme il en va ainsi depuis la domestication du bétail. Nous sommes loin des images sanglantes, volées dans les élevages intensifs par les croisés anti-viande qui n'ont qu'une idée : nous faire passer pour des assassins. A Plessé, on s'essaie au labour avec une paire de boeufs, on flatte le veau à l'encolure, on apprend à découenner le jambon de porc blanc et on déguste la carbonnade flamande avec les gars du Nord. Et, n'en déplaise aux mauvais coucheurs, 30 000 personnes sont venues y fêter les bêtes et manger leur viande. (Extrait d'un article de JP Géné dans M, le supplément du Monde de ce week end).

    Bravo à Laurent Chalet pour cette belle initiative, digne de Slow Food qui, dans le monde entier, intervient avec ses sentinelles pour préserver les races animales et les variétés végétales de l'extinction. La biodiversité doit absolument être sauvegardée : c'est l'héritage de l'humanité que nous nous devons de transmettre aux générations futures.

    Nous n'allons quand même pas leur transmettre que 3 variétés OGM de tomates, 4 espèces industrielles de céréales et la vache Holstein... Ce serait bien triste !

  • Hécatombe...

    Pas drôle, cette période, avec les premiers amis autour des 50 ans qui commencent à tomber. Edouard d'abord, le 16 août, mort seul chez lui d'un malaise cardiaque, alors que sa femme et ses enfants sont à la mer. Jo, qui fait un infarctus chez le coiffeur, mais qui s'en sort. Arnaud, le week-end passé, qui s'écroule sur un terrain de hockey, avec arrêt cardiaque. Heureusement, 3 médecins présents  et, surtout, le défibrillateur du club, le ramèneront à la vie.

    Mauvaise alimentation ? Pollution ? Stress ? Les 3 cumulés sans doute. En tout cas, cela me conforte dans l'idée que, contrairement à ce qu'on avance, les générations nées dans les années 60 et postérieures n'auront pas la longévité de leurs parents et grands parents. Tous ces jeunes nés et nourris de produits industriels des multinationales agro-alimentaires et de l'agriculture intensive n'ont pas reçu les bonnes bases alimentaires saines des générations précédentes. On appelle cela le progrès...

    Jeudi soir, c'est notre vieil ami Walter qui s'est éteint, à l'âge de 103 ans et huit mois. C'est une exception, et cela le deviendra de plus en plus. Parce que nous avons avalé trop de pesticides, de cocktails de produits chimiques, de particules ayant migré des contenants en plastique, respiré trop de gaz d'échappement diesel, mangé trop gras (du mauvais gras de piètre qualité), trop salé et trop sucré.  Et cela se payera un jour...

    Nous n'avons qu'un corps : prenons-en soin, faisons-le bouger et nourrissons-le bien. Des fruits et légumes crus, de saison et Bio, des cuissons basse température, de bonnes matières grasses, du poisson sauvage,et du vin rouge. Pas trop de viandes rouges, ni de sel. Et pas de sucre, sirop de glucose, édulcorants, produits light et plats préparés. Vous verrez, on va vite tous y revenir ! 

  • Belle un jour...

    C'est fou, ce rosier sur ma terrasse. Parti d'une bouture prélevée sur un rosier magnifique découvert dans un jardin d'une maison en rénovation à Rhode-Saint-Genèse. Attiré par un parfum puissant et chaleureux, je me suis approché d'un bosquet de rosiers et ai identifié celui qui, parmi beaucoup d'autres, dégageait de telles effluves de parfum. J'ai prélevé un bout de branche, et possède désormais un magnifique spécimen de 3 mètres de haut sur ma terrasse, avec les mêmes effluves enivrantes. Un réel plaisir !

    Les roses se succèdent tout l'été, à une cadence infernale, en embaumant toute la terrasse. Elles ne sont vraiment belles qu'un jour ou deux, juste avant de s'ouvrir complètement, puis de mourir, séchées. Une vieille variété de roses, sans doute. Qui n'a rien à voir avec ces roses qu'on trouve chez les fleuristes, et qui ne sentent rien.

     

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    Cela me fait aussi penser à cette ode composée en 1545 après la rencontre de Ronsard, âgé de 20 ans, avec Cassandre Salviati, fille d'un banquier italien. Il fait partie du premier livre des Odes, 17, et évoque la jeunesse qui passe comme le temps d'une fleur.

    Mignonne, allons voir si la rose

    Qui ce matin avait déclose

    Sa robe de pourpre au soleil,

    A point perdu cette vesprée,

    Les plis de sa robe pourprée,

    Et son teint au vôtre pareil.

    Las ! voyez comme en peu d’espace,

    Mignonne, elle a dessus la place

    Las! las! ses beautés laissé choir !

    Ô vraiment marâtre Nature,

    Puis qu’une telle fleur ne dure

    Que du matin jusques au soir !

    Donc, si vous me croyez, mignonne,

    Tandis que vôtre âge fleuronne

    En sa plus verte nouveauté,

    Cueillez, cueillez votre jeunesse :

    Comme à cette fleur la vieillesse

    Fera ternir votre beauté.

  • Dégustation du lundi 231...

    Nouvelle dégustation à l'aveugle du Clos, à 5, ce lundi soir, avec 3 blancs et 2 rouges au programme. 

    Le premier vin présente une robe claire et un nez de pamplemousse. En bouche, on retrouve l'amertume du pamplemousse, ainsi qu'un côté beurré et huileux, dans un style on ne peut plus classique. Les uns sont à Bordeaux, les autres en Rhône pour ce Clos Val Bruyère 2009 à Cassis, du Château Barbanau.

    Le second vin blanc présente une robe abricot et un horrible nez de cour de ferme, très persistant, en plus... En bouche, c'est intéressant, désaltérant, frais comme un ice-tea à la pêche, sans pétillant et moins sucré, avec quelques notes de melon. C'est plus tannique qu'aromatique ou parfumé. Les Bigotes 2011 en Vin de France de Benoît Courault, en vin nature. On est en Anjou, en Loire, sur du Chenin.

    Le dernier blanc de la soirée présente une robe claire et un nez sur la pomme à mort, un jus tout frais. La bouche est libre, gourmande, longue, avec des notes d'abricots et de pêches blanches, et une pointe de Butternut. Certains sont au nord vu l'absence de chaleur excessive, d'autres au sud, avec une belle fraîcheur, et le dernier au milieu, sur un chardonnay à Chablis... Le Grand B. 2012 de Pierre et Diane Cauvin, vignerons amoureux. On est en Fronton (en Haute-Garonne) sur un cépage oublié : le Bouysselet (de la famille du Prunelard). Pas mal du tout.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche, fumée, est surprenante pour certains. Pour moi, elle est commune à bien d'autres vins nature. Certains évoquent un Pinot noir en Alsace, d'autres en Bourgogne, pour ce vin du Jura : En Barberon 2011 Pinot Noir en Côtes du Jura de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    Le dernier rouge de la soirée présente une robe rubis foncée, dont le disque rouille trahit une certaine évolution. Le nez me mène à Bordeaux, bien que l'on aurait pu être à Bandol, avec ce côté mûr et ces épices, sur du poivron vert. La bouche me conforte dans le bordelais : très structurée, manquant un peu de chair, avec une belle acidité, sur un millésime plus technique que mûr, mais le tout présentant un bel équilibre. On n'est pas sur le fruit, ni sur des arômes tertiaires, mais sur du charbon de bois : Château La Mission Haut-Brion 1995 en Pessac Léognan. La suite des dégustations du Clos, sans football, lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 229...

    C'est avec un peu de retard que je rends compte de notre dernière dégustation de lundi passé. J'ai été quelque peu débordé ces derniers temps...

    6 bouteilles de rouge pour ce Clos à 5, avec une première bouteille à la robe écarlate et au nez de fruits rouges sur une légère réduction, pour virer, une heure plus tard, sur de l'orange confite... En bouche, c'est un beau jus, sur le fruit, mais c'est simple et peu qualitatif. C'est citronné, vif et frais. On pense à un Gamay et on y est : La Pause 2011 en Vin de France de Laurent Saillard, vigneron à Pouillé en Tourraine. Cà ou une bonne Cantillon...

    Second rouge, à la robe plus foncée, et au nez de Reblochon Fermier des Alpages, avec de la réduction aussi. En bouche, l'attaque est assez sucrée et fruitée, puis des notes poivrées et un peu d'astringence mûre en finale, sur une belle concentration. On pense à une Syrah ou à un Cabernet franc de Loire : Le Gros 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. Cépage : Grolleau noir.

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez de vin nature sur du citron. La bouche, acidulée, est gentille et correcte, mais il ne faut pas réfléchir avec un "vin" comme celui-là : vin de comptoir sans prétention. Régnié 2010 en Beaujolais du Domaine Christian Ducroux en Biodynamie. Vin à 6,50 euros la bouteille, départ propriété. Trois d'entre-nous adorent ce vin, les 2 autres pas trop. Cà ou une bonne blanche, on prend la blanche...

    La quatrième bouteille présente une robe évoluée et un nez plaisant et construit. Belle attaque, belle longueur, pas de sécheresse : c'est un bon vin. Il est âgé. On abandonne le côté fruité et jovial pour quelque chose de respectable : une bouteille aboutie. Château Pibarnon 1990 en Bandol. Nous sommes 3 à l'apprécier, les 2 autres préférant de loin les 3 vins précédents...

    Cinquième bouteille à la robe grenat foncée et au nez de Syrah pour moi, avec des notes de curry. La bouche est sanguine, avec de la matière et des épices. Belle finesse : une main de fer dans un gant de velours. C'est vraiment bon et rappelle certains beaux pinot noirs qu'on déguste très jeunes, avant qu'ils ne soient nikés par les vignerons... 350 M 2011 en Saint Joseph de David Reynaud. Une très belle bouteille à 10 euros.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez mentholé, frais et fruité. En bouche, c'est doux et sucré, avec des tannins présents qui tiennent le vin, et sans sécheresse. Il y a de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur malgré le côté sudiste : Coccigrues 2010 Saint Chinian de Yannick Polletier.

     

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  • Comparatif des miels de lavande Bio...

    Miel de lavande de Gabriel Perronneau (logo Bio AB), provenant du Portugal et conditionné en France : agréable, aromatisé, mais fort sucré. Prix 15,75 euro le bocal de 500 grammes (Sequoia). Il exista aussi un miel de Lavande maritime dans lequel j'espérais retrouver des arômes d'iode, mais ce n'est pas le cas.

    Miel de Lavande de la Vallée du Célas dans les Hautes-Pyrénées de Ballot-Flurin (logo Bio AB) : beaucoup plus aromatique, plus crémeux (cristallisation fine) et moins sucré que le premier. Prix 16,39 euro le bocal de 500 grammes (Tan).

    Miel de lavande fabriqué pour Les Davids par Patrick Martin dans les environs de Carpentras (pas de logo : en conversion vers l'agriculture biologique) : une bombe d'arômes de lavande, un miel plus solide et plus lourd, mais d'une finesse incroyable en bouche. Moins sucré aussi que le premier. Prix 7,62 euro le bocal de 280 grammes (Tan).

    Miel de lavande de Gélibert Andrée dans le Var à Grimaud (logo Bio AB), un apiculteur chez qui nous nous approvisionnons depuis fort longtemps. Un miel vraiment délicieux. Prix (de mémoire) 7,5 euro le bocal de 500 grammes.

    Conclusions : Le miel (le vrai) devient rare et cher. La disparition des abeilles due aux produits phyto-sanitaires utilisés dans l'agriculture intensive en est une des raisons. Le fait de ne plus trouver de miel produit localement et de devoir le faire venir des pays voisins ou de l'autre bout du monde est une autre raison. Et pourtant, rien ne vaut ce vrai miel produit localement par un apiculteur que vous connaissez et qui respecte l'environnement, ses abeilles et son miel... Et, en plus, c'est moins cher.

  • La malbouffe s'installe : 970 millions de Hamburgers consommés en France en 2013...

    La France a-t-elle fini par craquer ? Longtemps, les Français estimaient que les burgers n'étaient pas "de bonne qualité", ils ne voulaient pas laisser de place à la "malbouffe". Il semble que les mentalités aient évolué. En effet, selon l'étude de Gira Conseil, les ventes de burgers en 2013 ont explosé avec 970 millions d'unités écoulées. "Les chiffres sont impressionnants : en 2000, on comptait un burger vendu pour 9 sandwichs; en 2007, 1 pour 7 et en 2013, un pour deux" indique à l'AFP Bernard Boutboul, le directeur général du cabinet.

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    McDonald's et Quick se taillent la part du lion ayant vendu en 2013 en France 655 millions de burgers (sur 970 millions). Mais la mode des burgers ne s'arrêtent pas là puisque "75% des restaurants traditionnels français (110 000 au total) proposent au moins un hamburger à leur carte" selon le cabinet. "Pour un tiers des restaurateurs ayant le burger à sa carte, il est devenu le leader de la gamme de plat, devant l'entrecôte, les grillades ou les poissons" complète-t-il. Lu sur Atlantico.

    Un pain qui ne vaut rien (farine blanche, conservants, graisses hydrogénées et acides gras trans), une viande bas de gamme (élevage intensif, nourri aux OGM et traitée), de la verdure symbolique (salades de culture intensive, hors terre, traitée) qui ne contient aucun nutriment, et des frites surgelées bien grasses et trop salées, accompagnées d'une mayonnaise composée d'huiles végétales extraites à chaud : rien de bon pour le corps. Que des crasses, qu'on nomme MALBOUFFE.

    Servie 970.000.000 de fois en 2013, dans le pays de la gastronomie et des produits de terroirs. Un non-sens complet, une abérration délirante au niveau nutritionnel et santé, et des conséquences qu'il faudra payer un jour, face à l'obésité, au diabète de type 2, ou aux maladies cardio-vasculaires qu'une telle alimentation implique, sans parler des cancers...

    Et c'est pourtant si simple, et moins cher, de manger sainement...

     

     

     

  • Quelques très beaux clichés...

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    http://www.simonesbaraglia.com/www.simonesbaraglia.com/Gallery.html#6

  • Concours Nikon Small World 2013, section photomicrographie...

    Quelques beaux clichés. La nature est une source infinie d'inspiration, pour celles et ceux qui peuvent l'observer...

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  • Dur dur de trouver du vrai miel...

    2013 ne fait pas le miel des apiculteurs. Avec une récolte quasi inexistante au printemps, la profession souffre. Au point que son déclin, amorcé il y une quinzaine d’années, pourrait rattraper celui des abeilles.

    « A quelques exceptions près, dans tout le pays, personne n’a rien récolté avant juillet », soupire Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf, l’Union nationale de l’apiculture française. A première vue, la cause de cette pénurie est simple : les abeilles ne sortent pas butiner sous la pluie. Sophie Dugué, apicultrice dans la Sarthe, a donc nourri ses ouvrières elle-même jusqu’en juin. « Les reines étaient à la diète, l’éclosion des œufs au ralenti, explique-t-elle. Alors cet été, le soleil a beau être revenu, on a moins de monde pour butiner. » 

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    « La France est déficitaire en miel depuis plus d’une décennie », rappelle Joseph Benazra, négociant en produits de Compagnie apicole, dans le Loiret. Bon an mal an, les Français mangent 40 000 tonnes de miel. Une demande stable que les apiculteurs français comblent de moins en moins. Les chiffres sont éloquents. En quinze ans, la quantité de nectar français a été divisée par deux, passant de 33 000 tonnes en 1995 à 16 000 tonnes l’an dernier. Un triste record, « et cette année, le bilan sera encore plus mauvais » déplore Henri Clément. Logique puisque entre un tiers et la moitié de la récolte a normalement lieu au printemps. Résultat, les prix ont beaucoup grimpé cette année. Parfois jusqu’à 20% de plus lors de la vente en gros et jusqu’à un euro par pot de plus que l’an dernier.

    Aux consommateurs qui veulent tartiner local, négociants et apiculteurs conseillent les miels d’été : châtaignier, fleurs et tilleul. Car au début du mois de juillet, les récoltes ont repris. Oui mais après ? Dans les années à venir si la chute de production se poursuit, « le risque c’est que les supermarchés ne parviennent plus à s’achalander et que nos produits soient déréférencés » estime François Servel, président de la coopérative Provence miel.

    Sur les étals, les miels d’eucalyptus, d’oranger, de citronnier ou encore d’acacia hongrois remplacent peu à peu les pots de lavande et de tournesol. Sans que la couleur soit toujours annoncée. En mai dernier, le Centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam), seul laboratoire français indépendant de contrôle du miel, a révélé que 10% du miel vendu comme français était frauduleux, c’est-à-dire mal étiqueté. Pire encore, le cas du miel artificiel. En Chine, premier pays producteur mondial de miel, du sirop sucré et coloré serait vendu comme du miel sans jamais avoir vu d’abeilles. Parmi les autres nectars chinois « vendus en France à des prix défiants toute concurrence » selon le Cetam, beaucoup sont « adultérés, c’est-à-dire coupés avec des sirops de différentes origines ».

    En France, la production nationale reste donc prisée et respectée. « L’apiculture a deux forces : une bonne image auprès des consommateurs et l’attractivité du métier », se réjouit Henri Clément. Dans son dernier audit sur la profession, France Agrimer parle d’un « chassé-croisé de générations ». « Heureusement qu’il y a toujours des têtes brûlées pour s’installer, confirme Joseph Benazra, mais elles ne sont pas assez. » Le revendeur s’est fixé comme défi de travailler avec au moins 80% de miel français. Un cap difficile à tenir. « Pour les années à venir, la relève n’est pas assurée », confie t-il. A l’échelle nationale, toujours selon France Agrimer, deux tiers des apiculteurs ont plus de 50 ans et 10% envisagent d’arrêter dans les cinq ans.

    Alors, fatalement, les effectifs dégringolent. Entre 2004 et 2010, la France a perdu 4 500 apiculteurs par an, pour un total de 42 400 cessations d’activité non remplacées depuis 1995. Un chiffre considérable pour une profession qui en 2012 ne comptait plus que 68 200 personnes. « L’apiculture est le plus vulnérable des métiers agricoles, il cumule les aléas de la culture – tributaire de la météo – et ceux de l’élevage, avec des cheptels affaiblis ou en proie aux maladies », rappelle Joseph Benazra. Car le fond du problème est là. Les apiculteurs perdent 30% de leurs abeilles chaque année, contre à peine 5% il y a quinze ans.

    Ainsi, dans le grand domaine apicole des Chezelles, dans l’Indre, 650 des 1 600 ruches ont été anéanties au printemps. En cause ? Des facteurs multiples parmi lesquels les néocotinoïdines, les plus efficaces des insecticides, soupçonnés de fragiliser et de déboussoler les abeilles. En décembre, leur utilisation sera suspendue dans l’Union européenne. « Trop tard, les cultures auront déjà été plantées », tranche Marie-Cécile Hernaez-Mary, responsable du domaine des Chezelles. Autre problème, « ces produits restent dans la nature deux ans », ajoute Henri Clément. 

    En attendant l’embellie, chaque année, les apiculteurs reforment leurs troupes. En plus de sa production de miel, Sophie Dugué vend des reines et des essaims à ses confrères. Ce business est florissant, « là encore on a trop de demande », constate l’apicultrice. Enfin un signe de bonne santé du métier ? Pas vraiment : « On vend bien quelques essaims à de nouveaux arrivants mais le gros de nos produits servent à compenser les pertes. »

    A plus de 100 euros l’essaim, les hécatombes coûtent cher. Surtout en l’absence de récolte. « C’est pour les jeunes qui s’installent que c’est catastrophique », souligne l’apicultrice « comme pour ceux qui ont réaliser de gros investissements » ajoute Henri Clément. « Honnêtement, je ne vois pas comment la filière pourrait remonter la pente », soupire-t-il. Dans un élan de nostalgie le président de l’Unaf regrette l’Europe des douze (avant 1995), époque bénie où l’apiculture française était leader sur le marché du miel dans la Communauté. (Article paru sur terraeco.net).

  • Les orages reviennent...

    Avec le temps chaud (de saison, enfin), voilà que les orages d'été pointent le bout de leur nez. J'en profite pour publier cette magnifique photo, prise en juillet 2008, signée de Bertrand Kulik. L'éclairage bleu de la tour, à l'occasion de la présidence française du conseil de l'Union européenne, renforce son caractère magique. (Bertrand Kulik/CATERS NEWS AGENCY/SIPA). Source: Le Nouvel Observateur.

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  • Le Food Revolution Day : c'est ce samedi 19 mai...

    food-revolution-day-02.jpgSamedi 19 mai, c’est le Food Revolution Day ! Par là il faut entendre des manifestations en faveur d’une alimentation saine, joyeuse et durable. L’initiative vient de l’activiste Jamie Oliver, militant pour l’apprentissage du bien manger.

    L’événement est international et touche en  2013 environ 45 pays. L’idée est de partager un moment en famille, à l’école, ou en entreprise, autour d’une alimentation vivante et variée. Il s’agit de promouvoir une philosophie de vie et réfléchir à ses habitudes alimentaires. Une noble cause, qui semble a priori une goutte d’eau dans un océan de malbouffe.

    Il s’agit néanmoins de sensibiliser le grand public aux risques de santé liés à une mauvaise alimentation (en France, cela peut paraître dérisoire – quoique -, mais les programmes de ce type ne font pas légion partout). Il s’agit donc de milliers de personnes faisant l’apologie d’une alimentation plus saine.

    Participez au Food Revolution Day !

    Pour cela, rien de plus facile, vous pouvez consultez la liste des événements autour de votre localité en consultant la carte directement sur le site : http://activities.foodrevolutionday.com/search (uniquement en anglais pour le moment). Source Conso-globe.

     

  • La journée de la biodiversité...

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    Mercredi prochain, c'est la journée de la biodiversité. Un thème cher à ce blog car hyper-important pour l'avenir de notre petite planète bleue, et donc pour le nôtre aussi.

    C'est quoi, la biodiversité ? La biodiversité est la variété naturelle des êtres vivants (plantes, champignons, bactéries, insectes, oiseaux…) dans un endroit donné et à un moment donné. On peut donc envisager la biodiversité sur l'ensemble de la planète, ou dans un pays, dans une région, sur une plage, dans un jardin ou même dans une rue. La biodiversité recouvre non seulement les êtres vivants eux-mêmes, mais aussi la manière dont ils s'organisent dans les milieux naturels (écosystèmes) : forêt, marais, prairie, etc.

    La biodiversité est-elle en danger ? Oui, et c'est un problème qui s'observe sous toutes les latitudes, y compris dans notre pays. Pour ne prendre qu'un exemple : en Wallonie, 30% des espèces vivantes sont menacées. Citons entre autres, parmi les amphibiens, la rainette et le sonneur à ventre jaune, et parmi les oiseaux, la chouette chevêche, l'hirondelle rustique, le coucou et… le moineau ! On pourrait encore citer les menaces qui pèsent sur les érablières de ravins, les pelouses sèches, les lisières de forêt, les lacs et les étangs…

    D'où viennent ces dangers ? Les principales menaces contre la biodiversité sont la pollution (insecticides, pesticides, industries, plastiques, déchets non traités, gaz d'échappements diesel, etc...), la destruction et la fragmentation des habitats (notamment par l'étalement urbain et la construction des routes), la surexploitation (cultures intensives, élevages intensifs, surpêche, déforestation, etc...), la progression des espèces invasives et le changement climatique. 

    Que faire pour empêcher que la biodiversité ne disparaisse ? Il faut réfléchir à ce que l'on fait pour chaque acte que nous posons. Il y a des milliers de choses que nous pouvons chacun faire pour préserver cette biodiversité qui nous entoure. Il faut la respecter, la protéger, la sauver. Ne pas la polluer, ne pas la gaspiller ni la détruire. Consommer malin, selon les saisons, et en bio local. Pour savoir exactement que faire, lisez cet article du Crioc : www.oivo-crioc.org/show_doc.php?doc=6891&lang=FR

     

  • Plantez des semences libres...

    En France, les semenciers libres subissent des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les complices des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel.

    Il est scandaleux de constater la pression exercée sur les petits semenciers biologiques qui préservent la biodiversité de notre planète et les plantes qui sont un bien commun, alors que les pollueurs et pilleurs de tout genre continuent à détruire impunément notre environnement, grâce à la complicité des États qui leur distribuent nos deniers sous forme de très fortes subventions, tout en prônant officiellement la « biodiversité ». Dominique Guillet, Président de l’Association Kokopelli, pose la bonne question : « Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers, mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années ? »

    Il est certain qu’il connaît la réponse à cette question. Il rêve d’une planète « avec des semences libres cultivées dans le respect de l’environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs, source de vie et de diversité. » Il conseille à ceux qui possèdent un jardin et aux petits cultivateurs indépendants de semer impérativement de plus en plus de semences interdites, de les donner, les échanger, et produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer autour d’eux et aux pays les plus pauvres, sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres, mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. « Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation : il sera devenu une activité à hauts risques bactérien et sociologique. » Espérons qu’ils seront nombreux à l’écouter et que la distribution des variétés interdites évitera leur disparition.

    Cela fait plus de dix ans que l’Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l’Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l’autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle s’oppose à l’agriculture chimique, mortifère et cancérigène et le contrôle des peuples par les multinationales de l’agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs. Extrait d'un article de Sylvie Simon sur Fotosintesia.com

  • Syngenta et Bayer sans scrupules...

    Les groupes chimiques Syngenta et Bayer se livrent à "un lobbying effréné" pour empêcher la suspension de trois pesticides soupçonnés de décimer les populations d'abeilles, accuse l'organisation Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport publié jeudi.

    Ce rapport détaille la façon dont les deux entreprises ont manœuvré pour influencer le débat sur les trois substances issues de la classe des nicotinoïdes, depuis la décision de confier à l'agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) le soin d'étudier la question il y a un an.

    Les deux entreprises sont également accusées de minimiser des études scientifiques, de faire jouer leurs réseaux politiques et de faire passer les partisans de l'interdiction pour des apiculteurs du dimanche.

    Mathieu Pigeon, un des auteurs du rapport, pointe le changement de ton chez les industriels, qui, auparavant, était plutôt feutré. "Dans ce cas-là, ça a pris des formes beaucoup plus violentes", explique-t-il. "Ça a pris même la forme de menace légale en fait contre la directrice même de l'EFSA", ajoute Mathieu Pigeon.

    Une de ces entreprises, Sygenta, aurait, par exemple, sévèrement contesté un communiqué de presse de l'EFSA , très critique face à ses produits. "Syngenta a donc menacé la directrice même de l'EFSA de poursuites en justice", s'exclame Mathieu Pigeon. "C'était vraiment de l'intimidation", poursuit-il. Et "ça, c'est récent".

    Les produits dont l'EFSA se méfie sont pour la plupart utilisés dans des grandes cultures, notamment le maïs ou le soja. "Ce sont des produits qui sont encore sous brevet, donc qui sont en fait au summum en fait de leur rentabilité pour ces entreprises-là", estime Martin Pigeon. "Ça explique aussi la violence des attaques qu’on a documentées".

    La proposition d'interdiction des trois pesticides n'ayant pas recueilli la majorité qualifiée suffisante le 15 mars dernier, elle sera une nouvelle fois soumise au vote fin avril ou début mai. Selon CEO, l'industrie tente maintenant de convaincre individuellement les États membres de s'y opposer, car faute de consensus, la Commission européenne aura le pouvoir d'imposer la mesure.

    L’EFSA, l’agence européenne de sécurité alimentaire, suivie par la commission, a proposé l’interdiction de trois pesticides, produits par les groupes chimiques Syngenta et Bayer. Les États membres de l'Union sont divisés sur la question. Selon un rapport publié par l’observatoire des entreprises européennes, l’industrie chimique fait pression comme jamais sur l'EFSA pour empêcher cette interdiction. Article de M. Molitor, avec Belga sur RTBF INFO.

  • Faites pousser une ferme...

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    Excellente initiative que celle de Terre de liens, qui, grâce à la mobilisation de citoyens, a permis l'installation de 70 fermes partout en France et l'acquisition de 1.900 hectares destinés à une agriculture biologique ou paysanne. C'est énorme !

     

    Convoitées, surexploitées et exposées à la spéculation immobilière, les fermes agricoles, socle de notre alimentation et de nos paysages disparaissent. 200 fermes sont rayées de la carte, chaque semaine, en France ! Et, toujours chaque semaine, 1.300 hectares d'espaces agricoles et naturels sont couverts de béton ou de bitume, sous la pression de l'urbanisation !

     

    La terre s'est transformée en marchandise spéculative (+ 40% en 10 ans) et devient inaccessible aux jeunes agriculteurs, tandis que les campagnes se vident des vieux agriculteurs qui ne parviennent plus à transmettre leur ferme, ni leur savoir.

     

    Devenez actionnaire solidaire (le prix d'une action est de 102 euros), choisissez le projet ou la région, et faites pousser une ferme ! Les engagements de Terre de liens sont simples : Préserver les fermes, restaurer les terres agricoles et les paysages. Favoriser la création d'activités rurales diversifiées (agricoles, culturelles, artisanales ou forestières). Accompagner, soutenir et installer des paysans pour dynamiser l'économie en milieu rural et encourager le développement d'une agriculture biologique, biodynamique et paysanne.

     

    C'est pas beau tout çà ? Allez, courrez sur www.terredeliens.org/campagne/


     

  • La Tour du Bon, un domaine qui mérite le détour...

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    La Tour du Bon est un petit domaine viticole de 12 hectares, dont on ne soupçonne pas l'existence. Aucun panneau ne pointe ses vignes depuis la route principale. Inutile de rentrer son adresse dans le GPS, il ne connaît pas le 714 chemin de l'Olivette au Brulât du Castellet. Mais vous aurez toutes vos chances en rentrant le chemin de l'Estagnol. Alors, vous quittez la route qui file vers Saint-Cyr puis passez devant le boulodrome et ses vieux platanes. La route s'étrangle peu à peu jusqu'à ne laisser passer qu'une seule voiture dans un virage en épingle. Là vous vous demandez où va vous emmener le bitume. Et puis soudain le paysage s'élargit, comme le chemin. C'est comme si une autre vallée s'ouvrait devant vous avec ses vignes, ses oliviers, ses collines de pins au loin.

    Enfin, c'est fléché. Vous êtes très proches.

     

    La Tour du Bon, c'est le domaine. La Tour de Bon, le lieu dit. On imagine un personnage d'un autre temps, hors du commun : un noble juste et généreux, qui aurait régné sur les lieux. En fait ce nom est celui d'une butte coiffée de pins. Comme si la terre se mettait sur la pointe des pieds pour apercevoir la mer. Ce mamelon veille en silence sur les cépages de mourvèdre, grenache, cinsault, carignan et autres. Les vignes ont les pieds dans le calcaire, la tête au mistral. En ce moment, des petites fleurs blanches poussent en abondance entre les rangs. Elles travaillent. Elles aèrent le sol. Alors on les laisse. « On se penche sur la biodynamie » justifie Agnès Henry-Hocquard à la tête du domaine, racheté dans les années 60 par sa famille.

     

    On vendange à la main pour produire rosé, blanc et rouge. La cuvée Saint-Ferréol est un rouge à servir dans de grands verres, comme un bourgogne. « C'est un vin assez rude, monacal, très noir mais très émotionnel, quasi mystique. On n'est pas en contact avec dieu mais presque » explique Agnès Henry-Hocquard, avec fierté. Environ 26 euros la bouteille. Une recette qui irait bien avec ce vin ? Un lièvre mariné, conseille-t-elle.

    Pour déguster un Saint-Ferréol au domaine, appeler le 04 98 03 66 22. Et tant qu'à faire goûtez la cuvée Classique en blanc (15 euros), rouge ( 17 euros) ou rosé (13 euros). Source : Le Coin Bleu, le blog cuisine et terroir animé par  Régine Meunier.

     

  • A nouveau des farines animales pour nourrir les poissons d'élevages...

    La Commission européenne autorise à nouveau, à partir du 1er juin 2013 et après 12 années d'interdiction,  les farines animales pour nourrir les poissons d'élevage ! Quelle idiotie !

    Déjà qu'on retrouve plein d'ingrédients qui n'ont rien à y faire dans l'alimentation humaine, je n'ose penser ce que l'on pourrait retrouver dans des farines animales destinées à nourrir d'autres animaux !

    Ensuite, ces poissons d'élevage qui ne ressemblent déjà plus à rien, ni au niveau goût, ni au niveau structure de la chair et encore moins au niveau des bienfaits sur la santé, pourtant tant vantés, vont encore prendre un coup dans les nageoires...

    Depuis qu'ils sont nourris à l'huile de palme, aux résidus de céréales OGM et autres crasses mélangées à un peu de farine de poissons, sans parler des antibiotiques, insecticides et autres pesticides, ces pauvres poissons d'élevage intensif sont bourrés de graisses saturées et ne contiennent quasi plus les fameux Oméga 3 si bienfaisants pour notre santé. On s'empoisonne donc en mangeant du poisson d'élevage...

    Quant aux produits toxiques, les recherches montrent que le niveau moyen de dioxine est onze fois moins élevé dans le saumon sauvage que dans celui d'élevage, à 0,17 particules par milliard (ppb) contre 1,88ppb. Pour les PCB, molécules toxiques utilisées notamment dans le plastique, la moyenne est de 36,6ppb en élevage contre 4,75ppb dans la nature. Et je ne parle pas du mercure, qui s'accumule, jour après jour dans notre organisme.

    Enfin, au niveau goût, ne nous étonnons pas qu'un poisson d'élevage nourri à la farine goûte la farine. Et bientôt il goûtera le poulet ! Seul le vrai poisson sauvage qui se nourri de crevettes, petits mollusques ou crustacés nous offrira une chair délicate et savoureuse. Mais il devient rare et cher... Que mangerons nos petits enfants ?

    Plus que jamais, un régime végétarien équilibré, issu d'une agriculture biologique s'impose comme le meilleur compromis pour manger sainement. En seulement quelques générations, les activités humaines ont réussi à polluer l'ensemble des écosystèmes de notre planète. Une réalité bien tragique...

  • Dégustation du lundi 186

    Très belle dégustation à 6, tout le monde ayant fait un bel effort, les fêtes approchant à grands pas (ou la fin du monde, pour certains...).

    Un deuxième Noël du Clos qui débuta par 3 vins blancs magnifiques, intéressants et avant-gardistes, dégustés à l'aveugle, suivis de 4 fort beaux vins rouges (sur 5) et d'un moelleux. Le paradis.

    Premier blanc à la robe claire et au nez de vin naturel (mais pas extrême), simple et mûr, sur de la rafle.  En bouche, vivacité, fraîcheur, plénitude, sur des notes salines, fumées et marines, puis le fruit qui revient en finale. Initials BB 2011, en Vin de France d'Agnès et René Mosse. La meilleure parcelle des Bonnes Blanches. Très beau.

    Second blanc à la robe claire également et au nez classique, beurré, expressif, aromatique sur de l'ananas. La bouche est très fraîche, avec une belle acidité qui revient en fin de bouche sur des agrumes. Un noble élevage, une noble origine, qui fait penser à Coche-Dury. Puligny-Montrachet 1er Cru Les Referts 2008 de Philippe Pascalet. Les amateurs de vins naturels sont un peu déçus par ce vin pas assez libre à leur goût...

    Dernier blanc de cette longue soirée avec un flacon à la robe claire et au nez fruité et frais. La bouche est très aromatique. On est sur un Sauvignon du sud, avec une certaine lourdeur : un contraste entre la bouche très mûre et le nez frais. Buisson Renard 2009, Blanc Fumé de Pouilly du Domaine Didier Dagueneau. Il n'a pas ce côté "découpé au laser" habituel des Dagueneau, peut-être parce qu'il est très mûr.

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin espagnol (Priorat nouvelle génération) pour l'un, bordelais pour les autres. En bouche, c'est bien mûr, réalisé techniquement, dans un style mondial qui plaira à tout le monde, mais qui manque de spécificité et de terroir, et avec un boisé assez présent : Podere Sapaio 2008 Boigheri Superiore en Toscane. Ce 95/100 Parker est composé de Cabernet Sauvignon (50%), de Merlot (20%), de Petit Verdot (20%) et de Cabernet Franc (10%).

    Cinquième bouteille à la robe foncée et au nez assez ouvert, qui libère le fruit mûr avec une certaine chaleur. La bouche est impressionnante, noire sur un cépage teinturier, très mûre. Il y a de la finesse malgré la maturité, mais aussi de la fraîcheur, avec des arômes très purs d'olives noires et de noyaux et un petit côté sauvage : Terre Des Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. 95% Syrah et 5% Grenache noire pour ce vin en biodynamie élevé sans bois dans des cuves en acier ou en béton.

    Sixième flacon de la soirée à la robe rubis clair et au nez plus discret et lourd sans notion de terroir. Sont évoqués : un Gamay, un Poulsard, un Pinot Noir sur Sancerre... En bouche, une belle légèreté avec de la personnalité sur un fruité qui est là et juste bien fait, élégant, qui prend le palais et s'installe. Ce vin un peu plus tendu que le précédent est l'oeuvre d'un vigneron qui travaille sans artifice. Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2008 de Ghislaine Barthod.

    On poursuit avec un vin à la robe foncée, mais évoluée et au nez de grand Bordeaux dans une année chaude. La bouche me dirige vers un rive gauche 89 et on est en rive droite 99... Par contre elle tombe sec, comme d'habitude, sur un énorme boisé. Pas de quoi justifier ces prix à la con... Château Pavie 1999 Saint Emilion Grand Cru.

    Le vin suivant présente une robe plus légère et une bouche fruitée, mais tapissée par l'élevage en finale. C'est long en bouche et il y a de la fraîcheur dans le développement qui joue un registre de balais aérien (Sic). Moins de précision mais plus de maturité que dans le 6ème flacon. Chambolle-Musigny 2009 La Combe d'Orveau du Domaine Anne Cros.

    Neuvième et avant-dernière bouteille à la robe noire. C'est plein de fruits, avec de la fraîcheur, puis une finale sur de l'alcool. C'est une grande Syrah, bien enrobée, sur un terroir solaire. C'est très riche, beau, puissant, mais avec aussi une certaine élégance. Un tout grand flacon dans un tout grand millésime. Château de Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin, 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Dernier flacon de la soirée, en demi, à la robe abricot. C'est mûr et très botrytisé, super long et pas sirupeux grâce à une belle vivacité, et un beau fruité. Rieussec 1986 1er Grand Cru Classé en Sauternes. Lundi prochain, le 3ème et dernier Noël du Clos, avant le vrai. Le thème : "Et si c'était vraiment la fin du Monde, qu'est-ce qu'on boirait pour la dernière fois?". Qui vivra verra.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • La culture Bio peut nourrir l'humanité, même plus...

    Le système conventionnel s’est construit sur l’idée qu’on peut augmenter les rendements en sélectionnant les semences. On les isole et on regarde comment on peut les faire produire au maximum dans un contexte artificiel. On obtient alors de très hauts rendements, mais ils n’ont plus aucune relation avec la réalité biologique. Et dans le réel, ces variétés doivent être soutenues en permanence par des pesticides et engrais chimiques. Elles deviennent très fragiles. Les parasites se précipitent dessus. Il faut multiplier les intrants. C’est un cercle vicieux. L’agriculture bio est un autre concept. C’est la mise en relation des trois grandes composantes de l’agriculture : un écosystème (le sol, les points d’eau, des haies), un agrosystème (plusieurs espèces végétales, des animaux) et des humains autonomes, en situation de prendre des décisions et non de se les voir imposer par des semenciers ou des politiques.

    Ce concept fonctionne de façon optimale avec un mélange de cultures sur une même parcelle. Des légumineuses, parce qu’elles sont capables de capter l’azote de l’air. Des arbres, parce qu’ils vont chercher le potassium en profondeur et le restituent en surface. Il n’y a plus de concurrence entre les plantes, mais une complémentarité. Cela permet de bien meilleurs rendements. En Europe, un hectare de blé conventionnel produit 10 tonnes par an. Sur une même surface consacrée au maraîchage diversifié, avec 20 à 30 espèces différentes, on atteint entre 20 et 70 tonnes. Les légumes contenant plus d’eau que le blé, on peut ramener ces chiffres entre 15 et 25 tonnes de matière sèche. Le rendement est deux fois plus grand !

    Vous soutenez que l’agriculture bio est le seul système viable dans les pays tropicaux…

    Le système conventionnel ne marche qu’en milieu tempéré. Il lui faut une stabilité climatique. Dans les pays tropicaux, les excès de pluie ou de sécheresse peuvent anéantir une année de production en monoculture. L’agriculture associée est plus adaptée. On peut semer des espèces résistantes à la sécheresse, d’autres à des conditions plus humides. Le rendement de chacune n’est pas garanti, mais le rendement global l’est. Et s’il y a des arbres, ils stabilisent les sols et limitent l’érosion. Or, ces conditions aléatoires atteignent les milieux tempérés. Avec le réchauffement, les incidents climatiques sont plus fréquents. Et notre système est d’autant plus fragile que les sols se sont appauvris.

    Que disent les études scientifiques sur cette question ?

    L’université anglaise de l’Essex a réalisé en 2006 une synthèse sur 57 pays et 37 millions d’hectares. Elle conclut que les rendements sont 79 % plus élevés en agriculture bio dans les zones tropicales. Le Programme des Nations unies pour l’environnement évaluait en 2008 que le passage en bio en Afrique permettrait de doubler les rendements. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation, écrivait en 2010 : « Pour nourrir le monde, l’agroécologie surpasse l’agriculture industrielle à grande échelle. » Un bémol cependant : en 2006, l’université américaine du Michigan montrait que la conversion intégrale en bio de l’Amérique du Nord et de l’Europe ferait chuter leurs rendements de 5 % à 10 %. Car il s’agirait, dans ce cas, de faire du conventionnel sans chimie, de la monoculture. Mais à long terme, si l’on répand les techniques de cultures associées, on peut penser qu’il y aura une amélioration. Et puis, comme dans les pays tropicaux les rendements augmenteront énormément, à l’échelle planétaire, tout ira bien ! On peut nourrir 10 milliards d’humains sans défricher un hectare de plus. D’un point de vue agronomique, c’est indéniable.

    Cette transition est-elle possible ?

    Dans les années 1960, on s’est donné un objectif, celui d’une révolution agricole industrielle, et on y est parvenu. Pourquoi pas aujourd’hui ?

    Qu’attendre de la réforme de la PAC, la politique agricole commune, en 2013 ?

    Elle ne va pas changer la donne. Mais sur la plan national, on peut expliquer aux paysans que l’agriculture bio, c’est l’avenir. Pour 90 % d’entre eux, c’est ringard. Alors que techniquement, c’est très moderne. Beaucoup de progrès récents en sont issus. On peut ensuite faire de l’accompagnement. Et une réforme fiscale. L’agriculture bio réclame plus de main-d’œuvre. Or, aujourd’hui, il est plus avantageux d’acheter une machine que d’embaucher.

    Que pensez-vous de la politique du gouvernement actuel ?

    Je suis sceptique et déçu. L’objectif du Grenelle d’atteindre 20 % de bio en 2020 n’était pas mauvais. Signé par tous les partis, il permettait de faire basculer les choses. Mais à la Conférence environnementale de septembre dernier, l’objectif a été fixé à 7 % en 2017. Il n’y a aucune ambition politique. Il faudrait dès aujourd’hui consacrer 20 % de la recherche et des moyens d’accompagnement à l’agriculture bio. Or, à l’Inra, seuls 2 % à 3 % des chercheurs sont dessus. Et il s’agit de volontés individuelles !

    Et au niveau international ?

    C’est très complexe. Prenez la région d’Atakora, au Bénin. Des associations se sont montrées capables de nourrir l’ensemble du pays avec des méthodes d’agroécologie. Mais les paysans ne peuvent pas vendre leur mil à Cotonou, la capitale, car le blé, français ou américain, y est vendu moins cher. Un mécanisme de compensation, prenant en compte les coûts environnementaux (pollution des nappes, conséquences sur la santé) rendrait la concurrence plus juste. Source : Terraeco.net

    L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité, de Jacques Caplat (Actes Sud, 2012)

    L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité

     
  • Pétition Pollinis pour la sauvegarde des abeilles...

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    La bataille qui a lieu en ce moment au niveau européen peut être déterminante pour la survie des abeilles – et notre avenir à tous.

    Les lobbys agrochimistes sont sur le point d'imposer trois types de pesticides néonicotinoïdes notoirement dangereux pour les abeilles dans tous les pays européens. La seule façon de leur barrer la route, c’est que des centaines de milliers de citoyens se mobilisent à travers toute l’Europe pour obliger les députés européens à intervenir.

    Aidez-nous à sauver les abeilles ! Signez dès maintenant la pétition aux députés européens en
     cliquant ici.

    C’est le dernier round d’un combat mené au corps à corps depuis l’été dernier, rappelez-vous :

    Après plusieurs études qui, coup sur coup, ont montré les ravages de certains pesticides neurotoxiques (les néonicotinoïdes) sur les abeilles, et le retrait de la vente d’un de ces pesticides – le Cruiser OSR - en France par le Ministre de l’Agriculture, la Commission Européenne a demandé à son autorité sanitaire (l’EFSA) de réévaluer la dangerosité de ces substances. Et plus particulièrement celle du Thiametoxam, de l’Imidaclopride et de la Clothianidine, trois types de néonicotinoïdes responsables à eux seuls de la mort de millions d’abeilles chaque année en Europe.

    Seulement voilà :

    Les lobbys agrochimistes ont toutes les chances de gagner la bataille. Pourquoi ? Parce que ce sont EUX-MÊMES qui sont chargés d’évaluer la dangerosité de leurs produits !

    Incroyable, mais vrai… Les autorités sanitaires européennes chargées de garantir notre sécurité alimentaire sont composées de technocrates, pas de scientifiques. Personne, dans les institutions européennes, n’est capable de mener les tests scientifiques nécessaires pour évaluer la dangerosité d’un pesticide sur les abeilles. En clair, ce sont les fabricants de pesticides eux-mêmes qui évaluent la dangerosité de leurs produits. Et vu le chiffre d'affaires phénoménal qu'ils tirent de ces pesticides, on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils les interdisent !

    Résultat : les autorités sanitaires délèguent ce travail à un groupe « informel » d’experts, l’ICPBR (International Commission on Plant-Bee Relationships)… qui, lui, est composé aux deux tiers par des membres de l’industrie agrochimique !

    Notre seule façon d’agir, en tant que citoyens, c’est de dénoncer ce scandale haut et fort, et d'exercer une pression maximale sur les députés européens pour qu’ils interviennent avant que les agrochimistes aient eux-mêmes déclaré leurs produits « inoffensifs ».

    Le temps presse : le verdict doit être rendu en décembre. Il n’y a pas une minute à perdre : s’il vous plait, signez vite cette pétition en cliquant ici, et faites-la suivre à tous vos amis.

    http://www.pollinis.org/petitions/petition_201210.php

    Toute la communauté scientifique sait que ces pesticides néonicotinoïdes font des ravages irréparables sur les abeilles :

    Dans les ruches en bonne santé, ces produits neurotoxiques agissent sur le système d’orientation des abeilles, les empêchant de revenir à la ruche. Incapables de retrouver leur chemin, elles finissent par mourir d'épuisement . Petit à petit, les ruches se vident, les essaims sont décimés, et c'est tout l'écosystème qui se trouve en danger. Dans les ruches déjà affaiblies par un parasite ou une maladie, les néonicotinoïdes apportent le coup de grâce aux abeilles, qui n’ont plus assez de force pour résister à ce poison trop violent. 

    Alors oui, il y a urgence à retirer ces substances toxiques du marché !

    J’espère que je peux compter sur votre action. Vous, moi et tous les citoyens qui se soucient des abeilles, de la biodiversité et de l'avenir des générations futures, nous sommes le seul rempart face à la rapacité des firmes agrochimiques.

    Ces firmes l’ont déjà annoncé : elles mettront « tous les moyens » pour continuer à faire autoriser leurs produits. Et quand on voit les ressources financières énormes dont elles disposent, il y a de quoi s’inquiéter !

    Aussi, je vous demande de signer dès maintenant votre pétition aux députés européens, et de transmettre ce message à vos proches, vos amis et vos collègues, pour leur demander d’agir, eux aussi, pour faire barrage aux fabricants de pesticides tueurs d’abeilles. 

    Par avance, merci. Nicolas Laarman, Délégué général - Pollinis, Conservatoire des Fermes et de la Nature

  • Le nouveau Becel contient 70% de graisses saturées en moins...

    Une publicité télévisée m'a encore fait bondir plus que les autres : Becel.

    Le "nouveau" Becel contient 70% de graisses saturées en moins. Cela signifie que l'ancien Becel, celui qui existe depuis 40 ans, en contenait 70% de plus ! Très bon pour le coeur, tout çà ! Par contre, le nouveau Becel contient encore des acides gras Trans. Pas bon non plus...

     Arrêtons de faire confiance aux industriels, et retournons aux valeurs sûres : du vrai beurre Bio et de l'huile d'olive vierge extra 1ère pression à froid. Les produits naturels, il n'y a que çà de vrai et de sain.

    Becel Original



     

     

     

     





  • 13 ans pour condamner Total et l'Erika...

    "PARIS (Reuters) - La Cour de cassation a confirmé ce mardi la condamnation pénale de Total prononcée en appel en 2010 pour la "pollution maritime" provoquée sur les côtes bretonnes par le naufrage du pétrolier Erika en 1999.

    La plus haute juridiction française a de plus déclaré, infirmant sur ce point l'arrêt d'appel, que Total était également civilement responsable de la catastrophe, ce qui valide les dommages et intérêts déjà payés par le groupe.

    L'Erika, navire vieux de 24 ans opéré par Total, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête avant de sombrer, déversant 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes bretonnes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant les fonds marins.

    Outre le groupe Total, condamné à 375.000 euros d'amende, la Cour de cassation confirme la condamnation de Rina, l'organisme de contrôle maritime italien qui a donné son certificat de navigabilité au navire (175.000 euros d'amende), de Giuseppe Savarese, ex-propriétaire italien du navire, et Antonio Pollara, ancien gestionnaire italien de l'Erika (75.000 euros d'amende chacun).

    Lors de l'audience en mai, le parquet général de la Cour de cassation avait demandé l'annulation définitive des condamnations pénales prononcées en appel en 2010, dont celle de Total, car selon son analyse la justice française ne pouvait se saisir de ce naufrage survenu hors des eaux territoriales." Thierry Lévêque, édité par Jean-Baptiste Vey.

    Peut-on m'expliquer pourquoi il faut 13 ans pour condamner une multinationale qui a pollué 400 km de côtes bretonnes ? 13 ans pour prouver que Total avait affrété un vieux navire rouillé (par souci d'économie, pour gagner encore plus de pognon). Total qui gagne des milliards d'euro par an, et qui rechigne à débourser quelques millions...

    Tu jettes un mégot de cigarette sur la voie publique : 50 euros à payer tout de suite. Tu jettes 20.000 tonnes de Fioul sur les côtes bretonnes : pas de problème. Pendant 13 ans...