nairobi

  • Echanges chauds sur un dossier brûlant...

    Pour limiter le réchauffement de la planète, les émissions de gaz à effet de serre doivent être au minimum divisées par deux d'ici 2050. Or, en dépit des engagements pris à Kyoto, celles-ci continuent d'augmenter. Selon des chiffres publiés vendredi par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la teneur moyenne de l'atmosphère en CO2 a atteint l'an dernier 379,1 parties par million (ppm), soit 0,5 % de plus qu'en 2004, tandis que les concentrations de protoxyde d'azote (N2O) étaient de 319,2 ppm, soit 0,2 % d'augmentation. «Pour arriver à une simple stagnation des niveaux de CO2, il faudrait des mesures plus draconiennes que celles proposées aujourd'hui par le protocole de Kyoto», affirme un scientifique de l'OMM. Le sommet qui se tient actuellement à Nairobi réuni 189 des 192 membres des Nations unies. 156 pays ont ratifié le protocole de Kyoto. Les Etats-Unis et l'Australie ne l'ont pas fait, le Canada est tenté de sortir de Kyoto (en janvier 2006, le Parti libéral perdait les élections, et le nouveau gouvernement conservateur, très proche du voisin américain, a vite levé toute ambiguïté sur ses positions : en février, la ministre de l'Environnement Rona Ambrose déclarait que les cibles de Kyoto étaient «irréalistes et inaccessibles»). De plus l'Espagne et l'Italie sont presque sûres de ne pas atteindre leurs objectifs (5 % d'émissions en moins par rapport à celles de 1990 sur la période 2008-2012). Heureusement, une évaluation économique vient de jeter un froid dans le monde des grandes multinationales, et de faire passer une frisson dans le dos des boursiers mondiaux. Sir Nicholas Sterne, économiste anglais, vient de chiffrer les effets financiers d’un réchauffement climatique analogue à celui prévu désormais par "le consensus des experts" : avec un coût supérieur à 5 500 milliards d’Euros, les conséquences de ce phénomène climatique sur l’économie mondiale pourraient être catastrophiques, plongeant les 5 continents dans une profonde et durable récession. De quoi faire réagir les élites économiques et politiques de la planète ? Les échanges risquent d'être chauds...La suite après la Conférence...