mutinationales agroalimentaires

  • Bio pollué : NO WAY !

    Je lisais le Soir, tranquille, quand j'ai bondi suite à l'article suivant :" L'Europe veut-elle signer l'arrêt de mort du bio ? Alors que les produits « bio » répondent à une demande croissante des consommateurs et à la nécessité de sauvegarder une agriculture de qualité, le Parlement européen se prononcera d'ici peu sur une réglementation controversée. Celle-ci autoriserait la présence de traces d'OGM et de pesticides dans l'alimentation biologique. Fin décembre 2006, un projet d'adaptation de la réglementation de l'agriculture bio a de fait été adopté sans bruit par une majorité de pays au Conseil de l'agriculture. Et ce, malgré la ferme opposition de la Belgique, la Grèce, l'Italie et la Hongrie. Pour « Nature & Progrès », qui a lancé ce vendredi une pétition à ce sujet (www.natpro.be), cette proposition de la Commission sape les fondements d'une agriculture basée sur l'observation et le respect des lois de la nature. Premièrement, l'utilisation de pesticides et d'engrais ne serait plus explicitement interdite dans le bio. Deuxièmement, on tolérerait la présence de 0.9 % d'OGM, ce qui correspond à la même quantité tolérée dans l'agriculture conventionnelle. Enfin, les cahiers des charges bio, plus stricts, seraient en partie jetés aux orties. Tous ces éléments risquent de provoquer l'écroulement du secteur car les petits producteurs ne seront plus à même de suivre dans un tel système. « On assiste à un véritable hold-up du bio par l'agro-alimentaire, dénonce l'ONG environnementale. Comment l'Europe peut-elle sacrifier sur l'autel des intérêts économiques la seule forme d'agriculture qui intègre vraiment la problématique du développement durable ? » Une action en justice n'est pas négligée. Et si ce projet passe la rampe du Parlement ? « Nature & Progrès » ne néglige pas la possibilité d'une action en justice pour faire valoir le droit des producteurs et consommateurs : « Et si aucun tribunal n'est en mesure de nous garantir le droit élémentaire de nous nourrir comme nous le souhaitons, si la spoliation dont nous sommes victimes était sans appel, alors il nous resterait à tout reprendre à zéro et à redéfinir les critères d'une agriculture durable », conclut Francis Giot. Outre les conséquences d'un tel règlement sur la qualité de l'alimentation, « Nature et Progrès » s'interroge sur les effets climatiques d'une telle mesure : « En ce qui concerne les émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère, une récente étude menée par l'Université technique de Munich, a montré que là où l'agriculture conventionnelle rejette en moyenne 1,4 tonne de CO2 par hectare, l'agriculture biologique n'en rejette que 0,54 tonne ! », explique Francis Giot. Les dés sont-ils jetés ? L'histoire récente des OGM nous rappelle que le Parlement européen a souvent adopté des positions plus en phase avec les préoccupations des citoyens. Et que la fronde menée par de nombreuses régions soucieuses d'interdire les OGM sur leur territoire a poussé la Commission, divisée sur le sujet, à envisager une réglementation susceptible de garantir la coexistence entre les cultures conventionnelles et transgéniques. De quoi faire garder espoir aux défenseurs du bio...". Le vote de cette nouvelle réglementation par les euros-députés, soudoyés par les multinationales agro-alimentaires, serait une véritable catastrophe : nous ne sommes ni aux Etats-Unis, ni en Amérique du Sud ! Nous sommes en Europe et refusons les OGM ! Il est hors de question d'accepter la présence d'OGM ou de pesticides dans les aliments bio, qui ne le seraient plus ! Ceux et celles qui se nourrissent au bio recherchent des aliments sains et goûtus. Il faut absolument leur laisser cette liberté, face à l'envahissement mondial de l'agro-alimentaire par une poignée de multinationales sans scrupules, qui ne pensent qu'au pognon ! Il faut voir ce documentaire de Canal+, non passé à l'antenne (bizarre, pour quelle raison?) que j'évoque plus bas sous le titre "La preuve de la nocivité des OGM". Il faut absolument nous protéger de ces entreprises (ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA) qui s'attaquent à la planète entière en y répandant leur poison. Messieurs les euros-députés, prouvez-nous votre intégrité et votre bon sens ! Ne touchez pas au bio : NO WAY ! Quant à nous, pauvres citoyens manipulés, signons la pétition, ce sera toujours cela... Allez sur le lien "Nature et Progrès" dans la colonne de droite. Terriens, il est grand temps d'agir...