multinationales

  • Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète...

    C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un «mythe» : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050.

    C’est totalement faux, démontre un rapport présenté le 8 mars au Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des «stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique».

    Pour les auteurs du rapport, Hilal Elver, rapporteuse spéciale pour le droit à l’alimentation, et Baskut Tuncak, rapporteur spécial sur les substances toxiques, «l’utilisation de plus en plus de pesticides n’a rien à voir avec la réduction de la faim [dans le monde]. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), nous pourrions nourrir 9 milliards de personnes aujourd’hui. La production augmente, mais le problème demeure la pauvreté, les inégalités et la distribution».

    D’autant, souligne le rapport, que «les entreprises ne travaillent pas pour la réduction de la faim, elles travaillent pour une croissance de l’activité agricole à grande échelle». Une grande quantité de pesticides est ainsi utilisée pour des cultures comme l’huile de palme et le soja. Une pratique qui ne sert pas à nourrir directement les populations vulnérables et qui conduit à des déforestations.


    S’ajoute à ce mythe industriel le constat cinglant de conséquences «catastrophiques sur l’environnement, la santé humaine et la société». Les experts de l’ONU évaluent à 200 000 le nombre de décès provoqués par les pesticides chaque année. Hilal Elver et Baskut Tuncak expliquent qu’il existe «un lien entre une exposition régulière aux pesticides et la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les troubles endocriniens, les troubles du développement et la stérilité. Les pesticides peuvent aussi avoir de nombreuses répercussions sur le plan neurologique, comme des pertes de mémoire, un manque de coordination ainsi qu’une acuité visuelle et des habiletés motrices réduites. L’asthme, les allergies et l’hypersensibilité en sont d’autres effets possibles».

    Les auteurs s’inquiètent également des empoisonnements directement à l’ingestion de ces produits toxiques. Deux épisodes dramatiques parmi d’autres : en Inde en 2013, 23 enfants de 4 à 12 ans sont morts après avoir consommé un repas contaminé par un pesticide, le monocrotophos ; l’année suivante en Chine, l’histoire s’est répétée pour 39 enfants qui avaient ingéré de la nourriture contenant des résidus de tetrahydrophthalimide. D’autres drames similaires ont également eu lieu au Pérou ou au Bangladesh, rappellent les chercheurs qui affirment que dans certains pays en développement, le nombre de décès dus à ces empoisonnements directs est «supérieur à celui dus aux maladies infectieuses».


    Et sans surprise, l’environnement n’est pas épargné : «L’usage excessif et abusif de pesticides entraîne une contamination des sols et des ressources en eau dans l’espace environnant, ce qui entraîne une réduction de la biodiversité, la destruction de populations d’insectes bénéfiques qui sont les ennemis naturels des ravageurs et une baisse de la valeur nutritionnelle des aliments.» En Chine par exemple, 26 millions d’hectares de terres agricoles, soit trois fois la superficie du Portugal, sont contaminés par des pesticides, si bien qu’environ 20% des terres arables ne peuvent être cultivées.

    Et c’est toute la biodiversité qui est concernée. Interdits à la vente en France à partir de septembre 2018, les néonicotinoïdes, insecticides les plus utilisés au monde, sont responsables du «syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles dans le monde entier. Ainsi, le déclin de 50% des populations d’abeilles mellifères domestiques enregistré en vingt-cinq ans aussi bien aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni est imputé à l’utilisation massive de ces insecticides.» Ces abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation des cultures. Une situation d’autant plus préoccupante qu’un tiers de l’alimentation mondiale résulte de cette pollinisation. L’Union européenne a d’ailleurs restreint l’utilisation de trois molécules de néonicotinoïdes sur sept en 2013, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays du monde.


    Les premiers à subir les conséquences sanitaires et environnementales sont toujours les mêmes, déplore les auteurs : «99% [des décès] surviennent dans les pays en développement où les réglementations dans le domaine de la santé, de la sécurité et de l’environnement sont plus souples et appliquées moins rigoureusement.» Ils constatent également qu’environ 25% de ces Etats ne disposent pas de «législation efficace pour encadrer la distribution et l’utilisation de ces produits, et 80% n’ont pas suffisamment de ressources pour appliquer les lois existantes». Souvent même, des pesticides dont l’utilisation est interdite dans certains pays, sont exportés vers les pays en développement.

    D’après ce rapport, un traité mondial sur la réglementation des pesticides dangereux pourrait éviter ce genre de situation grotesque qui demeure «une grave lacune dans le cadre de la protection des droits de l’homme». L’élaboration d’un tel traité constitue d’ailleurs la première recommandation formulée par Hilal Elver et Baskut Tuncak qui suggèrent que celui-ci soit évidemment «contraignant».


    Pour obtenir un tel accord, c’est une véritable prise de conscience de l’opinion publique que souhaitent les chercheurs face à une industrie chimique qui minimise les dangers. L’objectif serait donc de mieux informer les populations pour qu’elles puissent soutenir une législation plus stricte dans tous les pays. «La société civile devrait informer le grand public des effets néfastes des pesticides […] et organiser des programmes de formation sur l’agroécologie», écrivent-ils.

    Justement, les auteurs interpellent la communauté internationale pour «promouvoir l’agroécologie» et à terme, renoncer à l’agriculture industrielle et l’usage de pesticides en accordant «la priorité aux solutions qui ne reposent pas sur l’utilisation de produits chimiques». Ils réclament également «des mesures incitatives telles que des subventions et la fourniture d’une assistance financière et technique» pour favoriser «les aliments issus de l’agriculture biologique». Il s’agit également de taper au portefeuille les multinationales en cessant de subventionner les pesticides et en mettant «en place des taxes, des droits d’importation et des redevances sur ces produits».

    En clair, conclut le rapport, «il est nécessaire de remettre en cause les politiques agricoles, les systèmes commerciaux et l’influence exercée par les entreprises sur les politiques publiques si nous voulons renoncer aux systèmes alimentaires industriels qui reposent sur les pesticides».

    Source : Tom Rossi sur Libération.fr

  • Europe : l'urgence de changements radicaux...

    Quand je lis les 5 possibilités de futur pour l'Union européenne proposées par Jean Claude Juncker la semaine passée, je pense sincèrement qu'ils sont,  encore une fois, tout à fait à côté de la plaque... Et cela me fait énormément de peine de lire tous ces articles anti-européens provenant du reste du monde, mais aussi de chez nous, d'Europe !

    Est ce que ces gens qui dirigent la première puissance économique mondiale se rendent-ils compte qu'ils sont as been ? Se rendent-ils compte que les européens en ont marre de la corruption, des scandales financiers, du lobbying incéssant et croissant des multinationales, des décisions unilatérales de la commission contraires à la volonté du peuple européen ?

    Ont-ils compris ce que le vote du Brexit, l'élection de Donald Trump, et la débâcle actuelle en France signifient ?

    Se rendent-ils compte que les nouvelles générations ont une autre vision du monde idéal ? Se rendent-ils compte du mode de vie actuel, connecté, en réseau, collaboratif, sain ? J'ai un immense doute...

    Ce qu'il faut, et tout de suite, pour notre Europe, c'est un projet fédérateur, sans compromis. Un projet auquel tous les européens ne peuvent qu'adhérer. Un projet qui rendra l'Europe plus forte et plus soudée que jamais. Je pense à l'éducation, à la santé, au financement de la recherche, à l'aide aux jeunes entrepreneurs, à la protection de l'environnement et des terroirs européens, à la lutte contre la corruption, au contrôle plus strict de nos dirigeants et députés. Avec beaucoup plus de communications, d'éthique et de transparence...

    Fini le lobbying des multinationales auprès des commissaires européens, terminés les accords et négociations secrets imposés aux européens contre leur gré, stop aux avantages financiers personnels ou postes promis dans des multinationales, bye bye le Codex Alimentairius ( l'alimentation mondiale régie par ce code dicté par les multinationales agro-alimentaires), et out la suprématie absolue de l'autorité nucléaire sur l'OMS, etc.

    Le peuple européen attend des changements importants et radicaux. A mettre rapidement en oeuvre, sous peine de voir notre Europe imploser.

    Ce que personne ne souhaite vraiment... Et je veux bien venir aider à mettre tout cela en oeuvre, si c'était nécessaire.

     

  • Nouveau tour de passe passe de la Commission européenne (encore elle) à propos des perturbateurs endocriniens...

    Cosmétiques, produits d’hygiène, matières plastiques ou encore résidus de pesticides dans nos assiettes : les perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de diverses maladies, sont à peu près partout. Et nous en sommes tous imprégnés.

    Ce mardi, la Commission européenne soumet une nouvelle fois au vote sa définition des PE. Le but : mettre en place la première réglementation au monde sur le sujet. Car l’utilisation des PE n’est pour l’instant nulle part encadrée, alors que, comme l’écrivaient en décembre une centaine de scientifiques dans le Monde, «jamais l’humanité n’a été confrontée à un fardeau aussi important de maladies en lien avec le système hormonal : cancers du sein, du testicule, de l’ovaire ou de la prostate, troubles du développement du cerveau, diabète, obésité, non-descente des testicules à la naissance, malformations du pénis et détérioration de la qualité spermatique.»

    D’une définition de Bruxelles plus ou moins restrictive découlera une réglementation plus ou moins sévère. Celle de l’Organisation mondiale de la santé - «une substance ou un mélange exogène, possédant des propriétés susceptibles d’induire une perturbation endocrinienne dans un organisme intact, chez ses descendants ou au sein de sous-populations» - fait consensus chez les scientifiques.


    Mais les résistances à toute réglementation ambitieuse sont «très fortes». Et vont de pair avec une «tentative d’instrumentalisation de la science», déplore Rémy Slama, épidémiologiste environnemental à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). «Les preuves et connaissances scientifiques élémentaires sont mises en doute à des fins politiques, comme cela a été le cas pour le tabac ou l’est encore avec le changement climatique. Les perdants ne sont pas les scientifiques, mais la société», s’insurge-t-il. Le lobby de l’industrie chimique a tout fait pour affaiblir les critères retenus dans la définition des PE par la Commission. Et ainsi éviter qu’ils ne soient mieux réglementés dans l’UE.

    Bruxelles a ainsi établi en 2016 qu’«un PE est une substance qui a des effets indésirables sur la santé humaine, qui agit sur le système hormonal et dont le lien entre les deux est prouvé». La définition a provoqué un tollé, tant le niveau de preuves qu’elle demande est élevé.

    En décembre, la Commission avait échoué à convaincre les Etats de voter pour sa définition. Si «quelques progrès» ont été réalisés dans la version présentée ce mardi, selon l’ONG Générations futures, la définition que va soumettre la Commission «demande toujours un niveau de preuves trop élevé et prévoit des dérogations inacceptables». Impossible de se prononcer sur l’issue du vote. «Il suffirait que certains pays passent de l’abstention à un oui pour changer la donne», décrit François Veillerette, directeur de Générations futures, qui se méfie des «Etats flottants» (Italie, Malte…). Même si le non l’emporte, ces allers-retours ne pourront durer éternellement. La Commission, avec sa réforme de la «comitologie» , comptabilisera différemment les abstentions, pour forcer les Etats à assumer leur position.

    Dans la lutte contre les PE, la France fait figure de leader au sein de l’UE. Elle interdit le Bisphénol A dans les contenants alimentaires depuis 2015, alors qu'il reste autorisé dans le reste de l'Union à l'exception des biberons. Et le 21 décembre 2016, elle s’était opposée, avec la Suède, à la définition controversée des PE proposée par la Commission, l’obligeant à revoir sa copie. «Un recul dans l’action de l’Union de protection de la santé de nos concitoyens et de notre environnement», déplorait la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans une lettre au président de la Commission, Jean-Claude Juncker. La France appelle à une classification des PE en trois catégories : avérés, présumés, suspectés. Comme pour les cancérigènes.

    Le 22 février, le Sénat s’est saisi de la question, en adoptant une résolution appelant le gouvernement à «interdire l’utilisation des phtalates dans les jouets, les produits cosmétiques et dans tous les dispositifs médicaux», à accentuer la «lutte contre l’exposition des enfants aux PE» dans les crèches et les écoles, et à «interdire la pulvérisation de produits chimiques aux abords des zones d’habitation et des écoles».

    Les perturbateurs endocriniens se sont d’ailleurs invités dans la campagne française : Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon évoquent leur volonté de s’y attaquer, quand Emmanuel Macron ménage la chèvre et le chou : tout en préconisant une «interdiction progressive de certains PE», il estime que leur «éradication complète n’est pas possible». De son côté, le Front national fait de cette question une nouvelle preuve que «la protection du vivant et des consommateurs ne peut se faire dans le cadre de l’Union». C’est ce qu’écrit le parti dans un communiqué intitulé «Seul le Frexit nous protégera des perturbateurs endocriniens !»


    Mais c’est Benoît Hamon qui s’y attaque le plus frontalement : il veut interdire «les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux» dans l’alimentation, en vertu du «principe de précaution». Principe que François Fillon juge «dévoyé et arbitraire», et veut enterrer. Les industriels jurent qu’autoriser l’exposition à des faibles doses de PE ne poserait pas de risques pour la santé.

    Mais, souligne Rémy Slama, «on sait que les hormones naturelles ont des effets sur le système hormonal à des doses extrêmement faibles. Par ailleurs, nous sommes exposés à une "soupe" de substances qui, ensemble, peuvent produire un "effet cocktail" nocif, et l’identification des "doses sans effet" s’appuie parfois sur une démarche simpliste».

    A ses yeux, cela justifie la décision du Parlement européen, en 2009, de suivre une logique «d’exposition zéro» pour les PE présents dans les pesticides. Décision qui revient à appliquer le principe de précaution en interdisant les pesticides contenant des PE. «Le travail des industriels consiste à créer de nouvelles substances, efficaces et plus sûres,avance par ailleurs Rémy Slama.Les CFC ont été interdits dans les réfrigérateurs car ils détruisaient la couche d’ozone. Nous avons toujours des réfrigérateurs aujourd’hui. Suivre la même logique pour les perturbateurs endocriniens répondrait à une urgence de santé publique, et cela pourrait faire émerger de nouveaux acteurs industriels.»

     Source : Isabelle Hanne , Coralie Schaub , BIG , Estelle Pattée dans Libération du 28/02/2017.

    A force de voter ou faire voter des lois et règlements qui privilégient les multinationales au dépend de la santé des citoyens européens, la Commission européenne est en train de se mettre la population à dos.

    Et çà, c'est très grave. Car on ignore à quoi cela va aboutir. Une révolte, une révolution, ou la désintégration de l'Europe ? C'est ridicule.

    Il est donc grand temps que les eurocrates, députés européens et autres membres de la commission européenne changent RADICALEMENT leur fusil d'épaule et protègent enfin le peuple européen et renvoient ces multinationales pourries et corrompues ailleurs.

    Il faut lancer de vrais projets européens, dans lesquels chacun se retrouve et adhère. Des projets d'éducation, des projets environnementaux et sociaux durables, et une chasse à la malbouffe et aux diverses pollutions. Nous retrouverons alors une Europe forte, unie, dans laquelle il fera bon vivre...

     

  • Bientôt du boeuf irradié canadien dans nos supermarchés européens ?

    Mercredi, le gouvernement fédéral canadien a autorisé la vente de bœuf haché traité par un procédé d'irradiation. Il s'agit d'exposer la viande à des rayons ionisants (rayons gamma, X et faisceaux d'électrons) dans le but de détruire les bactéries, les moisissures, les parasites et les insectes, peut-on lire sur le site Internet de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Cette même agence affirme que l'irradiation des aliments est "reconnue comme un procédé sécuritaire et efficace pour réduire les charges de germes néfastes dans les produits alimentaires. Les aliments irradiés peuvent être consommés sans danger". Les produits traités doivent porter le symbole caractéristique et international de l'irradiation.

     

    Le Canada autorisait déjà ce procédé pour traiter les pommes de terre, les oignons, le blé, la farine, la farine de blé entier, les épices entières et moulues et les assaisonnements déshydratés. La viande de bœuf hachée est donc désormais ajoutée à cette liste, afin, principalement, de lutter contre la bactérie E. coli et les salmonelles mais aussi de prolonger sa durée de conservation. Cette décision satisfait l'Association canadienne des éleveurs qui plaidait en ce sens depuis près de 20 ans.


    L'Union européenne et le Canada ont récemment validé l'accord de libre-échange Ceta, qui englobe les produits agricoles dont le bœuf. Les consommateurs européens vont-ils à l'avenir trouver du bœuf canadien irradié dans les rayons des supermarchés ou leurs assiettes ? C'est la question que se pose l'eurodéputé socialiste Marc Tarabella. "A ce stade, je n'ai rien contre la viande irradiée mais il faudra apporter des garanties via une étude scientifique européenne. Il faudra que le consommateur européen sache s'il achète du boeuf irradié, le symbole de l'irradiation n'étant peut-être pas clair ou connu chez nous", souligne-t-il. Marc Tarabella a donc demandé vendredi, en urgence, des précisions sur l'aspect sanitaire et l'étiquetage à la Commission européenne. La réponse pourrait arriver dans quinze jours. "La Commission doit se prononcer sur ce sujet. Dans le cadre des discussions sur le Ceta, elle s'était focalisée sur la problématique des hormones et des OGM. L'irradiation est-elle sur son radar ?", indique l'eurodéputé belge. Marc Tarabella veut ouvrir le débat, qui pourrait "ne faire que commencer car les réponses de la Commission pourraient ne pas nous satisfaire". Source : La Libre de ce week-end.

    Voilà ce qui arrive quand des traités intercontinentaux sont négociés, en secret, par la commission européenne, et en ne privilégiant que les multinationales internationales et leur puissant système de lobbying. Et pas le consommateur européen que nous sommes.

    L'irradiation de ces aliments est nécessaire car les normes d'hygiène dans ces énormes élevages industriels étrangers sont bien moins strictes qu'en Europe. Ce qui signifie moins de frais, donc moins cher.

    Or, nos éleveurs belges et français souffrent déjà énormément du prix bas de la viande. Ils ne s'en sortent pas. Certains se suicident. Et voilà que l'on va importer en Europe une viande "fraîche" de moins bonne qualité (animaux mal élevés, mal nourris et sans doute maltraités) qui sera moins chere (malgré le traitement d'irradiation et le transport). C'est de l'aberration. 

    Achetez votre viande chez votre boucher de quartier qui en connaît l'origine exacte et les conditions d'élevage et d'alimentation, et évitez la malbouffe des multinationales agro-alimentaires qui inondent les rayons des grandes surfaces, et dont on ne connaîtra jamais les conditions d'élevage et les traitements chimiques de conservation. Et par conséquent la qualité nutritive de la viande traitée.

     

  • Ces traités, négociés en secret, dont nous ne voulons pas...

    Le Parlement européen a ratifié hier, mercredi 15/02/2017, le traité de libre-échange UE-Canada, ou Ceta, à une large majorité, par 408 voix contre 254 (et 33 abstentions). La droite, les libéraux et la plupart des socialistes ont voté pour le texte, tandis que les Verts, l’extrême gauche, l’extrême droite ainsi que certains socialistes s’y sont opposés.

    Considéré par les opposants comme le «cheval de Troie des Etats-Unis», ce pavé de 2 344 pages prévoit une augmentation des échanges commerciaux entre l’UE et le Canada via une baisse des droits de douane et la simplification des procédures. L’accord, âprement négocié depuis sept ans entre la Commission européenne et Ottawa, devrait entrer en application «provisoire» dès le 1er mars. En bref, cela ne concernera que les domaines de compétences communautaires, soit près de 90 % du traité. Seules les dispositions les plus controversées, comme le système de résolution des conflits en matière d’investissements, ne seront pas appliquées pour le moment. Le texte doit désormais passer devant les 38 Parlements régionaux ou nationaux. Un processus qui pourrait durer des années.

    Les oppositions au Ceta sont nombreuses, notamment en Autriche, aux Pays-Bas ou en France. Et personne ne sait ce qu’il adviendra si un ou plusieurs Etats européens venaient à ne pas ratifier l’accord. Rien n’est prévu dans le traité à ce sujet. Pour Marianne Dony, présidente de l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles, interrogée par Libération, «si un seul Etat manque à l’appel, le traité ne pourra pas entrer en vigueur et ce dans sa totalité, y compris donc les parties relevant de la compétence de l’Union». Retour sur les points clés du traité.

    Croissance et emploi : des doutes sur l’efficacité
    Alors que l’opinion publique rejette de plus en plus la «mondialisation heureuse» tant vantée depuis une vingtaine d’années (le Brexit et l’élection de Donald Trump en sont la preuve), l’UE poursuit malgré tout sur cette voie. A l’image du Ceta, devenu le symbole pour la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, de la lutte contre le protectionnisme revendiqué du nouveau président américain. Cet accord commercial de «nouvelle génération» viendra «stimuler la croissance et l’emploi dans toute l’Europe», assure la Commission européenne, dans un document de 16 pages qui ne s’intéresse, comme son titre l’indique, qu’aux «avantages du Ceta». Des promesses chiffrées : Bruxelles estime que le Ceta devrait accroître de près de 25 % le commerce des biens et des services entre l’UE et le Canada et entraîner une augmentation du PIB de l’UE de près de 12 milliards d’euros par an, une bagatelle comparé aux 14 600 milliards d’euros de PIB de l’Union en 2015… Côté emploi, chaque milliard d’euros d’exportation européenne «soutiendrait» (et non créerait) 14 000 emplois, calcule à la louche la Commission. Outre-Atlantique, le gouvernement canadien revendique la création de «80 000 nouveaux emplois». A quel horizon ? On n’en saura guère plus.

    Des perspectives alléchantes que la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen a rejetées en bloc. C’est d’ailleurs la seule commission parlementaire à avoir invité les eurodéputés à rejeter le texte. Au mieux, le Ceta entraînerait «des augmentations marginales globales ne dépassant pas 0,018 % pour l’emploi dans l’Union sur une période d’exécution de six à dix ans», écrit-elle dans un avis daté du 8 décembre. Au pire, le Ceta provoquera «des pertes d’emplois effectives s’élevant à 204 000 dans l’ensemble de l’Union, dont 45 000 en France, 42 000 en Italie et 19 000 en Allemagne», ajoutent les eurodéputés, en référence à une étude publiée en septembre par deux chercheurs de l’Université Tufts (Massachusetts), Pierre Kohler et Servaas Storm.

    Alimentation : pas d’inquiétude pour le moment
    Bœuf aux hormones, poulet au chlore, OGM… Le Ceta faisait craindre l’arrivée massive dans nos assiettes de ces produits interdits par l’UE. «Il n’y a pas de convergences des normes vers le bas», a martelé mercredi l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy (lire ci-contre), sur France Inter. Pas d’inquiétude, donc, pour le moment. «Mais le risque se pose à long terme, en raison des mécanismes de coopération réglementaire et de la pression des lobbys agro-industriels, qui répètent publiquement leur impatience», nuance l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) dans un document intitulé «Nouveau Ceta ou mystification ?» publié au lendemain de la signature du traité le 30 octobre.

    Agriculture : les petits éleveurs préoccupés
    Alors que les filières d’élevage sont particulièrement fragiles en Europe et en France, le Ceta prévoit des quotas d’exportations pour le Canada limités à quelque 50 000 tonnes de viande bovine (contre 4 162 actuellement) et 75 000 tonnes de viande porcine (contre 5 549) par an, au-dessus desquels les droits de douane sont maintenus. Une concurrence accrue qui inquiète les petits éleveurs. D’autant plus que ces quotas ne prennent pas en compte la sortie de l’UE du Royaume-Uni, comme le souligne l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev), qui déplore que la Commission européenne «n’a proposé aucune étude d’impact du Ceta sur le secteur de la viande bovine». Autre source d’inquiétude : les appellations d’origine contrôlée, car sur les 1 400 que compte l’UE, seules 143, dont 42 françaises, seront protégées au Canada. Une liste qui pourra être élargie à l’avenir, promet l’UE. Le rocamadour ou le maroilles, par exemple, n’en font pas partie. Ils pourraient être copiés par des producteurs canadiens.

    Climat : un accélérateur pour le réchauffement ?
    «Vous prétendez parler au nom des citoyens européens et qu’est-ce que vous leur direz, monsieur Juncker [président de la Commission européenne, ndlr], quand la Commission fera enfin son boulot sur les perturbateurs endocriniens et que Bayer et Monsanto feront condamner l’Europe pour les mesures prises ? Qu’est-ce que vous direz, monsieur Tusk [président du Conseil européen], aux citoyens européens quand l’Europe refera son boulot de leadership sur le climat et que ce seront les firmes canadiennes des sables bitumineux, du pétrole et du gaz de schiste qui attaqueront l’Europe ?» Dans une intervention remarquée le 27 octobre au Parlement européen, l’eurodéputé vert et candidat à l’élection présidentielle, Yannick Jadot, a exprimé les craintes des défenseurs de l’environnement.

    Le Ceta permettra en effet aux multinationales, via le mécanisme de règlement des différends, d’attaquer un Etat dès lors qu’elles se sentiront lésées par une réglementation prise, par exemple, sur l’environnement. Le Suédois Vattenfall, exploitant de deux centrales nucléaires en Allemagne, réclame devant une cour d’arbitrage internationale à Washington 4,7 milliards d’euros à l’Etat, qui a engagé une sortie du nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. Idem en Argentine, qui avait dû indemniser à hauteur de 600 millions de dollars (567 millions d’euros) plusieurs entreprises transnationales, pour avoir fixé un prix maximal d’accès à l’eau et à l’énergie. Les organisations de défense de l’environnement s’inquiètent en outre que ce traité contribue à «saper l’objectif» visant à contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés, voire de 1,5, fixé par l’accord de Paris sur le climat entré en vigueur en novembre 2016. «De l’aveu même de l’étude d’impact de la Commission européenne, le Ceta va engendrer une hausse des émissions de gaz à effet de serre», s’inquiète Aitec. Un récent rapport, «Ceta et climat», rédigé par le Commissariat général au développement durable et le Conseil économique émet plusieurs recommandations pour que la mise en œuvre du Ceta «se fasse de la manière la plus respectueuse possible pour l’environnement».

    Tribunaux d’arbitrage : des tensions à venir
    C’est le point qui cristallise toutes les tensions : l’existence du «système judiciaire sur l’investissement» (ICS, pour Investment Court System), qui permettra aux multinationales d’attaquer les Etats si elles s’estiment discriminées ou lésées. C’est-à-dire qu’elles considèrent que leur profit attendu n’a pas été matérialisé du fait d’un changement de législation en matière notamment d’environnement, de santé ou encore de protection du consommateur. Un dispositif à sens unique puisque les Etats ne pourront pas attaquer les investisseurs.

    Le tribunal sera composé de «quinze juges professionnels», nommés pendant cinq ans. Selon une déclaration commune de 101 professeurs de droit, l’ICS ne garantit pas complètement l’impartialité et l’indépendance des juges sélectionnés. «Les juges ne seront pas employés à plein temps et, outre des honoraires mensuels de 2 000 euros, ils seront rémunérés au cas par cas.» Une procédure d’appel est désormais possible mais elle reposera sur les mêmes informations que la procédure initiale. Seule nouveauté apportée par le coup de force wallon en octobre, la Cour de justice de l’UE va être saisie d’ici quelques mois sur la compatibilité du mécanisme d’arbitrage avec les traités européens.

    SOURCE : Ceta : comment va-t-on être traité ? Par Estelle Pattée — Libération, 15 février 2017 à 20:46

  • CETA et le petit village gaulois...

    L'Europe entière était prête à signer très prochainement ce grand traité commercial entre le Canada et l'Europe. Toute l'Europe sauf un petit village gaulois : la Wallonie.

    La majorité des européens et des canadiens ne savent même pas où se situe la Wallonie. C'est marrant. Et une très bonne chose.

    Il serait peut-être temps que les pouvoirs publics, nationaux et européens, expliquent clairement ce qu'est ce CETA avant d'engager toute la population européenne dans des accords négociés secrètement avec les multinationales (et leur puissant lobbying) et les pouvoirs publics canadiens.

    Il faudrait dresser une longue liste des avantages (il doit y en avoir) et des inconvénients (il y en a certainement), et de la soumettre à la population, avant de décider et de signer.

    Personnellement, sur ce blog, je m'intéresse au goût des aliments, à la protection des terroirs, à une alimentation de qualité locale et de saison, et évidemment Bio. Je lutte contre la malbouffe, l'uniformisation du goût imposé par les multinationales agro-alimentaires, et aussi contre les aliments "morts" (ne contenant plus les nutriments nécessaires et essentiels à la bonne santé du consommateur) de l'agriculture et de l'élevage intensifs.

    Qu'adviendra-t-il du dernier producteur de fromage de Herve au lait cru pourchassé par l'AFSCA (dont la bible est le Codex Alimentarus, rédigé par les multinationales agro-alimentaires) et protégé par SLOW FOOD?

    C'est juste cela que je souhaite savoir. Si quelqu'un peut me répondre...

    L'autre point qui m'interpelle, c'est le fait qu'une entreprise puisse attaquer l'état belge pour entrave au libre échange (ou commerce) et que ce soit des juges qui n'en sont pas qui arbitrent les litiges... 

    Si ce traité était bien ficelé, les litiges ne devraient pas exister.

    Pour rappel, le Canada qui a signé un traité avec les Etats-Unis, semblable au traité transatlantique (qui a heureusement du plomb dans l'aile) a perdu 98% des litiges avec les multinationales américaines, et a dû payer des amendes énormes et adapter sa législation (en moins bien).

    Est-ce cela qui attend l'Europe et les différents pays qui la constituent ? si quelqu'un peut me répondre...

    Bref, beaucoup plus de clarté et de transparence et moins d'accords secrets et de négociations opaques sont aujourd'hui essentiels avant d'engager les générations européennes futures à vie. Et un traité rendu public, en français et en néerlandais, Belgique oblige...

  • Dieselgate : un scandale touchant toutes les marques...

    Allez, encore un scandale de plus : celui du diesel !

    Oui, Volkswagen a triché et menti sur ses émissions de particules fines. Et s'en sort pas trop mal : le cours de l'action n'est pas tombé à zéro et les actions en justice, amendes ou dommages et intérêts s'avèrent minimes au regard de la fraude...

    Mais il n'y a pas que Volkswagen, Audi et consorts, il y a également les autres marques. Comme s'ils s'étaient tous mis d'accord de mentir et tricher pour respecter les normes euro 5 et euro 6 ! Des tests truqués, des appuis politiques nationaux pour protéger les marques du pays, bref, des faux et encore des faux.

    Un scandale d'éthique, mais, beaucoup plus important, un scandale de santé publique quand on sait combien de citoyens européens décèdent suite à cette pollution massive de l'air que nous respirons tous les jours !

    Deux tableaux : 

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    Celles et ceux d'entre-vous qui roulent au diesel devraient être fort embarrassés de leur choix et de la pollution mortelle qu'ils infligent aux passants, cyclistes, enfants à la sortie des écoles et autres motards...

    Avec la circonstance atténuante que c'est l'Etat qui a poussé le diesel, dieu sait pourquoi... Et que c'est toujours l'Etat qui a caché ces tests frauduleux et la pollution réelle des moteurs diesel. Et là encore, pourquoi ? Juste pour protéger l'industrie automobile et son lobbying.

    Comme toutes les autres industries. L'état ne protège plus le citoyen, mais les multinationales. Et dans tous les domaines : agro-alimentaire, pharmaceutique, nucléaire, industriel, chimique... , et chaque fois, au dépend de notre santé. 

    C'est fou non ? Ces histoires de gros sous. Il est temps que cela change et cela fait des années que je le crie. Quel monde de pourris.

  • Où en sommes-nous avec le TTIP et le CETA, ces traités commerciaux tant contestés ?

    L’UE négocie actuellement avec les États-Unis et le Canada deux grands accords commerciaux : le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement) et le CETA (Accord économique et commercial global). Ces deux accords sont fortement contestés par Slow Food et la société civile dans son ensemble, car ils accordent des droits spéciaux aux corporations tout en menaçant la démocratie, l’environnement et les normes sociales. Où en sont donc les négociations ?

    La signature du CETA a eu lieu en 2014 et la Commission européenne a confirmé début juillet que les 28 parlements nationaux de l’union devraient se prononcer sur le traité avant son adoption définitive. Pendant ce temps, le 14e cycle de négociations entre les États-Unis et l’UE s’est tenu en juillet. Toutefois, les négociateurs du TTIP semblent bloqués sur les problèmes-clés de l’agriculture, des services et des marchés publics, ainsi que sur les appellations géographiques liées aux produits alimentaires.

    À travers toute l’Europe et les États-Unis, la société civile se bat contre ces deux accords. Les gouvernements nationaux ont, pour certains, répondu. La France s’est par exemple montrée très critique envers le TTIP, mais il ne faut cependant pas se laisser berner, met en garde José Bové, célèbre député européen, agriculteur et membre du mouvement altermondialiste.

    « Le gouvernement français se focalise sur le TTIP et claironne partout qu’il ne veut pas de cet accord. Il s’agit d’une campagne orchestrée pour éviter que les gens ne se focalisent sur l’Accord de Libre Échange avec le Canada. Les négociations sur le CETA ont abouti à la fin de l’année dernière. Il pourrait être ratifié et mis en œuvre avant la fin de cette année. L’urgence est là. Le tuyau du TTIP est bouché alors le CETA devient le cheval de Troie des entreprises globales pour imposer les tribunaux arbitraux, le nivellement par le bas des normes environnementales et sociales. Et une fois de plus, le secteur qui sera le plus négativement impacté est l’agriculture.

    L’Union européenne n’a obtenu la reconnaissance que d’une appellation d’origine protégée sur dix. Lorsque 10 % des objectifs sont atteints, on ne peut parler que d’échec total ou de déroute en rase campagne. Cet accord va ruiner des dizaines de milliers de familles paysannes. De plus, il est illégal, car il entraine une discrimination entre les AOP. Pourquoi celle-ci a-t-elle été choisie et pas celle-là ? Parce qu’un ministre a fait pression ? Parce qu’une multinationale a des intérêts économiques ? Nous vivons en démocratie. Il y a des règles, il y a du droit et ces choix ne peuvent relever du fait du prince. Nos concitoyens doivent se mobiliser contre le CETA comme ils ont su le faire contre le TTIP. »

    Slow Food s’est associé à de nombreuses initiatives au niveau national et européen pour dire STOP au TTIP et au CETA, entre une manifestation à Rome en mai dernier rassemblant plus de 30 000 citoyens et des courriers envoyés aux gouvernements nationaux et aux institutions européennes enjoignant à privilégier l’humain au profit. D’autres actions sont prévues, notamment deux débats lors de Terra Madre ; « Ce sont des géants, mais nous sommes une multitude » avec José Bové et « TTIP : que présage-t-il et qu’implique-t-il pour l’UE et les États-Unis ? » Un grand rassemblement aura également lieu à Bruxelles en octobre, où Slow Food présentera la richesse de la biodiversité alimentaire, des cultures et des communautés locales que nous souhaitons protéger et promouvoir. Celles-ci ne peuvent perdurer qu’au sein d’économies alimentaires locales, pas d’un TTIP ou d’un CETA. (Source Slow Food).

  • Le Traité Transatlantique négocié en secret et dans l'ombre depuis 2 ans...

    "J'exclu la possibilité que le parlement allemand ratifie le traité du TTIP (Traité du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) entre l'Union européenne et les Etats-Unis, car le Bundestag ne peut ni contrôler l'exécution de cet accord, ni l'influencer d'une manière quelconque", a déclaré l'homme politique allemand au groupe de média allemand Funke Mediengruppe.

     

    Norbert Lammert partage entièrement l'opinion du ministre de l'économie Sigmar Gabriel. "L'ambassade américaine fournit une information insuffisante, c'est pour cette raison que ni le gouvernement ni le parlement n'ont rien à discuter", a déclaré M.Lammert cité par le journal allemand Die Zeit.

    Norbert Lammert a convenu avec le président de la Commussion européénne Jean-Claude Junker sur le fait que les documents présentés aux négociations devraient être accessibles à tous les Etats-membres de l'Union européenne, a souligné le président du Bundestag.

    L'Union européenne mène des négociations à huis clos sur le TTIP depuis juillet 2013. Le TTIP est censé réduire les coûts et éliminer les barrières dans les relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les opposants au TTIP estiment qu'il ne reflète que la position des multinationales intéressées par une réduction des contrôles et un affaiblissement des mesures de régulation économique en Europe." (Source : Sputnik France).

    Si même le Parlement allemand n'est pas mis au courant par la Commission européenne de ce qui est négocié depuis 2 ans avec les Etats-Unis, en secret et dans l'ombre, qu'en est-il du citoyen lambda européen qui souhaiterait comprendre les enjeux et faire valoir son adhésion, ou non, à ce méga-Traité dont les conséquences seront lourdes, pour chacun d'entre-nous, au niveau environnement, santé, alimentation, énergétique, et j'en passe ? La démocratie, vous vous rappelez de ce que c'était ?

     

  • Méfions-nous de ce Traité Transatlantique...

    La zone de libre-échange transatlantique ou Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, est un accord commercial en cours de négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Il est envisagé pour 2015 (ils rêvent...). Une des critiques vient du fait que les travaux préparatoires se font en secret, et que le citoyen, contrairement aux consultants des firmes multinationales, n'a pas accès aux documents en préparation.

    Il est évident que les normes européennes sont différentes et plus sévères que les normes américaines dans de nombreux domaines, et que ce Traité, s'il est signé, signifiera un alignement des normes européennes sur les normes américaines, c'est-à-dire, un nivellement par le bas.

    C'est non seulement la porte grande ouverte aux poulets (si on peut encore les appeler comme cela) de batteries traités à l'eau de javel, à l'invasion de la malbouffe américaine en Europe, aux OGM généralisés sans aucune obligation d'étiquetage particulier, à l'exploitation des gaz de schistes, etc...

    C'est aussi une perte énorme d'autonomie des pouvoirs publics européens, puisqu'une multinationale pourra désormais attaquer un Etat en justice devant un tribunal international si elle estime que ses intérêts économiques sont lésés. Imaginez Monsanto attaquer la France qui interdit les OGM, Texaco attaquer la Belgique qui taxe le diesel, etc...

    Il faut d'ores et déjà faire savoir que nous ne désirons pas de ce Traité, et qu'il y a une multitude de points et de domaines non négociables. Il faut également exiger d'âtre informé de tout ce qui se discute actuellement entre la commission européenne et les Etats-Unis à ce niveau. Et il faudra absolument que la population puisse donner son avis avant que ce Traité ne soit adopté dans notre dos.

    Je tiens trop à mes fromages au lait cru, à mes vieilles variétés de tomates oubliées Bio, à mon alimentation sans OGM, et à mon refus de voir une multinationale un jour nourrir le monde, avec ses produits industriels de piètre qualité et sans goût. Et cela, c'est juste au niveau alimentation ! Je ne parle pas de tout le reste... Soyons très vigilants ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Incidence en France des pesticides sur la fertilité humaine...

    La qualité du sperme des Français a diminué dans quasiment toutes les régions, selon une étude publiée ce lundi dans Human Reproduction par des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Une forte baisse de la concentration de spermatozoïdes – de près d'un tiers sur une période de seize ans – avait déjà été constatée au niveau national. Le phénomène a cette fois été analysé au niveau régional. Seules la Franche-Comté et la Bretagne ont connu une évolution positive.  

    Si l'Aquitaine arrive en tête des chutes de concentration, c’est en Midi-Pyrénées que le pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale est le plus faible de France. Les chercheurs donnent à cela une raison environnementale liée à l'utilisation de pesticides dans le monde agricole. 058_967979-36216330.jpg

    Midi-Pyrénées est en effet la deuxième région de France en terme de surface agricole cultivée et la première pour le nombre d'exploitations. L’Aquitaine, elle, arrive en tête pour le nombre d'emplois dans le secteur agricole et en deuxième position pour la surface agricole cultivée. "Il est très important de surveiller la qualité du sperme, car c'est un biomarqueur sensible aux expositions environnementales et corrélé à l'espérance de vie", a insisté le docteur Le Moal. (Lu sur Atlantico).

    Merci à Bayer, Sygenta, Monsanto, BASF et Dow Chemical qui représentent à eux cinq 75% du marché mondial de pesticides,  de nous avoir inondé de leurs produits chimiques toxiques ( il existe 900 substances homologuées -par qui ?-, réparties entre fongicides, insecticides et herbicides) pendant de si nombreuses années, d'avoir pollué nos sols et nos rivières, et de nous avoir empoisonné. 

    Merci aussi à tous ces agriculteurs, avides de cultures intensives à grand rendement, sans se fatiguer, qui ont abusé de ces produits sur leurs cultures pendant des années, et qui, aujourd'hui n'osent même plus manger ce qu'ils produisent, tant les plantes sont traitées et les sols morts.

    Et il aura fallu attendre que ces agriculteurs commencent à devenir malades pour qu'ils se remettent en question et passent maintenant au Bio... Quel gâchis...

     

  • Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger...

    la-fabrique-du-mensonge-comment-les-industriels-detruisent-la-science-de-stephane-foucart-938125880_ML.jpgLes industriels manipulent la science pour organiser notre ignorance des effets nuisibles de leurs produits. Tel est la thèse, magistralement démontrée, de ce livre. L'auteur entre peut-être un peu trop dans le détail pour exposer les malversations de l'industrie du tabac, déjà largement analysées et connues. Mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres : de l'amiante au gaz de schiste, des pesticides aux perturbateurs endocriniens, sans oublier le climato-scepticisme, notre confrère du journal Le Monde décrypte avec précision la construction intellectuelle du doute et de l'occultation du savoir qu'organisent les multinationales.

    On ressort proprement sidéré d'un ouvrage où il est clairement démontré que des grandes entreprises, épaulées par certains scientifiques et même par des instituts publics, sont prêtes à tout pour sauvegarder leurs profits, y compris à jouer avec la santé des gens et, au-delà, avec la survie de l'espèce humaine. La menace écologique ne doit pas être la seule à nous inquiéter : nous avons peut-être atteint le point où l'alliance entre la science, la technique et l'économie de marché, loin de nous apporter de nouveaux bénéfices, nous met désormais en danger.

    Ce n'est pas un livre coup de gueule, il n'y a pas de théorie du complot. Juste une démonstration sobre, informée, soigneuse et implacable. (Résumé de Christian Chavagneux dans Alternatives Economiques).

    La fabrique du mensonge. Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger, par Stéphane Foucart. Coll. Impacts, Denoël, 2013, 304 p., 17 euros.

  • Les semences de la colère...

    Geronimo est un petit paysan qui vit avec sa famille dans un village du Paraguay. Autour de chez lui s’étendent à perte de vue des champs de soja transgénique appartenant à de grands propriétaires, des colons brésiliens pour la plupart. Victimes de contaminations dues à l’épandage d’herbicide, les villageois s’organisent pour lutter contre la destruction de leur environnement et sauver la vie de leurs enfants...

    Paysans expulsés, pollution des sols, déforestation, empoisonnements... : quel poids pèsent les dégâts sociaux et environnementaux face aux profits générés par la monoculture intensive du soja génétiquement modifié ?

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    En se rendant au Paraguay, qui compte parmi les principaux pays exportateurs mondiaux de soja, et en se mettant à l’écoute des différentes parties en présence, les réalisateurs nous donnent des clés pour comprendre comment a pu s’imposer un modèle de développement agricole particulièrement destructeur.

    Et cela à travers l’affrontement inégal entre, d’un côté, les grands propriétaires producteurs de soja, bras armés (au sens propre) des firmes agroalimentaires et des spéculateurs financiers, et de l’autre les campesinos, ces petits paysans qui tentent de défendre leur outil de travail et leur mode de vie.

    Aux discours agressifs des premiers, partisans de la loi du plus fort – renforcés dans leurs convictions par les arguments de scientifiques défendant les intérêts des leaders du marché des semences et des produits phytosanitaires –, s’oppose l’énergie du désespoir d’une société rurale traditionnelle pour qui le soja transgénique est une malédiction.

    Dans cet universel combat du pot de terre contre le pot de fer, c’est la logique du profit qui l’emporte, avec l’arrestation des petits paysans pour “occupation illégale des terres”... Comment la lutte se poursuivra-t-elle ? Documentaire à voir sur le site d'ARTE.

  • Je ne comprends pas à quoi joue la Commission Européenne...

    J'ai assisté, malgré moi car je ne devais pas être présent à cette réception, au discours d'un commissaire européen. Je ne porte évidement pas ce genre de personnage dans mon coeur : ils ne sont pas élus par le peuple, ont des salaires mirobolants, sans parler des multiples avantages inavouables, et sont en contact permanent avec les lobbies des multinationales, qui leur dictent les lois à faire passer. En tout cas, c'est l'image que j'en ai.

    Pour moi, la commission européenne, c'est cet organisme qui chapeaute le parlement européen, donne les directions à suivre, et prend des décisions au nom de l'Europe, même si le parlement et la population y sont opposés. Je pense aux tentatives répétées d'introduire des OGM dans l'Europe entière (alors que personne n'en veut), je pense à l'interdiction d'utilisation de certains produits chimiques et aux années qu'il faut pour prendre la  décision, alors que les preuves de nocivité sont là (produit qui sera illico remplacé par un autre aussi toxique, mais pas encore testé), je pense à l'injection massive d'argent public pour sauver les banques privées gérées de façon frauduleuse et irresponsable.

    Je pense à la désinformation pour appuyer le lobby nucléaire, je pense à l'inscription rendue obligatoire pour toute plante (légumes ou fruit) commercialisée et à l'interdiction de cultiver autre chose, je pense aux interdictions d'exercer le métier d'herboriste (alors que ces remèdes naturels existent depuis des millénaires), je pense aux bâtons mis dans les roues des producteurs de fromages au lait cru, je pense à ce nouveau plein pouvoir de la Commission pour négocier un traité de libre-échange avec les USA, et à mille autres choses encore... qui me révoltent toutes les unes plus que les autres !

     Les propos de ce commissaire européen, le premier que je vois en chair et en os, m'ont paru tout à fait contraire à ce que pense et souhaite le peuple européen. Il s'est d'abord félicité d'avoir éteint l'incendie de la crise des subprimes (il n'a pas d'enfants en Grèce ou au Portugal, lui, et ne remboursera jamais ces centaines de milliards d'euros). Ensuite, les banques sont loin d'être tirées d'affaire : elles manquent toujours de fonds propres et sont toutes en faillite virtuelle. Rendez-vous dans 2 ans pour la suite, en plus grave (selon Jacques Attali, que j'estime). Enfin, elles n'ont rien changé à leur mode de fonctionnement depuis 2008, et prennent toujours autant de risques ! Donc rien n'est réglé, ni éteint, quoiqu'il dise.

    Ensuite il a regretté qu'on n'ai pas une vraie Europe. Un truc soudé, comme aux Etats-Unis. Un continent où il n'y aurait que 3 gros opérateurs de téléphonie (au lieu de 200 actuellement en Europe). Il voudrait peut-être aussi n'avoir que 2 producteurs de fromages, 3 semenciers, 2 fournisseurs d'électricité et 2 magnats de la presse ? Ce n'est plus de la concurrence, mais de l'entente commerciale pour monter le niveau des prix. Ce n'est plus de la diversité mais de la mondialisation : tout le monde mange et consomme la même chose (même si les marques sont différentes, c'est le même produit). Et cela facilite la corruption, à tous les niveaux. Ce n'est vraiment pas à cela que rêvent les européens pour l'Europe.

    L'Europe ne sera jamais comme les Etats-Unis, car elle est issue de pays totalement différents, au niveau linguistique, culturel, religieux, gastronomique et économique. Il y a des traditions, il y a des typicités, il y a des terroirs, il y a des mentalités et des façons de vivre qu'il est illusoire de vouloir unifier sous une montagne de législation européenne. Nous, européens, n'en voulons pas ! 

    J'imaginais plutôt le rôle de la Commission européenne comme protectrice du peuple européen, garante de nos différences qui font notre richesse, et rendant cette union de pays forte par rapport au reste de monde. Mais, si le but ultime de cette Commission Européenne est d'aboutir aussi vite que possible à un nouvel Ordre Mondial, ce sera sans nous. Mais bonne chance quand même Monsieur le Commissaire européen.

  • ANTITOXIQUE...

    "Pour le Dr Chevallier, ce n’est pas la chimie en soi qui est en cause, mais la mauvaise évaluation de l’impact des polluants chimiques sur la santé. Son "Livre antitoxique" a pour but d’aider le lecteur dans sa démarche de protection pour pouvoir boire, manger, respirer même, sans peur.

    Partout, que ce soit dans notre alimentation, nos vêtements, nos maisons, nos produits de soins et d’entretien , la chimie de synthèse nous entoure. Et bien naïfs ceux qui pensent que les effets de ces produits sur notre santé sont suffisamment évalués. Tel est, en substance, le message que souhaite faire passer dans son ouvrage intitulé "Le livre antitoxique", le Dr Laurent Chevallier, praticien, consultant en nutrition et chef de l’unité de médecine environnementale de la clinique du Parc, à Castelnau-le-Lez, en France.

     Outre l’aspect pratique du livre, qui cherche à donner des solutions, il s’agit de mettre en garde contre ce que l’on n’aimerait plus voir. En l’occurrence, lors d’une découverte scientifique, ici par exemple dans le domaine de la chimie, il n’est plus souhaitable qu’il y ait une application commerciale immédiate sans que l’impact sur la santé ait été suffisamment évalué. Cela signifie tout simplement que, dans les décennies à venir, la science doit avoir aussi pour mission de protéger les consommateurs. Lorsque l’impact sur la santé a été mal évalué et qu’ensuite, des études démontrent des effets négatifs, il est très difficile de revenir en arrière car il y a un lobbying extrêmement intense de la part des industriels et une frilosité de décision de la part des pouvoirs publics. Nous pouvons donc affirmer aujourd’hui qu’en Europe, nous sommes insuffisamment protégés contre l’invasion de cette chimie de synthèse. Mais pas qu’en Europe ! La chimie peut rendre malade, très malade et peut tuer, selon un récent rapport de l’ONU.

    La réglementation est inadaptée. Il y a un laxisme de la part des autorités publiques et un déni ou une absence de prise en considération de certaines études par rapport à des signaux d’alerte. Le cas du bisphénol A est un bon exemple. Un autre m’a stupéfait. J’ai été auditionné au parlement européen en 2011, à l’initiative de députés européens, concernant des études sur l’aspartame. L’une financée en partie par l’Europe montrait que la consommation quotidienne de boissons gazeuses light entraînait un risque d’accouchement prématuré, ce qui induit une vulnérabilité accrue pour le nouveau-né.

    Depuis lors, plus rien. On attend encore un rapport pour la fin de l’année ! On perd un temps précieux pour un produit nutritionnellement inutile. Une autre étude, réalisée par l’Institut de recherche nationale française, l’Inserm, montre que la consommation de boissons light peut favoriser le développement de diabète ! D’une manière générale, il y a un manque de volontarisme de la part de l’Europe qui est totalement inacceptable.

    Les plus gros toxiques ? On pourrait avoir de très mauvaises surprises avec les perturbateurs endocriniens qui sont des molécules qui modifient le métabolisme. C’est-à-dire soit qui miment l’action des hormones soit au contraire qui empêchent leur action. Ce n’est pas une toxicité immédiate, mais sur le long terme et en fonction du moment de l’exposition. Leurs effets : troubles métaboliques, de la fertilité, du fonctionnement de la thyroïde, obésité, etc. Toutes ces maladies qui explosent sont en partie dépendantes de facteurs environnementaux dont des perturbateurs endocriniens.

    Quelques solutions abordées dans le livre : je donne des exemples de produits plus recommandables d’industriels plus vertueux du respect de la santé et de l’environnement. Peu importe qu’ils l’utilisent ensuite à des fins de marketing, l’important est qu’ils améliorent leurs pratiques. Dans l’ouvrage, on explique aussi par exemple que certaines teintures de cheveux sont moins nocives pour le coiffeur, pour soi, pour la planète Pour les produits ménagers, il faut éviter certaines substances de synthèse, les bougies parfumées, les bâtons d’encens (souvent de synthèse), qui émettent toute une série de composés volatiles.

    Une solution toute simple pour nettoyer son intérieur est d’utiliser du vinaigre blanc ou du bicarbonate de soude plutôt que des détergents violents Parmi les premières choses à supprimer chez soi, je citerais les désodorisants. On tente de nous les imposer par le marketing comme un produit d’hygiène, or il s’agit le plus souvent de purs produits chimiques. Il suffit d’aérer ! Certains diffuseurs d’huiles essentielles libèrent aussi un certain nombre de composés organiques volatiles; ils peuvent également s’avérer irritants et allergisants.

    Le consommateur devrait davantage se méfier De la malbouffe et des additifs dont un certain nombre de produits alimentaires sont bourrés; il peut y avoir des antioxygènes, comme le E320 (BHA), qui évitent que le produit rancisse, sur lesquels nous avons de fortes interrogations. Il aurait un potentiel cancérogène et il est aussi suspecté d’être un perturbateur endocrinien, et d’avoir une influence sur l’hyperactivité des enfants. Or, on en trouve dans des produits comme les flocons de pommes de terre, le chewing-gum Il s’agit pourtant d’un additif dont on peut parfaitement se passer. Et la liste est encore longue." Article de Laurence Dardenne :  Comment vivre dans ce monde aussi toxique ? paru dans La Libre de ce weekend. Le Livre antitoxique, Dr Laurent Chevalier, Ed. Fayard, 18 €.

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  • Photos des manifestations anti-MONSANTO de ce samedi dans le monde...

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    Un succès planétaire...

  • Accord de libre échange avec les USA : Un mandat bien trop large donné à la Commission

    Une triste majorité du Parlement Européen composée de sociaux démocrates, de libéraux et des conservateurs a voté ce jeudi un texte donnant mandat à la Commission Européenne dans la négociation d’un accord de libre échange avec les USA. Le Président Obama lui-même dit explicitement de cet accord "qu’il renforcera le pouvoir des multinationales" par la possibilité qu’il leur donnera d’attaquer directement les gouvernements mettant en place des législations susceptibles d’entraver leurs bénéfices. Il permettrait, par exemple, de condamner en justice les états qui mettraient en place un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste ou la culture des OGM. 

    Le vote de ce jour est donc un mauvais signal : l’UE se retrouve en position d’infériorité face aux USA qui défendent bien mieux leurs intérêts et ne croient pas dogmatiquement comme la Commission européenne aux vertus du seul libre échange. Pire, le commerce transatlantique des biens étant déjà libéralisé, ce sont les droits, les acquis, la propriété intellectuelle, les normes sociales et environnementales qui vont être négociées et a propos desquels le Commissaire De Gucht a déclaré que "tout´était sur la table".

    Certes nous avons gagné quelques amendements comme sur l’exclusion de la culture et des services audiovisuels, ce qui est une excellente nouvelle et c’est la preuve que la mobilisation citoyenne est payante. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Rappelons que ce texte n’est qu un mandat, une recommandation non contraignante du Parlement Européen envers la Commission, pour une négociation qui durera plusieurs années.

    La mobilisation ne fait que commencer. On est encore loin du (non) consentement que le Parlement Européen aura à donner au terme de cette négociation. (Source : web4.ecolo.be)

    Donner ainsi les pleins pouvoirs de négociations à Barroso est fort dangereux. Pour pouvoir contrer les points les plus délicats et non négociables de ce futur accord de libre échange entre l'Europe et les USA, il faudra être certain d'élire les bons parlementaires européens lors des prochaines élections. Des parlementaires honnêtes qui ne se laisseront pas corrompre par les lobbies des multinationales, prêtes à tout pour accroître leur main-mise sur la législation en vue de bénéfices toujours plus colossaux.

  • 100 colonies d'abeilles décimées chaque jour en France...

    Le phénomène de disparition des abeilles est en train de prendre un tour dramatique. Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants : Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !

    En seulement 6 ans, le nombre d'apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles » d'après France Agrimer. C'est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre.

    La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd'hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol... Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n'existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

    Sans elles, c'est l'alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir. 

    Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd'hui clairement identifié et dénoncé par plus d'une quarantaine d'études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans.

    Il s'agit d'un groupe d'insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes. Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c'est-à-dire qu'ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu'ils soient.

    Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l'apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits. Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant...

    Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, - tuant ainsi des millions d'abeilles chaque année.

    C'est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles. Si cette résolution était adoptée par l'Assemblée Nationale, des millions d'abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l'écosystème et de l'alimentation des générations futures.

    Plusieurs de ses collègues soutiennent déjà l'initiative de Laurence Abeille, mais si nous ne faisons pas immédiatement et massivement pression sur les députés pour qu'ils co-signent cette proposition, elle sera rejetée. De leur côté, les lobbys de l'industrie des pesticides sentent l'étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu'on n'a pas d'autre choix que d'utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits...

    Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l'Assemblée Nationale.

    C'est pour cela que je vous demande d'interpeller dès à présent le député de votre circonscription, afin de lui demander de cosigner cette proposition de résolution. Même si vous ne résidez pas en France. C'est très simple, il vous suffit de suivre ce lien : http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php

    Et s'il vous plaît, transmettez cet email à vos contacts pour leur demander de faire pression à leur tour sur leur député pour qu'il co-signe la proposition de résolution pour mettre fin à cette hécatombe. Pour peser dans la balance face aux multinationales agrochimiques, la mobilisation doit être massive. Il faut que chaque député reçoive des milliers de messages provenant de citoyens électeurs de sa circonscription. Nous devons donner le plus d'ampleur possible à cette action primordiale. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • 80% des aliments sont enrobés de sucres ajoutés...

    Le foie ne gère qu’une seule source énergétique à la fois. Le corps humain est conçu pour métaboliser ainsi la nourriture. Nos ancêtres chasseurs mangeaient des graisses qui étaient acheminées jusqu’au foie, puis réduites par la voie lipolytique qui transmet des acides gras aux mitochondries (les structures infra-cellulaires qui brûlent la nourriture pour créer de l’énergie). A l’occasion d’une grosse prise de chasse, les excès d’acides gras ingurgités étaient conditionnés en lipoprotéines à faible densité et transportés en dehors du foie pour être stockés dans les tissus gras périphériques. C’est ainsi que nos ancêtres restaient en bonne santé. Pendant ce temps, nos ancêtres cueilleurs mangeaient des glucides (polymères de glucose), qui étaient également transportés jusqu’au foie, via la glycolyse, et réduits en énergie. Tout excès de glucose stimulait le pancréas à libérer de l’insuline, laquelle transportait le glucose dans les tissus gras périphériques, et qui entraînait aussi un stockage de glucose par le foie sous forme de glycogène (amidon du foie). Leur foie aussi était donc sain. Et la nature effectuait aussi sa part en fournissant toutes sortes de denrées alimentaires naturelles contenant soit de la graisse soit des glucides comme source d’énergie, mais pas les deux. Les fruits gras (noix de coco, olives, avocats) sont eux aussi pauvres en glucides.

    Le métabolisme humain s’est mis à mal fonctionner lorsque les hommes ont commencé à consommer des graisses et des glucides au même repas. Les mitochondries du foie n’ont pu supporter l’afflux énergétique et n’ont eu d’autre choix que d’utiliser une valve d’évacuation peu utilisée appelée "lipogenèse de novo" (nouvelle fabrication de graisse) pour transformer cet excès de substrat énergétique en graisses de foie. La graisse dans le foie ralentit le fonctionnement de l’organe. C’est la cause première du phénomène connu sous le nom de "résistance à l’insuline" et l’origine du développement de maladies métaboliques chroniques. En d’autres termes, les graisses et les glucides ne sont pas problématiques, tant qu’ils ne sont pas associés. Seulement, c’est exactement ce que fait l’industrie alimentaire, mélanger de plus en plus ces deux éléments dans le régime alimentaire occidental pour des raisons de goût et de durée de conservation, ce qui augmente la résistance à l’insuline et les pathologies métaboliques chroniques.

    Aujourd’hui, 33 % des Américains ont un foie gras, ce qui entraine une maladie métabolique chronique. Avant 1900, les Américains consommaient moins de 30 grammes de sucre par jour, soit 6 % du total des calories ingurgitées. En 1977, ce chiffre est monté à 75 grammes/jour, et en 1994, jusqu’à 110 grammes/jour. Aujourd’hui, les adolescents consomment en moyenne 150 grammes/jour (soit environ 30 % du total des calories), un chiffre qui s’est donc multiplié par cinq en un siècle, et par deux en une génération. Depuis cinquante ans, la consommation de sucre a aussi doublé dans le monde.

    Combiner les graisses et les glucides pèse lourd sur le processus métabolique. Et il est particulièrement dangereux de rajouter du sucre à tout cela. En effet, même si les sociétés de l’industrie alimentaire veulent vous faire croire que le sucre peut s’intégrer à un régime alimentaire équilibré, le fait est qu’elles ont créé un régime déséquilibré. Des 600 000 aliments disponibles aux Etats-Unis, 80 % sont enrobés de sucres ajoutés. Les gens ne peuvent donc être tenus responsables de ce qu’ils mettent dans leur bouche lorsque leurs choix ont été cooptés. Il va falloir un certain temps avant de réussir à déboulonner ces dangereux dogmes nutritionnels. Mais tant que nous n’y parviendrons pas, il sera difficile d’inverser l’imminence d’un désastre médical et économique.

    "La débâcle alimentaire", extraits de l'article de Robert Lustig, neuroendocrinologue pédiatrique à l'Université de Californie à San Francisco.

     

  • Il commence fort, Hollande...

    Il commence fort, le nouveau Président de la République française ! Il négocie avec le Niger pour défendre les intérêts d'Areva (voir article ci-dessous). Il y a quand même des choses plus urgentes à entreprendre quand on entame un mandat présidentiel... Puis, sous la pression de Shell, il démissionne sa Ministre de l'écologie, moins d'un mois après l'avoir nommée. Et rentre bredouille du lamentable sommet de Rio, où rien n'a été décidé, les intérêts des multinationales étant supérieurs à la préservation de la planète ! Pas mal pour un début ! On peut craindre le pire pour les quatre ans et 10 mois qui lui restent.

    "Le 11 juin dernier, le président François Hollande a rencontré le président du Niger, Mahamadou Issoufou, à Paris. Ils ont notamment débattu de la coopération entre le groupe Areva et le Niger pour l’exploitation de la mine géante d’uranium d’Imouraren. Selon Europe Ecologie Les Verts (EELV), le président français souhaite que l’exploitation par Areva débute le plus rapidement possible, voire même avant 2014, date initialement prévue. Outre de graves dommages environnementaux (ressources en eau contaminées…), l’exploitation de cette mine a un impact social désastreux sur la population locale à majorité touareg. 

    Le Niger, dont l’uranium représente 60 % des exportations, fournit près de 40 % des approvisionnements en uranium d’Areva. Le groupe français entend y investir 1,2 milliard d’euros pour ce qui devrait être la seconde plus grande mine d’uranium mondiale, avec 5 000 tonnes par an. Malgré cette richesse si convoitée, le Niger compte toujours parmi les pays présentant les indices de développement humain les plus bas. Le 25 avril 2012, les employés nigériens du site d’Imouraren ont entamé une grève d’avertissement, dénonçant des conditions de travail déplorables". (Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature).

  • L'apathie de la masse somnolente...

    Les puissances financières colossales que constituent les industries chimiques et pharmaceutiques, et leur mainmise sur de multiples secteurs de l’activité économique de nombreux pays, assurent désormais leur suprématie sur l’ensemble des individus et des états, par une désinformation permanente du grand public, par le financement de leurs propres laboratoires de recherche et contrôle, et en « arrosant » certaines personnes dans les hautes sphères du pouvoir.

    Toutes ces mises en garde concernant les dangers de l'aluminium et du fluor pour la santé humaine sont restées lettre morte. 

    L’impact économique et sanitaire d’une confirmation des études citées dans l'article publié hier sur ce blog serait catastrophique. La pression des lobbys des industriels, tel que Pechiney, l’un des principaux producteurs français d’aluminium, et de la Lyonnaise des Eaux ou encore de Vivendi (ex-Générale des Eaux) explique la minimisation de l’étude par les différents ministères concernés.

    Pechiney est une entreprise dont la majeure partie du capital est détenue par des actionnaires institutionnels français (21,9%) et étrangers (48%), ainsi que Suez-Lyonnaise des Eaux (30% ; 30%), et Vivendi (24,5% ; 45,6%). La panique boursière qu’engendrerait une annonce négative confirmée sur les effets alarmants de l’aluminium sur la santé publique signerait probablement la mise à mort de ces grands groupes, de par la fuite des capitaux qu’elle provoquerait. 

    Mais Suez-Lyonnaise des Eaux est actionnaire à 34,5% de la chaîne de télévision M6 et à 25% de TPS. Vivendi possède 52,6% de Télé Monte Carlo et 34% de Canal +, qui possède lui-même 70% de Canal Satellite. Voilà démontrée la dangerosité que représente la prise de pouvoir médiatique par les grands groupes industriels.

    Le fluor est un des principaux dérivés de la fabrication de l’aluminium. Il a fallu rechercher des débouchés lucratifs à ces déchets fluorés. Le lobby industriel et financier a alors financé des études attestant l’innocuité des produits fluorés ainsi que leurs effets bénéfiques à faible dose qui ont été mis en valeur. Il en a été de même de l’aluminium.

    L’Express (n° 2482, février 1999), se veut rassurant quand il affirme sous la plume de Vincent Olivier : » Il faut être clair : on ne risque pas de mourir en buvant de l’eau du robinet « . Mais quel crédit accorder à un magazine sous la propriété de Havas, absorbée elle-même par la Compagnie Générale des Eaux (devenue Vivendi le 15 mai 1998). 

    Comment ne pas s’interroger sur la possibilité que la fluorisation généralisée ne soit qu’une forme de contrôle social, de par l’effet sédatif qu’elle engendre. Les intérêts en jeu dans cette affaire sont énormes, les effets sanitaires et psychiques ne le sont pas moins. 

    Le fait que l’utilisation du fluor et de l’aluminium ne cesse de se développer depuis les années 50, et cela dans l’indifférence générale malgré les nombreux avertissements lancés par des personnes qualifiées en la matière, prouve bien l’efficacité de l’effet annihilant du fluor sur l’esprit critique de tout à chacun. 

    Le maintient du statu quo grâce à la désinformation sur des sujets aussi importants alimente l’apathie de la masse somnolente, ce qui ne fait que servir les intérêts de ceux qui détiennent le pouvoir, qu’il soit économique ou politique.

    Réveillez-vous, indignez-vous et réagissons ! Il est temps de changer notre mode de vie, il est temps de se préoccuper des ingrédients de ce que nous avalons, il est temps de revenir à des choses plus naturelles et saines, et de ne plus faire confiance aux grandes multinationales qui dirigent la planète, polluent la terre entière, et empoisonnent l'humanité.

     

     

  • Notre poison quotidien, le 15 mars 2011 à 20h40 sur Arte.

    Deux ans après Le monde selon Monsanto, enquête sur les pratiques du plus gros producteur mondial d'OGM, Marie-Monique Robin décortique le contenu chimique de nos assiettes et souligne les failles des agences de réglementation, à travers son nouveau documentaire intitulé Notre poison quotidien. Interview.

    Après Monsanto, qu’est ce qui vous a poussé à élargir votre enquête à l’ensemble du système de réglementation des produits chimiques ?

    Mon enquête sur Monsanto a ouvert plusieurs questionnements. Les pratiques de cette entreprise sont-elle une exception ? Comment les 100 000 molécules mises sur le marché depuis le début du XXe siècle sont-elles testées ? Quel est leur impact sur la santé publique ? Le résultat n’est pas réjouissant. Je montre que le système de réglementation, fondé sur la DJA, dose journalière acceptable, ne permet pas de protéger les citoyens. Au départ, la DJA a été créée pour contrôler l’introduction de substances chimiques, que l’on savait dangereuses, dans la chaîne alimentaire. Dans les années 50, les campagnes d’information disaient clairement : « Pesticides are poison ». La DJA est basée sur le principe de Paracelse, du nom d’un médecin suisse qui, au XVIe siècle, a établi que la dose fait le poison. On en a déduit qu’il fallait fixer des seuils en dessous desquels les substances chimiques, ingérées à faibles doses pendant toute une vie, ne sont pas dangereuses pour la santé. Or, ça ne fonctionne pas. En faisant des recherches, j’ai vu qu’il n’existe presque rien sur la DJA dans la littérature scientifique. Dans mon documentaire, Erik Millestone, professeur de « Science Policy » à l'Université de Brighton, explique que cette norme a été décidée sur un coin de table. Il fallait des chiffres rassurants pour permettre le développement industriel de tous ces produits chimiques dangereux, parce qu’ils apparaissaient comme une condition nécessaire du progrès.

    Les failles de ce système semblent aujourd’hui manifestes si l’on en juge par le lien que vous établissez entre l’augmentation des cancers et des maladies neuro-dégénératives et la présence de ces molécules chimiques dans l’environnement.

    Le système de réglementation a été totalement perverti par les industriels. Les DJA sont calculées à partir d’études fournies par eux et protégées par le secret commercial. Sur l’aspartame par exemple, les études indépendantes soulignent un risque sanitaire, systématiquement contredit par les études financées par les industriels. Ce que j’ai dévoilé sur les pratiques de Monsanto, études mensongères, conflits d’intérêts des scientifiques à la fois membres des agences de réglementation et conseillers des entreprises caractérise ce système.

    Vous montrez aussi que certaines molécules, comme les perturbateurs endocriniens, sont nocives à des doses bien moins élevées que les DJA fixées. Comment peut-on expliquer que toutes les études indépendantes sur lesquelles vous vous basez ne soient pas prises au sérieux ?

    La seule raison pour l’expliquer, c’est que les agences de santé publiques sont noyautées par l’industrie. Pratiquement tous les toxicologues travaillent pour des entreprises. Il y a aussi une vieille école de la toxicologie, qui refuse de remettre en cause la DJA. Un exemple, c’est quand Alex Feigenbaum, chef d’unité CEF à l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments, ndlr), déclare que le problème des faibles doses relève de l’idéologie. 
    Or sur les perturbateurs endocriniens, comme le Bisphénol A par exemple, de nombreuses études démontrent que ces produits peuvent être nocifs à des doses infimes. Il y a aussi le problème de l’effet cocktail. La DJA calcule une dose limite pour chaque substance. Mais nous ingérons quotidiennement un mélange qui, potentiellement, est une véritable bombe chimique.

    On voit de plus en plus de remises en cause de l’industrie agroalimentaire. Est-ce que vous pensez que le système que vous dénoncez pourrait s’écrouler ? 

    Dans le documentaire, je donne deux exemples de produits, l’aspartame et le blisphénol A, qui pourraient, si les digues lâchent, faire s’écrouler le système. Mais les industriels sont plus malins que ça. Je suis sûre que pour éviter une crise de confiance, voire des attaques en justice, on va passer en douceur de l’aspartame à la stévia, qui a enfin été autorisée en France. Sur le blisphénol A, la directrice de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, ndlr) déclarait en juin 2009 devant l’Assemblée nationale qu’il n’avait pas de problème. Finalement, l’Europe a l’interdit dans la fabrication des biberons depuis le 1er mars 2011. La vertu du documentaire est de mettre les pieds dans le plat au bon moment. Je pense que le système doit s’écrouler. Je ne dis pas qu’il ne faut plus de chimie du tout. Il y a des choses très intéressantes, aux Etats-Unis par exemple, autour de la chimie verte, où l’on inclue, dès le départ, l’idée que l’objectif des produits est de rendre un service. Or ça n’est pas rendre un service que de faire tomber malade.

    Notre poison quotidien, le 15 mars 2011 à 20h40 sur Arte. 
    Le livre, un co-édition Arte / La Découverte sera le 24 mars en librairie 

    Propos recueillis par Anne de Malleray
    Mis en ligne le : 07/03/2011
    © 2009 Novethic - Tous droits réservés 

     
  • Tout ce que vous devez savoir sur l'irradiation des aliments...

     

    Ci-dessous, le lien vers une brochure en PDF, expliquant très clairement les dangers de l'irradiation (ou l'ionisation) des aliments par les multinationales agro-alimentaires dans le monde. Très instructif, et à nouveau, désolant !
    Et tout cela, sous le couvert de l'OMS... C'est affolant !

    http://www.irradiation-aliments.org/IMG/pdf/brochure_irrad.pdf

     

  • 780 millions de litres de brut disparus...

    La plus grosse marée noire américaine a disparu ! Plus aucune trace, ni sur l'océan, ni sur les plages ! 780 millions de litres de brut évaporés... Un miracle ? Le triangle des Bermudes ? De la magie noire ?

    Selon BP, cette fuite est une goutte d'eau par rapport au volume de l'océan, et ce pétrole brut a été mangé par les micro-organismes marins. Et pourquoi ce n'est jamais comme çà en Bretagne?

    La raison de cette disparition tiendrait plutôt de l'usage intensif de dissolvants par BP : outre le fait de polluer encore plus les océans, ces dissolvants font que les nappes désagrégées ne flottent plus en surface, mais entre deux eaux. Elles ne sont donc plus visibles. D'autre part, les forts courants marins sévissant dans cette partie du monde (dont le Gulf stream) vont transporter cette pollution cachée partout dans le monde.

    Encore quelques mois de patience, et nous retrouverons des petites boulettes gluantes sur toutes les plages européennes et autres. Merci BP !

    Et telles les banques toujours aussi arrogantes juste après la crise, la fuite à peine stoppée, BP demande à pouvoir ré-exploiter ce puit et demande au gouvernement de supprimer le moratoire sur les nouveaux forages en mer. Comme si rien ne s'était passé, et comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes... Culottées, ces multinationales !

  • La CEE veut contrôler les budgets des Etats Membres...

    Encore un peu moins de liberté pour les Etats Membres qui voient la CEE s'imposer au coeur même de la dernière prérogative qui était propre à chacun d'entre eux. C'est, évidemment, un très mauvais signal supplémentaire  transmis aux spéculateurs en sous-entendant que les budgets sont truqués et que les Etats trichent.

    Il vaudrait mieux d'abord s'occuper des budgets des banques et des institutions financières, rendre leurs comptes plus clairs, et prendre des mesures draconiennes contre certaines mauvaises habitudes qu'elles ont toujours, malgré la crise qui a tout fait basculer, et dont elles se souviennent à peine, nonobstant les centaines de milliards d'euro apportés par les gouvernements pour les sauver.

    Enfin, il faut prendre garde de ne pas tomber dans une dictature mondiale, gouvernée par une poignée de politiciens verreux à la solde de quelques multinationales dont l'unique rêve est de dominer le monde, que ce soit au niveau alimentaire, au niveau énergétique, au niveau télécommunications ou au niveau informations.

    Les Etats doivent absolument conserver leur liberté de choix et de décision dans tous ces domaines. Par exemple, dans le domaine alimentaire, il est clair qu'ils doivent respecter les décisions européennes quant aux quotas de pêche, ou à l'interdiction d'utilisation de certains pesticides. Mais doivent-ils suivre aveuglément la CEE dans sa volonté d'imposer la culture intensive d'OGM, d'autoriser un pourcentage d'OGM dans les aliments Bio, d'irradier tous les fromages au lait cru, de ne vendre ou échanger que des graines et semences enregistrées, de ne sciemment pas indiquer sur les étiquettes des produits alimentaires "contient des OGM" ou "aliment ionisé ou irradié" ou encore "contient des acides gras trans"?

    Méfions-nous de toutes ces lois, directives et règlements imposés par Bruxelles, et qui aident chaque jour quelques multinationales agro-alimentaires à asseoir leur pouvoir et à conquérir le monde. Car si on les laisse faire, elles deviendront bientôt incontournables, et elles auront gagné leur pari... Quant à nous, nous aurons tout perdu : un environnement sain, une alimentation saine, la biodiversité de nos régions, nos produits de terroirs, et même nos us et coutumes et nos traditions. 

    Un rêve pour certains et un cauchemar pour nous tous ! Terriens, il est temps d'agir...

  • On se laisse trop faire...

    OGM_gens_et_nourriture_GMO_food_people

    Exactement comme il n’appartient pas au seul pouvoir politique de décider de ce que nous cultivons et mangeons, ou du fait que nos aliments puissent contenir des OGM, il n’appartient pas au seul pouvoir politique de décider que le vaccin est la seule réponse possible à une pandémie.  

    Raz-le-bol de cette collusion financière entre pouvoir politique et industries agro-alimentaires ou multinationales pharmaceutiques. Terriens, réveillez-vous. Arrêtez de passer votre vie devant la télé et de vous endormir. Vivez-la.

    Agissez, ayez un avis, osez ne pas suivre le troupeau de cobayes, rapprochez-vous de la Nature et respectez-la, modifiez vos modes de consommation, soyez vous-même et sentez-vous mieux, libérez-vous. On n'a qu'une seule vie, et elle passe vite. Terriens, il est temps d'agir...

  • Chiquita

    Quand l’armée du Honduras a renversé le gouvernement démocratiquement élu de Manuel Zelaya, il y a quelques temps, il y eut un soupir de soulagement dans les conseils d’entreprise de Chiquita Banana. Un peu plus tôt cette année, la compagnie basée à Cincinatti s’était jointe à Dole pour critiquer le Gouvernement de Tegucigalpa qui avait augmenté le salaire minimum de 60%. Chiquita se plaint que la nouvelle législation rend ses frais plus élevés qu’au Costa Rica et diminue ainsi les profits de la compagnie : pour être exact, 20 centimes de plus pour produire un cageot d’ananas et 10 de plus pour un de bananes. Chiquita se lamente qu’elle perdra plusieurs millions à cause de la réforme de Zelaya puisqu’elle produit environ 8 ou 22 millions de caisses d’ananas ou de bananes par an, respectivement. Pourtant, avec un chiffre d'affaires de 4,7 milliards de dollars, la multinationale peut voir venir...

    D'autant plus que les femmes travaillent dans les plantations de Chiquita de 6 heures du matin à 7 heures du soir, leurs mains brûlant dans des gants de caoutchouc. Certains ouvriers sont âgés de 14 ans. Ces travailleurs de la banane d’Amérique Centrale ont d'ailleurs poursuivi Chiquita pour avoir été exposés au DBCP (DiBromoChloroPropane), un dangereux pesticide utilisé dans les plantations, et qui provoque la stérilité, des cancers et des malformations à la naissance. 

    Alors, quand Chiquita annonce qu'il va ouvrir des centaines de "Chiquita Fruit Bars" dans le monde, ainsi que des "Chiquita to go", maintenant qu'ils sont parvenus à prolonger la vie du produit via un processus américain, on se pose des questions...

    Soit, leurs bananes et ananas, déjà bourrés de pesticides et issus d'un commerce non équitable, sont désormais irradiés (c'est à la mode pour conserver plus longtemps), soit ils sont traités (encore) avec des retardateurs de maturité... Tout cela est certainement très bon pour notre petite santé, et hyper-bénéfique pour l'environnement...

    Boycottons donc cette multinationale qui travaille à contresens des réalités actuelles, et achetons des bananes issues du commerce équitable. C'est meilleur pour la santé, meilleur pour le goût, et honorable pour les petits producteurs. Et si en plus elles sont bio... !

     

  • Retour à la matière première...

    Au début, l'homme cueillait, chassait et pêchait pour survivre, avec les produits bruts que la nature lui offrait près de sa grotte. Ensuite, il les a cultivés, élevés et accommodés à son goût. L'agriculture et la cuisine étaient nées. Séchage et salage étaient les principaux modes de conservation, et le mangeur était toujours en contact avec la matière fraîche : c'est lui qui la transformait pour la digérer.

    Nicolas Appert a tout changé en inventant la conserve. La pasteurisation, la modernisation des transports et les progrès technologiques ont fait le reste. L'industrie agroalimentaire s'est alors chargée de nourrir le genre humain, trop accablé de travail et de loisirs que pour s'occuper de ses casseroles...

    Les intermédiaires se sont multipliés, éloignant un peu plus à chaque étape, le consommateur final du produit d'origine, devenu, par la magie du savoir-faire artisanal ou de la technique industrielle, une glace au caramel salé, un cassoulet des familles ou un panaché de poissons et sa fondue de poireaux... 

    La majeure partie de notre alimentation sort aujourd'hui des usines de l'industrie agroalimentaire via les circuits de grande distribution, avec, pour seul papier d'identité, une étiquette, dont la lecture devrait permettre de savoir ce que l'on mange exactement, et ce qu'on achète. Ce qui n'est pas le cas...

    En 2003, la Commission européenne avait imposé des caractères d'une taille minimale de 3 millimètres pour la liste des ingrédients. Les lobbyistes de l'industrie agroalimentaire s'activent depuis plusieurs mois auprès des représentants des 27 pays de l'UE pour en rester à 1,2 millimètres ! Vous ajoutez à cela un emplacement ingrat, des couleurs sombres et une impression médiocre, concoctés par les artistes du packaging, et le tour est joué : ingrédients illisibles !

    Auraient-ils tellement de choses à cacher, ces industriels de l'agroalimentaire ? Prenez une loupe et une lampe de poche, et vous verrez que oui !

    Conclusion : arrêtons cette confiance aveugle envers ces industriels et ces multinationales qui souhaiteraient nourrir la terre entière avec leurs produits suspects et sans goût, et revenons-en à la matière première via des petits artisans locaux, les paniers bio, les marchés et les petits commerces de proximité. Cela a plus de goût, et c'est bien meilleur pour la santé ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Ils s'en foutent tous...

    J'ai l'impression que tout le monde s'en fout, et ce n'est pas bon signe. Pas vous, les internautes, mais tous les autres : les chefs d'entreprises, les politiciens, les juges, les euro-députés, etc. Le monde va mal, tout le monde le sait, et rien ne bouge : ils s'accrochent tous au pognon, au fric, aux résultats financiers et n'en n'ont rien à cirer de ce qu'il se passe au niveau planétaire... Plus personne ne prend ses responsabilités : s'il se passe quelque chose, ce sera la faute d'un autre. Et du citoyen lambda, on s'en fout, mais à un point, vous pouvez pas savoir... Faudra-t-il vraiment attendre qu'il n'y ai plus de poissons dans la mer, faudra-t-il attendre que le niveau des océans soit monté d'un mètre cinquante (et c'est pour plus tôt qu'on ne le pense!), faudra-t-il attendre qu'il n'y ai plus d'abeilles pour polléniser les fruits du globe, faudra-t-il attendre qu'on meure tous d'un cancer dû à la pollution des incinérateurs, des moteurs diesels (70% des véhicules dans le monde, et dont seulement 1% est équipé de filtre à particules, qui laisse néanmoins passer les plus petites et les plus dangereuses), des traces de pesticides sur les fruits et légumes ou des ondes électromagnétiques nocives qui nous cernent de plus en plus (et je peux continuer sur 10 pages). Tous le monde s'en fout : après moi, le déluge ! Et nous, pauvres terriens, dont même les résultats électoraux ne sont pas respectés (dans un pays pourtant démocratique), subissons, contre notre gré et souvent à note insu, tout ce qui nous arrive... Il ne nous restera plus qu'à faire une grande révolution mondiale pour remettre au pas les décideurs, ou nettoyer ce monde de pourris et corrompus, et leur faire vraiment comprendre que l'humanité va à sa perte. La planète, elle, s'en sortira. Pas de soucis. Mais pour nous tous, çà, c'est une autre histoire ! Les prédictions alarmistes des experts sont sous estimées : les changements s'accélèrent et sont exponentiels. Terriens, il est grand temps d'agir ! Vraiment grand temps !

  • Ils se mettent tous au vert...

    Va falloir faire gaffe et ouvrir l'oeil : depuis qu'on parle réchauffement climatique, pollution, planète, énergies durables et dégagement de CO, les multinationales de tout poils se mettent curieusement au vert, et nous offrent des produits qui sont, tout d'un coup, écologiques et respectueux de l'environnement et de notre santé ! Cela fait des décennies qu'ils polluent le monde et nous empoisonnent, et d'un coup, ils virent de bord, modifient leurs emballages, et nous matraquent de pseudo "écologiques, verts, naturels, respectueux de l'environnement, etc."! Bizarre, ce changement de cap. La régie de contrôle des publicités mensongères va avoir du boulot : car, à part l'emballage, rien n'a changé ! Ils nous fourguent toujours leurs mêmes saloperies, avec la même composition nocive, en n'ayant rien changé à leurs méthodes de production polluante ! Et leur seul credo reste le pognon : faire du pognon et encore plus de pognon. Vérifions bien les étiquettes et la composition avant de nous laisser berner par ces pratiques commerciales douteuses et répressibles ! Me concernant, je continue de privilégier les produits bio. Mais pour tout le reste, il va falloir ouvrir l'oeil, et le bon ! Terriens, il est temps d'agir...