multinationales agro-alimentaires

  • Le saumon AquaAdvantage autorisé à la vente, après 20 ans de lobbying...

    On lui a donné le surnom de Frankenfish et, comme d’autres animaux mutants, ou animaux OGM, il attendait d’être mis sur le marché depuis une vingtaine d’années. Le projet vient des Etats-Unis où l’idée d’un saumon grossissant très vite a fait du chemin. Le saumon AquAdvantage est transgénique : il s’agit d’un saumon atlantique, issu du Massachusetts, auquel on ajoute deux gènes d’un saumon chinook, la plus grosse espèce de saumon du Pacifique. On ajoute également des gènes de loquette d’Amérique, une sorte d’anguille.
    La manipulation agit sur la croissance du poisson, qui grossirait deux à quatre fois plus vite que son homologue non modifié génétiquement. 

    Depuis le 19 novembre 2015, il est autorisé de vendre ledit poisson sur le marché américain, une première mondiale pour un animal génétiquement modifié. L’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, a annoncé cette autorisation, déclarant qu’ « après une analyse scientifique exhaustive et rigoureuse », elle considère que le « Le saumon Aqua est aussi sûr à manger que n’importe quel saumon atlantique non génétiquement modifié ».
    Il sera disponible d’ici deux ans sur les étals. D’un point de vue nutritif, il n’y aurait selon l’agence américaine, pas de différence.

    Des points de vue du bien-être animal et environnemental, les associations s’insurgent, repris par certaines personnes du ministère canadien des Pêches et des Océans. Le saumon OGM souffrirait de problèmes respiratoires et d’une plus grande sensibilité à la bactérie Aeromonas salmonicida. Il y aurait également un risque non négligeable que le poisson s’échappe dans la nature, l’entreprise arguant que les poissons élevés pour la consommation seront tous femelles et stériles. Les poissons sont pour l’instant élevés dans des fermes au Canada et au Panama. D’autres rappellent aussi que les produits contenant des OGM ne sont pas clairement étiquetés dans le pays, ce qui inquiète les associations de consommateurs.
    L’entreprise AquaBounty pourrait maintenant demander des autorisations pour d’autres animaux génétiquement modifiés comme des truites, des tilapias et de l’omble arctique. Une raison de plus de rappeler l’importance de lutter contre TAFTA (le dossier controversé d’un accord commercial transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis). Source Conso-Globe.

    Déjà que le saumon actuel n'en est plus (rien à voir avec le saumon commercialisé dans les années 70 et 80, tant au niveau du goût que de la texture), ce saumon Aqua-advantage va permettre aux industriels de nourrir de crasses leur poisson pendant 2 ans au lieu de 4. Fameux gain économique ! Mais pour quel résultat ? Encore pire qu'aujourd'hui, c'est sûr (si cela existe) !

    La malbouffe a encore de beaux jours devant elle et les lobbies de l'industrie agro-alimentaire aussi. Bien triste réalité, tant qu'il y aura des Cons-sommateurs qui achèteront de tels produits...

     

  • Findus : auto-contrôle et appât du gain des multinationales agro-alimentaires...

    "La fraude à la viande de cheval relevée dans plusieurs plats de la marque Findus aurait rapporté 300 000 euros, selon Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation. Dans un communiqué diffusé samedi, le ministre donne des précisions sur le circuit de production de la viande incriminée dans cette affaire et donne les premiers résultats de l'enquête menée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

    Indiquant que les lots concernés ont d'ores et déjà été retirés de la vente par Findus, Benoît Hamon précise que "l'enquête menée par les services de la DGCCRF a permis d'établir le circuit de commercialisation de la viande concernée. Le fournisseur de l'usine luxembourgeoise est le groupe français Poujol. Celui-ci a acquis la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie". Benoît Hamon a demandé aux services de la DGCCRF "de se rapprocher sans délai de leurs homologues aux Pays-Bas et en Roumanie pour déterminer le stade auquel la fraude ou l'erreur de gestion des viandes doit être imputée". Il estime que cette opération relève avant tout d'une logique financière "qui aurait rapporté plus de 300 000 euros".

    Le ministre britannique de l'Environnement, chargé des questions alimentaires, a prévenu samedi qu'il fallait s'attendre à "d'autres mauvaises nouvelles" dans le scandale de la viande de cheval découverte dans des plats préparés censés être au bœuf. "Je pense que nous devons être réalistes", a déclaré Owen Paterson, à l'issue d'une réunion d'urgence à Londres avec les autorités sanitaires et les principales chaînes de supermarchés.

    Le groupe agroalimentaire Findus s'est dit samedi "trompé" et a annoncé le dépôt d'une plainte contre X par sa filiale en France à la suite de la découverte de viande de cheval dans des produits commercialisés sous sa marque, censés contenir uniquement du bœuf." Source Atlantico.

    Lasagnes pur boeuf, hachis parmentier pur boeuf, hamburgers surgelés pur boeuf et on en passe. Des plats produits par l'industrie agro-alimentaire, dont le but premier est la rentabilité. La qualité, le respect de l'environnement, la santé des CON-sommateurs  et le respect des normes passent bien après. Trouver les ingrédients les moins chers pour réaliser les plus gros bénéfices possibles.

    Le risque d'une amende maximale de 27.500 euros passe bien après un gain de plus de 300.000 euros ! Et ceci sera possible tant que l'on confiera aux entreprises elles-mêmes leur auto-contrôle, c'est-à-dire l'ensemble de la responsabilisation de la chaîne alimentaire. Le conflit d'intérêt de cette position est frappant.

    En conclusion, et c'est toujours la même, ne consommons plus de plats préparés par l'industrie agro-alimentaire ! Consommer quelque chose dont on ne connaît pas les ingrédients, dont on ignore s'ils sont OGM, dont on ignore la provenance et dont on ignore si les doses d'additifs indiquées sont respectées... Rien ne vaut une bonne lasagne pur boeuf ou un hachis parmentier boeuf-veau faits maison, avec de la viande locale. C'est plus goûtu, meilleur pour la santé, et moins cher.

     

     

  • Evitons le fructose, sucre de synthèse issu du sirop de maïs...

    "Une consommation excessive de sucre de synthèse, très utilisé dans la fabrication de sodas et d'aliments industriels, peut à la longue ralentir le fonctionnement cérébral et altérer la mémoire, selon une étude américaine publiée mardi dans la revue britannique "Journal of Physiology" .

    Cette recherche effectuée sur des rats "illustre parfaitement le dicton selon lequel ce que l'on mange affecte la pensée", souligne le Dr Fernando Gomez-Pinilla, professeur de neurochirurgie à la faculté de médecine de l'Université de Californie à Los Angeles, principal auteur de ces travaux.

    Des recherches précédentes avaient révélé comment ces sucres, tels que le fructose largement présent dans le sirop de maïs, peuvent être dévastateurs pour l'organisme et contribuer au diabète adulte, à l'obésité ou à l'accumulation de graisses dans le foie.

    Mais cette dernière étude est "la première à révéler l'action néfaste de ces édulcorants sur le cerveau", selon ces chercheurs.

    "Avoir un régime alimentaire riche en fructose peut à long terme altérer vos capacités à apprendre et à mémoriser mais la consommation régulière d'acides gras omega-3, dont sont riches certains poissons ou par exemple les graines de lin, peut aider à minimiser les dommages provoqués par ce genre de sucres", indique le Dr Gomez-Pinilla.

    Les auteurs de cette recherche se sont concentrés sur le sirop de maïs à haute teneur en fructose, une substance liquide bon marché six fois plus sucrée que la canne à sucre naturelle et qui est ajoutée aux aliments industriels, aux sodas, condiments et à la nourriture pour nourrissons.

    Les Américains consomment en moyenne plus de 18 kilos de fructose de sirop de maïs par an et par personne, selon le ministère de l'Agriculture. "Il ne s'agit pas ici du fructose naturel se trouvant dans les fruits, qui sont riches en antioxydants", souligne encore le Dr Gomez-Pinilla. 

    L'équipe de chercheurs a mené cette étude sur des rats. Le premier groupe de rongeurs a consommé, outre les aliments habituels, de l'eau mélangée à une solution de fructose pendant six semaines." Source AFP Relax.

    Ajoutez à cela l'article publié ce mardi 27 novembre dans la revue Global Public Health par des chercheurs de l'Université de Californie et de l'Université d'Oxford concernant la consommation de sirop de maïs à haute teneur en fructose (quand il est mis fructose sur la liste des ingrédients, c'est çà) qui provoquerait un diabète de type 2.

    Le fructose remplace la saccharose dans les sodas et les aliments "industriels" depuis les années 80 car il sucrait 6 fois plus et coûtait beaucoup moins cher. Lisez la liste des ingrédients : on en trouve partout, de vos céréales matinales à votre pizza nocturne... Les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, mais aussi la Belgique et le Japon, sont de gros consommateurs (on parle de 25 kg par habitant et par an), alors que la France semble plus préservée.

    Préférons le sucre de cannes ou les fruits, ce qui nous permettra d'éviter les graisses saturées présentes dans le fructose industriel (et provenant du maïs).

  • Le dernier camembert fermier au lait cru...

    "Véritable figure locale, l’agriculteur et producteur de camembert François Durand est le dernier à fabriquer ce fromage emblématique de la France. Portrait d’un passionné.

    Le dernier des Mohicans. C’est ainsi que l’on pourrait surnommer François Durand, tout dernier producteur de Camembert de Normandie AOP. Installé en plein cœur du Pays d’Auge, dans le petit village de Camembert, il fabrique à l’ancienne le camembert fermier au lait cru moulé à la louche. C’est là, il y a tout juste trente ans, qu’il a appris le métier auprès de l’ancienne propriétaire de la fromagerie La Héronnière. “Rien n’a changé depuis l’époque de l’inventrice du camembert Marie Harel (voir encadré) : la méthode reste identique, seules les normes d’hygiène sont là pour nous rappeler que nous ne sommes plus en 1789.”

    Devenu figure locale, François Durand travaille aux côtés de sa femme Nadia et de son frère Nicolas. Ensemble, ils transforment chaque jour la production de leurs 60 vaches, qui gambadent sur 84 hectares de prairie. Après cinq semaines d’intense travail, les 1 000 litres de lait cru obtenus donneront naissance à 450 fromages moulés à la louche. “Les clients n’imaginent pas que ce soit autant de travail, confie d’un ton passionné François. Tout est fait à la main, chaque fromage est manipulé 10 à 12 fois.”

    Pour fabriquer un camembert de Normandie, il faut 2,25 litres de lait et 30 à 35 jours d’affinage. “Le camembert de la Héronnière est une appellation d’origine protégée, c’est-à-dire que sa fabrication suit un cahier des charges très strict garantissant la qualité et la spécificité du produit.”

    Comment passe-t-on du lait frais au fromage ? Complexe, le procédé de fabrication est réalisé en vingt-et-un jours. François Durand explique : “Le lait est tout d’abord réchauffé à 35°C. Mis en bassine, il est ensuite emprésuré, ce qui a pour effet de le cailler. La durée du caillage est d’environ une heure. Une fois caillé, il a la consistance d’une crème très épaisse. Celle-ci est alors coupée, puis répartie à la louche dans les moules à camembert. Une fois remplis, ces derniers sont retournés une fois dans la nuit, puis plaqués, ce qui facilité l’égouttage. Le lendemain matin, le fromage a pris sa forme, il est alors démoulé. […] Le fromage est ensuite salé. Du troisième au quinzième jour, les fromages sont placés dans des hâloirs, pièces climatisées à 13°C, humidifiées, suivies et contrôlées. Au terme de cette période, le camembert se pare d’une mousse blanche. Les camemberts sont enfin triés selon leur qualité, leur poids et poursuivent leur affinage sur une planche, ou emballés dans des boîtes de bois. Ils sont alors prêts à êtres expédiés.”

    François conclut : “Le camembert est un produit vivant, on apprend de lui un peu tous les jours. Il réagit à chaque fois différemment. Les fabrications se suivent, mais ne se ressemblent donc pas.” Tout au long de l’année, le couple de la ferme La Héronnière reçoit régulièrement des visiteurs. “Beaucoup d’étrangers viennent nous voir”, confie fièrement Nadia. Le camembert reste, aujourd’hui encore, l’emblème indétrônable de la France."Article de Mylène Sacksick sur le site www.lhotellerie-restauration.fr

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    Rien à voir avec les pseudo camembert industriels de la marque Président, ceux qui sont faits, à coeur, et qui le restent pendant 3 mois ! Des fromages pasteurisés, morts, plein d'additifs et qui, en bouche, évoquent de très loin le goût et la texture du vrai camembert.
    Il n'est pas imaginable de laisser disparaître de tels fleurons de la gastronomie française et de devoir se contenter des 20 marques de camemberts industriels (Lactalis, Président, Isigny, et consorts) présentés dans le rayon de votre supermarché... Des fromages sans goût, sans vie, sans terroir. J'ai prévenu Slow Food hier soir et j'attends leur réaction. Terriens, il est temps d'agir...
  • Amendement Nutella : lutte contre l'huile de palme...

    Taxer davantage le Nutella pour inciter les industriels à remplacer l'huile de palme : c'est l'idée de cet amendement. (MAXPPP)

    La commission des affaires sociales du Sénat a adopté ce mercredi 7 novembre un "amendement nutella" au projet de budget de la Sécu. Celui-ci vise à augmenter de 300% la taxe sur l'huile de palme qui entre notamment dans la composition de ce produit alimentaire culte. 

    La taxe doit constituer un signal, "non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu'elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine", souligne l'auteur de l'amendement, le rapporteur de la commission Yves Daudigny (PS).

    L'huile de palme, qui ne constitue pas à proprement parler une huile, mais des graisses, est accusée d'avoir des effets nocifs sur la santé et sur l'environnement, en étant notamment à l'origine de phénomènes de déforestation.

    En raison de leur richesse en acides gras saturés, les huiles de coprah, de palme et de palmiste sont utilisées pour la fabrication de la margarine ou comme corps gras de friture. "Elles sont utilisées de manière excessive par la restauration collective et dans l'industrie agroalimentaire", selon le sénateur, qui ajoute qu'elles "sont notamment incorporées dans les produits de biscuiterie et dans l'alimentation salée ou sucrée à destination des enfants".

    Cet amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécu (PFLSS) institue une contribution additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits. La taxe actuelle sur ces produits est de 98,74 euros la tonne d'huile de palme et de 107,8 euros la tonne d'huile de coprah et de palmiste. La France consomme 126.000 tonnes d'huile de palme à usage alimentaire par an, soit 2 kg par habitant et par an. Le rendement de la taxe additionnelle serait donc de l'ordre de 40 millions d'euros, estime Yves Daudigny.

    Or, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), les acides gras saturés sont consommés en excès par la population française, contribuent au développement de l'obésité et favorisent les maladies cardio-vasculaires. Le PLFSS sera examiné en séance par le Sénat à partir du 12 novembre. Article paru sur le site du Nouvel Observateur ce mercredi 7/11/2012.

  • La lente agonie du vivant...

    Alors que de multiples actions s’organisent à travers la France dans le cadre de la « Semaine sans pesticides », la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) publie son « Manifeste pour une agriculture respectueuse de la nature et des hommes ». Cette publication retrace notamment les 100 ans d’existence de la LPO, au cours desquelles l’association a assisté et lutté contre l’apparition de menaces toujours plus nombreuses pour les oiseaux, dont l’évolution des pratiques agricoles. 

    Au cours des années 1945 – 1970, l’utilisation des insecticides organochlorés, tel le DDT, se généralise, entraînant l’effondrement de la reproduction des prédateurs, et plus particulièrement des rapaces avec le Faucon pèlerin en première ligne. Rapidement, c’est au tour des organophosphorés, puissants toxiques du système nerveux, de faire leur apparition, leurs effets mortels se faisant sentir sur nombre d’animaux vertébrés et invertébrés, y compris les oiseaux. La machine est alors lancée et, à partir des années 1970, les herbicides font leur entrée. La quasi disparition de la flore indigène entraîne la disparition des invertébrés qui dépendaient d’elle. Les chaînes alimentaires sont rompues, laissant démunis les oiseaux dépendants des ressources en invertébrés. 

    A partir des années 1990, cette logique implacable de destruction du vivant trouve une nouvelle expression avec la mise au point des insecticides en enrobage de semences. Pour la LPO, cette nouvelle invention est le « coup de grâce » porté aux invertébrés, « entre 10 et 33 000 fois plus sensibles que les vertébrés à ces poisons ». Au cœur du processus vital de pollinisation, les abeilles s’effondrent, de même que nombre de populations d’oiseaux (hirondelles, traquets, alouettes…) qui crient famine. Selon l’association, les oiseaux soumis à l’agriculture intensive ont ainsi chuté de 30 %.  

    Inquiétant, ce bilan n’a, pourtant, pas vocation à se focaliser sur le passé, mais entend montrer l’urgence d’inverser rapidement la tendance. Des initiatives en ce sens fleurissent déjà, à l’instar des municipalités et des jardiniers amateurs qui ont abandonné pesticides et herbicides. De même, les agriculteurs biologiques ont doublé leurs effectifs en 5 ans. Mais ces progrès doivent désormais se généraliser et dépasser le stade de prises de conscience isolées pour renverser la vapeur. Sa position au sommet de la chaîne alimentaire ne préservera certainement pas l’homme, bien au contraire. Dès lors, faire bon usage du temps dont il dispose reste son principal atout. A lui de mettre un point final à la chronologie des pesticides. Article de Cécile Cassier sur Univers Nature.

  • 0/20 pour le Sommet de Rio 2012...

    « Nous sommes en train d’étendre aux processus vitaux de la planète les mêmes logiques de financiarisation qui ont causé la crise financière », dénonçait le chercheur Christophe Bonneuil, à la veille de la conférence Rio+20. 

    L’une des plus éminentes revues scientifiques mondiales, « Nature », a publié un rapport accablant en préambule au  Sommet de la Terre sur le développement durable, Rio+20, qui s'est déroulé du 20 au 22 juin.

    Les notes attribuées à la mise en oeuvre des trois grandes conventions adoptées lors du premier Sommet de la Terre à Rio en 1992 sont les suivantes : la Convention sur la diversité biologique – 0/20 ; la Convention-cadre sur les changements climatiques – 0/20 ; la Convention sur la lutte contre la désertification – 0/20. L’humanité peut-elle encore éviter l’expulsion ? 

    Nous savons depuis au moins une génération que la planète doit changer de trajectoire. Et personne ne fait rien.

    Au lieu de faire tourner l’économie mondiale avec des combustibles fossiles, nous devons bien davantage avoir recours aux alternatives produisant moins d’émissions de carbone, comme les énergies éolienne, solaire et géothermique.

    Au lieu de chasser, pêcher et défricher sans tenir compte des répercussions sur les autres espèces, nous devons aligner notre production agricole, la pêche et l’exploitation forestière sur les capacités de renouvellement de l’environnement.

    Au lieu de laisser les membres les plus vulnérables de la population mondiale sans accès à la planification familiale, à l’éducation et aux soins de santé de base, nous devons mettre fin à la pauvreté extrême et réduire les taux de fécondité très élevés qui persistent dans les parties les plus pauvres du monde.

    En bref, nous devons reconnaître qu’avec sept milliards d’habitants aujourd’hui, et neuf milliards vers la moitié du siècle, tous interconnectés dans une économie mondiale de haute technologie et gourmande en énergie, notre capacité collective à détruire les systèmes indispensables à la vie est sans précédent.

    Et pourtant les conséquences de nos actions individuelles sont en général tellement éloignées de notre conscience quotidienne que nous risquons de tomber dans le précipice sans même nous en apercevoir.

    Lorsque nous allumons nos lampes et nos ordinateurs, nous ne sommes pas conscients des émissions de carbone qui en résultent. Lorsque nous consommons nos repas, nous ne sommes pas conscients de la déforestation causée par des pratiques agricoles non durables.

    Et lorsque des milliards de nos actions s’associent pour provoquer des famines et des inondations ailleurs dans le monde, accablant les plus démunis dans des pays comme le Mali et le Kenya en proie à la sécheresse, rares sont ceux à être même vaguement conscients des pièges dangereux de l’interconnexion mondiale.

    Il y a vingt ans, la communauté internationale a tenté de faire face à ces réalités au moyen de traités et de lois internationales. Les conventions issues du premier Sommet de Rio en 1992 étaient pertinentes : bien pensées, clairvoyantes, inspirées par un esprit civique et axées sur les priorités mondiales. Et pourtant elles ne nous ont pas sauvés.

    Ces traités ont continué à vivre dans l’ombre de nos politiques quotidiennes, de notre imaginaire et réapparaissant selon les cycles d’intérêt des médias. Les diplomates se sont traînés d’une conférence à l’autre pour les faire appliquer, sans produire d’autres résultats que la négligence, des retards et des chamailleries sur des questions de droit.

    Vingt ans plus tard, nous n’avons que ces notes désastreuses pour preuve de nos efforts.

    Article de Jeffrey D. Sachs sur lecercle.lesechos.fr

     

     

  • Réhabiliter les droits des agriculteurs sur leurs semences...

    Les lois de la commercialisation et l’octroi de droits de propriétés industrielles ont peu à peu défait les agriculteurs de leurs droits à conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, à les protéger de la biopiraterie et de l’intrusion d’OGM brevetés. De fait, comme le souligne l’ONG les Amis de la Terre, les semences commerciales aujourd’hui disponibles ne sont majoritairement plus reproductibles par les agriculteurs.

    Outre le retrait du rôle premier de l’agriculteur, l’appropriation des semences par de grandes multinationales a abouti à la standardisation des semences. En conséquence de quoi, celles-ci sont devenues plus gourmandes en engrais et en pesticides chimiques. Démunis de leur droits, les paysans ne sont plus en mesure de sélectionner des semences adaptées à une agriculture plus saine. Alertant sur la perte de biodiversité cultivée, la FAO (1) estime que 75 % des variétés cultivées ont disparu dans le monde entre 1900 et 2001. 

    Aussi, une coalition d’organisations paysannes, environnementales et d’artisans semenciers (2) a lancé une campagne visant à plaider, lors des prochaines élections, en faveur de la promulgation d’une loi de reconnaissance des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences. Cet appel à ne plus réduire les agriculteurs au seul rôle de consommateurs  de semences industrielles s’adresse tant aux citoyens et aux organisations de la société civile qu’aux élus et candidats. Une première manifestation est d’ores et déjà prévue le 19 novembre prochain à Angers, lors de « la nouvelle bourse aux semences de la Saint Martin ». 

     

    1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. 

    2- Font partie de cette coalition : Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, Artisan du Monde, ASPRO PNPP, ATTAC, Chrétiens dans le Monde Rural, Confédération paysanne, Croqueurs de carottes, Demeter France, Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques, Fondation Sciences Citoyennes, Générations Futures, Minga, Mouvement d’Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès, Ogm Dangers, Réseau Semences Paysannes.

    Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature

  • Nocivité des capsules Nespresso...

    Cliché 2011-09-06 22-01-09.jpgQuand on examine une capsule Nespresso encore fumante de près, et qu'on observe la manière dont elle a été percée (ou déchiquetée) de toutes parts, sous pression et à chaud, il ne faut pas être savant pour se dire que des particules d'aluminium et d'autres de vernis se retrouvent dans votre tasse ! Avec tous les dangers que cela représente pour votre santé !
    Je serais curieux de faire analyser le contenu chimique d'une tasse de café Nespresso par un labo indépendant. Un cocktail explosif et nocif pour la santé, non seulement dû aux capsules elles-mêmes, mais aussi à la tasse plastifiée utilisée, sans parler de l'eau bourrée de phtalates et bisphénol A, si elle provient d'une bonbonne plastique, ou bourrée d'aluminium, de fluor, et de bien d'autres molécules chimiques, si elle provient du robinet... Un cocktail d'enfer qui prendra quelques années avant de se manifester dans votre corps sous la forme d'une maladie grave.
    Il est temps d'arrêter de faire confiance aux grandes multinationales agro-alimentaires qui usent de toute leur ingéniosité, de tout leur pouvoir de persuasion, pour vous faire avaler n'importe quoi, à n'importe quel prix.
    Il est temps de revenir aux anciennes façons de servir le café (le filtre métallique perforé, posé sur la tasse en porcelaine, dans lequel on pose une dose de café moulu en papier et de l'eau chaude qui s'écoule lentement, le vieux filtre Melita, ou, pour les cafés plus corsés, la cafetière en verre style Bodum, avec le piston métallique qui chasse le marc de café vers la base).
    Et il est grand temps d'éviter tout contact des aliments et des boisons avec l'aluminium et les plastiques : les dangers pour la santé humaine sont prouvés depuis belle lurette...

  • Limagrain, Monsanto, Sygenta, Pionner et consorts...

    Vous ne connaissiez peut être pas la société Limagrain. C'est une coopérative agricole spécialisée dans les semences et à ce titre concurrente des grands du secteur, l'américain Monsanto, le suisse Syngenta ou l'autre américain Pioneer (Groupe Du Pont de Nemours). Le groupe possède le pain Jacquet bien connu mais surtout Vilmorin qui en est la filiale de fourniture de semences cotée en bourse. Classé quatrième semencier mondial et premier semencier européen, elle opère sur le marché mondial et à ce titre offre à la vente des semences OGM en concurrence avec celles des autres semenciers.

     

    Pour se développer, Vilmorin a besoin de cash et a annoncé une augmentation de capital de 200 millions que les agriculteurs de Limagrain n'ont pas les moyens de suivre. Le FSI, Fonds Stratégique d'Investissement, et bras armé de l'Etat pour soutenir l'industrie française, a considéré que cette activité était une activité stratégique et a décidé d'investir dans la holding du groupe Limagrain à hauteur de 150 millions d'euros. C'est le premier investissement du FSI dans une activité agro-alimentaire.

    Le marché des semences est estimé à 20 milliards d'euros dans le monde et croit régulièrement (9% en 2008), tiré qu'il est par l'accroissement de la population mondiale et par l'abandon progressifs des semences produites à la ferme pour des semences industrielles. Celui des semences OGM est lui en progression de 20 pct par an grâce à des surfaces cultivées en progression constantes dans le monde (+7%) malgré un recul en Europe (-12%). Quant aux prix de vente, ils sont supérieurs de 50 à 100% à ceux des semences classiques.

     

    Du fait de la situation européenne sur les OGM, Vilmorin a pris du retard dans le développement des nouvelles semences OGM. D'où ce besoin d'investissement pour rester dans la course mondiale.

    Vilmorin pense que, tôt ou tard, l'Europe basculera vers les semences OGM. Le FSI juge néanmoins utile d'ajouter au sujet de cet investissement "qu'il ne faudrait pas en conclure que l'Etat français investit dans les OGM". Ah bon ? Il aurait mieux fait d'investir (avec notre argent) dans Kokopelli, qui distribue des semences Bio de légumes et fruits oubliés : c'est quand même plus agréable de planter et déguster la tomate cornue des Andes que la F1 d'un semencier industriel... Et surtout, c'est plus goûtu et meilleur pour la santé.

    Luttons contre la formation de ce monopole planétaire de l'alimentation organisé par une poignée de multinationales avides de profits, au détriment de tout le reste : la qualité, la diversité, le goût, la santé, la préservation de l'environnement et de la biodiversité, la gratuité des semences entre paysans, les produits locaux et de terroirs. Achetez des semences Bio, et mangez Bio.

     

     

     

     

  • Comment éviter de consommer des OGM sans le savoir ?

    Nombre d'animaux d'élevage sont nourris avec une part plus ou moins grande d'aliments génétiquement modifiés. Pour les producteurs, cette pratique est d'autant plus facile qu'aucun étiquetage n'est obligatoire en la matière, empêchant de fait le consommateur de pouvoir faire un choix en connaissance de cause. Or, on estime à 80 % la proportion de viande, œufs, lait, etc. issus d'animaux ayant consommé des OGM ... 

    Face à ce déficit d'information, Greenpeace publie un
    guide des "produits avec ou sans OGM", depuis 1998. Ce document classe les marques selon trois catégories : vert, orange ou rouge, attribuées respectivement aux fabricants garantissant ne pas utiliser de produits nourris avec des OGM, avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l'alimentation animale, n'apportant aucune garantie en la matière ou n'ayant pas répondu aux enquêteurs de l'association. 

    Jusqu'alors
    ce 
    guide était téléchargeable ou directement consultable sur Internet, et, à défaut de l'imprimer pour le consulter au moment de faire ses courses, son usage demeurait incertain. Avec la démocratisation des smartphones et la démultiplication de leurs possibilités au travers du téléchargement d'applications indépendantes (iPhone et depuis peu Androïd), plus rien n'empêchait ce guide OGM de devenir plus facilement consultable et utilisable. Cela n'a visiblement pas échappé à Greenpeace, l'association proposant dorénavant une application dédiée

    Mise à jour en temps réel, cette dernière recense les produits par catégories alimentaires (poisson, viande, crémerie, fromage, épicerie salée/sucrée, plats préparés, aliments pour bébés, aliments pour animaux domestiques), tandis qu'une recherche par marque est également possible. Bref, la simplicité est au rendez-vous, et si vous avez un téléphone compatible, il serait dommage de s'en priver. 

     

  • Brevet BASF pour retarder la maturation...

    Date de délivrance : 10/01/2007
    Numéro de publication : 1653809
    Titulaire : BASF Aktiengesellschaft ; BASF CORPORATION

    "L'invention réside en la découverte du fait que l'application d'une composition de revêtement spécialement formulée sur la surface extérieure de produits après récolte, en particulier des fruits, spécialement ceux ayant une écaille, une écorce ou une peau non comestibles, retarde de manière significative la maturation, le mûrissage et la déperdition d'eau. Ceci, à son tour, prolonge le laps de temps entre la récolte et les conditions optimales de consommation, de sorte que ceci permet une plus large distribution de fruits et de légumes frais. En outre, la nécessité d'équipements et de conditions spéciaux de transport et d'entreposage, comme une réfrigération, peut dans de nombreux cas être éliminée ou tout au moins allégée.

    Selon l'invention, la composition de revêtement est de préférence et le plus facilement et  économiquement appliquée sur la surface extérieure de fruits et de légumes sélectionnés par application d'une émulsion liquide diluée. L'émulsion est de préférence aqueuse et composée de copolymère (n'importe lequel parmi les suivants : des copolymères de poly(chlorure de vinylidène) et d'acide acrylique, d'acide méthacrylique, de chlorure de vinyle, d'acétate de vinyle, de méthacrylate de méthyle, de propylene, d'éthylène, d'acrylates, de styrènes, ou toute combinaison des monomères susmentionnés formant la composition de copolymère),  de tensioactif, le Triton - 45.  Facultativement, la composition de revêtement peut aussi comprendre,  1% d'antimicrobiens, de préférence duméthylparabène, une petite quantité de plastifiant, par exemple un polysorbate, d'un copolymère de poly (chlorure de vinylidène) et de préférence  d'un agent antimousse, comme du polydiméthylsiloxane.

    La solution aqueuse peut être appliquée sur les produits de n'importe quelle manière appropriée ou usuelle, par exemple par immersion des produits dans le réservoir ou la cuve de la solution, par pulvérisation de la solution sur les produits, ou par passage des produits dans un rideau tombant ou une cascade de la solution. Juste avant l'emballage..."

    A nouveau, moralité de l'histoire, consommons bio, local et de saison ! Plus aucune confiance en ces fruits et légumes hors saison (ou de saison), vendus en grande surface, et qui ne pourrissent pas, tellement ils sont traités. Mes produits bio, ils pourrissent ! Et c'est normal. Achetons des produits frais de saison, juste cueillis, et à consommer rapidement, pour bénéficier de toutes les vitamines, minéraux et oligo-éléments, et aussi du goût. Tout le reste est mort, bourré de pesticides et conservants, et n'apporte quasi plus rien de bon à l'organisme, sans parler des produits chimiques.

    Arrêtons de faire vivre ces multinationales. Terriens, il est temps d'agir...

  • OGM, semences et destruction...

    J'en termine avec Monsanto, avec ce dernier message concernant le livre "Semences de destruction" : 

     

    Au-delà des controverses scientifiques sur les bienfaits ou les dangers des OGM, William Engdahl retrace la saga du projet malthusien défendu par de puissants intérêts privés qui, dès les années trente, visaient au contrôle des populations, et qui se trouvent à l'origine de la diffusion et de la prolifération des OGM.

    À coups de pressions politiques, de fraudes et de mensonges, ces intérêts sont maintenant à une ou deux décennies d'atteindre une complète hégémonie sur les capacités nourricières de la planète.

    « Semences de destruction » mène le lecteur au cœur du pouvoir américain, dans les laboratoires où sont expérimentées les semences génétiquement modifiées et brevetées, derrière les portes soigneusement verrouillées des conseils d'administration de Monsanto et d'autres multinationales qui contrôlent le monde à l'égal des compagnies pétrolières. La crise alimentaire qui ravage le tiers-monde sera-t-elle pour ces géants aux ambitions sans limite l'occasion d'imposer partout les semences OGM brevetées? Si ce livre se lit comme un roman noir, c’est qu’il en est un. 

    Cet ouvrage de William Engdahl "OGM: Semences de destruction. L'arme de la faim est l'un des meilleurs sur le sujet. Il est disponible en boutique Kokopelli.

  • L'appropriation du vivant...

    La brevetisation croissante des semences et des espèces de plantes et races d’animaux de rapport conventionnelles représente une dépossession considérable des fermiers et éleveurs :

    les agriculteurs ne peuvent plus conserver les semences de leurs récoltes et les éleveurs ne peuvent plus travailler que de manière très limitée avec les semences brevetées. Les détenteurs de brevets contrôlent la vente des semences et leur culture, peuvent décider de l’utilisation de produits insecticides et même encaisser des bénéfices sur certaines récoltes – jusqu’aux aliments transformés.

    Notre sécurité alimentaire repose de plus en plus entre les mains de quelques groupes transnationaux actifs dans les secteurs de la chimie et des biotechnologies.

    Au cours des dernières années, l’Office Européen des Brevets (OEB) n’a cessé d’accroître la brevetabilité et de contourner les interdits existants, et ce, dans l’intérêt des multinationales. Il existe ainsi une interdiction portant sur la brevetisation des espèces de plantes et races animales – malgré tout, plusieurs centaines de brevets ont été déjà été délivrés pour des espèces génétiquement modifiées. Ces brevets reposent sur une directive européenne relative aux brevets extrêmement controversée, ainsi que sur la décision de la Grande Chambre de Recours de l’Office ayant décidé, en 1999, que ce type de brevets seraient délivrés par principe.

    La Grande Chambre de Recours de l’OEB souhaite prendre une décision de principe sur les limites de la brevetabilité en se basant sur le cas d’un brevet sur le brocoli (EP 1069819). Les gènes naturels du brocoli ont simplement fait l’objet d’examens basés sur un diagnostic génétique (MAB – sélection assistée par marqueur). Aucun gène n’a été modifié. Selon ce brevet, toutes les plantes de brocoli ayant des gènes similaires doivent être considérées comme des « inventions techniques ». Leur utilisation pour l’élevage, ainsi que les plantes elles-mêmes doivent donc faire l’objet d’un monopole. L’interdiction de brevetisation pour des « procédés essentiellement biologiques dans le cadre de l’élevage de plantes et d’animaux » devrait donc être levée. L’OEB a même déjà délivré de tels brevets : un brevet pour des salades résistant aux pathogènes a d’ailleurs été délivré pour la société Enza Zaden Beheer (EP 1179089) .

    Si la Grande Chambre de Recours devait accepter ce brevet, cette décision (Dossier T0083/05) concernerait également toutes les demandes de brevet en cours, ainsi que toutes les demandes concernant des animaux de rapport et leur descendance.

    Nous souhaitons que l’agriculture, la culture et l’élevage restent indépendants et libres et que les aliments soient garantis pour les générations à venir. Nous, membres signataires des associations d’agriculteurs, éleveurs et membres d’organisations actives dans le secteur de l’environnement et du Tiers-Monde, ainsi que d’autres associations du monde entier, nous engageons pour qu’aucun brevet ne soit délivré sur la vie ; nous exigeons tout particulièrement des politiques et responsables de l’Office des Brevets qu'aucun brevet ne soit délivré pour des plantes et animaux élevés de manière conventionnelle ou pour des secteurs du patrimoine génétique employés dans des méthodes d’élevage conventionnelles. Nous exigeons des responsables de l’industrie des semences qu’aucune demande ne soit introduite pour des brevets de ce type.

    www.no-patents-on-seeds.org


  • L'arrière-cuisine des géants de l'agro-alimentaire...

    Un livre décapant sur les pratiques malhonnêtes des géants de l'agroalimentaire pour nous faire avaler n'importe quoi à n'importe quel prix, en nous faisant croire que c'est bon pour notre santé. La vérité, c'est que ce n'est que du marketing, comme l'explique l'auteur (une ancienne d'Unilever) et surtout que nous mettons notre santé en danger à toujours écouter Danone, Nestlé, Unilever (Knorr, Carte d'Or,Magnum,etc.), Kellogg's et consorts. A lire absolument ! On ne voit plus son caddie de la même manière après!

    Fabiola Flex termine son livre ainsi : "Arrêtons donc de chercher des aliments miracles dans les rayons des supermarchés, des produits gourmands qui ne font pas grossir et préviennent même la venue de certaines pathologies ! Pour être en bonne santé, il faut manger peu, se nourrir essentiellement de produits basiques — légumes, viandes et poissons grillés, fruits, pain, etc. — et faire du sport. Tout le reste n’est que marketing."

    "N'avalons pas n'importe quoi !" de Fabiola Flex aux éditions Robert Laffont-Denoël.

    A lire aussi : "Santé, mensonges et propagande - Arrêtons d'avaler n'importe quoi!-" de Thierry Souccar et Isabelle Robard. Ed"Seuil"

  • TOXIC...

    Dans un peu plus de dix ans, avec son triste cortège de cancers, insuffisances rénales, diabètes et crises cardiaques, la France sera à l'image des Etats-Unis : obèse. Le nombre de décès liés au surpoids dépassera ceux dus à l'alcool et au tabac. Et notre pays devra, à son tour, gérer le terrible paradoxe américain : malgré les progrès de la médecine, l'espérance de vie de la prochaine génération sera inférieure à la nôtre. Comment, en moins de trente ans, ce nouveau fléau a-t-il pu prendre une telle ampleur ? Le miroir américain est l'instrument idéal pour le comprendre et avancer vers la vérité. Or, contrairement aux mythes entretenus par la puissante industrie agroalimentaire, l'explication ne réside ni dans un changement radical des modes de consommation, ni dans une absence de volonté. La réalité est plus terrifiante : le danger est désormais au fond de nos assiettes. Et 'Toxic' le prouve, par de nombreuses révélations : l'irradiation systématique des aliments afin de les conserver plus longtemps en supermarché ; la véritable composition des frites de fast-food ; la viande créée en éprouvette dans les labos du futur ; le porc aux cellules humaines, ou comment l'homme est devenu cannibale sans le savoir...

    Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l'ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de... quatre cents vaches différentes ! Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques. Des conséquences de l'épidémie mondiale d'obésité à la dure réalité de l'élevage industriel, des véritables raisons de la multiplication de certains cancers à l'ampleur des risques encourus à chaque coup de fourchette, Toxic révèle comment nous en sommes arrivés là. Et comment nous pouvons en sortir, à condition de réagir. Vite. Après avoir enquêté sur l'affaire Dominici, l'assassinat de JFK et les secrets de Coca-Cola, William Reymond dévoile la face cachée de notre alimentation quotidienne. Une chose est sûre : une fois cet ouvrage lu, vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon...


    Les entreprises, et les intérêts capitalistes sont ici explicitement dénoncés. Des noms, des dates, des chiffres, toutes les preuves de leur culpabilité sont là. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette spirale du profit à tout prix. Certains passages (notamment celui sur le neuro-marketing) font froid dans le dos. Il y aurait facilement de quoi ne plus jamais mettre les pieds dans un Mac Donald.
    Mais, malgré les atrocités auxquelles il nous confronte, l’ouvrage est passionnant. Il se dévore, comme un polar ; et l’on va de découverte en révélation, sans comprendre que ces vérités qui concernent le coeur de notre existence, notre alimentation, ne soient pas plus connues que cela, et autant négligées par nos dirigeants politiques...

    Toxic, ouvrage de William Reymond (Flammarion).

  • Les produits anti-cholestérol...

    Les phytostérols et phytostanols sont des substances végétales qui aident à diminuer le taux de mauvais cholestérol. Ils sont obtenus par procédé industriel à partir de colza, de tournesol ou de pin. Leur structure est proche de celle du cholestérol. Cela leur permet d'interférer dans l'absorption du cholestérol au niveau de l'intestin. Les bénéfices des phytostérols se mesurent surtout chez des sujets souffrant d'hypercholestérolémie et sous traitement médical. Cependant, il n'y a aucune preuve que ces substances qui diminuent la cholestérolémie de 10 à 15%, aient un quelconque effet sur la prévention des accidents cardio-vasculaires et des décès. Par contre, leur consommation présente un risque pour les personnes ne souffrant pas de ces problèmes, les femmes enceintes et les enfants. 
    Certains cardiologues s'interrogent sur les implications de ces stérols végétaux à long terme dans des problèmes de calcifications des artères.

    Conclusion : Si ces produits peuvent constituer une aide dans le cadre d'un traitement pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang, la consommation de ces produits pour prévenir des accidents cardio-vasculaires est non prouvée à ce jour. Ils ne doivent en aucun cas être consommés sans avis médical. Rappelons ici qu'un excès de cholestérol peut être dû à une association de mauvaises habitudes - alimentaires et d'hygiène de vie - qui doivent être remises en causes si on souhaite un résultat à long terme. En outre, ces produits peuvent être contre-indiqués à certains consommateurs et vu la multiplicité des aliments en contenant, il existe un risque de surconsommation dont on ne connaît pas les effets réels sur la santé (risque d'accidents cérébraux, de carences en vitamines A...).

  • Produits light ou vitaminés...

    Grâce aux produits "light", tout excès serait désormais autorisé. L'ambiance des rayons ne prête guère à confusion : le consommateur pourrait manger à volonté chips, charcuteries, glaces, desserts, chocolat... à condition qu'ils portent la mention LIGHT. Et les mentions sur l'étiquette "0%" ou "seulement x% de matière grasse" ne cessent d'induire en erreur car le tableau d'analyse nutritionnelle révèle bien souvent que l'allègement en graisse est compensé par un dosage plus important des sucres (pour le goût) qui annule l'effort fait sur les graisses et qui donne in fine un produit hypercalorique !

    Conclusion : Le jeu n'en vaut pas la chandelle, surtout que ces produits light sont chers. Et le consommateur va les payer parfois plus du double des produits équivalents non allégés!

    L'adjonction de vitamines et de minéraux n'est permise qu'à condition de respecter certains dosages. En effet, en trop faible quantité, ils n'ont pas d'effet et en trop forte dose, ils peuvent être nuisibles pour la santé. Ces ajouts de vitamines et de minéraux se font pour plusieurs raisons. Pour restituer la teneur initiale en ces substances lorsque celle-ci a été réduite pendant les processus de fabrication, de stockage ou de traitement ou, pour donner à des aliments une valeur nutritionnelle plus intéressante pour des populations ciblées qui peuvent souffrir de déficiences. 
    La présence de vitamines et de minéraux incite souvent les consommateurs à l'achat, même si elle ne présente aucun intérêt particulier pour le consommateur en général. Bien souvent, aucune indication ne précise que ces aliments sont destinés à une population spécifique, et, si la mention existe, il faut une loupe pour la déchiffrer.

    Conclusion : Les produits avec adjonction de vitamines et de minéraux ne présentent qu'un intérêt très limité et ne méritent pas une consommation sans avis médical.

     

  • Tout sur la bouffe, sur ARTE....

    J'ai le moral dans les talons... Je viens de voir "We feed the world", et c'est vraiment affolant de découvrir ce qui se trame sur notre petite planète. En fait, nous sommes dirigés non par des ministres ou des gouvernements, mais par des multinationales. A la tête desquelles on trouve des fous qui fantasment sans conscience ni pitié !  Un seul credo : toujours plus de profits. Faire du fric, toujours plus de fric. Et tant pis si l'on doit raser la forêt amazonienne, envahir toute la planète avec des OGM et faire disparaître à tout jamais la biodiversité, privatiser l'approvisionnement en eau et faire payer chaque consommateur, qu'il soit riche ou pauvre, et j'en passe... 52% du PIB mondial est détenu par 500 multinationales. Ce sont elles qui dirigent le monde et le font courir à sa perte, juste pour une histoire de fric. Je passe sur les semenciers (Pioneer,Monsanto, et consorts). NESTLE, 1er groupe agro-alimentaire mondial (C.A. 60 milliards d'euro, 275.000 collaborateurs) ne vise que la maximalisation des profits, sans aucune valeur morale. On ne parle pas de qualité ou de goût, mais de quantité et de marge bénéficiaire.  NESTLE est également le 1er producteur d'eau minérale au monde. Comme c'est étrange... : seraient-ils en train de privatiser les ressources en eau ? Il n'y a qu'un seul moyen de faire vaciller ces géants aux pieds d'argile : boycotter leurs produits et acheter bio et local. Nous devons, en Europe, résister aux OGM et assurer une alimentation bio de qualité. Les fruits et légumes non bio ne comportent quasi plus de nutriments et vitamines : ils n'assurent plus leur rôle d'aliments. Sans parler des pesticides, dont nous sommes bourrés, de l'appauvrissement des sols et de la pollution, et des dégagements de C02, dus aux transports titanesques que mettent ces "aliments" à venir jusqu'à nous. Ne ratez pas les autres émissions sur ARTE :

    >>Jeudi 9 avril 2009 à 19h00 - EPIGENETIQUE : NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS
    Documentaire de Peter Moers et Frank Papenbroock, ZDF/ARTE, Allemagne 2008, 43 min, inédit
    Notre alimentation a une incidence directe sur nos gènes, qu’elle peut stimuler ou inhiber. Ce documentaire s’intéresse aux substances utiles et nuisibles dans les aliments et montre les effets souvent désastreux qu’elles ont tant sur notre santé que sur celle de nos descendants.

    >>Vendredi 10 avril 2009 à 19h00 - LA VERITE SUR LES MATIERES GRASSES
    Documentaire de Monika Kirschner, ZDF/ARTE, Allemagne 2009, 43 min,
    inédit
    Les matières grasses rendent obèse et malade : c’est ce qu’on nous ressasse depuis plus de 40 ans. Sur ce terrain miné, la réalisatrice, qui a voulu en avoir le cœur net, lève quelques malentendus très répandus sur un sujet qui reste la chasse gardée des lobbies agro-alimentaires.

    >>Mardi 7 avril 2009 à 22h30 - Soirée Thema : A QUI PROFITE LA FAIM ?
    Un commerce peu équitable avec le tiers-monde ?
    Lait, maïs, poulet…En Europe, la production industrielle de ces denrées alimentaires de base atteint des prix si bas que même les pays en développement ne peuvent plus suivre. Et en Indonésie ou en Colombie, les récoltes sont de plus en plus réservées… aux voitures et autres machines, à la production de carburant « vert ». Manger ou conduire, il faut choisir...

    >>Jeudi 9 avril 2009 à 21h00 - SUPER SIZE ME
    Documentaire de Morgan Spurlock, ARTE France, Etats-Unis 2004, 98 min.
    Du MacDo à tous les repas pendant un mois : Morgan Spurlock l’a testé. Résultat : 10 kilos en plus et un bilan sanguin et hépatique qui approche les doses mortelles. Ce documentaire primé au Festival de Sundance pose la question de la responsabilité des grands groupes, mais nous interroge aussi sur la nôtre.


    Dans 
    « Paris-Berlin, le débat », enfin, Thea Dorn et ses invités s’intéressent à la gastronomie des deux côtés du Rhin à travers deux débats épicés :

    >>Jeudi 26 mars 2009 à 22h15 - Paris-Berlin, le débat : LE REGNE DE LA MALBOUFFE ?
    Débat culturel, ARTE G.E.I.E, 60 min., inédit, présentation : Thea Dorn
    Qu’en est-il de la gastronomie à l’heure du fast-food, mais aussi du « slow-food » et des produits bio ? L’industrie agro-alimentaire favorise-t-elle la malbouffe ? Quel est le rôle social du repas commun, de moins en moins considéré comme un moment convivial et familial ? Thea Dorn et ses invités tentent de répondre à ces questions dans « Paris-Berlin, le débat ». 

    >>Jeudi 9 avril 2009 à 22h30 - Paris-Berlin, le débat : LE MONDE COURT-IL A SA FAIM ?
    Débat culturel, ARTE G.E.I.E, 60 min, inédit, présentation : Isabelle Giordano

    En Europe, on estime que 10 % de la population (et un tiers des personnes âgées) ne s’alimentent pas suffisamment.
    Isabelle Giordano et ses invités se penchent sur la situation financière des consommateurs confrontés à la crise alors que les prix des produits alimentaires ne cessent d’augmenter.

  • Monsanto 810 enfin interdit ?

    La Haute autorité provisoire sur les OGM a "relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs" dans son avis sur le maïs OGM MON 810, à propos duquel elle exprime des "doutes sérieux", a indiqué mercredi son président, Jean-François Le Grand. Selon lui, les éléments scientifiques nouveaux sont "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km" de l'OGM en question, "la résistance chez des insectes" et "les effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les micro-organismes. "Cet avis est conforme à l'état d'esprit du Grenelle" de l'environnement, a de son côté souligné Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Environnement. "Des scientifiques pointus nous ont répondu qu'il y avait des éléments scientifiques nouveaux par rapport à ceux qui avaient permis l'autorisation du MON 810 en 1998 et ils ont fait état de doutes sérieux". Pour le leader altermondialiste José Bové, il n'y a désormais "qu'une seule possibilité" : la clause de sauvegarde. "On attend la décision du ministre de l'Ecologie (...). A mon avis il n'y a qu'une seule possibilité", a-t-il déclaré sur LCI, faisant allusion à l'activation par la France de la clause de sauvegarde qui lui pemettrait d'interdire la culture du MON 810 (le seul maïs OGM cultivé en France). Même réaction au sein des associations écologistes. "Je vois mal comment avec un avis pareil on pourrait ne pas appliquer la clause de sauvegarde", a déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace. "Il est évident pour nous ce soir que la clause de sauvegarde sera activée par le président de la République", a déclaré de son côté Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement. Du côté de la FNSEA par contre, "rien ne devrait pousser le gouvernement à accélérer un processus de décision sur cette clause de sauvegarde, à moins d'agir d'une facon politicienne", explique le vice-président du syndicat agricole, Pascal Férey. Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a indiqué que le gouvernement prendrait une position officielle sur l'activation, ou non, de la clause de sauvegarde dans les quarante-huit heures. Mardi, Nicolas Sarkozy s'était déclaré prêt à faire jouer cette clause en cas de "doute sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème". Cette clause permet à un pays européen d'interdire un organisme génétiquement modifié autorisé par l'Union européenne à condition de le justifier par des éléments scientifiques nouveaux. Bientôt plus d'OGM en France ? Monsanto n'a certainement pas dit son dernier mot...

  • Becel et Danacol à éviter...

    Les cardiologues et les diététiciens déconseillent de consommer des boissons et beurres faibles en cholestérol sans accompagnement médical. Les effets à court terme des produits alimentaires destinés à faire baisser le cholestérol sont prouvés scientifiquement : si vous prenez chaque jour ces produits en bonne quantité, votre taux de cholestérol diminue de 10 à 15%. C'est magique ! Le seul souci sont les effets à long terme... Des études allemandes indiquent qu'une prise à long terme stimule une calcification des artères. Cà, c'est beaucoup moins bien et beaucoup moins rigolo... Moralité : évitons de consommer ces produits miracles des multinationales agro-alimentaires, crées par des apprentis-sorciers dans le seul but de faire du pognon, et sans se soucier le moins du monde de votre santé à moyen et long terme ! Mangeons du vrai beurre, mais sans en abuser. C'est une histoire de goût et de santé. Et pour les aliments qui le permettent, passons à l'huile d'olive. Notre cholestérol s'en portera bien et nos artères aussi.

  • Mort annoncée...

    En dépit d’une mobilisation du Parlement européen, la Commission puis le Conseil des ministres de l’agriculture viennent de céder aux demandes des lobbys de l’agro-alimentaire et d’approuver ce 12 juin un règlement qui autorise la présence d’organismes génétiquement modifiés dans les produits bio. C’est à nouveau une parfaite illustration du déficit démocratique des instances européennes avec des mouvements citoyens qui ne sont pas entendus et un Parlement qui sur de nombreuses thématiques n’a qu’un avis consultatif. Notons que le ministre belge de l’agriculture a eu la bonne idée (tout comme ses collègues grec, italien et hongrois) de s’opposer à ce texte, estimant que celui-ci « déforce grandement l’agriculture biologique ». Concrètement, la pollution des produits bio par des OGM sera dorénavant tolérée jusqu’au seuil de 0,9% (soit 9 grammes par kilo), comme pour les produits de l’agriculture conventionnelle. Cette mesure réclamée par les lobbies industriels vise à se dédouaner de toute contamination issue des cultures OGM. Elle n’est pas un hasard alors que l’agriculture bio a le vent en poupe (+9.9% depuis 1999 en moyenne contre +2.6% pour le non-bio) et commence à tailler des croupières aux tenants d’une agriculture industrielle consommatrice de pesticides et d’OGM. Deuxième recul majeur, l’utilisation de substances chimiques de synthèse n’est plus clairement interdite. Seul point positif, les labels bio nationaux (souvent plus contraignants) pourront finalement continuer d’exister parallèlement au logo « bio light » que vient de mettre en place l’UE. Ce règlement est une sacrée défaite pour le monde du bio, une défaite qui n’est peut-être pas la dernière. En 2008, la Commission révisera les règles nationales de « coexistence » qui visent à restreindre les cultures génétiquement modifiées à usage commercial, et examinera plus en détail la nécessité d’une législation à l’échelle communautaire. Il faut craindre que ce soit alors l’occasion de définitivement ouvrir, via l’UE, les vannes pour les organismes génétiquement modifiés en dépit du fait qu’une majorité de citoyens n’en veulent pas et qu’une majeure partie de la communauté scientifique conteste leur utilité. Ministre wallon de l’Agriculture, Benoît Lutgen (CDH) est encore plus sévère :« Je me suis battu contre ce projet fou, réagit-il.J’avais rencontré les Polonais, qui ont fait mine de bouger, puis ils ont fait marche arrière. Je suis déçu. C’est un combat important pour les consommateurs et c’est une erreur économique, puisque l’effet pervers, c’est qu’on va importer du bio light avec des contraintes moins élevées. Cela mettra à mal nos producteurs dans un secteur en pleine croissance en Wallonie. » Chez Nature et Progrès, il va sans dire que l’on ne décolère pas malgré les tentatives des ministres belges de bloquer ce texte : « Le Conseil européen a clairement refusé d’écouter le Parlement qui s’est exprimé contre la présence d’OGM dans le bio, expose Marc Fichers, secrétaire général de cette association écologiste. À l’heure où il faut sauver la planète, l’Europe programme la fin prochaine de cette forme d’agriculture que de plus en plus de gens présentent comme la seule qui soit durable. Elle soumet les lois de la nature aux lois du commerce ! » En février, Nature et Progrès avait récolté 70.000 signatures contre ce projet de règlement en moins trois semaines. L’association n’arrêtera pas la fronde malgré la décision européenne. « Il nous reste jusqu’au premier janvier 2009 pour envisager toutes les actions et formes de recours,note Marc Fichers. Et si c’est possible, nous irons devant la cour de Justice. » De son côté, le ministre Benoît Lutgen précise que l’objectif de la Région wallonne demeure« d’édicter des règles drastiques » afin de « rendre impossible »la culture d’organismes génétiquement modifiés sur le sol wallon. Un avant-projet de décret, en deuxième lecture, est à l’étude pour le moment. Le cabinet de Benoît Lutgen attend justement l’avis de la Commission européenne à ce propos. Les multinationales agro-alimentaires qui produisent des OGM (ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA) ont, à coups de pots de vins, atteints leur but : pouvoir envahir l'Europe (et le monde), sans crainte de procès pour contamination. Si on les laisse faire, dans quelques années, toute l'alimentation mondiale proviendra de ces 18 multinationales. C'est une aberration et un non-sens ! Un non-sens pour la santé, un non-sens pour la biodiversité, un non-sens pour le goût. Honte à la Commission européenne et au Conseil des ministres de l’agriculture ! Tous des pourris.

  • Sauvegarde de la biodiversité alimentaire...

    Ce sont 165.000 variétés de plantes qui seront mises à l’abri sous forme de plants ou de semences par le Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures (Global Crop Diversity Trust), afin de sauvegarder des semences menacées de disparaître. La sauvegarde de toutes ces cultures est indispensable pour lutter contre la faim et assurer la sécurité alimentaire de la planète, précise le Fonds mondial. De nombreuses cultures qui participent à l’alimentation de base dans les pays en développement intéressent peu l’industrie agroalimentaire. La mondialisation tend à uniformiser les cultures alors que, face à une maladie, un ravageur ou des changements climatiques, la diversité des semences est essentielle pour trouver de nouvelles capacités de résistances des plantes.Dans les pays en développement le manque de moyens met en péril la conservation des cultures, estime le Fonds. Le projet vise donc à sécuriser les collections à risque en les stockant à plusieurs endroits, notamment dans la ‘’chambre forte’’ construite sur l’île de Svalbard, en Norvège,. A partir de mars 2008, des semences y seront conservées dans une banque végétale construite dans le permafrost (Svalbard Global Seed Vault). Pour des cultures comme le manioc, l’igname, la noix de coco, le taro ou la patate douce, qui ne peuvent pas être conservées sous forme de semences mais sous forme de boutures, de racines ou de cultures cellulaires, le Fonds financera des recherches sur des méthodes de conservation moins coûteuses. Les 37,5 millions de dollars mobilisés par le Fonds mondial pour la diversité des cultures permettront aussi de mettre en place une banque de données complète d’informations génétiques pour les chercheurs du monde en entier qui travaillent à l’amélioration des variétés. Ce système permettra de partager quatre millions d’échantillons portant sur plus de 2.000 espèces, soit 85% de la diversité de toutes les cultures agricoles, précise le communiqué du Fonds. La fondation Bill et Melinda Gates a donné 30 millions de dollars, le gouvernement de Norvège les 7,5 millions restants. Une excellente initiative pour la sauvegarde de la biodiversité en ces temps d'uniformisation de l'agriculture et des semences par les multinationales agro-alimentaires. Bill Gates monte dans mon estime... Il ne reste plus qu'à faire la même chose pour les espèces de plantes non alimentaires, qui, elles aussi, disparaissent chaque jour... Terriens, il est temps d'agir...

  • Merci de signer la pétition...

    La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité. L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs. Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir. Kokopelli dans une pétition intitulée 'Libérons les semences', en estimant que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain vous propose de signer la pétition suivante :"Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain, conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples, je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre, tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte. Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie. En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures". Outre votre signature immédiate, vous pouvez télécharger la pétition pour l'imprimer pour la diffuser autour de vous, et si vous avez un site Internet, faire un lien vers cette page : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat Au-delà de la volonté de mainmise sur le vivant, dont font acte les multinationales (dont MONSANTO, encore et toujours), soutenues par l’état, nul n’a le droit d’imposer la génétique semencière de demain. Les hybrides ont montré leurs limites, les OGM (refusés par 85 % des consommateurs) sont une faillite sanitaire et technologique. Les semences reproductibles, issues des variétés de population, constituent certainement, sur les acquis de 10.000 ans de recherche, une des grandes solutions d’avenir. Merci à vous de signer la pétition de Kokopelli. Il y va de l'avenir de la biodiversité, du goût des fruits et légumes d'antan. Si on laisse faire ces multinationales, bientôt nous ne mangerons plus qu'une seule espèce de tomate, une seule espèce de pomme, etc, exclusivement commercialisée par un énorme groupe agro-alimentaire mondial : le cauchemar ! Terriens il est grand temps d'agir...

  • Un film à voir...

    Depuis quelques années, les consommateurs ont été sensibilisés quant à l’importance de l’alimentation, ainsi qu’à la qualité, la quantité et l’origine de certains produits tels que la viande, le poisson, les légumes ou encore les fruits. Désireux d’en savoir plus dans ce domaine, le réalisateur de ce documentaire, Erwin Wagenhofer, s’est rendu aux quatre coins du monde et a traduit en images la déclaration de Jean Ziegler : « Grâce à ce que l’agriculture produit actuellement de par le monde, 12 milliards de personnes pourraient être nourries sans problème. Ce qui revient à dire que chaque enfant qui meurt de faim, est en fait un enfant assassiné ». "We feed the World" est un documentaire qui parle de nourriture et de globalisation, de pêcheurs et de fermiers, de nous et de ce qui se trouve dans notre assiette. A partir de quelques exemples aussi emblématiques que représentatifs, ce sont les mécanismes de marché de l’industrie agro-alimentaire mondiale, et des bénéfices que celle-ci génère qui y sont démontrés.La mondialisation, et plus précisément celle du commerce et de l’industrie alimentaires est froidement analysée, mettant en lumière l’incroyable gabegie du système capitaliste qui privilégie le profit à court terme au détriment de la planète et des hommes qui y vivent. Erwin Wagenhoffer a sillonné la planète pour y filmer le désarroi, la colère aussi, de producteurs locaux dont l’activité se voit menacée, voire détruite, par la prééminence des grandes sociétés transnationales. Les dangers pesant sur les écosystèmes, les réserves de ressources naturelles, sont aussi soulignés par un film au ton dénonciateur, dans la lignée du Cauchemar de Darwin. Documentaire époustouflant, We feed the world réunit un casting peu commun : des agronomes, des biologistes mais aussi des fermiers, des pêcheurs britanniques affectés par les règlementations européennes, des dirigeants de firmes transnationales (comme Peter Brabeck, le P.D.G. de Nestlé, pour qui tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles : « Ce que nous mangeons n’a jamais été aussi bon, nous n’avons jamais été aussi riches, nous n’avons jamais été en meilleure santé, et nous n’avons jamais vécu aussi longtemps qu’actuellement. Nous avons tout ce que nous désirons »). Seule œuvre cinématographique où les spectateurs ont tous envie de pleurer en voyant des poussins et le sort qui les attend, "We feed the World" réussit un formidable exploit : poser à ses publics la question de leur propre responsabilité en tant que consommateurs et citoyens. "We feed the World", déjà sorti en Allemagne et en Autriche, est d’ores et déjà numéro 1 de leur box-office respectif. C’est mérité. Sortie prévue le mois prochain en Belgique : allez-le voir ! Terriens,...

  • OGM diabolique et ADN...

    Les faucheurs volontaires d'OGM, par leur action illégale, contribuent à mettre sur la place publique un débat confisqué sur l’alimentation et le contrôle des expérimentations scientifiques que nous souhaitons. Des expériences ont prouvé, autour d'un champ fauché que les cultures voisines et des ruches ont été contaminées, battant en brèche les propos rassurants sur le caractère improbable d’une dissémination des OGM. Les champs voisins contiennent de 0,1 à 0,3 % de maïs transgénique, et on observe jusqu’à 40 % de pollen contaminé pour les ruches ! Les résultats sont vus comme une surprise, chacun sait pourtant que les abeilles et le vent ignorent les différences de parcelles, les grillages et les décrets préfectoraux. Et, au lieu de relever l'empreinte ADN de ces faucheurs d'OGM arrêtés en plein délit, les autorités feraient mieux de relever celles des espèces végétales avoisinantes, menacées de disparition ou de mutation ! Car dans 20 ans, les faucheurs existeront toujours. Elles plus. Et, à leur place, je relèverais déjà les empreintes ADN de ces dirigeants de multinationales agro-alimentaires (ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA) qui tentent d'inonder le monde avec ces semences diaboliques, car d'ici peu, ils voleront en prison, accusés de crime contre l'humanité...