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  • Food4Good...

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    Je reviens sur Food4Good et sur la qualité des produits mis en vente (uniquement en magasin Bio). Il est intéressant de comparer les valeurs nutritives des 3 poissons d'élevage Bio à ceux des poissons sauvages (pêche durable MSC) proposés par la même marque.

    On constate que chaque espèce de poissons possède des qualités nutritives différentes des autres. Par exemple, on trouve de l'iode, du sélénium et du phosphore dans le Merlu Blanc, et la même chose plus du potassium dans le Cabillaud, mais rien de tout cela dans le Saumon sauvage du Pacifique ou dans les poissons d'élevage.

    Par contre, on trouve de la vitamine D dans le Saumon du Pacifique et dans le Bar d'élevage et de la vitamine E dans le Saumon d'élevage irlandais.

    Au niveau graisses, le Merlu Blanc et le Cabillaud n'en ont quasi pas, tandis que le Saumon sauvage en a 10 fois plus, et le Bar d'élevage 8 fois plus, avec le même pourcentage de graisses saturées pour ces 2 derniers. 

    Conclusion : il faut varier les espèces pour pouvoir bénéficier de l'ensemble des nutriments, chaque espèce étant différente, ce qui est logique puisqu'elle se nourrit différemment. Et c'est d'ailleurs la même conclusion pour le reste de notre alimentation : varier fruits et légumes selon les saisons pour bénéficier de tous les bienfaits nutritifs dont notre corps a besoin. 

    Encore faut-il que ce soit du Bio et que les plantes aient pu synthétiser les micro-nutriments et les oligo-éléments présents dans la terre. Car en cultures intensives, traitées à outrance, le sol est mort et la plante ne peut plus rien y puiser, excepté des traces de pesticides et d'insecticides. Mais là, je m'égare. Ce n'est pas le sujet du jour...

  • People, Planet, Profit...

    Delhaize et le WWF...

    Le développement durable est devenu un label, particulièrement sur les rayons des supermarchés. Toute l’ambiguïté est évidemment que le consommateur entend bien souvent par là « pratiques écologiques » sans savoir qu’il n’a affaire qu’aux fameux « 3 P » – People, Planet, Profit –, outil de communication de la responsabilité auto-proclamée des entreprises.

    Quand Delhaize communique en grand que : le WWF et Delhaize s'associent en faveur de la pêche durable, je rigole bien. Que font alors tous ces filets de Lingue Bleue ou de Hoki dans les rayons ? Ces poissons de grands fonds, décimés par les pêche au chalut, et en voie d'extinction...

    Quand Delhaize parle du WWF comme organisation "indépendante" pour la préservation de la nature, et du MSC comme une autre organisation "indépendante", qui a développé un programme d'écolabel pour les pêcheries durables afin de préserver la vie des océans, je rigole encore plus.

    Le label « pêcherie durable » pour les produits de la mer est attribué par le Marine Stewardship Council (MSC) qui homologue pour cela des organismes de certification privés pour les pêcheries. Fondée par le WWF et Unilever, première entreprise mondiale de poissons surgelés, cette « organisation caritative » – elle est financée par des « mécènes » et des galas de charité patronnés par le prince Charles – affirme aujourd’hui « agir en toute indépendance ». Le président de son conseil exécutif, organe qui concentre l’essentiel du pouvoir au sein du MSC, était toutefois, avant son difficile évincement en janvier 2005, John Gummer, ministre de l’Environnement de Margaret Thatcher puis de l’Agriculture pour John Major, qui se rendit célèbre en partageant avec sa fille de quatre ans un hamburger devant les caméras de télévision pour relancer la consommation de bœuf en pleine crise de la vache folle. On compte dans les membres du MSC le PDG de la principale industrie de produits de la mer d’Australie, le dirigeant de son équivalent britannique (30 % des parts de marché), ses homologues sud-africain et thaïlandais, une responsable de Whole Foods Market (première chaîne mondiale de distribution de produits alimentaires), quelques scientifiques, des membres du WWF (par ailleurs anciens industriels du BTP et de la chimie), mais aussi l’ancien directeur général de la pêche à la Commission européenne (devenu consultant, comme c’est courant dans les instances européennes) et l’ancien président du comité des pêcheries à la FAO.

    Bref, c'est le bordel : les organisations censées protéger l'environnement sont aux mains des industriels et des politiques. Le WWF et Le MSC ne sont donc plus fiables, car empêtrés dans des conflits d'intérêt : soit lutter pour l'environnement, soit appliquer les 3 P (People-Planet-Profit). Heureusement, il nous reste Greenpeace et Slowfood. Mais jusqu'à quand ? Terriens, il est temps d'agir...