moutons

  • Dexia - Belfius : amnésie collective des moutons...

    Les négociations sur le budget 2013 à peine entamées, voilà que le gouvernement pourrait aussi être amené à se repencher sur son budget 2012. Car un nouveau foyer d'inquiétude ressurgit : le groupe Dexia, franco-belge, qui devrait bien nécessiter une recapitalisation dans les prochaines semaines.

    La publication des résultats trimestriels de Dexia est attendue le 7 novembre. On devrait alors connaître le montant qui sera nécessaire pour la recapitaliser. Selon les chiffres qui circulent, il faudrait entre 5 et 7 milliards d'euros.

    Il s'agirait donc pour le fédéral de réinjecter des fonds dans ce holding dont il garantit les dettes à hauteur de 60,5% (pour 36,5% à la France et 3% au Luxembourg). Si le groupe venait à faire faillite et que ces garanties devaient être activées, ce seraient des dizaines de milliards que l'Etat belge serait amené à débourser.

    Pour rappel : "Lors du démantèlement du groupe franco-belge Dexia, l'Etat belge a repris Dexia Banque Belgique. La banque recherchait depuis lors un nouveau nom. Belfius faisait partie des vingt-cinq noms enregistrés ces dernières semaines auprès de l'Office Benelux de la propriété intellectuelle. "Cette annonce anticipée prouve la curiosité et l'intérêt des médias et du public dans ce changement de nom", indique une porte-parole. "C'est aussi la preuve que chacun se rend compte que la banque doit se défaire de son passé. C'est désormais ce que nous entendons faire." Dexia a retiré lundi les logos de son siège principal à Bruxelles.

    L'avantage suprême du changement de nom, c'est d'arriver à se construire un nouvel avenir au prix d'une petite amnésie collective. Les «valeurs» du passé s'avérant plus handicapantes que gratifiantes, autant faire table rase plutôt que de tenter de révaloriser une marque plombée de souvenirs encombrants. Et pour le même prix faire coller une nouvelle stratégie avec une nouvelle image. 

     (Article paru sur la rédaction en ligne Le Soir du mercredi 29 février 2012, 19:51).

    Et pourquoi, à nouveau, c'est l'état Belge (donc nous) qui devons éponger des dettes bancaires privées ? Pourquoi ne mettrions-nous pas Belfius en demeure de rembourser ces montants astronomiques, héritage assez récent de la mauvaise gestion bancaire de Dexia dont Belfius est issu ?

    C'est trop facile de redémarrer une activité bancaire sous un nouveau nom, avec le même personnel, et de laisser à l'état la partie pourrie des actifs foireux générés par une gestion irresponsable. Nous avons déjà suffisamment payé pour cette dette privée transformée en dette publique. Arrêtons d'être les dindons d'une farce qui commence à s'éterniser. D'autant plus que Belfius dégage certainement de très beaux bénéfices, comme toute banque qui (ne) se respecte (plus).

     

     

     

  • Du pain et des jeux...

    C'était ce que demandait le peuple romain, avant que cette civilisation ne devienne décadente et disparaîsse... J'ai un peu le même sentiment aujourd'hui, de l'époque que nous vivons. Beaucoup de gens sont des assistés, tendent la main et attendent qu'on les aide au lieu de se débrouiller seuls et de mener leurs projets à bien. Ils subissent la vie que l'on veut bien leur donner, plutôt que de la diriger. Ils acceptent tous les interdits, règlementations, impôts et taxes sans broncher, comme des moutons. Ils s'abrutissent devant le petit écran, dont, avouons-le, la programmation n'offre plus aucun intérêt, tellement le niveau est bas.Ils mangent n'importe quoi, se fiant à ce que les multinationales leur proposent dans les grandes surfaces, où ils font la file, sans rouspéter. Comme il la font en allant au boulot, ou en vacances, tous en même temps.Ils ne se battent plus pour un idéal ou un projet, ils ne s'investissent plus, ils sont passifs. Comme ces jeunes à un concert, qui quand le groupe achève sa prestation, s'en vont. Il n'y a pas si longtemps, les groupes faisaient 3 rappels tellement le public acharné criait, chantait et tapait des mains et des pieds sans relâche tant que le groupe ne remontait pas sur scène, même si les lumières de la salle étaient rallumées. Autre époque, autre génération.

  • La langue bleue...

    Et voilà, encore une minuscule incidence du réchauffement de la planète, par rapport à tout ce qui nous attend encore, et dont nous n'avons même pas la moindre idée ! Voilà que cette maladie endémique en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, débarque aux Pays-Bas via un moucheron piqueur, qui, d'habitude, sévit plus au Sud. Et voilà une nouvelle crise pour nos ruminants... Beaucoup de monde refuse encore d'admettre l'effet de serre provoquant le réchauffement de notre planète. Pourtant, chaque jour, de nouveaux changements indiquent qu'il est bien en cours et qu'il est urgent, si pas trop tard, d'intervenir fermement. Car le pire est à venir, et personne ne peut en mesurer les conséquences, tellement elles seront infinies. C'est un détail, mais savez-vous que les petites mésanges naissaient en même temps que les larves d'un certain papillon, dont les mésanges nourrissent leurs petits ? Eh bien, depuis peu, ces larves apparaissent 3 semaines plus tôt, puisqu'il fait plus chaud. et les petites mésanges n'ont plus rien à manger... Peut-être vont-elles disparaître, et entraîner, à leur tour, une nouvelle conséquence écologique... C'est sans fin. Terriens, il est temps d'agir !