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  • Stupeur en Provence : une mouche décime les olives...

    Bel article de Gilles Rof ce week-end dans M, le Magazine du Monde, qui nous apprend que la production française d'huile d'olive devrait afficher une baisse de 70%.

    70% de la récolte qui vient d'avoir lieu est perdue : on prévoit 1500 tonnes au lieu des 5500 tonnes habituelles. Non seulement elle sera dure à trouver, mais en plus, les prix vont s'envoler ! 

    Ici aussi, (voir article précédent consacré aux vins de Bandol), ce sont un hiver doux et un printemps pluvieux, ainsi qu'un été pas fort chaud qui sont responsables de la prolifération de la mouche. La mouche Bactrocera oleae, qui pond dans l'olive et dont la larve se nourrit du fruit, avant qu'elle ne tombe.

     

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    Un quart de la production se faisant en agriculture biologique, multiplier les traitements n'est pas dans la philosophie. L'impact économique frappera certaines exploitations (bien que la plupart ne sont pas en monoculture), mais aussi et surtout les 290 moulins oléicoles français.

    La production française ne représente que 5% de la consommation d'huile d'olives en France, mais c'est un produit de niche, haut de gamme. Et vous aurez dur de trouver au printemps votre petite huile habituelle de la Vallée des Baux et son goût si particulier avec ses arômes de fenouil et de thym sauvage...

    Quant à moi, j'ai encore 4 bidons de 2 litres d'Huile d'Olive Vierge Extra du Domaine de la Pierre Plantée à Sainte-Maxime. De quoi tenir jusqu'à la récolte 2015, en espérant un hiver rigoureux dans le sud de la France, ce qui semble loin d'être le cas si je me fie aux prévisions à long terme de mon site météo préféré...