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  • Autorisation de remise sur le marché du glyphosate (Round-Up de Monsanto) par la commission européenne... Qu'ils en bouffent tous une cuillère..

    Les agences américaines et européennes continuent à avoir un avis différent sur le caractère cancérigène du glyphosate, le principe actif du Round-up et d'autres pesticides. C'est au tour de l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) de confirmer que caractère non cancérigène du glyphosate. Selon l'Agence, la molécule controversée est également non-mutagène et non-toxique pour la reproduction. Elle reste dangereuse pour les yeux et toxique pour la vie aquatique.

    Cette décision a fait bondir la députée européenne Michèle Rivasi, qui demande depuis un an à avoir accès aux « 75 études secrètes » utilisées par l'Echa, et précédemment l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa). « Aujourd’hui, l’Echa a aussi rendu son avis sur le glyphosate en se basant sur ces mêmes études non-publiées et avec des experts au sein de son comité qui sont en conflits d’intérêts. C’est indigne des agences européennes ! Le glyphosate est partout, dans nos champs, nos assiettes, notre urine. Nous avons le droit de savoir comment les autorités européennes en viennent à dire qu’il n’est probablement pas cancérogène alors que l’OMS affirme le contraire », proteste Michèle Rivasi.

    Cet avis a été rendu le 15 mars par le Comité pour l'évaluation des risques. ​Après une dernière étape de vérification interne, il sera présenté, d'ici à l'été, à la Commission européenne, qui doit à nouveau se pencher sur cet épineux dossier de renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du glyphosate. Fin juin 2016, face à l'absence de majorité claire des Etats membres et deux jours avant l'expiration de l'AMM du glyphosate, la Commission avait renouvelé cette AMM pour 18 mois, jusqu'à fin 2018. Source : article de Albane Canto sur Environnement-Magazine.fr

    Quand va s'arrêter ce cinéma de contre enquêtes truquées et financées par les multinationales ? Quand seront condamnés les pots de vin ?Quand seront publiées et mises à disposition de tous ces 75 études secrètes (et pourquoi secrètes ?) ? Quand seront virés les experts de ces commissions qui sont en conflits d'intérêts ? Quand est-ce que tout ce cirque tournant autour du fric va-t-il s'arrêter ?

    Les autorités européennes se rendent-elles compte que pareilles attitudes ne font que couler l'Europe un peu plus chaque jour, les citoyens européens étant dégoûtés de ces mauvaises pratiques indignes de notre époque et de notre continent ? 

    Et si le glyphosate est tellement inoffensif qu'ils le prétendent, que les membres de l'Agence européenne des produits chimiques, les euro députés et les membres de la commission européenne qui voteront pour l'autorisation de remise sur le marché soient obligés d'en prendre une cuillère tous les matins (vérifié par huissier) pendant un mois. 

    Et là, on risque de  s'amuser...

     

  • Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète...

    C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un «mythe» : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050.

    C’est totalement faux, démontre un rapport présenté le 8 mars au Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des «stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique».

    Pour les auteurs du rapport, Hilal Elver, rapporteuse spéciale pour le droit à l’alimentation, et Baskut Tuncak, rapporteur spécial sur les substances toxiques, «l’utilisation de plus en plus de pesticides n’a rien à voir avec la réduction de la faim [dans le monde]. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), nous pourrions nourrir 9 milliards de personnes aujourd’hui. La production augmente, mais le problème demeure la pauvreté, les inégalités et la distribution».

    D’autant, souligne le rapport, que «les entreprises ne travaillent pas pour la réduction de la faim, elles travaillent pour une croissance de l’activité agricole à grande échelle». Une grande quantité de pesticides est ainsi utilisée pour des cultures comme l’huile de palme et le soja. Une pratique qui ne sert pas à nourrir directement les populations vulnérables et qui conduit à des déforestations.


    S’ajoute à ce mythe industriel le constat cinglant de conséquences «catastrophiques sur l’environnement, la santé humaine et la société». Les experts de l’ONU évaluent à 200 000 le nombre de décès provoqués par les pesticides chaque année. Hilal Elver et Baskut Tuncak expliquent qu’il existe «un lien entre une exposition régulière aux pesticides et la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les troubles endocriniens, les troubles du développement et la stérilité. Les pesticides peuvent aussi avoir de nombreuses répercussions sur le plan neurologique, comme des pertes de mémoire, un manque de coordination ainsi qu’une acuité visuelle et des habiletés motrices réduites. L’asthme, les allergies et l’hypersensibilité en sont d’autres effets possibles».

    Les auteurs s’inquiètent également des empoisonnements directement à l’ingestion de ces produits toxiques. Deux épisodes dramatiques parmi d’autres : en Inde en 2013, 23 enfants de 4 à 12 ans sont morts après avoir consommé un repas contaminé par un pesticide, le monocrotophos ; l’année suivante en Chine, l’histoire s’est répétée pour 39 enfants qui avaient ingéré de la nourriture contenant des résidus de tetrahydrophthalimide. D’autres drames similaires ont également eu lieu au Pérou ou au Bangladesh, rappellent les chercheurs qui affirment que dans certains pays en développement, le nombre de décès dus à ces empoisonnements directs est «supérieur à celui dus aux maladies infectieuses».


    Et sans surprise, l’environnement n’est pas épargné : «L’usage excessif et abusif de pesticides entraîne une contamination des sols et des ressources en eau dans l’espace environnant, ce qui entraîne une réduction de la biodiversité, la destruction de populations d’insectes bénéfiques qui sont les ennemis naturels des ravageurs et une baisse de la valeur nutritionnelle des aliments.» En Chine par exemple, 26 millions d’hectares de terres agricoles, soit trois fois la superficie du Portugal, sont contaminés par des pesticides, si bien qu’environ 20% des terres arables ne peuvent être cultivées.

    Et c’est toute la biodiversité qui est concernée. Interdits à la vente en France à partir de septembre 2018, les néonicotinoïdes, insecticides les plus utilisés au monde, sont responsables du «syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles dans le monde entier. Ainsi, le déclin de 50% des populations d’abeilles mellifères domestiques enregistré en vingt-cinq ans aussi bien aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni est imputé à l’utilisation massive de ces insecticides.» Ces abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation des cultures. Une situation d’autant plus préoccupante qu’un tiers de l’alimentation mondiale résulte de cette pollinisation. L’Union européenne a d’ailleurs restreint l’utilisation de trois molécules de néonicotinoïdes sur sept en 2013, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays du monde.


    Les premiers à subir les conséquences sanitaires et environnementales sont toujours les mêmes, déplore les auteurs : «99% [des décès] surviennent dans les pays en développement où les réglementations dans le domaine de la santé, de la sécurité et de l’environnement sont plus souples et appliquées moins rigoureusement.» Ils constatent également qu’environ 25% de ces Etats ne disposent pas de «législation efficace pour encadrer la distribution et l’utilisation de ces produits, et 80% n’ont pas suffisamment de ressources pour appliquer les lois existantes». Souvent même, des pesticides dont l’utilisation est interdite dans certains pays, sont exportés vers les pays en développement.

    D’après ce rapport, un traité mondial sur la réglementation des pesticides dangereux pourrait éviter ce genre de situation grotesque qui demeure «une grave lacune dans le cadre de la protection des droits de l’homme». L’élaboration d’un tel traité constitue d’ailleurs la première recommandation formulée par Hilal Elver et Baskut Tuncak qui suggèrent que celui-ci soit évidemment «contraignant».


    Pour obtenir un tel accord, c’est une véritable prise de conscience de l’opinion publique que souhaitent les chercheurs face à une industrie chimique qui minimise les dangers. L’objectif serait donc de mieux informer les populations pour qu’elles puissent soutenir une législation plus stricte dans tous les pays. «La société civile devrait informer le grand public des effets néfastes des pesticides […] et organiser des programmes de formation sur l’agroécologie», écrivent-ils.

    Justement, les auteurs interpellent la communauté internationale pour «promouvoir l’agroécologie» et à terme, renoncer à l’agriculture industrielle et l’usage de pesticides en accordant «la priorité aux solutions qui ne reposent pas sur l’utilisation de produits chimiques». Ils réclament également «des mesures incitatives telles que des subventions et la fourniture d’une assistance financière et technique» pour favoriser «les aliments issus de l’agriculture biologique». Il s’agit également de taper au portefeuille les multinationales en cessant de subventionner les pesticides et en mettant «en place des taxes, des droits d’importation et des redevances sur ces produits».

    En clair, conclut le rapport, «il est nécessaire de remettre en cause les politiques agricoles, les systèmes commerciaux et l’influence exercée par les entreprises sur les politiques publiques si nous voulons renoncer aux systèmes alimentaires industriels qui reposent sur les pesticides».

    Source : Tom Rossi sur Libération.fr

  • 165 milliards d'euros. Pas cher le nucléaire...

    Alors que le Japon commémore ce samedi le sixième anniversaire de la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011, la région de Fukushima est toujours prise au piège de la contamination

    Six ans après le séisme et le tsunami qui ont dévasté les réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi, dans le nord-est du Japon, la préfecture nippone vit toujours à l’heure de la catastrophe nucléaire. Quelque 80 000 personnes déplacées de la zone ravagée connaissent encore des conditions de vie précaires.
    La radioactivité fait obstacle au démantèlement et à la reconstruction économique, alors que les dégâts provoqués par le désastre nucléaire et les coûts pour décontaminer la zone ne cessent d’augmenter. Les fuites radioactives se poursuivent et les dernières découvertes sur le site, effectuées début février 2017 par des robots, ont de nouveau fait monter d’un cran l’inquiétude.


    Grâce aux dizaines de milliers de travailleurs (plus de 42 000) qui se sont succédé à Fukushima-Daiichi depuis 2011, le pire a été évité et la situation s’est améliorée. Le combustible de la piscine du réacteur 4, la plus importante et la plus endommagée en mars 2011, a été retiré en décembre 2014 et la radioactivité a beaucoup baissé depuis la catastrophe. Mais pas sur les réacteurs 1, 2 et 3 où les cœurs ont fondu pour former un magma hautement radioactif (corium) dont on ne sait toujours pas exactement six ans après où il est passé.

    La radioactivité est telle qu’une personne qui y serait exposée mourrait presque instantanément et les robots, dans les cas les plus difficiles, n’y résistent pas mieux que l’homme et meurent souvent en cours de route, avant même d’avoir achevé leurs investigations. En cause : des radiations trop intenses. "Dès qu’ils s’approchent des réacteurs, les radiations détruisent leurs câbles électriques et les rendent ainsi inutilisables", explique à l’agence Reuters, Naohiro Masuda, responsable du démantèlement de Fukushima chez Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima.

    Le recours à la robotique est toutefois indispensable pour tenter de déterminer la méthode d’extraction du combustible fondu, qui devrait démarrer au mieux en 2021, dix ans après la catastrophe. Car on ne sait toujours quasiment rien sur l’emplacement, la taille et la forme du combustible fondu. Des images prises le lundi 29 janvier 2017 dans l’enceinte de confinement du réacteur 2 de la centrale accidentée par le robot Sasori ("scorpion"), un bras télescopique équipé de dosimètres et d’une caméra, chargé de l’explorer ont montré, pour la première fois, la présence possible de combustible fondu. Le 3 février, grâce au robot, Tepco annonçait avoir observé des niveaux de radiation "pouvant atteindre 530 sieverts par heure".


    Une découverte qui fait craindre de nouveaux retards dans le démantèlement de la centrale déjà prévu pour durer au moins encore 40 ans et des dérapages de coût supplémentaires. En novembre 2016, le gouvernement avait déjà revu à la hausse l’enveloppe globale à 165 milliards d’euros (20 000 milliards de yens), soit le double de l’estimation précédente.

    Au total, plus de 160 000 habitants ont quitté la zone après la triple catastrophe de Fukushima, sur ordre des autorités ou par peur des radiations. Depuis, le gouvernement japonais a conduit une opération de décontamination, qui s’apparente au rocher de Sisyphe et dont les coûts devrait atteindre 37 milliards d’euros (4 500 milliards de yens). Mais seuls 13% des habitants – surtout des personnes âgées – sont rentrés dans les fameuses "zones décontaminées". La plupart d’entre eux s’inquiètent des risques de radiation.


    A compter du mois d’avril 2017, près de 70% des territoires interdits seront de nouveau décrétés habitables par les autorités, qui veulent contraindre les personnes déplacées à retourner chez elles, alors que beaucoup de zones voisines sont encore contaminées, à l’instar de la région d’Itate, un village situé à environ 35 km de Fukushima, ainsi que l’a révélé la semaine dernière Greenpeace, dans son rapport "No return to normal" ("Pas de retour à la normale"). S’appuyant sur des mesures sur le terrain, le groupe écologiste affirme que la zone évacuée n’est toujours pas habitable du point de vue sanitaire.

    On connaît le nombre de victimes du tsunami : la vague noire géante, haute de plus de 15 mètres, a tué 1 607 personnes. Concernant le bilan sanitaire de la pollution nucléaire, qui peut induire troubles cardio-vasculaires, leucémies, tumeurs, cancers thyroïdiens et endocriniens.…, le bilan est plus difficile à établir. Les autorités ont reconnu officiellement que l’atome avait provoqué 1 656 décès indirects. A ce jour, un seul lien lien officiel a été établi par les autorités japonaises, en décembre 2015, entre un ouvrier souffrant d’une leucémie et la radioactivité de la centrale.

    En août 2014, une étude sur l’impact des radiations de la catastrophe de Fukushima a révélé que plus d’une centaine de jeunes âgés de moins de 18 ans au moment de l’accident nucléaire de 2011 avaient développé un cancer de la thyroïde, confirmé par chirurgie ou fortement soupçonné. Sans que la relation avec le désastre atomique soit toutefois entièrement établie. Le rapport de deux ONG antinucléaires publié le 9 mars 2016, indiquait que la pollution radioactive de Fukushima pourrait causer 10 000 cancers supplémentaires.


    La population doit toujours se soumettre à un suivi médical, notamment, les enfants, pour des examens de la thyroïde, ce qui ne simplifie pas la vie quotidienne et fait obstacle à la revitalisation de la région.

    Les autorités de Fukushima, qui veulent relancer l’économie de la région, troisième plus grande préfecture du Japon et quatrième pour sa surface agricole, se heurtent à la méfiance des consommateurs nippons et des pays voisins importateurs (Taïwan, Corée du Sud…). Si les contrôles réguliers des taux de contamination des produits alimentaires et des poissons et crustacés issus de la région de Fukushima montrent désormais leur innocuité, agriculteurs et pêcheurs peinent toujours à les vendre.


    En matière énergétique, la préfecture qui a décidé dès 2011 de sortir du nucléaire, affiche l’ambition de devenir un territoire 100% énergie renouvelable, en développant l’éolien, le solaire, la biomasse et la géothermie, et espère devenir en 2020 la base de production de l’hydrogène qui alimentera le village olympique des Jeux olympiques mde Tokyo. Un challenge qui s’annonce difficile à relever au vu des contraintes que la radioactivité continue de faire peser sur la population. Source : Sud Ouest.fr 

    Un beau cadeau pour les générations futures... Et ce n'est sûrement pas AREVA qui va payer, ni Tepco. Une belle crasse, le nucléaire... 

  • Fukushima : 4 ans déjà et 40 ans encore, au minimum...

    Triste anniversaire que celui de l'accident nucléaire de Fukushima : c'était il y a 4 ans. Une grande partie du Japon devenait radioactif.

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    Faux communiqués, mensonges, fausses mesures de radioactivité, fausses cartes de l'étendue des dégâts invisibles et inodores, fausses cartes de la pollution de l'océan Pacifique, fausses mesures des aliments devenus radioactifs : les japonais ont vécu des moments abominables.

    Puis relèvement des taux admissibles de radioactivité (x20 par rapport aux normes de l'Organisation Mondiale de la Santé) pour l'air qu'on respire, l'eau qu'on boit et les aliments qu'on mange...

    4 ans après ce drame, des milliers de "dépollueurs" sont toujours occupés à assainir la centrale et l'environnement... Dans la centrale, il reste 3 piscines à vider de ses éléments combustibles radioactifs, il faut aussi nettoyer toute la zone de confinement dans laquelle le combustible nucléaire a fondu, et aller le rechercher (et le trouver !) pour le traiter, et, enfin, poursuivre l'inlassable mission du traitement des eaux de refroidissement.

     

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    On estime la durée de ce travail à 40 ans !

    Quant à l'environnement, les dépollueurs ont beau enlever 5 cm de terre sur toute la surface des zones touchées (pour réduire la radioactivité de 25 à 40 %), dès qu'il pleut ou qu'il vente, la zone est à nouveau polluée et hyper radioactive. Quant aux forêts, qui ont absorbé le plus de césium radioactif, elles ne sont pas traitables : soit on les rase et on traite ces millions de tonnes radioactives, soit on en interdit l'accès pour un siècle, si pas plus... Que du bonheur !

    Une belle saloperie, ces centrales nucléaires ! Et des coûts de nettoyage et de traitement assumés par l'Etat, c'est-à-dire par les citoyens, Tepco (leur Electrabel local) étant en faillite depuis le début du drame. Des coûts qui seront astronomiques si on pense aux millions de m3 à évacuer et traiter pendant les 40 prochaines années...

    Sans parler des coûts de santé qui vont exploser avec des taux de cancers de la population qui vont augmenter de façon exponentielle dans les années qui viennent, et sans qu'on admette jamais le lien de cause à effet, comme ce fut le cas et c'est toujours le cas à Tchernobyl. 230.000 japonais sont toujours délocalisés, 4 ans après la catastrophe.

     

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    Plus d'honnêteté et de transparence du cartel nucléaire et d'Areva ne seraient pas du luxe. Et une indépendance totale de l'Organisation Mondiale de la Santé par rapport à ce cartel, non plus.

     

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    N'y a-t-il pas une énergie plus propre, moins polluante et moins chère ? Evidemment que cela existe. Mais la volonté politique, étroitement liée au cartel nucléaire, n'y est pas. C'est là tout le problème. Avant le prochain drame nucléaire dans un autre pays. Lequel et quand ?

     

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  • Le nucléaire, c'est une irresponsabilité totale...

    Fukushima, c'était le 11 mars 2011. Vous croyez que c'est fini, que c'est le passé ? Et bien non, cela ne fait que commencer ! Et on ne va pas rigoler.

    Il y a d'abord une bande de crétins qui construisent des centrales nucléaires n'importe où : au raz de l'eau, avec les groupes électrogènes de secours en cave, au lieu de les mettre en hauteur. 

    Il y a ensuite d'autres crétins qui gèrent la centrale avec leurs petits moyens financiers (d'abord le profit), avec un maximum de sous-traitants pas chers, et pas formés. Et quand la catastrophe se produit, tout ce petit monde, et le lobby nucléaire tout entier, minimise les faits et ment à la population.

    De bricolage en bricolage, il faut bien se rendre à l'évidence, on ne maîtrise plus la situation. Même si les hautes autorités nucléaires affirment qu'il n'y a rien à craindre puisque les cuves reposent sur 8 mètres de béton armé. Ces ignares ne savent même pas que le béton se vaporise à 1.200 degrés et que le corium en fusion, bien plus chaud,  le pénètre d'un mètre vingt à l'heure. En quelques heures, le fond de la cuve qui devait protéger l'environnement est percé.

    Depuis lors, on arrose le corium, sans savoir où il est exactement, et on repompe une partie de l'eau qu'on met en citerne. Ils construisent une nouvelle énorme citerne toutes les 60 heures et la place commence à manquer. Quant au reste de l'eau, hautement radioactive, elle rejoint la nappe phréatique ou l'océan pacifique...

    Les citernes étant de mauvaises qualité (toujours le profit), elles commencent à percer. Et que va-t-on faire de ces milliers de tonnes d'eau hautement radioactive ? Personne ne sait...

    Quand je vous disais qu'on va rigoler, c'est que Tepco a enfin décidé de déménager les 1.300 barres radioactives qui sont stockées dans la piscine, ébranlée par le Tsunami de 2011. C'est prévu pour mi-novembre. Ils ont donc fait monter quelques grues (dont une est déjà tombée toute seule) au lieu de construire un pont roulant sur rail de 50 mètres de haut comme on voit dans les ports (toujours le budget...). 

    Et comme ces barres de combustible nucléaire doivent être manipulées au centimètre près (si 2 barres devaient être trop proches l'une de l'autre, ou se toucher, c'est l'explosion et l'incendie, avec des répercussions mondiales pire que Tchernobyl...), tous les scientifiques sérieux pensent qu'il est impossible de réaliser cette mission avec une bête grue soumise au vent. D'autant plus qu'il y a 1.300 barres à déplacer...

    Enfin, comme les Japonais, très orgueilleux, refusent toute aide internationale car il serait impensable, à leurs yeux, que d'autres nations aient des compétences qu'ils n'ont pas, tout le monde les laisse faire et personne ne s'oppose. Quant aux scientifiques, au mieux ils sont lâches (peur de perdre leurs crédits et leurs labos), au pire ils sont corrompus (par le lobby nucléaire) et cachent la vérité et désinforment les médias.

    La non action est effarante. Seul Greenpeace bouge. Sortir du Nucléaire manifeste de temps à autre, mais sans résultat. Les scientifiques non corrompus ferment leur gueule. Les autres vont convaincre les autorités politiques (les clowns qui nous dirigent) du bien fondé de cette énergie propre et pas chère. Et le lobby nucléaire, au-dessus des lois, fait le reste.

    L'arsenal nucléaire mondial permettrait de détruire notre planète plusieurs milliers de fois ! Qu'allons-nous faire de ces matériaux instockables, non maîtrisables et hyper-dangereux ? La solution de l'ensevelissement des déchets radioactifs est un suicide complet : on ne sait pas gérer ces déchets. Il faut arrêter le nucléaire, maintenant !

    En attendant, on est dans de beaux draps. Mais ne vous inquiétez pas, une fois la planète entière radioactive, les Japonais s'excuseront. C'est toujours comme cela qu'ils font. Avant de se faire Hara-Kiri. Texte écrit suite à l'écoute d'une interview de Jean-Pierre Petit sur You Tube.

  • Les semences de la colère...

    Geronimo est un petit paysan qui vit avec sa famille dans un village du Paraguay. Autour de chez lui s’étendent à perte de vue des champs de soja transgénique appartenant à de grands propriétaires, des colons brésiliens pour la plupart. Victimes de contaminations dues à l’épandage d’herbicide, les villageois s’organisent pour lutter contre la destruction de leur environnement et sauver la vie de leurs enfants...

    Paysans expulsés, pollution des sols, déforestation, empoisonnements... : quel poids pèsent les dégâts sociaux et environnementaux face aux profits générés par la monoculture intensive du soja génétiquement modifié ?

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    En se rendant au Paraguay, qui compte parmi les principaux pays exportateurs mondiaux de soja, et en se mettant à l’écoute des différentes parties en présence, les réalisateurs nous donnent des clés pour comprendre comment a pu s’imposer un modèle de développement agricole particulièrement destructeur.

    Et cela à travers l’affrontement inégal entre, d’un côté, les grands propriétaires producteurs de soja, bras armés (au sens propre) des firmes agroalimentaires et des spéculateurs financiers, et de l’autre les campesinos, ces petits paysans qui tentent de défendre leur outil de travail et leur mode de vie.

    Aux discours agressifs des premiers, partisans de la loi du plus fort – renforcés dans leurs convictions par les arguments de scientifiques défendant les intérêts des leaders du marché des semences et des produits phytosanitaires –, s’oppose l’énergie du désespoir d’une société rurale traditionnelle pour qui le soja transgénique est une malédiction.

    Dans cet universel combat du pot de terre contre le pot de fer, c’est la logique du profit qui l’emporte, avec l’arrestation des petits paysans pour “occupation illégale des terres”... Comment la lutte se poursuivra-t-elle ? Documentaire à voir sur le site d'ARTE.

  • Le plastique a intégré notre chaîne alimentaire, 60 ans après son invention...

    Fameux reportage sur la Une ce soir : du ramassage des 100 kg de déchets plastiques par kilomètre de plage le long de la cote belge, à la découverte de la cause de la mort des cachalots échoués sur nos plages (l'estomac bouché par des déchets plastiques empêchant l'animal de se nourrir).

    Il y a aussi ces micro-particules de plastiques, présentes dans toute la mer du Nord (et dans toutes les autres mers du monde) auxquelles se collent d'autres molécules chimiques provenant d'autres polluants jetés dans les océans comme les PCB, ce qui rend ces micro-particules vraiment toxiques pour tous les poissons qui s'en nourrissent.

    Et, gâteau sur la cerise, il y a enfin ces micro-particules de plastiques découvertes, non dans l'estomac des moules et autres crevettes, mais dans leur chair. On peut donc affirmer que le plastique (produit à partir de pétrole ou d'essence auquel on ajoute d'autres produits chimiques  toxiques), seulement 60 ans après son invention, a intégré la chaîne alimentaire mondiale.

    Voilà qui va nous forcer à regarder moules, crevettes, poissons et autres crustacés d'un autre oeil, et qui sait, à nous guider vers l'abandon pur et simple de l'usage de tout objet en plastique ? Ce serait quand même bien pour l'environnement planétaire, et pour notre santé et celles de nos descendants !

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Sang pour sang toxique...

    Dans ce livre, l’un de nos plus éminents toxicologues révèle une réalité choquante et pourtant passée sous silence : nous sommes littéralement imbibés de polluants et de toxiques. Des dizaines de contaminants circulent dans notre sang. Année après année, ils s’accumulent dans notre corps et les mamans les transmettent même aux foetus !

    Les responsables ? Souvent d’anodins objets du quotidien : plastiques et résines alimentaires, peintures glycéro, détergents respirés à l’école, parfums et cosmétiques, revêtements d’ustensiles culinaires, meubles traités aux retardateurs de flamme, insecticides ménagers, aspartame, mais aussi polluants industriels comme les PCB et les dioxines.

    On nous dit que la fréquence des cancers, du diabète, de l’obésité, des maladies neurodégénératives, des problèmes de fertilité explose parce qu’on mange mal, on fume, on ne fait pas assez de sport. Jamais un mot sur la contamination silencieuse de l’homme par cette soupe chimique.

    À travers son expérience de chercheur et d’expert, le Pr Jean-François Narbonne établit enfin la réalité des faits :

    • Quels risques réels pour notre santé et celle de nos enfants ?

    • Quelles mesures prendre au niveau politique ?

    • Que peut-on faire à l’échelle individuelle ?

    Au-delà des aspects scientifiques, ce livre aide à mieux cerner les véritables enjeux économiques, politiques et médiatiques des débats sur l’environnement. Pourquoi, par exemple, on agite la menace des incinérateurs – aujourd’hui illusoire – alors qu’on occulte celle, réelle, des plastifiants….

    Sang pour sang toxique de J-F Narbonne.

    SANG POUR SANG TOXIQUE | livres: JEAN-FRANCOIS NARBONNE | ISBN: 9782916878256

  • 100 colonies d'abeilles décimées chaque jour en France...

    Le phénomène de disparition des abeilles est en train de prendre un tour dramatique. Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants : Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !

    En seulement 6 ans, le nombre d'apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles » d'après France Agrimer. C'est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre.

    La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd'hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol... Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n'existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

    Sans elles, c'est l'alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir. 

    Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd'hui clairement identifié et dénoncé par plus d'une quarantaine d'études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans.

    Il s'agit d'un groupe d'insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes. Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c'est-à-dire qu'ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu'ils soient.

    Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l'apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits. Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant...

    Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, - tuant ainsi des millions d'abeilles chaque année.

    C'est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles. Si cette résolution était adoptée par l'Assemblée Nationale, des millions d'abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l'écosystème et de l'alimentation des générations futures.

    Plusieurs de ses collègues soutiennent déjà l'initiative de Laurence Abeille, mais si nous ne faisons pas immédiatement et massivement pression sur les députés pour qu'ils co-signent cette proposition, elle sera rejetée. De leur côté, les lobbys de l'industrie des pesticides sentent l'étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu'on n'a pas d'autre choix que d'utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits...

    Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l'Assemblée Nationale.

    C'est pour cela que je vous demande d'interpeller dès à présent le député de votre circonscription, afin de lui demander de cosigner cette proposition de résolution. Même si vous ne résidez pas en France. C'est très simple, il vous suffit de suivre ce lien : http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php

    Et s'il vous plaît, transmettez cet email à vos contacts pour leur demander de faire pression à leur tour sur leur député pour qu'il co-signe la proposition de résolution pour mettre fin à cette hécatombe. Pour peser dans la balance face aux multinationales agrochimiques, la mobilisation doit être massive. Il faut que chaque député reçoive des milliers de messages provenant de citoyens électeurs de sa circonscription. Nous devons donner le plus d'ampleur possible à cette action primordiale. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

    Il paraît que c'est pour demain. La fin du Monde. Cela fait des mois ou des années que certains en sont convaincus et s'y préparent. Ils ont construit des bunkers, se sont réfugiés sur des montagnes, ont fait des provisions alimentaires pour 2 ans...

    On parle d'une méga éruption solaire, d'un méga tsunami, d'un méga virus, d'un méga tremblement de terre, d'une énorme comète heurtant la Terre et même d'extra-terrestres qui viendraient nous rendre visite ! Du n'importe quoi, auquel pourtant des milliers de personnes croient. Ils ont adhéré à des sectes et ont dépensé toutes leurs économies, en prévision de ce fameux vendredi 21 décembre 2012...

    Une fois de plus, ils seront déçus : rien de tout cela ne se produira ! 

    Samedi, ils se rendront compte qu'ils n'ont plus qu'à manger leurs réserves de riz (pendant 2 ans), dans leur trou, sans lumière naturelle. De quoi déprimer un sacré coup !

    Et dans quelques semaines, une nouvelle date fatidique sera annoncée, basée sur d'autres théories tout aussi farfelues, alarmant les plus crédules. Et un nouveau cycle recommencera, très profitable pour certains (vendeur d'abri anti-atomique, de groupes électrogènes, de filtres NBC (nucléaire-biologique-chimique), et autres conserves alimentaires.

    Pour la majorité, ce vendredi sera un jour normal. Pour d'autres, comme moi, l'occasion d'une grande fête (encore une), car non, rien à l'horizon pour Soeur Anne. 

  • Enquête, 25 ans après Tchernobyl...

    Dans quinze jours, le 4 septembre exactement, une équipe italienne (choisie pour son indépendance par rapport au cartel nucléaire) viendra faire un premier bilan à Bastia où se réunira la commission Tchernobyl, sous la présidence de la conseillère territoriale PCF, Josette Risterucci.

    « Après, la phase scientifique commencera, poursuit Josette Risterucci. C'est-à-dire que le nombre de cas avérés de ces maladies sera mis en rapport avec la population insulaire. Et l'équipe dira si oui ou non, le nuage a eu un impact... Ce sera de leur responsabilité de dire si, sur les 25 années de pathologies étudiées, Tchernobyl a eu une incidence en Corse. C'est le but de leurs recherches !

    Ensuite, ce n'est pas la CTC qui estera en Justice. Mais nous sentons, qu'au niveau européen, les lignes bougent puisque récemment il y a eu une reconnaissance des effets du nucléaire sur l'atoll de Mururoa. Ce n'est pas rien de dire que le lobby nucléaire est puissant en France... » C'est pour cela que le prestataire choisi n'a aucun lien avec les services d'Etat en France, une sorte de garantie d'indépendance. L'annonce de l'appel à témoins de la collectivité territoriale de Corse pour retrouver les « malades de Tchernobyl » n'est pas passé inaperçu en ce mois d'août : Le Monde, Le Figaro, le journal gratuit 20 minutes, RTL, entre autres, ont relayé cette information loin d'être anodine. Car si l'on se réfère à la carte, « la France après Tchernobyl », de l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le taux de Cesium 137 (produit de fission de l'uranium) était anormalement élevé dans une frange de l'Hexagone qui courait de l'Alsace à la Corse en passant par Rhône-Alpes, les Alpes-Maritimes, la Haute-Savoie... Pourtant aucune de ces régions n'a commandé une telle enquête. 

    La Corse fait figure d'ovni, voire de Don Quichotte dans ce duel. Et les médias nationaux, qui seront conviés à une conférence de presse dans la capitale en septembre, n'ont d'ailleurs pas oublié de mentionner la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris en septembre 2011 assurant que la catastrophe de Tchernobyl n'avait pas eu d'impact sanitaire mesurable en France... Mesurable, c'est bien ce que va s'efforcer de démontrer l'équipe du professeur Paolo Cremonesi. Article paru dans Corse Matin ce 22 août 2012.

    L'enquête épidémiologique sur le nuage de Tch - 18116494.jpg


  • Camp de concentration nucléaire pour tous...

    Extrait d'un article courageux et intéressant de Paolo Scampa, tiré de son livre. Ce chercheur s'est évertué à calculer le nombre de particules nucléaires présent aujourd'hui dans l'air et sur la terre, suite aux fameux essais nucléaires des années 45 à 80. Il parle aussi de Tchernobyl et Fukushima, et des guerres. Et il maudit les physiciens nucléaires qui cachent au monde la vérité absurde de la situation actuelle, tout comme il blâme les fausses mesures et fausses informations communiquées par les autorités nucléaires. Et le silence complice des gouvernements.

    "La physique n’est hélas pas une opinion et que l‘air soit désormais envahi par les nanoparticules radioactives n’est pas un mirage.  Les essais nucléaires ont transformé la biosphère en un imperceptible Auschwitz atomique lent. La planète est devenue un vaste territoire de concentration radioactif.

    Mais autant à Auschwitz qu’à Disneyworld, on y respire la même mort de l’humanité même si ici de manière bien plus discrète, indirecte et sournoise que là. Par la grâce des physiciens nucléaires que l’on loue tant, nous vivons en effet désormais et à jamais dans une chambre à gaz radioactive infiniment vaste et à effet tumoral retardé.

    Du soir au matin nous baignons libres dans une atmosphère insalubre saturée de radionucléides artificiels qui sont autant de minuscules bombes cancérigènes à retardement. Inspirant paisiblement nos 28 m3 quotidiens d’air surchargé de nanoparticules atomiques, nous vivons tranquilles l’aube d’une patiente et irréversible solution terminale qui viendra avec le temps. Notre monde a en somme glissé de facto de la dictatoriale solution finale « pour les autres » à la démocratique solution terminale « pour tous ». Du Zyklon B au 239Pu tel est bien la mesure inavouée du progrès politique connu par l’humanité après la seconde guerre mondiale. Heil Nuke. Que pourrions-nous dire d’autre face à ce crime radiologique contre l’humanité ? " 

    Paolo Scampa, Président de l’AIPRI (Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants ).

    http://www.vff-marenostrum.org/News/La-chambre-gaz-atomique-P.Scampa-2012.pdf

     

     
  • 6 fois plus de plastique que de plancton dans les océans...

    Des millions de tonnes de plastique qui se retrouvent à la mer chaque année. 70% coule, 30% flotte. Et le tout se dégrade très lentement (durée de vie : plus de 500 ans).

    Résultat : un septième continent a vu le jour dans le Pacifique nord. Un amas de plastique deux à trois fois plus grand que la France. Et une plaque similaire a été découverte dans le nord de l'Atlantique.

    Conséquences : tous ces débris sont confondus avec la nourriture et avalés par les oiseaux marins, les mammifères marins et les poissons. Qui agonisent et meurent. Greenpeace estime qu'à l'échelle de la Terre, environ 1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets. Mais le plus grave n'est pas là.

     Au fil des ans apparaît un sable de plastique : de micro-particules qui flottent parmi le plancton. Ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dans des proportions plusieurs millions de fois supérieures à la normale, comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane, un pesticide) ou les PCB (polychlorobiphényles), des produits extrêmement toxiques. Et, lors des différents prélèvements des eaux de surface réalisés en pleine mer partout dans le monde, on constate qu'il y a 6 fois plus de plastique que de plancton dans les échantillons !

    Le plancton est le premier maillon des chaînes alimentaires marines. Le phytoplancton est mangé par le zooplancton et par une multitude d’organismes marins. Ils seront la proie de petits prédateurs eux-mêmes chassés par de grands prédateurs. Ce sont donc toutes les espèces marines qui sont contaminées et empoisonnées. Et finalement consommées par l'être humain, empoisonné à son tour.

    Magnifique gestion de la planète, bel exemple de préservation de la nature pour les générations futures, laconisme habituel des autorités et absence de poursuites contre les pollueurs depuis plus d'un demi-siècle. Que du bonheur !

     

     

  • La lente agonie du vivant...

    Alors que de multiples actions s’organisent à travers la France dans le cadre de la « Semaine sans pesticides », la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) publie son « Manifeste pour une agriculture respectueuse de la nature et des hommes ». Cette publication retrace notamment les 100 ans d’existence de la LPO, au cours desquelles l’association a assisté et lutté contre l’apparition de menaces toujours plus nombreuses pour les oiseaux, dont l’évolution des pratiques agricoles. 

    Au cours des années 1945 – 1970, l’utilisation des insecticides organochlorés, tel le DDT, se généralise, entraînant l’effondrement de la reproduction des prédateurs, et plus particulièrement des rapaces avec le Faucon pèlerin en première ligne. Rapidement, c’est au tour des organophosphorés, puissants toxiques du système nerveux, de faire leur apparition, leurs effets mortels se faisant sentir sur nombre d’animaux vertébrés et invertébrés, y compris les oiseaux. La machine est alors lancée et, à partir des années 1970, les herbicides font leur entrée. La quasi disparition de la flore indigène entraîne la disparition des invertébrés qui dépendaient d’elle. Les chaînes alimentaires sont rompues, laissant démunis les oiseaux dépendants des ressources en invertébrés. 

    A partir des années 1990, cette logique implacable de destruction du vivant trouve une nouvelle expression avec la mise au point des insecticides en enrobage de semences. Pour la LPO, cette nouvelle invention est le « coup de grâce » porté aux invertébrés, « entre 10 et 33 000 fois plus sensibles que les vertébrés à ces poisons ». Au cœur du processus vital de pollinisation, les abeilles s’effondrent, de même que nombre de populations d’oiseaux (hirondelles, traquets, alouettes…) qui crient famine. Selon l’association, les oiseaux soumis à l’agriculture intensive ont ainsi chuté de 30 %.  

    Inquiétant, ce bilan n’a, pourtant, pas vocation à se focaliser sur le passé, mais entend montrer l’urgence d’inverser rapidement la tendance. Des initiatives en ce sens fleurissent déjà, à l’instar des municipalités et des jardiniers amateurs qui ont abandonné pesticides et herbicides. De même, les agriculteurs biologiques ont doublé leurs effectifs en 5 ans. Mais ces progrès doivent désormais se généraliser et dépasser le stade de prises de conscience isolées pour renverser la vapeur. Sa position au sommet de la chaîne alimentaire ne préservera certainement pas l’homme, bien au contraire. Dès lors, faire bon usage du temps dont il dispose reste son principal atout. A lui de mettre un point final à la chronologie des pesticides. Article de Cécile Cassier sur Univers Nature.

  • Démanteler une centrale nucléaire...

    "Démanteler une centrale nucléaire est un processus très long, très complexe et très couteux. Il faut rappeler ici que l'Allemagne dispose déjà de premières expériences en matière de démantèlement. Après la chute du mur, le démontage et la décontamination des deux centrales situées en ex-RDA (Greifswald et Rheinsberg), construites selon les normes de construction en vigueur en ex-Union soviétique, fut décidé, officiellement pour des raisons de sécurité. Vingt ans après, le démontage de la centrale de Greifswald n'est pas encore terminé et les coûts s'élèvent aujourd’hui à 5,2 milliards d'euros. Précision : la somme de 500 millions d'euros est généralement avancée par les opérateurs des centrales comme étant le budget moyen de démantèlement. Et ce sont les contribuables allemands qui doivent en assumer le coût, au motif que ces deux centrales n'ont pas été opérées par l'une des quatre oligopoles...A cet exemple s’ajoute le démontage de centrales entamé depuis la première sortie du nucléaire décidée par l'Allemagne en 2000 (deux centrales sont actuellement concernées, Stade et Obrigheim) et là encore, le processus s'avère plus long et plus couteux que prévu.

    Pour les opposants au nucléaire, ce scénario apparaît comme inhérent à l'industrie de l'atome. Ils citent "l'exemple" japonais pour appuyer leurs propos. Au Japon, l'opérateur de la centrale de Fukushima Tepco estimait peu après la catastrophe à un billion de yens le montant total des coûts liés à la reconstruction, à la décontamination et au dédommagement des habitants de la région. Or, les coûts atteignent d’ores et déjà 1,7 billions de yens et le gouvernement japonais estime désormais le coût total des opérations à 4,5 billions de yens.

    Compte-tenu de la longueur et du coût du démantèlement, l'opposition anti-nucléaire, qu'elle soit militante ou politique, cherche donc avant tout à assurer le financement de ces opérations sur le long terme - d'autant que la sortie du nucléaire par l'Allemagne ampute sérieusement les bénéfices des fournisseurs d'énergie, ceux-là même qui alimentent et gèrent le fonds destiné à financer le démantèlement. "Qu'une de ces oligopoles fasse faillite et ce sont les contribuables qui devront payer. La crise financière nous a suffisamment montré que même les entreprises de grande taille ne sont pas immunisées contre les faillites", estime Rainer Baake. De fait, la publication des derniers rapports de bilan par E.On et RWE montre le bien-fondé des propos de l'ancien secrétaire d'Etat : elles viennent d'afficher les premières pertes importantes de leur histoire..." Extrait d'un article de Claira Stam à Francfort sur Novethic.

    Au départ, il y a un service public, qui est la fourniture d'électricité. Puis, une fois les investissements publics réalisés (et payés par vous et moi), on privatise l'entreprise publique, qui va non seulement faire des bénéfices incroyables, mais qui va , en plus, augmenter le prix de l'énergie. D'un autre côté, cette entreprise privée va sciemment sous-estimer le coût de démantèlement des centrales en fin de vie et créer un fond tout à fait insuffisant. Et quand le moment sera venu, ce sont les pouvoirs publics qui devront faire face à ces dépenses "imprévues", c'est-à-dire encore vous et moi ! Un scandale de plus...

    Il est aujourd'hui évident que le nucléaire est dangereux, malsain, et hors de prix si on prend tous les éléments en compte : construction de la centrale, maintenance, traitement des déchets radioactifs, et, en fin de vie, démantèlement de la centrale, et stockage, pour des centaines d'années, des éléments radioactifs. Sans parler des effets déplorables sur la santé des habitants vivant dans l'environnement immédiat des centrales, ni de catastrophes mondiales telles que Tchernobyl et Fukushima, qui ont contaminé la planète entière et continuent de le faire, sans que les médias ni le politique ne s'en émeuvent. La puissance du cartel nucléaire est telle, et leurs appuis politiques si sûrs, qu'il continue comme si rien ne s'était produit...

    Pourtant, il suffirait que quelques états renoncent au nucléaire suite aux drames planétaires en cours, et à l'impossibilité technique de démanteler les vieilles centrales, pour que ce beau cartel s'écroule. J'attends ce moment avec impatience... Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Le gouvernement japonais savait et n'a rien fait...

    Deux semaines après le terrible séisme du 11 mars 2011, un rapport officiel japonais envisageait l’évacuation de dizaines de millions de personnes si les ouvriers de la centrale nucléaire de Fukushima ne parvenaient pas à contenir les réactions nucléaires en chaîne. Pourtant, soucieux de prévenir la panique, le gouvernement a préféré occulter ce rapport et continuer à diffuser des appels au calme… alors que le sort de la centrale demeurait pour le moins incertain.

    L’existence de ce texte, remis au Premier ministre le 25 mars par la Commission japonaise de l’énergie atomique, a été confirmée d’abord en demi-teinte samedi par l’agence Kyodo News et, ce jeudi, par l’Associated Press, qui en détient une copie. Ces révélations alimentent le feu des critiques, qui accusent les autorités d’avoir minimisé l’impact de la crise. Elles pourraient remettre en question la crédibilité des informations officielles concernant l’étendue de la contamination radioactive.

    Le rapport de 15 pages affirmait que, si la situation dégénérait, les autorités devraient ordonner l’évacuation obligatoire d’un périmètre de 170 kilomètres et permettre le départ volontaire des habitants jusqu’à 250 kilomètres de la centrale. Cette zone englobait notamment la métropole de Tokyo – plus de 30 millions d’habitants et premier PIB mondial.

    Cité par Kyodo, un haut responsable du gouvernement a confié que « le contenu du rapport était tellement choquant que nous avons décidé de faire comme s’il n’avait jamais existé ». Durant les semaines suivantes, le Premier ministre Naoto Kan et son porte-parole ont continué d’affirmer qu’il n’était pas nécessaire d’étendre le périmètre de sécurité de 20 kilomètres, alors même que les autorités américaines préconisaient une distance de 80 kilomètres et que plusieurs pays avaient recommandé à leurs ressortissants de quitter la capitale.

    Des premiers indices concernant ce rapport confidentiel sont parus dans la presse en septembre, lorsque Naoto Kan (qui a démissionné depuis) a admis que l’accident de Fukushima aurait pu faire de Tokyo une ville fantôme, perspective qui l’aurait convaincu de la nécessité d’abandonner le nucléaire. Ce qui ne l’empêchait pas d’affirmer que le gouvernement avait correctement défini le périmètre d’évacuation.

    Le ministre de l’Environnement Goshi Hosono, qui était au moment des faits chargé de la crise nucléaire, a reconnu le 6 janvier qu’un tel scénario avait été envisagé. « Nous avions été informés qu’il y aurait le temps d’évacuer si le pire se produisait, a-t-il déclaré, alors nous avons préféré ne pas diffuser l’information pour éviter de causer des angoisses inutiles. »

    Article de Quintana Miguel, paru hier dans Le Soir.

    Ce n'était pas "causer des angoisses inutiles", mais des angoisses utiles et bien réelles qui auraient permis à des millions de japonais de ne pas développer un cancer dans les années à venir. Et il est aussi évident que Tokyo devenue ville fantôme aurait signé l'arrêt de mort du nucléaire dans le monde entier. Les enjeux financiers étant colossaux, le gouvernement japonais et le cartel nucléaire ont préféré mentir et tromper le peuple japonais en les rassurant faussement sur une situation qui était alarmante, et qui l'est d'ailleurs toujours : rien n'est stabilisé ou maîtrisé à Fukushima, qui crache toujours des éléments radioactifs !

    Il faudra des décennies et des dizaines de milliards de dollars pour nettoyer Fukushima. Sans parler des éléments radioactifs maintenant présents sur une grande partie du territoire japonais, présents dans les océans et sur les autres continents... Que gâchis !

     

     

  • Sortir du nucléaire : une évidence...

    Article incroyable, publié par Norio HIRAI en 1996 ! Pourquoi a-t-il fallu tant de temps pour qu'on le redécouvre ? Gardez en mémoire que ce texte a été écrit il y a 15 ans. Epoustouflant et prémonitoire...

    "La première centrale nucléaire commerciale au Japon a démarré en 1966 dans la commune de Tokaido, dans le département d’Ibaraki. C’était un réacteur anglais d’une puissance de 160 mégawatts. Depuis, des centrales américaines ont été installées, et le Japon s’est même mis à construire ses propres centrales. Actuellement, 51 centrales nucléaires fonctionnent dans ce petit pays, la plus grande étant de 1.350 mégawatts. 

    On les a mises en route sans savoir concrètement comment les démonter ni les démolir, ni comment traiter leurs déchets. Le réacteur en acier, bien que d’une grande épaisseur, se fragilise à cause des quantités colossales de radioactivité, on les avait donc construites pour une exploitation de 10 ans, après quoi le démantèlement et la démolition étaient prévus. Mais en 1981, on s’est aperçu que les plans de démantèlement et de démolition de la centrale nucléaire de Fukushima, qui avait alors fonctionné 10 ans, n’étaient pas du tout réalisables. Le Parlement a même discuté sur le fait que ce réacteur ne pouvait plus résister aux rayonnements ionisants. 

    A l’époque, j’ai participé aussi à la recherche de solutions. Nous avons tous les jours étudié différents modes de démolition. Mais nous avons seulement compris que, pour démonter et démolir cette centrale nucléaire pleine de radioactivité, des dépenses représentant plusieurs fois le budget de sa construction seraient nécessaires, et qu’une irradiation trop importante des ouvriers serait inévitable. Car on ne peut travailler que quelques dizaines de secondes près du réacteur si l’on veut respecter la norme. 

    Tout est réalisable sur le papier, mais concrètement, les ouvriers doivent tout faire à la main, avec l’irradiation que cela implique. On ne peut donc rien faire avec cette radioactivité, ni démonter, ni démolir la centrale. Certaines personnes parlent d’envoyer des robots, mais les nombreuses recherches n’ont pas encore réussi à produire des robots qui ne se dérèglent pas à cause de la radioactivité. 

    Finalement, concernant la centrale de Fukushima, on a conclu que la démolition était irréalisable. Le fabricant américain qui a vendu cette centrale a envoyé des ouvriers au Japon, et il les a fait réparer le réacteur en les exposant à des quantités de radioactivité inimaginables par rapport à la norme japonaise. Aujourd’hui, cette centrale fonctionne toujours. 

    Alors qu’on avait prévu de l’utiliser 10 ans, elle a déjà fonctionné plus de 30 ans. Au Japon, il y a 11 centrales que l’on exploite toujours malgré leur vieillissement, cela m’inquiète beaucoup. 

    Le réacteur nucléaire de 100 kilowatts destiné à la recherche s’est arrêté suite à une fuite de radioactivité dans l’Université Industrielle Musashi à Kawasaki, dans le département de Kanagawa. On estime qu’il aurait fallu 2 milliards de yens pour la réparation et 6 milliards de plus pour le démantèlement. Le budget annuel de l’Université ne suffit même pas pour la démonter. Ils sont donc obligés de l’arrêter et l’entretenir jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de radioactivité. Si cela avait été un grand réacteur de 1.000 mégawatts, on n’aurait vraiment rien pu faire.  

    Pourquoi on ne peut pas démonter une centrale nucléaire ? Comme elle fonctionne avec de l’eau et de la vapeur, on ne peut pas la laisser sans entretien après l’arrêt. Elle se rouillerait très vite et il y aurait des fuites de radioactivité par des trous. Un seul démarrage avec du combustible nucléaire suffit pour polluer la centrale. Et une fois polluée, on ne peut plus la laisser se reposer, ni la démonter, ni la démolir.  

    Il y a beaucoup de centrales nucléaires qui ont été fermées dans des pays développés. Elles sont fermées car ils ne peuvent pas les démonter ni les démolir. Fermer une centrale nucléaire, ça veut dire qu’on arrête de produire de l’électricité et qu’on retire le combustible. Mais il y a encore beaucoup de choses à faire.  

    Mais je me demande si les compagnies d’électricité vont continuer à surveiller sérieusement les centrales fermées qui ne produisent plus d’électricité ni d’argent. D’un autre côté, elles cherchent à construire de nouvelles centrales et à agrandir celles qui sont déjà construites. Par exemple, elles veulent ajouter un 5ème réacteur sur le site de Hamaoka qui se trouve sur un endroit très dangereux par rapport à la faille qui provoque souvent des tremblements de terre dans la région de Tokai. A Fukushima, elles ont ajouté un nouveau réacteur sur le terrain de football. Pour des nouvelles installations, elles veulent construire des centrales à Makimachi dans le département de Nigata, Ashihama du Mie, Kaminoseki du Yamaguchi, Suzu du Ishikawa, et Ooma et Toudu d’Aomori. Elles envisagent d’avoir de 70 à 80 réacteurs d’ici 2010. J’ai peur que mes mots soient brutaux mais je n’arrive pas à m’empêcher de penser que ce pays est devenu fou. 

    Bientôt, la fermeture des vieilles centrales nucléaires va sûrement venir. C’est un grand problème. Imaginez des centrales nucléaires fermées qui apparaissent partout dans le Japon dans l’avenir assez proche. Vous ne pensez pas que c’est non seulement inquiétant mais macabre?  

    Il faut aussi parler des déchets nucléaires qu’on produit chaque fois qu’on fait tourner les réacteurs, ça veut dire tous les jours. En parlant déjà des déchets nucléaires de faible activité, il y en a 800.000 fûts dans le Japon. On utilise le mot faible mais il y en a qui sont tellement forts en radioactivité qu’on peut recevoir la dose létale en restant uniquement 5 heures à côté.  

    Depuis le démarrage de la première centrale nucléaire au Japon jusqu’en 1969, dans toutes les centrales, on mettait tous les déchets nucléaires dans des fûts et les jetait dans les mers à proximité. A l’époque, c’était normal. Quand je travaillais dans la centrale de Tokai du département d’Ibaraki, les sous-traitants emportaient les fûts en camion et ils les jetaient au large de Chiba en bateau.  

    Mais justement c’est avec cette histoire que j’ai commencé à douter qu’il y a quelque chose qui n’est pas clair dans les centrales nucléaires. Les fûts métalliques se rouillent au bout de 1 an dans la mer. Je me suis demandé ce qui se passerait avec les déchets nucléaires qui étaient dans les fûts et les poissons qui habitent dans la mer. 

    Maintenant, on rassemble les déchets nucléaires à Rokkasyo dans le département d’Aomori. Ils prétendent surveiller 3 millions de fûts de déchets nucléaires pendant 300 ans. Mais je me demande déjà s’il existe le fût qui fait de l’usage pendant 300 ans. Et durera-t-elle aussi cette entreprise sous-traitante pendant si longtemps ? Qui peut assurer tous ces problèmes ? 

    Et puis, parlons des déchets nucléaires de haute activité. C’est le déchet qui reste après l’extraction du plutonium du combustible usé. Le Japon commande cette extraction à l’Angleterre et à La France. En 1995, la France a retourné 28 barres de déchets de haute radioactivité. Ce sont des mélanges de déchets de haute radioactivité et de verre enfermés dans un container métallique. J’ai entendu que le fait de rester 2 minutes à côté de ce container suffit pour tuer quelqu’un. Le gouvernement dit qu’il va garder ces barres fortement radioactives pendant 30 ou 50 ans tout en les refroidissant à Rokkasyo du département d’Aomori et les transporter quelque part ailleurs pour les enfouir en profondeur. Quelque part qu’il ne sait pas encore où ça pourrait être. Dans tous les autres pays, ils planifient l’enfouissement des déchets nucléaires de haute radioactivité, mais il y en a aucun qui l’a déjà accompli. Personne ne connaît la solution.  

    Pour le bâtiment de la centrale nucléaire elle même, le gouvernement japonais envisage de la fermer hermétiquement pendant 5 ou 10 ans et l’enterrer en dessous du terrain où la centrale a été, après l’avoir démolie en petits morceaux et mis en fûts métalliques. C’est un projet très optimiste mais la démolition d’un seul réacteur donnera des dizaines de milliers de tonnes de déchets plein de radioactivité. Comment peut-on trouver la place pour tous ces déchets dans un pays où on manque même de place pour jeter les ordures ménagères ? En tout cas, c’est bien clair que le Japon sera encombré de déchets nucléaires un jour. Il faut faire quelque chose. Il faut qu’on arrête les centrales nucléaires aussi vite que possible.  

    Quand on dit «surveiller 50 ans ou 300 ans», peut-être ça vous donne l’impression que tout sera fini au bout de ces durées. Mais s’il y a toujours des centrales nucléaires qui fonctionnent, ce sont des 50 ans et 300 ans qui se renouvellent pour toujours.  

    Le gouvernement et les compagnies d’électricité ont menti pendant des dizaines d’années en disant que les centrales nucléaires japonaises n’avaient jamais émis de radioactivité à l’extérieur. Mais depuis quelque temps, ils ne peuvent plus continuer leurs mensonges.  

    Il y a de la radioactivité qui sort des cheminées très hautes des centrales nucléaires. Très précisément, c’est la compagnie qui la rejette volontairement. Comme elle la rejette 24 heures sur 24, les habitants à côté prennent de la radioactivité tout au long de l’année.  

    Certainement, l’accident grave de Tchernobyl a aussi effrayé beaucoup de Japonais. Mais j’imagine que beaucoup de gens, surtout ceux qui habitent au loin, dans les grandes villes, ont peur de manquer d’électricité si on ferme les centrales nucléaires.  

    Mais c’est le résultat des propagandes qu’ils font en dépensant beaucoup d’argent. « Les centrales nucléaires, c’est une utilisation pacifique de l’énergie atomique », « Vous n’avez pas besoin d’avoir peur. Les accidents n’arriveront jamais dans les centrales nucléaires japonaises », « Le Japon manque de sources d’énergie. Les centrales nucléaires nous sont indispensables ». Ce sont des propagandes du gouvernement et des compagnies d’électricité. Et la réalité, comme l’accident de Monju, ils essayeront toujours de la cacher.  

    C’est bien vrai que les centrales nucléaires produisent de l’électricité. Mais j’ai constaté en travaillant 20 ans, avec mes yeux et même avec mon corps qu’elles fonctionnent toujours en irradiant les ouvriers. Et puis les gens qui habitent à côté souffrent, en se débattant entre ceux qui sont pour et contre avant l’installation, et en étant irradiés et discriminés après la construction.  

    Vous ne devez pas croire qu’un accident dans une centrale nucléaire ne provoque pas des terribles conséquences, ni qu’il n’y a pas de problème si jamais l’accident arrive, ni que c’est une utilisation pacifique ! 

    Non, tout cela n’est pas vrai. Ce n’est pas pacifique s’il y a des ouvriers qui meurent à cause de l’irradiation, comme moi, et des gens qui souffrent à côté des centrales. En plus, il ne faut pas confondre la sûreté et la sécurité. S’il y a des centrales nucléaires, il n’y a plus rien de sûr.  

    En plus, même si le nucléaire produit de l’électricité en ce moment, l’entretien des déchets nucléaires pour des dizaines de milliers d’années demandera une énorme quantité d’électricité et de pétrole. C’est sûr que ça demandera plus d’énergie qu’on en a produit jusqu’à maintenant grâce au nucléaire. D’ailleurs, ce sont nos descendants qui seront obligés d’entretenir toutes les centrales fermées et leurs déchets.  

    Pour toutes ces raisons, je vous demande de regarder le visage de vos enfants et vos petits-enfants tous les matins, et réfléchir si le Japon peut continuer à construire des centrales nucléaires. Ce n’est pas uniquement le risque de l’accident, mais il y a aussi le risque du tremblement de terre. Le désastre irrémédiable va arriver si on continue ainsi. Je veux que vous sachiez cette réalité.  

    Je manifeste pour ne plus construire de centrales nucléaires. Je suis contre les nouvelles installations de centrales nucléaires avec conviction. Et je pense qu’il faut arrêter celles qui sont en fonctionnement. 

    Tant que les centrales nucléaires existeront, la tranquillité n’existera pas sur la Terre. 

    Laissons la Terre jolie pour nos enfants." 

    Norio HIRAI  1996 

     

                                                                            

  • 10 minutes pour tout comprendre...

    Cette petite vidéo de 10 minutes en anglais suffira à vous convaincre de ne plus jamais mettre un pied dans votre supermarché et de ne consommer que du Bio.

     

    http://www.youtube.com/watch?v=MSpkLk0vYmk

     

  • Vivre plus longtemps...

    Selon un numéro de Science & Vie consacré à la mort, voici quelques conseils pour repousser l’inéluctable...

    Sachant que les gênes ne pèseraient que 25% sur la longévité, le reste étant dû à l’environnement (alimentation, hygiène de vie, activité professionnelle, etc.).

    1.) Ne pas fumer, boire avec modération, avoir une activité physique et manger 5 portions de fruits et légumes par jour allongerait l’espérance de vie de 14 ans.

    2.) Eviter une carence en anti-oxydants. Anti-oxydants qu’on retrouve dans les vitamines E (huiles végétales, noisettes, noix, beurre, poissons gras) C ( cassis, persil, poivrons, kiwi, fraises, oranges, etc.), et A (foie, beurre, oeufs cuits, fromages, carottes, épinards, brocolis), dans les polyphénols (raisin, vin rouge, thé vert), le zinc (poissons, abats, céréales complètes, lentilles) et le sélénium (oignons, céréales complètes, légumineuses).

    3.) Se mettre à la diète. Les cellules sont des moteurs qui s’usent avec la consommation d’énergie plus qu’avec le temps. On creuse sa tombe avec ses dents. Manger moins présente beaucoup d’avantages : réduction de la glycémie (taux de sucre) et de l’insuline (hormone liée au vieillissement), enzymes de réparation plus robustes, meilleure élimination des cellules anormales et ralentissement de la division cellulaire (retarde la puberté et augmente la longévité). Réduisons les portions, mangeons lentement et ne terminons pas notre assiette.

    4.) Le régime crétois : légumes verts, légumes secs, fruits, céréales non transformées (complètes) et poisson. En limitant la viande et les sucres.

    5.) La chimie. On parle beaucoup du resvératrol (puissant anti-oxydant, anti-inflammatoire et anti-cancéreux). Il est présent dans le vin (french paradox), dans le raisin, les mûres et les cacahuètes. On parle aussi de mélatonine et rapamycine, qui augmentent la longévité des animaux de laboratoires testés. Quant à la DHEA, hormone stéroïde qui atteint son pic chez les jeunes de 20 ans, et décroît à partir de 30 ans, son innocuité à long terme  lors de prise sous forme de comprimé laisse planer des doutes. A éviter donc.

    Personnellement, j’ajouterais : manger bio, ne pas respirer de gaz d’échappements, éviter les produits chimiques (produits d’entretien, peinture, vernis, encens, désodorisants, insecticides et pesticides), éviter les plastiques en contact avec les aliments, utilisation d’ustensiles naturels (verre, porcelaine, terre cuite, bois, fonte, inox), évitez les plats préparés et les produits de l’industrie agro-alimentaire (bourrés de sucre, de sel, de graisses de mauvaise qualité, de graisses hydrogénées et d’acides gras trans, d’OGM).

    L’espérance de vie descend, pour la première fois, aux Etats-Unis. Ils sont donc sur la mauvaise voie. Ne les suivons pas et réagissons tant qu’il en est encore temps. Terriens, il est temps d’agir...

  • Les ondes électro-maléfiques...

    Les ondes électro-maléfiques : une bombe à retardement ?Les technologies sans fil ont le vent en poupe... Opérateurs de téléphonie mobile et fabricants de gadgets " high tech " rivalisent d'imagination pour offrir toujours plus et plus vite! A tel point qu'en l'espace d'une décennie, on a multiplié par 10 000 voire 100 000 - certains scientifiques parlent de millions de fois- les sources d'émissions de ces champs électromagnétiques... Une émission, vue ce soir, qui interpelle, à voir absolument ! Vous éviterez le réseau 3 G, c'est sûr !

    Prochaine diffusion de cette émission sur votre petit écran :

    12/02/2009 à 02:15 sur La Trois
    12/02/2009 à 02:15 sur RTBFSat
    12/02/2009 à 14:10 sur La Trois
    12/02/2009 à 14:10 sur RTBFSat
    13/02/2009 à 09:20 sur La Une
    14/02/2009 à 22:45 sur RTBFSat
    14/02/2009 à 22:45 sur La Trois
    15/02/2009 à 18:15 sur La Trois
    15/02/2009 à 18:15 sur RTBFSat
    17/02/2009 à 16:15 sur RTBFSat
    17/02/2009 à 16:15 sur La Trois

  • Froid dans le dos...

    Les 577 députés qui ont entamé l'examen du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés ont reçu des pots de miel de la part d'apiculteurs du Gâtinais pour leur demander, sans sit-in ni banderoles, de ne pas voter cette loi. Mais certains députés UMP, comme Antoine Herth, déplorent l'ampleur des pressions qui frise parfois les tentatives d'intimidation de la part de certains lobby pro-OGM, estime-t-il. Le projet de loi est déjà passé le 8 février au Sénat, où l'esprit du texte a été modifié, au grand dam des écologistes : le texte a plutôt été amendé dans le sens des pro OGM. Les anti-OGM espèrent cette fois un rééquilibrage en leur faveur. Un débat qui s'annonce aussi houleux au sein de l'hémicycle. En ouverture de la session de débat, le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a appelé les députés à ne "pas décourager" les laboratoires et les entreprises. "Prenons garde de ne pas décourager davantage les laboratoires et les entreprises, publics et privés, qui ont besoin d'un cadre lisible sécurisé et clair pour bâtir l'avenir", a insisté le ministre. "Nulle part il n'est écrit que les céréales doivent être américaines, les biocarburants brésiliens ou la recherche, indienne ou chinoise, et que la facture doit être seulement européenne", a-t-il déclaré sous les applaudissements. Il a ensuite attiré l'attention sur le "décalage", selon lui, "qui existe entre le développement des biotechnologies outre-Atlantique et le rythme d'homologation de nouvelles filières importées en Europe, qui fragilise le développement de nos filières". La loi sur les OGM doit "préciser les règles d'une meilleure coexistence" des organismes génétiquement modifiés avec les autres formes d'agriculture, a-t-il dit. Réponse du PS : le projet est un "reniement des engagements pris" au Grenelle de l'environnement. Ce texte "ne garantit aucunement la possibilité de produire et de consommer sans OGM, et va à l'encontre du principe de précaution. La preuve de la coexistence des cultures (OGM et non OGM, ndlr) n'étant pas avérée à long terme, le projet entérine de façon irréversible la généralisation d'une agriculture française dépendante des OGM", selon un communiqué du BN. Mais le débat dépasse le débat droite-gauche. Un sénateur UMP, Jean-François Legrand, a estimé, dans Le Monde (daté de mercredi), que ses collègues avaient succombé aux charmes des semenciers, au lobby de la firme Monsanto. Accusation qui a aussitôt "choqué" les sénateurs UMP. "Ces propos mettent en cause leur impartialité et ternissent leur honorabilité", a souligné le président du groupe. Bref, Monsanto semble parvenir à ses fins : les Grenelles de l'environnement et les promesses de Sarko à la poubelle, et des OGM sur toute la planète ! Un scandale, alors que dans le même temps, l'Etat français est attaqué en justice par des agriculteurs bio dont le champ de maïs a été contaminé par des OGM, alors que le premier champ OGM déclaré est à 30km! Malgré le fait que les européens n'en veulent pas, malgré tous les articles scientifiques prouvant la nocivité et le grand danger de ces cultures sur la biodiversité, malgré les reportages anti-Monsanto criant de vérités, ces 577 députés charmés et corrompus par la multinationale agro-alimentaire décideront d'ici lundi soir de quoi sera fait le futur de la France, et donc de l'Europe... Cela fait froid dans le dos... Terriens, il est grand temps d'agir...