montee des eaux

  • Nouvelle carte de la montée des eaux...

    Si ce qui est annoncé ci-après est juste, voici ce qui arriverait dans peu de temps :

    http://flood.firetree.net/?ll=51.8833,4.6472&z=10&m=30

    Alors que le réchauffement climatique ne semble plus maîtrisable, une nouvelle étude, qui se base sur des relevés géologiques passés, montre que le niveau des océans devrait considérablement augmenter dans le futur. Cette recherche a été publiée dans la revue Geology.

    L'histoire géologique de la Terre nous apprend que le niveau des océans n'est pas stable. Ainsi, il y a environ 100 millions d'années, au temps des dinosaures, à la fin du Crétacé inférieur, le niveau des océans était environ 100 à 150 mètres au-dessus du niveau actuel. Et il y a seulement 18 000 ans, lors de la dernière glaciation, il était inférieur d'environ 120 mètres.

    Une nouvelle recherche effectuée sous la direction du professeur de sciences de la terre et des planètes de l'université de Rutgers (New Jersey - USA), Kenneth Miller, nous apprend qu'en admettant que l'humanité parvienne à limiter le réchauffement planétaire à 2°C, ce qui apparait maintenant comme hautement improbable, les résultats de cette étude suggèrent que les générations à venir devront faire face à une montée du niveau de la mer de 12 à 32 mètres par rapport à son niveau actuel !

    Les scientifiques se sont basés sur l'étude de couches géologiques et de roches en Virginie (Etats-Unis), dans l'atoll d'Eniwetok dans le Pacifique et en Nouvelle-Zélande. Ils ont examiné les vestiges de l'ère Pliocène, il y a 2,7 à 3,2 millions d'années, à une période où le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère était à notre niveau actuel, avec des températures atmosphériques supérieures de 2°C à celles d'aujourd'hui. 

    Or, à cause des rejets massifs de gaz à effet de serre provenant de nos activités, la basse atmosphère se réchauffe rapidement et nous devrions donc connaître, dans seulement quelques décennies, un climat similaire à celui qui était présent il y a quelques millions d'années.

    Durant cette période, le niveau des océans était d'environ 22 mètres supérieur tout simplement parce qu'une grande partie des calottes glaciaires polaires avaient fondu : "La différence de volume d'eau libéré représente l'équivalent de la fonte de tout le Groenland et de la banquise de l'Antarctique Ouest, ainsi que d'une partie de la banquise marine d'Antarctique Est", a expliqué Richard Lane, directeur de programme de la division de géologie de la National Science Foundation (Etats-Unis), financeur de cette recherche.

    Rappelons que la fonte totale des calottes glaciaires entraînerait une montée d'environ 70 à 80 mètres.

    Le lien vers la carte interactive vous permet de voir ce qui sera sous eau, et par conséquent, d'anticiper dans vos achats immobilier. La Côte Belge aux portes de Bruxelles dans quelques décennies ? Ce serait incroyable ! Et pourtant...

    L'article dans son intégralité sur Notre-Planète.info

     

  • L'eau qui monte, qui monte, qui monte...

    La fonte des glaces se confirme, comme on peut le lire dans un article paru dans le Monde :

    "Les glaces du Groenland et de l'Antarctique perdent de leur masse à un rythme accéléré. C'est la conclusion d'une nouvelle étude réalisée à partir d'observations satellitaires, financée par la NASA et publiée mardi 8 mars, qui fait craindre une montée des océans plus importante que prédit jusqu'à présent."

    "Si les taux de fonte aux deux pôles continuent à ces rythmes durant les quatre prochaines décennies, la perte cumulée de glace ferait monter les océans de 15 centimètres d'ici à 2050, concluent les auteurs de cette étude publiée dans l'édition de mars des Geophysical Research Letters. Outre ces 15 centimètres, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires des montagnes ajouteraient 8 centimètres, sans oublier un accroissement de 9 centimètres résultant de la dilatation thermique des eaux. Finalement, les océans pourraient donc voir leur niveau monter de 32 centimètres d'ici à 2050, selon ces chercheurs."

    Cela signifie, en France, qu'Avignon sera en bord de mer ! Pour la Belgique, je ne pense pas qu'il y ai des études à ce niveau, mais il est certain qu'une bonne partie du territoire flamand sera sous l'eau.

    "Le fait que les glaces arctiques et antarctiques vont contribuer le plus à la montée des océans dans l'avenir n'est pas étonnant car elles contiennent beaucoup plus de glace que les glaciers des montagnes", note Eric Rignot, un chercheur du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie) et à l'Université de Californie à Irvine, l'un des principaux auteurs de cette communication. "Si les tendances actuelles persistent, les niveaux de la mer vont probablement être nettement plus élevés que ceux projetés par le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC) en 2007".

     

     

  • Les pieds dans l'eau, avec un rhume...

    Damoclès (Developping Arctic Modelling and Observing Capabillities for Long-term Environmental Studies) regroupe 45 laboratoires de 10 pays européens, des Etats-Unis et de Russie est un projet pilote de l'Union Européenne pour l'Année Polaire Internationale (API), qui vise à observer, comprendre et quantifier les changements climatiques en Arctique afin d'aider à la prise de décisions face au réchauffement de la planète. La plus importante et spectaculaire conclusion des observations réalisées par les scientifiques européens, depuis le début de la mission Tara en septembre 2006, prévoit "dans 10 à 15 ans, une fonte totale de la banquise en été, entre le mois de septembre et le mois de mai", selon Jean-Claude Gascard, océanographe et coordinateur du programme Damoclès. "Un recul spectaculaire de la banquise a été constaté à la fin de cet été. En deux ans, la banquise d'été qui s'étendait sur 5,5 millions de km2 (14 millions de km2 en hiver), a perdu 1,5 million de km2, a-t-il déclaré à l'AFP. "Cet été, note M. Gascard, il était possible de faire une traversée complète de l'Arctique entre le delta de la Lena (nord Sibérie) à l'Est et celui du Mackenzie (nord-ouest du Canada), sans rencontrer un seul morceau de glace dérivante. C'est une situation également sans précédent". Enfin, la formation de la banquise d'hiver accuse cette année un retard d'au moins un mois, une situation également inédite. Ces nouvelles données ont été recueillies par les chercheurs de Damoclès qui se sont rendus sur la banquise à bord de Tara en avril. Ils ont procédé à quantité d'analyses dans l'atmosphère, la neige, la glace, et dans les profondeurs de l'océan arctique. Mais c'est la fonte totale de la banquise en été qui aurait, selon Jean-Claude Gascard, la plus forte et inattendue incidence sur le climat d'Europe de l'ouest et donc la vie quotidienne de ses occupants, humains, faune et flore. Selon un enchaînement de causalités partant de l'absorption par l'océan de 80% de l'énergie solaire (autrement réfléchie par feu la glace en été), on passe à une fonte accélérée de la calotte glaciaire du Groenland qui entraînerait une élévation du niveau de la mer d'au moins 1 mètre. Mais, effet paradoxal et autre conséquence majeure, cet afflux d'eau douce bloquerait la montée des eaux chaudes et salées de l'Atlantique (circulation thermohaline) vers l'Arctique. Résultat pour le coordinateur de Damoclès: refroidissement de l'Europe occidentale de plusieurs degrés. Aux Pays-Bas, ils ont l'air d'être au courant : ils renforcent et remontent le niveau des digues et barrages. En Flandre par contre, on ne fait rien : on attend de voir ! La nouvelle côte belge s'étendra d'Anvers à Bruxelles. Ce sera moins loin, mais encore plus froid...

  • Sauve qui peut...

    Le gouvernement norvégien a rendu public vendredi les plans architecturaux de "l'Arche de Noé" végétale. Cette chambre forte est destinée à stocker l'ensemble des variétés de semences végétales existant sur notre planète en prévision de possibles catastrophes naturelles ou nucléaires. Elle sera construite sous le permafrost, à l'intérieur d'une montagne de l'archipel norvégien du Svalbard, au beau milieu de l'Arctique. Jusqu'à trois millions de semences, recueillis dans le monde entier, seront ainsi stockées dans deux pièces de 375 mètres carrés situées au bout d'un tunnel de 120 mètres et préservés à une température de -18 degrés Celcius. Dans chaque chambre, il y aura des rangées d'étagères métalliques sur lesquelles seront disposées des boîtes en plastique qui à leur tour contiendront les échantillons, rangés dans des emballages de polyéthylène et d'aluminium imperméables. Une porte triangulaire, faite d'acier et de ciment et illuminée par des œuvres d'art aux couleurs changeantes en fonction de la lumière, constituera l'entrée du lieu, sur le flanc de la montagne. "Nous avons pris en compte la hausse de la température (extérieure) et situé l'entrepôt si loin dans la roche qu'il sera dans le permafrost [sol gelé en permanence] et ne sera pas affecté" par les changements climatiques, a expliqué Magnus Bredeli Tveiten, responsable du projet à la Direction norvégienne des chantiers publics. Situé à environ 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, l'entrepôt ne sera pas endommagé en cas de fonte des glaces du Groenland et, par conséquent, d'une hausse du niveau de la mer. Certains experts prédisent que l'eau pourrait monter de sept mètres. Il ne devrait pas non plus être affecté par une éventuelle fonte totale des glaces de l'Antarctique, un phénomène qui pourrait faire monter le niveau de la mer de 61 m selon certaines estimations. La chambre forte résistera également à l'élévation des températures.La première pierre a été posée en juin. La construction devrait commencer en mars. L'inauguration est prévue pour la fin de l'hiver 2008. Jean-Marie Prosperi, professeur à l'Ecole nationale supérieure agronomique de Montpellier et coordinateur des collections végétales de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), avait nuancé l'intérêt d'un tel projet. Les semences ne pourront pas se conserver au-delà de 50 ans, avait-il pointé. Qui plus est, '"entre 30% et 50% des espèces ne sont pas conservables sous forme de semences dans la glace", dont les plantes tropicales, les arbres fruitiers et la vigne. La Norvège serait donc si pessimiste sur l'avenir de notre planète qu'elle bâti une arche de Noé végétale... Espérons qu'elle se trompe !