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  • Autorisation de remise sur le marché du glyphosate (Round-Up de Monsanto) par la commission européenne... Qu'ils en bouffent tous une cuillère..

    Les agences américaines et européennes continuent à avoir un avis différent sur le caractère cancérigène du glyphosate, le principe actif du Round-up et d'autres pesticides. C'est au tour de l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) de confirmer que caractère non cancérigène du glyphosate. Selon l'Agence, la molécule controversée est également non-mutagène et non-toxique pour la reproduction. Elle reste dangereuse pour les yeux et toxique pour la vie aquatique.

    Cette décision a fait bondir la députée européenne Michèle Rivasi, qui demande depuis un an à avoir accès aux « 75 études secrètes » utilisées par l'Echa, et précédemment l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa). « Aujourd’hui, l’Echa a aussi rendu son avis sur le glyphosate en se basant sur ces mêmes études non-publiées et avec des experts au sein de son comité qui sont en conflits d’intérêts. C’est indigne des agences européennes ! Le glyphosate est partout, dans nos champs, nos assiettes, notre urine. Nous avons le droit de savoir comment les autorités européennes en viennent à dire qu’il n’est probablement pas cancérogène alors que l’OMS affirme le contraire », proteste Michèle Rivasi.

    Cet avis a été rendu le 15 mars par le Comité pour l'évaluation des risques. ​Après une dernière étape de vérification interne, il sera présenté, d'ici à l'été, à la Commission européenne, qui doit à nouveau se pencher sur cet épineux dossier de renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du glyphosate. Fin juin 2016, face à l'absence de majorité claire des Etats membres et deux jours avant l'expiration de l'AMM du glyphosate, la Commission avait renouvelé cette AMM pour 18 mois, jusqu'à fin 2018. Source : article de Albane Canto sur Environnement-Magazine.fr

    Quand va s'arrêter ce cinéma de contre enquêtes truquées et financées par les multinationales ? Quand seront condamnés les pots de vin ?Quand seront publiées et mises à disposition de tous ces 75 études secrètes (et pourquoi secrètes ?) ? Quand seront virés les experts de ces commissions qui sont en conflits d'intérêts ? Quand est-ce que tout ce cirque tournant autour du fric va-t-il s'arrêter ?

    Les autorités européennes se rendent-elles compte que pareilles attitudes ne font que couler l'Europe un peu plus chaque jour, les citoyens européens étant dégoûtés de ces mauvaises pratiques indignes de notre époque et de notre continent ? 

    Et si le glyphosate est tellement inoffensif qu'ils le prétendent, que les membres de l'Agence européenne des produits chimiques, les euro députés et les membres de la commission européenne qui voteront pour l'autorisation de remise sur le marché soient obligés d'en prendre une cuillère tous les matins (vérifié par huissier) pendant un mois. 

    Et là, on risque de  s'amuser...

     

  • Le Round-Up de Monsanto enfin interdit en France...

    Décidément, quelle belle journée ! Je viens d'apprendre que le Round-Up est enfin interdit de vente en France. Cela fait 40 ans qu'il est commercialisé et qu'il fait des ravages au niveau environnemental et au niveau santé ! Il était temps !

    Pour celles et ceux qui l'ignorent, "Roundup est le nom commercial (nom de marque) d'un herbicide produit par la compagnie américaine Monsanto et commercialisé depuis 1975. Il est utilisé en épandage et peut l'être en pulvérisateur manuel.

    C'est un herbicide non sélectif, d'où le qualificatif d’« herbicide total », dont la substance active (herbicide) est le glyphosate. C'est un produit toxique, irritant et écotoxique. En France, il est considéré comme un cancérigène probable.

    Son usage massif par les agriculteurs depuis la fin des années 1990 (c'était alors l'herbicide le plus vendu au monde) a conduit à l'apparition de mauvaises herbes résistantes au glyphosate."

    Pour la Belgique, la même mesure devrait suivre assez rapidement. Pas trop tôt ! Les apiculteurs vont pouvoir être soulagés, et leurs abeilles aussi.

     

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    Je suis furieux contre Monsanto qui a trompé tout le monde en mentant sur la composition du Round-Up et en faisant établir de faux rapports d'innocuité du produit.

    Je suis furieux contre l'OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) qui n'a reconnu que le 20 mars 2015 le glyphosate comme "cancérigène probable", 40 ans après sa commercialisation ! Combien de milliers de cancers faut-il pour appliquer le principe de précaution ?

    Je suis furieux contre le monde politique (belge et européen) qui s'est laissé manipulé par les lobbies de l'industrie chimique pendant tant d'années, sans réagir ni vérifier quoique se soit. Et qui a fait l'autruche face aux lanceurs d'alertes.

    Je suis furieux contre les chaînes de grands magasins (Brico et autres) qui ont continué de vendre (sur un rayon entier) ce poison aux particuliers, alors que de fortes présomptions de nocivité et de cancers étaient démontrées.

    Je suis furieux contre l'Afsca, qui au lieu d'aller persécuter un honnête producteur de Herve au lait cru, ferait mieux d'analyser tous les poisons présents dans les produits industriels commercialisés par les multinationales chimiques et agro-alimentaires. 

    C'était mon coup de gueule du dimanche soir. Et cela fait du bien !

  • Lobby puissant et pouvoir corrompu...

    L’Union européenne a donné le feu vert à la commercialisation de 19 OGM, dont 11 de l’américain Monsanto. Une réforme prévoit que chaque Etat membre pourra individuellement les bannir.

    Tapis rouge pour Monsanto. L’Union européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

    Onze produits de la multinationale américaine Monsanto (soja, maïs, colza et coton) figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. Les huit autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

    Pas de majorité pour ou contre

    Ces autorisations « étaient en suspens », car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L’autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

    Si les gouvernements européens approuvent la réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l’utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM ne présentant aucun risque pour la santé animale et humaine dans l’ensemble de l’UE, solution réclamée par les grands groupes.

    Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto ».

    Source: L’Express

    Et comme les étiquettes "contenant des OGM" ne sont pas prêtes d'être apposées sur les emballages des denrées alimentaires de vos supermarchés préférés (toujours à cause du même lobby), il ne vous reste plus qu'à consommer BIO, pour être sûr de ne pas en avaler...

  • Bill Gates et Monsanto...

    "Les contributions du couple Bill et Melinda Gates et du milliardaire Warren Buffet font de la Fondation Gates la plus grosse fondation privée du monde. Elle est dotée de 40 milliards de dollars. Sur ces fonds, elle a consacré 3 milliards au développement agricole en Afrique depuis 2003. Dans un rapport publié en novembre 2014, l’ONG Grain s’est penchée plus en détail sur les subventions accordées par l’organisation philanthropique. Bilan: la fondation donne surtout au Nord. 5% seulement des dépenses vont directement au continent africain. La moitié des subventions vont à des organisations internationales. Et la plus grande partie des  budgets de recherche finance des laboratoires américains.

    La Fondation Gates a réagi en dénonçant un rapport "délibérément trompeur", soulignant  qu’il n’est pas besoin de financer des organisations africaines pour apporter de l’aide aux agriculteurs africains. Depuis qu’elle s’est lancée dans le développement agricole en 2006, la Fondation a annoncé la couleur: permettre la mise au point de 400 variétés améliorées pour sortir de la famine 30millions de personnes en Afrique. La recherche génétique est au centre de son projet.

    La fondation américaine s’est déjà attiré beaucoup de critiques lorsqu’elle a resserré ses liens avec Monsanto, le géant américain de la biochimie. Depuis 2010, elle a acquis des parts dans la multinationale. Et le directeur de l’équipe Recherche et développement agricole qui gère les subventions pour les semences améliorées de la Fondation Gates n’est autre qu’un ancien responsable de Monsanto.

    Mais le rapport de Grain va plus loin: il reproche à la Fondation Gates d’ouvrir des marchés en Afrique aux multinationales du Nord. Et particulièrement en créant, en 2006, avec la Fondation Rockefeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra). La Fondation Gates a versé 414 millions de dollars à Agra.

    "Cest une véritable filière de semences hybrides et d’intrants [herbicides, engrais de synthèse...] qu’Agra structure en finançant aussi bien la recherche que la création d’entreprises", explique Nora Binet, spécialiste du sujet au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

    La Fondation Gates est également devenue l’un des principaux financeurs du CGIAR, l’organisation internationale qui coordonne 15 centres de développement agricole, avec 720 millions de dollars injectés depuis 2003. En jeu, l’utilisation des réseaux locaux des centres du CGIAR pour diffuser des semences améliorées et les produits chimiques qui vont avec.

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    La Fondation Bill-et-Melinda Gates finance également de nombreux partenariats public-privés (PPP) avec des multinationales (DuPont, Cargill, Unilever, Nestlé, Coca cola, Olam…) dans des projets visant à transformer l’agriculture africaine, explique Nora Binet.

    La chercheuse constate ainsi une réorganisation du développement agricole qui donne "aux multinationales le rôle principal dans le cadre de PPP, facilités par les fondations fournissant un appui institutionnel et financier".

    De nombreuses ONG américaines et africaines et des organisations de producteurs dénoncent ces conflits d’intérêts. Une vingtaine d’entre elles l’ont encore rappelé le 12 octobre 2014, lors d’une rencontre internationale à Seattle. Dans une résolution, elles s’inquiètent des conséquences de cette stratégie pour l’Afrique, en particulier la perte de biodiversité liée à la monoculture de semences améliorées et à l’utilisation de produits chimiques.

    Selon la FAO (Food and agriculture organization), la perte de biodiversité est responsable de la malnutrition dans le monde. Or, selon Grain, pas un centime de la Fondation n’est allé à des programmes de développement conduits par des agriculteurs africains, même si ces derniers fournissent toujours 90% des semences du continent." Source : Article de Magali Reinert sur Novethic.

    Il est fort regrettable que le sympathique Bill Gates se soit à ce point lié avec Monsanto et d'autres multinationales du même acabit, qui, toutes, polluent les sols de la planète, empoisonnent les agriculteurs et les consommateurs, tout en éradiquant la biodiversité qui existe depuis des millénaires sur des territoires entiers...

    Il eût été mille fois plus malin et gratifiant d'instruire les agriculteurs africains à la permaculture et de favoriser la consommation locale, bio et de saison, en total respect avec l'environnement.

    J'avais écrit un mail à Bill Gates, il y a quelques années, pour lui demander, avec tout son argent, de racheter Monsanto et de transformer cette néfaste multinationale chimique en une multinationale Bio irréprochable. Je n'ai jamais eu de réponse et je pense savoir pourquoi...

  • Incidence en France des pesticides sur la fertilité humaine...

    La qualité du sperme des Français a diminué dans quasiment toutes les régions, selon une étude publiée ce lundi dans Human Reproduction par des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Une forte baisse de la concentration de spermatozoïdes – de près d'un tiers sur une période de seize ans – avait déjà été constatée au niveau national. Le phénomène a cette fois été analysé au niveau régional. Seules la Franche-Comté et la Bretagne ont connu une évolution positive.  

    Si l'Aquitaine arrive en tête des chutes de concentration, c’est en Midi-Pyrénées que le pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale est le plus faible de France. Les chercheurs donnent à cela une raison environnementale liée à l'utilisation de pesticides dans le monde agricole. 058_967979-36216330.jpg

    Midi-Pyrénées est en effet la deuxième région de France en terme de surface agricole cultivée et la première pour le nombre d'exploitations. L’Aquitaine, elle, arrive en tête pour le nombre d'emplois dans le secteur agricole et en deuxième position pour la surface agricole cultivée. "Il est très important de surveiller la qualité du sperme, car c'est un biomarqueur sensible aux expositions environnementales et corrélé à l'espérance de vie", a insisté le docteur Le Moal. (Lu sur Atlantico).

    Merci à Bayer, Sygenta, Monsanto, BASF et Dow Chemical qui représentent à eux cinq 75% du marché mondial de pesticides,  de nous avoir inondé de leurs produits chimiques toxiques ( il existe 900 substances homologuées -par qui ?-, réparties entre fongicides, insecticides et herbicides) pendant de si nombreuses années, d'avoir pollué nos sols et nos rivières, et de nous avoir empoisonné. 

    Merci aussi à tous ces agriculteurs, avides de cultures intensives à grand rendement, sans se fatiguer, qui ont abusé de ces produits sur leurs cultures pendant des années, et qui, aujourd'hui n'osent même plus manger ce qu'ils produisent, tant les plantes sont traitées et les sols morts.

    Et il aura fallu attendre que ces agriculteurs commencent à devenir malades pour qu'ils se remettent en question et passent maintenant au Bio... Quel gâchis...

     

  • Photos des manifestations anti-MONSANTO de ce samedi dans le monde...

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    Un succès planétaire...

  • Ce samedi à Bruxelles à 16h00, manifestation contre Monsanto...

    316295_598124783539379_565873685_n.jpgC'est aujourd'hui qu'à lieu la manifestation mondiale contre Monsanto. A 14h00 à Anvers, à 16h00 à Bruxelles, et partout dans le monde aussi.

    Monsanto, c'est la multinationale agro-alimentaire qui veut couvrir la planète de ses plantes OGM stériles, qu'il faut traiter avec des tonnes de pesticides toxiques, qu'on retrouve dans les aliments.

    Monsanto, c'est la multinationale agro-alimentaires qui veut supprimer la biodiversité mondiale en ne permettant plus la culture de toute plante qui n'aurait pas été enregistrée dans le registre européen à coup de milliers de dollars. Le pauvre paysan italien qui cultive la même espèce de tomates de père en fils, depuis des générations, va maintenant être poursuivi en justice parce que cette espèce n'est pas enregistrée et donc illégale ! 

    Et comme il n'a pas assez d'argent que pour faire enregistrer sa vieille espèce de tomate locale, celle-ci sera interdite et devra être remplacée par une magnifique tomate OGM F1 dont les pépins sont vendus par Monsanto et consorts. Bien joué de la part de ces multinationales qui veulent s'accaparer l'alimentation mondiale.

    Ce que je trouve grave, c'est que, partout dans le monde, les pouvoirs politiques appuient Monsanto et consorts dans cette démarche, et forcent la population à consommer une alimentation uniquement issue de produits OGM, à son insu, puisqu'ils refusent également de noter sur la liste des ingrédients des aliments la mention "contient des OGM".

    Mais ce que je trouve encore bien plus grave, c'est d'autoriser à 4 multinationales le pouvoir de produire les semences de l'humanité et de rendre illégales les milliers d'autres, qui elles, existent depuis la nuit des temps, sont adaptées à leur terroir et au climat de celui-ci, et offrent une multitude d'espèces, de formes, de goûts différents et admirables. C'est ce qu'on appelle la biodiversité, qui n'appartient à personne : c'est le patrimoine mondial de l'humanité que nous nous devons de léguer aux futures générations.

    Tout ceci vaut bien le fait de se révolter contre Monsanto, et d'aller manifester en famille à 16h00, pour montrer notre total désaccord avec ce qui se passe actuellement dans les coulisses de la commission européenne, qui appuie Monsanto comme jamais. Terriens, il est temps d'agir...

  • Tout nouveau : le gel Round-Up de Monsanto...

    Tout le monde sait que le round-up est un désherbant toxique pour l'homme, pour les animaux et pour le sol. Tout le monde connaît la multinationale Monsanto qui aurait aimé nourrir la terre entière avec ses plantes OGM non fertiles (obligé d'acheter des semences chaque année), et abondamment traitées au Round-Up, entre autre.

    Ne voilà-t-il pas que Monsanto tente aujourd'hui de convaincre les petits jardiniers que nous sommes d'utiliser les mêmes produits terrifiants. Et s'adapte au marché des particuliers avec ce gel de la mort - un désherbant total - pour combattre les quelques mauvaises herbes de nos jardins et potagers...

    Plutôt que d'appliquer ce gel nocif pour l'environnement sur la feuille de ce pauvre pissenlit, vous aurez plus vite fait de l'arracher tout simplement, avec sa racine. C'est moins cher, plus rapide et sans polluer votre lopin de terre.

    C'est inouï de voir ces multinationales sans scrupules inonder les écrans abrutissants des chaînes TV de publicités pour de tels produits aussi dangereux et néfastes, sans avertir le CON-sommateur des risques qu'il prend. Boycottez Monsanto et le Round-Up : votre jardin n'a vraiment pas besoin d'un tel arsenal chimique. Et votre corps non plus.370.png

  • Semaine mouvementée...

    Quelle semaine !

    L'affaire Cahuzac, tout d'abord, avec ce Ministre des Finances (PS) qui fraude, avec un compte personnel dans un paradis fiscal. Ensuite, l'origine douteuse de cet argent : provenant de multinationales pharmaceutiques, alors que Cahuzac délivrait, à l'époque, les autorisations de mise sur le marché de leurs nouveaux médicaments... Plus pourri que cela...

    Ensuite, le scandale des Offshore Leaks : plus de 2,5 millions de documents concernant près de 120 000 sociétés "offshore" ont été épluchés par les enquêteurs qui ont pu ainsi établir une liste de noms d'utilisateurs d'investisseurs offshore. Cela va faire du bruit...

    Fukushima, dont on parlera encore pendant des dizaines d'années, avec une panne électrique en début de semaine due à un pauvre rat radioactif qui s'est suicidé en mordant un câble, et une colossale fuite d'eau hautement radioactive en fin de semaine, qui rejoindra les nappes phréatiques ou l'océan. Ces techniciens de Tepco sont des bricoleurs, et le cartel nucléaire ignore toujours comment gérer cette situation critique. Et sans communiquer, bien sûr.

    Puis, il y a le Monsanto Act ! Un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l'agriculture aux Etats-Unis, qui provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l'environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s'opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si elles n'ont pas reçu d'homologation et sont de ce fait illégales. Où allons-nous ?

    L'actualité de cette semaine confirme, une fois encore, que ce sont bien les cartels financiers, industriels, pharmaceutiques et alimentaires qui dirigent le monde, et plus le petit politicien démocratiquement élu par le peuple. Cela ne peut plus continuer comme cela, on court droit dans le mur. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • 100 colonies d'abeilles décimées chaque jour en France...

    Le phénomène de disparition des abeilles est en train de prendre un tour dramatique. Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants : Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !

    En seulement 6 ans, le nombre d'apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles » d'après France Agrimer. C'est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre.

    La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd'hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol... Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n'existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

    Sans elles, c'est l'alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir. 

    Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd'hui clairement identifié et dénoncé par plus d'une quarantaine d'études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans.

    Il s'agit d'un groupe d'insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes. Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c'est-à-dire qu'ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu'ils soient.

    Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l'apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits. Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant...

    Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, - tuant ainsi des millions d'abeilles chaque année.

    C'est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles. Si cette résolution était adoptée par l'Assemblée Nationale, des millions d'abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l'écosystème et de l'alimentation des générations futures.

    Plusieurs de ses collègues soutiennent déjà l'initiative de Laurence Abeille, mais si nous ne faisons pas immédiatement et massivement pression sur les députés pour qu'ils co-signent cette proposition, elle sera rejetée. De leur côté, les lobbys de l'industrie des pesticides sentent l'étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu'on n'a pas d'autre choix que d'utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits...

    Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l'Assemblée Nationale.

    C'est pour cela que je vous demande d'interpeller dès à présent le député de votre circonscription, afin de lui demander de cosigner cette proposition de résolution. Même si vous ne résidez pas en France. C'est très simple, il vous suffit de suivre ce lien : http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php

    Et s'il vous plaît, transmettez cet email à vos contacts pour leur demander de faire pression à leur tour sur leur député pour qu'il co-signe la proposition de résolution pour mettre fin à cette hécatombe. Pour peser dans la balance face aux multinationales agrochimiques, la mobilisation doit être massive. Il faut que chaque député reçoive des milliers de messages provenant de citoyens électeurs de sa circonscription. Nous devons donner le plus d'ampleur possible à cette action primordiale. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Le vent tourne pour Monsanto et les OGM au Brésil...

    Royalties illégales, obligation d'étiquetage et publicité mensongère, la justice brésilienne sanctionne l'industrie sur les OGM. Les règles du jeu pourraient changer dans le pays, deuxième producteur mondial de cultures génétiquement modifiées.

    Au Brésil, plusieurs procès sur les OGM opposent les industriels aux agriculteurs et aux consommateurs. Et la justice donne surtout raison aux deux derniers. Sur le paiement des royalties versées à Monsanto d’abord, les agriculteurs du Rio Grande do Sul multiplient les plaintes contre le géant américain. Dans cet État, premier producteur de soja OGM, des dizaines d’organisations agricoles contestent les redevances sur leurs cultures. Ils ont eu gain de cause dans un premier procès, où Monsanto a été condamné à rembourser aux agriculteurs le double des royalties prélevées, au motif que ses brevets étaient expirés depuis 2010. En juin 2012, la Cour suprême a étendu ce verdict à l’ensemble du territoire brésilien.

    Mais la bataille est loin d’être terminée. Pour les agriculteurs, l’enjeu est d’arrêter de payer deux fois des redevances, au moment de l’achat des semences et au moment de la vente des récoltes. Cette « double peine » s’explique par l’histoire des OGM au Brésil. Les premières semences OGM étant entrées illégalement depuis l’Argentine, Monsanto n’avait pas pu recevoir des royalties sur la vente des graines. La compagnie décide donc de taxer un pourcentage de la récolte de soja, autour de 2-3%. C’est seulement après 2005 que le soja Roundup Ready est légalisé et qu’un marché des semences « soja RR » est formalisé. Mais la double redevance est maintenue. Pour les agriculteurs, Monsanto n’a aucune raison de continuer à se payer sur le volume de leur récolte.  D’autant que celui-ci peut être lié à leur travail ou à d’autres facteurs indépendants des semences. Ils dénoncent également la pratique consistant à tester les récoltes et taxer celle contenant des OGM, les contaminations entre leurs cultures OGM et non-OGM étant inévitables.

    Pour la multinationale, la redevance sur les récoltes doit être maintenue au motif que les agriculteurs replantent illégalement les semences de soja GM d’une année sur l’autre sans payer les royalties. La nouvelle variété de soja RR2 lancée par Monsanto pour la saison 2012-2013 a mis de l’huile sur le feu, les royalties étant cinq fois supérieures. Les syndicats agricoles sont ainsi en procès contre Monsanto pour supprimer cette deuxième redevance.

    Malgré leur défiance à payer des royalties, les agriculteurs brésiliens ont largement adopté le soja RR qui résiste à l’herbicide Roundup. Cet OGM représente près de 70 % du soja brésilien, dans les exploitations familiales et les grandes entreprises. Pour Gabriel Bianconi, responsable du dossier OGM à l’ASPTA, une l’ONG brésilienne dédiée l’agriculture familiale, le succès des OGM auprès des agriculteurs est principalement lié au fait qu’il n’y ait rien d’autre sur le marché. « Dans l’État du Rio Grande do Sul, de nombreux agriculteurs nous disent que, s’ils avaient le choix, ils retourneraient aux semences conventionnelles, pour éviter les royalties mais aussi les nombreux problèmes de résistances des mauvaises herbes au Roundup», explique pourtant Gabriel Bianconi. L’Embrapa, l’Inra brésilien, a en effet identifié près d’une dizaine d’espèces sauvages devenues résistantes au glyphosate, l’agent actif du Roundup, dans les zones de production de soja. L’ONG ASPTA est d’ailleurs en procès contre l’industrie sur des enjeux de biosécurité. « Mais nous avons beaucoup plus de mal à faire valoir nos arguments , regrette Gabriel Bianconi, malgré les évidences de la dissémination incontrôlée des OGM dans l’environnement ».

    Si les OGM vont continuer à dominer l’agriculture brésilienne, la coexistence entre cultures GM et conventionnelles devient un véritable enjeu, selon John Wilkinson, spécialiste des questions agricoles à l’Université fédérale rurale de Rio. La demande grandissante de soja non-OGM, en particulier du marché européen, change en effet la donne. « Certains gros acteurs du secteur se mettent à promouvoir les cultures conventionnelles », explique  l’expert. Dupont et Bunge ont en particulier créé la compagnie Solae qui fabrique des produits diététiques et pour bébé à base de soja sans OGM.

    Deux autres jugements récents concernent la défense des consommateurs. En aout 2012, Monsanto a été condamné à payer 200 000 euros pour publicité mensongère pour avoir affirmé que l’utilisation conjointe du soja RR et du Round up était bénéfique à la préservation de l’environnement. En aout encore, un autre verdict a renforcé l’étiquetage des produits contenant des OGM. Depuis 2004, le Brésil impose de signaler la présence de plus de 1 % d’OGM dans un produit par un T dans un triangle jaune. L’industrie a mis plusieurs années à se soumettre à la règle, mais aujourd’hui le sigle trône dans les rayonnages. Or, le tribunal fédéral vient de durcir encore les règles en imposant un étiquetage mentionnant le pourcentage d’OGM, même s’il est inferieur a 1 %. L’industrie agro-alimentaire a fait appel. Source Novethic Magali Reinert .

    Sigle

     

     

     

     

     

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  • J'autorise les OGM pour les autres, mais je mange Bio...

    Aux USA, Monsanto a placé des pions partout. Il vous suffit de cliquer sur le graphique pour vous apercevoir de l'étendue de la mainmise de la multinationale agro-alimentaire dans tous les milieux décisionnels américains.

    Et ne me faites pas croire que la situation est différente sur les autres continents. Corruption, pots de vins, faux rapports d'analyses, expérimentations truquées : tout ce qu'il faut pour permettre à Monsanto de réaliser son rêve, nourrir la planète entière !

    En attendant, on apprend dans l'article dont le lien est ci-dessous, que tous ces responsables, y compris les Présidents des Etats-Unis depuis Carter, mangent Bio et évitent de consommer des produits de l'industrie agro-alimentaire ! Pas d'OGM, pas de fructose, pas de graisses hydrogénées, pas de conservants ni de traces de pesticides pour ceux qui connaissent la nocivité réelle des produits qu'ils autorisent pourtant pour alimenter le monde ! Terriens, arrêtez de faire l'autruche et examinez ce que vous mangez...

    Source : http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2012/10/09/ge-food-supporters-insist-organic-foods.aspx

  • Gilles-Eric Séralini : Comment un OGM, un pesticide et un système peuvent être toxiques...

    Dans le domaine de la toxicologie alimentaire, Food and Chemical Toxicology est sans aucun doute la revue la plus réputée au monde. Son comité de lecture a étudié quatre mois durant notre étude et pris soin de nous demander des analyses complémentaires avant d'accepter de la publier (Tous cobayes, Flammarion, 256 p., 19,90 euros).

    Nos résultats ont montré la nocivité d'une absorption sur le long terme d'un organisme génétiquement modifié (OGM) alimentaire, le maïs NK603, et de l'herbicide qui lui est associé, le Roundup. Il s'agit de la première étude toxicologique menée sur deux ans et fondée sur un tel nombre de paramètres biologiques, d'analyses anatomo-pathologiques, etc. A ce jour, plus de 160 scientifiques du monde entier nous ont apporté leur soutien ou souligné l'originalité de notre travail, dont l'unique statisticien de l'Académie des sciences.

    En moins de trois semaines, différentes agences chargées de l'évaluation de ces substances ont nommé des sous-comités qui viennent de discréditer notre recherche. Ainsi peuvent-ils ne pas interdire l'OGM et le pesticide en question...

    Néanmoins, il y a un premier pas : l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) appellent à tester dorénavant à long terme ces substances. Ce que quelques autres et moi-même n'avons cessé de réclamer depuis quinze ans. Les citoyens savent désormais que la science "digne" et "bonne", les autorités garantes de leur santé, n'ont jusqu'à présent pas cru bon de devoir l'exiger.

    En 2003, ces mêmes comités ont accepté la mise sur le marché par Monsanto dudit maïs NK603 à partir de tests réalisés sur une durée huit fois inférieure à celle de notre étude, sur la même souche de rats (le Sprague Dawley, qui est le mammifère utilisé dans les expériences de ce type) et des groupes d'animaux analysés n'excédant pas dix individus (comme dans notre étude). Que le nombre de paramètres biologiques et d'organes analysés ait été très largement inférieur aux nôtres ne les a nullement empêchés de donner leur feu vert (je siégeais à l'époque à la commission du génie biomoléculaire). C'est du Dr Jekyll et Mr Hyde !

    Ces agences reprochent à notre étude une faiblesse statistique, elles qui n'ont jamais exigé des industriels le dixième de ce qu'elles nous intiment de fournir aujourd'hui, elles qui ont même accepté, sans sourciller, des tests sanitaires de quatre-vingt-dix jours ou moins, menés sur des groupes de quatre ou cinq rats, par exemple pour la mise sur le marché de la pomme de terre Amflora (EFSA, 2006) !

    Elles ont même parfois donné leur accord sans qu'il y ait eu tests sur des animaux. Elles nous réclament des détails encyclopédiques sans lesquels il leur "serait impossible de conclure à la validité de nos résultats", mais n'ont jamais exigé des industriels la simple transmission publique des analyses de sang dont elles ont pourtant confirmé qu'elles ne révélaient rien. Ce sont elles qui ont entretenu l'omerta des industriels sur les données sanitaires de leurs tests. "Secret industriel oblige", rétorquent-elles.

    Surtout lorsqu'on est juge et partie et qu'aucune loi n'empêche les scientifiques ayant des conflits d'intérêt de siéger dans des commissions d'intérêt national ou international... Mais qui s'offusque de ces collusions, de cette absence de transparence préjudiciable à la santé publique, donc aux citoyens ?

    La science "digne" et "bonne" ne s'arrête pas en si tordu chemin : l'ensemble des six académies scientifiques – ou plus exactement, d'après témoins, deux personnes par académie et pas en séance plénière... – a rendu un avis sur notre étude. Tout y prête à commentaire, aussi m'arrêterai-je seulement sur trois points.

    1. "Il serait particulièrement dangereux d'évoquer une nécessité éventuelle d'expériences à long terme à l'occasion de cet article...".

    On croit cauchemarder en boucle. Ces académiciens qui, en leur temps, ont minimisé les dangers de l'amiante, etc., ne sont même pas capables de préconiser le minimum du minimum, des tests obligatoires de trois petits mois pour la mise sur le marché d'un OGM ; ni d'imposer qu'un pesticide soit testé dans sa formulation commerciale, tel que l'agriculteur ou le jardinier l'utilise (ce que nous avons fait dans notre étude).

    Car l'industriel n'a l'obligation de tester à long terme que la molécule active (le glyphosate dans le cas du Roundup). Des adjuvants sont intégrés pour potentialiser l'effet d'un produit chimique ou d'un vaccin, mais cette synergie n'a aucune conséquence sur les organismes vivants... C'est bien connu puisque ce n'est pas testé.

    2. Contrairement à ce qu'ils me reprochent, je n'ai pas employé indifféremment les mots "tumeur" et "cancer" dans notre étude : le Roundup s'avère un perturbateur endocrinien, et nous avons constaté qu'il provoquait plus de cancers chez les femelles que chez les mâles.

    3. "La mobilisation médiatique savamment orchestrée autour de travaux sans conclusion solide pose un problème éthique majeur." Vraiment ?

    Mais minimiser les effets sanitaires, fermer les yeux sur les lacunes du système d'évaluation et les conflits d'intérêts, soutenir l'omerta industrielle, est-ce éthique et responsable ? Enfin, qui peut penser que nous avons organisé la médiatisation de nos résultats simultanément en Russie et en Inde, pays qui ont pris immédiatement des mesures sur les OGM agricoles, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Canada, en Afrique, et j'en passe ?

    Des personnes "expertes" sont allées jusqu'à demander, avec une violence exceptionnelle dans notre milieu, à l'éditeur de Food and Chemical Toxicology de retirer notre publication. Certains comprendront pourquoi nous avons choisi de ne pas avertir à l'avance les autorités sanitaires du pays : si nous l'avions fait, c'est l'étude elle-même qui n'aurait pu être conduite jusqu'à son terme. Et il importe plus que jamais que notre étude soit examinée et prolongée, mais par des scientifiques indépendants.

    On lit ici ou là que des millions d'animaux et d'Américains mangent des OGM tous les jours depuis des années, sans conséquence aucune : comment proférer une telle contre-vérité ? Outre-Atlantique, les filières ne sont pas séparées, les OGM pas étiquetés, aucune épidémiologie n'est donc possible.

    La transparence des données sanitaires, les études de long terme et l'expertise contradictoire sont des nécessités absolues. Nous pouvons contribuer à les mettre en place. L'explosion des maladies chroniques depuis une soixantaine d'années devrait inciter nos responsables politiques à prendre en compte les alertes en matière de santé et d'environnement, et à ne pas cautionner la réfutation précipitée, la mise au pilori organisée.

    C'est de conscience et de solidarité que notre société a besoin ; en un mot, de sagesse. Les scientifiques ont le droit de se tromper. Mais ils ont le devoir d'éviter ce qui peut être évitable : la plupart des grands scandales de santé publique le sont. La science que je pratique n'est pas faite pour nourrir l'ogre insatiable de la finance mais pour protéger les êtres humains d'aujourd'hui et de demain. (Article de Gilles-Eric Séralini, Professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, Criigen, paru dans Le Monde de ce week end).

  • Les moissons du futur, ce soir sur ARTE...

    Ce soir sur ARTE, à 20H50, première diffusion du film  "Les moissons du futur".

    Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie dans différents points du globe. Un film plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire.

    Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ? Une émission de télévision a convaincu Marie-Monique Robin de poursuivre ses investigations sur l'urgence de produire autrement. 

    Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu'aucune alternative aux pesticides n'était possible et qu'une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ?

    Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux — pollution, énergie et santé publique — ne sont jamais pris en compte.

     

  • Monsanto, la fin ?

    Le géant de l’agrochimie Monsanto a publié mercredi une perte pour le quatrième trimestre de son exercice fiscal à fin août, suite à une baisse saisonnière de ses ventes, et s’est montré prudent pour le prochain exercice 2013.

    Le producteur de semences de maïs, de soja et autres cultures génétiquement modifiées a annoncé un objectif de bénéfice situé entre 4,18 et 4,32 dollar par action pour le prochain exercice, alors que les analystes attendaient un chiffre plus proche de 4,38 dollars.

    Son chiffre d’affaires a atteint 2,11 milliards de dollars pour l’exercice terminé le 31 août, en baisse par rapport aux 2,25 milliards de la même période de 2011, conséquence d’une baisse des ventes de semences de maïs et de matériel génétique. 

    Monsanto a publié une perte trimestrielle de 44 cents par action, à périmètre constant, hors charges de restructuration, plus lourde que la perte de 22 cents par action essuyée un an auparavant, mais conforme au consensus des analystes.

    La perte nette a atteint 229 millions de dollars, soit 42 cents par action, sur le trimestre, contre une perte de 112 millions de dollars, ou 21 cents par action, un an auparavant.

    Ses ventes de semences de maïs et de matériel génétique ont chuté de 12% au quatrième trimestre par rapport à la même période de 2011 et ses ventes de coton de 84%.

    En revanche, ses ventes trimestrielles de soja ont augmenté de 48% et celles semences de légumes de 26% sur un an.

    L’action perd 2,9% à 87,930 dollars vers 14h30 GMT. (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Gilles Guillaume). Source : fr.reuters.com. Article relayé par : Tanka pour TerreSacrée

    OGM : Séralini ne fournira rien de plus à l’Efsa

    Le chercheur français Gilles-Éric Séralini, qui a dirigé une étude-choc sur un maïs OGM de Monsanto, a indiqué jeudi qu’il ne donnera aucune donnée supplémentaire à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) à qui il demande de publier ses propres éléments.

    À la question : « Allez-vous fournir à l’Efsa davantage d’informations sur votre étude comme elle vous le demande ? », le professeur de l’université de Caen a répondu : « Nous attendons qu’ils fournissent ceux (les éléments) qui ont permis d’autoriser cet OGM et ce pesticide en particulier, mais aussi les autres OGM. » Source : www.lepoint.fr


  • OGM, Monsanto, Round-Up, la suite de la saga...

    "L'étude choc sur les effets des OGM sur les rats, conduite par le biologiste Gilles-Eric Séralini, a déclenché, mercredi 19 septembre, une tempête médiatique. Au point de pousser le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, à déclarer vouloir revoir les procédures d'homologation des organismes génétiquement modifiés au sein de l'Union européenne. Néanmoins, une partie de la communauté scientifique, qui ne cache pas son scepticisme, appelle à la prudence.

    Pour Gérard Pascal, ancien toxicologue spécialiste des OGM à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), aujourd'hui consultant pour des entreprises agroalimentaires, cette étude, qui suggère des effets délétères sur le rat liés à la consommation de maïs NK603 (tumeurs mammaires, troubles hépatiques et rénaux, espérance de vie réduite) présente de "très sérieuses lacunes, qui invalident ses résultats". Etrait d'un article paru dans Le Monde de ce week-end.

    Cette communauté scientifique me fait bien marrer. Non seulement, ils ont autorisé l'envahissement des OGM dans l'alimentation européenne, en criant haut et fort qu'il n'y avait aucun danger, mais en plus, ils n'ont jamais été fichus  de tester ces OGM pendant une période de plus de trois mois ! Or, en trois mois, il n'y a rien qui se passe ! C'est trop court pour voir apparaître les effets désastreux des OGM sur la santé animale et humaine.

    Par contre, ils sont les premiers à dénoncer toute étude incriminant les OGM, pour vices de formes et process non respectés ! Culottée, cette communauté scientifique à la botte des grandes multinationales, dont le conflit d'intérêt latent empêche de crier la vérité.

    Comme on ne va pas attendre 2 nouvelles années pour vérifier si les OGM sont aussi nocifs que le prouve cette dernière étude, il faut absolument appliquer le principe de précaution et bannir tout OGM de notre alimentation et de celle du bétail (80% du bétail français est nourri d'OGM !). 

    Cela nous laissera le temps de voir apparaître de nouvelles études, sponsorisées par Monsanto et consorts, dont les conclusions truquées seront à l'opposé de ce qui vient d'être démontré. Il est vraiment temps que l'Europe se dote d'un organisme VRAIMENT indépendant, et capable de mener de telles études sans aucune pression des lobbies politiques, agro-alimentaires, pharmaceutiques, ou nucléaires.

    Terriens, il est temps d'agir...

  • C'est qui ce gars qui prouve la nocivité des OGM et du Round-Up ?

    "Gilles-Éric Séralini est un chercheur de nationalité française né en 1960. Il est professeur de biologie moléculaire depuis 1991 et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et co-directeur du Pôle Risques de l'université de Caen (pôle associé au CNRS). Il s'est fait notamment connaître pour ses études sur les OGM et les pesticides.

    Après des études à Nice, Gilles-Éric Séralini soutient sa thèse de doctorat en biochimie et biologie moléculaire à l'université de Montpellier-II en 1987. Il a été élevé au rang de chevalier de l’ordre national du Mérite en 2008, sur proposition du ministère de l’Écologie pour l’ensemble de sa carrière en biologie.

    Gilles-Éric Séralini est président du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN).

    Il est expert depuis 1998 pour le gouvernement français, l'Union européenne et plus récemment pour le Canada et l'Inde. En 2003, la Commission du génie biomoléculaire a refusé à plusieurs reprises de rendre public les comptes-rendus détaillés des réunions où il évaluait les OGM destinés à être commercialisés en Europe.

    Il est principalement connu pour ses travaux sur la toxicité de l'herbicide Round Up sur des cellules en culture. Il est particulièrement actif par ses prises de position très opposées à l'utilisation des plantes génétiquement modifiées en agriculture.

    Gilles-Éric Séralini est le premier à avoir réalisé des tests statistiques indépendants sur des produits de la firme Monsanto. Il suggère que le maïs Monsanto MON 863, produisant une protéine insecticide d'origine bactérienne, provoquerait des signes de toxicité hépatique et rénale chez les animaux qui en consomment : une augmentation de 20 à 40 % des graisses dans le sang des femelles, de 10 % du taux de sucre, de la masse pondérale du foie et du corps. Par ailleurs, les reins sont le plus touchés chez les mâles, ce qui provoque une perte de poids.

    Des tests comparables ont mis au jour des différences au niveau du foie et des reins avec le colza GT 737. En novembre 2007, les experts financés par Monsanto ont avoué qu'ils n'avaient pas jugé ces effets graves parce qu'ils n'étaient pas identiques entre les mâles et les femelles. Ces travaux controversés mettent en question la compétence des agences gouvernementales qui se sont prononcées en faveur des OGM." (Source Wikipedia).

    Cela fait des années que des articles sont publiés sur ce blog, prouvant la nocivité des OGM. Des années que je dénonce le rôle occulte des Commissions chargées d'examiner les rapports et de décider, ce qui n'est pas rien, si les OGM peuvent prendre place dans l'alimentation. Des années que je crie au scandale contre les trusts, les ententes-politico-industrielles, les pots-de-vins, l'arrogance de Monsanto et ses pratiques douteuses et impunies. Des années que je critique l'obligation d'inscrire toutes les semences consommables sur terre dans un catalogue officiel, afin que seules, les multinationales semencières nourrissent le monde, au détriment des variétés Bio, des variétés ancestrales, de la biodiversité mondiale, patrimoine de l'humanité.

    Des années aussi que je dis que le monde change et que cette Troïka politico-industrielle va s'écrouler et sera jugée. Tout comme le cartel bancaire et le cartel nucléaire. Et le monde change : on y arrive. Mais qu'est-ce qu'il aura fallu comme temps pour les faire tomber... Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Monsanto condamné pour empoisonnement...

    Le 27 avril 2004, Paul François, céréalier charentais, ouvre la cuve de son pulvérisateur : il reçoit au visage des vapeurs de Lasso, puissant désherbant produit par Monsanto (retiré de la vente en 2007 en France mais dès les années 1990, au Royaume-Uni et en Belgique par exemple). Pris de nausées et d’évanouissement, l'agriculteur sera victimes de différents troubles  (bégaiement, vertiges, maux de tête, troubles musculaires), l'obligeant à cesser son activité durant une année. En 2008, il réussit à faire reconnaitre ses troubles comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole (MSA) et est considéré comme invalide à 50 %.Il souffre encore aujourd'hui de troubles neurologiques. 

    Suite à cette reconnaissance par la MSA, Paul François porte plainte en 2007 contre ceux qu’il considère responsables devant la justice : la firme américaine Monsanto, fabricant mondial de pesticides et de semences OGM. Hier, lundi 13 février, le tribunal de grande instance de Lyon lui a donné raison et a reconnu la responsabilité de la société Monsanto. Des dommages et intérêts devront lui être versés. C'est la première fois que Monsanto aura à indemniser une victime des pesticides. La société a fait appel de cette décision.

    Ce jugement constitue un espoir pour d'autres victimes. Depuis son accident, Paul François s’est investi pour les défendre (il est aujourd’hui président de l’assocation Phyto-victimes) et inciter les agriculteurs à adopter les principes d’une agriculture durable, saine pour tous et pour l’environnement. L’année dernière, Yannick Chenet, viticulteur, est décédé d’une leucémie qu'il pense liée à des expositions répétées aux pesticides. Mais pour ces cas liés à des expositions répétées, il sera plus difficile à prouver le lien de causalité avec le ou les pesticides. 

    Néanmoins, de nombreuses associations se sont réjouies de cette décision. Le parti Europe Ecologie les Verts en appelle "au législateur pour enfin introduire dans le droit français la possibilité des "class actions", ou actions de groupe. Celles-ci permettraient à minima aux citoyens de pouvoir essayer de se battre à armes égales avec de grandes firmes telles que Monsanto". Article de Yamina Saïdj. Sources : Communiqués de presse "Générations Futures" et "Europe Ecologie les Verts" - février 2012.

    Ce même principe devrait permettre de responsabiliser les multinationales pharmaceutiques qui nous empoisonnent avec  l'aluminium de leurs vaccins, les multinationales agro-alimentaires qui font de même avec toutes les molécules chimiques néfastes ajoutées aux aliments, les multinationales industrielles et chimiques qui polluent l'environnement, et le cartel nucléaire aussi.

    Savez-vous que Tepco ne reconnaît toujours pas être responsable de Césium 137 disséminé partout suite à l'accident de Fukushima ? Un peu fou, non ? Il est grand temps de remettre de l'ordre parmi ces multinationales qui se croient au-dessus des lois, puisqu'ils les font et de leur faire assumer leurs responsabilités !

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Alain Lompech et le Round-up...

    Au journal Le Monde, Alain Lompech  tient depuis quelques années une rubrique qui lui a valu admiration et tendresse de tous les amoureux des belles plantes. Oui, la rubrique jardinage, c’est lui qui y veille, dans Le Monde Magazine. 

    Dans la rubrique de ce week-end, consacrée à l'Art du Gazon, et en évoquant les boutons d'or qui pourraient apparaître au beau milieu de votre pelouse, il n'hésite pas à conseiller l'usage d'un désherbant, et un seul : le Round-Up de Monsanto ! Comment ose-t-il ?

    La revue scientifique américaine, Chemical Research in Toxicology, a publié en décembre une étude de l’équipe du Professeur Gilles Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen qui affirme que le Roundup, premier désherbant vendu au monde, est dangereux pour la santé humaine même à dose infinitésimale. Le round-Up est un produit hautement cancérigènes pour l’homme (par l’empêchement de respiration cellulaire) provoquant lymphomes, malformations, dégénérescences multiples.

    Quant aux sols, ce désherbant miracle dont la matière active, le glyphosate, est censée être inactivée au contact de la terre constitue en réalité le pire des poisons pour l’environnement. Car c’est en réalité au contact des autres composants du Roundup que le glyphosate se démultiplie, provoquant pollution et stérilité des hommes, comme des sols.

    "Nous avons travaillé sur des cellules de nouveau nés avec des doses de produits 100.000 fois inférieures à celles avec lesquelles le jardinier lambda est en contact. Les Roundup programment la mort des cellules en quelques heures", a déclaré à l’AFP Gilles-Eric Séralini.

     Le scientifique est d’autant plus inquiet que Monsanto développe une gamme de cultures génétiquement modifiées pouvant être traitées aux différents Roundup. La Commission européenne a ainsi autorisé le 4 décembre l’importation et l’utilisation dans l’UE à des fins alimentaire du soja génétiquement modifié MON89788 de Monsanto.

    Le glyphosate, l’ingrédient actif du Roundup, le désherbant le plus vendu dans le monde, provoque des malformations chez les embryons de grenouilles et de poulets à des doses beaucoup plus faibles que celles utilisées dans la pulvérisation agricole et bien en-dessous des niveaux limites maximum de résidus dans les produits actuellement approuvés par l’Union Européenne.

    C’est ce que rapporte une étude publiée début 2011 par le groupe du professeur Andrés Carrasco, directeur du Laboratoire d’Embryologie Moléculaire de l’Ecole de Médecine de l’Université de Buenos Aires et membre du Conseil National de la Recherche Scientifique et Technique d’Argentine.

    Carrasco a été amené à étudier les effets du glyphosate sur les embryons suite aux taux élevés de malformations dans les zones rurales de l’Argentine, là où le soja transgénique résistant au Roundup (“Roundup Ready”, RR) est cultivé en grandes monocultures régulièrement pulvérisées par les avions. 

    Lors d’une conférence de presse durant la 6ème conférence européenne des régions sans OGM au Parlement Européen à Bruxelles, Carrasco a dit : "Les résultats obtenus en laboratoire correspondent aux malformations observées chez les hommes exposés au glyphosate pendant la grossesse." Ces problèmes ont commencé à être signalés en 2002, deux années après l’introduction à grande échelle du soja RR en Argentine. Les animaux sujets aux expériences partagent les mêmes mécanismes de développement que les hommes. Les auteurs ont conclu que les résultats soulèvent des "préoccupations à propos des découvertes cliniques effectuées sur les enfants des populations exposées au Roundup dans les zones agricoles." Carrasco ajouta, "Je pense que le classement de la toxicité du glyphosate est trop faible. Dans certains cas, il peut agir comme un puissant poison."

    La teneur maximale en résidus (LMR) autorisés pour le glyphosate dans le soja dans l’UE est de 20 mg / kg. Le niveau a été augmenté de 200 fois de 0,1 mg / kg à 20 mg / kg en 1997, après la commercialisation du soja RR OGM en Europe. Carrasco a constaté des malformations chez les embryons à l’injection de 2,03 mg / kg de glyphosate. Le soja peut contenir des résidus de glyphosate jusqu’à 17mg/kg.

    Carrasco est aussi co-auteur d’un rapport, “Soja transgénique : Durable ? Responsable ?” publié le 16 septembre par un groupe de scientifiques internationaux. Le rapport documente une grande partie des preuves mises à jour par les recherches scientifiques à propos de l’impact négatif sur la santé et l’environnement du soja RR transgénique et du Roundup.

    Commentaire : "Concrètement, dans leurs résultats préliminaires, les chercheurs observent une diminution de la taille des embryons et de sérieuses altérations céphaliques. L’étude note aussi des altérations dans les mécanismes de formation de neurones précoces, par une diminution de neurones primaires compromettant le développement correct du cerveau, et entraînant des altérations de la fermeture normale du tube neural ou d’autres déficiences du système nerveux. Elle continue en précisant que des malformations intestinales et des malformations cardiaques ont aussi été observées, ainsi que des altérations dans la formation des cartilages et des os du crâne, compatible avec une augmentation de la mort cellulaire programmée. Ces résultats impliquent que le glyphosate affecte l’ensemble des cellules qui ont pour fonction la formation des cartilages et ensuite des os du crâne." 

    Comment Alain Lompech, journaliste au Monde, et amoureux de la nature (enfin, je suppose) ose-t-il faire la publicité d'un tel produit et d'une telle firme ? Et pourquoi pas une bombe au phosphore pour éradiquer ces malheureux petits boutons jaunes sur votre beau gazon vert ?

    Conclusion de cet article : boycottez les produits Monsanto, car ils sont très toxiques et cancérigènes. Et tournez-vous vers des désherbants Bio.

    Seconde conclusion : ne croyez pas aveuglément ce que l'on vous raconte dans la presse. Vérifiez par vous-même et appliquer le principe de précaution, plus que jamais.

    Troisième conclusion de cet article : boycottez tous les aliments au soja. Vous ne savez pas s'ils sont produits à partir de soja OGM (on ne doit pas l'indiquer sur l'étiquette). Et comme il y a de grandes chance qu'ils le soient, ils sont donc traités au Round-Up, avec toutes les conséquences énumérées plus haut. Seul le soja Bio est sain.

    Quatrième et dernière conclusion : La teneur maximale en résidus (LMR) autorisés pour le glyphosate dans le soja dans l’UE a été augmenté de 200 fois en 1997 pour permettre d'importer le soja OGM traité au Round-Up. Ceci prouve une fois de plus que la Commission européenne se fout de votre santé. Seule compte la santé économique de Monsanto et de quelques autres multinationales agro-alimentaires ou pharmaceutiques.

    Terriens, il est temps d'agir...


     

     


  • Nous devons tous réagir...

    Alors que la Coalition des Clowns Psychopathes lance une nouvelle guerre humanitaire “pétrole contre dommages collatéraux civils” (et quelle coïncidence: le jour anniversaire du lancement de la seconde guerre d’Irak par le Président George Bush, le 20 mars 2003!) et que les médias à la solde de la mafia globaliste ont sifflé la fin de l’alerte nucléaire, peut-on encore dénoncer décemment, une fois de plus, les méfaits du Nécro-Codex Alimentarius?

    Alors que les guerres à l’uranium sévissent depuis 66 ans, allons-nous fermer les yeux, une fois de plus, lorsque la Coalition des Clowns Psychopathes lancera des bombes libératrices à uranium appauvri sur la Libye comme ils l’ont fait pour le Kosovo, le Liban, l’Irak et l’Afghanistan?

    Alors que la plume radioactive de Fukushima est en train de se répandre sur tout l’hémisphère nord, allons-nous laisser la mafia globaliste nucléariser la biosphère et la planète entière et la laisser contaminer l’atmosphère, les océans, les nappes phréatiques et les sols (donc les légumes, les fruits, les céréales, etc) et mutagéner à jamais l’espèce humaine? 

    Alors que les pesticides sont en train de détruire inexorablement la race humaine, allons nous laisser les multinationales et les Etats nous imposer leur Nécro-Codex Alimentarius? 

    Pour mémoire, c’est en novembre 1961 (et non pas en 1963) que le Codex Alimentarius fut confié à la FAO et à l’OMS, deux commissions de l’ONU strictement inféodées aux multinationales de l’agrochimie et de la pharmacie. Rappelons que 1961 fut non seulement l’année des premiers essais nucléaires Français mais aussi l’année de la création de l’UPOV, de la PAC, de l’OCDE, l’année de lancement des pseudos “révolutions vertes” et l’année du remaniement du GNIS. L’année 1961 fut véritablement un très bon crû pour les Autorités. 

    Grâce au Codex Alimentarius, les multinationales et leurs valets d’Etat ont pu imposer, aux peuples de toute la planète, les chimères génétiques, les fertilisants de synthèse et les pesticides (herbicides, fongicides, insecticides, nématocides...). Grâce au Codex Alimentarius, les multinationales et leurs valets d’Etat vont maintenant réguler les plantes médicinales et les compléments alimentaires au bénéfice de l’industrie, en général, et de l’industrie pharmaceutique, en particulier. 

    Quel est le dénominateur-détonateur commun entre le “nucléaire civil”, les bombes à uranium appauvri et le Codex Alimentarius: c'est une Humanité Cancérisée et Mutagénée.

    Que faire? Devons-nous signer la pétition “Défense des médecines naturelles” mise en ligne par un groupe d’industriels courageux mais anonymes? L’ennui avec les pétitions virtuelles, c’est que les psychopathes ne peuvent pas s’en servir pour allumer leur barbecue.

    Les lecteurs et lectrices intéressées par cette problématique de “défense des plantes médicinales et des compléments alimentaires” sont invitées à consulter les divers articles de Sylvie Simon, de Thierry Thévenin et de Michèle Rivasi sur le site de Liberterre, dans la rubrique Nécro-Codex. 

    L’un des premiers numéros de la “Gueule Ouverte” titrait en octobre 1973 “Quelle Terre laisserons-nous à nos Enfants?” On pourrait tout aussi bien titrer, aujourd’hui, “Quels Enfants laisserons-nous à notre Terre?” 

    Des enfants affamés, pesticidés, cancérisés, stérilisés, mutagénés, vaccinés, virtualisés… mais baignant dans la béatitude parce que libérés par la Coalition des Clowns Psychopathes. 

    N’est-il pas grand temps de déclarer ouverte la chasse aux prédateurs?


    Allons-nous attendre que l'industrie alimentaire lance une nouvelle certification et de nouveaux cahiers de décharge pour nous proposer "notre poison quotidien" sur un mode "non-radioactif", ou sur un mode "légèrement radioactif au césium 137" ou bien sur un mode "pouvant contenir de légères traces de plutonium"? 

    Ou bien préférons-nous attendre que Monsanto, et autres multinationales de la Mort, nous proposent des semences génétiquement modifiées pour résister à la radioactivité des sols et des nappes phréatiques?  Texte mis en ligne sur le site de Kokopelli ce 22 mars 2011.

  • Wikileaks confirme...

    Article intéressant dans Le Monde de ce week-end, qui relate l'activité déployée par la diplomatie américaine pour imposer les OGM en Europe, et défendre les multinationales de ce secteur, au premier rang desquelles MONSANTO.

    C'est grâce au flot de documents rendus publics par Wikileaks, dont certains télégrammes de l'ambassade américaine à Paris, que l'on peut se rendre compte à quel point les pressions sont fortes pour imposer la culture d'OGM en Europe... Il est même prévu des sanctions en cas de refus !

    Il faudra pourtant bien que les Etats-Unis et MONSANTO se rendent à l'évidence : les européens ne veulent pas d'OGM ! Ils veulent pouvoir s'alimenter sainement et pouvoir décider, en connaissance de cause, de ce qu'ils mangent. Les dernières statistiques américaines sur 2006 font état, pour la première fois, d'un recul de notre espérance de vie ! Qu'ils gardent leurs crasses chez eux...

    Merci à Wikileaks de nous avoir permis de confirmer ce que nous présentions déjà, à savoir que MONSANTO travaille main dans la main avec le gouvernement US. A lire en anglais :  http://213.251.145.96/cable/2007/12/07PARIS4723.html

     

  • Le cycle idiot du cancer...

    Le cycle idiot est un jeu de mot avec le « cycle de vie »  qui montre qu’il y a une sorte de régénération des mêmes problèmes provoqués par les mêmes gens, en l’occurrence les plus grandes compagnies pétrochimiques qui sont aussi les plus grandes compagnies de biotechnologies (OGM), qui rejettent des substances cancérigènes comme le benzène ou la dioxine, et qui sont aussi les plus grandes compagnies pharmaceutiques, qui sont censées soigner les cancers. 

    Après le cancer de sa mère et d’autres proches, très jeunes, qui n’avaient pourtant pas de prédispositions particulières pour développer une telle maladie, Emmanuelle Shick-Garcia a voulu comprendre quelles étaient les causes du cancer, en s’intéressant aux industries chimiques.

    Car, « aujourd'hui on nous bombarde de 18 millions de produits chimiques, dont beaucoup se mélangent dans l'environnement pour en créer de nouveaux. Seulement 2 000 de ces produits chimiques fabriqués par l'homme ont subis une analyse toxicologique complète », dénonce la réalisatrice.

    Dans son documentaire, elle part donc à la rencontre des populations riveraines de ces industries chimiques au Canada et aux Etats-Unis, des zones où sont rejetées des substances telles que le benzène ou la dioxine et qui correspondent à une explosion du nombre de cancers…

    Puis elle s’intéresse à la nouvelle marotte de ces –souvent-mêmes industries : la biochimie, dont sont en particulier issus les OGM et dont les effets sur la santé restent encore peu étudiés. Entre les deux, un lien : l’industrie pharmaceutique et les stratégies de lobbying pour diffuser ses médicaments traitant justement le cancer. Un cycle idiot donc, que la réalisatrice invite à arrêter, par le biais d’une pétition et d’actions quotidiennes, présentées sur le site internet dédié au film. Article de Béatrice Héraud sur Novethic.

    Bayer, BASF, Monsanto, Dupont, etc.…Les plus grandes sociétés pétrochimiques sont aussi les plus grandes sociétés biochimiques et les plus grandes sociétés pharmaceutiques...Une aberration qui nourrit le « cycle idiot du cancer », dénonce la réalisatrice franco-hispano-canadienne Emmanuelle Schick-Garcia dans un documentaire –« The idiot cycle »- qui fait le tour du monde, hors des circuits habituels de distribution. A voir pour comprendre ce qui nous arrive...

  • Bill Gates, Monsanto et consorts...

    Créée en 1994 par le fondateur de Microsoft, William H. Gates, la Fondation de Bill et Melinda Gates exerce une forte influence sur les politiques mondiales de développement agricole, générant des centaines de millions de dollars afin de soutenir des projets incitant paysans et agriculteurs à utiliser les semences et produits agrochimiques génétiquement modifiés de Monsanto. Selon La Via Campesina (1), mouvement international de paysans, celle-ci s’est d’ailleurs récemment portée acquéreuse de 500 000 actions de la compagnie Monsanto pour la somme de 23 millions de dollars. 

    Depuis 2006, la Fondation Gates collabore avec la Fondation Rockfeller, décrite comme un fervent promoteur des OGM à destination des populations pauvres. Cette collaboration travaille à la mise en place de l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), programme qui permettrait aux semences GM commercialisées par Monsanto, DuPont et Syngenta de faire leur entrée sur le continent africain. D’après La Via Campesina, au Kenya, environ 70 % des bénéficiaires d’AGRA travailleraient directement avec Monsanto et près de 80 % des financements de Gates dans le pays seraient dédiés à la biotechnique. En outre, plus de 100 millions de dollars de subventions auraient été accordés à des organisations kenyanes liées à Monsanto. 

    Sous couvert de dévouement humanitaire, la Fondation ouvre donc de nouveaux marchés à Monsanto, bien qu’il s’impose déjà comme le plus grand semencier du monde. Ainsi, en avril 2010, la Fondation Gates ainsi que les ministres des finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud s’engagèrent à financer 880 millions de dollars dans l’optique de créer le programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), géré par la Banque mondiale. En juin, le GAFSP aurait fait don de 35 millions de dollars à Haïti afin d’élargir l’accès des petits paysans aux « intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de production ». Selon La Via Campesina, le mois précédent, Monsanto aurait annoncé son attention de donner 475 tonnes de semences à Haïti, étant entendu que celles-ci seraient distribuées par l’Agence américaine au développement international (USAID). Or, détail notable, l’administrateur d’USAID, Rajiv Shah, travaillait auparavant pour la Fondation Gates, avant d’être employé par le gouvernement d’Obama en 2009. 

    Œuvrant également en amont, la Fondation aurait attribué en 2008 la modique somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell pour la recherche sur le blé. Par la suite, c’est au tour de l’université de l’Etat de Washington de se voir offrir la somme de 1,6 millions de dollars en vue de développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse. 

    Condamnant « ce détournement de l’aide humanitaire à des fins commerciales et cette privatisation des politiques alimentaires », la Via Campesina tire la sonnette d’alarme. Selon le site Internet de la Fondation de Bill et Melinda Gates, plus de 100 nouvelles variétés de semences améliorées seraient déjà en circulation sur le continent africain dans le cadre d’AGRA. Ce constat illustre la logique implacable de rentabilité des grandes multinationales, Gerald Steiner, vice-président de Monsanto, ayant d’ailleurs déclaré : « (…) Nous voulons faire le bien dans le monde mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires ». 

    D’après l’ONU, 75 % de la diversité génétique des plantes du monde ont disparu à mesure que les paysans abandonnaient leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement modifiées. En l’absence de semences natives propres aux différents microclimats, et capables sur plusieurs générations de s’adapter aux conditions climatiques changeantes, les paysans se rendent de plus en plus vulnérables face aux bouleversements climatiques.

       

  • Le Titanic apicole...

    Le Titanic Apicole, une trilogie en DVD à acheter pour tout comprendre, car on vous cache la vérité...

    C'est un film-documentaire d’Ananda Guillet et de Dominique Guillet en 3 DVD sur la disparition des Abeilles, la terreur-pesticide, la désertification, les chimères génétiques, les nécro-carburants, l’apiculture productiviste...: en bref, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de toute la biosphère. 

    C'est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? Qu’adviendrait-il de son agriculture? 

    Dans le premier tome, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte. C’est un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Nous y exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne... Durée: 90 mn (cette version est quelque peu raccourcie par rapport à la première édition en 2008). 

    Le second tome “Planète Terre: Désert d’Abeilles” évoque l’impact de la désertification, des nécro-technologies telles que les chimères génétiques et les nécro-carburants, de la disparition des jachères, de l’urbanisation effrénée, de la pollution des eaux, du frelon asiatique, etc. Durée: 60 mn. 

    Le troisième tome “Abeilles: du bétail à miel dans les enclos des colonies humaines” évoque tous les précipices de l’apiculture productiviste: la nourriture artificielle, frelatée - et parfois transgénique - des abeilles, la production de reines hybrides, l’insémination artificielle des reines, les traitements insecticides utilisés dans les ruches à base de produits toxiques vendus par les mêmes multinationales agrochimistes qui détruisent les abeilles dans les champs, etc. Durée: 50 mn .

    De très nombreux lanceurs d’alerte interviennent dans ces 3 DVD: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Claire Villemant (Muséum d’Histoire Naturelle), Lionel Garnery (CNRS), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) Maurice Chaudière, et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. 

    Ce documentaire est une réalisation de la “Voix des Semences” et de l’Association “Les Visions de Gaïa”, elle-même soutenue par la “Fondation pour une Terre Humaine”. 

    Le prix de 30 euros inclut le port. A commander sur le site de Kokopelli, pour ne pas mourir idiot. Terriens, il est temps d'agir...

  • 70% des produits alimentaires avec OGM...

    Monsanto (11,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2009, 2,1 milliards de bénéfices), numéro un des OGM, loin devant son principal concurrent Pioneer Hi Bred, domine le marche du blé, du soja et du coton.  Ses graines de soja et son Roundup Ready sont vendus aux paysans américains depuis 1996. Ses cotons et blés résistants aux insectes ont été introduits sur le marché l'année suivante. Résultat: 85% du blé américain est aujourd'hui génétiquement modifié, 91% du soja et 88% du coton, selon les propres statistiques du CFS.

    De même, 70% des produits alimentaires vendus dans les supermarchés ont été fabriqués avec des ingrédients génétiquement modifiés. Monsanto, ainsi que ses fabricants sous licence et ses concurrents du secteur des biotechnologies ont ainsi réussi à mettre en culture OGM 64 millions d'hectares américains, dit-on a l'ISAAA, l’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. Et la conquête d'autres pays du monde -Chine, Brésil, Inde, Argentine, Afrique du Sud...- se fait à grands pas. 134 millions d'ha sont aujourd'hui en culture dans le monde, 200 millions le seront en 2015, prévoit l'ISAAA.

    En attendant, les troupes anti-OGM fourbissent leurs armes.  Le Center for Food Safety a lancé une pétition, signée par 38 000 personnes, demandant aux fabricants de bonbons Hershey et Mars de ne pas utiliser les betteraves à sucre génétiquement modifiées. Sur le front législatif, Dennis Kucinich, un élu démocrate de la Chambre des Représentants, a présenté au Congrès un projet de loi réclamant des tests sur les OGM avant la mise sur le marché et l'étiquetage des produits. Ses homologues, eux, n'ont pas été passionnés par le sujet... 

    Monsanto est donc devenu, aux USA en tout cas, un acteur incontournable de l'agro-alimentaire, grâce à son puissant lobbying et à ses innombrables pots de vins aux politiciens et aux organisme de contrôle. La main-mise et le résultat financier sont impressionnants !  Mais à quel prix ? Les sols américains sont morts et pollués, la biodiversité a disparu, tout comme les abeilles, et les traces de produits chimiques dans le sang des citoyens américains sont plus importantes que partout ailleurs ! Ils ne feront pas de vieux os !

    Heureusement que l'Europe a, jusqu'à présent, eu le courage de résister à cette déferlante. Notre avenir, c'est une agriculture locale, ce sont des produits de terroirs, c'est le maintien de la biodiversité et des différentes espèces végétales locales, bien adaptées à la région. C'est aussi le droit, pour les agriculteurs, de s'échanger librement des graines, et de croiser naturellement différentes espèces, et surtout, de ne pas être liés à une multinationale arrogante qui leur imposerait ses semences et ses pesticides, à son prix.

    Et pour nous, consommateurs, c'est la liberté de pouvoir choisir ce que nous mangeons, que l'aliment soit Bio ou non. C'est quand même important, non ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Ce soir, sur la RTBF...

    Le film retrace l'histoire de Monsanto, multinationale américaine, aujourd'hui leader mondial des OGM, considérée comme l'un des plus grands pollueurs de l'ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, Roundup...).

    Après une enquête de trois ans, en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d'un empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l'Administration nord-américaine, de pressions et de tentatives de corruption, est devenu l'un des premiers semenciers de la planète.

    En s'appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, de victimes de ses activités toxiques, d'avocats, d'hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l'Environmental Protection Agency des États-Unis, le documentaire montre comment, derrière l'image d'une société propre et verte (selon la propagande publicitaire), se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l'équilibre écologique de la planète.


    Pourquoi un film sur Monsanto ? Cette question m'est posée régulièrement depuis trois ans et, immanquablement, je réponds la même chose. Cela fait plus de vingt ans que je parcours le monde et, partout, j'ai entendu parler de cette multinationale américaine, à dire vrai, plutôt en mal. J'ai voulu en avoir le coeur net et j'ai navigué sur la toile pendant des mois. J'ai découvert que Monsanto représente l'une des entreprises les plus controversées de l'ère industrielle parce qu'elle a toujours caché l'extrême toxicité de ses produits.

    Qu'en est-il aujourd'hui ? Nous dit-elle la vérité sur ses OGM ? Peut-on la croire quand elle dit que les biotechnologies vont résoudre le problème de la faim et de la contamination environnementale ? Pour répondre à ces questions, qui nous concernent tous, j'ai repris mon bâton de pèlerin, voyageant sur trois continents, où j'ai confronté la parole de Monsanto à la réalité du terrain, rencontrant des dizaines de témoins que j'avais préalablement identifiés sur la toile. Et je suis sûre, aujourd'hui, qu'on ne doit pas laisser cette entreprise s'emparer des semences, et donc de la nourriture du monde.

    Marie-Monique Robin, Réalisatrice et écrivain.

  • CO2, mon amour...

    Sous le parapluie du “réchauffement climatique anthropique”, les multinationales de l’agrochimie, de la pharmacie et de la semence, ainsi que les divers cartels pétroliers, banquiers, agro-alimentaires, automobiles, assistés de leurs complices dans les organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale...) et dans les instituts agricoles (CGIAR, IRRI...) et soutenus par les plus grosses fondations du monde (Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates...) lancent une seconde révolution verte transgénique - avec des variétés génétiquement manipulées - pour “refroidir la planète” par les nécro-carburants et pour accroître la production alimentaire industrielle. Tout cela sur fond de mensonges climatiques. Mais les mensonges climatiques de Mr Al Gore sont peu de choses eu égard au fait qu’il fut l’homme de Monsanto, de 1993 à 2000, et qu’il est l’un des principaux responsables de l’invasion planétaire par les OGMs. Les mensonges climatiques de Mr Kofi Annan sont peu de choses eu égard au fait que son organisation AGRA est l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques.

    La suite de l'article sur : www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/eugenique.html

    Vous allez être secoués...

  • Vacances 2010...

    Colère des marins-pêcheurs de la Martinique. En effet, un arrêté préfectoral vient d’interdire la pêche dans de nombreuses baies de cette île française des Antilles, étant donné leur contamination par des pesticides. Cette interdiction est susceptible de durer jusqu’à la fin 2010. Pour une profession déjà économiquement à bout de souffle, cette nouvelle est une véritable catastrophe. C’est aussi un drame écologique. D’après les relevés des scientifiques, les résidus des pesticides organochlorés en cause - le kepone ou le chlordecone - sont présents en masse dans des espèces aquatiques aussi diverses et communes que les langoustes, les crabes, les sardes à queue jaune ou les tilapias. Au demeurant, outre dans les eaux de mer, des contaminations élevées ont été détectées dans plusieurs rivières de l’île, ce qui leur a valu des interdictions de pêche identiques.

    L’origine principale de ces pollutions est bien connue : ce sont les pesticides qui ont été massivement utilisés pendant des décennies dans l’agriculture locale. La Martinique n’est d’ailleurs pas seule concernée puisque les eaux de la Guadeloupe voisine sont également contaminées par le même fléau et ont déjà fait l’objet de pareilles mesures d’interdiction de la pêche.

    En 2007, un rapport accablant - et controversé -, rédigé par un cancérologue parisien, le professeur Belpomme, a mis en garde contre le "désastre sanitaire" qui serait en cours dans les Antilles, imputable selon lui aux conséquences des pesticides de ce type.

    Une plainte pour empoisonnement a été déposée par des associations antillaises de consommateurs et de producteurs, soutenues par les Verts. Depuis 2007, une information judiciaire contre X est en cours. La procédure souffre d’aléas et de retards judiciaires. Ce qui a fait récemment hurler des élus écologistes, qui ont dénoncé "un scandale sanitaire et politique" que l’on essaierait d’étouffer.

    Voilà donc les Antilles Françaises polluées pour des décennies parce que des politiciens ont permis à des firmes comme Monsanto de vendre et écouler leurs pesticides toxiques. Encore un petit coin de paradis qui devient l'enfer... avec des terres, des rivières, des nappes phréatiques et l'océan tellement pollués qu'impropres à la consommation !

    Avec les Maldives, et autres îles qui disparaissent sous l'eau, avec la grande Bleue menacée par les 34 navires bourrés de fûts toxiques coulés par la mafia italienne (pour éviter les coûts de recyclage et d'assainissement), les catalogues des tours opérateurs 2010 seront de moins en moins épais, car désormais, trouver un endroit sain pour partir en vacances tient du miracle.

  • Histoires d'OGM...

    Aujourd'hui, les organismes génétiquement modifiés (OGM) se résument en pratique à trois cultures: soja, maïs et coton. Mais celles-ci jouent un rôle clé dans l'économie et, surtout, dans l'alimentation de la planète. Ainsi, 40% des superficies consacrées aux grandes cultures (céréales, oléagineux) sont destinées à l'élevage. Et le couple soja-maïs, qui prédomine dans l'alimentation animale, est aujourd'hui largement transgénique: 70% de la production mondiale dans le cas du soja.

    Entre les Etats-Unis (50% des OGM cultivés dans le monde) et l'UE (0,1%), les sondages continuent de confirmer ce grand écart des opinions, reflet entre autres d'attitudes différentes vis-à-vis de l'innovation et du risque, de l'alimentation et des valeurs qui y sont attachées ou non.

    La directive européenne de 2001 impose l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM, un acquis de la mobilisation citoyenne en Europe. Sauf à se nourrir bio, cette législation sur l'étiquetage, unique au monde, ne laisse pas pour autant au consommateur le libre choix de bannir les OGM de son alimentation. En effet, les produits des animaux (viandes, lait, oeufs, fromages) qui sont nourris au soja OGM échappent à cette réglementation: ils ne sont pas transgéniques. Or c'est bien là l'enjeu principal: les OGM que l'Europe importe massivement (et produit très marginalement) sont quasiment exclusivement destinés à l'alimentation animale. La situation va-t-elle évoluer ? Le 3 avril dernier, en France, le Conseil national de la consommation s'est prononcé en faveur d'un étiquetage "Nourri sans OGM" sur la viande et le lait, qui a fait son apparition en Allemagne. De belles batailles en perspective avec les Américains (du Nord et du Sud) si de telles réglementations aboutissaient !


    L'article complet paru dans Alternatives Economiques sur le lien suivant :
    http://www.alternatives-economiques.fr/ogm-nbsp---comment-ils-conquierent-le-monde-_fr_art_842_43338.html

  • Pesticides et cancers...

     

    Les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le développement d'un lymphome ou cancer du système immunitaire, selon une étude de chercheurs de l'Inserm basés à Marseille, communiquée mardi à l'AFP.

    Cette découverte d'un premier "marqueur biologique" du lymphome pourrait permettre de mieux dépister ce cancer, de suivre les populations considérées comme "à risque" et de mettre en oeuvre, le cas échéant, des traitements plus précoces, selon un résumé de l'étude, publiée dans la revue spécialisée "The Journal of Experimental Medicine".

    Cette étude a été réalisée par l'équipe "Instabilité génomique et hémopathies humaines" du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy, qui dépend de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en collaboration avec une équipe d'épidémiologistes du Groupe régional d'études sur le cancer de Caen.

    L'exposition aux pesticides en milieu agricole, ainsi qu'aux dioxines et aux solvants organiques, est considérée comme un facteur de risque accru de lymphomes, mais il manquait jusqu'à présent la "preuve biologique" d'un lien de cause à effet.

    Dans le cas du lymphome, le processus de cancérisation débute par un échange de matériel génétique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Sauf exceptions, c'est la signature clinique de ce cancer.

    Or, en suivant sur une période moyenne de dix ans une population de 128 agriculteurs exposés aux pesticides, les chercheurs marseillais ont trouvé qu'ils présentaient dans le sang une fréquence de cellules transloquées pouvant être jusqu'à 1.000 fois supérieure à la normale. Et l'analyse moléculaire de ces cellules suggère que certaines pourraient constituer de réels précurseurs tumoraux et une première étape vers la cancérisation.

    "Nos résultats apportent une vision nouvelle des étapes de progression vers le lymphome tout en mettant l'accent sur le rôle majeur de l'exposition agricole aux pesticides dans les étapes de progression", affirment les chercheurs marseillais Sandrine Roulland et Bertrand Nadel.

    En attendant, le marché français des produits phytopharmaceutiques (pesticides) est en hausse en 2008, selon les chiffres rendus publics mardi par l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP).

    Pour 2009, les professionnels s'attendent, sauf aléas climatiques, à une baisse des utilisations et à une stabilité du chiffre d'affaires, a indiqué Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'UIPP lors d'un point presse.

    En 2008, le chiffre d'affaires est en augmentation de 14% à 2 milliards d'euros, retrouvant le niveau de 2001. En volume, la hausse est de 2% à 78,6 millions de tonnes, a précisé M. Bocquet.

    En raison du mildiou qui touche souvent la vigne, les viticulteurs restent les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15% des utilisations des phytosanitaires pour 3% des surfaces cultivées.

    Aux termes du plan Ecophyto 2018 décidé par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit réduire "si possible" de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides. Je vous le dis : c'est mal parti...

    La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le quatrième au niveau mondial après le Brésil, les Etats-Unis et le Japon.

    Et vous, vous allez continuer à utiliser bêtement le Round-Up de Monsanto ? Ou vous allez enfin désherber à la main, ou utiliser des produits bio ? Chacun son truc, et qui vivra verra...