monopole alimentaire mondial

  • Barroso, Dalli et l'industrie agricole...

    Barroso, Dalli et l’industrie agricole mijotent une catastrophe qui va toucher toute l’UE. Les OGM sont nocifs pour l’environnement, catastrophiques pour les agriculteurs conventionnels et biologiques, donnent aux entreprises comme Bayer et Monsanto le pouvoir sur notre alimentation. Le livre de recettes est une façon ludique de faire le point sur les problèmes très sérieux qu’entraîne la manipulation génétique.

    L’autorisation de la pomme de terre OGM Amflora est contraire à la volonté de certains Etats membres européens, l’opinion publique et l’avis d’experts médicaux comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence européenne des médicaments (EMEA). Les deux instances ont souligné 'l’importance critique’ des antibiotiques contre lesquels la pomme de terre Amflora comporte des gènes de résistance.

    Ne pas autoriser de cultures OGM

    Barroso essaie à tout prix d’imposer un agenda pro-OGM. Il a même exclu formellement le Commissaire européen à l’Environnement du processus décisionnel concernant les organismes génétiquement modifiés, de sorte que tout le pouvoir est à présent dans les mains du Commissaire européen à la Santé, John Dalli. Greenpeace déplore que Dalli ait déjà pris sa première décision concernant les OGM sans tenir compte des avis des experts médicaux de l’OMS et de l’EMEA.

    Greenpeace demande un moratoire sur l’autorisation des cultures OGM tant que la procédure d’agréation actuelle ne sera pas considérablement améliorée.

    Signez la pétition !

    Pour déposer officiellement une proposition de loi auprès de l'UE en vue de l'adoption d'un moratoire sur les cultures et importations d'organismes génétiquement modifés (OGM), un million de signatures doivent impérativement être réunies. Greenpeace collabore avec Avaaz pour atteindre cet objectif. On en est à 664.000 signatures : on a besoin de la vôtre !

    http://www.greenpeace.org/international/campaigns/genetic-engineering/take-action/EU-Petition 


  • 70% des produits alimentaires avec OGM...

    Monsanto (11,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2009, 2,1 milliards de bénéfices), numéro un des OGM, loin devant son principal concurrent Pioneer Hi Bred, domine le marche du blé, du soja et du coton.  Ses graines de soja et son Roundup Ready sont vendus aux paysans américains depuis 1996. Ses cotons et blés résistants aux insectes ont été introduits sur le marché l'année suivante. Résultat: 85% du blé américain est aujourd'hui génétiquement modifié, 91% du soja et 88% du coton, selon les propres statistiques du CFS.

    De même, 70% des produits alimentaires vendus dans les supermarchés ont été fabriqués avec des ingrédients génétiquement modifiés. Monsanto, ainsi que ses fabricants sous licence et ses concurrents du secteur des biotechnologies ont ainsi réussi à mettre en culture OGM 64 millions d'hectares américains, dit-on a l'ISAAA, l’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. Et la conquête d'autres pays du monde -Chine, Brésil, Inde, Argentine, Afrique du Sud...- se fait à grands pas. 134 millions d'ha sont aujourd'hui en culture dans le monde, 200 millions le seront en 2015, prévoit l'ISAAA.

    En attendant, les troupes anti-OGM fourbissent leurs armes.  Le Center for Food Safety a lancé une pétition, signée par 38 000 personnes, demandant aux fabricants de bonbons Hershey et Mars de ne pas utiliser les betteraves à sucre génétiquement modifiées. Sur le front législatif, Dennis Kucinich, un élu démocrate de la Chambre des Représentants, a présenté au Congrès un projet de loi réclamant des tests sur les OGM avant la mise sur le marché et l'étiquetage des produits. Ses homologues, eux, n'ont pas été passionnés par le sujet... 

    Monsanto est donc devenu, aux USA en tout cas, un acteur incontournable de l'agro-alimentaire, grâce à son puissant lobbying et à ses innombrables pots de vins aux politiciens et aux organisme de contrôle. La main-mise et le résultat financier sont impressionnants !  Mais à quel prix ? Les sols américains sont morts et pollués, la biodiversité a disparu, tout comme les abeilles, et les traces de produits chimiques dans le sang des citoyens américains sont plus importantes que partout ailleurs ! Ils ne feront pas de vieux os !

    Heureusement que l'Europe a, jusqu'à présent, eu le courage de résister à cette déferlante. Notre avenir, c'est une agriculture locale, ce sont des produits de terroirs, c'est le maintien de la biodiversité et des différentes espèces végétales locales, bien adaptées à la région. C'est aussi le droit, pour les agriculteurs, de s'échanger librement des graines, et de croiser naturellement différentes espèces, et surtout, de ne pas être liés à une multinationale arrogante qui leur imposerait ses semences et ses pesticides, à son prix.

    Et pour nous, consommateurs, c'est la liberté de pouvoir choisir ce que nous mangeons, que l'aliment soit Bio ou non. C'est quand même important, non ? Terriens, il est temps d'agir...

  • EFSA et sécurité alimentaire...

    L'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, est la pierre angulaire de l'Union européenne (UE) pour ce qui concerne l'évaluation des risques relatifs à la sécurité des aliments destinés à l'alimentation humaine et animale. En étroite collaboration avec les autorités nationales et en consultation ouverte avec les parties prenantes, l'EFSA fournit des avis scientifiques indépendants ainsi qu'une communication claire sur les risques existants et émergents.

    C'est ce qu'on peut lire comme introduction sur le site de l'EFSA, et cela fait bien rigoler...

    "En étroite collaboration avec les autorités nationales" : c'est faux ! L'ensemble des ministres européens de l'agriculture avaient demandé en décembre 2008 que l'EFSA modifie et améliore les procédures utilisées pour vérifier l'innocuité des OGM. Rien n'a été fait.

    "en consultation ouvertes avec les parties prenantes" : c'est encore faux ! Personne n'a été consulté avant cette décision unilatérale d'autoriser la culture d'OGM en Europe. Sauf, peut-être, les multinationales agro-alimentaires mondiales et les semenciers d'OGM, qui sont sans doute les seules parties prenantes de ce débat aux yeux de l'EFSA...

    "des avis scientifiques indépendants" : c'est toujours faux ! Comment peuvent être "indépendants" des personnes qui ont travaillé pour Sygenta ou d'autres firmes produisant des OGM ? Comment peut-on être indépendant, quand on a travaillé sur le Codex Alimentarius ? Tout cela pousse à fortement mettre en doute l'indépendance des experts de l'EFSA.

    Tout cela me semble fort corrompu. Cela sent l'argent sale, les pots de vin, le profit malsain au dépend de notre santé, de la biodiversité, de l'environnement. Il est temps de remettre de l'ordre dans ces organismes de contrôle qui ne contrôlent rien, à la botte des grands groupes semenciers mondiaux.

  • Feu vert de la Commission européenne sur les OGM...

    Catastrophe ! La Commission européenne a annoncé ce mardi avoir autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l'Union européenne où les OGM suscitent une vive controverse.

    "La Commission a pris aujourd'hui des décisions concernant la pomme de terre transgénique Amflora", dont la culture est autorisée dans l'Union européenne "à des fins industrielles" et pour l'alimentation animale, selon un communiqué de l'exécutif européen.

    Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l'exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce.

    La vraie nouveauté concerne l'autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l'usage industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810.

    La Commission européenne, à qui revenait la décision finale après que les Etats de l'UE n'auront pas réussi à se mettre d'accord, s'est appuyée sur le fait que l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) a jugé que la pomme de terre ne posait pas de problème pour la santé.

    Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.

    Mais il contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, ce qui lui vaut d'être critiqué depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement. Ces derniers s'inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature.

    En outre, les défenseurs de l'environnement estiment que les avis de l'AESA doivent être pris avec précaution car l'institution est au coeur d'une polémique après l'embauche de son ancienne directrice du département OGM, Suzy Renkens, par le groupe suisse Syngenta, présent dans le secteur des organismes génétiquement modifiés.

    La décision prise mardi est de nature à relancer le débat autour de l'inocuité des produits OGM en Europe. L'autorisation de culture du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto, est arrivée à échéance il y a deux ans et n'a pas encore à ce jour obtenu d'autorisation de renouvellement.

    Les OGM sont un sujet extrêmement polémique dans l'Union européenne, en raison des craintes sur leurs effets possibles pour la santé et l'environnement.

    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat en suscitant la controverse. Son ancien commissaire à l'Environnement, le Grec Stavros Dimas, aujourd'hui parti, était opposé à un feu vert à la culture.

    Le dossier a été confié à présent au nouveau commissaire chargé de la Santé et de la protection des consommateurs, John Dalli. Ce dernier s'est justifié mardi en indiquant que toutes les craintes en matière de santé avaient été "levées" par les études scientifiques.

    En résumé, le lobbying acharné des producteurs d'OGM a enfin payé : ils ont gain de cause ! Combien de pots de vin à Manuel Barroso, à la Commission européenne et à l'AESA ? Nous ne le saurons jamais... Reste aux états membres de légisférer pour interdire ces cultures OGM sur leur territoire. L'Autriche et l'Italie viennent de le faire. Espérons que tous les autres suivent. 

    Cette prise de position de la Commission européenne, contraire à la volonté du peuple européen, me scandalise. Cette Europe là, corrompue, me dégoûte. Profondément. C'est contraire à notre volonté, c'est contraire à la santé publique, c'est contraire à la préservation de la biodiversité, et en plus, c'est illégal : le gêne résistant aux antibiotiques dont cette patate de BASF est dotée est interdit depuis 2004 ! 

    Dans quel monde, dans quelle Europe vivons-nous ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Monsanto, c'est quoi au juste ?

     

    Qu’est-ce que Monsanto : l’archétype de la multinationale tentaculaire et planétaire ! Née en 1901, active dans 46 pays, forte de 17500 salariés et d’un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de $ en 2006 Monsanto se fait véritablement connaître comme nuisance globale avec le fameux Agent orange. Un défoliant à base de dioxine largué à partir 1961 et pendant une décennie sur les forêts du Nord Vietnam couvrant le lacis de la piste Hô Chi Minh par laquelle transitait hommes et armes à destination du Sud. Puissamment carcinogène, tératogène et mutagène l’Agent orange 47 ans plus tard continue à tuer. Au glorieux palmarès de la marque, ajoutons l’herbicide total connu sous le nom de Round Up présenté mensongèrement comme biodégradable, un produit pourtant suspect de favoriser des malformations embryonnaires et d’être un agent précurseur de la carcinogenèse ; l’édulcorant de synthèse Aspartame possible inducteur de lésions cérébrales que l’on retrouve dans tous les produits light mais pour lequel la firme ne touche plus aujourd’hui de royalties le brevet étant tombé en 1992 dans le domaine public ; ajoutons les hormones de croissances bovine et laitière interdites en Europe ; les PCB, polychlorobiphényles ou pyralènes utilisés dans les transformateurs électriques mais qui ont contaminé chacun d’entre nous et toute la chaîne alimentaire depuis les phoques de l’Arctique jusqu’au lait humain ; enfin les OGM, organismes génétiquement modifiés grâce auxquels Monsanto via ses complicités dans l’Administration américaine, donneuse d’ordre aux classes dirigeantes de la démocratie mondiale, est en train d’établir une hégémonie planétaire sur les semences. Ce qui signifie en clair la mise sous tutelle de l’agriculture et partant, la dépendance alimentaire des États.

    L’Amérique déjà maîtresse des robinets pétroliers aurait ainsi aussi à sa main le sort des nations placées sous l’épée de Damoclès d’un embargo semencier, de pénuries, voire d’un retour des disettes. L’énergie et l’alimentation, quoi de mieux pour assurer une domination mondiale et instaurer indirectement un nouveau servage, universel cette fois ?

    Or, à quoi servent les OGM ? Inexistants avant 1993, les OGM végétaux, soja, maïs, coton, en 2006 couvraient 100 millions d’hectares soit 7 % des terres cultivées (1 md1/2 d’ha). Certains d’entre eux sont prétendument utiles à rendre les plantes résistantes aux insectes ravageurs, ce qui est évidemment archifaux : en France par exemple la pyrale attaque toujours les plantations BT pourtant réputées résistantes. D’autres variétés sont censées rendre les végétaux réfractaires aux herbicides en particulier au Roundup généreusement déversé à travers le monde sur les terres agricoles avant de se retrouver un jour ou l’autre dans la nappe phréatique.

    Précisons que la question cruciale de l’innocuité en soi des OGM pour la santé humaine est encore loin d’être réglée car de vrais doutes subsistent ! Ce qui pose la question de leur dissémination dans l’environnement. Une contamination, qui se généralise, des souches naturelles crée dans certains cas des situations ubuesques : au Paraguay, au Brésil ou aux Etats-Unis des agriculteurs dont les cultures ont été contaminées par OGM se voient en effet contraints de verser des royalties à Monsanto ! En Inde, les graines de coton non OGM se raréfient or les semences brevetées sont quatre fois plus chères et requièrent tout autant de pesticides contrairement à ce que prétend Monsanto. Les déclarations des Organisations internationales présentant les OGM comme un moyen de lutte contre la famine et la sous-nutrition au bénéfice des petits propriétaires des pays en développement prennent au final tout leur sens quand on sait qu’en 2006 le coton BT soi-disant résistant, mais atteint par la maladie, a sur un semestre entraîné la faillite et le suicide de quelque 680 paysans indiens !

    À quoi donc finalement servent Monsanto, sa chimie, ses OGM ? À polluer la planète ; à créer un empire financier, rouleau compresseur que plus rien ne semble devoir arrêter et qui étend chaque jour davantage son emprise dans le monde où les entreprises semencières sont rachetées les uns après les autres conférant progressivement au géant Nord américain un quasi-monopole planétaire. Rien ni personne ne lui résiste et les gouvernements compradores comme celui qui est aujourd’hui à la barre en France, après avoir donné des assurances, reviennent allégrement sur les engagements pris sous la pression des opinions.

    Souvent stériles, les OGM n’étant pour la plupart pas réensemençables l’année suivante, la dépendance à l’égard du fournisseur Monsanto constitue donc une menace immédiate, autrement sérieuse que nucléaire iranien, pour notre sécurité alimentaire ! L’allégeance aux OGM dans l’espoir de superprofits est un danger immédiat surtout en ces temps d’instabilité mondiale, de récession et de crise. Si l’on a en mémoire que pendant la Guerre froide les grands programmes de recherche en matière d’armes biologiques, notamment aux Etats-Unis, se portaient sur les agents de morbidité végétale, des épidémies comme celle de la fièvre aphteuse ou de la peste porcine qui décimèrent les cheptels européens à la fin du XXe siècle, transposées aux cultures végétales nous livreraient pieds et poings liés au bon vouloir de Monsanto et consort.

    On comprendra de ce point de vue à quel point une agriculture assurant une stricte indépendance alimentaire devient, surtout dans la conjoncture actuelle de flambée spéculative mondiale sur les matières premières, un impératif absolu auquel nos décisionnaires tournent résolument le dos dans le but explicite d’assujettir l’Europe à la Destinée manifeste du continent Nord-américain. Grâce leur soit rendue !

    Article de Jean Michel Vernochet sur Agora Vox.

     

     

  • Histoires d'OGM...

    Aujourd'hui, les organismes génétiquement modifiés (OGM) se résument en pratique à trois cultures: soja, maïs et coton. Mais celles-ci jouent un rôle clé dans l'économie et, surtout, dans l'alimentation de la planète. Ainsi, 40% des superficies consacrées aux grandes cultures (céréales, oléagineux) sont destinées à l'élevage. Et le couple soja-maïs, qui prédomine dans l'alimentation animale, est aujourd'hui largement transgénique: 70% de la production mondiale dans le cas du soja.

    Entre les Etats-Unis (50% des OGM cultivés dans le monde) et l'UE (0,1%), les sondages continuent de confirmer ce grand écart des opinions, reflet entre autres d'attitudes différentes vis-à-vis de l'innovation et du risque, de l'alimentation et des valeurs qui y sont attachées ou non.

    La directive européenne de 2001 impose l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM, un acquis de la mobilisation citoyenne en Europe. Sauf à se nourrir bio, cette législation sur l'étiquetage, unique au monde, ne laisse pas pour autant au consommateur le libre choix de bannir les OGM de son alimentation. En effet, les produits des animaux (viandes, lait, oeufs, fromages) qui sont nourris au soja OGM échappent à cette réglementation: ils ne sont pas transgéniques. Or c'est bien là l'enjeu principal: les OGM que l'Europe importe massivement (et produit très marginalement) sont quasiment exclusivement destinés à l'alimentation animale. La situation va-t-elle évoluer ? Le 3 avril dernier, en France, le Conseil national de la consommation s'est prononcé en faveur d'un étiquetage "Nourri sans OGM" sur la viande et le lait, qui a fait son apparition en Allemagne. De belles batailles en perspective avec les Américains (du Nord et du Sud) si de telles réglementations aboutissaient !


    L'article complet paru dans Alternatives Economiques sur le lien suivant :
    http://www.alternatives-economiques.fr/ogm-nbsp---comment-ils-conquierent-le-monde-_fr_art_842_43338.html

  • Le "Monsanto d'Or"...

     

    Une cinquantaine de faucheurs volontaires, opposés à la culture de maïs transgénique, ont remis ce samedi 28 février un "Monsanto d'or" à l'Afssa pour son récent avis selon lequel le maïs OGM du semencier américain ne présente pas de danger pour la santé humaine.

    "Pour nous l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) n'est pas indépendante, elle est aux mains des lobbies et des semenciers", a déclaré un porte-parole du mouvement lors de la remise du "prix" sur le stand de l'Afssa au salon de l'Agriculture. Embarrassée, une chargée de la communication de l'Afssa a pris le coussin noir sur lequel était juché un maïs en plastique pour le mettre de côté. Elle n'a souhaité faire aucun commentaire.

    L'Afssa a émis un avis mi-février selon lequel le maïs OGM Monsanto ne présentait pas de danger pour la santé humaine. Elle ne se prononçait en revanche pas sur la question de l'environnement et sur le risque de dissémination dans la nature entre cultures OGM et cultures non OGM. C'était sur ce dernier point, celui de l'environnement, que la France, au nom du principe de précaution, avait interdit début 2008 la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne la clause de sauvegarde, suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les OGM.

  • Bruxelles va imposer les OGM...

    La Commission européenne est en passe d'imposer la culture des organismes génétiquement modifiés à l'ensemble des pays de l'UE, car leurs adversaires ne parviennent pas à rallier suffisamment d'alliés pour les bloquer, estiment experts et diplomates à Bruxelles.

    Le dossier est géré directement par le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso, favorable aux OGM, et les règles du jeu communautaire lui sont favorables.

    Les décisions sont en effet soumises à un vote à la majorité qualifiée des Etats --chaque pays dispose d'un nombre de voix proportionnel à sa population-- qui impose de réunir 255 des 345 suffrages.

    Si les partisans et opposants des OGM se neutralisent, l'exécutif européen impose sa solution en dernier ressort.

    Les prochaines semaines vont être décisives. Les experts des Etats se réunissent mercredi au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale pour se prononcer sur une demande d'homologation de deux variétés de maïs génétiquement modifiés: le BT 11 de la multinationale Syngenta et le BT 1507 des groupes Pionner/Dow.

    A ce jour, un seul OGM a été homologué pour la culture dans l'UE, le maïs transgénique MON810 de la firme américaine Monsanto. L'autorisation avait été accordée en 1998 pour 10 ans et l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) examine son renouvellement.

    "La procédure a été suspendue car l'EFSA est en train d'évaluer les informations supplémentaires requises au demandeur. Elles concernent l'impact environnemental", a précisé à l'AFP un porte-parole de l'agence.

    L'avis est attendu pour le printemps, a-t-on indiqué de source communautaire. L'EFSA est moins affirmatif. "Pour le moment, il n'est pas possible de donner une date", a déclaré son porte-parole.

    Quatre pays --la France, l'Autriche, la Hongrie et la Grèce-- ont suspendu la culture du MON810 en raison de "préoccupations au regard des risques potentiels pour l'environnement".

    La réponse de l'EFSA doit dissiper ces préoccupations, mais la Commission ne souhaite pas attendre. Elle veut forcer les quatre réfractaires à lever leurs clauses de sauvegarde, un mécanisme permettant à un Etat de l'UE d'échapper à une autorisation au plan européen, à condition de le justifier scientifiquement par la suite.

    Les votes au niveau des experts sur ces clauses n'ont pas permis de trancher et la décision a été renvoyée aux gouvernements.

    Ils se prononceront lors d'une réunion de ministres de l'Environnement le 2 mars sur les clauses de l'Autriche et de la Hongrie. La Commission voudrait ensuite soumettre celles de la France et de la Grèce lors d'une réunion de ministres des 23 et 24 mars.

    Lors du dernier vote, neuf pays totalisant 123 votes --Royaume Uni, Espagne, Portugal, Pays Bas, Suède, Finlande, Estonie, Roumanie et Slovaquie-- ont voté pour la reprise des cultures.

    Onze, réunissant 132 votes, se sont prononcés contre: France, Autriche, Grèce, Hongrie, Belgique, Luxembourg, Pologne, Irlande, Chypre, Lettonie et Lituanie.

    Pour espérer maintenir les clauses de sauvegarde, il faudrait à la fois rallier les 90 suffrages des sept pays qui ne se sont pas prononcés et, surtout, convaincre plusieurs partisans des OGM de voter contre.

    "Maintenant que l'Espagne vote pour la culture des OGM, aucune majorité ne sera trouvée pour contrer la Commission", a assuré à l'AFP un diplomate européen.

    C'est imposer aux européens ce dont ils ne veulent pas, c'est offrir à 8 multinationales agro-alimentaires le monopole alimentaire mondial, ce sont des pots de vin et des histoires de lobbying, mais surtout, c'est la fin programmée de la biodiversité, et l'impossibilité d'avoir désormais des aliments bio, la planète entière étant vouée à être contaminée. Nous ne pourrons plus décider de ce que nous voulons manger : ils décident pour nous ! C'est intolérable. Terriens, il est temps d'agir !

  • Soja OGM : feu vert !

     

    La Commission européenne a autorisé ce lundi l'importation dans l'UE de produits contenant un soja génétiquement modifié (A2704-12), utilisé dans des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. L'autorisation est valable pour dix ans. Tout produit issu de ce soja modifié devra être strictement étiqueté et suivre les règles européennes de traçabilité. Les pays de l'UE n'avaient pas réussi à prendre une décision à la majorité qualifiée à propos de cet OGM et le dossier avait donc été renvoyé à la Commission européenne. Ce type de soja a été l'objet en août 2007 d'un avis favorable de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui avait jugé improbable qu'il ait des effets indésirables sur la santé de l'homme ou des animaux, ou encore sur l'environnement. Cette autorisation fait suite à une demande de mise sur le marché des Pays-Bas déposée par le groupe allemand Bayer CropScience en 2005. La Commission persiste donc à vouloir inonder notre continent d'OGM, pliant sous l'énorme pression des lobbies des multinationales agro-alimentaires, et ce, malgré la volonté de la population de ne pas être obligée de consommer d'OGM ! Quelques pots de vins bien placés suffisent à nos élus pour tromper leurs concitoyens... Rejetons ces aliments cultivés aux USA et au Brésil par des multinationales sans scrupules, lisons bien la composition des ingrédients, et boycottons tout ce qui contient le mot "modifié". Ce sera meilleur pour la santé, meilleur pour l'agriculture traditionnelle ou bio, meilleur pour la biodiversité. Terriens, il est temps d'agir...

  • Les wallons précurseurs...

    La Wallonie adopte une loi très contraignante visant à limiter la présence des OGM : elleentend se battre pour limiter au maximum la présence d'organismes génétiquement modifiés (OGM) sur son territoire, quelles que soient les règles européennes et nationales auxquelles elle est soumise. Mercredi 11 juin, les députés régionaux ont voté un texte visant à assurer l'avenir d'"une agriculture de qualité, biologique et traditionnelle". Ce décret (loi régionale) élaboré par le ministre de l'agriculture, le centriste Benoît Lutgen, s'en prend à "l'ultralibéralisme" de la Commission européenne et à "son intransigeance face aux pays qui se déclarent "non OGM"". Cette attitude, explique M. Lutgen, risque de "ruiner les efforts de plusieurs générations de paysans" et de privilégier "une approche purement industrielle". La Wallonie espère contrecarrer la directive qui permet la mise sur le marché de plantes transgéniques et l'autorisation de "dissémination volontaire d'OGM à des fins expérimentales", comme par exemple des cultures à l'air libre. M. Lutgen a proposé d'empêcher cette dissémination en fixant les conditions les plus strictes en matière de coexistence avec l'agriculture conventionnelle ou biologique. Les autorisations ne seront accordées que pour une parcelle et une saison de récolte. La loi régionale instaure un fonds de compensation qui sera financé exclusivement par les candidats à la production d'OGM et devra pallier les pertes dues à un mélange accidentel de cultures. Un arsenal répressif, incluant la possibilité d'arrachage et de lourdes amendes, servira à parer des menaces sur la viabilité économique de certaines filières ou le non-respect du nouveau décret. Le texte instaure également la possibilité de créer des zones sans OGM, le gouvernement entendant tout faire pour éviter une dissémination. Reste aux autres pays européens à suivre l'exemple, afin de préserver la biodiversité de notre continent, et surtout, d'empêcher les multinationales agro-alimentaires d'obtenir le monopole mondial de l'alimentation, comme c'est déjà le cas aux USA et au Brésil. Bien joué les wallons ! Une ardeur d'avance...

  • Les Ogm dans votre assiette...

    Voici la liste des OGM ou produits issus d'OGM pouvant être présents dans l'assiette du consommateur à plus ou moins long terme : 1). Additifs, Enzymes et Hormones produits à partir d'OGM : Aspartame (édulcorants commercialisés sous divers noms (Canderel, Nutrasweet, Sucrelle, Tutti Free...) et présents dans les boissons et chewing gum dits " light ", produits dits " allégés ", produits " minceur ", produits laitiers " 0% "... et plus généralement tous les produits sur lesquels figure la mention " Attention contient de la phénylalanine "), Amylase (utilisée dans la fabrication du pain, de la farine et de la bière),enzymes intervenants dans la fabrication du fromage : rBGH (Hormone de croissance bovine). 2). Micro-organismes : Levures d'intérêts dans les process agro-alimentaires (œnologiques...), Bactéries d'intérêts dans les process agro-alimentairespar exemple les bactéries lactiques qui jouent un rôle dans la fabrication des fromages, yaourts, beurre, produits de salaison (saucisson...), certains pains, choucroute et divers légumes fermentées, les olives, le vin, le cidre, certains condiments comme la sauce de soja et pour l’alimentation animale, puisque l’ensilage est le produit d’une fermentation lactique. 3). Viandes : Bétail nourrit à partir de plantes transgéniques (maïs, soja), Bovins élevés avec rBGH. 4). Poissons : Crevette, Saumon,Poisson-chat. 5). Végétaux : Arachide,Asperge, Banane,Betterave (cultivé aux US), Blé (cultivé aux US), Brocoli, Carotte, Cacao, Café, Chicorée, Chou-fleur, Citron, Colza (cultivé aux US, consommé sous forme d'huile de colza), Concombre, Epinard, Fraise, Framboise, Kiwi, Laitue, Luzerne, Maïs (cultivé aux US, importé en Europe, consommé sous forme directe ou indirecte : farine, semoule, amidon de maïs dans les céréales du petit déjeuner, nombreux gâteaux, plats cuisinés et indirectement dans la viande de bétail nourrit au maïs transgénique), Melon, Noisette, Noix, Orge, Papaye, Pastèque, Patate douce, Poivre, Pomme, Pomme de terre (cultivé aux US), Raisin, Riz, Soja (cultivé aux US, importé en Europe, présent dans 60% de la nourriture industrielle sous forme d’huile de soja, matière grasse végétale, farine de soja, lécithine... que l’on trouve dans les plats cuisinés, gâteaux, pizzas, chocolat, hamburger et indirectement dans la viande de bétail nourrit aux tourteaux de soja), Sucre de Canne, Tomate (cultivé aux US), Tournesol. Cette longue liste ne peut que nous pousser vers le Bio. Bio que nous devons absolument préserver de toute contamination OGM, de tout compromis politique, de toute pression économique des groupes agro-alimentaires et des semenciers multinationaux. Préservons la biodiversité, le goût des aliments sains, et, surtout, notre santé ! C'est notre seule issue, avant qu'il ne soit trop tard...Terriens, il est temps d'agir...

  • Tout est né à Vichy...

    Mr. Nicolas Sarkozy avait sans doute pressenti le rejet du projet de loi sur les OGM le 13 mai lorsqu'il déclara le 8 mai que "la vraie France n'était pas à Vichy". En effet, la tentative par les multinationales d'imposer leurs nécro-technologies n'est que l'aboutissement logique d'un système de confiscation du vivant qui a été mis en place durant la seconde guerre mondiale. Suite à cette déclaration du Président de la République, qu'attend l'Etat Français pour déclarer inconstitutionnelles, et les faire passer à la trappe, toutes les institutions créées par un gouvernement Pétainiste et faux-Français: Le GNIS: Groupement National Interprofessionnel des Semences, créé en 1941, le CTPS: Comité Technique Permanent de la Sélection, créé en 1942 et le SPV: Service de Protection des Plantes (la police des plantes), créé en 1941. Toutes institutions qui ont fortement tendance à faire le jeu et la fortune des multinationales qui ont imposé la suprématie des semences de synthèse (hybrides F1 et OGMs). La nature intrinsèque de la semence générant un type d'agriculture, la création de ces institutions Pétainistes de contrôle de la semence a permis aux multinationales de l'agro-chimie de prendre la France en otage, avec la complicité des administrations et de l'INRA d'alors, et de mettre en place une agriculture mortifère ne fonctionnant que grâce à des pesticides et à des fertilisants de synthèse qui ont transformé notre pays en poubelle agricole cancérigène et mutagène. Continuer le combat contre les OGMs, il le faut sûrement, mais un combat plus global ne serait-il pas d'exiger aujourd'hui même une tolérance zéro pour tous les pesticides? Que le peuple Français se porte partie civile pour amener devant les tribunaux tous les empoisonneurs publics que sont les Monsanto, les Syngenta, les Bayer, les Basf et tous les autres. Interdisons les pesticides: toutes les nécro-technologies, que sont les OGMs et les nécro-carburants, seront éliminées de par le fait-même car elles sont indissociables. Et pour en revenir à la production prolifique de fausses institutions nées de la fausse-France, quid de l'Ordre des Médecins créé en 1940 par le Maréchal Pétain, le même Maréchal qui en profita pour supprimer le diplôme de médecin herboriste et celui de médecin homéopathe? La création de cet Ordre des Médecins n'aurait-elle pas favorisé le tout allopathique, à savoir la suprématie des médicaments de synthèse, au détriment des thérapies naturelles (naturopathie, phytothérapie, homéopathie...)? Et quid de l'Ordre des Pharmaciens, créé en mai 1945 par une ordonnance du "gouvernement provisoire"? N'est-il pas le prolongement logique de la suppression par le Maréchal Pétain le 11 Septembre 1941 de la profession d'herboriste. Il y avait encore 6000 herboristeries en 1941, il n'en reste qu'une vingtaine aujourd'hui. Aux USA, les médicaments de synthèse constituent la quatrième cause nationale de décès. Qu'en est-il de la France? Est-ce une coïncidence que les mêmes multinationales, qui contrôlent les semences de synthèse et l'agrochimie, contrôlent également l'industrie des médicaments de synthèse? L'Amérique du Nord est en train de faire passer de nouvelles législations qui vont encore plus confisquer ou criminaliser l'usage des plantes médicinales et autres produits thérapeutiques naturels. Soyons vigilants, l'Europe est en train de nous mijoter la même soupe toxique. Article deDominique Guillet sur le site de Kokopelli. «On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs des “hold-up”, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences?» Roger Heim en 1965. Président de l'Académie Nationale des Sciences. Terriens, il est temps d'agir...

  • La lettre ouverte qui fera changer les choses ?

    Une lettre ouverte signée de nombreuses personnalités, allant de la navigatrice Isabelle Autissier à l'écologiste Nicolas Hulot en passant par la chanteuse Françoise Hardy ou encore l'actrice Juliette Binoche, en appelle à la "sagesse" du Premier ministre français pour "ne pas engager un processus de contamination irréversible" par les OGM. "Votre responsabilité est immense", souligne la lettre publiée mercredi par Libération, qui demande au Premier ministre d'avoir "la sagesse de ne pas engager un processus de contamination irréversible de notre environnement et de la chaîne alimentaire". Les auteurs --parmi lesquels également le photographe Yann Arthus-Bertrand ou le chanteur Jacques Higelin-- rappellent au Premier ministre François Fillon son engagement du 24 octobre de mettre en oeuvre "toutes les conclusions" du Grenelle de l'environnement. "Le projet de loi que votre gouvernement va présenter aujourd'hui au Sénat en deuxième lecture, n'est conforme ni avec les décisions du Grenelle, ni avec les doutes du président de la République et les réserves de votre parti", font valoir les auteurs de la lettre. "De plus, vous avez promis d'affaiblir encore ce texte en faisant supprimer par le Sénat l'amendement 252, le seul amendement adopté par l'Assemblée nationale qui garantit de protéger les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production et commerciales qualifiées sans OGM". Un compromis intervenu mardi entre l'Elysée et la majorité parlementaire prévoit de vider de son sens cet amendement en stipulant que "la définition du +sans OGM+ se comprend nécessairement par rapport à la définition communautaire", soit une présence autorisée de 0,9% d'OGM. La lettre ouverte souligne que "la contamination ne doit pas dépasser le seuil de détectabilité (0,1%). "Nous serons vigilants", concluent les auteurs de la lettre, signée tant de personnalités de sensibilité écologiste (Allain Bougrain-Dubourg (LPO), Jean-Louis Etienne, Corinne Lepage, Jean-Pierre Coffe) que du monde du spectacle (Marion Cotillard, Rufus, Lambert Wilson...). Cette initiative de la dernière chance explique peut-être le coup de gueule de ce jour et le rappel à l'ordre de Sarko à ses ministres et à son parti ! J'ose espérer que nous allons assister à un revirement à 180° de la situation actuelle ! Nous pourrons alors librement choisir des aliments avec ou sans OGM : c'est un droit et une liberté qui ne peuvent nous être enlevés. Et c'est vital pour la sauvegarde de la biodiversité en France, en Belgique et en Europe ! La décision finale au prochain épisode...

  • OGM, c'est pas fini...

    L'Alliance pour la planète - 80 associations dont Greenpeace et le WWF - et la Confédération paysanne ont annoncé, vendredi 14 décembre, suspendre leur participation aux travaux du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM.Ces deux organisations ont annoncé leur décision à l'occasion de la première réunion vendredi du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM dont la création a été annoncée par un décret le 6 décembre et qui doit notamment se prononcer sur le maïs OGM Mon 810, le seul actuellement cultivé en France. Les deux organisations sont opposées au fait que le gouvernement n'a pas opposé la clause de sauvegarde à Bruxelles qui permet à un Etat membre d'interdire la culture d'un OGM autorisé au plan communautaire."La non activation de la clause de sauvegarde trahit l'esprit et les engagements du Grenelle", a indiqué à l'issue de la réunion du comité de préfiguration Arnaud Apoteker, de Greenpeace s'exprimant au nom de l'Alliance."Seule la notification de la clause de sauvegarde auprès de la Commission européenne pourrait nous permettre de réintégrer le processus de discussion", a-t-il ajouté. Le gouvernement a simplement décidé un gel à minima des cultures OGM jusqu'au 9 février prochain, le temps d'adopter une nouvelle loi sur les OGM. Le texte de loi en préparation sur les OGM qui sera présenté en conseil des ministres le 19 décembre "organise la coexistence sans résoudre aucun des problèmes qu'elle pose. Or, la coexistence étant impossible, ce texte ne fera qu'organiser la contamination génétique à grande échelle", a indiqué l'Alliance dans un communiqué.Elle a par ailleurs estimé que la société civile était "sous représentée" dans la composition de la future Haute autorité et que la présence dans cet organisme "de représentants de l'industrie OGM, qui ne peuvent être à la fois juge et partie, est inadmissible". Je croyais qu'avec Sarkozy ce serait fini ! Et bien non, c'est pas fini ! Les multinationales qui produisent les OGM ont les dents longues et sont coriaces. Le fric : c'est tout ce qui compte. Faire du fric à n'importe quel prix. Au détriment de la biodiversité, au détriment de la santé, au détriment des petits agriculteurs partout dans le monde, au détriment du goût, au détriment de l'opinion publique qui n'en veut pas, etc. Un scandale.

  • MONSANTO toujours...

    Au cours des deux derniers mois, la presse latino-américaine a été inondée d'informations sur la nouvelle offensive de Monsanto dans plusieurs pays d'Amérique latine. La multinationale étasunienne semble déterminée à envahir totalement le continent avec les cultures GM (génétiquement modifiées) et à écraser la résistance qui s'est élevée en réponse à la tentative de l'entreprise de contrôler et de dominer l'agriculture latino-américaine. Cette fois-ci, la stratégie que suit Monsanto avec rapidité et habileté est d'imaginer des accords avec les gouvernements et certaines organisations d'agriculteurs. Beaucoup coopèrent et emboîtent le pas au plus gros fabricant de cultures GM du monde.L'opinion mondiale est de plus en plus hostile aux cultures GM. Les organisations de petits agriculteurs dénoncent les graves dégâts que dix ans de cultures GM ont provoqués dans les zones rurales et sur les semences locales; les consommateurs informés refusent aussi, de plus en plus nombreux, d'acheter de la nourriture GM. Si Monsanto veut continuer son invasion GM comme il a fait au cours de cette dernière décennie, il doit promouvoir l'utilisation de ses semences dans davantage de pays. S'il y parvient, le résultat sera la contamination GM de nouvelles terres, la modification des lois en sa faveur, et une pression accrue sur les agriculteurs pour qu'ils lui paient des royalties; tout cela facilité par la bonne volonté de membres des divers gouvernements et organisations agricoles. Le résultat inévitable sera l'imposition de ces cultures GM en Amérique latine. Ces dernières semaines, nous avons observé un grand nombre d'initiatives différentes prises au niveau local qui illustrent clairement les intentions de Monsanto: • Au Chili, le 26 mars 2007, Monsanto et le Ministre de l'Agriculture ont annoncé que Monsanto avait choisi le Chili pour planter 20 000 hectares de soja GM pour la production de semences. Monsanto a aussi annoncé son intention d'introduire le maïs GM et le colza GM au Chili. Selon un entretien dans le journal chilien El Mercurio, l'initiative bénéficie du soutien total du Ministre de l'Agriculture. Cette initiative sous-entend l'éventuelle contamination génétique du Chili. Bien que le soja soit planté apparemment pour la "production de semences" seulement, il ne fait aucun doute que le soja GM contaminera un jour ou l'autre les autres cultures et l'alimentation dans le pays. Le fait que l'affaire progresse avec l'appui du Ministre de l'Agriculture est d'autant plus inquiétant. • Au Venezuela, après une présentation par un représentant de Monsanto dans le but principal de promouvoir les avantages de la production de semences transgéniques, le président de la Sous-commission pour l'Industrie et le Commerce, Jhonny (sic) Milano, a annoncé que la Commission pour le développement économique de l'Assemblée nationale, avec des spécialistes en biotechnologie et en agriculture allait entreprendre une évaluation de la viabilité de la culture des plantes GM. Mr Milano a indiqué que les conclusions auxquelles aboutirait cette évaluation pourraient conduire à la reformulation partielle de la Loi sur les semences, le matériel de reproduction animale et les données biologiques (approuvée en octobre 2002, Journal officiel n° 37.552), qui contient quelques lacunes dans le domaine de la biotechnologie et de l'agriculture. Cela montre clairement que Monsanto a réussi à faire un premier pas vers la modification de la législation au Venezuela, qui jusqu'à présent a interdit la culture des plantes GM. • Au Mexique, Monsanto et la Confédération nationale des producteurs de maïs (CNPAMM] ont signé un accord donnant aux producteurs mexicains un accès plus facile aux biotechnologies. Monsanto créera aussi un fond pour "protéger les variétés locales de maïs mexicain". Avec ce seul accord, Monsanto atteint plusieurs objectifs: il obtient la coopération des organisations paysannes; il franchit un pas supplémentaire vers l'obtention de l'autorisation du maïs GM, qui est interdit au Mexique; et il parvient à avoir accès à des centaines de variétés locales sous prétexte de les "protéger". • En Argentine, la Fédération agricole argentine (FAA) a récemment annoncé que Monsanto "s'est une fois de plus opposé à la réglementation des semences transgéniques, en conflit direct avec les institutions responsables de leur réglementation. Au moment même où leurs méthodes sont dénoncées par les agriculteurs, Monsanto, avec un groupe de producteurs de semences, essaie de forcer les agriculteurs à signer un 'contrat de consensus' pour payer les redevances." C'est clairement une nouvelle stratégie pour contraindre les agriculteurs à payer des redevances, après l'échec de sa précédente tentative de répéter le succès qu'il a obtenu en Europe pour que la justice fasse obligation aux agriculteurs de payer. Ces initiatives passées et récentes montrent clairement que Monsanto a développé un vaste éventail de procédés dans sa stratégie pour parvenir à ce qu'il veut en Amérique latine. Les éléments principaux de cette stratégie sont les suivants: • Rechercher des alliances avec les gouvernements, les organisations agricoles, ou les firmes semencières, afin de supprimer la résistance venant d'autres secteurs et d'imposer des normes qui puissent permettre la viabilité des objectifs de Monsanto. • Propager la contamination par les cultures GM afin de s'assurer de leur inéluctabilité. • Supprimer le débat public et démocratique et obtenir l'allégeance des entreprises locales pour qu'elles présentent publiquement la vision de Monsanto sur les accords et les propositions. • Faire pression par le biais de la justice où des contrats privés pour maintenir ses gains en royalties. Le public a rapidement réagi aux actions de Monsanto. Au Chili, l'organisation de petits agriculteurs CLOC (Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo) – Via Campesina a publié un communiqué de presse dans lequel elle déclare que: " L'initiative de Monsanto est un acte d'agression de plus contre les petits agriculteurs et la santé de tous les Chiliens. Nous informons le public, le parlement chilien et le gouvernement qu'à partir de ce jour nous nous mobiliserons pour empêcher le Chili de devenir un péon de Monsanto. Nous estimons que notre gouvernement devrait s'acquitter de ses obligations de protéger la santé, la production alimentaire, l'environnement et le bien-être des Chiliens, en particulier ceux des secteurs les plus pauvres et les plus vulnérables. De même, nous estimons que le Parlement a le devoir de surveiller les activités du gouvernement et d'empêcher le Ministre de l'Agriculture de soutenir les multinationales dont les actions menacent le bien-être et l'avenir de nous tous. Nous appelons tous les petits agriculteurs et leurs organisations, ainsi que les organisations des mouvements sociaux et les citoyens, à se mobiliser avec nous pour obliger le gouvernement et le parlement à remplir leurs obligations, et à faire pression pour empêcher Monsanto de nous ajouter à la longue liste de pays qu'il a abusés." En Argentine, la FAA a dénoncé Monsanto et sa "nouvelle stratégie, qui est une tentative de contrebalancer l'image négative que l'entreprise a eue en Europe lorsqu’elle a récolté les redevances. Ces redevances ne sont pas autorisées en Argentine. Les producteurs agricoles doivent être mis en garde contre cette stratégie et s'opposer à ce que les fournisseurs en semences les imposent sur les semences transgéniques." Au Forum pour la Souveraineté alimentaire au Mali en février 2007, les organisations de petits agriculteurs ont bien fait comprendre que "La souveraineté alimentaire nous donne l’espoir et le pouvoir de préserver, de récupérer et développer notre savoir et notre capacité de production alimentaire", et que les organisations sont prêtes à se battre contre les " les technologies et les pratiques qui minent nos capacités futures de production alimentaire, nuisent à l’environnement et mettent en péril notre santé. Entendons par là les cultures et les animaux transgéniques, la technologie Terminator, l’aquaculture industrielle et les pratiques halieutiques destructives, la soi-disant révolution blanche des pratiques laitières industrielles, l’ « ancienne » et la « nouvelle » révolution verte et les « déserts verts » des monocultures industrielles d’agrocarburants et autres plantations." Même si le combat est inégal, ce sont les voix de l'avenir, et elles deviennent de plus en plus fortes chaque jour avec la formation de nouvelles alliances et de nouveaux réseaux. Pour les petits agriculteurs en Amérique latine, la seule voie possible est celle de la résistance par la dénonciation, la mobilisation et la désobéissance civile, tout en proposant un modèle différent dans lequel les semences et l'agriculture servent les intérêts des populations dans leur lutte pour la souveraineté alimentaire. Article lu sur le site de GRAIN, que je vous conseille vivement de consulter (voir lien). Terriens, il est temps d'agir...