mondialisation

  • Je ne comprends pas à quoi joue la Commission Européenne...

    J'ai assisté, malgré moi car je ne devais pas être présent à cette réception, au discours d'un commissaire européen. Je ne porte évidement pas ce genre de personnage dans mon coeur : ils ne sont pas élus par le peuple, ont des salaires mirobolants, sans parler des multiples avantages inavouables, et sont en contact permanent avec les lobbies des multinationales, qui leur dictent les lois à faire passer. En tout cas, c'est l'image que j'en ai.

    Pour moi, la commission européenne, c'est cet organisme qui chapeaute le parlement européen, donne les directions à suivre, et prend des décisions au nom de l'Europe, même si le parlement et la population y sont opposés. Je pense aux tentatives répétées d'introduire des OGM dans l'Europe entière (alors que personne n'en veut), je pense à l'interdiction d'utilisation de certains produits chimiques et aux années qu'il faut pour prendre la  décision, alors que les preuves de nocivité sont là (produit qui sera illico remplacé par un autre aussi toxique, mais pas encore testé), je pense à l'injection massive d'argent public pour sauver les banques privées gérées de façon frauduleuse et irresponsable.

    Je pense à la désinformation pour appuyer le lobby nucléaire, je pense à l'inscription rendue obligatoire pour toute plante (légumes ou fruit) commercialisée et à l'interdiction de cultiver autre chose, je pense aux interdictions d'exercer le métier d'herboriste (alors que ces remèdes naturels existent depuis des millénaires), je pense aux bâtons mis dans les roues des producteurs de fromages au lait cru, je pense à ce nouveau plein pouvoir de la Commission pour négocier un traité de libre-échange avec les USA, et à mille autres choses encore... qui me révoltent toutes les unes plus que les autres !

     Les propos de ce commissaire européen, le premier que je vois en chair et en os, m'ont paru tout à fait contraire à ce que pense et souhaite le peuple européen. Il s'est d'abord félicité d'avoir éteint l'incendie de la crise des subprimes (il n'a pas d'enfants en Grèce ou au Portugal, lui, et ne remboursera jamais ces centaines de milliards d'euros). Ensuite, les banques sont loin d'être tirées d'affaire : elles manquent toujours de fonds propres et sont toutes en faillite virtuelle. Rendez-vous dans 2 ans pour la suite, en plus grave (selon Jacques Attali, que j'estime). Enfin, elles n'ont rien changé à leur mode de fonctionnement depuis 2008, et prennent toujours autant de risques ! Donc rien n'est réglé, ni éteint, quoiqu'il dise.

    Ensuite il a regretté qu'on n'ai pas une vraie Europe. Un truc soudé, comme aux Etats-Unis. Un continent où il n'y aurait que 3 gros opérateurs de téléphonie (au lieu de 200 actuellement en Europe). Il voudrait peut-être aussi n'avoir que 2 producteurs de fromages, 3 semenciers, 2 fournisseurs d'électricité et 2 magnats de la presse ? Ce n'est plus de la concurrence, mais de l'entente commerciale pour monter le niveau des prix. Ce n'est plus de la diversité mais de la mondialisation : tout le monde mange et consomme la même chose (même si les marques sont différentes, c'est le même produit). Et cela facilite la corruption, à tous les niveaux. Ce n'est vraiment pas à cela que rêvent les européens pour l'Europe.

    L'Europe ne sera jamais comme les Etats-Unis, car elle est issue de pays totalement différents, au niveau linguistique, culturel, religieux, gastronomique et économique. Il y a des traditions, il y a des typicités, il y a des terroirs, il y a des mentalités et des façons de vivre qu'il est illusoire de vouloir unifier sous une montagne de législation européenne. Nous, européens, n'en voulons pas ! 

    J'imaginais plutôt le rôle de la Commission européenne comme protectrice du peuple européen, garante de nos différences qui font notre richesse, et rendant cette union de pays forte par rapport au reste de monde. Mais, si le but ultime de cette Commission Européenne est d'aboutir aussi vite que possible à un nouvel Ordre Mondial, ce sera sans nous. Mais bonne chance quand même Monsieur le Commissaire européen.

  • Carte blanche à Barroso, c'est demain...

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    "Le document que l’humanite.fr s’est procuré, datant du 12 mars, est actuellement discuté par les Parlementaires européens et les gouvernements nationaux. C'est une base de négociation sur l’accord de libre-échange transatlantique, déjà passé en commission au Parlement, et ses amendements seront votés ce jeudi 23 mai. S’il était adopté, cet accord frapperait tous les pans de la société européenne. 

    José Manuel Barroso, le Président de la Commission européenne, est prêt à satisfaire les envies des Etats-Unis de renforcer leur présence économique et commerciale sur le continent européen. Ce projet comporte  de nombreux risques. Tout d’abord, pour qu’il y ait accord, les Européens devront renoncer à un grand nombre de leurs normes (juridiques, environnementales, sanitaires, culturelles…)". (Source l'Humanité.fr)

    Pour Yannick JADOT, député européen et vice-président de la commission du commerce international: « La volonté d'Obama de créer une zone de libre-échange entre les Etats-Unis et l'UE n'est pas une bonne nouvelle car un tel accord pourrait mettre en cause des éléments essentiels de notre cadre réglementaire. En effet, des divergences profondes existent entre les deux blocs commerciaux, sur la notion de service public, les questions liées à l’agriculture, à l’alimentation et à la santé (bœuf aux hormones, OGM, Indications géographiques protégées etc.) ainsi que sur les services culturels et l’audiovisuel. Ces divergences renvoient à des préférences collectives et des choix de société qui ne peuvent être ni ignorés ni rabaissés afin de faciliter ces négociations.

    Alors que le "scandale Findus" démontre l'absurdité d'un système alimentaire mondialisé, faut-il renforcer encore le pouvoir de l'agro-alimentaire au détriment des agriculteurs et continuer à détricoter la PAC? Alors que certains groupes multinationaux comme Mittal ou Goodyear se comportent de plus en plus comme des prédateurs, faut-il renforcer leurs droits face aux salariés et face à des Etats européens qui ne parviennent pas à faire cause commune? Alors que l'heure est à la promotion des PME et de l'économie locale, faut-il renforcer la capacité des multinationales à investir les marchés publics outre-Atlantique au détriment d'une politique industrielle de relocalisation de l'économie?

    Au moment où l’Europe connaît une crise économique et sociale sans précédent, qu’elle peine terriblement à se doter d’une politique industrielle ambitieuse, une telle précipitation constitue un danger pour le modèle européen." (Source www.greens-efa.eu)

    Barroso, c'est le gars à droite sur la photo. Je ne lui prêterais pas un euro. Avec ce chèque en blanc que le Parlement européen va lui signer pour négocier seul, au nom de l'Europe, cet accord de libre-échange avec les Etats-Unis, je pense qu'on court à la catastrophe. C'est lui qui, entre autres, n'arrête pas de pousser les OGM pour les imposer en Europe, malgré l'opposition ferme de la majorité des citoyens. Cette fois-ci, il y arrivera !

    Et que dire de tous nos produits de terroirs comme les fromages au lait cru (interdits aux States, sauf si stérilisés), le foie gras, les volailles non chlorées, la viande rouge non traitée, nos fruits et légumes bio non formatés, et j'en passe... Que va-t-il leur arriver ? Les Etats-Unis vont s'adapter à nos produits et nos réglementations ? Ou l'Europe va-t-elle devoir se plier à leurs exigences absurdes et à la mondialisation de la malbouffe et des OGM ?

    Rappelez-vous, le 4 février 2013 : "La Commission européenne a autorisé aujourd'hui l'utilisation d'acide lactique pour réduire la contamination microbiologique des carcasses de bovins, une décision qui met fin à un contentieux avec les Etats-Unis sur l'importation dans l'Union européenne de viande traitée de cette façon. La mesure entrera en vigueur le 25 février et "s'appliquera tant au sein de l'Union européenne qu'à la viande de boeuf importée", a indiqué une source communautaire."

    Il n'y a rien à faire, cette commission européenne, composée de gens non élus, et avec Barroso à sa tête me fait peur. Ils sont soudoyés par les lobbies industriels, semenciers, pharmaceutiques, bancaires et nucléaires et font tout pour leur plaire. Sans tenir compte de l'avis des citoyens européens. C'est effrayant.

    Et comme ce ne seront jamais eux qui imposeront un étiquetage clair des produits de consommation du style "Boeuf américain d'élevage intensif nourri aux OGM et traité aux hormones et tel produit, puis aspergé d'acide lactique", on est mal partis, très mal... Je crains le pire. Terriens, il est temps d'agir...

  • Je m'inquiète...

     

    Je m'inquiète.

    Je m'inquiète face à la montée continue de la précarité, qui touche de plus en plus de monde.

    Je m'inquiète face aux diminutions de budget pour les universités, et l'enseignement en général.

    Je m'inquiète face aux restrictions budgétaires des hôpitaux.

    Je m'inquiète face à la dégradation de l'environnement et aux échecs répétés des sommets tels que celui de Copenhague.

    Je m'inquiète du processus mondial de dégradation en cours que ni les politiciens, ni les grands industriels ne veulent stopper, car il y va de leurs intérêts à court terme.

    Je m'inquiète du résultat désastreux de la spéculation sur tout ce qui représente une valeur, et de la mondialisation mise en place.

    Je m'inquiète de l'arrogance de la puissance économique et financière mondiale, pourtant responsable de l'endettement phénoménal des états, et donc des citoyens. Et des années de rigueur annoncées pour éponger ce déficit...

    Je m'inquiète du fiasco des "stress tests" organisés en juillet en grandes pompes sur toutes les banques européennes (qui l'ont réussi), alors que les banques irlandaises viennent de s'effondrer...

    Je m'inquiète de la société de plus en plus répressive, de la limitation progressive des libertés individuelles, et de la perte d'indépendance de la justice.

    Je m'inquiète de cette jetabilité généralisée : le produit jeté par le consommateur, l'entreprise jetée par le spéculateur, les employés jetés, et même les consommateurs jetés (après avoir été empoisonnés).

    Je m'inquiète de la standardisation des comportements via le marketing.

    Je m'inquiète de l'extériorisation des savoirs, de la bêtise systémique des responsables politiques, financiers et industriels qui ignorent le fonctionnement mais ruinent le monde.

    Je m'inquiète du monde politique soumis au diktat des multinationales et de la lenteur incroyable qu'il a à promulguer des lois bannissant tout ce qui est nocif pour le consommateur, mais rapporte gros aux multinationales.

    Et, comme dit le philosophe Bernard Stiegler dans Le Monde de ce week-end, nous assistons aujourd'hui à une prolétarisation généralisée dans laquelle les travailleurs n'ont plus de savoir-faire, les consommateurs n'ont plus de savoir-vivre, les concepteurs et les décideurs n'ont plus de savoir théorique, et sont donc complices, volontaires ou non, d'escrocs et de mafieux qui exploitent cette situation qu'ils ont créée. L'unique solution est de passer à un nouveau modèle économique qui dépasse le court terme pour le long terme, ce qui passe par une politique et une économie capables de se projeter et de rendre désirable un avenir industriel qui permette de quitter  progressivement le modèle actuel, devenu toxique.

    En attendant que tout ceci se mette en place, nous assisterons certainement à des manifestations d'envergure de la population européenne.

     

  • H1N1 adieu, NDM1 bonjour...

    A peine la très médiatique pandémie de grippe A/H1N1 officiellement terminée, une nouvelle menace infectieuse débarque sur les écrans radars de la veille sanitaire. Vous avez aimé H1N1, vous allez adorer NDM1.

    NDM1 pour New Dehli Metallo bêta lactamase de type 1 (The Lancet Infectious Disease). Un gène codant pour une enzyme conférant aux bactéries porteuses la capacité à résister à tous les antibiotiques (à l’exception de la colistine pour certaines), y compris ceux habituellement réservés au traitement des infections à bactéries multi-résistantes tel que le carbapénème.

    Le problème, c’est que cette nouvelle résistance quasiment généralisée à tous les antibiotiques commence à se diffuser. Initialement identifié dans une Klebsiellia pneumoniae(AAC) chez un patient suédois faisant du tourisme médical en Inde, NDM1 est désormais retrouvé dans d’autres entérobactéries telles qu’Escherichia Coli.

    Et en plus, le gène voyage. Initialement détecté en Inde et au Pakistan où il est déjà un problème de Santé Publique, il a également été identifié dans trois états des Etats-Unis(MMWR) et en Grande-Bretagne ou 37 cas ont été détectés, principalement chez des patients de chirurgie esthétique.

    La nouvelle terreur arrive en France, comme l’a révélé hier en exclusivité Jean-Daniel Flaysakier pour France 2. NDM1 a été détecté chez un patient de chirurgie au Kremlin-Bicêtre. Tout est désormais réuni pour faire de cette nouvelle résistance un cauchemar pour les hygiénistes et les bactériologistes.

    Mais NDM1, c’est aussi et peut être surtout l’histoire de la mondialisation de la santé. Le tourisme médical combiné aux facilités de déplacement offertes par le trafic aérien permettent aux agents infectieux de se diffuser rapidement et à grande échelle à travers le monde.

    Face à cette nouvelle réalité, la mise en place de systèmes de veille sanitaire mondialisés devient essentielle. Mais cela nécessite des infrastructures difficiles à monter dans les pays émergent. Et c’est là que l’OMS devrait jouer son rôle de gouvernance mondiale de la santé.

    Celle-ci n’a pas encore réagi et la crise issue des suspicions de conflits d’intérêts dans le cadre de la grippe H1N1 risquent de ne pas faciliter l’action de l’agence des Nations Unies.

    EDIT le 12/08/2010 à 14h10: NDM1 a déjà sa page Facebook.

    http://www.asclepieia.fr/2010/08/12/ndm1-multi-resistance-antibiotique/

     

  • La rentrée risque d'être dure...

    Sans être pessimiste, il faut bien admettre qu'on ne sait pas trop où on va. Ce n'est qu'à la rentrée que nous saurons si le plus gros de la crise financière est derrière nous, ou s'il elle ne fait que commencer... Idem pour la grippe, le fameux H1N1 : ce ne sera qu'en octobre qu'on verra qui sera touché et quelle virulence aura cette fameuse grippe...

    La seule chose sûre, c'est que, si un grand nombre de belges sont touchés par ce virus (on parle de 30% de la population), il n'y aura plus de sirops contre la toux, de sprays pour la gorge et de Dafalgan dans les pharmacies ! Elles seront à sec et les stocks épuisés.

    De là à vous conseiller de faire vos achats maintenant, et de les stocker en attendant la fameuse épidémie... D'autant plus que ces produits ne seront périmés qu'en 2011, ce qui vous laissera tout le temps de les utiliser par après, au cas où rien ne se passerait cet automne.

    Et pour celles et ceux qui ne mangent pas bio (et qui font donc, sans le savoir, des carences en vitamines), l'achat et la prise d'un petit complexe vitaminé pour bien affronter l'hiver pourrait s'avérer salvateur.

    Mais, en attendant, profitons d'abord à fond de cet été, en toute insouciance...

     

  • Ils s'en foutent tous...

    J'ai l'impression que tout le monde s'en fout, et ce n'est pas bon signe. Pas vous, les internautes, mais tous les autres : les chefs d'entreprises, les politiciens, les juges, les euro-députés, etc. Le monde va mal, tout le monde le sait, et rien ne bouge : ils s'accrochent tous au pognon, au fric, aux résultats financiers et n'en n'ont rien à cirer de ce qu'il se passe au niveau planétaire... Plus personne ne prend ses responsabilités : s'il se passe quelque chose, ce sera la faute d'un autre. Et du citoyen lambda, on s'en fout, mais à un point, vous pouvez pas savoir... Faudra-t-il vraiment attendre qu'il n'y ai plus de poissons dans la mer, faudra-t-il attendre que le niveau des océans soit monté d'un mètre cinquante (et c'est pour plus tôt qu'on ne le pense!), faudra-t-il attendre qu'il n'y ai plus d'abeilles pour polléniser les fruits du globe, faudra-t-il attendre qu'on meure tous d'un cancer dû à la pollution des incinérateurs, des moteurs diesels (70% des véhicules dans le monde, et dont seulement 1% est équipé de filtre à particules, qui laisse néanmoins passer les plus petites et les plus dangereuses), des traces de pesticides sur les fruits et légumes ou des ondes électromagnétiques nocives qui nous cernent de plus en plus (et je peux continuer sur 10 pages). Tous le monde s'en fout : après moi, le déluge ! Et nous, pauvres terriens, dont même les résultats électoraux ne sont pas respectés (dans un pays pourtant démocratique), subissons, contre notre gré et souvent à note insu, tout ce qui nous arrive... Il ne nous restera plus qu'à faire une grande révolution mondiale pour remettre au pas les décideurs, ou nettoyer ce monde de pourris et corrompus, et leur faire vraiment comprendre que l'humanité va à sa perte. La planète, elle, s'en sortira. Pas de soucis. Mais pour nous tous, çà, c'est une autre histoire ! Les prédictions alarmistes des experts sont sous estimées : les changements s'accélèrent et sont exponentiels. Terriens, il est grand temps d'agir ! Vraiment grand temps !

  • On est sauvés ?

    Une "Arche de Noé verte" abritant des graines des principales cultures vivrières a été inaugurée, ce mardi 26 février, en plein coeur de l'Arctique, véritable cocon pour la diversité végétale menacée par les catastrophes naturelles, les guerres et le changement climatique. Enfouie dans une montagne de Longyearbyen, chef-lieu de l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg), à 1.000 km du pôle Nord, la réserve de semences pourra accueillir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons, deux fois plus que le nombre de variétés existant dans le monde. Lors de la cérémonie d'inauguration, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a affirmé que l'endroit est "un jardin d'Eden glacé". Chaudement emmitouflés, la militante écologiste kényane et prix Nobel de la paix, Wangari Maathai, et le Premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, ont ensuite déposé symboliquement des graines de riz dans une des chambres froides. "Le monde est un endroit plus sûr aujourd'hui", a déclaré à l'AFP le père du projet, Cary Fowler, directeur du Fonds mondial pour la diversité des cultures (GCDT), peu après la cérémonie cosmopolite qui mêlait chant traditionnel lapon, musique d'inspiration africaine et choeur d'enfants. "Nous pouvons maintenant stocker en toute sécurité un nombre considérable de semences vulnérables et précieuses", a-t-il précisé. La réserve de semences fonctionnera comme un filet de sécurité. Elle conservera dans des conditions optimales, à -18°C, des doubles de graines stockées dans les 1.400 banques de gènes existantes. Celles-ci n'offrent pas les mêmes garanties que la nouvelle venue: protégée par des tonnes de roc, des portes blindées et des parois en béton armé, elle peut résister à une chute d'avion ou à un missile nucléaire. Caméras de télésurveillance et ours polaires complètent le dispositif. Si une variété de culture vient à disparaître dans son milieu naturel, les Etats et institutions pourront récupérer les graines qu'ils ont déposés et dont ils demeurent propriétaires. Sous l'effet des maladies, du changement climatique ou encore des activités humaines, la diversité génétique s'appauvrit. En 1949, les paysans chinois cultivaient plus de 10.000 variétés de blé, dix fois moins 20 ans plus tard. Or, la diversité est indispensable pour mettre au point des cultures plus résistantes, moins gourmandes en eau et en engrais, aptes à s'adapter au réchauffement climatique et plus nutritives. D'autant qu'en 2050, il y aura 9 milliards de bouches à nourrir. "Nous espérons et oeuvrons pour le meilleur, mais nous devons nous préparer au pire", a précisé José Manuel Barroso. Grand comme deux fois la Belgique pour une population de 2.300 âmes, le Svalbard --où aucune culture ne pousse-- est considéré comme l'endroit idéal pour une réserve de semences. Isolé mais accessible, politiquement stable, l'archipel est recouvert d'un permafrost qui garantit à l'Arche suffisamment de fraîcheur même en cas de défaillance des systèmes de réfrigération. La réserve de semences a coûté environ 6 millions d'euros, financés par la Norvège. Tout cela est bien beau, mais il vaudrait mieux cultiver toutes ces espèces végétales partout sur la planète, plutôt que d'acheter des semences manipulées génétiquement et uniformisées, à des grands groupes agro-alimentaires comme ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA. Ces firmes ne rêvent que d'une chose : s'approprier le monde du vivant et inonder la planète de leurs semences trafiquées, pour nourrir 9 milliards d'individus ! Un rêve diabolique qui va à l'encontre du bon sens, de la biodiversité, de notre santé ! Consommons des produits saisonniers, de terroirs, si possible bio, et luttons contre ces méga-multinationales que rien ne semble arrêter. Terriens, il est grand temps d'agir...

  • La biodiversité toujours plus menacée...

    Je publie ici la lettre juste reçue de Kokopelli, un distributeur de semences de fruits et légumes oubliés, dont l'activité essentielle au maintien de la biodiversité, a été condamnée par les tribunaux français. C'est un peu long, mais instructif. Aidons-les à aller en cassation : l'enjeu est primordial ! "Amis et amies de Kokopelli, journalistes, sites internet, blogs, presse, vous êtes nombreux à avoir fait circuler l'information relative à nos condamnations par les tribunaux. Nous tenons à vous en remercier sincèrement. Nous remercions également celles et ceux qui nous ont déjà fait parvenir des dons pour nous aider financièrement. Le coût de tous les procès depuis deux années est de 88 000 euros, ce qui inclue les pénalités diverses et variées, les honoraires des très nombreux avocats et les frais annexes. Tous ceux qui souhaitent contribuer financièrement peuvent le faire, dorénavant, à partir de notre site internet car nous venons d'inclure la possibilité de faire un "don libre" en ligne. L'Association Kokopelli prend bonne note des déclarations et des promesses de Madame Nathalie Kosciusko-Morisset, Secrétaire d'Etat à l'écologie (qui vient d'ailleurs de déclarer sur France-Inter qu'elle était cliente de Kokopelli). Nous osons espérer qu'elles seront suivies de mesures concrètes nous permettant de continuer le travail que nous effectuons depuis une quinzaine d'années, à savoir la protection d'une biodiversité alimentaire qui n'est pas virtuelle et en chambre froide (dans des congélateurs ou dans le permafrost Norvégien) mais qui est accessible à tous, jardiniers, maraîchers et agriculteurs. En ce qui concerne le procès qui nous est intenté par la Société Baumaux, nous allons faire appel de ce jugement pour le moins surprenant puisque l'Association Kokopelli a été quand même condamnée à payer des pénalités pour concurrence déloyale alors que Monsieur Philippe Baumaux a été débouté de quasiment toutes ses demandes, dont sa requête de fermeture de notre association! En ce qui concerne le procès que nous venons de perdre en Cour de Cassation, contre la FNPSP et le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences), nous demandons à l'Etat Français de bénéficier d'une amnistie sur les pénalités et les frais générés par la condamnation qui sont d'environ 20 000 euros. La très bonne surprise du jugement en Cassation aura été que le GNIS a été débouté de toutes ses demandes: le GNIS a donc perdu contre Kokopelli! Rappelons que le GNIS, sous l'égide du Ministère de l'Agriculture, nous harcelait depuis de très longues années! Cela signifie que c'est la FNPSP qui a obtenu du tribunal une confirmation de notre condamnation à hauteur de 5000 euros pour elle-même (et donc de 20 000 euros pour l'Etat); rappelons que cette fédération des sociétés de la semence potagère regroupe des petites maisons semencières mais aussi et surtout les grandes multinationales qui ont pris l'agriculture et les agriculteurs en otage: Limagrain, Syngenta (le grand ténor de l'agriculture toxique) et Monsanto, le n° 1 mondial de la semence sous tous aspects et le n°1 mondial de la semence potagère. L'Association Kokopelli est en train de préparer une réponse élaborée au dernier communiqué du GNIS. D'ores et déjà, nous souhaitons mettre en valeur la première problématique suivante. Le GNIS a cru bon de nous poursuivre depuis des années parce que nous distribuons des variétés non inscrites dans leur Catalogue National. Nous en déduisons donc que toutes les variétés inscrites dans leur Catalogue National sont autorisées à la vente et à la culture. Comment explique-t-on dans ce cas la présence, à la page 82 du catalogue 2006 (qui au 8 février 2008 est encore la référence), de 15 variétés de maïs OGM dont 6 ont pour "événement de transformation" le maïs de Monsanto tant décrié, le MON 810? Ces 15 variétés OGM ont été répertoriées dans les catalogues 2004, 2005 et 2006 (Benjil, Boisa, César Cb, Elgina, Garonna, etc) . Certaines sont en fait inscrites depuis 1998! L'Espagne, (où vont se fournir, en semences OGM peu chères et illégales, un grand nombre d'agriculteurs Français) avait déjà inscrit, en 2004, 11 variétés de maïs de type MON 810. L'autre "événement de transformation" (un euphémisme pour ne pas nommer un tripatouillage transgénique) présent dans ces chimères génétiques est le Bt 176, la propriété de Syngenta. Soulignons que l'expression grotesque "événement de transformation" est non seulement le symptome d'une maladie de civilisation mais aussi un cache-misère pour faire oublier au peuple que le MON 810 de Monsanto n'est pas une variété mais une super-variété qui a généré des dizaines de variétés de maïs chimériques. La seconde problématique que nous souhaitons mettre en valeur est la suivante: il existe dans ce Catalogue National une liste de variétés permises à la vente pour les amateurs. Or, nous avons pu prouver avec la Campagne Robin des Semences que des centaines de supermarchés en France des chaînes Auchan, Leclerc, etc. vendent en toute impunité à l'automne des fruits de variétés strictement interdites à l'usage professionnel. Quelle est donc la valeur d'un Catalogue National qui répertorie des variétés OGM qui ne sont pas autorisées à la culture et qui, de plus, répertorie des variétés anciennes, réservées à l'usage amateur, distribuées illégalement par les chaînes de supermarchés? Quels sont donc les attributs et prérogatives du GNIS qui s'est vu débouter en Cour de Cassation parce qu'il n'était pas autorisé statutairement à poursuivre en justice l'Association Kokopelli? Les finalités du GNIS ne seraient-elles pas tout simplement d'aider leurs amis des multinationales semencières à acquérir le monopole total sur la semence et à confisquer intégralement le vivant? Le GNIS aurait-il l'intention de modifier ses statuts pour mieux rattaquer notre association car il est vrai que lorsque le Maréchal Pétain créa cette "institution hybride" en 1941, il n'avait pas prévu que l'Association Kokopelli sèmerait de bonnes semences de vie, 60 ans plus tard, dans le mépris le plus total d'un catalogue fantoche à la solde de l'agro-chimie et des multinationales de la semence. Nous renvoyons tous ceux qui seraient intéressés par ce sujet à l'article de Dominique Guillet: "Le Catalogue National, une nuisance agricole de plus?" Nous vous remercions de nouveau pour votre confiance et votre soutien". http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

  • Un film à voir...

    Depuis quelques années, les consommateurs ont été sensibilisés quant à l’importance de l’alimentation, ainsi qu’à la qualité, la quantité et l’origine de certains produits tels que la viande, le poisson, les légumes ou encore les fruits. Désireux d’en savoir plus dans ce domaine, le réalisateur de ce documentaire, Erwin Wagenhofer, s’est rendu aux quatre coins du monde et a traduit en images la déclaration de Jean Ziegler : « Grâce à ce que l’agriculture produit actuellement de par le monde, 12 milliards de personnes pourraient être nourries sans problème. Ce qui revient à dire que chaque enfant qui meurt de faim, est en fait un enfant assassiné ». "We feed the World" est un documentaire qui parle de nourriture et de globalisation, de pêcheurs et de fermiers, de nous et de ce qui se trouve dans notre assiette. A partir de quelques exemples aussi emblématiques que représentatifs, ce sont les mécanismes de marché de l’industrie agro-alimentaire mondiale, et des bénéfices que celle-ci génère qui y sont démontrés.La mondialisation, et plus précisément celle du commerce et de l’industrie alimentaires est froidement analysée, mettant en lumière l’incroyable gabegie du système capitaliste qui privilégie le profit à court terme au détriment de la planète et des hommes qui y vivent. Erwin Wagenhoffer a sillonné la planète pour y filmer le désarroi, la colère aussi, de producteurs locaux dont l’activité se voit menacée, voire détruite, par la prééminence des grandes sociétés transnationales. Les dangers pesant sur les écosystèmes, les réserves de ressources naturelles, sont aussi soulignés par un film au ton dénonciateur, dans la lignée du Cauchemar de Darwin. Documentaire époustouflant, We feed the world réunit un casting peu commun : des agronomes, des biologistes mais aussi des fermiers, des pêcheurs britanniques affectés par les règlementations européennes, des dirigeants de firmes transnationales (comme Peter Brabeck, le P.D.G. de Nestlé, pour qui tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles : « Ce que nous mangeons n’a jamais été aussi bon, nous n’avons jamais été aussi riches, nous n’avons jamais été en meilleure santé, et nous n’avons jamais vécu aussi longtemps qu’actuellement. Nous avons tout ce que nous désirons »). Seule œuvre cinématographique où les spectateurs ont tous envie de pleurer en voyant des poussins et le sort qui les attend, "We feed the World" réussit un formidable exploit : poser à ses publics la question de leur propre responsabilité en tant que consommateurs et citoyens. "We feed the World", déjà sorti en Allemagne et en Autriche, est d’ores et déjà numéro 1 de leur box-office respectif. C’est mérité. Sortie prévue le mois prochain en Belgique : allez-le voir ! Terriens,...

  • Ethique de la gastronomie et souveraineté alimentaire

    "Bon, propre et juste" est le dernier livre de Carlo PETRINI, traduit en français. Bien au-delà d’une simple quête hédoniste du « Manger bien - Manger mieux », le mouvement Slow Food (qui fête ses 20 ans en Italie) s’attaque aux effets pervers de la mondialisation et aux intérêts des multinationales. Porte-étendard de l'« écogastronomie », son message est colporté par ses 100.000 adhérents dans le monde, dont ma petite personne... C’est l’idée même de la gastronomie et de la cuisine que Carlo Petrini s’emploie à révolutionner. Ce que nous mangeons oriente le monde et l’avenir (l’alimentation, l’agriculture, l’identité des terroirs, l’environnement et la biodiversité, la consommation, l’économie et la politique). Au travers de 17 courts récits et d’anecdotes passionnantes, il nous emmène en voyage dans le monde – Italie, Mexique, France, USA – à la rencontre des peuples, des paysans, des chefs cuisiniers, de produits rares, de recettes et de saveurs. Quel avenir les produits alimentaires artisanaux ont-ils dans les pays industrialisés et les pays en voie de développement ? Comment préserver la biodiversité ? Comment mangera-t-on demain ? Quels modèles de consommation pour demain ? Véritable phénomène, la vague Slow Food touche les 5 continents. Ce livre de 270 pages peut être commandé sur le site de Slow Food au prix de 16,50 Euros. Une bonne source d'informations pour cuisiner vrai et manger sain. N'oubliez pas : on est ce qu'on mange ! Important, non ?

  • OGM : manque de courage politique...

    Gilles-Eric Séralini est professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen et expert en OGM auprès du gouvernement français et de l'Union européenne. Il est également directeur du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendante sur le génie génétique (Crii-Gen) et auteur de "Génétiquement incorrect" et de "Ces OGM qui changent le monde", tous deux publiés chez Flammarion. Interviewé sur TF1 concernant les actions de José Bové, il répond :" Autant la dénaturation du bien d'autrui est un délit, autant la France est en délit pour ne pas avoir retranscrit dans les lois nationales la directive européenne 2001-18 sur l'évaluation des OGM au niveau de l'environnement et de la santé. La France a été condamnée par le Conseil d'Etat pour des expérimentations d'OGM sur des sites dont l'environnement n'avaient pas fait l'objet de descriptions. D'une manière générale, l'Europe s'est opposée à l'importation d'OGM américains mais laisse faire leur commercialisation ; il s'agit d'un manque de courage politique. Les lois actuelles ne mettent pas en cause la responsabilité des fabricants d'OGM en cas de contamination. Si des lots de cultures sont contaminés, les exploitations seront déclassées en agriculture conventionnelle ou biologique et personne sera responsable. C'est le principe du pollué-payeur ! Il y a toujours d'autres moyens que d'arracher ou détruire des OGM. Leur action s'inscrit dans une lutte syndicale alors que l'Etat a abdiqué sa responsabilité. Ce n'est pas plus un délit qu'une grève de la SNCF ou des routiers, sauf qu'ils s'en prennent directement au responsable et pas aux citoyens. Mais je ne veux pas dire que les uns ou les autres ont raison. Il y a eu des malversations de la part des fabricants d'OGM, qui ont caché des tests démontrant les effets significatifs des OGM sur la santé. Nous allons devant la justice pour avoir accès aux données brutes de ces tests. Nous avons déjà gagné par trois fois. Deuxième type d'action : nous refaisons ces tests grâce à divers crédits, dont ceux du ministère de la Recherche. Enfin, nous demandons que les lois soient appliquées. Les effets des OGM à moyens et longs termes sont attendus sur le foie, les reins et la composition sanguine mais je ne peux pas vous en dire davantage car nous allons bientôt publier nos travaux. Ce qui est certain, c'est que les OGM sont faits pour contenir des pesticides qui n'ont pas été évalués." On ne va quand même pas se laisser mener en bateau par BASF, BAYER, DU PONT DE NEMOURS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et consorts...toutes ces multinationales avides de pognon, et qui rêvent de pouvoir nourrir la planète à elles seules !

  • 4.000 visites par mois...

    Voilà 2 petits mois que ce blog fût crée : 2.000 visites le premier mois et 4.000 le second ! Je suis vraiment positivement ébahi de ce succès, que je relativise quand même... N'empêche, vous êtes 133,33 à visiter ce blog chaque jour et cela m'épate ! Cela m'encourage aussi à persévérer dans cette voie et sur ces thèmes. De toutes façon, nous n'y échapperons pas : l'actualité, dans les années à venir, ne sera plus que consacrée au réchauffement de notre planète, aux catastrophes naturelles qui en découleront, à la pollution, aux produits bio et biodynamiques qui vont revenir en force, à la protection de la biodiversité (animale et végétale), aux énergies vertes et renouvelables (que nous serons contraints d'utiliser), à la chasse au gaspillage en tous genres, au recyclage (qui n'en est encore nulle part par rapport à ce qu'il serait possible de faire), au qualitatif alimentaire qui va reprendre le dessus (par rapport au quantitatif exécrable que nous connaissons aujourd'hui), bref, à tous ces changements que nous serons contraints de respecter, car nous sommes allés beaucoup trop loin, et sommes aujourd'hui au pied du mur : ou bien on change, et on redresse la situation, ou bien on fait l'autruche, et ce sera le déluge irréversible dans très peu d'années... Et je suis un grand optimiste ! Boycottons les produits des multinationales agro-alimentaires, luttons contre les OGM, changeons de fournisseur d'électricité pour un autre qui produit de l'énergie verte, achetez votre prochaine voiture en pensant au bio carburant, construisez votre nouvelle maison avec du bois et des matériaux naturels, isolez-la bien et équipez-la de systèmes d'énergies renouvelables, achetez des aliments locaux (et pas des trucs qui ont fait 20.000 KM en bateau ou en avion), privilégiez les produits de terroirs et les petits producteurs, respectez les produits et le rythme des saisons, arrêtons cette frénésie des achats induite par la publicité ou pour épater son entourage. En un mot, vivons plus simplement, en respectant notre environnement. Et profitons chaque jour de notre court passage sur terre, mais en pensant à ce que nous laisserons aux futures générations...