mode

  • Dégustation du lundi (60)

    Ce soir, à 4, les Beaujolais. Le premier, avec un nez qui s'ouvre sur du Gamay (et pas sur de la banane ou de la fraise !), c'est déjà bon signe ! Une bouche encore jeune, sur des fruits rouges et de la cerise du nord en finale, mais avec de la verdeur : le fruit n'est pas libéré. Côte de Brouilly 2005 "Les Feuillées" de Laurent Matray, issu de vignes plantées en 1916 sur le Mont Brouilly. Le second, avec son nez de banane plantain bien mûre et flambée, et sa bouche de beau fruit, mais fort banane, et un soupçon d'astringence ne me plu pas plus que le premier : Morgon 2006 de Marcel Lapierre. Le troisième, au nez de cassonade et de barrique cuite, et à la bouche marquée par l'alcool, la barrique et l'absence de fruit, fût le moins bon de la soirée : Saint Amour "Clos du Chapitre" 2003 du Domaine de la cave Lamartine, de Paul Spay. Le quatrième présenta un nez d'aneth, combiné à de beaux petits arômes. La bouche, sur de beaux fruits rouges, un soupçon d'aneth et un boisé assez présent nous fît penser à un bourgogne. Et c'en était un ! La Romanée Grand Cru 1998 de Bouchard Père & Fils (bouteille n° 01384), du Monopole du Domaine du Château de Vosne Romanée. La plus petite appellation française (84 ares), et hélas, un magnifique terroir pas fort mis en valeur dans ce flacon dont le prix nous laisse pantois ! On aurait dû être en extase... Ce sera peut-être le cas lundi prochain, avec l'obligation d'avoir la mention "Grand Cru" sur l'étiquette. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi (12)

    Agréable dégustation, réservée ce lundi, aux Beaujolais. Bien que je ne sois pas un fervent amateur de ce style de vins et que je n'appelle pas "vin" un Beaujolais nouveau, qui n'est qu'un jus aromatisé et surtout un prétexte commercial pour écouler des stocks, mais qui bénéficie, encore aujourd'hui, d'un effet mode indéniable... , j'avoue avoir trouvé un certain plaisir ce soir ! On débuta par un vrai Beaujolais Nouveau 2006 de Joseph Drouhin Primeur, bien fait, mais avec cet éternel nez et goût de bananes, si typique... Vînt ensuite un Fleurie 2003 du Domaine Chamonard du Clos de Lys à Villié-Morgon (au beau nez de fruits rouges, équilibré, avec du kirsch et de la cerise au palais sur une belle longueur, très agréable), suivi d'un Morgon 2005 Réserve Vieilles Vignes de Michel Guignier (fort différent du premier, avec une structure plus droite, moins ronde, et un côté cuir-animal, intéressant lui aussi). On acheva cette dégustation avec un Château Malescot Saint-Exupéry 2000, 3ème Cru Classé en Margaux (celui ayant amené la bouteille n'y connaissant pas grand chose et confondant les appellations). Très agréable surprise : le nez de cigare me rappelait celui du Haut-Brion, la bouche superbe et longue sur des tannins fins et serrés, du fruit et de la concentration, pour terminer sur une très légère astringence, due à son jeune âge. Un très beau Margaux. Magnifique. Ceci pour confirmer que le millésime 2000 s'avère très difficile à déguster à l'aveugle : on est vite tenté de partir à l'étranger (hors France), tellement ils ont un côté exotique... Un bon lundi, en attendant le suivant, consacré au millésime 1996. Suite la semaine prochaine...