millesimes

  • Dégustation du lundi 279

    Toute belle dégustation à l'aveugle ce lundi soir, comme on s'y attendait, pour fêter un anniversaire. Même si ce jour fût assombri par les drosophyles Suzuki qui osèrent piquer nos magnifiques grappes, laissant présager une vendange 2015 très maigre et peu qualitative, une piquette, quoi...

    Champagne pour débuter, avec un nez fin et délicat sur des noisettes et de la pelure de noix, avec un très léger côté oxydatif. Puis en bouche, on part sur le citron, finement toasté/boisé, juste comme il faut. C'est très bon : on dirait une enveloppe de Pinot Noir avec un coeur de Chardonnay. C'est un Selosse, mais en Pinot Noir, fait par un gars qui la touche bien, avec un travail intelligent d'élevage. Krug ou Bollinger ? Bollinger R.D. 2002 Extra Brut Grand Cru, composé de 60% de Pinot Noir et de 40% de Chardonnay et dégorgé le 22 octobre 2013. Tout beau.

    Premier rouge, à la robe évoluée assez claire et au nez de cuir et fruits rouges. En bouche, très agréable, encore jeune pour son âge, sur des notes de cuir rond, des notes bordelaises sans sécheresse, du cacao. Belle buvabilité bien qu'un peu maigre, avec un manque de corps et de concentration. Loire en vin nature pour moi, et trop fluet. Racines Les Cailloux du Paradis 1999 de Claude Courtois en Vin de Table Français à 12°45, en Sologne (près de Cheverny et Blois). Un des vignerons à l'origine des nouveaux vins Nature. Boire un Vin Nature de 16 ans d'âge est une première au Clos.

    Le second rouge présente également une robe évoluée et un nez sur l'amande. En bouche, toujours l'amande, avec un élevage présent mais assez d'alcool pour porter le vin. Alcool bien tenu et belle longueur pour ce Vosne-Romanée Aux Brûlées 1994 en Premier Cru du Domaine Méo-Camuzet.

    Le suivant, à la robe plus foncée, vive et éclatante, mais au disque évolué, présente un nez floral et sucré. La bouche, concentrée et sucrée nous dirige vers un millésime chaud, avec cette sucrosité qui revient en finale. Mais c'est sec, avec les fruits et tannins qui commencent à se fondre, grande puissance et manque d'un peu d'acidité. Le Gréal Hermitage 1999 de Marc Sorrel à Tain l'Hermitage.

    Déjà la cinquième bouteille avec ce vin à la robe noire et au disque légèrement évolué. Un nez de Côtes du Rhône luxuriant, avec de la vanille qui ressort à l'aération. Bouche : matière élaborée, chaleur, boisé qui ressort en finale, mais sur un beau fruité qui hélas disparaît à l'aération. Pendant que les autres se perdent en Tannat ou en Languedoc, je reste en Rhône : La Turque 2000 en Côte Brune Côte Rôtie de E. Guigal. Un peu déçus..., même beaucoup.

    On passe au suivant, à la robe noire et au nez animal avec des notes de pruneau. La bouche est très amusante, avec une attaque super riche, serrée, dense et tannique, mais aussi des fraises des bois et des fruits noirs, et du sirop de griottes. Clos Saint Jean 2009 en Châteauneuf-du-Pape.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe cognac et au nez très parfumé sur des notes de moutarde, de curry, de miel, de tomates, de pain d'épices, de tabac, de cannelle, et d'un brin de sauce Worcester... Une explosion olfactive. En bouche, c'est bon et long, avec de l'oxydation en fin de bouche. Mais on est perdus : vin muté ? Non. Vin jaune ? Non. Vin blanc évolué ? Non. Un vin rouge non muté de plus de 60 ans, produit que dans les tous grands millésimes : Conterno Vino Monfortino 1952 Giacomo Conterno Monforte d'Alba Piemonte d'Alba (bouteille n° 3869). Total respect, même si le plaisir en bouche n'était pas énorme.

     

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, et des nouvelles de la vendange 2015 du Clos aussi.

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 264

    Nouvelle dégustation du Clos à 6 ce lundi soir, avec un premier vin blanc à la robe dorée et au nez floral sur des notes de pamplemousse, de pomme et de pêche blanche. C'est fort bon en bouche, avec une superbe attaque sur la finesse, bien que ce soit riche, mais porté par une belle acidité. Et une incroyable longueur pour ce vin mûr, déclassé car trop atypique par rapport à l'appellation : "Je suis viré" 2011 en Vin de France de Philippe Valette. On est en Viré-Clessé, en Bourgogne.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenat et au nez de Beaujolais sur une fermentation carbonique. En bouche, il y a un côté chaud assez déplaisant à l'attaque : c'est trop riche et chaptalisé, avec quasi un soupçon de banane en finale. On aurait préféré un bon jus. Raisins Gaulois 2014 en Vin de France de Lapierre.

    Le second rouge présente une robe foncée mais évoluée et un nez de vieux bordeaux pour moi. En bouche, on est sur des notes de Cabernet Franc, sur un élevage fondu, mais sans le poivron, ce qui amène certains vers Chinon, alors que d'autres évoquent un bourgogne ou une vieille Grenache... Les Varennes du Grand Clos 1996 en Chinon du Domaine Charles Joguet. On est ici en Cabernet Franc de pied.

    Le troisième rouge présente une robe identique mais avec un superbe nez lacté sur des notes de cuir, de cigare et de viande séchée. En bouche, c'est un peu chaud, mais pas mal du tout : on est sur le cacao, le menthol, la réglisse et le lard fumé, avec des tannins fondus. Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu 1990 à Bandol. Un grand flacon acquis sur place en décembre à la vente aux enchères de la Fête du Millésime.

    On passe au flacon suivant, et sa robe foncée. Son nez, avec un soupçon de coccinelle écrasée, nous amène naturellement en Loire. En bouche, c'est fort jeune mais très plaisant avec un beau fruit. Personnellement, j'ai un petit problème en finale avec un côté rafles asséchant, alors que les autres évoquent des tannins enrobés... Grappes entières 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 

    Les sixième et septième flacons sont servis en même temps afin de mieux pouvoir les comparer. Et ce ne fût pas aisé ! Le premier a une robe plus claire que le second. Le nez du premier, floral avec des notes de miel, évoque la Bourgogne pour l'un, Morgon pour l'autre. Le nez du second est tout à fait différent et évoque une autre région. Le premier est bon, fin et long, avec du velouté en finale. Il est plus fruits rouges et bourguignon que le second. On évoqua alors un Languedoc pointu. Le second est plus sur les fruits noirs, les pruneaux, les prunes fraîches, avec une élégance absolue malgré le côté épicé. Il paraît moins souple et moins accompli que le premier, avec une finale moins agréable. Mais tous les 2 sont sur la fraîcheur et la finesse. La Rouge Arbin 2011 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en Vin de Savoie et La Brova 2009 Arbin, toujours de Louis Magnin en Vin de Savoie. Juste pour info, la Mondeuse est le seul cépage rouge admis en Arbin, et Louis Magnin vient d'arrêter de produire ses vins...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec chacun un très grand flacon pour célébrer, au Clos, nos 18 ans. Qui vivra verra... 

     

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  • Dégustation du lundi 257

    Reprise des dégustations du lundi après cette semaine de vacances pour certains. Chez moi, à 3.

    On débuta les hostilités avec un vin rouge à la robe rubis et au nez de vin nature civilisé. En bouche, un bon petit vin d'attaque, léger et sur le fruit. Perlant aussi. On évoque un Gamay. Y'a bon The Canon 2013 en Vin de France, une cuvée de négoce d'Anne et Jean-François Ganevat. Un Gamay importé du Beaujolais mélangé à 17 autres cépages oubliés du Jura.

    On passe aux choses sérieuses avec un vin blanc à la robe or et épaisse et au nez de vin ouillé du Jura sur des notes de noix fumées, de citron doux et de fleurs. En bouche, on est sur un fruit gourmand sans que les notes de noix ne prédominent. C'est très beau : Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy en Arbois. La cire jaune sur la bouteille indique qu'on est en Savagnin. 9 ans et demi d'élevage pour cette bouteille, et la même chose à patienter avant de la boire selon Pierre Overnoy, soit en 2022 !

    On poursuit dans le sérieux avec un vin rouge à la robe foncée et au disque évolué. Un nez de vieux Bordeaux, très parfumé (groseille, framboise, rose et cerise/kriek) avec encore du fruit ! En bouche, du vieux cèdre et un boisé contenu sur de la groseille et des boutons de rose. Et plus il s'aère, plus il passe de vieux vin à un très bon vin, sans aucune lourdeur et avec un belle vivacité. Je pense à un Léoville Las Cases 1982, le second évoque un Mission Haut Brion 1985, et on n'est pas à Bordeaux ! Sassicaia 1983 Tenuta San Guido Bolcheri Vino da Tavola. Une copie conforme de Lafite Rothschild au niveau encépagement. Superbe.

    J'avoue avoir fait un peu baissé le niveau de la dégustation avec les 3 flacons suivants, dégustés en même temps. Les 2 premiers ont un robe un peu plus évoluée que le troisième. Le premier présente un nez de vieux vin mais sympa et expressif. Par contre, ce n'est pas fort plaisant en bouche, avec des notes d'alcool de noix : il est passé. Le second est celui qui plaît le plus, avec son petit côté mentholé. Mais très vite, un défaut apparaît : ce n'est pas bouchonné mais il y a un souci... On se rabat donc sur la troisième bouteille, riche, concentrée, opulente sur un beau fruit, tannique aussi sur du pruneau. Ce vin a tout et il en impose, bien qu'il soit bu trop jeune.

    Nous venons de déguster les 2 premiers millésimes du Domaine Castell Ryenoard (1989 et 1990) et Le Clos Castel 2009 du Domaine Castell Ryenoard à Bandol. C'est intéressant de voir le vin normal des premiers millésimes et la magnifique Cuvée Spéciale récente : quel chemin parcouru !

     

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    Et comme on était en forme, on poursuivi avec un Moulin des Costes 2011 du Domaine Bunan, très beau et prometteur avec sa belle matière, et un Val d'Arenc 2011 plus léger et fruité, avec un petit côté lacté. Tous les 2 à Bandol.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain !

     

     

  • Les superbes vins rouges de Bandol...

    J'ai eu la chance de passer le week-end dernier à Bandol, pour assister à la Fête du Millésime 2014. Elle a lieu chaque année le premier dimanche de décembre.

    Tout d'abord, en raison de ma passion pour les vins de Bandol rouges qui sont des vins puissants et tanniques élaborés principalement à base de Mourvèdre, et qui ont une magnifique aptitude au vieillissement. Il faut savoir les attendre de nombreuses années et les carafer une heure avant de les déguster. Vous aurez alors  dans votre verre un nectar abouti digne des plus grands crus classés de la rive gauche bordelaise.

    Ce sont, à ma connaissance, les seuls vins français qui offrent un tel rapport qualité prix. On peut aussi les boire jeunes, mais on regrette souvent des les avoir bu trop tôt et de ne plus en avoir en cave...

    Ensuite, pour le plaisir de rencontrer les vignerons qui oeuvrent jour après jour et millésime après millésime à nous offrir ces merveilleux vins, élaborés pour la plupart en Bio. Il faut dire que le climat est clément et que le mistral et la tramontane assèchent l'air.

    Ceci dit, cela fait 3 ou 4 ans qu'il n'a plus fait froid à Bandol. Et cela n'est pas bon pour la vigne : il faut au moins 2 semaines en hiver lors desquelles les nuits sont négatives pour que la vigne soit saine. Et ce ne sont pas avec les 16° qu'on annonce pour Noël dans la région qui feront l'affaire..., ni la météo très arrosée de ces derniers temps...

     

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    Cette année-ci, j'ai donc fait principalement la connaissance de ceux qui gèrent les Domaines de Pradeaux, Lafran-Veyrolles, Bunan et Castell Reynoard. Chacun dans leur style, chacun avec son approche et sa vision. Fort intéressant. Pour la petite histoire, Souviou, La Vivonne et Salettes ont remporté le concours 2014 et pourront donc inscrire "Longue Garde" sur leurs bouteilles. En 2013, c'était Souviou, Terrebrune et Gros Noré.

    Ce petit week-end m'a aussi permis de ramener quelques merveilleux flacons, achetés à la vente aux enchères du samedi soir : un magnum Moulin des Costes 1993 du Domaine Bunan, un autre du Château Pradeaux en 1989, deux bouteilles du Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu en 1990 et 1992, 3 bouteilles des 3 premiers millésimes du Domaine Castell-Reynoard (1989/1990 et 1991) et, pour finir, 3 bouteilles du Domaine La Suffrene Cuvée Les Lauves en 1998, 2001 et 2004.

    Tout cela à ramener en avion..., et à ajouter à quelques autres achats effectués chez David aux Caves de La Poste (Bastide Blanche Cuvée Fontanéou 2011, Tour du Bon Cuvée Saint-Féréol 2011, Lafran-Veyrolles 2000 et Le Clos 2009 du Domaine Castell-Reynoard) et à l'Oenothèque, ou je suis toujours bien reçu (et pour cause) par Pascal Périer et son collègue Renaud.

    Bref, 66 kilos de bagages pour rentrer, et sans aucune casse ! Question d'organisation... Il ne me reste plus qu'à les mettre en cave et les ouvrir parcimonieusement en présence de connaisseurs lors des longues soirées hivernales. Et je reviendrai à Bandol quand la météo sera plus clémente...

     

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    Bonnes adresses à Bandol : Hôtel Les Galets, le restaurant L'Atelier du Goût, qui est toujours mon favori, et le restaurant L'Espérance, très bien aussi.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 219

    Certains préférant le Salon de l'Auto en nocturne, c'est donc à 4, que nous attaquèrent ce lundi du Clos, en commençant par éliminer les dernières lies fines de notre nectar, reposant toujours en tourille. Un soupçon de souffre après cette belle oxygénation, et voilà notre vendange 2013 prête à être mise en bouteilles. Il manque juste des bouchons de qualité, que nous allons nous efforcer de trouver.

    Quatre vins rouges, ce lundi soir, avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez assez discret sur de la prune. En bouche, une attaque trop confite, trop riche sur des pâtes de fruits et de la chaleur, immédiatement suivie d'une astringence assez marquée, jusqu'en finale, avec de l'alcool. Singulier 2009 Trousseau en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot. Fort déçus par ce vin, titrant 14 degrés, qui nous avait beaucoup plu il y a quelques temps...

    Second flacon, à la robe plus foncée et aux reflets écarlates, et au nez de fruits et de végétal, avant de tourner vers de la colle au scotch. En bouche, une fort belle matière sur le fruit et des tannins fins et fondus, avant qu'une finale, astringente à nouveau, ne prenne le dessus et gâche cette belle attaque fruitée à souhait. C'était tel que je pensais que le raisin n'avait pas été égrappé, alors qu'il l'est. Le Rouge d'Herbel en Vin de France. On est à Anjou sur du Cabernet Franc, en 2010, un millésime difficile.

    Troisième flacon à la robe noire et au nez expressif, parfumé et mentholé sur du cassis et de la crème de cassis, avec également un côté sanguin et de la tomate confite. La bouche est puissante, fondue et fraîche et évoque une Syrah de soleil. C'est un vin de dégustation et pas de repas car un peu passé de mode au niveau extraction. Ceci dit, c'est un superbe jus de cassis très bien fait et sans boisé. Chloé 2010 (Vieilles Vignes Merlot, Haute Vallée de l’Aude en Languedoc), en appellation Limoux de Jean-Louis Denois. Acheté sur "Vins Etonnants".

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée et au nez chaleureux, avant de tourner vers un très beau fruit. La bouche est puissante, sur un joli fruit, une belle matière et de la fraîcheur. C'est propre et net. On est sur une Syrah. C'est encore un vin de gastronomie, de fin de repas. Domaine Elodie Balme 2011 Champs Libres en Côtes du Rhône Villages.

    Toujours pas de photo de la dégustation. Ce sera pour lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 210

    Belle dégustation à 4 pour un nouvel anniversaire à fêter, malgré l'excès de zèle des pompiers, les problèmes du tram 94, la voiture oubliée chez la belle mère à Uccle, le magasin toujours ouvert, l'erreur de métro, un long et copieux déjeuner au Senza None, et j'en passe...

    Une première bouteille à la robe très claire et au nez aromatique sur du citron. En bouche, un miel de fleurs de citronniers. C'est gras et ample, mais assez droit, avec une fort belle acidité qui arrive en finale. C'est jeune, sur le fruit, sans traces d'élevage. Et comme le vin n'est pas marqué par l'alcool, on pense à un terroir nordique. Et on se trompe : nous ne sommes ni en France, ni en Europe : Rubaiyat Kôshu sur Lie 2011 mis en bouteilles par Marufuji Winery Co LTD au Japon.

    Le second flacon présente une robe orangée et un magnifique nez sur des fruits tropicaux bien mûrs. La bouche est magnifique elle aussi, sur des notes de mangues. C'est une caresse d'alcool. Ample, long et sec, avec une acidité bien équilibrée : Le Ruminant des Vignes 2007 en Vin de Table de France de Dominique Andiran, vigneron à Montréal du Gers du Domaine Haut Campagnau.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis claire et au très beau nez bourguignon sur des fruits rouges. La bouche est soyeuse, délicate, avec une belle longueur, mais on a envie d'un peu plus de fruits. Ce Bourgogne classique est néanmoins très plaisant et bien fait : Chambertin Grand Cru 2006 du Domaine Trapet & Fils à Gevrey-Chambertin. En biodynamie, depuis fort longtemps.

    On acheva cette dégustation avec un vin à la robe orangée et au nez vraiment magnifique. En bouche, de la confiture d'abricot, de la pêche et un rien de coing. On serait plutôt en Jurançon qu'en Sauternais car la sucrosité est importante, avec un degré d'alcool pas particulièrement élevé. On pourrait même être sur un Alsace à 7,5°. Les Noëls de Montbenault (une parcelle mythique) 2001, Coteaux du Layon Faye d'Anjou de Richard Leroy, vigneron à Rablay sur Layon. Ce vin n'a été produit qu'en 2001 et 2003.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 209

    Une petite dégustation tranquille, à 4, pour se remettre de tous les abus de la semaine passée. On a re-goûté des vins servis samedi soir, juste pour voir. Puis 3 trop vieilles bouteilles , juste pour voir. Puis quelques bouteilles du Clos,au hasard, juste pour voir.

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    Mas de la Font Ronde Pompon Blanc en Vin du Gard, encore très floral et parfumé, malgré 48 heures d'ouverture. Et sa petite soeur en rouge (Pompon rouge, le vin fétiche des Japonais), pas mal non plus.

    Une Tranche Fleurie, en Fleurie 2011 de Lilian Bauchet

    Es d'Aqui Grenache 2011 en Vin de France (des Pyrénées Orientales).

    Puis La Baronne "Les Chemins" 2010 de Camille Lignières en Corbières et son grand frère "Les Chemins de Traverse", toujours en 2010.

    On a ensuite humé un vieux Vosne-Romanée 1959 Les Suchots, imbuvable, dégusté un Volnay Les Champans 1er Cru Récolte 1972 de Mme François de Montille à Volnay, bien mais moins bon que le dernier, me semble-t-il. Et juste regardé ce Cheval Noir 1974 et sa vieille étiquette aussi ravagée que le contenu.

    On se remis de ces vieilleries avec un Pavillon Rouge 2006 en Margaux léger et court, et un Hermitage 2007 de Tardieu Laurent (Vieilles Vignes, en vin de négoce) au fruit pas trop présent et à l'alcool en finale, que j'achève d'ailleurs en écrivant cet article. L'un était en Bourgogne, j'étais en rive Gauche, et le troisième était en Hermitage... Bien vu.

    Et on termina en feu d'artifice, en ouvrant et dégustant, coup sur coup, Le Clos de Rouge-Cloître 2005, 2000, 2001, puis un millésime non connu ni étiqueté, pour achever sur Le Muscat du Clos 1999, en Magnum.

    Tranquille, tranquille, ces 16 flacons à 4, dans lesquels on a juste trempé les lèvres. Juste pour voir... La suite, et quelle suite, lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 115...

    Retour des dégustations du lundi après 4 semaines sans, pour diverses raisons allant des vacances scolaires, à la grippe, en passant par Roland Garros...

    Oublions vite fait le thème de ce soir, personne ne l'ayant respecté, sauf pour cette mise en bouche à la robe rubis clair et au nez de cabernet. En bouche, c'est fluet, aqueux et flotteux, s'achevant sur du noyau de cerise : Chinon 2008 du Club des Sommeliers ("des Professionnels qui s'engagent sur le plaisir de vos sens..."). Un véritable scandale !

    Passons sans attendre au second flacon à la robe foncée et au nez qui parle et s'exprime, sur de la Gariguette et puis sur du cassis. En bouche, un beau jus et une belle attaque fruitée sur de la fraise poivrée, beaucoup de tannins et de l'amertume en finale. Vendanges entières : on goûte la rafle pressée avec les baies : La Roche Buissière "Le Claux" 2007 en Côtes du Rhône de Pierre et Antoine Joly dans le Vaucluse.

    Troisième flacon à la robe paille foncée et au nez minéral, sur de la noix verte. La bouche est puissante et concentrée, avec des zestes de citrons et de l'alcool. On pense à 2006 ou 2007, mais nous sommes un peu perdus : ni Loire, ni Jura, ni Chardonnay... Le Grand Blanc 2006 d'Henry Milan à Saint Rémy de Provence.

    Quatrième flacon, à la robe grenat et au beau nez croquant, sur des fruits rouges. En bouche, un beau jus, une belle matière lisse, et de la fraîcheur : tout est là ! Juste un peu de gaz carbonique qui fait oublier le terroir : c'est la qualité du raisin qui fait la qualité du vin. Gramenon "Poignée de Raisins" 2008 en Côtes du Rhône.

    Cinquième flacon, à la robe noire et au nez concentré de cassis et de myrtilles, avec des arômes tertiaires développés. En bouche, on est sur du merlot dans un millésime accompli, avec un beau fruit, puis du cigare et de la fumée, pour s'achever sur une petite sécheresse : Clos Fourtet 1998 en Saint Emilion Grand Cru des Frères Lurton.

    Dernière bouteille étrange, à la robe orangée, et au nez spécial, finissant sur un petit côté vinaigré. La bouche, très spéciale elle aussi pour un vin liquoreux, sur de la tourbe iodée et du whisky... Un Petit Coin de Paradis 2005 de Claude Courtois à Soings en Sologne.

    La semaine prochaine : Château-Chalon. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 113

    Avec pour thème "Le bonheur est dans mon verre", belle dégustation à 4, qui débuta par un vin à la robe jaune paille présentant une légère oxydation au nez, sur du coing. La bouche, parfumée, pleine, longue, sur des agrumes et de la noix, avec du gras et une belle acidité, sans traces de boisé. Fort difficile à deviner : Chenin ou Chardonnay, Loire ou Bourgogne? "Les Chalasses Marnes Bleues" Savagnin 2007 de Jean-François Ganevat en Côte du Jura. Vigneron de père en fils depuis 1650 : c'est pas beau çà ? Belle bouteille.

    Second flacon à la robe cognac et au nez de vieux Porto ou de vieux Xérès. En bouche, du pain cuit, de la levure et des fruits confits. C'est huileux, ample,épais, gras, sur de la noix fraîche avec une belle longueur. Suite à notre perplexité, on apprend que c'est un vin français des années 70. Et aucune trace d'oxydation : assez amusant ! On ne trouvera pas : Hospice de Beaune 1977 en Meursault-Genevrières Cuvée Philippe-Le-Bon d'Emile Chandesais. Cette bouteille, dont le niveau était en-dessous de l'épaule, a dû vieillir de façon atypique...

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez viandeux agréable, de Merlot tomaté. En bouche, un bon petit Merlot, délicat et en finesse. C'est jovial, sans complexité étourdissante, souple au début, puis avec quelques tannins apparaissant en finale : Château Bel Air Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel Margaux 2001. Sympa, mais les grandes bouteilles semblent dater d'avant 1990. A confirmer.

    Quatrième flacon bouchonné de bouchonné... Tant pis pour ce Château Soutard 2005 en GCC de Saint Emilion.

    Cinquième flacon à la robe paille intense, claire et limpide, et au nez de toast beurré. En bouche, une sucrosité contenue pour ce moelleux sans excès, une très belle expression, une belle acidité, une belle longueur et une fort belle finale. Les Bonnes Blanches 2003 en Coteaux du Layon St Lambert d'Agnès et René Mosse. Belle bouteille à l'équilibre parfait, grâce à cette superbe acidité du Chenin. Très belle bouteille.

    Lundi prochain, ce sera l'Espagne qui sera à l'honneur. Avec certainement quelques grands flacons, juste pour le plaisir.

     

  • Dégustation du lundi 106

    Un petit goût de trop peu ce lundi soir, avec cette dégustation à l'aveugle, à 4.

     

    Un premier vin de mise en bouche, à la robe paille et au nez d’agrumes, de pamplemousse rose et d’abricot. En bouche, ce n’est pas du Mosse, et c’est bon. C’est plutôt du Chardonnay que du Chenin, sur des agrumes, avec une belle structure et une belle longueur, et un tout léger côté vanillé-boisé bien intégré : Puligny-Montrachet 2007 en Vieilles Vignes de Vincent Girardin. Belle bouteille.

    Second vin, à la robe paille avec des reflets rosés. Au nez, du jus de pommes ou du cidre, avec une certaine maturité. En bouche, de la densité, de l’épaisseur, puis de la vivacité en finale. On est sur du Chenin : Initials BB 2008 de Mosse. BB signifie une croupe de Bonnes Blanches, qui a toujours donné mieux que le reste et qui a fait l’objet, en 2008, d’une vinification distincte.

    Troisième flacon, à la robe pourpre foncée et au nez de cabernet. En bouche, un cabernet franc, avec un côté perlant et piqué, la verdeur d’un cabernet franc pur, une bouche puissante, mais en entonnoir et une grande sécheresse en finale. Pas plaisant et sans équilibre. Paimparé 2005 en vin de table de Mosse. Bouteille achetée aujourd’hui chez Rob à 17 euro (un scandale quand on connaît le prix départ propriété), et à oublier au plus vite.

    Dernier flacon, pour un peu se refaire les papilles, à la robe plus évoluée, et au nez évolué, lui aussi, et assez plat. En bouche, c’est bon, mais cela retombe un peu comme les bordeaux de la semaine dernière. C’est décevant, et pourtant : Château Branaire 2000 (Duluc-Ducru) en Saint Julien.

    Bref, un léger goût de trop peu ce soir. Mais tout cela va s’arranger lundi prochain, avec le thème “C’est une femme qui le fait”. Qui vivra verra.

     

  • Dégustation du lundi (97)

    Avec un jour de retard -quelques soucis de lignes verticales pixelisées sur l'écran de mon mac, en réparation-, le compte-rendu de la très chouette dégustation, à 4, de ce lundi soir, sans thème imposé.

    Première bouteille, à la robe  jaune claire, et au nez de pommes, suivi d'un puissant nez floral (jasmin), presqu'écoeurant. En bouche, un vin sec et long, sur des hydro-carbures et du réglisse, avec un côté asséchant. Les Monts Damnés 2006, Sancerre de François Cottat à Chavignol.

    Seconde bouteille, à la robe noire et au nez concentré sur des fruits mûrs. La bouche, ronde, vanillée, sur de la cerise, puis sur de la sécheresse en finale, avec des tannins verts. La première attaque fait vite place à une bouche déséquilibrée : Kirwan 2000 en Margaux. Du Michel Rolland en plein : quel massacre !

    Troisième bouteille, à la robe noire et au nez difficile de semelles. Par contre, en bouche, tout est en finesse : concentration, sur une belle matière, très beau fruité lisse, fraîcheur. Une finesse de fruit admirable. On est ni en Rhône ou à Cornas, mais dans le Var : Château La Calisse "Cuvée Etoiles" 2007 en Coteaux Varois de Provence, de Patricia Ortelli. Un vin libre, pas coincé ni formaté, avec l'expression du terroir et des cépages.

    Quatrième flacon, à la robe noire, légèrement évoluée sur les pourtours. Un très beau nez, surtout par rapport au précédent, bordelais et sur du fruit. En bouche, une belle fraîcheur aussi, et une rondeur superbe. Michel Rolland n'a jamais mis le pied là-bas : pas de bois, pas de vanille, pas d'extraction ! Dominus 2002 Napa Valley de Christian Moeïx.

    Cinquième flacon, à la robe trouble et évoluée, et au nez de bordeaux qui pinote... On n'est pâs dans la dentelle : c'est dense, avec une belle matière, mais trop puissant et sans finesse : Domaine de Marcoux 1989 "Vieilles Vignes" en Châteauneuf-du-Pape d'Armenier. Production : 3.000 bouteilles.

    Dernier flacon à la robe de rhum/coca ou cognac. Au nez, un vieux vieux vieux botyris oxydé. En bouche, un très vieux vin, non filtré, passé, mais qui se laisse boire : Château Brouslet 1961, Haut Barsac de Pierre Fournier.

    La semaine prochaine, des vins top, pour fêter cette fin d'année, tout en mettant en bouteilles les vendanges 2009.

     

  • Dégustation du lundi (87)

    Un vigneron absent en voyage à Cuba (pour assister, avec 500.000 spectateurs, au concert "Paix sans frontières" de Juanes sur la Place de la Révolution ), et un autre atteint d'une fraîche pneumonie, c'est donc à 3 que nous attaquâmes ce 87 ème lundi de dégustation à l'aveugle.

    Petite mise en bouche avec un Côtes de Castillon Clos de la Vieille Eglise 2005 sans prétentions, suivie d'un vin à la robe noire et au nez de fruits mûrs. La bouche, concentrée, sur des fruits cuits, mais avec de la noblesse et de la fraîcheur, mais sans grande complexité (sans doute due à  sa jeunesse) : un vin biodynamique depuis 2003 : Pontet Canet 2006 en Pauillac.

    Troisième bouteille, à la robe plus évoluée, et au nez plus vieux aussi, sur du cassis, sans boisé. La bouche, plus aboutie, est fondue, sur un beau fruité, avec une belle longueur toute en finesse et élégance : Clos du Marquis 2000 en Saint-Julien. Beau flacon. Le Clos du Marquis existe depuis 1904, lorsque le propriétaire, Théophile Skawinski isole cette parcelle pour produire ce vin. Le Clos du Marquis fut longtemps le deuxième vin de Léoville Las Cases. Mais depuis 1989, il est maintenant un  vin à part entière qui est l'expression d'un type de terroir de Saint Julien, entouré de crus prestigieux.  

    Dernière bouteille à la robe rubis foncé et au nez de vieux vin, sur de la cassonade ou de la canne à sucre, du cèdre et des épices. En bouche, un bordeaux évolué, avec un côté métallique, une belle intensité et une vraie finale : il peut encore durer. Château Lafite Rothschild 1976 en Pauillac. Un des meilleurs bordeaux du millésime. 

    La semaine prochaine, bouteilles produites en moins de 10.000 exemplaires, à combiner avec une bouteille anniversaire pour les 2 absents. Tout un  programme !

  • Dégustation du mercredi (23)

    Enfin. Enfin revoilà nos fameuses dégustations du mercredi. Désolé pour cet intermède de quelques semaines (une première dans l'histoire du Clos), dû pour diverses raisons. Mais voilà, le plus important, c'est qu'elles reprennent leur cours normal. Ce qui sera le cas à partir d'aujourd'hui. Thème de ce soir : la Vénétie et la Toscane. On démarra avec un premier flacon à la robe foncée et dense, au nez de fruits mûrs compotés, sur une belle maturité, mais aussi avec un peu d'acidité volatile. La bouche s'avéra hélas fort boisée, avec un fruit inexistant et masqué : Ripa EA 2001 Rosso Toscano (bio, 13,5°). Second flacon, le meilleur de la soirée, avec une belle robe pourpre et un nez frais, fruité (fruits rouges), fin et avec de la maturité. Quant à la bouche, elle présenta une belle matière sans lourdeur, une belle finesse et de la fraîcheur, avec un petit côté volcanique. Masi Costasera Amarone Classico 2005 (15°, qu'on ne sent pas). Vraiment très agréable. Troisième flacon : robe pourpre et nez assez boisé, commercial, à la Michel Roland. En bouche, un vin international tendance, un style qui n'est plus du tout apprécié au Clos... Ilatraia 2004 Brancala in Maremma, rosso Maremma Toscana. Le dernier flacon, à la robe plus évoluée, présenta un nez de vieilles cerises au Kirsch. La bouche, plaisante, d'un vieil Amarone, s'assèche un peu, avec un peu de fruits, mais aussi avec de l'alcool fort présent. Ninfeo Amarone 2003 Della Valpolicella (bio 15°). La semaine prochaine, dégustation à l'aveugle en Châteauneuf du Pape. Et, en bonus, le programme des futures dégustations du Clos...

  • Dégustation du mercredi (13)

    Dernière dégustation du Clos pour cette année 2008, à 3, et avec quelques grands moments... Pour débuter, un vin bouchonné (ce n'était plus arrivé depuis pas mal de temps) : Château Palmer 2004 en Margaux. Fort dommage pour ce beau flacon pourtant prometteur... La seconde bouteille, tout aussi classique au nez, présenta un fort beau volume en bouche : bel équilibre, belle structure, belle longueur : Château Trotanoy 2001 en Pomerol. Pour effacer le 2002 bu récemment, qui ne nous avait pas plu, alors que c'est quand même le Pomerol le plus complet après Pétrus. Troisième bouteille, au nez de fruits très mûrs, sur de la crème de cassis. Bouche harmonieuse, fraîche et de belle longueur, sur des arômes de viande, de prunes et de noix, avec des tannins doux et une belle acidité bien intégrée : Penfolds Grange Vintage 1998, Shiraz South Australia. Un vin qui appartient à la légende, côté 99/100 par Parker. La quatrième bouteille, au nez assez proche de la précédente, mais sur des pruneaux et de l'alcool, présenta une bouche encore plus concentrée que la précédente, sur des fruits rouges, un menthol vif et de l'alcool. Moins juste que le précédent : Astralis 2001 Clarendon Hills, Shiraz, South Australia. Lui aussi, côté 99/100 par Parker, tout comme le 2002 et le 2003, ce qui est assez exceptionnel. On termina cette fort belle dégustation avec un vin au nez animal et de cuir fin, et à la robe foncée, mais présentant une certaine évolution sur le pourtour du verre. En bouche, suavité, souplesse, ampleur, longueur, race, sur des prunes très cuites : Château Montrose 1990 en Saint Estèphe de J-L Charmolüe. Côté 100% par Parker. Prochaine dégustation du Clos début 2009, avec un tout nouveau programme. Bonnes fêtes à tous.

     

  • Dégustation du lundi (23)

    Magnifique dégustation hors clos à 4, le 5ème profitant, en famille, du cyclone Gamède à l'île Maurice. Bonne mise en bouche avec un blanc au nez floral et une bouche d'agrumes sur un bel élevage : un Aile d'Argent 2004, du château Mouton Rothschild. Suivi un Troplong Mondot 1995 en Saint Emilion Grand Cru, au nez assez volatile, avec de l'alcool, et à la bouche serrée et fermée. On le compara immédiatement au Léoville Barton 95, en Saint Julien, qui suivi, presque identique, avec plus de fruits au nez et à la bouche. On passa alors à un Château Soutard 86 en Saint Emilion Grand Cru Classé, qui s'avéra assez léger et sans grande longueur, malgré les éloges de Parker... Et puis, là, tout changea ! D'abord avec un somptueux Lafite Rothschild 96 en Pauillac, qui effaça tout ce qui précède, avec un nez de tabac et de fumée, une jeunesse incroyable, une fermeté et un fruité intense, typique du millésime. Côté 100/100 par Parker, et à boire entre 2020 et 2050 ! Grandiose ! On continua sur la même lancée, avec un Mouton Rothschild 85 en Pauillac : rien à voir avec le 86 de la semaine passée. Plus terreux, des notes de cuir, plus abouti : très belle bouteille ! Et on acheva, quant à ce qui me concerne, sur un Mouton d'Armaillacq 1947, de Philippe de Rothschild, toujours en Pauillac... Robe noire, mais plus évoluée (rouille) à la lumière, nez d'un vieux vin dans une année chaude, et fort belle bouche évoluée (supérieure au Cheval Blanc 1949, dégusté en magnum, il y a quelques années). C'est à ce moment que je décidai de m'esquiver, vu les rendez-vous du lendemain matin... Je ne peux donc vous dire comment fut le dessert au chocolat, ni surtout le Rivesaltes de Mas Amiel 1978... Mais, croyez-moi, j'en aurai bientôt des nouvelles... A suivre.

  • Dégustation du lundi (22).

    Encore une très belle dégustation à 4 au clos, ce lundi. On démarra avec un bordeaux 88 (jugé à l'aveugle) qui s'avèra être un Mas de Daumas Gassac 97, Vin de Pays de l'Hérault... Beau nez, boisé assez présent, bouche sans grande longueur et un peu diluée, due au millésime, mais beaucoup de plaisir quand même et une certaine finesse. Suivi un vin jeune, puissant, velouté, avec une belle puissance, et un nez de fruits qu'on retrouve à la bouche, sur une superbe longueur : Domaine de Chevalier 1990 en Pessac Léognan. Très beau flacon... Suivi un Troplong Mondot 96 bouchonné. Vraiment dommage... Et on termina sur un monstre de concentration, de puissance, noir de robe, avec un nez de pruneau, de menthol et de fraîcheur. Un vin noble, d'une jeunesse incroyable, côté 100% par Parker, un Mouton Rothschild 1986 en Pauillac. Il n'y a que les bordelais qui peuvent produire de tels monstres, offrant tant de plaisir 21 ans après les vendanges. Plus de 300.000 bouteilles furent produites cette année-là sur les 72 hectares du domaine. Incroyable ! Lundi prochain, nous poursuivrons dans la même voie, avec des flacons antérieurs au millésime 1997. J'aime vraiment bien ces lundis ! A suivre...

  • Dégustation du lundi (17).

    Petite dégustation fort sympathique ce lundi soir, organisée par l'un d'entre nous. On jurait tous être sur un Chardonnay pour le premier vin, alors qu'on dégustait, tranquille, un Château Pape Clément 2002 blanc en Pessac Léognan... Vin gras, huileux, au nez d'agrumes, élevage trop marqué, mais fort belle finale). Heureusement qu'on parla d'un Cabernet Franc pour le second, qui s'avéra être un Chinon "Les Varennes du Grand Clos" de Charles Joguet en 2003 (sec, riche, puissant et fondu, mais de la verdeur, de l'astringence, et une finale fort poivrée). La catastrophe pour le troisième flacon servi (l'un en Loire, l'autre en Bourgogne, le troisième en rive droite et moi en Bandol) sur un Chafandin 2003 de la Ribera Del Douro (Vin espagnol, coté 95 par Parker, élu meilleur vin du monde en 2006 lors de l'International Challenge of London, et produit à 15.000 bouteilles...). Un nez de cassis cuit, une belle concentration, une fort belle fraîcheur en bouche, et une longueur impressionnante. Heureusement, pour le dernier flacon, alors que nous étions sur un Cotes du Rhône, l'un d'entre nous annonça une Syrah 2003 ou un Hermitage 2001, face à un magnifique "Ex-Voto", Ermitage 2003 de E. Guigal. Superbes flacons donc, et dégustation d'autant plus difficile, que les 2 dernières bouteilles n'avaient jamais été dégustées auparavant... La suite lundi prochain.