millesime 2007

  • Les bordeaux 2007...

    Aussi surprenants que cela puisse paraître, les 2007 ont plus de corps et d'intensité que les 89 ou 96, grandes années de vins charpentés. Ceci est dû au fait que les vignerons ont été obligés, vu les attaques de Mildiou, de supprimer les raisins qui auraient eu du mal à mûrir, et de stopper la croissance de la vigne ce qui amena un bon rapport entre la charge et le feuillage, et donc une belle concentration. C'est également dû au fait que la somme totale des températures fût supérieure à la moyenne, ce qui apporta une richesse naturelle en sucre des raisins. On est sur des fruits rouges, et l'élégance d'un millésime tempéré. Belle surprise donc, suivie d'une autre bonne nouvelle : les prix pour les ventes en primeur :sur Internet, on peut consulter les prix proposés au grand public. Par exemple sur www.millesima.fr, où Léoville-Barton (Saint-Julien) est à 40 euros HT, Montrose (Saint-Estèphe) à 50 ou le Clos-Fourtet (Saint-Émilion) à 32. Alors que les Châteaux Margaux, Lafite-Rothschild, Mouton-Rothschild, Latour et Haut-Brion, qui viennent juste de sortir, sont de concert à 280 euros HT. Soit une baisse d'environ 25 % sur le 2006. Et, bien sûr, des prix sans commune mesure avec les sommets atteints par le 2005. Sur www.vins-fins.com, Beaumont (Haut-Médoc) est à 7,20 euros HT ; Troplong-Mondot (Saint-Émilion), à 48,50 ; Grand-Puy-Lacoste (Pauillac), à 34, et Lascombes (Margaux), à 44 euros. Voilà qui va peut-être en réconcilier certains avec les bordeaux, inaccessibles depuis 2005... Ces 2007 n'intéressent pas les investisseurs, profitons-en !