millesime

  • Bandols rouges 2011 (suite)...

    Comme promis, voici mes commentaires de 3 autres Bandols rouges sur le millésime 2011. Après Moulin des Costes du Domaine Bunan, Souviou, La Suffrene et Val D'Arenc dégustés la fois passée, voici La Tour de Bon, La Laidière et la Bastide Blanche. Je n'ai pas sorti ici les cuvées spéciales : on parle donc des vins génériques.

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    La Tour de Bon est le Bandol que je suis depuis des années, avec sa Cuvée Saint-Ferréol. Le premier vin du Domaine présente une robe foncée au disque semblant plus évolué que celui de La Laidière. On est sur une fort belle matière déjà fondue et fort agréable. Je suis impatient de découvrir la cuvée spéciale sur ce millésime, mais c'est trop tôt : il va falloir attendre... 15° à nouveau, cela semble être la norme pour les Bandols rouges sur ce millésime 2011.

    La Laidière titre 14,5°. La robe est identique, mais le disque plus écarlate. On trouve également une belle matière, sur des tannins fins qui doivent encore se fondre en finale. Sinon, c'est fort beau, sur des fruits croquants et avec de la fraîcheur. Pas mal du tout.

    Quant à la Bastide Blanche, le Bandol rouge qu'on trouve le plus dans les magasins Bio ici en Belgique, il offre un premier nez de fruits très mûrs et d'alcool (15° aussi), une robe rubis foncé et une bouche sur la prune, l'eau de vie et la garrigue, mais avec une certaine fraîcheur en bouche. Les tannins, très fins aussi, doivent encore se fondre en finale.

    Bref, ce magnifique millésime 2011 en Bandol nous offre des vins très agréables bien qu'assez alcoolisés. Un millésime difficile à rater... Mais seuls les vignobles d'altitude, ou les vins présentant de l'acidité et de la fraîcheur parviendront à devenir exceptionnels dans les 10 à 30 ans qui arrivent. Vivement 2025, qu'on puisse les déguster !

  • Quelques bandols rouges 2011...

    Testés pour vous, et pour moi..., 4 Bandols 2011, en rouge évidemment.

    Celui qui m'a tout de suite fort plu est le Moulin des Costes du Domaine Bunan, avec une matière phénoménale, sur des grains fins, et sur du fruit mais aussi de l'alcool (le vin titre 15°), 2011 ayant été assez chaud.

    Ensuite, le Domaine de La Suffrene, à la robe foncée également et avec une très belle matière aussi. C'est rond, suave et concentré, mais l'alcool est également là. 15°, et cela ne passe pas inaperçu ! Il faudra voir comment ces 2 vins évoluent dans le temps...

    Les 2 suivants présentent une robe plus claire et moins de concentration. Souviou est sur des notes cuir et animal que j'apprécie, avec un fruité bien présent (14°5). Val d'Arenc (14°) me semble être plus un vin facile, clair, sur le fruit, gourmand mais pas fort typé Bandol selon mes critères (puissance, matière, rondeur, etc...). 

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    A noter que Moulin des Costes et Val d'Arenc ont tous les 2 remporté la Médaille d'Or au Concours Général de Paris en 2014. Ce qui ne veut rien dire, mais soit.

    Je poursuivrai bientôt cette dégustation avec les autres bouteilles que j'ai en cave, à savoir La Laidière, La Tour Blanche et La Tour de Bon, toujours en 2011.

    Quant aux grands Bandols, tel que Pibarnon, Lafran Veyrolles, Tempiers (en Tourtine, Migoua et Cabassaou), Terrebrune, Jean-Pierre Gaussen, Gros Noré et Pradeaux, je préfère les attendre quelques années. Ce serait un sacrilège d'ouvrir un de ces flacons aujourd'hui...

    Idem pour les cuvées spéciales de la Tour de Bon, de la Bastide Blanche et de la Suffrene. A attendre pour pouvoir les apprécier à maturité.

    AAAAHHHH, ces vins rouges de Bandol, quel plaisir ! 

  • Dégustation du lundi 245

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    Encore une belle dégustation à l'aveugle ce lundi soir, à 5, avec un vin blanc et 6 vins rouges.

    On débuta avec un vin à la robe jaune pâle et au nez de cidre, de tarte tatin et d'anis étoilé. En bouche, c'est chaud avec de l'alcool, mais aussi avec une gentille petite acidité. On pense à un Chenin ou à un Sauvignon de Loire et on se trompe : Brave Margot, Le Bout du Monde, Vin de France 2013 d'Edouard Laffitte. On est en Languedoc, et ce n'est pas terrible...

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe rubis et au nez boisé, poivré, complexe, sur un Gamay du sud. En bouche, la griotte du Pinot noir, du chocolat, du café, de l'acidité, le tout sur une belle longueur. On évoque la sévérité dans un travail accompli et mûr, sans boisé asséchant. Echezeaux Grand Cru 2008 du Domaine Rion & Fils. Un fort bel Echezeaux tout en finesse, par un petit vigneron.

    Le second rouge, à la robe plus foncée mais au disque marqué par l'évolution présente un fort beau nez de grand vin : pruneau, chocolat, épices, petites fraises, une note de cassis et un rien de réduction de Porto. Par contre, en bouche, c'est sec de chez sec, avec de l'astringence . Pas assez de fruits pour ce vin surboisé... On a le boisé bordelais, mais pas le cépage et personne ne trouve : Trévallon 2003 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un millésime raté pour ce grand vin qui nous a tant comblé sur tous les autres millésimes dégustés.

    On poursuit avec un vin à la robe noire et plus jeune, et au nez sud et jeune également. La bouche est massive, mais fine et élégante aussi, sur des fruits noirs et mûrs qui restent frais (non confiturés). C'est top, fin et hyper-maîtrisé. Je suis sur un Madiran, d'autres en Roussillon, ou sur un Cornas. Le Jouet, Domaine des Enfants, en Vin de Pays des Côtes Catalanes à Maury. Pas de millésime noté, ni sur l'étiquette, ni sur le bouchon...

    Le suivant présente une robe pourpre foncée et un nez de Cabernet bordelais, avec une toute petite note de volatil en fin de nez. En bouche, c'est assez classique, pas fort sur le fruit, avec un côté mentholé/eucalyptus, sur des notes bordelaises, avec une belle attaque et une belle fraîcheur, puis des notes tertiaires de cuir et de boisé. Côté vieux vin qui ennuye un peu, et trop classique : Château Musar 2007 de Gaston Hochar à Ghazir au Liban.

    La sixième bouteille, à la robe noire, présente un nez monolithique de monocépage. En bouche, une attaque très longue, monocorde, sur décoction de cassis, toute en longueur, avec une belle fraîcheur malgré le soleil qu'on ressent, et un beau cassis en fin de bouche. Ce vin manque néanmoins d'aspérité et de structure. On pense à une Syrah pure en Biodynamie en 2011. A Cornas ? Non : Syrah 2011 de Stefano Americhi Vignaiolo in Cortona en Toscane, en agriculture biodynamique. 2011 sur l'étiquette et 2010 sur la contre-étiquette, allez savoir...

    Le dernier flacon de la soirée présente une robe noire et un nez crayeux qui fait plaisir. En bouche, un très beau fruit, très légèrement pétillant sur de la cerise, avec de beaux tannins. Certains évoquent un Cabernet Franc en Loire pour ce vin composé de 2% de Carignan, de 16% de Petite Syrah, et de 82 % de Zinfandel ! Ridge Lytton Springs 2011 Dry Creek Valley California.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Si tout va bien.

     

  • Dégustation du lundi 243...

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec 4 blancs et 4 rouges servis à l'aveugle. On fête un anniversaire, et le niveau des bouteilles s'en ressent. Et c'est tant mieux.

    Première mise en bouche avec un vin pétillant, à la robe rosée, orangée et au premier nez fort pétillant et plein de gaz. La bouche est vineuse, fort belle et fraîche, sur une magnifique finale. C'est très beau, pas écoeurant, bien équilibré et génial : Champagne Lamandier-Bernier Rosé de saignée 1er Cru en extra-brut. Si on enlève le pétillant, on est sur un petit Pinot noir, tout en finesse. Vraiment bien.

    On passe au flacon suivant, avec une robe miel et un nez sur les abricots et la pêche. Par contre, en bouche, c'est un peu lourd et manque de vivacité. Le Blanc du Grand Crès 2010 en Languedoc. Un vin de Pascaline et Hervé Leferrer, ancien Maître de Chai de la Romanée Conti, établi dans le Languedoc depuis 1990. Ses rouges sont bien meilleurs.

    Troisième bouteille à la robe or blanc et au nez (pour moi) sur de la noix et de l'élevage. Certains trouvent la bouche très Chardonnay, mais avec un côté très minéral aussi, le tout sur une belle fraîcheur. D'autres sont dans le Jura. C'est explosif, puissant et dense, sur du citron confit : Sous la Roche, Les Chalasses Marnes Bleues de Jean-François Ganevat. Un Savagnin 2009 en Côtes du Jura, encore plus artistique que les Tissot.

    Dernier blanc à la robe plus claire et au nez de Chardonnay, encore. La bouche est plus gourmande, très citronnée aussi et sur une magnifique fraîcheur également. Fort semblable au précédent, juste moins vif et un peu moins digeste. Le Ganevat est au-dessus. Moi qui pensait être dans le même registre que le précédent, c'est raté : Arnaud Ente Le Clos des Ambres 2009 en Meursault. Beaucoup de fruit et pas de boisé pour ce flacon assez cher.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au disque légerement marqué par l'évolution. Au nez, du vrai Clos Rougeard, un magnifique cabernet franc de 2003, selon l'un d'entre nous. En bouche, un vin qui a vu le soleil, avec des notes de réglisse, mais gentil et un peu court. Il y a un bon fruit, à maturité, mais cela manque de finesse et de fraîcheur. On adore l'attaque, puis en bouche, c'est assez végétal : on bouffe de la rafle : Clos Rougeard 2003 "Le Bourg" en Saumur Champigny des frères Foucault.

    Le sixième flacon de la soirée présente une robe plus foncée et un nez libre, vachement bon. En bouche, des notes de Bordeaux comme on les aimait autrefois (avant 1990), une belle matière élégante, un élevage maîtrisé et un bel équilibre entre le fruit et les tannins fondus. Rien de dérangeant en finale les amènent sur un beau Trévallon, sauf pour un qui ne voit pas ce vin en France mais plutôt en Espagne : Cabassaou 2000 du Domaine Tempier à Bandol. Topissimo pour la majorité.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez épais, riche, vanillé et assez jeune, présente une bouche de Cabernet du Languedoc. C'est massif, vanillé, pas très complexe et un peu court : Vega Sicilia Valbuena 5° 2009 (ce qui signifie 5 années de fût : il vient donc de sortir), Ribeira Del Douro (bouteille n° 001755). Déception.

    Voilà déjà le huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe orangée digne d'un Yquem. Au nez, c'est digne de l'Yquem 1988 dégusté récemment. En bouche, un côté salin incroyable, mais on n'a pas l'acidité qui porte le vin. C'est très sucré et très propre. Et nous ne sommes pas à Bordeaux : Carbonifera 1997 de Philippe Delesvaux en Coteaux du Layon dans le Val de Loire. Une magnifique bouteille.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 231...

    Nouvelle dégustation à l'aveugle du Clos, à 5, ce lundi soir, avec 3 blancs et 2 rouges au programme. 

    Le premier vin présente une robe claire et un nez de pamplemousse. En bouche, on retrouve l'amertume du pamplemousse, ainsi qu'un côté beurré et huileux, dans un style on ne peut plus classique. Les uns sont à Bordeaux, les autres en Rhône pour ce Clos Val Bruyère 2009 à Cassis, du Château Barbanau.

    Le second vin blanc présente une robe abricot et un horrible nez de cour de ferme, très persistant, en plus... En bouche, c'est intéressant, désaltérant, frais comme un ice-tea à la pêche, sans pétillant et moins sucré, avec quelques notes de melon. C'est plus tannique qu'aromatique ou parfumé. Les Bigotes 2011 en Vin de France de Benoît Courault, en vin nature. On est en Anjou, en Loire, sur du Chenin.

    Le dernier blanc de la soirée présente une robe claire et un nez sur la pomme à mort, un jus tout frais. La bouche est libre, gourmande, longue, avec des notes d'abricots et de pêches blanches, et une pointe de Butternut. Certains sont au nord vu l'absence de chaleur excessive, d'autres au sud, avec une belle fraîcheur, et le dernier au milieu, sur un chardonnay à Chablis... Le Grand B. 2012 de Pierre et Diane Cauvin, vignerons amoureux. On est en Fronton (en Haute-Garonne) sur un cépage oublié : le Bouysselet (de la famille du Prunelard). Pas mal du tout.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche, fumée, est surprenante pour certains. Pour moi, elle est commune à bien d'autres vins nature. Certains évoquent un Pinot noir en Alsace, d'autres en Bourgogne, pour ce vin du Jura : En Barberon 2011 Pinot Noir en Côtes du Jura de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    Le dernier rouge de la soirée présente une robe rubis foncée, dont le disque rouille trahit une certaine évolution. Le nez me mène à Bordeaux, bien que l'on aurait pu être à Bandol, avec ce côté mûr et ces épices, sur du poivron vert. La bouche me conforte dans le bordelais : très structurée, manquant un peu de chair, avec une belle acidité, sur un millésime plus technique que mûr, mais le tout présentant un bel équilibre. On n'est pas sur le fruit, ni sur des arômes tertiaires, mais sur du charbon de bois : Château La Mission Haut-Brion 1995 en Pessac Léognan. La suite des dégustations du Clos, sans football, lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 117

    Dernière dégustation à l'aveugle du Clos avant cette période estivale tant attendue et bien méritée. Nous étions 5 ce soir, face à quatre flacons blancs.

    Le premier, à la robe jaune paille, présenta un nez gras, racé et concentré sur du Chardonnay. En bouche, du fruité, du boisé et un côté sucré/salé/minéral très intéressant. Fort difficile à trouver : Macabeu 2008 du Château de Gaure par Pierre Fabre dans la Vallée de l'Agly. Belle bouteille, assez rare.

    Le second, à la robe de Mandarine Napoléon et au nez d'orange. La bouche, toujours assez fort sur de l'orange, avec un goût très puissant et particulier, présente une belle matière et une belle longueur. C'est simple et juste, sans grande complexité. C'est moins sucré qu'un sauternes, et moins nerveux aussi : SUL Q 2004 de J-F Ganevat dans le Jura. Une micro-cuvée (60 litres) d'anciens cépages jurassiens vendangée le 07/12/2004.

    Le troisième, à la robe jaune ocre, présente un nez plus bordelais. Contrairement au précédent, ici ce n'est pas le goût mais la texture qui prend le dessus : c'est soyeux et évolutif. On pensait être à Bordeaux et on ne l'est pas : "Les Blanderies" 1998 de Mark Angeli en Coteaux du Layon.

    C'est alors que débarque la bombe de la soirée, à la robe foncée, avec un superbe nez très frais et une magnifique bouche, complexe, qui s'achève sur une finale libre et ouverte. C'est le travail d'un super bon vigneron qui travaille très proprement. C'est fluide : le vin glisse comme une femme lisse sur le satin ! On est en vin de table et ce n'est pas français : Bianco Amabile 1988 de Giuseppe Quintarelli à Vérone. Magnifique. J'adore ce vigneron : tout ce qu'il fait est délicieux et de haut-vol. C'est juste un peu cher...

    La question du soir : pourquoi, parmi ces 3 grands vignerons, seul Giuseppe parvient à sortir un vin magnifique, complexe et équilibré, alors que tous les 3 recherchent la même chose ? On a toutes les vacances pour y réfléchir et trouver la solution ! Bon été à tous.

  • Dégustation du lundi (81)

    Très belle dégustation à 5, bien méritée après un travail harassant dans le vignoble, sur le thème de l'Alsace en Grand Cru. Un premier vin à la robe pâle et légèrement fluorescente et au nez léger, tout en nuances et subtilités, sur du Riesling. La bouche, très belle, grasse, sur des hydrocarbures et des agrumes, dans un style droit et sec à la Trimbach : Riesling 2004, Grand Cru Hengst de Josmeyer.

    La seconde bouteille, à la robe plus soutenue et au nez plus enrobé et plus complexe. En bouche, de la puissance, du gras, du fruit sans artifice, et une superbe finale sur des noix vertes (ou des notes de savon pour d'autres...). Riesling 2005 Grand Cru Pfersigberg de Gérard Schueller & Fils.

    Troisième flacon, à la robe plus pâle, et avec un nez pas très net, boisé et volatile. La bouche, dense et huileuse, sur un élevage à la bourguignonne manque également de netteté : Riesling 2007, Clos Ste Hune de F.E. Trimbach. Apparemment, un problème avec cette bouteille, pourtant non bouchonnée... qui sera ramenée demain matin.

    Quatrième flacon à la robe jaune paille et présentant un fort beau nez frais de fruits exotiques (mangue, ananas) et de miel, sur des notes épicées et de menthe. En bouche, un vin très sec, frais, sur des agrumes et une pointe de miel, avec une superbe finale : Riesling Muenchberg 2006 du Domaine Ostertag en Alsace Grand Cru. Très belle bouteille, servie un peu trop fraîche.

    Pour terminer, un demi flacon à la robe orangée et au très beau nez frais et parfumé. La bouche fait penser à un Tokay hongrois, sur du caramel et du café, avec très peu d'alcool (7 ou 8° ). C'est très bon, mais manque de complexité : Pinot Gris 1998,  Clos St Urbain Rangen de Thann en Sélection Grains Nobles du Domaine Zind Humbrecht, qui affiche quand même 13°. C'est sur cette fort belle dégustation qu'une interruption d'au moins deux semaines s'annonce, le temps d'aller humer, sous la canicule, ce qu'il se passe à Bandol et en Côtes de Provence... Bon début d'été à tous, et à bientôt.

  • Dégustation du lundi (73)

    Petite dégustation à 3, improvisée en cette période de vacances. Après quelques petits soins apportés au vignoble, nous sommes passés à la dégustation à l'aveugle qui embaume nos lundis depuis onze ans déjà... Premier flacon, au nez discret, sans trop d'expression. En bouche, une matière qui dû être belle, un côté punchy suivi d'un côté suret, le tout sur une belle maturité, avec un élevage travaillé mais pas abouti : la finesse du pinot noir est EPO-issée... Bonnes -Mares Grand Cru 2000, élevé et mise en bouteille par Lucien Le Moine. Fort évolué pour son âge et décevant pour un Bonnes-Mares. Le second flacon, au nez de vieux bordeaux, mais frais, sur un fruité encore présent présentait une robe tuilée. Un peu chaud en bouche, mais tient le cap. Très agréable à boire et fort belle longueur. Vinification classique des années 70, début 80 : Château L'arrosée, Saint Emilion Grand Cru Classé 1983. Ce vin tient son rang et gagne encore à l'aération, malgré le petit millésime. Troisième flacon, au nez beaucoup plus expressif, et sur un plus grand terroir que le précédent. Nez sanguin. Robe rubis foncée, superbe. En bouche, très belle évolution, sur un beau fruité. Onctuosité, pleinitude et longueur définissent ce vin arrivé à maturité, et qui en a encore sous la pédale : Les Carmes Haut Brion 1986, Pessac Léognan de Philippe Chantecaille. Petit domaine (21.600 bouteilles), qui mérite le rang de Cru Classé. Prochaine dégustation non fixée. Demain la tempête et les averses qui semblent caractériser ce mois d'août 2008. En attendant l'été indien qui sauvera le millésime...

  • Dégustation du lundi (46)

    Petite dégustation agréable à 3 (puis à 4, ce dernier comparse, éméché, rentrant de ses agapes parisiennes), et fort basée sur celle de la semaine passée : un premier vin au nez complexe mais léger de petits fruits rouges, une légère oxydation et de l'alcool. Robe légère et évoluée. A la bouche, une forte acidité et un peu de verdeur : Château Pavie Macquin 1994, en Saint Emilion Grand Cru Classé. Rien à voir avec son jeune frère de 2004 dégusté lundi passé, sans doute dû au millésime... On poursuivi avec un vin à la robe foncée, au nez de cacao et de vanille, un nez de Syrah bien mûre, mais moins complexe que le précédent. A la bouche, un vin technique, bien fait, pas écoeurant, mais sans terroir. Et avec une belle fraîcheur, et un alcool bien enrobé : un Montes Folly 2003, Syrah, Apalta Valley Vineyards, Santa Cruz, Chili. Une bouteille lourde et imposante, au beau packaging, mais ne valant pas ses 70 euros ! On termina par un vin au nez sanguin et de tomates, et à la bouche longue, mais molle : élevage avec moins de fraîcheur et de maîtrise que le précédent. Un Enira 2005, même vin bulgare que lundi passé, mais en cuvée classique. Rien à voir avec le Reserva de lundi passé (17 euros, contre 10 euros ce soir). Lundi prochain, on déguste à 5 toutes les cuvées du Clos (de 2000 à 2007), et on termine par une toute grande bouteille, histoire de déguster autre chose...

  • Dégustation du lundi (29)

    Petit lundi à 3, qui en ont profité pour travailler dans le vignoble, les 2 absents n'ayant pas trop la main verte. Les quelques jours de forte chaleur ayant activé le débourrement (apparition des premières feuilles), il était grand temps d'intervenir, ce qui fût fait, dans les règles de l'art. Cet effort physique fût récompensé par la dégustation d'un agréable vin blanc sud africain, acheté au Delhaize, un Chenin blanc fort agréable, au nez floral et d'agrumes, très frais, idéal comme mise en bouche par cette chaude journée. On dégusta ensuite un excellent vin rouge, au nez complexe et homogène (fruits, boisé fondu, arômes tertiaires), et à la bouche égale au nez, bien construite et sur une belle longueur : un Pichon-Longueville Le Baron 2001 en Pauillac, acheté au Delhaize également. A l'aveugle, il s'avéra très difficile à découvrir : on n'était ni à bordeaux, ni en 2001, alors qu'on était quand même dans le plus pur classicisme pauillacais ! Comme quoi, après 10 ans de dégustations hebdomadaires, on peut encore se tromper ! La semaine prochaine, nous dégusterons enfin ces beaux gamay, tout le monde étant présent. A moins qu'une naissance ne vienne perturber ce thème assez commun...

  • Dégustation du lundi (24)

    Encore un beau lundi soir ! Dégustation sans thème, à 4, et qui nous réserva d'agréables surprises. On commença doucement avec un Cabernet Sauvignon 2001 Raimat Costers et Segre D.O. du Delhaize (souple, net, propre, agréable, au nez de réglisse, plaisant mais avec une finale banale). Puis les choses sérieuses commencèrent, avec un Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse 98 en Saint Emilion Grand Cru ( élevage à la bordelaise, robe noire et concentrée,fruits, généreux, mais assez simple, et même un peu décevant dès qu'on découvrit la bouteille, ce Château nous ayant comblé de bonheur autrefois, sur plusieurs millésimes). Ce fut ensuite le tour d'un très beau château L'Evangile 94 en Pomerol (avec un très bel élevage, plus complexe que le vin précédent, et un fort beau volume en bouche, malgré le millésime). Et on acheva la soirée sur un Ducru Beaucaillou 98 en Saint Julien (tannique, vanillé, jeune et puissant, à la robe noire, mais n'ayant pas la technicité qu'un Léoville Las Cases pourrait avoir...). Une dégustation intéressante et appréciée. Lundi prochain, ce seront les Pessac Léognan, de Pessac ou de Léognan, c'est selon... A suivre...

  • Dégustation du lundi (21)

    Magnifique dégustation, à 3 ce soir, sur le thème du millésime 82 ! On débuta par un Château Pichon Longueville, Comtesse de Lalande en Pauillac. Très beau nez, complexe,chocolaté et cèdre, très belle bouche au boisé bien intégré, avec un beau fruité et une belle intensité. Parker le cote 99/100 et l'estime comme le meilleur 82 encore en dégustation... Suivi un Château Gazin, en Pomerol, au nez plus discret et légèrement ferreux, plus massif et concentré en bouche, mais avec une légère astringence en finale. Coté 81/100 par Parker. On termina par un Château Talbot en Saint Julien, à la robe noire, avec un magnifique nez de cabernet plus serré que les précédents, mais plus discret, et une très belle bouche, quoique moins complexe et moins fine que le Pichon Comtesse... Coté 96/100 par Parker. Il faut savoir que seulement 3 petits km séparent Pichon Comtesse de Talbot, occupés par Léoville Poyferré et Léoville Barton. Il faut aussi savoir que Gazin, en 82, souffrait de conditions sanitaires encore douteuses... Lundi prochain, dégustation à 4 sur les millésimes 86, 90 ou 96 au choix. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi (16).

    Première dégustation 2007 du Clos, sans thème, qui fût un véritable feu d'artifice au niveau vins amenés par chacun de nous 5 ! Premier flacon : "Noëls de Montbenault" en Anjou 2005 de Richard Leroy, la référence en Chenin sec d'Anjou, paraît-il. Suivi un Côtes du Jura 1947 de Jean Bourdy à Arlay, en rouge. Vin encore fort plaisant à boire et au très beau nez. Vînt un Château du Puy "Barthélemy" 1998 en Côtes de Francs, de JP et P Amoreau, piège à la dégustation à l'aveugle, qui amène partout, sauf à Bordeaux... On évita ensuite un domaine des Grecaux Hêméra 2000 en coteaux du Languedoc d'isabelle et Alain Caujolie-Cazet, bouchonné, pour terminer sur "La Turque" Côte Brune 2001, en Côte Rôtie de E. Guigal, étonnante elle aussi, et encore un peu jeune, mais très belle. Bref, une dégustation qui est partie dans tout les sens, mais dont chaque bouteille fût fort intéressante. Lundi prochain, la dégustation sera organisée dans les règles par l'un d'entre nous pour fêter un heureux événement : à suivre...

  • Dégustation du lundi (11)

    De retour d'une très belle dégustation ce soir, je vous livre illico presto les superbes flacons dégustés : Château Cheval Blanc 1970 en Saint Emilion 1er Grand Cru Classé (nez superbe, robe digne d'un 89, bouche somptueuse et longue, malgré que ce soit un petit millésime), suivi d'un Gruaud Larose 1996 en Saint Julien (qui s'annonça très bien, lui aussi, mais qui hélas fût bouchonné...), suivi d'un Nuits 1er Cru 2003 vieilles vignes du Domaine Prieuré Roch (nez opulent de fruits rouges, robe foncée, bouche pleine et opulente comme le nez : autre chose que les bourgognes dégustés lundi passé, mais plus jeune aussi), pour terminer sur un Château Pape Clément 2002 en Pessac Léognan (nez fin et riche à la fois, robe noire, bouche concentrée sur des tannins fins et soyeux, bien structurés). Bref, un lundi de plaisir ! Lundi prochain, nous dégusterons les "bons" Beaujolais 2003 ou 2005. La consigne est de ne pas ramener n'importe quoi, car dans cette appellation, le pire côtoie le meilleur, et le meilleur est plutôt rare... Je vous tiens au courant !

  • C'est Dallas...

    Je lis dans la Revue des vins de France de septembre les nouvelles augmentations de prix sur le millésime 2005 : c'est écoeurant ! Bernard Magrez avait certifié en février qu'il n'augmenterait pas le prix de ses vins de manière spectaculaire. Résultat : + 113% pour le Pape Clément blanc, et + 103% pour le rouge, + 43% pour le Faubrauge et + 41% pour la Tour Carnet ! Les autres font pas mal non plus, dont le Larcis Ducasse (+ 328,56%), vendu dorénavant au même prix que le Figeac... Et, malgré cela, tout s'est vendu en 2 heures... Quant aux grands, Margaux a augmenté de 337% à 350 euros la bouteille, Cheval Blanc à 400 et Ausone à 500 euros ! Laissons ces bouteilles partir dans le Sud-est asiatique, aux USA et en Russie, où des nouveaux riches sans culture ni éducation, épateront leurs invités - ignares comme eux - avec ces flacons renommés. Peut-être les boiront-ils au goulot, ou dans la piscine ? Peu m'importe. Quant à nous, recherchons ces petits trésors abordables, vinifiés et vendus honnêtement par des vignerons d'autres régions ou pays, et découverts par les cavistes. Le plaisir est là...