metaux lourds

  • La semaine de tous les dangers...

    Quelle semaine ! Et tout est lié..

    D'abord l'annonce du rachat de Monsanto par Bayer ! Si c'est accepté par la Communauté Européenne, c'est la catastrophe. On assisterait à la naissance d'un monstre de l'Agro-alimentaire fournissant à tous les fermiers de la planète les semences OGM, les engrais et les pesticides en un coup. Le pack complet pour mal se nourrir, tuer le sol et la biodiversité, et tomber malade ! Une catastrophe écologique mondiale... Espérons que les euro-députés oseront dire non à ce mariage, malgré les puissants lobbying des multinationales et les pressions politiques.

    Ensuite, une petite newsletter de Pure Santé, basée sur une série d'études scientifiques, et annonçant tout simplement qu'il faut absolument arrêter de consommer du poisson et des fruits de mer, tellement ceux-ci sont pollués en métaux lourds, PCB et autre dioxine... Moi qui en mange une à deux fois par jour depuis 42 ans, je devrais déjà être mort depuis longtemps...

    J'ai donc lu ce matin une étude sur la toxicité du thon (frais ou en conserves, boites et bocaux). La conclusion est que cela dépend de l'espèce et du lieu de pêche, ainsi que de la cuisson s'il est frais. Ils conseillent maximum 130 grammes par semaine (et 50 gr pour les enfants)... Les autres poissons carnassiers sont quasi au même niveau de toxicité (plus il est petit, moins il est toxique), et, à part les anchois qui ne vivent pas longtemps et les crevettes, tout le reste ne vaut guère mieux... Y compris les moules et autres mollusques... Que du bonheur !

    Je pense qu'il faut être attentif à ce genre d'alertes, varier les espèces et les provenances, opter pour du poisson sauvage ou d'élevage Bio, et vraiment se faire plaisir quand on en a envie ! Petit conseil personnel : ne jamais manger la peau et les parties brunes (qui contiennent les graisses où se concentrent les métaux lourds), ni le corail (crustacés et noix de Saint Jacques) ainsi que le ventre (ventrêche) très gras également. Juste le filet blanc et quel délice !

    Je vous laisse, j'ai un petit cabillaud à l'ostendaise qui m'attend. Et journée sans voiture demain : un peu de pollution (particules fines des diesels Audi et autres) en moins...

     

  • Que trouve-t-on dans un morceau de saumon frais ?

    Il aura fallu attendre cette étude "menustoxiques" parue mercredi et les analyses de laboratoires indépendants pour enfin savoir à quoi on s'exposait en mangeant un morceau de saumon d'élevage (bien forcé puisque du sauvage, il n'y en a plus...).

    Dans cette étude, il est précisé que c'est le saumon qui comporte le plus de pesticides parmi tous les aliments analysés. Et il n'y a pas que des pesticides : il y a des métaux lourds, de l'arsenic, des perturbateurs endocriniens et j'en passe... Et parmi toutes ces molécules ingérées, il y en a, bien entendu, qui sont potentiellement cancérigènes.

    saumon.jpg


    Pour les chimistes, voici le résultat des analyses du morceau de saumon :

     2,2',4-TriBDE (BDE-17) 0.04 ng/g     

    2,4,4'-TriBDE (BDE-28) 0.115 ng/g     

    2,2‘,4,4‘-TetraBDE(47) 1.68 ng/g   PE2 

    2,2',4,5'-TetraBDE (BDE-49) 0.458 ng/g     

    2,3‘,4,4‘-TetraBDE(66) 0.066 ng/g     

    2,2‘,4,4‘,5-PentaBDE(99) 0.180 ng/g   PE2 

    2,2',4,4',6-PentaBDE (100) 0.344 ng/g   PE2 

    2,2‘,4,4‘,5,5‘-HexaBDE(153) 0.047 ng/g     

    2,2',4,4',5,6'-HexaBDE(154) 0.166 ng/g     

    2,2',3,3',4,4',5,5',6-NonaBDE (BDE- 206) 0.195 ng/g     

    DecaBDE(209) 4.46 ng/g   PE2 

    DDT (total) 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Dieldrin 0.002 mg/kg  B2 USEPA PE2 

    p,p'-DDE 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Arsenic 0.70 mg/kg  1 CIRC  

    2,3,7,8-TCDD 0.02 pg/g  1 CIRC PE1 

    1,2,3,7,8-PeCDD 0.06 pg/g  cancer P 65 PE1 

    1,2,3,6,7,8-HxCDD 0.02 pg/g  cancer P 65    

    2,3,7,8-TCDF 0.58 pg/g  cancer P 65  PE2 

    1,2,3,7,8-PeCDF 0.05 pg/g  cancer P 65 PE2 

    2,3,4,7,8-PeCDF 0.19 pg/g  1 CIRC   

    2,3,4,6,7,8-HxCDF 0.01 pg/g  cancer P 65   

    PCB 77 14.1 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 81 0.73 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 105 294 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 114 20.2 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 118 986 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 123 12.6 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 126 5.21 pg/g  1 CIRC PE1 

    PCB 156 96.4 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 157 26.5 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 167 53.9 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 169 0.89 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 189 10.7 pg/g  2A CIRC PE1 

    Cela ne donne plus faim !

    Ne serait-il pas grand temps que les autorités sanitaires européennes ne fournissent à leurs concitoyens adorés des analyses détaillées de ce type pour chaque espèce de poissons (d'élevage industriel ou bio, et sauvage) afin qu'ils puissent, par eux-mêmes, décider ce qu'ils veulent consommer, en connaissance de cause ?

    Et, en attendant, varions les espèces sauvages, selon les saisons. Evitons les gros poissons gras (bio-accumulation des polluants) et les poissons d'élevage intensif. Et une fois de plus ne consommons que des poissons d'élevage bio.

     
  • Chaque jour, vous avalez 82 substances chimiques dont 42 cancérigènes...

    Les associations, qui lancent une campagne de sensibilisation intitulée "Cancer et environnement", ont acheté dans des supermarchés de l'Oise et de Paris entre juillet et septembre les denrées alimentaires généralement consommées en quatre repas et un encas en une journée par un enfant d'une dizaine d'années. Ces repas-types, incluant les recommandations officielles – telles que cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau par jour – ainsi que des friandises, ont été examinés par plusieurs laboratoires indépendants en France et en Belgique pour y détecter la présence de substances chimiques, pesticides, métaux lourds et autres polluants.

    Le bilan de l'assiette, selon cette étude publiée mercredi, est accablant : cent vingt-huit résidus, quatre-vingt-une substances chimiques, dont quarante-deux sont classées cancérigènes possibles ou probables et cinq substances classées cancérigènes certaines ainsi que trente-sept substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens (PE). "Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante", note l'association.

    Pour le petit-déjeuner, le beurre et le thé au lait contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles et trois avérés comme des cancérigènes certains ainsi que près d'une vingtaine de résidus susceptibles de perturber le système hormonal.

    La pomme, importée du Brésil, prévue comme encas, présente des traces de six substances chimiques, dont un fongicide pourtant interdit en France. Même chose pour les haricots verts du Kenya, inclus dans le déjeuner, sur lesquels l'étude a détecté des traces d'un insecticide puissant également interdit dans l'Union européenne.

    Le steak haché, le thon en boîte, et même la baguette de pain et le chewing-gum, étaient truffés de pesticides et autres substances chimiques. Dans l'eau du robinet les analyses ont révélé la présence de nitrates et chloroforme. Mais c'est le steak de saumon prévu pour le dîner qui s'est révélé le plus "riche" avec trente-quatre résidus chimiques détectés. Même l'examen de l'assiette en plastique utilisée pour réchauffer le repas au micro-onde n'en était pas exempte.

    Le risque final pour le consommateur de ce "cocktails de contaminants" "est probablement sous-estimé", selon l'étude. Le problème serait-il résolu par un lavage voire un épluchage systématique des fruits et légumes avant consommation ? "Certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes voire qu'elles sont inutiles", a souligné Générations futures. De même, "l'impact de ces résidus dans les aliments conjugué aux autres substances chimiques auxquelles nous sommes exposés tous les jours, par l'air, les cosmétiques, les biocides, n'est pas évalué non plus".

    Le but de l'étude "est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s'imposent". Le groupement d'associations milite donc pour "l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE" en interdisant notamment "l'usage de pesticides au champ" et l'utilisation de certains additifs. Article paru sur Le Monde.fr

    Pour en savoir plus : Lire le détail de l'étude sur le site www.menustoxiques.fr. L'étude est également disponible en PDF

    La solution pour éviter tout cela ? Je le répète inlassablement depuis de nombreuses années : manger bio, local, de saison et jeter tout ce qui est en plastique. C'est pourtant simple, non ? Et si vous trouver que les produits bio sont trop chers, mangez moins mais mieux. De toute façon, on mange trop.

  • L'alimentation saine à 100% n'existe plus...

    C'est clair : il va devenir de plus en plus difficile de s'alimenter sainement, sans s'empoisonner. La planète est de plus en plus polluée, même dans les recoins les plus éloignés de toute civilisation, et il n'y a donc plus aucun endroit où l'on pourrait trouver un lopin de terre vierge ou un petit espace marin intact.

    Les métaux lourds se sont déposés partout, sans parler de toutes les autres molécules chimiques véhiculées par les vents, ni, plus récemment, du césium 137 provenant de Fukushima, et qu'on retrouve aujourd'hui sur nos sols (à des doses minimes certes, mais il est là). Les légumes et les fruits, les champignons, mais aussi la viande et le fromage sont donc pollués, partout dans le monde. A cela s'ajoute l'arsenal chimique utilisé en culture "traditionnelle"...

    Quant aux poissons, sauvages, c'est pareil, tellement les océans ont servis de poubelle géante, sans évoquer à nouveau Fukushima qui continue et continuera pendant de longues années à déverser des tonnes de produits hautement radioactifs dans le pacifique, ce qui a moyen terme contaminera l'ensemble des océans de la planète et la chaîne alimentaire marine.

    Pour l'aquaculture, c'est encore pire. La liste des produits chimiques et des médicaments (dont les antibiotiques) autorisés est affolante. C'est du poison dans votre assiette. 

    A éviter absolument, les poissons gras comme le saumon, le hareng et l'anguille. Et aussi le sandre et tous les poissons qui vivent au fond, comme la raie et la sole. Et enfin les gros poissons, qui, à force d'en avoir mangé des petits, ont accumulé des doses incroyables de toxicité à tous les niveaux : thon, espadon, loup de mer, etc...

    Il faut donc essayer de varier les espèces, d'en choisir la provenance (certaines mers sont moins polluées que d'autres : bar de ligne de Bretagne, petit cabillaud de la mer du nord, etc...) et se rabattre sur l'aquaculture Bio. Sans oublier que les métaux lourds et les composés organochlorés s'accumulent dans la graisse (les parties brunes), les viscères et la peau de l'animal. On recommande de rejeter systématiquement ces parties et de ne pas consommer le jus de cuisson. 

    En résumé, et malgré toutes les précautions que nous pourrions prendre (Bio, saison, local, terroirs, no OGM), l'alimentation saine à 100% fait désormais partie du passé. C'est une bien triste réalité. Quel gâchis...

  • Pollution chez vous...

    La Commission européenne et l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) ont achevé la mise en place d’un nouveau registre européen global des rejets et transferts de polluants. Une des particularités de cet outil est qu’il est accessible par tous via un site Internet. 

     

     

    Le registre couvre des informations relatives aux émissions de polluants dans l'air, l'eau et le sol provenant de quelque 24 000 installations industrielles européennes. Au total, ce sont 91 substances qui sont recensées. Pour l’instant, les données disponibles concernent les polluants émis en 2007. A partir de l’année prochaine, le registre sera mis à jour une fois l’an, au mois d'avril. 

    D’après l’AEE, les informations couvrent : « 30 % des émissions totales de NOx (oxydes d'azote) – soit la plupart des émissions provenant de sources autres que le transport et 76 % des émissions totales de SOx (oxydes de soufre) dans l'air au sein des 27 Etats membres et en Norvège ». En plus des rejets industriels, l’outil fournit des informations sur les quantités transférées de déchets et d'eaux usées ainsi que sur des polluants de sources «diffuses» tels que l'azote et le phosphore provenant de l'agriculture.

    Bref une source de renseignements appréciables pour se rendre compte de ce qui se passe près de chez soi, ou dans la région dans laquelle vous comptez déménager ou voyager. Autant savoir, pour ne pas mourir idiot.

    Le registre est accessible en version anglaise à l’adresse : http://prtr.ec.europa.eu/

     

     

  • Métaux lourds et consommation de poissons...

    Grand consommateur de poissons, voici la réponse d'un chercheur à mes questions sur le sujet. Parcourez les liens dans le texte, et vous saurez absolument tout sur la présence de métaux lourds et autres polluants dans la chair du poisson que vous consommez :


    "Tout d'abord merci pour votre intérêt  à nos travaux. Voici quelques  éléments de réponses et quelques  commentaires aux questions que vous posez sur la qualité des produits de la mer.


    L'étude systématique sur les contaminants  dans les produits de la mer  que vous mentionnez n' a pas été réactualisée. Comme étude plus récente je pense entre autres à l'étude CALIPSO  réalisée par l'AFSSA (2006) sur l'exposition de gros consommateurs de produits de la mer aux contaminants chimiques. (rapport disponible sur le site de l'AFFSA.  http://www.afssa.fr/Documents/PASER-Ra-Calipso.pdf  )


    Sur l'estuaire et la baie de Seine, zone  présumée la plus contaminée du littoral, l' IFREMER et l'Agence de l'Eau Seine Normandie ont réalisé une étude (2007) de la contamination des moules et de quelques espèces de poisson par  divers contaminants métalliques (Ag, Cd, Cu, Hg, Ni, Pb, Zn)  et organiques ( PCB, dioxines, PBDE, alkyl-phénols, phtalates). Distribution et devenir de contaminants persistants dans les écosystèmes littoraux. Comparaison Manche ouest-Manche est http://www.ifremer.fr/docelec/notice/2008/notice6148.htm

    Les résultats de cette étude ne confirment  pas,  excepté le cas bien connu des PCB et des dioxines en Baie de Seine,  une contamination chimique particulièrement élevée. Les niveaux restent le plus souvent bien inférieurs aux teneurs maximales admissibles dans les produits de la mer  fixées par la réglementation.


    D'autres résultats sont accessibles sur des sites  internet étrangers.  comme par exemple  celui de l'Institut Norvégien de Recherche sur la  Nutrition et les produits de la Mer( NIFES) la mer

    > http://www.nifes.no/index.php?page_id=137&lang_id=2


    Pour la France, ce sont les services  du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, et en particulier la Direction Générale de l'Alimentation, qui réalise les  plans de contrôle des produis de la mer débarqués destinés à la consommation. Les plans de contrôle de la DGAL, ne concernent que les substances réglementées (Cd, Pb, Hg, PCB et dioxines). A ma connaissance, les données DGAL ne sont  pas accessibles au grand public. Les résultats satisfont la réglementation à hauteur de 95 % environ, de mémoire.


    Voici pour les éléments de  réponse à vos questions.


    Je ne suis pas du tout convaincu que la pollution chimique augmente sur notre littoral,  je pense au contraire que ce sont bien souvent des idées reçues relayées par les médias. D'ailleurs  le site Envlit présente des résultats de la surveillance chimique dans les  moules du littoral qui démontrent que dans bien des cas des tendances des niveaux de contamination sont à la baisse.


    Il est par contre bien vrai que de plus en plus de substances sont trouvées dans l'environnement marin (eau, sédiment superficiel, organismes) ,  parce que de plus en plus de chercheurs  s'y intéressent et parce qu' ils disposent pour cela de techniques de mesure de plus en plus sensibles,  mais aussi beaucoup plus onéreuses . Par contre on ne sait pas dire  si cette pollution environnementale par ces  nouvelles substances s'aggrave. Compte tenu de la nature chimique de la plupart des substances que vous citez ( notamment celles issues du milieu pharmaceutique comme les antibiotiques ou les hormones féminines issues de la pilule..) ainsi que de leur réactivité il est très peu probable que ces substances s'accumulent dans la chair de poisson.


    Pour les produits destinés à la consommation les analyses sont justement réalisées sur la chair puis qu'il s'agit de ce qui est réellement consommé.


    Enfin globalement  il est impossible,  même avec des  budgets et des moyens en personnel bien plus importants que ceux mis à notre disposition,  de pouvoir mesurer de très  nombreuses substances dans les espèces les plus représentatives. Les choix que nous  sommes conduits à faire sont le plus souvent réalisés en fonction d'impératifs de surveillance de la qualité du milieu et de besoin de recherche. Nous espérons seulement  ne pas faire de trop mauvais choix et contribuer à apporter des éléments de réponse  aux questions que la société se pose. "

     

    La situation semble donc moins terrible qu'on le pensait, et la consommation de poissons sauvages reste donc indiquée et bénéfique pour la santé. Profitons-en, en veillant à ne consommer que les espèces qui ne sont pas menacées d'extinction (ex : le thon rouge). A boycotter au restaurant, chez votre poissonnier, au rayon sushis de votre hyper, etc.

  • Amateurs de coquillages...?

    Pour mieux pouvoir étudier la pollution de nos océans, on a recours aux moules qui filtrent l'eau de mer, et contiennent par conséquent, une grande concentration de tous ces produits toxiques, alors que ces produits sont beaucoup plus dilués dans l'eau, et donc plus difficile à repérer. Cà, c'est la bonne nouvelle pour tous les amateurs de coquillages, qui s'empoisonnent à petits feux...

    La bio-surveillance (biomonitoring) utilisant la moule repose sur l’hypothèse de la capacité de cet organisme à concentrer dans ses tissus (processus de bioaccumulation) les contaminants chimiques dans un facteur proportionnel à leur disponibilité dans le milieu.

    Pour s’affranchir de la faible disponibilité des stocks naturels des coquillages sur une grande partie du littoral de la Méditerranée Occidentale et être indépendant de la profondeur des stations d’échantillonnage, la méthode utilisée a été le « caging ». Développée par Ifremer dans le cadre du Réseau Intégrateurs Biologiques (RINBIO) en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, elle consiste à disposer des cages contenant un lot homogène de moules dans des sites décidés par les partenaires.

    La pose s’effectue pendant la période de repos sexuel des moules. La poche est fixée sur une ligne de mouillage disposée sur des fonds compris entre 15 et 60 mètres, l’échantillon étant situé à 7 mètres sur la surface. Grâce à un positionnement précis et à la détection du mouillage par l’utilisation d’un sonnar, la récuperation est réalisée en plongée.

    Les échantillons récuperés sont traités et analysés par les différents partenaires pour la recherche de différents contaminants chimiques tels que :

    • les métaux lourds,
    • les pesticides organochlorés,
    • les polychlorobiphényles,
    • les hydrocarbures aromatiques polycyliques
    • les dioxines et furanes,
    • les polybromodyphéylether, octyle et nonyl phénols.
    D'après les premiers résultats, qui ne seront publiés que fin juin, elles sont fortement contaminées, et notamment avec des pesticides pourtant interdits depuis plus de 20 ans ! Par contre, il semblerait que le taux de métaux lourds soit en légère diminution, grâce aux nouvelles stations d'épuration. Plus préoccupant, des traces de produits pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, etc.) sont elles, en nette augmentation ! Ces substances n'étant pas filtrées par les stations d'épuration...

    Amateurs de moules, huîtres, vongole, noix de St Jacques, réfléchissez à 2 fois avant de les consommer...

    Et on revient toujours à la même conclusion : nous devons tous passer au bio et boycotter l'agriculture intensive et polluante...

  • Déchets et incinérateurs...

    Sacs plastiques, emballages, verre, déchets ménagers, piles, etc.,débordent de nos poubelles et encrassent notre environnement. La combustion à 700° de matières fermentescibles, mélangées aux matières plastiques, provoque des dioxines, qui ne peuvent être toutes filtrées dans les incinérateurs ! Sur les 123 incinérateurs que compte la France, une centaine n’est toujours pas aux normes de l’arrêté du 20/9/02 ! Et même en respectant ces normes, un incinérateur de 100 000 tonnes rejette chaque année 120 tonnes d’oxyde d’azote, 30 tonnes de dioxyde de soufre, 5 tonnes de monoxyde de carbone, 6 tonnes d’acide chlorhydrique, 1 tonne de poussières, 300 kg de métaux lourds 100 kg d’acide hexafluorhydrique, 60 kg de cadmium, et 60 mg de dioxines ! C'est super pour tous ceux qui habitent à côté, et plus loin... Les conséquences pour notre santé sont connues, cancers, leucémies, stérilité... etc. Et pourtant il existe des solutions : le recyclage ! Dany Dietmann, maire de Manspach, a mis en place un programme de gestion des déchets tout à fait remarquable. Sa communauté de communes pratiquant le tri et la pesée embarquée ne produit plus aujourd’hui que 103 kg de déchets par an et par habitant (la moyenne du pays est de 365 !) rendant ainsi l’incinération quasi inutile ! Les 14 000 habitants des 33 communes en question sont parvenus à réduire la masse des déchets grâce à plusieurs actions : d’abord la pesée embarquée, l’effort de tri se trouve récompensé, le citoyen paye en fonction du poids des déchets produits. Les habitants de ce secteur pratiquent le tri sélectif : le compostage permet de diminuer la quantité de déchets de 100 kg par an (25% ) et a un double avantage, permet d’enrichir le sol de nos jardins, et produit aussi du méthane. Ce méthane est récupéré afin de produire de l’énergie. Sur les 7 millions de tonnes de déchets verts produits chaque année en France, seul 1% est valorisé ! L’Allemagne a 53 usines produisant du bio-gaz, la France en a deux ! Puis vient le recyclage : celui du verre permet d’économiser 250 000 tonnes de pétrole par an ! Celui de l’aluminium permet d’économiser 3 millions de tonnes équivalent pétrole ! Le recyclage de l’acier permet une économie de 60%, et pour faire une bouteille en plastique d’un litre il faut 300 g de pétrole ! Trois litres d’huile de vidange recyclées donnent deux litres d’huile propre. Ce qui n’est pas recyclable aujourd’hui, le sera demain, à l’exemple des panneaux bois en particules qui ne sont recyclables que depuis peu. Pour cela, nous devrions avoir des recycleries, complément des déchetteries, de façon à ne pas laisser partir dans une benne des produits réutilisables. Les produits non recyclables, en attente de solution, peuvent être stockés au sec, déjà triés, sur un site protégé. Voilà le futur : un pays qui peut s’enrichir de ses déchets tout en améliorant la santé de ses habitants et la qualité de l'environnement ! Avant, quand on démolissait une maison, on récupérait tout : les briques, les tuiles, le bois des charpentes, planchers et châssis, et le plomb des tuyauteries. Aujourd'hui, quand on démoli une maison, on ne récupère plus rien et tout va à la décharge : béton, chapes, cloisons gyproc, plastiques des tuyauteries et des châssis, ...etc. Là aussi, nous devrions changer, et penser construction bio et matériaux naturels et recyclables. Nous devons absolument modifier notre façon irréfléchie de consommer, et privilégier les produits et emballages les moins polluants pour l'environnement. C'est simplement une question de bon sens et de respect. Alors, on s'y met ?

  • Poissons et mercure...

    Pour protéger la santé des canadiens des effets toxiques du méthylmercure, Santé Canada a fixé à 0,5 partie par million (ppm) la teneur en mercure des poissons commerciaux. Presque tous les poissons et fruits de mer contiennent des traces de méthylmercure. Toutefois, certaines espèces de poisson vendues au Canada telles le requin, l’espadon et le thon frais ou congelé (note : le thon en boîte n’est pas inclus), peuvent contenir des concentrations de mercure excédant la limite de 0,5 ppm. Santé Canada recommande de limiter la consommation de ces poissons à un repas par semaine. Il n’y a pas de limite de consommation pour les poissons suivants : saumon, morue, sole, crevettes, pétoncles et thon en conserve. Je me demande bien, si le thon est bourré de mercure, pourquoi le thon en boîte ne le serait-il pas ? Va falloir qu'on m'explique... Je recherche activement de telles données pour le poisson commercialisé en Belgique, en vain. Mais les valeurs devraient être assez proches, du moins, je l'espère...

  • La Daurade Royale

    Pour moi, grand amateur de (vrai) poisson, le top du top, c'est la Daurade Royale. C'est la cousine de la daurade, mais qui vit dans des eaux beaucoup plus profondes, ce qui lui donne une chair bien plus ferme. Elle se reconnaît grâce à l'anneau doré entre ses 2 yeux. Elle est végétarienne, et se nourrit d'algues, contrairement au loup de mer (ou bar), qui lui, est carnivore. Le seul problème est d'en trouver... Comme nous ne vivons pas à Marseille, où les pêcheurs locaux ramènent de très beaux spécimens tous les matins, il faut bien se rabattre sur les poissonniers. Mon étude de marché me pousse à aller chez Agadir, Chaussée de Wavre, depuis bien longtemps. Quelques fois, il en a de très belles, de 2 à 3,5 Kg. C'est celles-là qu'il faut oser prendre, vidée mais non écaillée, cuite au BBQ, et accompagnée d'un petit beurre blanc citronné, et d'un gratin d'aubergines... A tomber ! Chair blanche immaculée, épaisse, ferme et savoureuse. Un conseil : ne mangez jamais les parties brunes ou la peau : ce là que se cachent les graisses du poisson, et ce sont elles qui stockent les concentrations de métaux lourds. Bon appétit !