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  • Une heure suffit...

    Quel délice les crevettes grises ! Mais comme pour tout, pas n'importe lesquelles ! Celles emballées en raviers plastiques (en vente dans toutes les grandes surfaces) ont été envoyées en Afrique du Nord pour être décortiquées à la main (super pour la fraîcheur), puis traitées chimiquement pour qu'elles paraissent fraîches, aient une belle couleur et conservent longtemps...

    Rien à voir, ni au niveau goût, ni au niveau aspect, avec des crevettes non décortiquées, pêchées et cuites sur le bateau le jour même. Elles doivent être sèches, non luisantes et craquer sous le doigt. Il suffit d'une heure pour décortiquer un kilo de crevettes grises (les professionnels vont certainement plus vite). Et là, quel plaisir gustatif !

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    Que ce soit au petit déjeuner, dans un pistolet tout frais, au déjeuner en salade avec des tomates ou dans une sauce accompagnant un filet de poisson : la mer et l'iode dans votre assiette !

    Regardez bien la photo et à quoi ressemblent de vraies crevettes grises juste épluchées. On ne devrait rien consommer d'autre que cela. Bon appétit !

  • Une semaine à Malte...

    C'est en tapant "Petit port de pêche authentique" sur Google images que je suis tombé sur cette photo : 

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    Je me suis dit : c'est là que je dois aller ! C'est où ? Marsaxlokk. C'est où, çà ? A Malte ! Ok, let's go. Et voilà comment on découvre une île de 33 km de long, jamais visitée auparavant. 

    Marsaxlokk, situé au sud de l'île, est calme et pas trop touristique. Tous les gros hôtels, les fast food et bars sont au nord de l'île ou à La Valette. Ici, rien de tout cela et heureusement : je recherchais le calme et la mer, avec quelques bons restaurants et je fus servi. 

    Le seul jour où il y a du monde est le dimanche, jour de marché. Un marché qui n'a pourtant rien d'extraordinaire, mais qui attire quand même une foule de touristes tous les dimanches...

    De Marsaxlokk, toute l'île est accessible, les distances étant courtes. En bus (2€), c'est un peu long, mais parfait si vous avez le temps. En taxi, c'est 10 fois plus cher, mais très rapide. J'ai donc visité tout ce qui me paraissait intéressant au niveau criques, petites plages de sable pas trop fréquentée, et ce fût parfait. Avec de longues promenades à pied.

    Le Blue Lagoon, le matin avant que les touristes n'arrivent en masse.

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    Une petite crique, et un bon restaurant qui la surplombe.

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    Pretty Bay, sympa, très familiale, mais dont le cadre est partiellement gâché par l'énorme port à containers juste en face.

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    La Grotte Bleue.

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    Et Paradise Beach..., avec déjà beaucoup plus de monde...

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    Côté hôtel, j'ai résidé au Port View Guesthouse. Propre et sympa, tenu par une famille sympathique et serviable. Belle terrasse en toiture ouverte 24H/24 avec superbe vue. On y prend le petit déjeuner. Demandez une chambre avec vue sur le Port. Ou la chambre 12 au rez, avec une petite cour murée.

    Côté restaurant, La Reggia est LE restaurant de Marsaxlokk.

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    Après, dans l'ordre, vous avez Roots, puis le Tartarun.

    Une semaine à Malte suffit pour en faire le tour. Mais comme on n'est pas très loin de la Sicile..., pourquoi ne pas prolonger le voyage ?

  • Partir en Crête, un vieux rêve...

    Avec un régime comme le mien, je suis super heureux de pouvoir retourner en Crête cet été ! J'ai un souvenir de ces salades grecques, de cette huile d'olive consommée sans modération sous la chaleur écrasante, de ces poissons grillés et de ces mézzés variés et délicieux que j'ai hâte d'y être.

     

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    Depuis lors, j'ai appris à apprécier l'Ouzo, ce qui ne gâche rien. Et depuis lors, les grecs ont fait d'énormes progrès au niveau de la vinification des vins, ce qui ne gâche rien non plus. Car, à l'époque, ni le Retsina, ni le Demestica, n'étaient buvables... Et il n'y avait que cela... J'ai dégusté de magnifiques vins grecs depuis lors, dont un mémorable Mont Athos 1990. Quel évolution !

    Bref, outre les paysages, les plages paradisiaques, les petits villages authentiques perchés sur les montagne, j'attends beaucoup de ce séjour.

     

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    Et avec une pensée émue pour ce peuple grec qui a tant souffert des mesures d'austérité décidées par le FMI, les banques et la CEE. Un peuple qu'il faut aider à se relever, en y allant en vacances notamment.

     

  • Dépaysement...

    Et voilà, c'est le moment du départ, du dépaysement, dans un pays dont la langue m'est inconnue. Mais, pour y avoir déjà séjourné l'année passée, je peux juste vous dire que les plages sont immenses et désertes.

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    C'est l'océan Atlantique, avec d'énormes vagues, et les dauphins qui passent à 20 mètres de la plage...

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    Il y a aussi des zones naturelles et préservées, où il fait bon vivre également.

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    C'est un endroit où l'on fête tous les couchers de soleil sur la plage. Les levers doivent être beaux également, mais on dort encore...

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    Et comme on est au bord de l'océan, le poisson est forcément frais. Même très frais.

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    Et, ce qui ne gâche rien, pas cher du tout.

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    Il faut juste oser rentrer dans le restaurant qui ne paye pas de mine. Pas de tra-la-la, juste des produits de qualité, la pêche du jour, une cuisson impeccable, du bon vin et du bon pain, entouré de ses amis. Il ne faut rien de plus pour être heureux.

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    Je fais juste le plein d'oméga 3 et 6, de polyphénols et de vitamine D de farniente et de rires, et je reviens, remonté. A très bientôt.

  • On peut rêver...

    Alors qu'il fait froid, venteux et pluvieux chez nous, s'imaginer ce soir,  sur la terrasse du Mas du Langoustier, en plein été, pour savourer un somptueux repas, accompagné d'un magnifique Bandol, ou plus simplement d'un Côtes de Provence de l'île, iodé et solaire.

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    Avec comme premier dilemme, le choix parmi les entrées, qui chantent la Provence :

    SOUPE DE POISSONS DE ROCHE, ROUILLE ET CROÛTONS   

    FILETS DE ROUGET POÊLÉS SUR UN FIN FEUILLETTÉ AU THYM, FONDUE DE TOMATES, CAVIAR D’AIL NOIR   

    RAVIOLI VAPEUR DE LANGOUSTINES ET DE FIGUES FRAÎCHES EN FEUILLE DE RIZ, VINAIGRETTE À LA FIGUE CONFITE 

    BEIGNET DE COURGETTE FLEUR, PURÉE DE CITRON CONFIT. 

    RAVIOLIS DE TOMATE CONFITES À LA PÂTE DE MOZZARELLA, CRÈME GLACÉE BASILIC, SALADE D’HERBES 

    Au niveau des plats (de poissons pour ma part), même dilemme :

    FILET DE LOUP RÔTI, PISTOU DE PISTACHE SOUS LA PEAU, CANNELONI D’AUBERGINE, ÉCUME DE PISTACHE 

    FILET DE SAINT PIERRE RÔTI, PAIN PERDU AU JUS DE BOUILLABAISSE, TOMATES CONFITES, ÉMULSION BOURRIDE   

    TOURNEDOS DE HOMARD, BEURRE DE ROUGAÏL FAÇON MAÎTRE D’HÔTEL, CÉBETTES GRILLÉES, ÉMULSION DE JUS DE CARAPACE 

    FILET DE TURBOT RÔTI, GRATINÉ DE JUS DE COQUILLAGE PERSILLÉ, MINI POIREAUX 

    Et on achève tout cela par un magnifique Plateau de fromages frais et affinés, au lait cru, évidemment. Avec la seconde bouteille de vin, juste avant d'aller faire une petite sieste bien méritée, à l'ombre d'un olivier, avec le clapotis de la mer toute proche...

    On peut rêver, non ? Bon, là-dessus, j'éteins le feu et vais me coucher sous une grosse couette d'hiver...

     

  • Les moules avalent le plastique. Et qui mange les moules... ?

    L’Université de Gand, en Belgique, a étudié les mytiloïdes de la mer du Nord, fortement polluée par le plastique. L’étude montre que cette dégradation marine touche fortement les moules, qui absorbent les polluants contenus dans leur environnement. Au point de trouver une moyenne de 300 microparticules de plastique par portion de 300 grammes de chair de moules.

    « Les moules sont des organismes filtrant l’eau de mer, de 20 à 25 litre d’eau de mer par jour« , explique ainsi Colin Janssen, toxicologue à l’université de Gand.  " Dans l’eau se trouvent de très petites particules de plastique de moins d’un millimètre de long. Ces microparticules sont filtrées et ingérées par les moules. Ce qu’on à découvert, c’est qu’elles se retrouvent à l’intérieur des coquilles, mais aussi dans  la chair même des moules."

    C’est ainsi que le consommateur ingère ensuite ces microplastiques en mangeant les mollusques, avec des conséquences encore difficiles à déterminer. Sans parler, bien entendu, des conséquences directes de la consommation de plastique pour les moules. Une étude de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas avait montré le rapport entre microplastiques et appétit des moules. Les animaux se nourrissaient alors moins. (Source Conso-Globe).

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    Les coquillages filtrant l'eau de mer pour ce nourrir, ils absorbent donc tous les polluants présents dans leur milieu "naturel". Ils ne contiennent donc pas que du plastique : il y a aussi les PCB, le mercure, les nanoparticules, les pesticides, etc...

    Moi, quand un filtre est sale, je le jette.

     

     

  • Les méduses envahissent les océans...

    Sur Thalassa, hier soir, la méduse. C’est une créature étrange, à peine un animal. Sans cœur ni cerveau, elle navigue entre deux eaux depuis 600 millions d’années. Elle est née bien avant l’Homme, avant même les dinosaures. Urticante et gluante, cet être fragile n’a pas bonne réputation : on l’accuse aujourd’hui de coloniser nos océans, à la faveur du changement climatique et de la surpêche.

    De la France au Japon, en passant par la Thaïlande, l'Australie et les Etats-Unis, nous avons exploré son univers, énigmatique et immense : il existe 1000 espèces différentes de méduses. 

    En France, elle est petite et ses tentacules provoquent de vives brûlures. Depuis quelques années, elle prolifère sur nos côtes, au grand dam des vacanciers et des communes, qui ne vivent que du tourisme. On pose dorénavant des filets qui protègent certaines plages et permettent la baignade.

    Au Japon, elle est gênante et envahit une fois par an les eaux de la mer du japon. Les pêcheurs la redoutent car dans les filets, elle asphyxie les poissons et les rend invendables. Les pêcheurs remontent des milliers de méduses géantes dans leurs filets et sont désespérés. Chacune peut pondre un milliard de larves !  Ils accusent la Chine (forte pollution des fleuves et des mers avec des engrais et surpêche, s'ajoutant au réchauffement climatique sont les conditions idéales pour la méduse).

    En Australie, elle ressemble à un cube, mais elle tue, tellement son poison est violent. Il y a plus de décès dûs aux contacts avec des méduses, qu'avec des attaques de requins. On n'a toujours pas trouvé d'antidote, et la mort survient en 3 minutes...

    En Thaïlande, elle se déguste dans les bons restaurants, et génère une véritable industrie de pêche et d’exportation. 

    Aux Etats-Unis, elle est recensée, examinée, disséquée, dans le grand aquarium de Monterey. À chaque fois, c’est une méduse qui se dévoile : prolifératrice, tueuse, comestible, ou même… amie de l’homme.

    Ce qui est certain, c'est que la surpêche fait qu'il y a plus de plancton disponible pour les larves de méduses, et moins de poissons qui se nourrissent de ces larves, d'où leur augmentation croissante dans toutes les mers du monde. Une mer sans poissons et remplie de méduses empêchant toute baignade, c'est peut-être pour bientôt...L'invasion des méduses (extrait)

  • Elles sont là...

    Elles sont la ! Les premières méduses ont fait leur apparition sur les côtes méditerranéennes. Et aux dires des experts, Pelagia noctiluca, l’espèce la plus commune en France, devrait s’installer durablement sur les plages de la Côte d’Azur cet été, pour la huitième année consécutive. Cette méduse dont les tentacules mauves urticants causent démangeaisons et brûlures mais parfois aussi des réactions allergiques et asthmatiques semble apprécier la villégiature dans le Sud. Les raisons de cette encombrante occupation sont multiples et pas encore toutes élucidées. Les spécialistes accusent la surpêche qui élimine ses compétiteurs dans la course à la nourriture, le réchauffement climatique qui favorise les conditions de reproduction et la disparition des ses prédateurs comme la tortue. En clair, la méduse profite de toutes les dérives anthropiques affectant la planète. Du côté des stations balnéaires, la lutte s’organise. L’été dernier des villes comme Cannes ou Monaco ont mis en place, la saison dernière, des filets anti-méduses qui ont fait preuve d’une certaine efficacité. Maintenant c’est vers l’espace que les scientifiques se tournent avec un projet de suivi satellitaire des essaims (de plusieurs millions d’individus) afin de prévoir la prochaine marée gélatineuse... A force de vider les mers et océans de toutes les espèces de poissons, ces braves méduses se retrouvent sans prédateurs et se multiplient sans soucis. A un tel point que nous ne pourrons même plus nous y baigner ! Malgré cet état de fait, les pêcheurs poursuivent leur surpêche, sans respect des quotas imposés par la commission européenne. Et, comme nous ne sommes pas prêts de les consommer en brochettes, les méduses prolifèrent...

  • La grande bleue de moins en moins bleue...

    Les zones méridionale et orientale de la Méditerranée sont de plus en plus victimes d’une urbanisation galopante qui n’a pas pris la peine de mettre en place des systèmes de traitement de déchets. Vingt-deux pays bordent les eaux de la Méditerranée, ils regroupent plus de 400 millions d’habitants dont 143 millions vivent dans les zones côtières. A ces populations, viennent s’ajouter chaque année environ 175 millions de visiteurs. D’après le rapport de la Commission, plus de la moitié des agglomérations méditerranéennes de plus de 100 000 habitants ne disposent pas de stations d’épurations et 60 % de ces zones urbaines déversent directement leurs eaux usées dans la mer. Le problème est identique au niveau des décharges, sur l’ensemble des pays de la Méditerranée méridionale et orientale plus de 80 % d’entre elles ne sont pas contrôlées et entraînent des eaux de ruissellement particulièrement polluées et nocives pour le milieu marin. En coopération avec le plan d’action pour la Méditerranée du programme des Nations Unies pour l’environnement, la BEI a mené un travail permettant d’identifier les investissements prioritaires. Quarante-quatre projets pour un montant global de 2,1 milliards d’euros ont été recensés, et la banque va maintenant dresser une liste définitive des sites susceptibles d’être financés, les principaux critères pris en compte étant : « l’importance du projet pour le pays ou la région concernés, sa contribution à la réduction de la pollution, son caractère durable, la capacité de remboursement des prêts par les promoteurs et les montants requis des donateurs ». Ceci n'empêche pas certaines stations balnéaires du sud de la France d'afficher le drapeau vert au niveau de la qualité des eaux de mer... Mais la prochaine fois que j'y ferai trempette, je la regarderai d'un autre oeil, et j'éviterai de boire la tasse...

  • Repeupler les fonds marins...

    La plus importante opération d'immersion de récifs artificiels en France est programmée dans la rade de Marseille au printemps, pour redonner vie aux fonds marins et développer l'industrie de la pêche, à l'image de ce qui se fait au Japon. Loups, sars, saupes et mérous devraient à terme revenir coloniser une zone de 200 hectares située entre les îles du Frioul et la baie du Prado, une fois coulés par trente mètres de fond quelque 30.000 m3 de pièces de béton et de métal, de toutes formes et de tous volumes. Le projet marseillais est modeste comparé au modèle japonais et à ses 20 millions de m3 de récifs artificiels. Il va cependant doubler la totalité des opérations déjà réalisées le long des côtes françaises. Depuis une dizaine d'années, Marseille suit l'exemple du Parc marin voisin de la Côte bleue, né en 1983 des premiers constats sur la pollution de la Méditerranée. Dans une de ses deux réserves, celle du Cap Couronne, les études de suivi des récifs ont montré que leur biomasse a été multipliée par trente entre 1995 et 2001 ! Un récif artificiel arrive à être plus productif qu'un fond naturel. On créée un maximum d'infractuosités, car les espèces se répartissent en fonction des cavités que vous leur offrez. La faune doit pouvoir trouver toutes les cavités, de 1 cm3 à 1 m3. Les récifs doivent être créés en fonction des fonds, des courants et des espèces que l'on veut attirer. A Marseille, ils seront positionnés au mètre près sur les racines d'un ancien herbier de posidonies, évitant ainsi leur envasement et la sédimentation qui étouffe : on ne détruit rien ! La pêche sera interdite sur zone pendant dix-huit mois pour laisser au récif le temps de jouer son rôle et permettre aux poissons de migrer dans toute la rade. Mais la moitié sera définitivement transformée en sanctuaire où seule la navigation de surface sera autorisée. L'opération, d'un coût de 6 millions d'euros, est financée par le fonds européen pour la pêche (40%), l'agence nationale de l'eau (30%), la ville de Marseille (20%) et la région (10%). Voilà une belle initiative qui devrait se généraliser sur toutes les côtes et permettre à de nombreuses espèces en difficulté de retrouver un habitat et un milieu propice à la reconstitution de la biomasse désormais disparue...

  • Eaux profondes surexploitées...

    Les ministres européens de la Pêche ont trouvé ce mardi à Bruxelles un accord sur les quantités de poissons d'eaux profondes qui pourront être capturées en 2007 et 2008, a indiqué la présidence finlandaise de l'UE. Au terme de plus de 24 heures de négociations, les ministres ont décidé une réduction des quotas autorisés de "10 à 25%" pour plusieurs espèces. Les poissons des grands fonds, comme le sabre noir ou l'empereur, vivent au-delà de 400 mètres de profondeur et jusqu'à plus de 2000 mètres, dans des conditions extrêmes: quasi-absence de lumière et forte pression, qui créent des écosystèmes très vulnérables aux perturbations, selon les scientifiques. Il s'agit de poissons de grande taille, jusqu'à 1,50 m pour la lingue bleue, et qui vivent très longtemps, comme l'hoplostète orange qui peut atteindre 150 ans. Une longévité qui va de pair avec une reproduction lente, ce qui fragilise d'autant plus ces poissons en cas de pêche excessive. Certaines espèces, comme le grenadier, sont appréciées sur les étals des poissonniers, d'autres servent à fabriquer des bâtonnets de poisson surgelés ou du surimi. L'exploitation commerciale de ces espèces d'eaux profondes est récente. Elle a commencé au début des années 1990 lorsque les stocks de poissons d'eaux peu profondes se sont raréfiés. Ces espèces sont considérées aujourd'hui comme surexploitées par les scientifiques, qui préconisent une forte diminution des captures. La France est le premier pays de l'UE pour ce type de pêche, suivie par l'Espagne et le Portugal, ainsi que la Pologne. C'est bizarre : les mêmes états qui se lancent dans la culture d'OGM... Cela n'a rien à voir, mais c'est bizarre quand même ! Ils font vraiment tout de travers...

  • Les dauphins arrivent...

    Ces 18 dernières années, la température maritime s'est lentement réchauffée. Il s'agit de la plus longue période de réchauffement constatée depuis que les données sont relevées, soit depuis 130 ans. Et le biotope marin a déjà réagi : certaines espèces comme les poissons plats descendent vers les eaux plus froides, en profondeur, d'autres comme la morue remontent vers le nord. En sens inverse, de plus en plus de poissons des eaux méridionales débarquent en Mer du Nord. C'est le cas des sardines, notamment, mais aussi des huîtres du Pacifique, qui menacent les moules, pourtant bien implantées. Mais c'est surtout le rythme de cette évolution qui frappe les spécialistes. Les espèces n'ont aucune chance de s'adapter à ces nouvelles conditions de vie, elles ne peuvent que se déplacer. A moyen terme, l'extinction de plusieurs espèces n'est pas exclue. Vers le nord, la région polaire limite les possibilités de migration. Mais nous ignorons à l'heure actuelle ce qui se passera avec les poissons arctiques, si le réchauffement des eaux se poursuit. Cette évolution radicale de la Mer du Nord n'est pas un fait isolé. A l'échelle du globe, en raison du réchauffement, de plus en plus de poissons subtropicaux migrent vers la Méditerranée, et un phénomène similaire se produit aussi le long des côtes de l'Afrique occidentale. Ces changements auront des conséquences importantes sur les pêches, car ils se rajouteront à la surexploitation déjà en oeuvre en mer du Nord. Les écosystèmes sont actuellement soumis à une forte pression. Si l'on veut reconstituer les stocks, il faudra être plus respectueux des espèces, car les conditions actuelles sont très différentes de celles qui prévalaient il y a vingt-cinq ans. Il n'est pas exclu que le réchauffement empêche les stocks de se reconstituer. Bref, même s'ils n'ont pas droit à la parole, les rares poissons de la Mer du Nord qui ont survécu aux marées noires et à la pêche intensive ne rigolent pas... Terriens, il est temps d'agir...

  • Océan poubelle...

    La mer est de plus en plus sale et ce n'est pas fini, alertent mercredi les experts du Programme des Nations unies pour l'environnement. Comme à l'habitude, le responsable est l'homme et ses activités. Près de 40% de la population mondiale vit sur une étroite bande côtière, soit 7,6% seulement de la surface de la terre. La densité, de 77 personnes au km2 en 1990, devrait y atteindre 115 en 2025. Cette "pression démographique" provoque "une rapide détérioration des écosystèmes marins et côtiers", "à 80% liée aux activités terrestres", indique le document. Les spécialistes dénoncent notamment le déversement des eaux usées et des ordures ainsi que la présence excessive d'azotes et de phosphores, issus des pratiques agricoles. Ces derniers favorisent la prolifération d'algues toxiques et créent un "nombre croissant de zones mortes, manquant d'oxygène". La situation est nuancée selon qu'il s'agit de la mer Baltique ou de l'Atlantique Nord-Est (nette amélioration), de la Caspienne ou du Sud-Est du Pacifique (inquiétude sérieuse). "L'impact environnemental et sanitaire des métaux lourds (mercure, cadmium et plomb, liés aux activités minières et industrielles) est encore mal connu", note par ailleurs le rapport. En mer Caspienne, quelque 17 tonnes de mercure et de cadmium sont ainsi déversées chaque année. Et ces experts n'abordent même pas le problème des naufrages de pétroliers, des vieux porte-avions radioactifs coulés par les Américains pour s'en débarrasser, ni du simple pêcheur, que nous avons tous un jour côtoyé, qui déverse tous ses déchets à la mer (sac plastique, conserves, vidanges,...etc.) alors que c'est son environnement de travail, et qu'il se devrait, en premier, de le protéger... Tout le monde s'en fout ! Jusqu'au jour où il n'y aura plus de poissons, donc plus de pêcheurs, donc plus d'habitants le long de cotes nauséabondes... Mais il sera trop tard !

  • Le poisson : il n'y en a plus !

    Saviez-vous que la Grèce importe 82% du poisson qu'elle consomme?Saviez-vous qu'en France, entre 1996 et 2005, on a pêché 82 % de cabillaud en moins, et que son prix a, dans le même laps de temps, augmenté de 87% !Il ne reste plus qu'à se rabattre sur les sardines et autres maqueraux, bourrés de métaux lourds, ou de poissons d'élevage qui goûtent ce qu'ils mangent, c'est-à-dire la farine (encore elle) ! Chouette ! A boycotter ! Tout comme les poissons du Lac Victoria, mous et insipides.Heureusement que des élevages bio apparaissent et rendent au poisson un goût et une texture quasi identiques à ceux de leurs congénères sauvages.Heureusement aussi que fûrent imposé des moratoires sur la pêche, évitant à certaines espèces de disparaître, et à d'autres de pouvoir reconstituer des stocks.