memoire

  • Dégustation du lundi 285

    Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, à 6, au grand complet : cela faisait longtemps !

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    Les commentaires, dès que je trouve un peu de temps...

     

  • Dégustation du lundi 283

    Là, on a frappé fort. Un tout grand Clos ! Mémorable.

    Un début tout en douceur, avec un blanc à la robe claire et au nez aromatique et floral sur des notes citronnées. La bouche, exubérante, puissante, chaude et ronde sur des notes d'alcool et de citron nous envoie dans le Sud. On évoque la Roussanne ou la Marsanne pour ce vin 100% Rol (ou Vermentino) : Le Clos St-Vincent 2014 en Vin de Bellet.

    On poursuit avec un premier rouge à la robe foncée et au nez sur le fruit. En bouche, c'est bon, précis, avec un fruité bien tenu : c'est gourmand, fin, structuré et très long. On est dans le Rhône ou le Languedoc. Le Petit Xavier en Vin de France, Xavier La Ciboulette. Un vin de Xavier Vignon, oenologue.

    C'est à ce moment précis que les choses s'emballent et que tout monte, tout d'un coup, de plusieurs crans. Le Clos passe à la vitesse supérieure. Et sans s'être concerté au préalable.

    Tout d'abord avec ce vin à la robe rubis clair et au disque évolué. Très beau nez et bouche admirable, sur le Pinot noir, puissante, âgée, sur de la fraîcheur et de la finesse, pas trop chaptalisée et avec une belle acidité en finale. Magnifique. Chambolle-Musigny "Les Amoureuses" 1999 du Domaine Amiot-Servelle. Pour la petite histoire, c'est la dernière d'une caisse de 6 achetée à l'époque. Les 5 autres, dégustées au fil des années, se sont révélées décevantes à chaque fois. Mais quel plaisir avec celle-ci !

    Ensuite, avec ce vin à la robe rubis et dont le superbe nez, accueillant, laisse présager plein de choses. En bouche, il semble plus vieux que ce qu'il ne paraît, mais c'est vraiment très bon avec son côté lacté, fumé, toasté et ces belles notes de violettes. Mes 4 comparses se perdent à Bordeaux sur un Merlot de la rive droite ou en Rhône méridional et jurent que si c'est un Bandol, ils passent ensembles sous la table. Ce qu'ils firent. Château de Pibarnon 1990 en Bandol. Magnifique aussi.

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    J'ai oublié de noter la robe et le nez du 5ème flacon, tellement la bouche était  dans la même lignée que les 2 précédentes : il a du corps sans en avoir trop, une belle rondeur et une incroyable puissance, sans chaleur, bien mûr et avec une acidité parfaite. C'est aussi sanguin avec des notes de garrigue et la finale de ce vieux vin accompli est magnifique. Torres Gran Coronas Mas La Mana Gran Reserva 1990. Splendide.

    La bouteille suivante, à la robe rubis clair présente un nez de fruits rouges, de fraises, avec quelques notes de volatile. En bouche, une certaine sucrosité, des tannins qui ressortent un peu, un côté mentholé sur des notes de mandarines et d'oranges, et d'autres, chocolatées. C'est très bon également et on est sur Châteauneuf-du-Pape : Clos des Papes 2003 de Paul Avril.

    La septième et dernière bouteille de la soirée avec sa robe foncée et son nez divin nous présente une fort belle bouche bien équilibrée, plus âgée sur des vieux fruits, mais un fruité précis, et c'est fort bon. Il subsiste une fort belle acidité qui nous fait dire que ce n'est pas un vin sudiste. Certains partent en Cabernet, d'autres en Rhône, un dernier à Tavel en vin Nature sur un grand terroir : La Cuvée du Papet 1998 Clos du Mont Olivet en Châteauneuf-du-Pape. Bref une magnifique dégustation ce lundi soir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 277...

    Une toute belle dégustation du Clos ce lundi soir pour fêter un anniversaire. Et dans les règles, ce fût : 9 flacons à 5, et quels flacons.

    On débuta par trois vins rouges servis en même temps, à la robe très similaire : foncée, mais au disque évolué. Le premier n'est pas fort plaisant au nez et on y préssent un bordeaux (rive gauche) boisé. Ce qui se confirme en bouche : amertume, rafle, boisé, et une finale sur le noyau de cerise. Il gagne un petit peu à l'aération et devient plus sympa, mais c'est un vin sur la fin qui ne progressera plus.

    Le second est fort similaire, mais avec plus de fruits, plus de sucre et un boisé provenant plus des tannins du raisin que de l'élevage en barriques.

    Le troisième présente un nez plus expressif, plus concentré, sur des notes de moka. En bouche, il semble plus jeune, plus puissant, plus long, rond, fin et élégant, avec des tannins enrobés. C'est le meilleur des trois, mais toujours pas l'effet Waaouuw...

    Château Lynch Bages 1992, 1990 et 1989, Grand Cru Classé à Pauillac. 89 et 90 restent terriblement jeunes :  cotés 99/100 par Parker, nous n'avons toutefois pas retrouvé la texture et le plaisir qu'on avait il y a 15 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez d'alcool volatile, puis de confiture sur de la fraîcheur, avec des notes de liqueur de cassis, d'épices et de chocolat. En bouche, c'est plus sucré (le fruit a du mal à s'exprimer), sur du massepain, des amandes, de la vanille et avec cette rafle en finale dont l'acidité bienvenue contre l'excès de sucrosité. On évoque un Blockbuster, assez monocorde, pas très libre et qui ne bouge pas, gorgée après gorgée. Ridge 1997  Geyserville California.

    La cinquième bouteille, à la robe plus jeune, et au nez amusant sur de la Worcestershire Sauce et sur des notes viandeuses, puis, sur des fruits rouges, des épices et de la garrigue. En bouche, c'est étonnant, avec une belle acidité, de la matière, une vivacité effervescente assez sympa  : tout l'inverse du précédent. C'est mûr, frais et acidulé, sans la richesse ni la lourdeur d'un vin du Sud. Exubérance et acidité : un vin qui vit. L'un évoque Châteauneuf, l'autre une Syrah du Sud, un troisième Grammenon... Les Cocalières 2011 du Domaine Aupilhac en Coteaux-du-Languedoc Montpeyroux.  Syrah 40%, Grenache 30 % et Mourvèdre 30 %.

    Robe dorée pour le flacon suivant, avec un très beau nez expressif de vin jaune et une bouche de Tissot, assez impressionnante, sur une belle matière, longue et riche tout en étant sec. Petites notes de curry, comme il faut, avec après, du volume en bouche. C'est chaud, avec de l'alcool, ample et riche. Vin Jaune 1999 de Stéphane Tissot en Arbois. 

    Un petit intermède Full langoustines bretonnes, et nous revoilà partis pour les 3 derniers vins liquoreux de la soirée. 

    Le premier, sur le raisin de Corinthe, nous amène en Alsace sur un Riesling ou un Pinot gris, alors que nous sommes sur un Chenin 1997 ! Une caresse. Quarts de Chaume 1997 de Claude Papin, viticulteur, Château Pierre Bise en coteaux du Layon. Très belle bouteille.

    Le second souffre la comparaison avec le précédent : un peu plus fade au nez, pas très long, pas très botyrisé, tombe un peu : Les Bonnes Blanches 2003, Coteaux du Layon Saint Lambert de René Mosse. Première déception avec une Bonnes Blanches...

    Le troisième et dernier flacon présente une robe foncée aux reflets verdâtres, un nez de vin muté  genre Rivesaltes et une bouche pas très libre sur le caramel. Ce vin, mis en bouteille en 2008 a séjourné en fût pendant 49 ans ! Le 1948 va bientôt sortir. Rivesaltes Ambré 1959 du Domaine de Rancy, Vin doux naturel.

    La suite des aventures du Clos, et peut-être les vendanges, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 276...

    Trois blancs et trois rouges ce lundi soir, à l'aveugle, pour une belle dégustation du Clos.

    Premier vin à la robe claire et aux reflets verts et au nez alsacien sur du Riesling. En bouche, c'est fort jeune, minéral, mais il manque d'ampleur et de matière. Il est aussi trop mordant (trop d'acidité) et donc déséquilibré. Riesling Vielles Vignes 2013 en Alsace de Charles Frey. Un vin vinifié depuis 1709 et désormais en Bio.

    Le second, à la robe dorée et au nez oxydé semble peu soufré  En bouche, c'est bien plus mûr, riche, tendu, mais avec de l'ampleur. On est un peu perdu : c'est bon mais on n'a pas de spécificité du Riesling. C'est gourmand - mais ce n'est pas la première chose qu'on demande à un Riesling - et cela manque un peu de nervosité. Riesling 2008 Vignoble de Katzenthal d'Audrey et Christian Binner en Alsace.

    Le dernier blanc, avec sa robe claire et son beau nez beurré et fumé sur des notes d'élevage, présente une bouche grasse, toastée, grillée, sur des notes d'agrumes (citron/orangette) et d'autres de confiture d'abricot, sans le sucre. Belle fraîcheur, longueur magnifique et belle finale acide et fraîche. C'est top : Corton-Charlemagne Grand Cru 1990 de Bonneau du Martray. Une splendeur de Bourgogne !

     

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au disque évolué. Le nez est sur des fruits mûrs, des herbes et du menthol. Moi je suis fort sur la cerise, avec le petit côté chimique d'un sirop pour la toux. En bouche, c'est rond, fondu, mûr, sucré, toujours sur la cerise. Il y a un côté sanguin, un bel équilibre entre le fruit et le bois, et une droiture qui rappelle la Côte Rôtie pour certains, le Cabernet Franc pour d'autres. Muntada 1996 Côtes du Roussillon Villages du Domaine Gauby. Très beau. Grenache 45%, Carignan de 120 ans 45%, Syrah et Mourvèdre.

    Le second rouge, à la robe noire et au nez jeune, concentré et extrait présente une bouche ronde et soyeuse sur un beau fruit avant que les tannins ne débarquent en finale. C'est riche, sur du pruneau intense et collant. C'est démonstratif et dans l'excès, mais pas caricatural, avec de l'acidité malgré tout. Petit côté commercial et pas agréable aujourd'hui : V.I.T. 2011 Côtes du Roussillon Villages Latour de France Domaine de Bila-Haut de Michel Chapoutier. 65% de Grenache et 35% de Syrah.

    Le dernier flacon de la soirée, avec sa robe orangée tuilée d'au moins 20 ans et son nez de vieux Bordeaux rond et chaud sur du pruneau, nous présente une bouche évoluée, vieille et fragile sur le cèdre et le tabac avec un bel équilibre et un petit peu de dépôt. Total respect pour ce Château L'église Clinet 1975 à Pomerol. 40 ans !

    Cela fait d'ailleurs penser à lundi prochain, qui sera un grand lundi soir, puisqu'on fêtera l'anniversaire de l'un d'entre nous. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 270

    Dernière dégustation du Clos, au grand complet, avant les départs estivaux des uns puis des autres. 

    Un premier vin blanc de mise en bouche s'avéra bouchonné. Il fût remplacé illico-presto par un second, à la robe or et au nez de vin nature sur de la pomme et du cidre. En bouche, vivacité, fraîcheur sur des notes exotiques, d'agrumes et végétales (fenouil). C'est bon et long, très aromatique, et avec des notes de noix en finale. Excellent : Cour-Cheverny "La Porte Dorée" 2007 en Val de Loire du Domaine Philippe Tessier. Cépage : Romorantin.

    On passe aux vins rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de vin nature (notes de réduction) sur du curry, avant que ne reviennent ces notes de coccinelles écrasées. La bouche est typée Cabernet pour certains (juste un beau jus pour moi), sans beaucoup d'alcool, ce qui nous dirige au nord. Belle matière granuleuse, mais une pointe d'amertume et de sécheresse en finale, qu'on aurait préférée plus fruitée et plus longue. On n'est pas en Cabernet, mais en Grolleau (ou Groslot) : Le Gros 2011 Anjou d'Agnès et René Mosse.

    Le rouge suivant est encore plus noir, mais avec une évolution du disque. Au nez, je suis le seul à Bordeaux, pendant que les autres se perdent en Rhône ou dans le Languedoc ou le Sud Ouest. La bouche est sur des notes réglissées, d'humus et de feuilles mortes, de goudron et de brûlé (vins italiens ou espagnols). C'est un peu cuit, sur du café et de la barrique, mais aussi mûr, fondu et fin, avec du fruité en fin de bouche, mais avec une petite sécheresse aussi. On est perdus, et encore plus quand on apprend qu'on est à Gevrey ! Qui c'est qui peut faire un truc ainsi ? Charmes-Chambertin Grand Cru 1999 de Bernard Dugat-Py, propriétaire à Gevrey Chambertin. Impossible de deviner le Pinot Noir !

    Le suivant présente un petit problème au nez et un gros problème en bouche. La loi des séries : bouchonné aussi. Je suis bien triste pour ce Trévallon 2003.

    Le vin suivant, à la robe foncée et au nez de vin nature sur le fruit présente une bouche boisée, austère, sèche, body-buildée, avec des notes d'élevage (sécheresse en finale), fatiguante. L'Equilibre 2011 Villa Symposia, en Grand Vin du Languedoc. On est sur de la Grenache, de la Syrah et du Carignan, en reconversion Bio.

    Le dernier vin de la soirée aurait mérité plus d'égards de notre part si nous ne nous étions sustentés de diverses charcuteries, terrines et fromages à ce moment précis... Robe foncée, bouche de Syrah/Cabernet qui nous a parue courte et diluée. Un vin à re-déguster sans manger : Trévallon 2004 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. "Enfin au début de son apogée, ce millésime 2004 n’a rien perdu de son fruité savoureux (nez de framboise, de myrtille, de groseille qui évolue vers la figue), tandis que sa matière robuste et concentrée montre à présent des tanins tout en finesse et une longueur admirable. Un rouge impressionnant, sans concession, encore prêt à vous émouvoir sur les dix prochaines années." (Wine Advocate).

    La suite des aventures du Clos selon les présences durant cette période estivale qui débute sur une belle canicule. Bonnes vacances à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 269

    Clos à 5, sans celui qui doit maigrir suite à quelques abus, et à Saint -Josse pour changer, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de Rhône. Nez floral et bouche riche, mais qui manque de tension et de vivacité. Il y a de l'alcool et une amertume assez dure en finale. Par contre, pas de notes boisées ou de vanille et une belle minéralité. On hésite entre Bordeaux et Languedoc. On évoque un Calcinaires de Gauby pour ce Mas Julien 2011 en Vin de Pays de l'Hérault.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe rubis foncé et au premier nez de framboises, qui passe ensuite sur le chocolat torréfié, en gardant le premier en parallèle, pour terminer, en troisième nez, sur un Pinot Noir travaillé. En bouche on retrouve ce parallélisme, sur un vin nature : framboises et épices. On évoque un mono-cépage (Grenache ?), pour ce vin assez long, sans artifices, qui manque de complexité avec la même chose du début à la fin de bouche. Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011.

    On poursuit avec un vin à la robe plus foncée et au nez de vin nature, un peu réduit. En bouche, un style Gamay sur le fruit, intense, avec de la fraîcheur et de la vivacité qui fait qu'il passe au-dessus du premier. Pour moi, c'est juste un bon jus. Un vin qui s'exprime, pour les autres, en légèreté et sur le fruit : Montebruno 2012 Pinot Noir Kathken Vineyard en Orégon aux USA.

    La quatrième bouteille de la soirée présente une robe noire et un nez très torréfié, mais aussi fruité sur de la groseille et de la mûre. En bouche, c'est bon, généreux, frais et fin, sur le fruit. Pas de notes d'élevage boisées, beaucoup de fraîcheur, une verdeur intégrée, une certaine densité et une petite sucrosité plaisante à l'attaque. Bluffant quand on apprend d'où il provient : L'Hospitalitas 2012 (bouteille 5350 sur 8206) en Coteaux du Languedoc La Clape de Gérard Bertrand. Un gars qui produit 15 millions de bouteilles par an, nommé Wine Maker of the Year en 2012, mais qui a quand même 300 hectares en Biodynamie... Quoiqu'il en soit, le meilleur Gérard Bertrand goûté jusqu'à présent. 

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    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire avec des notes d'évolution et au nez classique sur de la compote de cassis, du noyau de cerises et du tabac. La bouche est fort belle, avec son petit côté mentholé, sans notes d'élevage (tout est fondu), une belle matière extraite et concentrée avec des notes de cabernet et de merlot sur de la cerise. C'est magnifique et somptueux : Château Beauséjour 2000 en Saint Emilion Grand Cru des Héritiers Duffau-Lagarosse.

    On acheva cette soirée de dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe foncée mais beaucoup plus évoluée que la précédente. Je suis toujours à Bordeaux, bien qu'il ai plus de notes épicées et de garrigues que dans le précédent, mais aussi un très beau fruité à l'attaque. On pense à un 1982 et on est en 1971 (le dernier bon millésime avant 82). Château Mouton Rothschild 1971 à Pauillac. Une fort belle bouteille et plein de respect pour son grand âge.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 266

    Et encore une dégustation à l'aveugle du Clos ce lundi soir, au grand complet et avec notre invité de la semaine passée qui est revenu.

    Paisiblement installés, par cette soirée estivale, sur la terrasse qui domine notre petit vignoble en terrasses non désherbé, nous avons à nouveau eu le privilège de déguster quelques rares nectars.

    Mise en bouche avec un vin à la robe orangée et au nez puissant atténué par la température de service trop froide. En bouche, c'est jeune, vif et frais, crayeux, sur des notes de pamplemousse et de levures fermentées. Très bon indice de torchabilité pour ce vin titrant 10°: Grande Charme 2011 en Vin de Pays du Domaine Alice Beaufort (en Côte d'Or, à la frontière de la Champagne). Composé de 75% de Chardonnay et de 25% de Pinot Noir.

    Second et dernier blanc de la soirée, à la robe paille et au nez très aromatique sur de la pêche et de l'abricot. La bouche est beurrée, puissante, ronde et longue, avec des notes d'élevage intégrées et non marquées, et du calcaire. On évoque un Viognier, ou de la Roussanne/Marsanne, alors que je suis en Chardonnay sur un grand bourgogne : Moutonne 2005 Chablis Grand Cru du Domaine Long-Dupaquit (bouteille n° 01726) mis en bouteille par Albert Bichot, négociant. Incroyable pour un Chablis.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au disque évolué. Le nez est classique et la bouche fort belle : c'est mûr, long, chaud, fin, sur des notes de réglisse, de cuir et de viande. C'est plein de fruits, ample et gourmand. Les indécis évoquent Trévallon, un autre une Côte Rôtie, et c'en est une : La Turque 2004 en Côte Rôtie de Guigal. Magnifique.

    Le second rouge présente toujours une robe noire, mais au disque encore plus évolué. Le nez nous promène sur des notes de pruneau, de brûlé et de vanille. En bouche, la rémanence du fruit en bouche est extraordinaire, un superbe fruit noir mûr. Il a la même élégance que le précédent, en plus puissant, avec plus d'alcool et encore un tout petit peu d'astringence en finale : Véga-Sicilia Cosecha 1980 "Unico" en Ribeira Del Douro. Magnum n° 1087 sur 2000 produits. Etonnant, une fois de plus : quel savoir-faire !

    Le flacon suivant a une robe noire de chez noire et un nez de vin nature. La bouche me fait immédiatement penser à un Cahors : c'est puissant, très mûr, très jeune, très bon, sur du fruit (mûre) et des notes de pin : La Marguerite 2011 Cahors de Cosse Maisonneuve. Production : 600 bouteilles. Fort beau.

    On passe ensuite à un vin au disque marqué par l'évolution et au nez de Cabernet 85. L'un d'entre-nous se perd en Loire avant de revenir sur Bordeaux, face à cette typicité extraordinaire, bien que le fruit ne soit plus présent en fin de bouche. Sociando Mallet 1990 en Haut Médoc (Magnum). Un magnifique millésime que je n'avais plus eu l'occasion de déguster depuis longtemps.

    Le vin suivant présente un beau nez fruité et frais. En bouche, tout est là : fraîcheur, fruit, belle matière sur des petits grains fins, et des tannins mûrs sans sécheresse. C'est encore serré, fermé et en culotte courte. C'est tellement bon que peu d'entre-nous évoquent Bordeaux qui nous a tellement déçu à maintes reprises, et pourtant : Château Haut-Bailly 2000 en Pessac Léognan. Vraiment bien.

    Le dernier flacon de la soirée est l'antithèse du précédent : fondu, mûr, souple, rond, concentré, jeune, sur des notes de réglisse avec de la fraîcheur. On évoque de vieilles vignes et un éraflage partiel en 1999 pour ce Pibarnon 2004 à Bandol. Très bien également. Bref une toute grande soirée qui clôture de fort belle manière la fête des 18 ans du Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 261

    2 P-Y ce lundi, pour un Clos à 6, avec chacun un rouge et un demi-moelleux, à découvrir à l'aveugle.

    Le premier rouge foncé nous offre un nez fin, distingué et aérien. En bouche, une belle matière sur de la cerise et du noyau de cerise, avec des notes de graphite qui font penser à une Syrah. C'est jeune, très nature, long, sur des tannins fins : Côteaux de Bassenon 2007 en Côte-Rôtie de Jean-Michel Stephan. On est en Serine, Viognier et Syrah.

    Le second présente une robe plus claire et évoluée et un fort beau nez sur des petits fruits rouges, avec quelques notes d'élevage. En bouche, c'est soyeux, fin, avec de la sucrosité, sur du fruit et sans sécheresse. Il y a du boisé, mais il est maîtrisé. Les notes de graphite nous ramènent en Côte-Rôtie de 20 à 25 ans, et personne n'a pensé à la Loire pour ce vin très agréable : Les Varennes du Grand Clos 1990 Chinon de Charles Joguet en Cabernet Franc de pied. Une grande bouteille, dans une grande année.

    La troisième bouteille, à la robe plus foncée, présente un nez assez particulier de fromage, selon un grand connaisseur. En bouche, une fort belle attaque sur le fruit, une matière phénoménale, des fruits noirs sur une belle acidité et un boisé de terroir fondu. La bouche est très ouverte, avec de la fraîcheur, mais c'est moins dentelle et moins long que le précédent. Nous pensons à un grand Château bordelais en rive gauche dans une année chaude, et c'est un rive droite : Château Cheval Blanc 1986 à Saint Emilion. Fort beau vin.

    Le rouge suivant est noir de robe et présente un nez chaud et concentré sur du café moulu et des notes de fumée. En bouche, de superbes fruits noirs, une fort belle matière sans alcool et de l'extraction pour ce vin jeune, fermé pour le moment : Domaine de Trévallon 2007, en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un des meilleurs millésimes de Trévallon, à regoûter dans 10 ans. Ceux qui ont dit "si c'est Trévallon je passe sous la table" l'ont fait.

    Le cinquième rouge de la soirée, avec sa robe noire et son nez de vernis et de volatile nous offre  une bouche ensoleillée sur de la finesse, de la sucrosité et un peu d'amertume (rafles).Il y a d'abord cette acidité, puis une longue finale sur des fruits noirs : Réserve des Célestins 2009 en Chateauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Un des 2 vins que Chave adore avec Rayas. Point barre.

    Le dernier rouge nous offre également une robe foncée, mais évoluée, et un très beau nez sur de superbes petits fruits mûrs. La bouche, avec sa minéralité métallique, est magnifique, avec une belle longueur sur des fruits. C'est fin, élégant, porté par une belle acidité hyper pointue, fruit d'un terroir ciselé. Cuvée Marie Beurrier 2005 en Châteauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Fantastique.

     

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    On poursuit avec les moelleux (quel courage !) et un premier vin à la robe trouble abricot et au nez discret avec un côté volatile dérangeant. La bouche est explosive, riche sans alcool, avec d'abord un côté malt et tourbe, puis sur de la confiture d'abricots portée par une acidité remarquable. On pense à un Chenin. L'Arcane à Sucre 2010 en Vin de France de Didier Chafardon. Un des plus beaux millésimes de liquoreux  en Anjou, avec un développement intense d'un botrytis parfait. Beau flacon !

    Le second, avec sa robe cognac et son nez tourbé de Whisky, de résineux des Alpes ou de Cèdre du Canada nous laisse perplexe. Il faudra déguster le troisième vin, puis revenir à celui-ci pour se rendre compte qu'on parle de la même chose et que c'est le même vin : Sul Q 2007 de Jean-François Ganevat en Vin de Table dans le Jura.

    La troisième bouteille présente une robe similaire et un nez de caramel et des notes de vernis. La bouche est incroyable, longue et complexe sur des pâtes de fruits mûrs. Il y a un côté café, botrytis, Sauternes (non stéréotypé) : Sul Q 2004 de Jean-François Ganevat en Vin de Table, une bouteille déjà dégustée au Clos. 240 bouteilles produites.

    On poursuit avec un vin à la robe Cognac/Armagnac et un nez de raisin très prononcé (Muscat noir ou Muscat d'Embourg). La bouche part dans tous les sens, c'est moins maîtrisé. On préfère le nez à la bouche : notes d'austérité, de thé, tanniques... On pense à un très vieux Sauternes des années 60 pour ce  Clos Saint Urbain 1993 en Alsace Grand Cru du Domaine Zind Humbrecht.

    Je passe rapidement sur le Château La Tour Blanche 1998 en 1er Cru de Sauternes de la Donation Osiris, sulfité et chaptalisé à mort, sans équilibre en bouche et pas bon. 

    Le dernier flacon de cette soirée de dégustation au Clos nous offre un nez sur des pommes fumées, mais aussi sur de la térébenthine. La bouche est super bonne et gourmande, sans volatile, sur une belle acidité. Goutte d'Or 1990 en Vouvray Moelleux du Domaine du Clos Naudin. 

    L'originalité du Clos Naudin est de produire, lorsque les conditions sont réunies, une cuvée particulière : la Goutte d'Or. Et l'exigence de Philippe Foreau et celle de son grand-père ont conduit le domaine à ne produire cet élixir que deux fois, en 1947 et en 1990. Ce qui en fait le vin le plus rare du monde. 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. 

  • Dégustation du lundi 259

    Nous poursuivons ces belles dégustations du lundi, toujours à 5 mais avec un autre P-Y, avec un premier vin à la robe de cidre et au nez de pommes et d'agrumes, puis de craie. La bouche est minérale, grasse, sur la mandarine et avec un côté salin sur la longue finale. C'est vraiment bien malgré une acidité et une tension moyenne. On se croyait en Loire, et nous voilà en Savoie : Le Feu 2012 en Vin de Savoie de Dominique Belluard. Terroir du Mont-Blanc.

    Le premier rouge présente une robe rubis foncé et un assez joli nez mûr sur une belle complexité : très élégant sur les fruits et des arômes tertiaires. La bouche est tout aussi sensuelle que le nez avec la souplesse de l'attaque, un velouté de fruits pour finir sur du noyau de cerise en fin de bouche. On sent la garrigue, l'animal et le soleil, mais les tannins sont beaux et il n'y a pas d'amertume. Les chouettes arômes tertiaires qui apparaissent au cours de la dégustation ne passent jamais au-dessus du fruit, toujours bien présent. On évoque la patine d'une Syrah australienne, puis un Cornas avec une Syrah du Nord pour ce magnum de Château de Pibarnon 2002 Cuvée Jubilé (Bouteille n° 941), à Bandol. Inutile de dire que le magnum fût vidé...

    Le second vin rouge, à la robe noire et au nez torréfié s'avère moins complexe en bouche, plus monolithique. Il y a un beau fruité (cassis) et de la mâche : c'est plus puissant et plus jeune aussi. Mais il y a aussi de l'amertume, de l'astringence et de la sécheresse en finale, et de plus en plus présente au cours de la dégustation. A se demander si cette bouteille n'a pas un problème : Châteauneuf-du-Pape 2008 Cuvée Marie Beurrier d'Henri Bonneau.

    Le quatrième flacon présente une robe foncée au disque évolué et au fort beau nez de vieux bordeaux. Un nez magnifique. La bouche est bordelaise, sur un Cabernet Sauvignon bien mûr. Il n'y a ni boisé ni sécheresse mais une amertume un peu gênante en finale. Nous tombons évidemment à la renverse quand nous apprenons que nous ne sommes pas à Bordeaux et qu'il n'y a pas un atome de Cabernet ni de Merlot dans ce vin... Domaine de l'Horizon Rouge 2010 en Vin de Pays des Côtes Catalanes. Quel beau Carignan !

    On termine la soirée avec un cinquième et dernier vin à la robe foncée et au nez herbacé, sur des cerises à l'alcool et une compotée non sucrée de fruits rouges et de prunes. En bouche, c'est puissant, mais délicat, sur un beau fruit tourbé et une fort belle longueur sans astringence ni sécheresse. Une jeunesse incroyable et un énorme plaisir. Certains évoquent une Grenache fraîche...pour ce Grand Vin de Léoville Las Cases 1982 en Saint Julien. Superbe flacon ! Nous fûmes donc 4 à passer sous la table pour cette terrible erreur de jugement.

     

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    Lundi prochain, Polo et la taille des ceps. Et le lundi d'après, rebelotte avec ce second P-Y et avec un rouge et une demi bouteille de blanc moelleux par personne. Qui vivra verra !

     

  • Dégustation du lundi 232...

    Nouvelle dégustation du Clos à 5 ce lundi soir, avec un rosé et 5 rouges à l'aveugle. Sur la terrasse, vu les conditions météo clémentes.

     

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    Premier vin à la robe rosé soutenue, et au nez doux, rond avec un peu d'alcool. La bouche est grasse, classique, avec de l'alcool. On est sur un rosé du Sud (Provence ?), chaud, avec une belle amertume et sur du fruit. La Chance 2013 en Bandol, du Domaine des Terres Promises. La bouteille est fort belle.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe pourpre et au nez EPOUVANTABLE. Jamais eu rien de pire en vin Nature... Par contre, après une longue aération, la bouche s'avère parfaite, comme souvent quand les vins sont réduits comme cela. Très beau jus, belle texture, très beaux fruits avec un côté croquant, et de la fraîcheur. Je pensais être sur une Syrah à Cornas et c'est raté : Le Pichet Mignon 2013 Nature, en Vin de Pays d'Oc de Pierre-André et Mercedes Delmas à Rivesaltes. Bon petit vin frais, mais fort gêné par le nez.

    On passe à quelque chose de plus avenant avec un vin à la robe un peu plus foncée et au nez très agréable et assez distingué sur des fruits mûrs (cassis), de la garrigue et un côté sanguin. La bouche est fort belle aussi, fraîche, épicée, très distinguée, sur un fruité élégant et de la fraîcheur, sans boisé ni astringence : Mas des Chimères Caminarèm 2011 Terrasses du Larzac en Coteaux du Languedoc. Cela faisait fort longtemps que nous ne l'avions dégusté, et il nous a fort plu, nous paraissant encore meilleur qu'avant.

    Quatrième flacon, à la robe encore plus foncée, et au nez de vin Nature (mais rien à voir avec le premier rouge de la soirée), mais avec un côté vieux papier qui gêne un peu. En bouche, une belle matière et un beau grain, de la rondeur et de la souplesse, sur des fruits mûrs et des tannins. On pense à un Loire, sur un Cabernet Franc, chez un vigneron qui travaille comme René Mosse : La Folie 2011 en Saumur Champigny du Château Yvonne.

    Le cinquième vin présente une robe noire et un nez de vin Nature, réglissé et cassis. La bouche, puissante, sucrée tout en restant fraîche est sur la cerise. Il est tannique, mais fondu et manque un peu d'acidité. Il est concentré, mais frais, gourmand et agréable : Les Escures 2012 en Cahors de Mas Del Périé. On est en Malbec.

    La dernière bouteille de la soirée présente une robe fort évoluée et un nez de vieux vin. En bouche, il a un coup dans la carafe, le coquin. Mais reste agréable à boire. Pape Clément 1972 en Graves. Le Made in Japan de Deep Purple, sorti la même année a mieux vieilli... Mais c'était un millésime médiocre pour les vins, alors que pour la musique... La suite des aventures du Clos lundi prochain, après un week-end qui s'annonce caniculaire.

  • Dégustation du lundi 230...

    Dégustation à 3, ce soir, avec 3 beaux flacons. On commença avec un vin à la robe paille, servi très frais, et au nez d'abricots, de lichee, de pamplemousse, de pomme et d'anis étoilé. En bouche, c'est opulent, gras et lourd, très aromatique. On est sur un Viognier : Vie on y est 2008 en Côtes du Rhône du Domaine Gramenon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe dense et la frange évoluée. Le nez est sur des fruits rouges et noirs, du paprika et du cumin. La bouche, veloutée et fondue, sur une structure tannique fine et racée, avec encore un peu d'acidité et un côté sanguin dirigent mes 2 comparses vers un vieux Bandol. Il s'ouvre à l'aération et aurait fait merveille sur un pâté de grives : Château Vannières 1988 en Bandol. Le 83 dégusté il y a quelques semaines était bien meilleur, plus puissant et moins sur la fin.

    Déjà le dernier flacon de la soirée avec un vin à la robe encore plus évoluée et au chouette nez sur des feuilles de tabac à rouler et des prunes. La bouche, encore fort agréable pour un vieux vin, présente des notes de café, de chocolat et de feuilles mortes. Château Croque-Michotte 1969 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion.Un domaine situé entre Cheval Blanc, Pétrus et Gazin. On avait déjà goûté il y a 15 ans un 1961 mémorable, pour ce vin élu, en 2007, meilleur vin Bio du Monde. Mystère sur la provenance de ce flacon dans la cave du Clos : un jour, on saura...

     

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  • Dégustation du lundi 204

    Dernière dégustation du lundi, à 5 et demi, avant des vacances bien méritées à la recherche du soleil, du ciel bleu de lumière et de chaleur. Bref, tout ce qui nous manque cruellement dans notre petit Royaume depuis 8 longs mois...

    Deux blancs et 5 rouges ce soir, avec une première bouteille à la robe claire et au nez riche et mûr sur des agrumes. En bouche, c'est puissant et chaud, alcooleux et lourd. Pas très rafraîchissant cet Anglore "Sels d'Argent" 2011 en vin de France.

    Le second blanc, à la robe tout aussi claire, présente un nez fort aromatique, floral, sur des notes d'amandes douces et de coing. En bouche, une belle maturité (mais pas du sud), sur un bel élevage classique, avec une belle fraîcheur, sans être porté par l'acidité. Mais il manque un peu de nervosité et est un peu mou en milieu de bouche. Meursault "Sous La Velle" 2006 du Domaine Rémi Jobard.

    Le troisième flacon présente une robe fort évoluée, un nez limite et une bouche sèche, le tout convenant fort bien à un coq au vin : Nuits Saint-Georges 1976 de B et J-M Delaunay. La bouteille de 70 cl indique une mise belge.

    Le quatrième flacon présente une robe rubis clair et un nez de gueuze sur de la réduction. La bouche pétille sur de la griotte très fraîche et s'achève sur des noyaux de cerises. Pour certains, c'est d'une extraordinaire finesse, d'autres pensent au Jura sur un pinot noir, ou à l'Autriche... Le Clos de Rouge-Cloître 2009. Une très grande et fort belle gueuze de Cantillon...

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    Cinquième bouteille, à la robe plus foncée et au nez de cerises. La bouche est riche, noire, avec de la fumée et du boisé assez intégrés. C'est relativement jeune car les tannins doivent encore se fondre. C'est aussi assez moderne comme type de vin (style Denis Mortet). Le vin n'est pas libre, ni nature, mais va dans le bon sens: à la recherche du fruit, mais avec de l'élevage : Monthélie 1er Cru 2009 "Les Vignes Rondes" du Domaine Rémi Jobard. Vieilli en fûts de chênes autrichiens, qui marquent moins le vin.

    Le sixième flacon de la soirée est encore plus foncé, avec un nez sur le cassis. En bouche, c'est flatteur et bien fait, sur le cassis confituré mais avec de la fraîcheur aussi. On évoque un Richeaume cuvée Columelle, la Provence, puis le Rhône ou le Languedoc pour ce vin portugais déjà dégusté il y a peu au Clos : PINTEIVERA 2010 Douro DOC de  M. CHAPOUTIER Portugal. Assez monolithique quand même, et sans terroir.

    Le dernier vin présente une robe noire et un nez moins fruité que le précédent. Servi un peu trop chaud, la bouche est ronde et sucrée, mais pas Sud, sur du Cabernet Sauvignon, avec une légère astreingence : "Le Gros" 2011 de Mosse, vin produit à 300 bouteilles et non commercialisé, sur base d'un ancien cépage pas facile et en voie de disparition : Le Grolleau noir. Que René Mosse a décidé de conserver. C'est fort louable.

    Une dégustation qui me laisse un peu sur ma soif : je n'apprécie pas trop les vins blancs, ni les rouges pétillants, ni le Pinot noir... Prochain Clos à 4, si tout va bien d'ici-là, le 22 juillet, juste après la pluie du 21 ! Mais rassurez-vous, il fera enfin beau à partir de lundi prochain, pour 15 jours au moins...

     

     

  • La mémoire du goût...

    Nous avons chacun nos propres références quant au bon goût que devraient avoir un aliment, un plat ou un vin. Ce souvenir gustatif a été mémorisé tout au long de notre existence, lors de moments gustatifs ou gastronomiques particulièrement appréciés. Il peut s'agir d'une pêche, juste cueillie dans un verger et dégustée sur place, d'un plat dégusté dans un restaurant, ou d'un grand vin dans un grand millésime dégusté lors d'un dîner.

    Retrouver ce goût nous ramènera immanquablement, dans nos souvenirs, à nous rappeler du moment précis où nous l'avons goûté pour la première fois, ainsi que tous les bons souvenirs liés à cette expérience et à cette époque.

    Le problème, aujourd'hui, à l'époque de la malbouffe, est que le goût est négligé par les multinationales agro-alimentaires, uniformisé dans tous les aliments, absent des standards de la  production agricole intensive et atténué dans les aliments trop forts en goût. Avec comme conséquence que les palais des jeunes générations sont habitués aux aliments sans goût. Un désastre.

    Le goût d'une vraie tomate, le vrai goût du chocolat Côte d'Or (avant que la marque belge ne soit rachetée par une multinationale et la composition changée pour des questions de coût), le goût d'une salade niçoise servie dans l'arrière pays niçois il y a 30 ans, la bouche d'un grand vin bordelais qui vous a marqué il y a 20 ans, le goût d'une daurade royale juste pêchée et grillée, le goût d'un camembert au lait cru, moulé à la louche et fait à point : tout cela a tendance à disparaître aujourd'hui, pour faire place à une alimentation standardisée, aseptisée, fade, sans saveurs ni goût, si ce ne sont les arômes artificiels ajoutés... 

    Mais ne désespérons pas : il existe toujours des petits producteurs et des petits artisans, pour qui la qualité du bon produit est essentielle, tout comme le goût. Car, sans bons produits de base, impossible de réussir quelque chose de bon. Espérons que les jeunes générations se rendent compte de tout cela et privilégient la qualité, quitte  à manger moins si ces aliments coûtent un peu plus cher.

  • Les ondes électro-maléfiques...

    Les ondes électro-maléfiques : une bombe à retardement ?Les technologies sans fil ont le vent en poupe... Opérateurs de téléphonie mobile et fabricants de gadgets " high tech " rivalisent d'imagination pour offrir toujours plus et plus vite! A tel point qu'en l'espace d'une décennie, on a multiplié par 10 000 voire 100 000 - certains scientifiques parlent de millions de fois- les sources d'émissions de ces champs électromagnétiques... Une émission, vue ce soir, qui interpelle, à voir absolument ! Vous éviterez le réseau 3 G, c'est sûr !

    Prochaine diffusion de cette émission sur votre petit écran :

    12/02/2009 à 02:15 sur La Trois
    12/02/2009 à 02:15 sur RTBFSat
    12/02/2009 à 14:10 sur La Trois
    12/02/2009 à 14:10 sur RTBFSat
    13/02/2009 à 09:20 sur La Une
    14/02/2009 à 22:45 sur RTBFSat
    14/02/2009 à 22:45 sur La Trois
    15/02/2009 à 18:15 sur La Trois
    15/02/2009 à 18:15 sur RTBFSat
    17/02/2009 à 16:15 sur RTBFSat
    17/02/2009 à 16:15 sur La Trois