mauvais

  • Jacques...

    De sortie ce soir, nous avons commis une grosse erreur. Plutôt que de dîner au Fourneau (ou le changement d'équipe et de chefs nous a refroidi, alors qu'il n'y avait aucune raison), et plutôt que de dîner au Jaola , restaurant branché juste à côté (parce que le carpaccio de langoustines à la gelée de betteraves rouges et à la poudre d'huile d'olive me semblait un peu trop moléculaire et pas assez cuisiné, et aussi en raison d'une carte trop limitée), on dû se rabattre sur le restaurant Jacques, Quai aux Briques 44, reconnu pour la diversité et la fraîcheur de ses poissons.

    Grosse déception ! Croquettes de crevettes (spécialité de la maison) trop bisquées et avec trop de fromage, tuant le goût délicat des crevettes grises. suivies d'une sole meunière trop cuite et à la peau molle, avec des frites molles elles aussi...

    Quant à la carte des vins, aussi rudimentaire que le cadre, impossible de boire quelque chose de bon ! Bref, déception totale pour une addition de 112 euros... A ce prix, il y a des dizaines de très bons restaurants à Bruxelles. Cela nous apprendra de partir à l'aventure, sans avoir préparé la sortie, ni avoir réservé. On ne m'y reprendra plus...

  • Bistrot du Port à Nice...

    Le Bistrot du Port est le plus mauvais restaurant de Nice qu'il m'ai été donné d'essayer lors de ce voyage. En entrée, à la carte, le "Croustillant d'aubergine, parmesan et truffes" s'est révélé sans parmesan ni truffes : 2/10, c'est de l'arnaque commerciale et de la tromperie. Des espèces de feuilletés froids, industriels et farineux, sans goût, qui séparent les 4 morceaux d'aubergine, remplacent peut-être les copeaux de parmesan... Quant à la truffe, même au microscope, aucune trace... En plat, un "Dos de Loup sur peau, asperges et topinambours" se révéla être du Bar du Lac Victoria, mou, insipide et, de surcroît,  mal cuit : 0/10, une horreur gustative, et, à nouveau, une belle arnaque commerciale non précisée sur la carte. Vendre ce poisson de la sorte, c'est du vol, c'est un hold-up, et c'est prendre les clients pour des idiots. Un dessert pas top non plus, et un vin moyen (La Bernarde 2002) firent de ce repas le moins bon du séjour, et il fallait que cela se sache ! Dont acte.

     

  • Dégustation du mercredi (2)

    Après avoir posé le filet (énorme) sur le vignoble (minuscule), on entama cette seconde dégustation du mercredi, avec un premier vin au nez léger sur des fruits rouges, quelques relents de biodynamie, un soupçon de réduction et quelques effluves de fermentation... Un bouche acide et légèrement pétillante sur un beau petit fruité suivie de notes plus animales ou fermentées, le tout sans complexité ni longueur : St Joseph 2000 du domaine Vincent Paris à Cornas. Difficile de deviner la Syrah : on était plus sur du Pinot Noir. Second vin, au nez étranger (j'utilise ce mot quand je pense hors France), de goudron, de coccinelle écrasée, avec un côté sucré parfumé : une espèce de concoction technique fort travaillée... En bouche : pas de fruits, sec à mourir et beaucoup de bois ! Bref, tellement déséquilibré qu'imbuvable ! Un Saumur, Château de Fosse-Sèche (il porte vraiment bien son nom), "Réserve du Pigeonnier" (il fallait être un pigeon pour l'acheter!) de la Famille Keller à Brossay. Ce divin flacon est importé et chaudement conseillé par les Etablissements De Coninck pour la modique somme de 29 euros. Un scandale. Troisième bouteille, au nez rond et vanillé. Mes 4 comparses l'ont trouvé gourmand, sur de la groseille, et fin. Moi, je l'ai trouvé fort proche du premier, avec de l'astringence et un boisé non fondu en finale...  Côte Rôtie "Les Jumelles" 2005 de Paul Jaboulet Aîné. Ils remettent en question la façon de vinifier et repartent à zéro. Pourquoi pas? A revoir plus tard sur un vin moins jeune. La quatrième bouteille, sur un nez magnifique de Cabernet Franc présenta une belle matière, de beaux fruits et une belle longueur, mais assez travaillée : Château L'Evangile 1994 en Pomerol. Bien supérieur à celui de la semaine passée. Et pour terminer, un vin au nez superbe, avec de la vivacité et de l'évolution, sans la lourdeur d'un liquoreux. Superbe en bouche aussi, avec un retour de cacao et de moka somptueux. On est parti dans toutes les directions, en écartant le Sauternes, car manquant d'amplitude et de richesse. Et pourtant, Château La Tour Blanche 1989, 1er Cru en Sauternes, Donation Osiris. Fort belle bouteille quand même... La semaine prochaine, retour des dégustations à thème avec, pour commencer la saison : Jura, Arbois,Savoie. Qui vivra verra.

  • Passiflore, sans saveurs...

    "Passiflore, Fournisseur de saveurs" peut-on lire sur la devanture de ce "resto" faisant le coin de la rue du Bailli et de la Place du même nom. Après avoir attendu 10 minutes que quelqu'un veuille bien m'amener la carte (la patronne était occupée à discuter au bar, et la jeune serveuse occupée avec les fleurs ramenées du marché). Mon choix s'est porté sur la salade d'épinards, scampis, crevettes et crabe. Lors de la commande, on me précisa qu'il s'agissait d'une salade chaude et gratinée, ce qui me convenait également. Arriva mon plat gratiné, composé d'épinards perdant leur eau, de tomates, de minuscules crevettes roses (plutôt blanches) insipides (style produit blanc), de quelques mini scampis aqueux, translucides et sans goût, et oh privilège suprême, de bâtonnets de surimis farineux ! Le tout recouvert d'une croûte de fromage quelconque, lui aussi insipide. En accompagnement, quelques feuilles de salades pré-emballée et une vinaigrette à l'estragon (l'accord culinaire parfait, avec les épinards). Mon plus mauvais repas depuis 20 ans ! Vraiment mauvais. Qu'on appelle cela de la cuisine me rend triste. Mais qu'on s'affiche comme "Fournisseur de saveurs" me fait bondir ! C'est vraiment se foutre du monde, servir n'importe quoi, et habituer les jeunes à mal manger. Et, en plus, c'est cher ! Près de 18 euros avec un quart de rouge tout à fait anodin. Première et dernière fois que j'y mettrai les pieds.