matière

  • Dégustation du lundi 154

    Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe jaune pâle et au nez de fleurs blanches et de miel. Fort belle bouche, fruitée, fraîche et longue, sur du coing, et avec un côté sec de cailloux en finale (calcaire?). C'est très riche, sur une belle matière et avec une belle lame de vivacité : Riesling Clos des Capucins "Cuvée Ste Catherine" du Domaine Weinbach par Colette Catherine et Laurence Faller. En Biodynamie.

    Second vin à la robe claire et trouble, et au nez épouvantable de cour de ferme. C'est réduit, et le nez persiste. La bouche est très verte : raffles, tannins verts, pommes vertes et de l'acidité en finale. Sauvignon de Loire ? Non, Chenin. En Touraine ? Non, en Anjou : Un Bout de Chemin 2010, en Vin de Table de PZ (Prezezdzechki, pour les intimes). Pas mon style, mais c'est personnel.

    Robe or pour le troisième flacon, avec un nez de vin moelleux pas très complexe, confit, sur des raisins de Corinthe. En bouche, c'est plat, mou, sur des noix, avec de l'alcool résiduel en finale. Gewurztraminer ? Oui : Schoesselreben de Bedlenheim 2004, Gewurztraminer du Domaine Bott-Geyl. En Biodynamie.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez floral et fruité. La bouche est très classique : petits fruits noirs, cassis, des tannins nobles fondus, une belle matière et un boisé intégré. On pense à un Côte du Rhône ou à un grand Bourgogne 2003, car il y a un petit côté Pinot Noir. Désir Noir 2009 d'Olivier Levanchy, viticulteur encaveur à Neuchâtel en Suisse. Pas mal du tout et surprenant pour un vin Suisse.

    Cinquième flacon à la robe rubis et au nez animal et cuir, fermé et peu engageant. La bouche est un peu austère mais propre, sur une belle fraîcheur. Mais cela manque de générosité, de fruits et de longueur, bien qu'il n'y ai pas de défauts : Côtes de Provence 2009 du Domaine de Marchandise. Nettement moins bien que le 2007 qui m'avait emballé...

    Sixième flacon, à la robe rubis et au nez chimique de Chewing Gum ! La bouche est sèche et boisée, avec une mauvaise impression en finale : Symphonie 2006 du Château Sainte Marguerite. On est en Cru Classé en Côtes de Provence et en Bio. Encore moins bon que le précédent ! Totale déception sur ces 2 derniers vins qui s'annonçaient plus prometteurs....

    Nous décidâmes alors - à trois voix contre deux- de déboucher la bouteille n° 18 du Clos de Rouge Cloître 2009, pour terminer la soirée en beauté. Sans parti pris, ni conflit d'intérêt. C'est donc difficile à juger mais tellement bon à boire. Au nez, rien à dire. et encore moins concernant la bouche...

    Pas de Clos lundi prochain, congés de Toussaint obligent.