maree noire

  • 780 millions de litres de brut disparus...

    La plus grosse marée noire américaine a disparu ! Plus aucune trace, ni sur l'océan, ni sur les plages ! 780 millions de litres de brut évaporés... Un miracle ? Le triangle des Bermudes ? De la magie noire ?

    Selon BP, cette fuite est une goutte d'eau par rapport au volume de l'océan, et ce pétrole brut a été mangé par les micro-organismes marins. Et pourquoi ce n'est jamais comme çà en Bretagne?

    La raison de cette disparition tiendrait plutôt de l'usage intensif de dissolvants par BP : outre le fait de polluer encore plus les océans, ces dissolvants font que les nappes désagrégées ne flottent plus en surface, mais entre deux eaux. Elles ne sont donc plus visibles. D'autre part, les forts courants marins sévissant dans cette partie du monde (dont le Gulf stream) vont transporter cette pollution cachée partout dans le monde.

    Encore quelques mois de patience, et nous retrouverons des petites boulettes gluantes sur toutes les plages européennes et autres. Merci BP !

    Et telles les banques toujours aussi arrogantes juste après la crise, la fuite à peine stoppée, BP demande à pouvoir ré-exploiter ce puit et demande au gouvernement de supprimer le moratoire sur les nouveaux forages en mer. Comme si rien ne s'était passé, et comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes... Culottées, ces multinationales !

  • Merci BP !

    Un bras de la nappe de pétrole qui s’étend dans le Golfe du Mexique a rejoint un puissant courant marin qui risque d’entraîner la pollution vers la Floride. Les explications de Bertrand Chapron, chercheur à l’Ifremer.

    Dans le Golfe du Mexique, un scénario redouté est en train de se réaliser : une partie de la nappe de pétrole échappé des puits de Deepwater Horizon a rejoint le loop current, un courant océanique qui forme une boucle et qui risque d’entraîner les hydrocarbures vers la Floride. Il rejoint ensuite le Gulf stream dans l’océan Atlantique.

    Le chercheur estime que le pétrole risque d’atteindre la Floride dans environ six jours, et donc de souiller les récifs coralliens des îles Keys. Six jours, ou peut-être moins. «Cette estimation ne tient pas compte de l’entraînement possible de couches plus profondes, précise Bertrand Chaperon. Ce que nous observons par satellite ne concerne que la surface mais ce courant océanique est profond et très intense. On peut donc imaginer qu’il y a d’autres effets en profondeur». Quant au volume d’hydrocarbures entraîné par le courant, il devra être précisé par des mesures réalisées sur place.

    Non seulement, cela fait maintenant plus d'un mois que BP est dans l'impossibilité de stopper cette fuite de brut au fond de l'océan, mais en plus, après des dégâts considérables en Louisiane et bientôt en Floride, c'est l'Europe qui sera bientôt menacée, une partie des énormes quantités de pétrole rejoignant le Gulf Stream...

    Merci à BP pour cette belle pollution mondiale qui s'annonce, qui ne sera jamais entièrement nettoyée (nappes sous-marines) et dont les retombées dureront des années, au gré des courants sous-marins et des vents. Encore une épreuve de plus pour la biodiversité marine et côtière, qui est déjà bien malmenée... Mais que font toutes ces multinationales ? Elles voudraient détruire toute vie sur terre, qu'il ne faudrait pas s'y prendre autrement...