malbouffe

  • Malbouffe déguisée : vous pensez manger sain et vous avalez les pires cochonneries...

    Beaucoup de boulot et peu de temps libre, et voilà ce blog abandonné depuis quelques temps. C'est en lisant une newsletter de "Santé Nature Innovation" que je me dis qu'il faut absolument partager ces informations importantes avec vous. Me voici donc de retour...

    La malbouffe est la cause principale de l’épidémie d’obésité et de maladies cardiaques dans nos sociétés.

    Or beaucoup croient manger sain alors qu’ils avalent les pires cochonneries.

    Voici 15 aliments dits « diététiques » qui sont de la malbouffe déguisée :

    1. Les aliments transformés « pauvres en graisses » et « 0 % de matières grasses »

    La guerre contre les graisses saturées est la pire erreur de l’histoire de la nutrition.

    Aujourd’hui, il a été démontré que le raisonnement était complètement erroné.

    Mais les clichés ont la vie dure et les groupes industriels continuent d’inonder le marché de produits allégés en matières grasses.

    Ce qu’ils n’expliquent pas, c’est qu’un produit allégé en graisse n’a plus aucun goût. Pour compenser la fadeur, les industriels ajoutent du sucre.

    Pourtant les études sont formelles [1] : autant les graisses saturées sont sans danger, autant le sucre consommé en excès est sérieusement nuisible à la santé [2].

    Lorsque vous lirez les mots « pauvre en graisses » et « 0 % de matières grasses » sur l’emballage, vous saurez que c’est un aliment fortement transformé et bourré de sucre.

    Si cela vous étonne, vous n’êtes pas seul. La majorité de la population reste persuadée que les graisses sont responsables de l’épidémie d’obésité qui touche nos pays. Faites le test, posez la question autour de vous.

    2. Les huiles végétales polyinsaturées

    On conseille souvent les huiles polyinsaturées qui réduisent le cholestérol [3]. Notamment l’huile de tournesol, l’huile de pépins de raisins, l’huile de maïs et de soja [4].

    Mais attention : le cholestérol est un facteur de risques et non une maladie en soi. À ce titre, les huiles végétales n’ont pas démontré leur capacité à réduire votre risque de crise cardiaque, d’AVC, or c’est cela qui compte.

    Au contraire, plusieurs essais cliniques ont montré que ces huiles polyinsaturées peuvent accroître la mortalité par maladie du cœur et par cancer [5] [6]. C’est la teneur en acides gras oméga-6 de ces huiles qui serait particulièrement impliquée.

    C’est pourquoi il vaut mieux consommer des graisses comme le beurre ou l’huile de noix de coco pour la cuisson, et l’huile d’olive, l’huile de noisettes, l’huile de noix ou l’huile de lin pour l’assaisonnement.

    3. La margarine censée protéger votre cœur

    La beurre a longtemps été diabolisé car il est riche en graisses saturées.

    Depuis des décennies, les experts les plus en vue font la promotion de la margarine. On sait aujourd’hui que ce mauvais conseil a eu des effets désastreux sur la santé publique.

    La margarine est faite d’huiles hydrogénées riches en graisses trans assemblées à des composants chimiques (dont des colorants). Cet ensemble artificiel doit imiter l’apparence et la texture du beurre.

    Pourtant, l’Etude Framingham sur le Cœur a montré que les personnes qui remplacent le beurre par de la margarine ont plus de risques de mourir d’une maladie du cœur [7] [8].

    Aujourd’hui, la majorité continue de voir la margarine comme une alternative saine au beurre. Je ne peux que vous encourager à faire connaître la vérité autour de vous.

    Pour améliorer votre santé, consommez plutôt du beurre bio et évitez la margarine et autres faux aliments.

    4. Les produits enrichis en phytostérols pour protéger votre cœur

    Certains vous diront que les margarines de « dernière génération » sont moins riches en graisses trans et qu’elles sont enrichies en phytostérols dont il est prouvé qu’ils réduisent le cholestérol [9].

    Les produits phare sont les margarines « Fruit d’Or pro-activ » et « Saint-Hubert Cholégram ».

    Les fabricants ont créé d’autres produits enrichis en phytostérols comme des yaourts. Exemple : « Danacol » de Danone, et autres « spécialités laitières ».

    Mais des études ont montré que les phytostérols sont malgré tout mauvais pour la santé du cœur. Ils pourraient même accroître le risque de maladie du cœur et de décès [10] [11], notamment chez les femmes ménopausées [12].

    5. Les jus de fruits : du sucre liquide

    Les jus de fruits créent l’illusion qu’ils sont un choix diététique. Si le jus est à base de fruits, on en déduit qu’il est aussi sain que les fruits.

    En réalité, l’appellation « jus de fruits » est trompeuse. Certains jus de fruits que l’on trouve en grandes surfaces ne contiennent aucun fruit… juste des arômes artificiels d’orange ou d’ananas. Au fond, c’est de l’eau sucrée à l’arôme de fruit.

    Certes, vous pouvez mettre le prix et acheter du jus 100 % fruits frais. Mais cela reste une mauvaise idée.

    Un vrai jus de fruit, c’est comme un vrai fruit sauf qu’il lui manque toutes les bonnes choses telles les fibres. La seule chose qui reste, c’est le sucre du fruit. La revue médicale The Lancet a montré que l’on trouve autant de sucre dans un vrai jus de fruit que dans une boisson sucrée comme les sodas [13].

    Chaque jus est une décharge de sucre pur qui fait grimper votre taux de sucre dans le sang. À terme, ces pics favorisent le surpoids et le risque de diabète.

    Si vous mangez une orange entière, ses fibres freinent l’absorption du fructose par votre corps et l’étalent dans le temps. Ainsi vous vous épargnez les effets néfastes du fructose et bénéficiez à 100 % des bienfaits du fruit.

    6. Les produits « complets » censés protéger votre cœur

    La plupart des produits « complets » ne sont pas faits de grains de blé entiers.

    Le blé a été pulvérisé en farine et raffiné de sorte qu’il est prêt à être digéré. Le travail de votre mâchoire et de vos sucs gastriques de décomposition est réduit au minimum.

    C’est pourquoi les glucides de la farine entière font grimper votre taux de sucre sanguin aussi vite que les glucides de la farine blanche. D’ailleurs, la farine blanche et la farine complète sont classées dans la même catégorie pour leur effet glycémiant (qui augmente le taux de sucre dans le sang) [14].

    À vrai dire, je déconseille aussi de consommer des grains de blé tout entiers. Le blé moderne n’a rien à voir avec celui que consommaient nos grands-parents.

    Dans les années 60, la recherche agronomique fit de rapides « progrès » pour développer des céréales plus résistantes, plus productives, et plus riches en gluten.

    Hybridations et rétrocroisements aboutirent à l'apparition d'espèces totalement nouvelles, que l'on appelle encore « blé » mais qui sont aussi éloignées du blé naturel qu'un éléphant d'une souris.

    Le « blé » moderne créé dans les années 1970 – qui s'appelle Lerma Rojo 64, Siete Cerros, Sonora 64 ou Super X – a en effet quarante-deux chromosomes là où l'engrain de nos ancêtres n'en avait que quatorze !! Chez l'être humain, le fait d'avoir un seul chromosome en trop provoque des handicaps (comme dans la trisomie 21) ou la mort.

    Le blé moderne a moins de valeurs nutritives, notamment moins de minéraux [15]. Il provoque des réactions plus violentes chez les personnes intolérantes au gluten [16] [17]. D’autres études montrent qu’il pourrait accroître l’inflammation du corps [18] et abimer vos artères [19].

    Mon meilleur conseil serait de consommer le moins de blé moderne possible, qu’il soit entier, complet ou raffiné.

    7. Les céréales « minceur » du petit-déjeuner

    Beaucoup de céréales du petit-déjeuner sont présentées comme diététiques (ex : Special K). Sur la boîte en carton, on peut lire en gros « riche en vitamines », « riche en minéraux », « au blé complet », « pauvre en graisses ».

    …et écrit en petit, on découvre que les ingrédients sont des céréales raffinées, du sucre et des additifs chimiques. C’est vraiment très trompeur.

    Mais ce qui me met le plus hors de moi, ce sont les céréales qui visent les enfants avec des emballages multicolores et des jouets à collectionner.

    8. Les aliments plaisir « sans gluten »

    Depuis que la population se soucie de sa consommation de gluten, les industriels se sont engagés dans la brèche.

    Tous les produits sont déclinés en version « sans gluten ». Cela permet de remplir des rayons entiers de produits dits « diététiques » et fait facilement illusion.

    Seuls les quelques consommateurs qui lisent systématiquement la liste de tous les ingrédients éviteront le piège. Ceux qui sont fatigués après une grosse semaine seront moins attentifs à ces petites arnaques.

    Ces produits sans gluten sont tout aussi transformés, raffinés et riches en féculents que leurs versions avec gluten.

    C’est une évidence : une cochonnerie sans gluten reste une cochonnerie.

    Alors choisissez des aliments qui, par nature, ne contiennent pas de gluten : les légumes, les fruits, les viandes, le poisson, les œufs, etc.

    9. Les aliments transformés étiquetés « bio »

    Les industriels ont d’autres ressorts pour vous vendre des aliments soi-disant diététiques. L’autre mot magique qui fait vendre est « bio ».

    Tout peut être « bio », même les aliments mauvais pour la santé : les barres de céréales, les chips, et le sucre de canne. Ils contiendront sans doute moins de pesticides, mais toujours autant de sucre et de glucides…

    Les aliments transformés étiquetés « bio » ne sont pas forcément sains. Lisez toujours l’étiquette pour savoir de quoi ils sont faits.

    10. Les aliments plaisir « vegan »

    Le dernier venu parmi les mots magiques qui font vendre, c’est « vegan ».

    Vegan désigne ce qui n’est ni animal (viande, poisson), ni produit par des animaux (œuf, lait, laine, cuir). Vegan est associé à une alimentation diététique.

    Or les industriels se sont mis à produire des substituts vegan hyper-transformés, comme du bacon et des saucisses vegan.

    Pour créer l’illusion du bacon et des saucisses, les producteurs utilisent des agents épaississants, des agents de texture, des arômes chimiques de bacon, des colorants, et des agents conservateurs… une quantité d’ingrédients artificiels que je déconseillerai à tous, y compris les vegans.

    11. Les sauces et assaisonnements tout faits

    Les légumes sont excellents pour la santé.

    Mais certains se plaignent qu’ils n’ont pas beaucoup de goût. Cela ne m’étonne qu’à moitié quand on connaît les méthodes de production des légumes non bio (surtout le non-respect des saisons).

    C’est pourquoi on les assaisonne avec de l’huile, du vinaigre et des épices.

    Mais la restauration rapide « diététique », les supermarchés et de nombreux restaurants utilisent des assaisonnements tout prêts. Le problème est qu’ils sont bourrés de sucres, d’huiles végétales à bas coût, d’acides gras trans, d’agents conservateurs, d’agents chimiques de texture et de colorants artificiels. Ils sont dans des bouteilles en plastique et couvrent un rayon entier dans les supermarchés.

    Avec ces assaisonnements industriels, les bienfaits des légumes se retrouvent anéantis.

    Faites-le savoir autour de vous ! C’est urgent, car les salades à emporter et celles servies dans les restaurants sont le plat préféré des femmes soucieuses de leur alimentation.

    12. Le sirop d’agave 

    Depuis que la population a conscience des effets néfastes du sucre, elle est à la recherche d’une alternative plus saine.

    Parmi les produits naturels sucrés, il y a le sirop d’agave qui est fréquemment utilisé dans les produits présentés comme diététiques.

    Le problème est que le sirop d’agave n’est pas meilleur que le sucre. Il est même bien pire.

    Le sucre contient beaucoup de fructose qui fait prendre du poids lorsqu’il est consommé en excès [20].

    Pour vous donner une idée, là où le sucre contient 50 % de fructose… le sirop d’agave contient entre 70 et 90 % de fructose !

    C’est pourquoi, mis face à face, le sirop d’agave est pire que le sucre de table.

    Il devient clair qu’un produit naturel n’est pas forcément un produit diététique.

    13. Le sirop de riz brun

    Le sirop de riz brun est un autre produit sucrant qui est souvent pris pour une alternative diététique au sucre.

    Or c’est un aliment hautement transformé : pour fabriquer du sirop de riz brun, il faut mélanger du riz cuit et des enzymes qui font décomposer les féculents du riz en sucres simples.

    Le sirop de riz brun contient du glucose, mais pas de fructose. C’est mieux que le sirop d’agave… Mais son indice glycémique est tout de même de 98, ce qui signifie qu’il va faire bondir votre taux de sucre dans le sang [21] – un facteur de surpoids, de diabète et de maladies cardiaques.

    Le sirop de riz brun subit une transformation telle qu’il ne contient plus aucun des nutriments essentiels. Il ne contient que des « calories vides ».

    Certains scientifiques ont observé que le sirop de riz brun pouvait être contaminé à l’arsenic, un poison mortel. Voilà une raison supplémentaire de s’en méfier.

    Il existe d’autres produits sucrants pauvres en calories et moins mauvais pour la santé, comme la stevia et le xylitol.

    Petite règle de survie au supermarché

    Si l’emballage crie « je suis un produit diététique », c’est que le produit n’a rien de diététique.

    Les vrais aliments sains n’ont pas d’allégations santé. Vous les reconnaîtrez parce qu’ils sont crus, entiers, non préparés, non raffinés.

    Une nourriture saine n’a pas de liste d’ingrédients, ELLE est le seul ingrédient !

    Jean-Marc Dupuis


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    Sources :

    [1] Adverse metabolic effects of dietary fructose: results from the recent epidemiological, clinical, and mechanistic studies

    [2] Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease

    [3] Effects of canola, corn, and olive oils on fasting and postprandial plasma lipoproteins in humans as part of a National Cholesterol Education Program Step 2 diet

    [4] LES GRAISSES POLYINSATURÉES, QU'EST-CE QUE C'EST ?

    [5] Use of dietary linoleic acid for secondary prevention of coronary heart disease and death: evaluation of recovered data from the Sydney Diet Heart Study and updated meta-analysis

    [6] INCIDENCE OF CANCER IN MEN ON A DIET HIGH IN POLYUNSATURATED FAT

    [7] Margarine intake and subsequent coronary heart disease in men

    [8] Butter vs Margarine – Why I Trust Cows More Than Chemists

    [9] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

    [10] Serum plant sterols as a potential risk factor for coronary heart disease

    [11] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

    [12] Independent association of serum squalene and noncholesterol sterols with coronary artery disease in postmenopausal women

    [13] Fruit juice: just another sugary drink?

    [14] Glycemic index and glycemic load for 100+ foods

    [15] Evidence of decreasing mineral density in wheat grain over the last 160 years

    [15] Lack of intestinal mucosal toxicity of Triticum monococcum in celiac disease patients

    [16] Search for atoxic cereals: a single blind, cross-over study on the safety of a single dose of Triticum monococcum, in patients with celiac disease

    [17] Effects of Short-Term Consumption of Bread Obtained by an Old Italian Grain Variety on Lipid, Inflammatory, and Hemorheological Variables: An Intervention Study

    [19] Characterization of Khorasan wheat (Kamut) and impact of a replacement diet on cardiovascular risk factors: cross-over dietary intervention study

    [20] Consuming fructose-sweetened, not glucose-sweetened, beverages increases visceral adiposity and lipids and decreases insulin sensitivity in overweight/obese humans

    [21] Organic Rice Syrup/Rice Malt Syrup

     

  • Le saumon AquaAdvantage autorisé à la vente, après 20 ans de lobbying...

    On lui a donné le surnom de Frankenfish et, comme d’autres animaux mutants, ou animaux OGM, il attendait d’être mis sur le marché depuis une vingtaine d’années. Le projet vient des Etats-Unis où l’idée d’un saumon grossissant très vite a fait du chemin. Le saumon AquAdvantage est transgénique : il s’agit d’un saumon atlantique, issu du Massachusetts, auquel on ajoute deux gènes d’un saumon chinook, la plus grosse espèce de saumon du Pacifique. On ajoute également des gènes de loquette d’Amérique, une sorte d’anguille.
    La manipulation agit sur la croissance du poisson, qui grossirait deux à quatre fois plus vite que son homologue non modifié génétiquement. 

    Depuis le 19 novembre 2015, il est autorisé de vendre ledit poisson sur le marché américain, une première mondiale pour un animal génétiquement modifié. L’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, a annoncé cette autorisation, déclarant qu’ « après une analyse scientifique exhaustive et rigoureuse », elle considère que le « Le saumon Aqua est aussi sûr à manger que n’importe quel saumon atlantique non génétiquement modifié ».
    Il sera disponible d’ici deux ans sur les étals. D’un point de vue nutritif, il n’y aurait selon l’agence américaine, pas de différence.

    Des points de vue du bien-être animal et environnemental, les associations s’insurgent, repris par certaines personnes du ministère canadien des Pêches et des Océans. Le saumon OGM souffrirait de problèmes respiratoires et d’une plus grande sensibilité à la bactérie Aeromonas salmonicida. Il y aurait également un risque non négligeable que le poisson s’échappe dans la nature, l’entreprise arguant que les poissons élevés pour la consommation seront tous femelles et stériles. Les poissons sont pour l’instant élevés dans des fermes au Canada et au Panama. D’autres rappellent aussi que les produits contenant des OGM ne sont pas clairement étiquetés dans le pays, ce qui inquiète les associations de consommateurs.
    L’entreprise AquaBounty pourrait maintenant demander des autorisations pour d’autres animaux génétiquement modifiés comme des truites, des tilapias et de l’omble arctique. Une raison de plus de rappeler l’importance de lutter contre TAFTA (le dossier controversé d’un accord commercial transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis). Source Conso-Globe.

    Déjà que le saumon actuel n'en est plus (rien à voir avec le saumon commercialisé dans les années 70 et 80, tant au niveau du goût que de la texture), ce saumon Aqua-advantage va permettre aux industriels de nourrir de crasses leur poisson pendant 2 ans au lieu de 4. Fameux gain économique ! Mais pour quel résultat ? Encore pire qu'aujourd'hui, c'est sûr (si cela existe) !

    La malbouffe a encore de beaux jours devant elle et les lobbies de l'industrie agro-alimentaire aussi. Bien triste réalité, tant qu'il y aura des Cons-sommateurs qui achèteront de tels produits...

     

  • Voilà ce que l'on nous prépare...

    Dans L'Echo de ce week-end, un petit tour de table de ce que les start-ups de l'agroalimentaire nous préparent :

    1. MUUFRI : Planche sur du lait sans vache qui devrait être commercialisé début 2016. Ils affirment que le lait de vache contient moins de 20 composants et 87% d'eau, ce qui est idéal à reproduire artificiellement en laboratoire, avec 6 protéines pour la structure du produit et 8 acides aminés pour le goût. Renseignements pris, le vrai lait de vache contient bien plus de choses que cela : 10 acides saturés, 3 acides mono-insaturés et 3 acides poly-insaturés, 1 glucide, 15 protéines, 10 minéraux, 12 vitamines, une hormone de croissance et de l'insuline.  Soit 56 composants naturels. Je n'aime pas les gens qui simplifient les choses...
    2. Impossible Foods : A découvert le composant (la myoglobine, une protéine présente dans les tissus musculaires) qui donnait à la viande son goût unique et l'a remplacé par un équivalent végétal (molécules avec des liaisons métallo-protéiques comparables). Selon un journaliste du Financial Times qui a pu goûter un de leur hamburger, il n'y a aucune différence de goût avec une véritable viande de boeuf. Et Impossible Foods va également produire des fromages, sans lait. Commercialisation 2016.
    3. Beyond Meat : Commercialise déjà aux Etats-Unis du poulet sans poulet : morceaux de faux poulet fabriqués à base de protéines végétales, qui auraient la texture et le goût du véritable poulet. L'entreprise commercialise également de la viande hachée et des hamburgers, sans viande.
    4. Hampton Creek : Depuis 3 ans, commercialise des produits de grande consommation, mais sans oeufs. Principalement de la mayonnaise (Just Mayo) et des biscuits (Just Cookies). Hampton Creek prévoit de sortir 30 nouveaux produits dans les 3 ans (dont des omelettes, des pâtes alimentaires et de la pâte à crêpes)...
    5. Soylent : Commercialise une poudre qui, mélangée à de l'eau, contient tout ce dont un être humain a besoin pour se nourrir. Cet été est sortie la version 2.0 de Soylent, une nouvelle composition prête à boire à 3 dollars la portion. Fini les courses, la cuisine, le temps passé à table, et la vaisselle. Quel gain de temps, mais quelle pauvre vie...

    Tous ces produits artificiels, bourrés de produits chimiques seront très bientôt disponibles dans les rayons de vos grandes surfaces préférées (dès que le Traité Transatlantique sera signé). Bon appétit !

    Ils ont juste oublié le plaisir de faire ses courses, de choisir des produits de saison et de terroir, de discuter avec les producteurs ou éleveurs, de cuisiner ces mets et de les servir, de passer du temps à table en les dégustant. Soleil Vert : on y arrive...

     

  • Ne consommez pas de fructose ajouté...

    Les sucres ajoutés aux aliments et boissons, en tout premier lieu le fructose, font le lit du diabète de type 2. Une analyse des données existantes effectuée par des chercheurs américains est catégorique : « Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences. »

    L’étude rappelle que la littérature scientifique montre que « l’ajout de fructose – que ce soit sous forme de saccharose ou de sirop de maïs (ou Corn Sirup)  à haute teneur en fructose – est associé à une série d’effets biologiques indésirables chez l’homme comme chez l’animal ».

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    Ces données pourraient surprendre s’agissant d’un sucre que l’on trouve naturellement dans les fruits, d’où son nom. Mais le problème vient du fait que dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, ce dernier représente près de 50 % du poids de l’additif sucré, alors qu’il ne constitue qu’1 % du poids d’une pêche mûre, soulignent James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City, Missouri), et ses collègues. Outre cette faible concentration, la consommation d’un fruit ou d’un légume entiers apporte également de l’eau, des fibres, des antioxydants, qui sont bénéfiques pour l’organisme.

    Au cours de l’évolution de l’humanité et surtout dans la période contemporaine les industriels de l’alimentation ont largement eu recours à l’ajout de fructose sous différentes formes : d’abord avec le saccharose, sucre associant une molécule de glucose et une de fructose que nous connaissons sous forme de poudre ou de carrés, puis de plus en plus avec le sirop de maïs à haute teneur en fructose, qui peut contenir jusqu’à 65 % de fructose.

    En 2012, une étude de chercheurs américains et britanniques montrait déjà du doigt le rôle de l’ajout de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans le développement d’un diabète de type 2 et donnait des chiffres marquants : les Etats-Unis – où environ les trois quarts de l’ensemble des boissons et aliments préemballés contiennent du sucre ajouté – consomment annuellement 25 kg de fructose par habitant. Le Canada, le Mexique, la Belgique ou le Japon figurent également au rang des gros consommateurs. Loin devant la France, l’Australie, l’Inde, la Chine, la Suède ou le Royaume-Uni, qui plafonnent en dessous de 0,5 kg par habitant et par an.

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    Particulièrement inquiets de la situation dans leur pays, les chercheurs américains affirment : « Aux niveaux actuels, la consommation de sucre et celle de fructose en particulier – à des concentrations et dans des contextes que l’on ne rencontre pas avec les aliments entiers naturels – alimente une épidémie de plus en plus grave de diabète de type 2. » Ils s’inquiètent des recommandations en vigueur aux Etats-Unis : les lignes directrices émises en 2010 estimaient acceptable de consommer jusqu’à 19 % des calories sous forme de sucres ajoutés et l’Institut de médecine américain admet même le plafond de 25 %.

    A l’issue d’une consultation publique qui a eu lieu en mars 2014, l’Organisation mondiale de la santé a publié début 2015 des recommandations beaucoup moins laxistes : réduire à moins de 10 % la part des sucres libres (glucides simples comme le fructose) ajoutés dans l’apport calorique total et suggère même de descendre en dessous de 5 %. Source : Article de Paul-Benkimoun dans Le Monde de ce samedi.

     

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    On sait que le sucre est mauvais pour la santé. Je n'en ai plus chez moi et j'utilise du miel bio si je dois sucrer une boisson ou un plat. Je savais également depuis des années que le mais n'est pas bon et m'inquiète de voir tous ces enfants dévorer leurs céréales tous les matins, bourrées de fructose de mais...

     

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    Arrêtons de consommer des produits nocifs pour la santé préparés et plébiscités par l'industrie agroalimentaire. Raz le bol de ces produits dénaturés, raffinés, à la composition chimique douteuse. Revenons aux choses simples et naturelles ! Terriens, il est temps d'agir...

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  • Restaurant Beaufort à Duinbergen...

    Cela faisait longtemps que je devais décrire mes mésaventures au Beaufort à Duinbergen en août. Faute de temps, c'est aujourd'hui que je le fais.

    Il y a quelques années, ce sympathique restaurant rivalisait encore avec le Rubens et quelques autres bons restaurants du coin : croquettes de crevettes maison savoureuses et soles meunières croustillantes et rosées à l'arête, la cuisson parfaite.

    Quelle ne fût pas ma déception totale de goûter cet été des croquettes de crevettes insipides et farineuses et de me démoraliser encore un peu plus avec une sole meunière molle, trop cuite et surgelée. Si au moins elle avait été surgelée toute fraîche, cela aurait encore été. Mais celle-là avait dû passer plusieurs jours dans le frigo avant d'être surgelée. Cela se voit, cela se sent et cela se goûte...

    N'en revenant pas, et me disant que ce était pas possible, j'ai pris mon courage à 2 mains et y suis retourné 15 jours plus tard. Le soleil ayant enfin fait son apparition fin août, la terrasse était bondée. Quatre ou cinq garçons originaires de l'Europe de l'est et ne parlant ni néerlandais, ni français, ni anglais avaient pour mission de sortir les plats de la cuisine, de traverser le restaurant, de sortir, de traverser la digue, et de déposer les assiettes sur des tables de service bordant la terrasse.

    Inutile de leur commander quelque chose : ils ne comprennent rien et se contentent de vous indiquer du doigt le vrai personnel, celui qui est capable de prendre une commande et de prendre soin de vous. Je ne vous raconte pas le manège, pour savoir à quelle table il fallait servir les assiettes juste arrivées. Epique...

    Et c'est donc bien là, Au Beaufort, que j'ai mangé pour la seconde fois en 15 jours, les moins bonnes croquettes aux crevettes de la Côte, et quasi la pire sole meunière de ma vie... La pire, c'était dans un tout petit resto en Hollande, et elle était avariée...

    Une sole à la chair gris/beige (au lieu du blanc immaculé), à la ligne de sang brune (au lieu du rouge vif), à la peau molle (au lieu d'être croustillante) et au goût douteux du poisson pas frais. Et qu'on ne me dise pas que je ne sais pas ce que je raconte, car en poissons, je m'y connais !

    Bref, encore un restaurant (une usine) qui tombe dans la malbouffe avec des CONSommateurs qui n'ont aucune culture gustative ou gastronomique et qui se font berner comme dans un bois. Heureusement, il y a encore certains établissements sur la Côte pour qui qualité, fraîcheur des produits et cuisson exacte signifie encore quelques chose... Et tant que ceux-là existeront, j'irai encore à la mer.

     

  • Perte de la biodiversité et appauvrissement du goût...

    Interview de Périco Légasse, qui est journaliste et critique gastronomique. Il est aujourd'hui rédacteur en chef de la rubrique « art de vivre » à l'hebdomadaire Marianne.

    Atlantico : On retrouve de plus en plus de sucres dans les produits qui nous sont proposés. La récurrence d'un goût dans notre palais modifie-t-elle les saveurs que l'on perçoit ?

    Périco Légasse : Disons que cela peut créer des addictions. Si la saveur est noble, l'addiction sera noble, si la saveur est basique ou artificielle, il y aura appauvrissement du goût. Le sucre est la saveur de l'enfance, simple, facile, elle n'éveille que très peu la sensorialité. Trop consommer de produits sucrés est infantilisant. Idem pour quelqu'un qui ne lirait que des bandes dessinées.

    A-t-on perdu des saveurs ? Lesquelles ? Que perd-on en perdant des saveurs ?

    Non, nous n'avons perdu aucune saveur. La nostalgie d'une saveur perdue est symptomatique du souvenir d'enfance. Au contraire, la diversité sensorielle s'est multipliée. Un être humain dispose aujourd'hui d'un panel gustatif infiniment supérieur à autrefois. En revanche, ce qui s'est perdu, ce sont les produits porteurs de certaines saveurs. Il ne faut pas confondre, mais c'est encore plus grave.

    Prenons l'exemple du patrimoine végétal agricole français. Nous avons perdu près de 80% de la biodiversité existante au début du XXe siècle. Un grand nombre d'espèces, de races, de variétés de produits alimentaires ont disparu, banalisés ou éradiqués par l'industrialisation de l'agriculture et la grande distribution qui éradique les produits de qualité par la compression systématique des prix. Il est là le fléau. Que perd-on quand on perd une saveur ? La même chose que lorsqu'une fleur ou un papillon disparaît de la Terre ou lorsque les intégristes musulmans dont exploser les Bouddhas de Bâmiyhän en Afghanistan.

    Qui est responsable de cette perte de saveurs ?

    La logique du profit industriel néo libéral. Autrefois, on produisait des produits alimentaires. Aujourd'hui, on produit des produits financiers, que ce soit du blé, de l'huile, du vin ou du porc. Le but n'est pas de nourrir l'humanité mais de s'enrichir en nourrissant l'humanité.

    En France, le phénomène repose sur un trio satanique :

    1 - L'agroalimentaire industrialise nos campagnes pour obtenir des produits toujours moins chers afin de conquérir des parts de marché dans la grande distribution.

    2 - La publicité fait entrer la marque de ces produits dans le temps de cerveau disponible que la chaîne de télé vend à son annonceur (célèbre phrase de Patrick le Lay).

    3 - La grande distribution introduit tous ces produits à bas prix dans le chariot du consommateur qui les a vus à la télé. Et la boucle est bouclée. La saveur est morte mais le compte en banque des trois entités est plein.

    Quelles populations (en fonction de leurs habitudes alimentaires) sont les plus exposées à ce risque ?

    Les revenus modestes et les milieux défavorisés, moins informés, plus initiés, conditionnés par une publicité avilissante et intoxiqués par la propagande des marques commerciales.

    Peut-on parler de ségrégation sociale par le goût ?

    Oui. Il y aura un jour une élite qui saura se nourrir et en aura les moyens et le reste de la masse, 90% de la population qui ira du téléviseur à la grande surface pour dépenser son salaire sur injonction des marques. Le système veut nous faire ressembler à ces masses américaines décérébrées que les USA ont transformées en chair à consommation.

    Comment faire renaître le goût pour une nourriture variée ?

    En éduquant les enfants par un apprentissage des cinq sens. En leur expliquant qu'ils ne sont pas des futurs clients mais des êtres humains dont l'alimentation déterminera leur qualité de vie, leur santé et l'environnement de la planète sur laquelle ils vivent. Cette conscience et cette science acquises, ils iront tout naturellement vers des produits et des aliments bons, propres, justes et sains, donc qui ont du goût.

    Comment peut-on (ré)éduquer nos palais ?

    En mangeant des produits de l'endroit, de la saison, cultivés, élevés ou fabriqués par des procédés respectueux de l'homme et de la nature, sans tomber dans aucun dogme ni aucune doctrine, mais qui pourront nourrir 10 milliards d'être humains tout en préservant notre bonne vieille mère la Terre, c'est-à-dire la maison commune.

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  • Méfions-nous de ce Traité Transatlantique...

    La zone de libre-échange transatlantique ou Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, est un accord commercial en cours de négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Il est envisagé pour 2015 (ils rêvent...). Une des critiques vient du fait que les travaux préparatoires se font en secret, et que le citoyen, contrairement aux consultants des firmes multinationales, n'a pas accès aux documents en préparation.

    Il est évident que les normes européennes sont différentes et plus sévères que les normes américaines dans de nombreux domaines, et que ce Traité, s'il est signé, signifiera un alignement des normes européennes sur les normes américaines, c'est-à-dire, un nivellement par le bas.

    C'est non seulement la porte grande ouverte aux poulets (si on peut encore les appeler comme cela) de batteries traités à l'eau de javel, à l'invasion de la malbouffe américaine en Europe, aux OGM généralisés sans aucune obligation d'étiquetage particulier, à l'exploitation des gaz de schistes, etc...

    C'est aussi une perte énorme d'autonomie des pouvoirs publics européens, puisqu'une multinationale pourra désormais attaquer un Etat en justice devant un tribunal international si elle estime que ses intérêts économiques sont lésés. Imaginez Monsanto attaquer la France qui interdit les OGM, Texaco attaquer la Belgique qui taxe le diesel, etc...

    Il faut d'ores et déjà faire savoir que nous ne désirons pas de ce Traité, et qu'il y a une multitude de points et de domaines non négociables. Il faut également exiger d'âtre informé de tout ce qui se discute actuellement entre la commission européenne et les Etats-Unis à ce niveau. Et il faudra absolument que la population puisse donner son avis avant que ce Traité ne soit adopté dans notre dos.

    Je tiens trop à mes fromages au lait cru, à mes vieilles variétés de tomates oubliées Bio, à mon alimentation sans OGM, et à mon refus de voir une multinationale un jour nourrir le monde, avec ses produits industriels de piètre qualité et sans goût. Et cela, c'est juste au niveau alimentation ! Je ne parle pas de tout le reste... Soyons très vigilants ! Terriens, il est temps d'agir...

  • L'importance de l'alimentation dans le guérison du cancer...

    Si vous déclenchez un cancer, et que, par chance, la chimio ou la radiothérapie marchent, votre cancérologue ne vous parlera probablement pas de guérison, mais de rémission. Et il aura, malheureusement, raison. 

    Les traitements médicaux contre le cancer peuvent suffire à court terme pour faire pencher la balance du côté de la bonne santé. Mais dans la mesure où le terrain reste déséquilibré, l'état de maladie reviendra forcément à moyen ou long terme, sous différentes formes. Et pourtant, il existe des moyens d'assainir le terrain qui a favorisé l'apparition de la maladie. 

    Lorsque le malade se laisse prendre totalement en charge et interprète toute complication ou échec comme une incompétence de son thérapeute, ou de la médecine en général, c'est qu'il est touché par le syndrome de l'auto-stop : « je m'assois dans le siège (du malade) et je me laisse conduire sans rien faire (par le médecin) ». 

    On s'aperçoit aujourd'hui que cette attitude est la pire que vous puissiez adopter face à la maladie, et en particulier face au cancer. Elle réduit de façon catastrophique vos chances de guérison. 

    Un nombre croissant de médecins reconnaissent aujourd'hui que l'effet de leurs traitements médicaux classiques, ne représente qu'un tiers de la guérison. Le deuxième tiers dépend de l'hygiène de vie du patient : alimentation, respiration, détoxication. Le dernier tiers dépend de l'état émotionnel du patient : stress, angoisses, choc émotionnel non digéré. 

    Vous soucier de ce deuxième et de ce troisième tiers vous permettra d'assainir votre terrain, et de diminuer fortement votre risque de récidive. 

    Malheureusement, 85 à 90 % des malades du cancer ont le syndrome de l'auto-stop. Ils se laissent prendre en charge totalement par la médecine. Et le problème, c'est que la médecine officielle actuelle ne leur indique en général rien, ou très peu, sur ce qu'ils peuvent faire d'efficace sur les deux facteurs de guérison essentiels qui dépendent d'eux (le second et le troisième tiers). 

    C'est pourquoi le Docteur Michel Lallement, chirurgien des Centres de lutte contre le cancer depuis 1991, a décidé de briser le mur du silence. Le Dr Michel Lallement a 20 ans d'expérience en tant que chirurgien cancérologue et sénologue. Il exerce actuellement dans deux cliniques réputées : la Clinique Wilson d'Antibes et la Clinique Oxford de Cannes. Il a été Chef de Clinique-Assistant des Hôpitaux de Toulouse. Il donne régulièrement des conférences sur la nutrition et la prise en charge globale.

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    Le Docteur Michel Lallement ne vous promet pas la vie éternelle, mais il vous donne les clés pour prévenir l'apparition de la maladie, et en diminuer la gravité si elle apparaît : « Il est bien évident que la prise en charge nutritionnelle à elle seule ne peut prétendre éviter tous les cancers », prévient-il son lecteur. « Mais une personne frappée par la maladie malgré une bonne hygiène de vie peut déjà être assurée d'en avoir retardé l'apparition, et d'avoir diminué sa gravité ».

    C'est ce qu'il explique dans un livre capital sur le cancer et les maladies dégénératives, qui paraît aux éditions Mosaïque-Santé, collection «Vérités». Son livre se présente sous la forme d'un guide pratique de toutes les mesures indispensables qui vous aideront à prévenir ou retarder au maximum la maladie, mais également à guérir si vous êtes déjà touché : 

    En page 29, il explique comment faire régresser ou même disparaître un cancer potentiel, en modifiant son mode de vie. La durée d'évolution d'un cancer au stade non détectable est de huit ans en moyenne : c'est à ce moment-là qu'il est le plus efficace, et le plus facile, d'agir ; le Docteur Michel Lallement vous dit exactement ce que vous pouvez faire. 

    Il vous renseigne sur le nouveau « Centre Ressource » créé par le cancérologue aixois Dr Jean-Loup Mouysset, le premier centre de prise en charge globale du terrain cancéreux (et pas seulement de chirurgie/chimio/radiothérapie). (page 209) ; 

    Il vous permet d'évaluer facilement votre degré d'intoxication — qui augmente votre risque de maladie dégénérative, et en particulier de cancer — grâce à un questionnaire spécial et facile à remplir (page 192) ; 

    Il vous indique les méthodes naturelles de prévention, et d'accompagnement de la guérison, qui sont aussi les moins coûteuses ; 

    Il vous indique le régime à suivre dans les jours qui précèdent une opération du cancer ; (page 188) 

    Il vous explique précisément ce que vous devez manger dans les jours qui suivent l'opération, pour maximiser vos chances de guérison ; (page 189) 

    Il vous donne les compléments alimentaires qui font une différence positive réelle (page 182) ; 

    Il vous aide à identifier vos intolérances alimentaires, à l'origine de l'encrassement de votre organisme (page 50), plus un protocole naturel complet pour vous détoxifier (page 180) ; 

    Il vous indique comment guérir de vos intolérances alimentaires : au début du traitement, vous risquez de subir une poussée d'acné et des démangeaisons, lorsque la détoxication se met en route. Mais très rapidement survient l'amélioration des symptômes, qui est souvent « spectaculaire, parfois dès les premiers jours » ; (page 70) toutes les précisions sont données, que ce soit au niveau de l'alimentation, des médicaments à éviter, de la flore intestinale, de la paroi de l'intestin, des interactions avec d'autres maladies éventuelles (ostéoporose, troubles articulaires, douleurs gastriques, sinusites, infections...) ; 

    Il vous donne les recettes de tisanes efficaces pour restaurer la barrière intestinale : les mélanges d'herbes et comment les préparer. 

    Un chapitre entier est consacré à la micro-nutrition et la phytothérapie (médecine par les plantes) : quelles vitamines utiliser et sous quelle forme (page 126), les principaux oligo-éléments (zinc, sélénium, chrome et manganèse) et ce que vous pouvez en attendre (page 125) , ainsi que les substances végétales qui possèdent une action protectrice pour les cellules (effet anti-cancéreux). 

    Et le plus beau, c'est que le Docteur Lallement ne vous demande pas de renoncer aux plaisirs de la vie. Bien au contraire : « Il est tout à fait possible de manger sainement sans renoncer à notre patrimoine gastronomique, il s'agit même d'une opportunité pour redécouvrir des saveurs oubliées ! », explique-t-il, en page 19. 

    Je ne peux malheureusement pas vous donner toutes ces informations dans cette lettre, ne serait-ce que par correction vis-à-vis du Dr Lallement, que j'apprécie beaucoup, mais également parce que c'est un sujet délicat et crucial, sur lequel toute imprécision doit être bannie. 

    En revanche, je ne peux que vous inviter à vous procurer au plus vite le livre du Dr Michel Lallement. Prix : 15,90 euros.

    Source : Article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation

  • La peur au ventre...

    Lasagnes à la viande de cheval, poisson au mercure, jambon à la salmonelle. Ne peut-on donc plus rien manger ? Les Français se montrent, en tout cas, de plus en plus vigilants quand ils font leur marché, au point que cette peur au ventre est devenue le nouveau filon des professionnels de l’alimentation.

    Traumatisée par les scandales, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition : ils calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, certains ne vont plus dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. Ils sont à l’origine du succès des produits "sans" : sans sucre, sans OGM, sans lactose, sans huile de palme, et aujourd’hui sans gluten. Mais au-delà des vrais allergiques, qui en a vraiment besoin ? Quelles carences peut générer cette forme d’automédication ?

    Objets de tous les fantasmes : les élevages high-tech de l’industrie agro-alimentaire. Quels médicaments sont administrés aux poulets, porcs et lapins élevés en batterie pour qu’ils restent en bonne santé ? Avec quelles conséquences pour ceux qui les mangent ensuite ? Complément d’enquête dans les pharmacies des usines à viande.

    Dernier avatar du manger sain, les "bouchers haute couture" : grandes gueules, ultra médiatiques, ils installent leurs échoppes à la déco rétro dans des quartiers branchés, et proposent du bœuf bio de race japonaise, nourri à la bière … à 250€ le kilo ! Comment gèrent-ils leur stratégie marketing? Décryptage de ces bouchers new-look qui réveillent une profession en perte de vitesse.

    C'est ce soir sur France 2 à 22H15 : Le marché de la peur, dans Complément d'enquête.

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  • Mangez, on s'occupe du reste...

    Au tournant du siècle, au début des années 60, le souci majeur de l’industrie agroalimentaire est la réduction du budget alimentaire moyen des familles française sous la barre des 15 %. Nourrir un maximum de gens pour un minimum d’argent. Et, afin d’y parvenir, il a fallu diminuer considérablement les coûts de production des aliments. Comment ? Par la mise en place d’une logistique de masse et des monocultures qui l’accompagnent. Ces nouveaux modes de production ont considérablement appauvri la qualité nutritionnelle de notre alimentation au point que les micronutriments qui abondaient ont disparu : les aliments ont conservé leurs calories et une partie de leurs protéines mais pas le reste. Quand il faut gagner moins de 1 % sur le prix des lasagnes, tout est permis !

    Lorsque ces chaînes se sont mises en place, on ne se posait pas la question de savoir quels seraient les effets possibles sur notre santé parce qu’il n’y avait au début aucun motif d’inquiétude ; seule la quantité et la baisse des prix comptait. Les premiers soupçons, puis les premières preuves sont venus plus tard, alors que tout le système était déjà installé.

    Le maïs, plante symbole de cette intensification, illustre parfaitement le processus selon lequel cette augmentation des rendements va de pair avec l’appauvrissement nutritionnel des plantes. Les variétés andines de maïs ont des couleurs vives. Elles sont dérivées de la téosinte, l’ancêtre sauvage de tous les maïs. Leurs grains colorés des marchés du Pérou sont riches en anthocyanines, une variété de polyphénols antioxydants aux effets très positifs pour l’homme. En conquérant de nouveaux espaces, en devenant la première plante cultivée au monde, avec des variétés hybrides d’abord, OGM ensuite, le maïs a autant gagné en rendement qu’il a perdu en densité nutritionnelle. Ses racines ont plongé dans des sols de plus en plus épuisés par le retour régulier de la même culture chaque année, elles sont devenues incapables de capter les précieux oligoéléments dont nous avons besoin. Protégés des attaques des parasites par une foule de médicaments réservés aux plantes : anti- champignons, anti- bactéries, anti- mauvaises herbes, anti- insectes, les nouveaux maïs ne sont plus capables de synthétiser leurs propres agents de lutte contre ses ennemis. C’est ainsi que leur valeur nutritionnelle diminue. Le maïs contient toujours autant de calories, voire plus grâce aux progrès de la génétique végétale, mais ce sont des calories que les nutritionnistes qualifieraient de « calories creuses », car dépourvues de leur richesse en micro- éléments nutritifs. Il faut dire que ceux- ci ne comptent pour rien dans « l’analyse de la valeur » du maïs !

    « L’analyse de la valeur », c’est la décomposition du coût d’un produit. Pour un acheteur de l’industrie ou de la distribution, le coût d’un produit, c’est la somme des matières premières qui composent le produit. A ce coût des matières premières, les acheteurs additionnent la somme des coûts de transformation et de transport dudit produit. Le lait, le blé sont ainsi devenus des matières premières agricoles. Ils suivent un cours mondial, sont cotés quotidiennement à la bourse de Chicago, et font l’objet d’une compétition planétaire. Si le blé du Nord ou le lait breton sont trop chers, alors on fera venir le lait d’Allemagne ou le blé d’Ukraine, des pays où la main- d’oeuvre agricole est beaucoup moins chère qu’ici : les Allemands, par exemple, ne travaillent plus beaucoup la terre et confient la plupart des tâches agricoles à des ouvriers venus de l’Europe de l’Est mal rémunérés. Leurs porcs sont abattus et découpés par des ouvriers de l’Est sans salaire minimum.

    Tous les blés se ressemblent, tous les légumes aussi, tous les laits ont la même couleur, etc. Pourquoi ne pas prendre le moins cher ? Mais comme pour le maïs, ces produits très bon marché ne valent plus grand- chose sur le plan nutritif : ils nourrissent mais n’apportent rien à la santé et contribuent à nos carences. Très demandées en toutes saisons, les tomates se retrouvent sur nos étals au coeur de l’hiver. Elles viennent de serres du Sud poussant dans de la terre artificielle bien à l’abri de l’air et des agressions. Comme on peut s’y attendre, elles contiennent de plus en plus d’eau et de moins en moins de lycopène antioxydant. Etonnant quand même de consommer des tomates gorgées d’eau et venues de pays où, justement, l’eau est rare. Quelle que soit la saison, les oeufs apportent toujours autant de protéines et de lipides, mais de moins en moins d’oméga- 3 anti-inflammatoire.

    Voilà pourquoi les antioxydants et les antiinflammatoires abondent dans les rayons des pharmacies.Voilà pourquoi les centres commerciaux comprennent désormais des rayons entiers de gélules qui sont censées apporter dans nos corps les éléments qui de ne sont plus dans nos assiettes. Voilà pourquoi ce demi siècle qui a vu notre alimentation se modifier du tout au tout a aussi vu naître une puissante industrie : l’industrie pharmaceutique, branche récente de l’industrie chimique. Pendant que l’agriculture et l’agroalimentaire sont occupés à répondre à la demande d’aliments bon marché, c’est l’industrie pharmaceutique qui prend notre santé en main et nous concocte les anti- inflammatoires, les antioxydants, les antiparasites qui ont disparu de nos plats. De même, oméga- 3, fibres alimentaires, polyphénols en larges proportions dans nos assiettes voici quelques décennies sont désormais des produits achetés en pharmacie (et parfois en grande distribution) et consommés en gélules. L’industrie pharmaceutique de masse et celle du complément alimentaire répondent à une nouvelle demande provoquée par les carences de l’industrie alimentaire. Or le recours systématique aux médicaments pour pallier alimentation carencée et mode de vie n’est pas une démarche normale. Un médicament n’est pas une molécule anodine. Son action bloque des voies métaboliques. De plus, lorsqu’on en prend plusieurs, ils peuvent interagir entre eux, et personne ne maîtrise vraiment ces interactions.

    L’étude des chercheurs de l’Imperial College révèle de façon brutale les effets d’un demi- siècle d’évolution de la production de nos aliments et de nos médicaments. Les médicaments ont, par nature, toujours des effets secondaires. Leur consommation systématique deviendrait une norme d’accompagnement de la consommation d’aliments mal produits et mal consommés. Un symbole qui mérite que l’on s’y attarde un moment. Il démontre le lien entre la « malbouffe » et l’abus de médicament ». Il nous alerte sur cette vision terrifiante d’une société qui abandonne complètement la qualité des aliments pour la remplacer par la multiplication des médicaments. L’avenir de nos aliments et de notre santé est encore dans nos mains… mais encore pour combien de temps ?

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    Bizarrement, cet appauvrissement généralisé de nos repas, ce véritable danger sanitaire est passé sous silence. Des problèmes plus « discutables » semblent préoccuper les consommateurs ou les gens qui parlent en leur nom. Les gens qui nous nourrissent nourrissent aussi nos peurs. Les pesticides épandus dans les champs, les antibiotiques utilisés dans les poulaillers, les OGM font l’essentiel de nos grandes peurs alimentaires. Ils ne constituent pourtant que la face émergée du problème des carences de nos assiettes. Les pesticides et les OGM ont accompagné le développement excessif des monocultures. Ils ont permis de faire tous les ans la même culture sur le même sol, appauvrissant à la fois les terres et les plantes, et les rendant encore plus dépendants de la chimie. Les résidus d’antibiotiques utilisés en élevage dans les produits animaux peuvent être à l’origine de graves antibiorésistances chez l’homme. Leur usage important, mais curatif uniquement (en France), traduit un manque de résistance aux infections, une baisse de l’immunité chez les animaux nourris des monocultures. Et chez l’homme ? Un expert en toxicologie, spécialiste de la contamination des eaux et des sols par les substances chimiques, me montrait il y a peu une analyse de contaminants présents dans les eaux d’une rivière d’un département rural, la Baïse, dans le Gers : elle contient autant de résidus de médicaments pour l’homme que de résidus de pesticides agricoles… La boucle est bouclée, des médicaments du sol aux médicaments des hommes, la chimie compense massivement les erreurs d’une chaîne alimentaire pervertie.

    De plus, l’usage des pesticides est un problème pour les agriculteurs qui les manipulent. Des études épidémiologiques démontrent un lien (statistique) entre maladies neuro- dégénératives (maladie de Parkinson) et exposition prolongée à des doses de pesticides élevées. De la même façon, des études lient la fréquence de certaines maladies avec les cartes de production de plantes à fort besoin de pesticides comme le maïs.

    Un pour cent du prix des lasagnes… rappelez- vous ! La baisse du coût de l’alimentation a bien eu un prix. Ce prix, ce sont nos corps qui l’ont payé. La banalisation de nos productions alimentaires a eu pour corollaire la montée des maladies de civilisation. Les chaînes de production de masse sont bien en place. Elles relient efficacement des paysans au bord de la faillite à des consommateurs au bord de l’infarctus. Extrait de "Mangez, on s'occupe du reste", de Pierre Weill, aux éditions Plon, 2014 (lu sur Atlantico). 

     

     

  • La malbouffe s'installe : 970 millions de Hamburgers consommés en France en 2013...

    La France a-t-elle fini par craquer ? Longtemps, les Français estimaient que les burgers n'étaient pas "de bonne qualité", ils ne voulaient pas laisser de place à la "malbouffe". Il semble que les mentalités aient évolué. En effet, selon l'étude de Gira Conseil, les ventes de burgers en 2013 ont explosé avec 970 millions d'unités écoulées. "Les chiffres sont impressionnants : en 2000, on comptait un burger vendu pour 9 sandwichs; en 2007, 1 pour 7 et en 2013, un pour deux" indique à l'AFP Bernard Boutboul, le directeur général du cabinet.

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    McDonald's et Quick se taillent la part du lion ayant vendu en 2013 en France 655 millions de burgers (sur 970 millions). Mais la mode des burgers ne s'arrêtent pas là puisque "75% des restaurants traditionnels français (110 000 au total) proposent au moins un hamburger à leur carte" selon le cabinet. "Pour un tiers des restaurateurs ayant le burger à sa carte, il est devenu le leader de la gamme de plat, devant l'entrecôte, les grillades ou les poissons" complète-t-il. Lu sur Atlantico.

    Un pain qui ne vaut rien (farine blanche, conservants, graisses hydrogénées et acides gras trans), une viande bas de gamme (élevage intensif, nourri aux OGM et traitée), de la verdure symbolique (salades de culture intensive, hors terre, traitée) qui ne contient aucun nutriment, et des frites surgelées bien grasses et trop salées, accompagnées d'une mayonnaise composée d'huiles végétales extraites à chaud : rien de bon pour le corps. Que des crasses, qu'on nomme MALBOUFFE.

    Servie 970.000.000 de fois en 2013, dans le pays de la gastronomie et des produits de terroirs. Un non-sens complet, une abérration délirante au niveau nutritionnel et santé, et des conséquences qu'il faudra payer un jour, face à l'obésité, au diabète de type 2, ou aux maladies cardio-vasculaires qu'une telle alimentation implique, sans parler des cancers...

    Et c'est pourtant si simple, et moins cher, de manger sainement...

     

     

     

  • Face aux faussaires du goût : l'heure de la révolte ?

    Nous sommes quelques-uns à l'avoir observé: les sociétés occidentales sont entrées dans une ère de simulacre où l'image des choses, parfois même leur simple souvenir, se sont substitués aux choses elles-mêmes. Les fêtes de fin d'année approchant, on va trouver, partout en France, du saumon fumé au goût de résidu de marée assaisonné de gros sel, du foie gras au goût de terrine de foie de volaille, des dindes au vilain goût de carton, du fromage au goût de rien du tout, du chocolat au goût métallique et du champagne au goût d'eau de piscine. Les choses vont ainsi à l'âge de l'ersatz ; comme disait l'autre, le faux forme le goût, et soutient le faux, en faisant sciemment disparaître la possibilité de référence à l'authentique. Pour comprendre ce phénomène, que les gastronomes Jean-François Revel et Jean-Paul Aron avaient observé dès les années 1960, il convient d'interroger les conditions de production.

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    Pour certains géants de l'agroalimentaire devenus des faussaires du goût en industrialisant les process pour faire face à la baisse tendancielle du taux de profit, il ne s'agit plus de nourrir le plus grand nombre au meilleur prix, comme c'était le cas dans la France d'après-guerre - les produits de consommation courante vendus par palettes dans la grande distribution restant d'ailleurs plutôt chers. Leur ambition est de donner l'illusion du luxe à des consommateurs sans cesse plus nombreux tout en s'assurant des marges toujours plus confortables. Or, le prix du luxe, ce n'est jamais celui d'une marchandise fétichisée, d'une grande marque agroalimentaire et de tout le marketing qui va avec. C'est la valeur accordée à «ce que sait la main», pour reprendre la splendide expression du sociologue américain Richard Sennett dans son livre consacré à La Culture de l'artisanat. Il suffit de s'acheter un poulet de ferme à la campagne pour le vérifier. Pour avoir oublié cette éthique du savoir-faire, nous observons une contradiction criante entre la revendication du «terroir», de la «nature», de l'«authenticité» ou de la «tradition», qui nourrit le tout-venant du discours publicitaire dans les sociétés spectaculaires marchandes, et la réalité de l'assiette.

    Et le goût du bon dans tout ça? Car si on oublie le saumon fumé, le foie gras et le champagne en considérant le monde merveilleux du luxe comme un secteur à part - où l'essentiel est de vendre du rêve, c'est-à-dire les mots mieux que les choses -, il est permis de se demander pourquoi le beurre, les œufs, le pain ou le lait de tous les jours n'ont souvent plus aucun goût. Et même les fruits et légumes achetés sur le marché, et même la viande ou le poisson chez un détaillant… En ce lieu encore, il faut observer les conditions de production. Voyez les œufs. Les gourmands avisés, qui aiment savoir ce qu'ils achètent lorsqu'ils font leurs emplettes, ont appris à lire la suite de chiffres imprimés sur la coquille. Ils savent que le chiffre le plus important est celui qui précède les lettres FR: 0 pour les œufs de poules élevées en plein air en respectant les contraintes de l'agriculture biologique ; 1 pour les œufs de poules élevées en plein air ; 2 pour les œufs de poules élevées au sol ou en volière ; 3 pour les œufs de poules enfermées en cage. Classés dans les deux premières catégories, qui représentent moins du cinquième de la production française, les œufs peuvent avoir goût d'œuf. Mais pour ce qui est du goût des œufs des deux autres catégories, des doutes subsistent.

    A l'âge de l'ersatz, il faut savoir faire son marché

     

    L'exemple des œufs est emblématique. Non seulement parce que 45 millions de poules pondent chaque année 15 milliards d'œufs en France, mais parce qu'il révèle l'intensité du brouillage. Il est en effet impossible, et malheureusement trop simple, d'opposer de manière systématique les produits agricoles vendus par la grande distribution et ceux qu'on propose sur les marchés. On trouve en effet des œufs bio chez Auchan, Carrefour ou Leclerc et des œufs de l'effrayante catégorie 3 - pauvres poules soumises au joug barbare de la technoscience économique: saint François d'Assise, priez pour elles! - vendus sur les étals des marchés dans des paniers, avec de la paille pour faire joli.

    Ainsi la nature est-elle devenue un artifice ; et la tradition paysanne, un moment de la révolution de l'agrobusiness. Dans les laboratoires des multinationales de l'industrie agroalimentaire, des apprentis sorciers s'emploient, jour après jour, à trafiquer le vivant pour le rendre plus rentable. En jonglant avec les exhausteurs de goût et les arômes synthétiques, ces Mozart de la chimie moléculaire savent donner à des cassoulets, des choucroutes, des soupes de poisson ou des pizzas surgelées un goût du vrai parfaitement synthétique. Mesdames et messieurs les consommateurs, vous ingurgitez sans le savoir des extraits d'huile de ricin, d'essence de térébenthine, d'eau ammoniacale, de résidus pétroliers et même - nous allons couper l'appétit à tout le monde -, de déchets industriels.

    Mais ne forçons pas sur l'épouvante. Dans la réédition d'Un festin en paroles. Histoire littéraire de la sensibilité gastronomique de l'Antiquité à nos jours, publiée en 1995, si Jean-François Revel se dit accablé par la normalisation de la production et la standardisation du goût par une agro-industrie française qu'il juge «soviétique», il lui semble que «la lutte pour le retour aux produits naturels, aux légumes, aux volailles, au pain, aux vins de l'ère préchimique et préindustrielle» est la bonne nouvelle des temps actuels. Ainsi, la morale de l'histoire s'énonce-t-elle spontanément: quand on a le malheur d'être né à l'âge de l'ersatz, il faut savoir faire son marché. Article de Sébastien Lapaque dans le Figaro Magazine.

  • Servir de la malbouffe par système pneumatique à 140 km/h...

    "Le restaurant C1 de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a installé des tuyaux de « livraison de "plats" » allant de la cuisine à sa salle de restaurant pour proposer son plat-signature, le Slider, comprenant des mini-hamburgers et des frites. Les gérants de l'établissement sont en train d'installer ce dispositif, qui devrait fonctionner à plein régime dans environ un an. Des boîtes en métal contenant les plats seront acheminées sous le plancher jusque dans les pieds de table pour éviter que l'espace ne soit envahi de tuyaux disgracieux et encombrants. Vitesse : 140 km/h !

    Certains restaurants rivalisent d'inventivité pour proposer un service toujours plus innovant, à l'instar de robots serveurs dans les restaurants Hajime au Japon. Tous les moyens sont bons pour surprendre sa clientèle." Lu sur Futura-Science.com

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    A voir la photo du "Plat-signature", cela ne donne pas fort envie... Des frites pas cuites, auxquelles je ne voudrais même pas goûter, des petits pains industriels bourrés de conservants (le genre de truc qui ne pourrit jamais tellement il est traité), sans parler des graisses hydrogénées et des acides gras trans, et aussi des OGM.

    Quant à la magnifique feuille de salade provenant d'une culture intensive industrielle, et conservée sous vide depuis sa lointaine cueillette, je doute fort qu'elle ai encore un soupçon de goût ou une trace de quelconque vitamine... Et je ne parlerai pas de la viande hachée car vous connaissez tous la composition hasardeuse de ce genre de truc, toujours produit industriellement...

    Bref, la totale ! Plus malbouffe que cela, tu meurs !

    Ne vaudrait-il pas mieux, pour se faire connaître et fidéliser sa clientèle, produire de vrais hamburgers maison, à base d'ingrédients Bio et goûtus, produits dans le respect de l'environnement. Des produits frais et locaux, dont on connaît la provenance et la qualité.

    Pas besoin de système pneumatique, ni de robots pour attirer la clientèle. Juste une nourriture de qualité, préparée avec amour et servie avec le sourire. Il n'y a pas d'autre secret...

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  • Soylent : La bouffe de demain ?

    Baptiser un produit alimentaire en référence au film Soylent Green (Soleil Vert ), dans lequel les êtres humains se nourrissent de pilules à la composition douteuse… Il fallait oser. Pourtant, Rob Rhinehart assume. Avec Soylent, cet ingénieur américain de 24 ans prétend avoir inventé un cocktail nutritif qui pourrait permettre à l’humanité d’arrêter définitivement de manger. Après avoir transformé sa cuisine en labo de chimie, Rob Rhinehart se nourrit exclusivement – et depuis plusieurs mois déjà – de cette mixture.

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    Selon son inventeur, le Soylent contient précisément ce dont le corps humain a besoin pour fonctionner dans des proportions idéales. « Je ne pense pas que nous ayons besoin de fruits et légumes, mais plutôt de vitamines et de minéraux, estime-t-il. Nous avons besoin de glucides, pas de pain. D’acides aminés, pas de lait. ». Depuis le début de son expérience, Rob Rhinehart assure ne jamais s’être senti aussi bien sur le plan physique et mental. Les tests médicaux lui donnent – pour l’instant – raison.

    Pourrait-on ainsi remplacer nos repas par de la poudre blanchâtre diluée à l’eau ? « Ne pas se soucier de la nourriture, c’est génial. Pas de courses, pas de vaisselle, pas de temps perdu à réfléchir à quoi manger, pas d’interminables conversations sur les bienfaits du sans gluten, des régimes drastiques, des graisses animales et végétales. » Au-delà du temps économisé, Rob Rhinehart insiste sur les avantages écologiques et économiques de son cocktail. Il pourrait en effet être produit avec un faible impact environnemental et permettre de nourrir la planète. Il serait également exempt de beaucoup des toxines présentes dans notre alimentation industrielle.

    Pas nutritionniste mais ingénieur électricien de formation, le chercheur a pourtant réussi à convaincre bon nombre de scientifiques de la viabilité du Soylent. La campagne de collecte organisée pour financer le projet affichait un objectif de 100 000 dollars : elle a permis d’en récupérer plus d’un million ! Le produit, en cours de développement, sera disponible dans le monde entier début 2014.

    En attendant, sur son blog, l’homme doit répondre à de nombreuses critiques. Certains affirment qu’il est impossible de se passer de fruits et légumes frais et d’une alimentation variée. Mais c’est surtout la perte du caractère social des repas qui déclenche la polémique chez les internautes. Ce à quoi Rhinehart répond qu’il continue à aller au restaurant une ou deux fois par semaine, comme on va au cinéma. SOURCE : wedemain.fr

    Soleil vert : on y est ! Ce jeune américain, sans doute nourri depuis la plus jeune enfance, par Mac Donald, Burger King, Pizza Hut et consorts ignore tout du plaisir éprouvé lors du choix des ingrédients naturels et de saison d'un plat sur les étals de marchés. Il ignore tout du plaisir à préparer ces ingrédients frais et de qualité pour en faire un plat odorant, goûtu et soigné. Et il semble ignorer encore plus le plaisir de déguster un tel plat, accompagné du vin adéquat.

    Je ne perds du temps ni à faire mes courses, ni à cuisiner, ni à déguster des mets fins et délicats en compagnie d'amis : c'est du plaisir, du partage, de l'émerveillement. Qui varie selon les saisons.

    Qu'il continue de se nourrir de sa mixture magique : il perdra ses dents, aura de sérieux problèmes digestifs, et sûrement bien d'autres problèmes de santé à moyen et  à long terme. Y compris une dépression à force d'avaler la même mixture insipide tous les jours...



  • C'est ensemble qu'on y arrive...

    J'ai été fasciné par cette photo trouvée sur National Geographic. Quelle solidarité pour arriver au but ! Que ce soit pour des fourmis ou des hommes, c'est la même chose. Que ce soit pour gagner un match, que ce soit pour réussir un événement caritatif, que ce soit au boulot pour atteindre des objectifs, ou que ce soit pour lutter contre certaines dérives de notre société de consommation, ce n'est qu'ensemble que nous y arriverons.macro_photography_07.jpgSi on ne veut pas manger d'OGM, si on ne souhaite que des aliments BIO non traités, si on refuse l'huile de palme, les fast food et la malbouffe, c'est ensemble que nous y arriverons. En boycottant les aliments industriels, en consommant local et de saison, en cuisinant nous-mêmes, pour être sûrs de ce que nous mangeons. Terriens, il est temps d'agir... Et cela, vous le savez depuis longtemps ! Alors allons-y ! Tous ensembles.

  • Carte blanche à Barroso, c'est demain...

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    "Le document que l’humanite.fr s’est procuré, datant du 12 mars, est actuellement discuté par les Parlementaires européens et les gouvernements nationaux. C'est une base de négociation sur l’accord de libre-échange transatlantique, déjà passé en commission au Parlement, et ses amendements seront votés ce jeudi 23 mai. S’il était adopté, cet accord frapperait tous les pans de la société européenne. 

    José Manuel Barroso, le Président de la Commission européenne, est prêt à satisfaire les envies des Etats-Unis de renforcer leur présence économique et commerciale sur le continent européen. Ce projet comporte  de nombreux risques. Tout d’abord, pour qu’il y ait accord, les Européens devront renoncer à un grand nombre de leurs normes (juridiques, environnementales, sanitaires, culturelles…)". (Source l'Humanité.fr)

    Pour Yannick JADOT, député européen et vice-président de la commission du commerce international: « La volonté d'Obama de créer une zone de libre-échange entre les Etats-Unis et l'UE n'est pas une bonne nouvelle car un tel accord pourrait mettre en cause des éléments essentiels de notre cadre réglementaire. En effet, des divergences profondes existent entre les deux blocs commerciaux, sur la notion de service public, les questions liées à l’agriculture, à l’alimentation et à la santé (bœuf aux hormones, OGM, Indications géographiques protégées etc.) ainsi que sur les services culturels et l’audiovisuel. Ces divergences renvoient à des préférences collectives et des choix de société qui ne peuvent être ni ignorés ni rabaissés afin de faciliter ces négociations.

    Alors que le "scandale Findus" démontre l'absurdité d'un système alimentaire mondialisé, faut-il renforcer encore le pouvoir de l'agro-alimentaire au détriment des agriculteurs et continuer à détricoter la PAC? Alors que certains groupes multinationaux comme Mittal ou Goodyear se comportent de plus en plus comme des prédateurs, faut-il renforcer leurs droits face aux salariés et face à des Etats européens qui ne parviennent pas à faire cause commune? Alors que l'heure est à la promotion des PME et de l'économie locale, faut-il renforcer la capacité des multinationales à investir les marchés publics outre-Atlantique au détriment d'une politique industrielle de relocalisation de l'économie?

    Au moment où l’Europe connaît une crise économique et sociale sans précédent, qu’elle peine terriblement à se doter d’une politique industrielle ambitieuse, une telle précipitation constitue un danger pour le modèle européen." (Source www.greens-efa.eu)

    Barroso, c'est le gars à droite sur la photo. Je ne lui prêterais pas un euro. Avec ce chèque en blanc que le Parlement européen va lui signer pour négocier seul, au nom de l'Europe, cet accord de libre-échange avec les Etats-Unis, je pense qu'on court à la catastrophe. C'est lui qui, entre autres, n'arrête pas de pousser les OGM pour les imposer en Europe, malgré l'opposition ferme de la majorité des citoyens. Cette fois-ci, il y arrivera !

    Et que dire de tous nos produits de terroirs comme les fromages au lait cru (interdits aux States, sauf si stérilisés), le foie gras, les volailles non chlorées, la viande rouge non traitée, nos fruits et légumes bio non formatés, et j'en passe... Que va-t-il leur arriver ? Les Etats-Unis vont s'adapter à nos produits et nos réglementations ? Ou l'Europe va-t-elle devoir se plier à leurs exigences absurdes et à la mondialisation de la malbouffe et des OGM ?

    Rappelez-vous, le 4 février 2013 : "La Commission européenne a autorisé aujourd'hui l'utilisation d'acide lactique pour réduire la contamination microbiologique des carcasses de bovins, une décision qui met fin à un contentieux avec les Etats-Unis sur l'importation dans l'Union européenne de viande traitée de cette façon. La mesure entrera en vigueur le 25 février et "s'appliquera tant au sein de l'Union européenne qu'à la viande de boeuf importée", a indiqué une source communautaire."

    Il n'y a rien à faire, cette commission européenne, composée de gens non élus, et avec Barroso à sa tête me fait peur. Ils sont soudoyés par les lobbies industriels, semenciers, pharmaceutiques, bancaires et nucléaires et font tout pour leur plaire. Sans tenir compte de l'avis des citoyens européens. C'est effrayant.

    Et comme ce ne seront jamais eux qui imposeront un étiquetage clair des produits de consommation du style "Boeuf américain d'élevage intensif nourri aux OGM et traité aux hormones et tel produit, puis aspergé d'acide lactique", on est mal partis, très mal... Je crains le pire. Terriens, il est temps d'agir...

  • Le Food Revolution Day : c'est ce samedi 19 mai...

    food-revolution-day-02.jpgSamedi 19 mai, c’est le Food Revolution Day ! Par là il faut entendre des manifestations en faveur d’une alimentation saine, joyeuse et durable. L’initiative vient de l’activiste Jamie Oliver, militant pour l’apprentissage du bien manger.

    L’événement est international et touche en  2013 environ 45 pays. L’idée est de partager un moment en famille, à l’école, ou en entreprise, autour d’une alimentation vivante et variée. Il s’agit de promouvoir une philosophie de vie et réfléchir à ses habitudes alimentaires. Une noble cause, qui semble a priori une goutte d’eau dans un océan de malbouffe.

    Il s’agit néanmoins de sensibiliser le grand public aux risques de santé liés à une mauvaise alimentation (en France, cela peut paraître dérisoire – quoique -, mais les programmes de ce type ne font pas légion partout). Il s’agit donc de milliers de personnes faisant l’apologie d’une alimentation plus saine.

    Participez au Food Revolution Day !

    Pour cela, rien de plus facile, vous pouvez consultez la liste des événements autour de votre localité en consultant la carte directement sur le site : http://activities.foodrevolutionday.com/search (uniquement en anglais pour le moment). Source Conso-globe.

     

  • Les animaux génétiquement modifiés sont là...

     

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    Il porte un nom moins séduisant que Dolly, mais son avenir est peut-être plus prometteur. Créé par le Roslin Institute d'Edimbourg (Ecosse), où était née en 1996 la célèbre brebis clonée, Pig 26 est un porc génétiquement modifié pour résister à la peste porcine africaine. Il est venu au monde en août 2012, mais son existence n'a été révélée qu'en avril 2013. Le temps de s'assurer que l'espoir placé en lui était viable.

    Car Pig 26 n'est pas un animal transgénique ordinaire. La technique mise en oeuvre pour le rendre résistant à la maladie diffère de celle habituellement employée sur un point essentiel : elle ne nécessite aucun gène de résistance aux antibiotiques. 

    Utilisés comme marqueurs pour vérifier que les cellules ont bien été modifiées, ces gènes sont la bête noire des opposants aux organismes génétiquement modifiés (OGM), qui craignent que leur dissémination vienne aggraver la résistance des agents bactériens à ces médicaments essentiels à la santé publique. 

    Pour les tenants de la transgénèse, pouvoir s'affranchir des gènes de résistance aux antibiotiques constitue donc un réel avantage. A l'heure où la Food and Drug Administration américaine s'apprête à donner son feu vert à la commercialisation du premier animal transgénique destiné à la consommation – un saumon de l'Atlantique modifié de façon à grossir deux fois plus vite que la normale –, cette avancée est un signe supplémentaire de la montée en puissance des animaux génétiquement modifiés (AGM). 

    Moins médiatisés que leurs homologues végétaux – maïs, pommes de terre et autres plantes transgéniques dont la culture fait l'objet de polémiques récurrentes en Europe –, ces AGM, derrière les portes des laboratoires, n'en attendent pas moins leur heure. Aucun pays n'en a encore autorisé l'utilisation autrement que de façon expérimentale. Mais beaucoup l'envisagent. 

    Depuis plusieurs années, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) élabore ainsi, à la demande de la Commission européenne, un document d'orientation relatif à l'évaluation des risques environnementaux des animaux transgéniques. 

    Mammifères, oiseaux, poissons ou insectes : pour toutes les espèces susceptibles d'être concernées, ce document détaille les données et la méthodologie qui permettront d'évaluer leur impact sur la santé humaine et animale en cas de futures demandes d'autorisation de mise sur le marché européen. Les grandes lignes de ce texte d'orientation ont été adoptées le 18 avril, à Parme (Italie), lors d'une réunion du groupe scientifique en charge des OGM. Au grand dam de l'association britannique GeneWatch, pour qui l'EFSA, en adoptant ces règles, ouvre la voie à la production commerciale d'AGM "que nous retrouverons dans nos champs, nos rivières, nos mers et dans les airs".

    Pour ces détracteurs, le principal sujet d'inquiétude ne porte pas actuellement sur des animaux destinés à la consommation, mais sur des insectes. Appliquée à des moustiques mâles vecteurs de graves maladies (fièvre jaune, dengue), la transgénèse permet en effet de rendre leur descendance non viable, et de pratiquer ainsi un contrôle des naissances en s'affranchissant des insecticides. 

    Depuis 2010, plusieurs lâchers expérimentaux de ces mâles transgéniques ont été effectués, aux îles Caïmans et en Malaisie, par l'entreprise de biotechnologie britannique Oxitec. Avec des résultats assez encourageants pour intéresser le Brésil, où plusieurs millions de moustiques ont également été lâchés à titre expérimental. 

    Selon le même principe, la firme Oxitec peaufine actuellement la modification génétique de la mouche de l'olivier, de la mineuse de la tomate et de la teigne du chou, afin que ces ravageurs des cultures produisent une descendance non viable. 

    Si ces lignées venaient à être commercialisées, "des milliards de chenilles et d'oeufs de papillons et d'insectes génétiquement modifiés pourraient se retrouver dans les fruits et légumes, s'inquiète Christian Berdot, membre de l'association Les Amis de la Terre. L'agriculture intensive est dans une impasse que les compagnies de biotechnologies essayent de prolonger, mais à quel prix ? Et quelles seront les conséquences pour l'ensemble des écosystèmes touchés ? Personne ne le sait." 

    Dans ce contexte polémique, les AGM destinés à la consommation paraissent encore, en Europe, relever de la science-fiction. Mais la situation pourrait évoluer plus vite qu'il n'y paraît. Notamment grâce à l'avancée technique qui a donné naissance à Pig 26. 

    La manipulation génétique réalisée par les chercheurs écossais est en effet d'une précision inédite. Menée sur l'œuf fécondé qui lui a donné naissance, elle consiste à pratiquer sur le génome de Pig 26 une minuscule modification – portant sur une seule base nucléique –, en un lieu déterminé d'un seul gène. Lequel devient ainsi identique à celui des porcs africains, naturellement immunisés contre le virus de la peste porcine. 

    Dix à quinze fois plus efficace qu'auparavant, ce nouveau procédé d'intervention moléculaire pourrait donner un essor inédit à la transformation du patrimoine héréditaire des animaux domestiques. Au Roslin Institute, les biologistes travaillent actuellement à créer des poulets génétiquement résistants à la grippe aviaire. 

    En Chine, d'autres tentent de faire produire à des vaches un lait riche en acides gras oméga 3, normalement présents dans certains poissons. Alors qu'il faudra nourrir plus de 9 milliards de personnes en 2050, l'enjeu de ces recherches est évidemment considérable.

    Source : Article de Catherine Vincent dans Le Monde

  • De 1,23 à 500 dollars par semaine pour nourrir sa famille...

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    Magnifiques photos que celles de ces 30 familles, photographiées dans leur environnement local, autour de ce dont elles ont besoin pour nourrir toute leur famille pendant une semaine.

    De 500 dollars pour les allemands et 350 pour les américains, à 5 dollars au Bhoutan et 1,23 dollars pour la famille tchadienne, les photos sont éloquentes quant à l'emprise de la malbouffe industrielle coûteuse et malsaine dans les civilisations dites "développées"...

    Les familles dépensant le moins sont celles qui se nourrissent de céréales et de fruits et légumes de saison, sauf au Tchad, où ce ne sont que des céréales et des légumineuses. Ce sont certainement ceux et celles qui mangent le plus sainement ! Et peut-être ne savent-ils même pas ce qu'est un Coca-Cola, un chips au paprika ou un Snickers, et tant mieux pour eux.

    "30 Families, 24 countries, 600 meals", un livre de Peter Menzel.

     

  • 75 % des 150 000 restaurants ne font pas la cuisine...

    "Le 8 avril dernier, un fait majeur qui nous concerne tous a été révélé en toute discrétion dans les locaux de Ferrandi, la célèbre école de cuisine parisienne : 75 % des 150 000 restaurants répertoriés dans notre pays ne font pas la cuisine. Ils achètent tout fait, congelé, sous vide, et réchauffent ou remettent à température. Bref, ils assemblent dans l'assiette qui vous est servie des produits industriels – certes comestibles – mais qui ne sortent pas de leurs casseroles.

    On s'en doutait un peu, diront les plus avertis, mais l'important, c'est le nombre – et la source de cette nouvelle : le Collège culinaire de France, fondé en 2010 par quinze chefs français reconnus internationalement et coprésidé par Alain Ducasse et Joël Robuchon. Regroupant la crème de la crème des étoilés , il a pour vocation de promouvoir la qualité de la restauration en France et dans le monde. 

    Ils distinguent le métier de "commerçants-restaurateurs qui distribuent des plats industriels tout préparés à partir d'un mode de production normé et uniformisé" de celui d'"artisans-restaurateurs qui transforment sur place des produits bruts d'origine connue, à partir d'un savoir-faire culinaire professionnel". Les uns achètent en gros 1,50 € la part de sandre à la fondue de poireaux et la revendent 10 € en plat du jour, les autres travaillent deux fois plus pour gagner deux fois moins.

    On ne peut que partager cette distinction opérée par le Collège culinaire et saluer l'audace de l'annonce dans une profession qui n'a que trop galvaudé l'appellation "restaurant". Seuls 30 000 à 40 000 de ces établissements pratiquent encore une "cuisine maison" en France. Les autres servent à manger et trichent à l'égard du client tout en dévalorisant le métier. Face à cette crise qu'on peut qualifier de morale, les chefs ont réagi comme les politiques. Les uns font une nouvelle loi, les autres créent une nouvelle appellation : "Restaurant de qualité", dont la plaque sera apposée sur les façades qui le mériteront." Extrait d'un article de JP Géné dans Le Magazine du Monde de ce samedi.

    J'avais déjà abordé ce thème quand on avait remarqué que 80% de certains types de desserts servis dans les restaurants parisiens provenaient, tous, de chez Métro, un grossiste en aliments industriels prêts à l'emploi pour l'Horéca... En dehors de la tromperie sur le "fait maison", il y a, en plus,  le problème de l'uniformisation du goût, basé de surcroît, sur un produit industriel de mauvaise qualité et bourré d'additifs.

    Et c'est comme cela que le jour où certains goûteront pour la première fois un véritable fromage au lait cru ou une véritable crème brûlée maison, ils ne l'aimeront pas. Leur goût ayant été formaté par les fastfood, la malbouffe industrielle et les pizzas sans fromage... Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Vive la malbouffe, à bas le bio !

    Amis de la malbouffe, réjouissez-vous : notre cause avance à pas de géant. Pas un jour sans que les industriels de l’agro-alimentaire ne lancent un nouveau produit sur le marché.

    Voici pour nous régaler le fromage sans lait, la frite aromatisée, les Carottes recolorisées, la cuisine moléculaire, les yaourts aux Lactobacillus, les bonbons astiqués au dioxyde de titane, le vin rosé coupé au mauvais blanc….

    Et pour demain, la pomme de terre transgénique, le lait de vache clonée, le hachis Parmentier aux punaises d'eau géantes ou encore le steak in vitro. Vive l’innovation innovante !

    Mieux encore : le bio, dans lequel certains hurluberlus voyaient leur salut, est en train de rejoindre nos rangs. Fraudes massives, contrôles aléatoires, et surtout les très laxistes règlementations européennes autorisent tous les espoirs : désormais même les poulets élevés dans des hangars concentrationnaires, ébecqués et traités aux antibiotiques ont le droit d’obtenir l’estampille « Agriculture Biologique » ! Et ce n’est qu’un début…

    Et puis il y a la crise, qui offre de merveilleuses opportunités : au consommateur désormais sans le sou, les industriels proposent de la bouffe bas de gamme, mais si joliment emballée, bourrée d’additifs, et tellement bon marché, qu’elle a de quoi faire saliver abondamment.

    A vos fourchettes ! Nouveau livre de Christophe Labbé paru cette semaine.

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  • 15 mars : Journée mondiale du consommateur...

    Enfin une journée mondiale du consommateur ! Pas trop tôt ! Enfin du temps pour réfléchir aux conséquences de nos achats, aux habitudes dictées par les publicités mensongères des multinationales agro-alimentaires sans scrupules, à l'influence des grandes surfaces aux techniques commerciales rusées, à la qualité des aliments qui composent nos repas, et au goût, qui disparaît lamentablement.

    En Belgique, selon le Crioc, la conclusion est simple : nous pouvons et devons continuer à faire confiance à nos décideurs politiques, mais nous ne pouvons surtout pas sous-estimer notre propre pouvoir ! 

    À l’occasion de cette Journée du Consommateur, nous expliquons, pour divers thèmes, comment et où le consommateur peut faire la différence. Quand le consommateur peut-il ou doit-il prendre les choses en main ? Le dossier du CRIOC clarifie certaines choses. 

    • Rob Buurman suggère dans son article d’arrêter de gaspiller de l’alimentation et d’ainsi sauver le monde. 

    • Toujours en matière d’alimentation, Steve Braem plaide pour rendre l’alimentation locale à nouveau. 

    • Morgane Caminiti explique comment le changement d’opérateur peut être une arme redoutable du consommateur. 

    • Pieterjan De Koning soumet que, moyennant une bonne éducation financière, le consommateur peut aussi faire la différence dans ce secteur. 

    • Jan Velghe explique plus en détail les manières alternatives de consommer des produits et services, dans ses deux articles : "Fini l'achat, bienvenue le partage!" et "Services et services en retour".  

    • Pour conclure, Eve Hanson nous apprend, dans son article, comment une chose qui n’a peut-être plus aucune valeur pour vous, peut commencer une deuxième vie ailleurs. 

    En effet, faire le switch à un autre opérateur, une autre banque ou un autre fournisseur, participer activement à la politique via des consultations publiques ou s’orienter vers la consommation alternative et durable... Le consommateur retient souvent une position plus forte qu’il ne pense. 

    Pour en savoir plus : http://www.oivo-crioc.org/files/fr/6841fr.pdf

     

     

     
  • De la drogue dans nos assiettes...

    80 % de notre alimentation provient de l’industrie agro-alimentaire. Quelles sont les circonstances qui ont favorisé ce type de pratiques ?

    Dans les années 60 et 70, on a dit que pour être moderne, il fallait manger ce type de nourriture-là. La libération de la femme également a beaucoup joué. Elle n’est plus obligée de rester à la maison et peut travailler parce qu’elle a ces produits de facilité. Donc toute la pub a investi là-dedans pour dire : c’est plus pratique, c’est plus moderne et c’est plus rapide. Aussi, dans les supermarchés, ils mettent les plats cuisinés en face des fruits et des légumes. C’est fait exprès, c’est fait pour vous montrer que vous pouvez manger sans vous prendre la tête à couper les fruits et les légumes. Mais c’est aussi une manière d’inciter un raisonnement mental dans votre esprit et qui consiste à dire que si c’est dans les rayons fruits et légumes, c’est que c’est bon pour la santé.

    En tant que Franco-Américain, considérez-vous que l’on peut établir un parallèle entre les USA et la France en matière de “junk food” ?

    Oui. L’une des personnes que j’avais interviewées sur la nourriture et l’addiction avait d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet. Elle avait comparé la courbe d’ouverture de nouveaux MacDo en France avec celle des problèmes de surcharge pondérale. Ces deux courbes évoluaient de la même manière. En Angleterre, même chose. Il y a aussi un Belge que nous avons interrogé, Olivier de Schutter (rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, NdlR). Il dit que c’est un problème énorme auquel doivent surtout faire face les pays émergents. C’est un problème de santé publique. Et cela concerne un marché énorme, chiffré en millions. Il y a des millions de personnes qui meurent de maladies liées à notre nourriture moderne et industrialisée. Et là-dedans, je n’inclus pas encore ceux qui souffrent de malnutrition, là c’est encore autre chose.

    Que vous inspire la dernière polémique sur les lasagnes Findus ?

    Ça m’inspire que nous n’avons pas les moyens de vérifier la traçabilité des aliments et de vérifier ce qu’il y a dans nos assiettes. C’est honteux d’autant que c’est l’Europe qui le permet parce qu’en France, par exemple, nous voudrions changer l’étiquetage au niveau national et nous n’en aurons pas le droit car le parlement européen l’a refusé. L’Europe est complètement phagocytée par le lobbying et ça, on l’indique dans le film avec l’étiquetage "feu tricolore" défendu par Monique Goyens. Elle avait quelques milliers d’euros pour faire sa campagne mais les lobbies ont un million pour contrer ça. Et ce n’est pas normal. Extrait d'un entretien d'Aurélie Moreau avec Rémy Burkel, auteur d' un documentaire interpellant sur les pratiques de l’industrie agro-alimentaire "De la drogue dans nos assiettes". La Libre.be

  • Malbouffe et système immunitaire...

    "Comment analysez-vous l'émergence mondiale d'une restauration "sans gluten" ?

    C'est un mauvais signal, symptomatique d'un problème général. Aux Etats-Unis, où les allergies alimentaires sont très répandues, 18 % de la population achète des produits "sans gluten". Il s'agit de personnes coeliaques [maladie auto-immune atteignant l'intestin], mais c'est une minorité (1 % de la population). Les autres sont intolérantes, digèrent mal le gluten ou veulent simplement se nourrir plus sainement.

    Vous étiez analyste financière, vous êtes l'emblème de la lutte contre la malbouffe soutenue par Erin Brokovitch. Pourquoi ?

    Un de mes enfants souffre d'allergie alimentaire. J'ai découvert qu'aux Etats-Unis, à partir de 1994, certaines modifications génétiques ont été réalisées dans la nourriture, modifications qui n'ont pas été acceptées en Europe. En utilisant mon approche d'analyste financière, j'ai cherché quelles décisions avaient été prises pour maximiser les rentabilités et ai découvert à quelles dérives cela a mené.

    Qu'avez-vous découvert ?

    Le rajout d'ingrédients et additifs chimiques, le dopage des animaux pour qu'ils prennent rapidement du poids, l'utilisation massive de pesticides... Tout cela détruit notre barrière digestive, garante de notre immunité. Aucun scientifique ne connaît vraiment les impacts de tels changements, mais nous sommes devenus plus vulnérables. Des estimations inquiétantes sont publiées : 41 % des Américains devraient avoir un cancer dans leur vie, la moitié des hommes et un tiers des femmes. Les maladies auto-immunes, liées à un état inflammatoire élevé du corps, augmentent. Nos systèmes immunitaires luttent énormément à cause de l'alimentation qui nous est proposée.

    Quelles sont les avancées ?

    Les mentalités évoluent. Après la publication du livre, puis la participation à des conférences comme celle organisée par Ted (organisation non lucrative dont la finalité est la diffusion d'idées et d'approches nouvelles), des sociétés m'ont contactée, et j'ai créé Allergykids, une société de conseil. Nous nous sommes déconnectés de nos racines, surtout aux Etats-Unis. Nous ne savons plus d'où vient la nourriture. L'industrie agroalimentaire a pris une mauvaise direction. Il faut réagir rapidement."

    Interview de Robyn O'Brien, auteur du livre "The Unhealthy Truth" sur l'industrie agroalimentaire, par Laure Belot pour Le Monde.fr Lire aussi l'article Sans Gluten : http://www.lemonde.fr/vous/article/2013/02/23/bien-manger-sans-ble_1837826_3238.html

  • Findus : suite et faim...

    "Vu mon mauvais fond, j'ai commencé par ricaner en apprenant la nouvelle : si vous êtes assez gogo pour acheter de la viande passée à la moulinette industrielle en croyant ce qu'il y a écrit sur l'étiquette illisible, ne venez pas vous plaindre ! Et après tout, il n'y a pas mort d'homme, ni alerte sanitaire, juste une arnaque à l'étiquette doublée d'une tricherie sur la marchandise, comme il s'en produit à flux continu de par ce monde.

    La fabrication et la conserve industrielles de produits carnés à usage humain se classent juste avant celle de la bouffe pour chien dans l'échelle de qualité. C'est le grand rendez-vous des bas morceaux et des parures avec le sel et les épices, les additifs de toutes les couleurs et de toutes les saveurs, dans un gigantesque hachis de races, d'espèces et d'origines aussi claires que du jus de boudin. De ce "minerai" livré en "pains" congelés – c'est ainsi qu'ils disent –, les professionnels vont extraire de jolies boîtes de pâté et de corned-beef, des tonnes de merguez et de kebab, des citernes de sauce bolognaise et des tombereaux de moussaka ou de chili con carne... Les consommer, c'est s'exposer au risque "lasagnes Findus" et encourager un système productiviste nourri aux mamelles de l'agriculture intensive et de la grande distribution hégémonique, dont ces produits bas de gamme sont l'aboutissement.

    L'affaire Findus aura deux conséquences : la baisse de la consommation de viande, déjà amorcée dans les pays occidentaux, va continuer, accompagnée d'un regain d'intérêt – non sans raison – pour le régime végétarien, total ou partiel ; par ailleurs, le développement du bio, des circuits courts, du manger local, du fait maison, du rapprochement producteurs-artisans-consommateurs, ne peut qu'être encouragé dans ce climat de défiance accrue à l'égard des charognards de l'industrie agroalimentaire. Personne ne s'en plaindra, sauf Findus et les siens." Extrait de l'article de JP Géné dans le Magazine du Monde de ce weekend. On pense tous les 2 la même chose, mais il le dit mieux que moi...

     

    Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Le cheval roumain et la malbouffe...

    "Le cheval roumain est désormais presque aussi célèbre que la vache folle anglaise. De manière un peu injuste, car c'est toute l'Europe qui, touchée par l'extension du scandale débuté chez Findus avec ses désormais fameuses lasagnes, devrait être accusée. Tous les pays sont coupables et nous avec, par la même occasion. Est-ce donc si compliqué de prendre des pâtes, d'ajouter des petits morceaux d'une viande choisie soi-même chez le boucher avec une sauce tomate plus les aromates que l'on aime ? Notre époque veut du tout-fait, du tout-vite, du tout-surgelé, du tout-micro-onde, et le tout surtout pas cher. D'un bout à l'autre de la chaîne on veut économiser.

    Mais la palme de la cupidité revient à ces industriels qui n'hésitent pas à transformer une viande en "minerai", puisqu'on a appris que c'était le terme consacré ! Les chevaux et les boeufs sont devenus des objets eux aussi mondialisés qui doivent cracher le plus de profit. Car pour l'industrie alimentaire ce "minerai", c'est de l'or. De l'or avec du maigre, du gras et… du collagène. Il y a sans doute chez Spanghero un employé chargé de trouver le "minerai" le moins cher pour faire les lasagnes. Une fois la Roumanie, demain, ailleurs. 

    C'est tout le système de cette malbouffe industrielle qui est en cause puisque la nourriture est devenue une industrie. Le journal Time avait publié un comparatif des budgets de familles de Chine au Tchad, du Bouthan à la Mongolie, de l'Angleterre aux États-Unis. Les photos de ces familles montraient que ceux qui donnaient l'impression de manger des choses saines n'étaient pas ceux qui dépensaient le plus pour leur nourriture. Aujourd'hui, l'augmentation des prix alimentaires est plus élevée que lors de la crise de 2007-2008, au cours de laquelle le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde avait, pour la première fois, dépassé le milliard ! C'est notre souveraineté alimentaire que nous avons depuis trop longtemps abdiquée, notre droit à définir des politiques agricoles qui, avec la PAC, ont contribué au développement d'une agriculture intensive dont les dégâts sociaux, environnementaux et sur les pays du Sud ne justifient en rien les 50 milliards annuels de cette politique européenne. 

    Comme si l'on n'avait pas tiré des leçons de l'une des plus graves crises agroalimentaires de l'histoire européenne, la commission européenne, avec un sens aigu du timing, a annoncé hier le retour des farines animales au menu des poissons d'élevage ! Comme si, en quinze ans, on avait oublié ces souvenirs de la crise de la "vache folle" qui se nommaient prion, encéphalopathie spongiforme bovine et tremblante du mouton…". Source : Jean-Marcel Bouguereau sur le site de La République des Pyrénées.fr

  • Optimiste, malgré tout...

     

    Carte intéressante publiée dans Le Monde de ce week-end.

    J'en tire quelques conclusions. La première, c'est que la malbouffe envahit la planète toute entière : l'alimentation mondialisée et industrialisée de mauvaise qualité remplace inexorablement les habitudes alimentaires historiques et saines des régions les plus reculées de la planète, et y apporte également les maladies qui y sont liées (diabète, maladies cardio-vasculaires, obésité, etc...).

    La seconde, c'est qu'il doit y avoir quelque chose dans l'alimentation des chinois, japonais, thailandais et autres indonésiens qui provoque ces décès par AVC. Mais quoi ?

    La troisième, c'est que, dans le futur, trouver des aliments sains et qualitatifs sera de plus en plus difficile et onéreux. Il y aura une bonne alimentation pour celles et ceux qui en auront les moyens, et une mauvaise alimentation de médiocre qualité pour tous les autres. Comme c'est déjà le cas pour l'enseignement et les soins médicaux, qui fonctionnent déjà à 2 vitesses.

    Heureusement, pour conclure, la prise de conscience généralisée de la population ayant accès à l'information, et qui depuis lors, fait attention à ce qu'elle consomme (Bio, local, de saison, de terroir, en abandonnant les plats préparés industriels, les softs et toute la malbouffe des industries agro-alimentaires) sauvera certainement des millions de personnes de ces maladies de société.

  • Les alimenteurs...

    Ce soir sur France 5, un documentaire de Stéphane Horel (2012) à ne pas rater.

    Ils sont partout ! A la maison, à la cantine, au restaurant, les aliments transformés remplissent nos assiettes. 

    Gagnée par le surpoids, le diabète, les maladies cardiaques, le goût émoussé par les saveurs faciles et factices, la population n’a guère plus le choix à moins d’entamer une grève de la faim. 

    Depuis plus de cinquante ans, l’industrie agroalimentaire campe à notre table et se goinfre. Indulgence ou complaisance à l’égard de cette prise de pouvoir, les autorités n’exercent qu’un contrôle limité. 

    Sur cette montagne de victuailles trop grasses, sucrée ou salées, peu importe que la santé des consommateurs fasse les frais de ses petits plats, l’industrie agro-alimentaire a carte blanche. Avec ce problème « grand format « et explosif de santé publique, ce documentaire met le couvert... 

    Une nouvelle enquête sur le puissant lobby de l'agro-alimentaire et les risques que ses produits font peser sur la santé. Très impliquée auprès des pouvoirs publics, l'Association nationale des industries alimentaires veille activement aux seuls intérêts du secteur, qui emploie en France 400.000 personnes, compte 10.000 entreprises et pèse 134 milliards d'euros...

  • Et le moral, ça va ?

    Il paraîtrait que les belges n'ont pas le moral... Avec cette météo pourrie et cet été qui n'arrive pas, le moral des belges n'est pas très vaillant, c'est vrai... D'ailleurs, la plupart d'entre-nous avons un carence en vitamines D (fournies par les rayons solaires). Un passage chez le pharmacien et une petite cure vous ferons le plus grand bien... en attendant la canicule. Quand au climat économique maussade, patientons encore un peu.

    En Espagne, en Italie et en Grèce il fait beau, et là non plus, ils n'ont pas le moral. Mais pour d'autres raisons : la situation économique catastrophique, le taux de chômage incroyable, la paupérisation de la population, le démantèlement des services publics et sociaux, le taux élevé de faillites : 10 années de galère en perspective avant de pouvoir éventuellement redresser la barre ! Voilà qui n'incite personne à sourire. Attendons lundi, que les grecs aient voté : nous en saurons plus.

    C'est en fait une grande partie du monde qui n'a plus le moral. Car si l'Europe va mal, les anglais, les américains et les chinois iront mal aussi. Tout comme le Moyen-Orient, exportateur de pétrole. Sans parler du Japon, qui lui, va déjà très mal aussi.

    Il y a aussi la Tunisie et l'Egypte, qui après avoir évincé leurs dictateurs respectifs, sont aujourd'hui confrontées à l'emprise musulmane, et à un retour en arrière au niveau des libertés et de leurs droits. Une nouvelle dictature, en somme.

    Heureusement, il y a la Birmanie ! La dictature au pouvoir depuis des décennies a enfin lâché du lest ! J'y étais, durant l'hiver 89 : militaires partout, énormes slogans politiques dictatoriaux affichés partout aussi, couvre-feu, campus universitaires fermés, et des birmans pauvres mais souriants, qui espéraient que les choses changent. Un magnifique pays. Quel plaisir de pouvoir admirer aujourd'hui l'opposante Aung San Suu Kyi à Oslo prononcer son discours d'acceptation de son prix Nobel 1991... Quel sacré petit bout de femme, quelle ténacité !

    Allez vite visiter ce magnifique pays avant qu'il ne soit trop tard : dans quelques années, Coca-cola, Mac Do et consorts s'y seront établis, la malbouffe aura remplacé la fine cuisine birmane traditionnelle, et les birmans découvriront l'obésité... Sans parler des paysages somptueux qui seront sacrifiés au profit de la construction de centaines d'hôtels style Costa Brava... Pour l'authenticité, c'est maintenant, ou jamais.

  • Taxation de la malbouffe...

    « Nos systèmes alimentaires rendent les gens malades, » a mis en garde mardi Olivier De Schutter, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation. « Un septième de la population mondiale est sous-alimentée, et bien plus encore souffrent de la ‘faim cachée’ provoquée par une carence en micronutriments, tandis que 1,3 milliards de personnes sont en surpoids ou obèses. »

    « Face à cette crise sanitaire publique, nous continuons à prescrire des remèdes médicaux : pilules nutritives et stratégies de nutrition précoces pour les personnes en manque de calories ; pilules amincissantes, conseils de style de vie et calcul des calories pour les personnes en surpoids. Mais nous devons nous attaquer aux problèmes systémiques qui génèrent la mauvaise nutrition sous toutes ses formes, » a déclaré l’expert indépendant lors de la présentation de son rapport sur la nutrition au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

    « Le droit à l’alimentation n’implique pas seulement l’accès à une quantité adaptée de nourriture, mais aussi la possibilité d’avoir un régime alimentaire équilibré et nutritif, » a souligné M. De Schutter. « Les gouvernements ne peuvent se soustraire à leur responsabilité d’assurer ce droit. »

    M. De Schutter a identifié cinq actions prioritaires pour mettre la nutrition au centre des systèmes alimentaires du monde développé et en développement :

    taxer les produits préjudiciables à la santé;

    réglementer les aliments riches en graisses saturées, en sel et en sucre;

    mettre un frein à la publicité pour la malbouffe;

    réviser les subventions agricoles peu judicieuses qui rendent certains ingrédients moins chers que d’autres; et

    soutenir la production alimentaire locale pour que les consommateurs aient accès à des aliments sains, frais et nutritifs.

    « L’urbanisation, la ‘supermarchéisation’ et la diffusion mondiale de styles de vie modernes ont ébranlé les habitudes alimentaires traditionnelles, avec pour conséquence un désastre sanitaire public, » a déclaré le Rapporteur spécial. « Les gouvernements se sont concentrés sur la disponibilité accrue des calories, mais se sont souvent montrés indifférents au type de calories proposées, à quel prix, à qui elles sont accessibles et comment elles sont commercialisées. »

    Le Rapporteur spécial a par exemple souligné qu’en 2010, les entreprises américaines ont dépensé $8,5 milliards en publicité pour de la nourriture, des confiseries et des boissons non alcoolisées, alors que $44 millions avaient été budgétisés pour le principal programme d’alimentation saine du gouvernement américain.

    Le Rapporteur spécial a également identifié l’abondance des aliments transformés comme une menace majeure à l’amélioration de la nutrition. « Les transformations lourdes prospèrent dans notre système alimentaire mondial et représentent un win-win pour les multinationales agroalimentaires. Les articles transformés peuvent être produits et distribués à très grande échelle, grâce à des ingrédients subventionnés bon marché et à leur plus longue durée de conservation. »

    « Pour les consommateurs par contre, c’est un lose-lose, » a-t-il souligné. « Les aliments fortement transformés mènent à des régimes plus riches en acides gras saturés et trans, en sel et en sucres. Les enfants deviennent accros à la malbouffe qui les cible. Dans les pays plus aisés, ce sont les groupes de population les plus pauvres qui sont les plus touchés parce que les aliments riches en graisses, en sucre et en sel sont souvent moins chers que les régimes alimentaires sains à cause de subventions peu judicieuses dont les impacts sanitaires ont été totalement ignorés. »

    L’expert de l’ONU a fait remarquer que l’Occident exporte aujourd’hui le diabète et les maladies cardiaques dans les pays en développement via les aliments transformés qui remplissent les rayons des supermarchés mondiaux. D’ici 2030, plus de 5 millions de personnes mourront chaque année avant l’âge de 60 ans suite à des maladies non transmissibles liées aux régimes alimentaires.

    Rapport complet : http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20120306_nutrition_fr.pdf