maladies cardio-vasculaires

  • Vous vous êtes fait avoir, pendant des années... avec les produits anticholestérol

    "Les aliments enrichis en phytostérols, comme les margarines ou yaourts portant la mention «anticholestérol» sur l'emballage, n'ont aucun effet démontré pour abaisser le risque de maladie cardiovasculaire, estime l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) dans un avis rendu mercredi. L'agence avait été saisie par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir pour étudier la validité des allégations des fabricants, qui affirment que leurs produits font baisser le taux de cholestérol.

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    Les phytostérols sont des composés naturels présents dans les plantes, qui ont notamment pour propriété de réduire le niveau de cholestérol sanguin en diminuant son absorption intestinale. L'Anses relève dans son rapport que «si les phytostérols contribuent en effet à la réduction du cholestérol sanguin, pour autant, leur bénéfice sur la prévention des maladies cardiovasculaires n'est pas démontré».

    Mais si les phytostérols contribuent à une réduction moyenne d'environ 10 % du taux de cholestérol total et de la teneur en LDL-cholestérol (également connu sous le nom de «mauvais» cholestérol), l'effet peut être très variable selon les individus, relève l'Anses. Chez près d'un tiers des consommateurs, ces aliments n'induisent pas de baisse du LDL-cholestérol.

    L'agence souligne également que le LDL-cholestérol sanguin n'est qu'un des multiples facteurs de risques des maladies cardiovasculaires. Diminuer ce seul risque n'entraîne donc pas nécessairement la diminution du risque de maladie, poursuit le rapport. Comme il n'existe pas d'étude portant sur les effets des phytostérols directement sur les maladies cardiovasculaires, «on ne peut pas conclure à ce jour», selon l'Anses.

    L'agence signale en revanche que la consommation d'aliments enrichis en phytostérols pourrait augmenter le risque cardiovasculaire en raison d'une baisse de la concentration de bêta-carotène dans le sang. Elle recommande donc aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants d'éviter ces produits et demande aux personnes «soucieuses» de leur niveau de cholestérol de consulter un professionnel de santé.

    UFC-Que choisir s'est aussitôt félicité de l'avis de l'Anses, avant de demander aux autorités nationales et européennes de réexaminer l'autorisation de la commercialisation de ces produits. «Alors que les consommateurs français ingurgitent chaque année plus de 7000 tonnes de ces produits, il est inadmissible que subsistent des doutes sur l'innocuité de produits vendus au rayon frais, au milieu d'anodins yaourts ou margarines», s'est indignée l'association, qui déconseille la consommation de ces produits en attendant une réévaluation globale des bénéfices et risques éventuels par les autorités nationales et européennes.

    Selon la dernière étude sur les consommations alimentaires menée par l'Anses en 2006-2007, 3 % des adultes et 0,7 % des enfants consomment ce type de produits. La tranche d'âge des 46-79 ans - considérée comme la plus à risque d'avoir un taux de cholestérol élevé - était à l'époque la plus représentée. Lu sur Figaro.fr via AFP."

    Cela fait des années que je le crie sous tous les toits : arrêtez de faire confiance aux multinationales agro-alimentaires et à leurs inventions commerciales aux slogans mensongers ! Mangez des aliments bio, frais, variés et de saison et cuisinez-les vous-même : c'est la seule façon de vivre sainement ! Et n'hésitez pas à manger du vrai beurre au lait cru, de l'huile d'olive, première pression à froid, et un peu de crème fraîche non allégée de temps à autre : tout cela est excellent pour la santé, en quantité raisonnable bien entendu !

    Evitez les grandes surfaces (sauf pour les produits d'entretien, et encore...) : rien n'y est bon, même pas le Bio (avec le logo européen trop permissif). Faites vos courses dans des marchés Bio, chez des petits producteurs locaux, ou dans des petits commerces spécialisés tenus par des passionnés du beau produit. Et si c'est un peu plus cher, mangez moins. Mais bon.

     

  • Amendement Nutella : lutte contre l'huile de palme...

    Taxer davantage le Nutella pour inciter les industriels à remplacer l'huile de palme : c'est l'idée de cet amendement. (MAXPPP)

    La commission des affaires sociales du Sénat a adopté ce mercredi 7 novembre un "amendement nutella" au projet de budget de la Sécu. Celui-ci vise à augmenter de 300% la taxe sur l'huile de palme qui entre notamment dans la composition de ce produit alimentaire culte. 

    La taxe doit constituer un signal, "non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu'elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine", souligne l'auteur de l'amendement, le rapporteur de la commission Yves Daudigny (PS).

    L'huile de palme, qui ne constitue pas à proprement parler une huile, mais des graisses, est accusée d'avoir des effets nocifs sur la santé et sur l'environnement, en étant notamment à l'origine de phénomènes de déforestation.

    En raison de leur richesse en acides gras saturés, les huiles de coprah, de palme et de palmiste sont utilisées pour la fabrication de la margarine ou comme corps gras de friture. "Elles sont utilisées de manière excessive par la restauration collective et dans l'industrie agroalimentaire", selon le sénateur, qui ajoute qu'elles "sont notamment incorporées dans les produits de biscuiterie et dans l'alimentation salée ou sucrée à destination des enfants".

    Cet amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécu (PFLSS) institue une contribution additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits. La taxe actuelle sur ces produits est de 98,74 euros la tonne d'huile de palme et de 107,8 euros la tonne d'huile de coprah et de palmiste. La France consomme 126.000 tonnes d'huile de palme à usage alimentaire par an, soit 2 kg par habitant et par an. Le rendement de la taxe additionnelle serait donc de l'ordre de 40 millions d'euros, estime Yves Daudigny.

    Or, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), les acides gras saturés sont consommés en excès par la population française, contribuent au développement de l'obésité et favorisent les maladies cardio-vasculaires. Le PLFSS sera examiné en séance par le Sénat à partir du 12 novembre. Article paru sur le site du Nouvel Observateur ce mercredi 7/11/2012.

  • Progression de la malbouffe...

    "Les chiffres sont sans appel : les consommateurs aiment McDonald's et McDonald's aime la crise. Alors que le nombre de faillites dans le secteur de l'hôtellerie-restauration française progresse de 27,2 % au premier semestre 2008, la chaîne américaine de restauration rapide affiche un bénéfice net en hausse de 80 % sur l'ensemble de l'année passée.  Outre l'amélioration du design des restaurants et un plus grand choix de menus, ce sont les petits prix qui séduisent les consommateurs. Aux Etats-Unis, la campagne de publicité organisée pour promouvoir un menu à 1 dollar a connu un franc succès. Selon Denis Hennequin, le président de McDonald's Europe, interrogé samedi par le Financial Times, McDonald's compte ouvrir 240 enseignes et créer 12 000 emplois en Europe en 2009. Soit un plan d'expansion, le plus important mené par le groupe américain depuis cinq ans, qui représente un investissement d'1,1 milliard de dollar, d'après le magazine Forbes."

    Cet article paru dans le Monde de ce mardi ne présage rien de bon quant à la qualité de l'alimentation de millions de personnes, ni quant à l'obésité qui avance à grands pas et touche de plus en plus de personnes. Si seulement ces consommateurs de fast-food prenaient conscience que pour le prix d'un Quick ou d'un Mac-Do, ils pouvaient s'offrir un fort bon repas équilibré et sain... Hélas, ce n'est pas le cas, et la malbouffe va donc progresser, inexorablement...

  • Comment on fait ?

    Faire cuire un oeuf ou rôtir un poulet dépasse les compétences culinaires de près de huit Britanniques sur dix, selon le sondage réalisé par une chaîne britannique de supermarchés dévoilé jeudi dans un communiqué. 79% des personnes interrogées ne savent pas comment faire un oeuf dur et 83% ne connaissent pas le temps de cuisson nécessaire pour faire rôtir un poulet, d'après ce sondage effectué par le groupe Somerfield auprès de 1453 adultes. Quant à préparer des pommes de terre au four, ils sont 9% à penser que trente minutes de cuisson suffisent, au lieu du double nécessaire en réalité. Malgré la popularité au Royaume-Uni des nombreuses émissions de télévision consacrées à l'art culinaire, les compétences des Britanniques face aux fourneaux n'ont jamais été aussi faibles, a relevé la chaîne. Ces citoyens Britanniques n'ont pas hérité du savoir-faire culinaire de leur parents ou grands parents, et sont donc condamnés à se nourrir de plats industriels préparés, non seulement chers, mais surtout fort mauvais pour la santé : non équilibrés, trop gras et trop salés, composés d'ingrédients de mauvaise qualité. Il est primordial d'apprendre aux jeunes comment bien se nourrir et comment cuisiner : leur avenir en dépend ! Cela fait combien de temps que vous avez préparé un vraie mayonnaise maison, ou de véritables frites maison ? Terriens, il est temps d'agir !