maladies

  • Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète...

    C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un «mythe» : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050.

    C’est totalement faux, démontre un rapport présenté le 8 mars au Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des «stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique».

    Pour les auteurs du rapport, Hilal Elver, rapporteuse spéciale pour le droit à l’alimentation, et Baskut Tuncak, rapporteur spécial sur les substances toxiques, «l’utilisation de plus en plus de pesticides n’a rien à voir avec la réduction de la faim [dans le monde]. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), nous pourrions nourrir 9 milliards de personnes aujourd’hui. La production augmente, mais le problème demeure la pauvreté, les inégalités et la distribution».

    D’autant, souligne le rapport, que «les entreprises ne travaillent pas pour la réduction de la faim, elles travaillent pour une croissance de l’activité agricole à grande échelle». Une grande quantité de pesticides est ainsi utilisée pour des cultures comme l’huile de palme et le soja. Une pratique qui ne sert pas à nourrir directement les populations vulnérables et qui conduit à des déforestations.


    S’ajoute à ce mythe industriel le constat cinglant de conséquences «catastrophiques sur l’environnement, la santé humaine et la société». Les experts de l’ONU évaluent à 200 000 le nombre de décès provoqués par les pesticides chaque année. Hilal Elver et Baskut Tuncak expliquent qu’il existe «un lien entre une exposition régulière aux pesticides et la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les troubles endocriniens, les troubles du développement et la stérilité. Les pesticides peuvent aussi avoir de nombreuses répercussions sur le plan neurologique, comme des pertes de mémoire, un manque de coordination ainsi qu’une acuité visuelle et des habiletés motrices réduites. L’asthme, les allergies et l’hypersensibilité en sont d’autres effets possibles».

    Les auteurs s’inquiètent également des empoisonnements directement à l’ingestion de ces produits toxiques. Deux épisodes dramatiques parmi d’autres : en Inde en 2013, 23 enfants de 4 à 12 ans sont morts après avoir consommé un repas contaminé par un pesticide, le monocrotophos ; l’année suivante en Chine, l’histoire s’est répétée pour 39 enfants qui avaient ingéré de la nourriture contenant des résidus de tetrahydrophthalimide. D’autres drames similaires ont également eu lieu au Pérou ou au Bangladesh, rappellent les chercheurs qui affirment que dans certains pays en développement, le nombre de décès dus à ces empoisonnements directs est «supérieur à celui dus aux maladies infectieuses».


    Et sans surprise, l’environnement n’est pas épargné : «L’usage excessif et abusif de pesticides entraîne une contamination des sols et des ressources en eau dans l’espace environnant, ce qui entraîne une réduction de la biodiversité, la destruction de populations d’insectes bénéfiques qui sont les ennemis naturels des ravageurs et une baisse de la valeur nutritionnelle des aliments.» En Chine par exemple, 26 millions d’hectares de terres agricoles, soit trois fois la superficie du Portugal, sont contaminés par des pesticides, si bien qu’environ 20% des terres arables ne peuvent être cultivées.

    Et c’est toute la biodiversité qui est concernée. Interdits à la vente en France à partir de septembre 2018, les néonicotinoïdes, insecticides les plus utilisés au monde, sont responsables du «syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles dans le monde entier. Ainsi, le déclin de 50% des populations d’abeilles mellifères domestiques enregistré en vingt-cinq ans aussi bien aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni est imputé à l’utilisation massive de ces insecticides.» Ces abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation des cultures. Une situation d’autant plus préoccupante qu’un tiers de l’alimentation mondiale résulte de cette pollinisation. L’Union européenne a d’ailleurs restreint l’utilisation de trois molécules de néonicotinoïdes sur sept en 2013, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays du monde.


    Les premiers à subir les conséquences sanitaires et environnementales sont toujours les mêmes, déplore les auteurs : «99% [des décès] surviennent dans les pays en développement où les réglementations dans le domaine de la santé, de la sécurité et de l’environnement sont plus souples et appliquées moins rigoureusement.» Ils constatent également qu’environ 25% de ces Etats ne disposent pas de «législation efficace pour encadrer la distribution et l’utilisation de ces produits, et 80% n’ont pas suffisamment de ressources pour appliquer les lois existantes». Souvent même, des pesticides dont l’utilisation est interdite dans certains pays, sont exportés vers les pays en développement.

    D’après ce rapport, un traité mondial sur la réglementation des pesticides dangereux pourrait éviter ce genre de situation grotesque qui demeure «une grave lacune dans le cadre de la protection des droits de l’homme». L’élaboration d’un tel traité constitue d’ailleurs la première recommandation formulée par Hilal Elver et Baskut Tuncak qui suggèrent que celui-ci soit évidemment «contraignant».


    Pour obtenir un tel accord, c’est une véritable prise de conscience de l’opinion publique que souhaitent les chercheurs face à une industrie chimique qui minimise les dangers. L’objectif serait donc de mieux informer les populations pour qu’elles puissent soutenir une législation plus stricte dans tous les pays. «La société civile devrait informer le grand public des effets néfastes des pesticides […] et organiser des programmes de formation sur l’agroécologie», écrivent-ils.

    Justement, les auteurs interpellent la communauté internationale pour «promouvoir l’agroécologie» et à terme, renoncer à l’agriculture industrielle et l’usage de pesticides en accordant «la priorité aux solutions qui ne reposent pas sur l’utilisation de produits chimiques». Ils réclament également «des mesures incitatives telles que des subventions et la fourniture d’une assistance financière et technique» pour favoriser «les aliments issus de l’agriculture biologique». Il s’agit également de taper au portefeuille les multinationales en cessant de subventionner les pesticides et en mettant «en place des taxes, des droits d’importation et des redevances sur ces produits».

    En clair, conclut le rapport, «il est nécessaire de remettre en cause les politiques agricoles, les systèmes commerciaux et l’influence exercée par les entreprises sur les politiques publiques si nous voulons renoncer aux systèmes alimentaires industriels qui reposent sur les pesticides».

    Source : Tom Rossi sur Libération.fr

  • L'été arrive, et la mayonnaise aussi. Quelle huile saine choisir pour la faire ?

     

    Avec l'été qui arrive, les plats froids accompagnés de mayonnaise seront la norme pour beaucoup.

    Une bonne mayonnaise maison est incomparable au niveau goût et texture, par rapport à toutes les mayonnaises industrielles, y compris celle de Devos-Lemmens, dont j'adore pourtant la publicité. Il faut fuir les produits industriels.

    Mais, même un mayonnaise maison faite avec amour peut se révéler très nocive pour la santé : tout dépend de l'huile utilisée... Et là, je pense que vous allez tomber par terre avec ce qui suit.

    Les huiles de tournesol, mais, arachide et pépins de raisins sont à fuir à tout prix. Ces huiles industrielles sont extraites à haute température ou à l'aide de solvants pétrochimiques et regorgent d'omégas 6 et de quasi pas d'omégas 3. Or le ratio idéal dont notre corps a besoin est de 3 omégas 6 pour 1 oméga 3.

    Trop d'omégas 6 augmente le risque d'infarctus et de maladies cardiaques, favorise les maladies inflammatoires chroniques (arthrose, diabète, etc...) et est soupçonné de provoquer des cancers, et en particulier, celui du sein.

    L'huile de Tournesol a un ratio catastrophique de 71 pour 1, l'huile de mais 57 pour 1, l'huile de pépins 72 pour 1 et l'huile d'arachide 380 pour 1. Les consommer régulièrement, c'est se donner toutes les chances de tomber malade.

    L'huile d'olive est beaucoup plus équilibrée, avec un ratio de 11 pour 1. Ce n'est pas encore l'idéal, mais elle a tellement d'autres atouts, qu'il ne faut pas s'en priver. Elle contient de nombreux polyphénols qui ont des effets anti-oxydants, anti-inflammatoires et anti-cancers.

    Et, pour respecter le ratio idéal omégas 6-omégas 3, il suffit de la mélanger, pour moitié, avec une huile riche en omégas 3 : l'huile de colza, dont le ratio est de 2 pour 1.

    Concernant l'achat de vos huiles, privilégiez toujours les huiles extra-vierges (et si possible, première pression à froid) contre les huiles raffinées obtenues industriellement par des procédés qui suppriment les bons anti-oxydants (polyphénols, vitamines E, etc...) dégrade les omégas 3 et contribue à la formation de nouvelles molécules néfastes pour la santé.

    Elles sont plus chères, conditionnées dans des verres foncés pour les protéger de la lumière et se conservent moins longtemps. Mais la qualité est au rendez-vous et les bienfaits pour la santé aussi !

    Allez, courage, jetez vos huiles d'arachide, de mais, de tournesol et de pépins de raisins et allez acheter une bonne huile d'olive et une bonne huile de colza et essayez ! Plus aucun remord de manger une bonne mayonnaise maison. (Inspiré d'un article de Xavier Bazin dans Santé Corps Esprit à propos des huiles de cuisine et, grâce à qui, j'ai encore appris plein d'autres choses).

    Bon été et bons plats froids !

  • Les aliments que nous consommons ont perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive en 50 ans...

    A regarder ce soir sur FR 5 à 20H40 : Manger plus pour se nourrir moins.

    Aujourd'hui, dans les pays industralisés, la majeure partie de la population mange à sa faim. Pourtant, de nombreuses personnes souffrent d'une insuffisance en micronutriments comme le fer, le zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines, entraînant de nombreuses carences et maladies inflammatoires chroniques.

    En effet, au cours des cinquante dernières années, les aliments auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, oligo-éléments, omégas 3, etc...). Ainsi, pour retrouver l'apport en vitamine C d'une pomme des années 50, il faudrait en consommer une centaine. Un constat dont se soucient peu les industriels de l'agro-alimentaire...

    Cela serait pareil pour la majorité des fruits et légumes les plus consommés ainsi que pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, la révolution agricole des années 50, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture. Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité. Enquête, des Etats-Unis à l'Allemagne, de l'Angleterre à la France".

    Documentaire interpellant, exposé dans une enquête extrêmement soignée, alimentée en infographies, recherches probantes et reportages éclairants.

  • Alzheimer et Parkinson : nouvelles découvertes importantes...

    Au fil de mes lectures ces derniers temps, je me devais de vous communiquer une information qui me semble importante au sujet de ces 2 maladies qui font de plus en plus de ravages partout dans le monde.

    Il semblerait qu'elles soient dues à une absence croissante de communication entre neurones dans notre cerveau, elle-même due à un manque d'acides gras saturés. Et plus précisément des triglycérides à chaînes moyennes (TCM), présents notamment à 60% dans l'huile de noix de coco.

    On évoque un diabète de type 3, avec un problème de métabolisme de l'insuline et du glucose dans le cerveau. Le glucose étant le carburant de notre cerveau.

    La collusion entre le milieu médical et l'industrie pharmaceutique est tel que les quelques médicaments prescrits ajourd'hui ne servent pas à grand chose, et que vous ne devez pas attendre de votre médecin qu'il vous parle de TCM, issu d'un aliment naturel (pas breveté = pas d'argent)...

    Il a été vérifié que les patients qui prenaient des TCM chaque jour amélioraient considérablement leur condition. C'est donc à essayer, au plus vite par toutes celles et ceux atteints par ces 2 maladies.

    Cuisiner à l'huile de noix de coco est facile, mais le patient devrait en prendre 50 à 60 grammes par jour répartis tout au long de la journée pour alimenter le cerveau en continu. Mais cette huile n'est pas toujours très digeste... Depuis peu, il existe une alternative : un produit français à base de TCM d'huile de coco est disponible depuis la fin mai sous forme de sachets à diluer dans l'eau.

     

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    Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, l'Américaine Mary Newport a écrit un livre très argumenté sur le sujet, un best-seller traduit fin 2014 en France sous le titre "La maladie d'Alzheimer – Et s'il existait un traitement ? Les molécules de l'espoir" (Éd. Josette Lyon).

    Il y a aussi le livre du neurologue américain David Perlmutter ("Ces glucides qui menacent notre cerveau", Éd. Marabout, 2015).

    Et, en septembre prochain, paraîtra un troisième ouvrage sur le sujet : "Alzheimer ou Parkinson ? Tout savoir pour éviter", Pr Henry Joyeux et Dominique Vialard (Éd. du Rocher, à paraître en septembre 2015).

     

  • Adieu Bisphénol A, bonjour Bisphénol F et S...

    Le Bisphénol A est totalement interdit en France depuis le 1er janvier de cette année. Les industriels ont donc dû trouver des solutions et l'ont discrètement remplacé par du Bisphénol F ou S, tout aussi nocifs...

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    Qu’il soit A, S ou F, le Bisphénol est dangereux pour la santé. Voici donc six règles pour éviter le bisphénol – et d’autres perturbateurs endocriniens tels les phtalates – au quotidien :

    1. Évitez surtout le plastique au four à micro-ondes, car le fait de réchauffer des emballages en plastique facilite la migration des produits chimiques vers les aliments. Privilégiez absolument les récipients en Pyrex ou céramique résistant à la chaleur. En notant que la mention « compatible micro-ondes » ne signifie aucunement que le récipient est inoffensif, jusque qu’il résistera au passage au micro-ondes.

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    2. Évitez les boites de conserves, et choisissez plutôt des aliments frais ou surgelés. Ou des conserves en bocal de verre. Evitez aussi les bonbonnes d'eau en plastique, les boîtes de soft ou de bières, etc...

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    3. Cuisinez plus souvent des produits frais chez vous. Et si vous sortez, choisissez des restaurants qui servent des produits frais. Il a été démontré que les personnes qui prennent davantage de repas à l’extérieur présentent des taux de BPA plus élevés.

    4. Utilisez en général des récipients alimentaires en verre ou inox, car les aliments et boissons stockés dans du plastique absorbent les substances du plastique, surtout s’ils sont gras ou acides.

    5. Connaissez vos plastiques. Si vous ne pouvez éviter les emballages plastique, évitez le PVC (Chlorure de Polyvinyle), le PS (Poly Styrène), le PC (Poly Carbonate) et privilégiez le PET (Polyéthylène téréphthalate), le HDPE (Polyéthylène de haute densité), le LDPE (Polyéthylène de basse densité) et le PP (Polypropylène). Ces codes de recyclage des plastiques sont donnés sur l’emballage. Mais évitez les plastiques autant que possible !

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    6. Préférez les cafetières sans plastique, type cafetière italienne ou cafetière à piston en verre, aux cafetières électriques qui peuvent contenir BPA et phtalates dans leurs bacs et tubulures. Idem pour les purificateurs d'eau, les cuiseurs vapeur, les presse-fruits, les centrifugeuses : pas de plastique ! (Article basé sur une parution dans Conso Globe de ce jour).

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Le caractère cancérogène possible des pesticides enfin reconnu par l'OMS...

    "Le 20 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a enfin reconnu le caractère cancérogène « probable ou possible » de cinq produits pesticides, dont le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé au monde, notamment via le Roundup de Monsanto.

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    « Généreusement » utilisé dans l’agriculture ainsi qu’en agroforesterie et par les particuliers, des pesticides (un herbicide et quatre insecticides) sont plus particulièrement dénoncés par l’IARC, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS. Toutefois, parmi ces substances, le glyphosate remporte la « palme » avec une présence détectée à la fois dans l’air, l’eau et la nourriture.

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    Concrètement, l’herbicide glyphosate ainsi que les insecticides malathion et diazinon sont dorénavant considérés au niveau international comme des cancérogènes  »probables chez l’homme », avec des risques de lymphones non hodgkiniens et des cancers du sang.

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    A ces pathologies, l’IARC ajoute pour l’insecticide malathion un risque de cancer de la prostate et, pour le diazinon, de cancer du poumon. Quant aux insecticides tetrachlorvinphos et parathion, interdits ou restreints d’usage dans de nombreux pays, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS les classe dorénavant comme des cancérogènes  possibles. 

     

    Globalement, si la population la plus exposée est évidemment celle vivant à proximité des zones traitées, rappelons que les pesticides, à l’instar de nombreux autres polluants, non pas de frontières, leur présence ayant déjà été révélée au sein de villes comme Paris, par des études antérieures. (Article publié sur Univers Nature).

     

    De plus, après avoir pollué la planète entière pendant des années en clamant l'innocuité de leurs produits chimiques, les multinationales comme Monsanto (mais aussi Bayer, Sygenta, BASF et consorts) commencent à voir la fin de leur produits phares, malgré leur lobbying toujours aussi important : la terre est morte !

     

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    Heureusement que dans le monde s'élèvent enfin des voix pour privilégier les aliments Bio et refuser tout ce qui est chimique, industriel ou OGM. Le début d'une nouvelle ère qui respectera enfin la nature, notre planète et notre santé ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Les marques alimentaires à éviter pour rester en bonne santé...

    Nous connaissons tous la philosophie de la marque Monsanto, son mépris pour l'environnement et la santé, et la dangerosité de ses produits, vendus principalement dans le domaine de l'agro-alimentaire.

    J'ai donc été très heureux de trouver un article de Delphine, dans Conso-Globe, reprenant, suite à une enquête américaine, le nom des firmes clientes de Monsanto. Ce qui laisse fortement présager de retrouver des traces de ces poisons dans les aliments industriels commercialisés...

    Liste des marques achetant des produits à Monsanto:

    Coca-Cola: avec, notamment les produits Coca-ColaCoca-Cola LightCherry Coke, mais également FantaDr PepperBurn et même Minute Maid.

    Cadbury sont concernés les chocolats Poulain, et de nombreuses confiseries : Carambar, Hollywood chewing-gum, La Vosgienne, Malabar, Régal’ad.

    Campbell : soupes sous les marques Liebig et Royco.

    Capri-Sun : jus de fruits.

    Carnation : sous-marque de Nestlé qui distribue du lait Carnation et Gloria.

    General Mills :  qui compte plusieurs marques : Géant Vert pour les conserves de légumes, Häagen Dazs pour les glaces, Old el Paso pour les fajitas et Yoplait pour les yaourts.

    Heinz : Connu pour le ketchup, mais aussi d’autres types de sauces.

    Kellogg's : Les céréales Kellogg’s Cornflakes, bien sûr mais aussi toutes les autres variétés : Special K, Trésor, Miel Pops, Coco Pop’s, Frosties, Extra, All Bran.

    Knorr : Cela inclut aussi bien les bouillons, que les sauces et les soupes.

    Kraft Philipp Morris : Cela concerne un grand nombre de marques en Europe, dont : Carte Noire, Côte d’Or, Daim, les biscuits Lu, le café Maxwell, les chocolats Milka, la crème à tartiner Philadelphia, les biscuits Oreo, les chocolats Suchard, les boissons Tang, le chocolat Toblerone. Et les cigarettes...

    Lipton : Sous-marque de Pepsico. Grand ensemble de thés.

    Ocean Spray : Commercialisant surtout des boissons à la canneberge (cranberry), et les fruits surgelés.

    Pepperidge Farms : marque de cookies.

    Pepsico : qui regroupe de nombreuses marques : des boissons dans un premier temps (Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Gatorade, Seven Up, Gatorade), mais aussi les chips Lay’s, Doritos, Ruffles, Tostitos, les biscuits Quaker et les biscuits apéritif Benenuts.

    Pringles : vos chips préférés...

    Procter & Gamble : un monstre qui regroupe 300 marques très variées, dont Pampers.

    Schweppes : boissons gazeuses.

    Uncle Ben's : Riz et sauces.

    Ce qui me fait plaisir, c'est qu'à part un petit Toblerone deux fois par an (et en me disant chaque fois que cela ne goûte vraiment plus la même chose que le Toblerone original d'il y a 30 ans, et que donc je n'en achèterai plus, tout comme notre chocolat Côte d'Or d'ailleurs), et à part du Coca trois fois par an, je ne consomme aucun des produits de cette liste ! Je suis donc sur la bonne voie... Et vous ? Terriens, il est temps d'agir...

     

  • L'enfer dans le ciel bruxellois...

    L'enfer une nouvelle fois, ce samedi matin à 6H00 tapantes, avec un réveil en sursaut dû aux vrombissements infernaux d'une série incessante d'avions décollant de Zaventem et survolant la Région Bruxelles Capitale à bien trop basse altitude.

    Comme il était impossible de me rendormir, j'ai dû me lever, une fois encore, bien avant l'heure prévue... Je me suis branché sur le site http://www.flightradar24.com/50.88,4.41/12 pour observer qui étaient ces sauvages qui se permettaient de réveiller avant l'aube tous ces pauvres bruxellois.

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    Et bien, ce sont des charters Thomas Cook et autres Jetair, plus quelques avions Brussels Airlines et quelques autres. Il faut absolument que vous alliez sur ce site http://www.flightradar24.com. Vous pouvez même faire un playback accéléré et voir tout ce qui s'est passé dans le ciel bruxellois de 6h00 à 8h00, par exemple. C'est effrayant !

    Ce qui est également remarquable sur ce site, c'est que l'on peut non seulement identifier quasi tous les vols, mais aussi vérifier leur altitude en temps réel. On voit également que tous les avions (j'ai bien dit tous) décollent en survolant la Région Bruxelloise, alors qu'il n'y avait pas de vent et qu'ils auraient très bien pu décoller dans l'autre sens, en évitant de réveiller un million d'habitants...

    Il est grand temps de régler ce problème qui nuit fortement à la santé des bruxellois : limiter les heures de survol de la capitale, limiter le nombre d'avions, limiter le niveau sonore des nuisances et faire respecter les décisions et encaisser réellement les amendes en cas de non respect des règlements.

  • L'importance de l'alimentation dans le guérison du cancer...

    Si vous déclenchez un cancer, et que, par chance, la chimio ou la radiothérapie marchent, votre cancérologue ne vous parlera probablement pas de guérison, mais de rémission. Et il aura, malheureusement, raison. 

    Les traitements médicaux contre le cancer peuvent suffire à court terme pour faire pencher la balance du côté de la bonne santé. Mais dans la mesure où le terrain reste déséquilibré, l'état de maladie reviendra forcément à moyen ou long terme, sous différentes formes. Et pourtant, il existe des moyens d'assainir le terrain qui a favorisé l'apparition de la maladie. 

    Lorsque le malade se laisse prendre totalement en charge et interprète toute complication ou échec comme une incompétence de son thérapeute, ou de la médecine en général, c'est qu'il est touché par le syndrome de l'auto-stop : « je m'assois dans le siège (du malade) et je me laisse conduire sans rien faire (par le médecin) ». 

    On s'aperçoit aujourd'hui que cette attitude est la pire que vous puissiez adopter face à la maladie, et en particulier face au cancer. Elle réduit de façon catastrophique vos chances de guérison. 

    Un nombre croissant de médecins reconnaissent aujourd'hui que l'effet de leurs traitements médicaux classiques, ne représente qu'un tiers de la guérison. Le deuxième tiers dépend de l'hygiène de vie du patient : alimentation, respiration, détoxication. Le dernier tiers dépend de l'état émotionnel du patient : stress, angoisses, choc émotionnel non digéré. 

    Vous soucier de ce deuxième et de ce troisième tiers vous permettra d'assainir votre terrain, et de diminuer fortement votre risque de récidive. 

    Malheureusement, 85 à 90 % des malades du cancer ont le syndrome de l'auto-stop. Ils se laissent prendre en charge totalement par la médecine. Et le problème, c'est que la médecine officielle actuelle ne leur indique en général rien, ou très peu, sur ce qu'ils peuvent faire d'efficace sur les deux facteurs de guérison essentiels qui dépendent d'eux (le second et le troisième tiers). 

    C'est pourquoi le Docteur Michel Lallement, chirurgien des Centres de lutte contre le cancer depuis 1991, a décidé de briser le mur du silence. Le Dr Michel Lallement a 20 ans d'expérience en tant que chirurgien cancérologue et sénologue. Il exerce actuellement dans deux cliniques réputées : la Clinique Wilson d'Antibes et la Clinique Oxford de Cannes. Il a été Chef de Clinique-Assistant des Hôpitaux de Toulouse. Il donne régulièrement des conférences sur la nutrition et la prise en charge globale.

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    Le Docteur Michel Lallement ne vous promet pas la vie éternelle, mais il vous donne les clés pour prévenir l'apparition de la maladie, et en diminuer la gravité si elle apparaît : « Il est bien évident que la prise en charge nutritionnelle à elle seule ne peut prétendre éviter tous les cancers », prévient-il son lecteur. « Mais une personne frappée par la maladie malgré une bonne hygiène de vie peut déjà être assurée d'en avoir retardé l'apparition, et d'avoir diminué sa gravité ».

    C'est ce qu'il explique dans un livre capital sur le cancer et les maladies dégénératives, qui paraît aux éditions Mosaïque-Santé, collection «Vérités». Son livre se présente sous la forme d'un guide pratique de toutes les mesures indispensables qui vous aideront à prévenir ou retarder au maximum la maladie, mais également à guérir si vous êtes déjà touché : 

    En page 29, il explique comment faire régresser ou même disparaître un cancer potentiel, en modifiant son mode de vie. La durée d'évolution d'un cancer au stade non détectable est de huit ans en moyenne : c'est à ce moment-là qu'il est le plus efficace, et le plus facile, d'agir ; le Docteur Michel Lallement vous dit exactement ce que vous pouvez faire. 

    Il vous renseigne sur le nouveau « Centre Ressource » créé par le cancérologue aixois Dr Jean-Loup Mouysset, le premier centre de prise en charge globale du terrain cancéreux (et pas seulement de chirurgie/chimio/radiothérapie). (page 209) ; 

    Il vous permet d'évaluer facilement votre degré d'intoxication — qui augmente votre risque de maladie dégénérative, et en particulier de cancer — grâce à un questionnaire spécial et facile à remplir (page 192) ; 

    Il vous indique les méthodes naturelles de prévention, et d'accompagnement de la guérison, qui sont aussi les moins coûteuses ; 

    Il vous indique le régime à suivre dans les jours qui précèdent une opération du cancer ; (page 188) 

    Il vous explique précisément ce que vous devez manger dans les jours qui suivent l'opération, pour maximiser vos chances de guérison ; (page 189) 

    Il vous donne les compléments alimentaires qui font une différence positive réelle (page 182) ; 

    Il vous aide à identifier vos intolérances alimentaires, à l'origine de l'encrassement de votre organisme (page 50), plus un protocole naturel complet pour vous détoxifier (page 180) ; 

    Il vous indique comment guérir de vos intolérances alimentaires : au début du traitement, vous risquez de subir une poussée d'acné et des démangeaisons, lorsque la détoxication se met en route. Mais très rapidement survient l'amélioration des symptômes, qui est souvent « spectaculaire, parfois dès les premiers jours » ; (page 70) toutes les précisions sont données, que ce soit au niveau de l'alimentation, des médicaments à éviter, de la flore intestinale, de la paroi de l'intestin, des interactions avec d'autres maladies éventuelles (ostéoporose, troubles articulaires, douleurs gastriques, sinusites, infections...) ; 

    Il vous donne les recettes de tisanes efficaces pour restaurer la barrière intestinale : les mélanges d'herbes et comment les préparer. 

    Un chapitre entier est consacré à la micro-nutrition et la phytothérapie (médecine par les plantes) : quelles vitamines utiliser et sous quelle forme (page 126), les principaux oligo-éléments (zinc, sélénium, chrome et manganèse) et ce que vous pouvez en attendre (page 125) , ainsi que les substances végétales qui possèdent une action protectrice pour les cellules (effet anti-cancéreux). 

    Et le plus beau, c'est que le Docteur Lallement ne vous demande pas de renoncer aux plaisirs de la vie. Bien au contraire : « Il est tout à fait possible de manger sainement sans renoncer à notre patrimoine gastronomique, il s'agit même d'une opportunité pour redécouvrir des saveurs oubliées ! », explique-t-il, en page 19. 

    Je ne peux malheureusement pas vous donner toutes ces informations dans cette lettre, ne serait-ce que par correction vis-à-vis du Dr Lallement, que j'apprécie beaucoup, mais également parce que c'est un sujet délicat et crucial, sur lequel toute imprécision doit être bannie. 

    En revanche, je ne peux que vous inviter à vous procurer au plus vite le livre du Dr Michel Lallement. Prix : 15,90 euros.

    Source : Article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation

  • La peur au ventre...

    Lasagnes à la viande de cheval, poisson au mercure, jambon à la salmonelle. Ne peut-on donc plus rien manger ? Les Français se montrent, en tout cas, de plus en plus vigilants quand ils font leur marché, au point que cette peur au ventre est devenue le nouveau filon des professionnels de l’alimentation.

    Traumatisée par les scandales, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition : ils calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, certains ne vont plus dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. Ils sont à l’origine du succès des produits "sans" : sans sucre, sans OGM, sans lactose, sans huile de palme, et aujourd’hui sans gluten. Mais au-delà des vrais allergiques, qui en a vraiment besoin ? Quelles carences peut générer cette forme d’automédication ?

    Objets de tous les fantasmes : les élevages high-tech de l’industrie agro-alimentaire. Quels médicaments sont administrés aux poulets, porcs et lapins élevés en batterie pour qu’ils restent en bonne santé ? Avec quelles conséquences pour ceux qui les mangent ensuite ? Complément d’enquête dans les pharmacies des usines à viande.

    Dernier avatar du manger sain, les "bouchers haute couture" : grandes gueules, ultra médiatiques, ils installent leurs échoppes à la déco rétro dans des quartiers branchés, et proposent du bœuf bio de race japonaise, nourri à la bière … à 250€ le kilo ! Comment gèrent-ils leur stratégie marketing? Décryptage de ces bouchers new-look qui réveillent une profession en perte de vitesse.

    C'est ce soir sur France 2 à 22H15 : Le marché de la peur, dans Complément d'enquête.

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  • Mangez, on s'occupe du reste...

    Au tournant du siècle, au début des années 60, le souci majeur de l’industrie agroalimentaire est la réduction du budget alimentaire moyen des familles française sous la barre des 15 %. Nourrir un maximum de gens pour un minimum d’argent. Et, afin d’y parvenir, il a fallu diminuer considérablement les coûts de production des aliments. Comment ? Par la mise en place d’une logistique de masse et des monocultures qui l’accompagnent. Ces nouveaux modes de production ont considérablement appauvri la qualité nutritionnelle de notre alimentation au point que les micronutriments qui abondaient ont disparu : les aliments ont conservé leurs calories et une partie de leurs protéines mais pas le reste. Quand il faut gagner moins de 1 % sur le prix des lasagnes, tout est permis !

    Lorsque ces chaînes se sont mises en place, on ne se posait pas la question de savoir quels seraient les effets possibles sur notre santé parce qu’il n’y avait au début aucun motif d’inquiétude ; seule la quantité et la baisse des prix comptait. Les premiers soupçons, puis les premières preuves sont venus plus tard, alors que tout le système était déjà installé.

    Le maïs, plante symbole de cette intensification, illustre parfaitement le processus selon lequel cette augmentation des rendements va de pair avec l’appauvrissement nutritionnel des plantes. Les variétés andines de maïs ont des couleurs vives. Elles sont dérivées de la téosinte, l’ancêtre sauvage de tous les maïs. Leurs grains colorés des marchés du Pérou sont riches en anthocyanines, une variété de polyphénols antioxydants aux effets très positifs pour l’homme. En conquérant de nouveaux espaces, en devenant la première plante cultivée au monde, avec des variétés hybrides d’abord, OGM ensuite, le maïs a autant gagné en rendement qu’il a perdu en densité nutritionnelle. Ses racines ont plongé dans des sols de plus en plus épuisés par le retour régulier de la même culture chaque année, elles sont devenues incapables de capter les précieux oligoéléments dont nous avons besoin. Protégés des attaques des parasites par une foule de médicaments réservés aux plantes : anti- champignons, anti- bactéries, anti- mauvaises herbes, anti- insectes, les nouveaux maïs ne sont plus capables de synthétiser leurs propres agents de lutte contre ses ennemis. C’est ainsi que leur valeur nutritionnelle diminue. Le maïs contient toujours autant de calories, voire plus grâce aux progrès de la génétique végétale, mais ce sont des calories que les nutritionnistes qualifieraient de « calories creuses », car dépourvues de leur richesse en micro- éléments nutritifs. Il faut dire que ceux- ci ne comptent pour rien dans « l’analyse de la valeur » du maïs !

    « L’analyse de la valeur », c’est la décomposition du coût d’un produit. Pour un acheteur de l’industrie ou de la distribution, le coût d’un produit, c’est la somme des matières premières qui composent le produit. A ce coût des matières premières, les acheteurs additionnent la somme des coûts de transformation et de transport dudit produit. Le lait, le blé sont ainsi devenus des matières premières agricoles. Ils suivent un cours mondial, sont cotés quotidiennement à la bourse de Chicago, et font l’objet d’une compétition planétaire. Si le blé du Nord ou le lait breton sont trop chers, alors on fera venir le lait d’Allemagne ou le blé d’Ukraine, des pays où la main- d’oeuvre agricole est beaucoup moins chère qu’ici : les Allemands, par exemple, ne travaillent plus beaucoup la terre et confient la plupart des tâches agricoles à des ouvriers venus de l’Europe de l’Est mal rémunérés. Leurs porcs sont abattus et découpés par des ouvriers de l’Est sans salaire minimum.

    Tous les blés se ressemblent, tous les légumes aussi, tous les laits ont la même couleur, etc. Pourquoi ne pas prendre le moins cher ? Mais comme pour le maïs, ces produits très bon marché ne valent plus grand- chose sur le plan nutritif : ils nourrissent mais n’apportent rien à la santé et contribuent à nos carences. Très demandées en toutes saisons, les tomates se retrouvent sur nos étals au coeur de l’hiver. Elles viennent de serres du Sud poussant dans de la terre artificielle bien à l’abri de l’air et des agressions. Comme on peut s’y attendre, elles contiennent de plus en plus d’eau et de moins en moins de lycopène antioxydant. Etonnant quand même de consommer des tomates gorgées d’eau et venues de pays où, justement, l’eau est rare. Quelle que soit la saison, les oeufs apportent toujours autant de protéines et de lipides, mais de moins en moins d’oméga- 3 anti-inflammatoire.

    Voilà pourquoi les antioxydants et les antiinflammatoires abondent dans les rayons des pharmacies.Voilà pourquoi les centres commerciaux comprennent désormais des rayons entiers de gélules qui sont censées apporter dans nos corps les éléments qui de ne sont plus dans nos assiettes. Voilà pourquoi ce demi siècle qui a vu notre alimentation se modifier du tout au tout a aussi vu naître une puissante industrie : l’industrie pharmaceutique, branche récente de l’industrie chimique. Pendant que l’agriculture et l’agroalimentaire sont occupés à répondre à la demande d’aliments bon marché, c’est l’industrie pharmaceutique qui prend notre santé en main et nous concocte les anti- inflammatoires, les antioxydants, les antiparasites qui ont disparu de nos plats. De même, oméga- 3, fibres alimentaires, polyphénols en larges proportions dans nos assiettes voici quelques décennies sont désormais des produits achetés en pharmacie (et parfois en grande distribution) et consommés en gélules. L’industrie pharmaceutique de masse et celle du complément alimentaire répondent à une nouvelle demande provoquée par les carences de l’industrie alimentaire. Or le recours systématique aux médicaments pour pallier alimentation carencée et mode de vie n’est pas une démarche normale. Un médicament n’est pas une molécule anodine. Son action bloque des voies métaboliques. De plus, lorsqu’on en prend plusieurs, ils peuvent interagir entre eux, et personne ne maîtrise vraiment ces interactions.

    L’étude des chercheurs de l’Imperial College révèle de façon brutale les effets d’un demi- siècle d’évolution de la production de nos aliments et de nos médicaments. Les médicaments ont, par nature, toujours des effets secondaires. Leur consommation systématique deviendrait une norme d’accompagnement de la consommation d’aliments mal produits et mal consommés. Un symbole qui mérite que l’on s’y attarde un moment. Il démontre le lien entre la « malbouffe » et l’abus de médicament ». Il nous alerte sur cette vision terrifiante d’une société qui abandonne complètement la qualité des aliments pour la remplacer par la multiplication des médicaments. L’avenir de nos aliments et de notre santé est encore dans nos mains… mais encore pour combien de temps ?

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    Bizarrement, cet appauvrissement généralisé de nos repas, ce véritable danger sanitaire est passé sous silence. Des problèmes plus « discutables » semblent préoccuper les consommateurs ou les gens qui parlent en leur nom. Les gens qui nous nourrissent nourrissent aussi nos peurs. Les pesticides épandus dans les champs, les antibiotiques utilisés dans les poulaillers, les OGM font l’essentiel de nos grandes peurs alimentaires. Ils ne constituent pourtant que la face émergée du problème des carences de nos assiettes. Les pesticides et les OGM ont accompagné le développement excessif des monocultures. Ils ont permis de faire tous les ans la même culture sur le même sol, appauvrissant à la fois les terres et les plantes, et les rendant encore plus dépendants de la chimie. Les résidus d’antibiotiques utilisés en élevage dans les produits animaux peuvent être à l’origine de graves antibiorésistances chez l’homme. Leur usage important, mais curatif uniquement (en France), traduit un manque de résistance aux infections, une baisse de l’immunité chez les animaux nourris des monocultures. Et chez l’homme ? Un expert en toxicologie, spécialiste de la contamination des eaux et des sols par les substances chimiques, me montrait il y a peu une analyse de contaminants présents dans les eaux d’une rivière d’un département rural, la Baïse, dans le Gers : elle contient autant de résidus de médicaments pour l’homme que de résidus de pesticides agricoles… La boucle est bouclée, des médicaments du sol aux médicaments des hommes, la chimie compense massivement les erreurs d’une chaîne alimentaire pervertie.

    De plus, l’usage des pesticides est un problème pour les agriculteurs qui les manipulent. Des études épidémiologiques démontrent un lien (statistique) entre maladies neuro- dégénératives (maladie de Parkinson) et exposition prolongée à des doses de pesticides élevées. De la même façon, des études lient la fréquence de certaines maladies avec les cartes de production de plantes à fort besoin de pesticides comme le maïs.

    Un pour cent du prix des lasagnes… rappelez- vous ! La baisse du coût de l’alimentation a bien eu un prix. Ce prix, ce sont nos corps qui l’ont payé. La banalisation de nos productions alimentaires a eu pour corollaire la montée des maladies de civilisation. Les chaînes de production de masse sont bien en place. Elles relient efficacement des paysans au bord de la faillite à des consommateurs au bord de l’infarctus. Extrait de "Mangez, on s'occupe du reste", de Pierre Weill, aux éditions Plon, 2014 (lu sur Atlantico). 

     

     

  • Nutriment essentiel à notre corps n°1 : l'acide linoléique (ou omega 6)...

    Abordons le premier (sur 44) de cette liste de  nutriments essentiels à apporter à notre corps via l'alimentation, faute de quoi nous tombons malades, fatigués ou déprimés : j'ai nommé le premier de la liste, l'acide linoléique (oméga 6).

    L'acide linoléique est un acide gras essentiel polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire.

    L'acide linoléique ne peut être synthétisé par l'organisme et doit donc être apporté par l'alimentation. On dit pour cela que c'est un acide gras essentiel. En revanche, à partir de cet acide gras, l'organisme est capable de synthétiser de nombreus acides gras aux fonctions essentielles comme, entre autres, l'acide arachidonique (C20:4 n-6) obtenu par élongation.

    Certains médecins et nutritionnistes, donnent de l'importance aux huiles de première pression à froid. En effet l'extraction à chaud des huiles a tendance à transformer l'acide cis-linoléique en acide trans-linoléique et rendre ainsi l'huile inutilisable par l'organisme pour la synthèse d'acide gamma-linolénique.

    Les symptômes de carence en acide cis-linoléique sont : sécheresse de la peau avec desquamation, soif intense (j'ai sûrement une carence...), déficit immunitaire, allergie. De plus, Joseph R Hibbeln a montré à partir de statistiques provenant de 5 pays (de 1961 à 2000) que l'augmentation du taux d’homicides volontaires serait étroitement corrélé à l'augmentation de la consommation en acide linoléique omega 6 . 

    Cette augmentation de la consommation d'acide linoléique serait liée aux huiles raffinées produites par l'industrie alimentaire (acide trans-linoléique).

    Combien doit-on en consommer ? 12 grammes par jour pour les femmes et 17 grammes par jour  pour les hommes d'après certaines sources, beaucoup moins selon d'autres.... On n'est pas sorti de l'auberge... En fait,   ce qui est très important, c'est le rapport entre oméga 6 et oméga 3, qui devrait être de 5 à 1.

    Au cours des quarante dernières années, l'alimentation des pays industrialisés a été marquée par une augmentation des calories ingérées (les lipides représentant 35 à 40 % des apports nutritionnels) et par un contenu élevé en oméga 6 et faible en oméga 3. La quantité d'oméga 6 ingérée a augmenté de 250 % tandis que celle d'oméga 3 a baissé de 40 %.

    Alors que l'AFSSA préconise un rapport de 5 omégas 6 pour 1 oméga 3, nous consommons 15 omégas 6 pour 1 oméga 3. Aux États-Unis le rapport peut même atteindre 40 omégas 6 pour 1 oméga 3. Ce qui conduit au diabète de type 2 et à l'obésité... C'est donc une diminution d'oméga 6 et une augmentation d'oméga 3 que nous devons viser. Nous verrons cela dans l'article 2/44, consacré aux omégas 3.

    Quelles sont les sources d'oméga 6 ? On le trouve dans les huiles végétales, graines et céréales, et aussi, en moindre quantité, dans la viande et les poissons gras.

     
  • Bouteilles plastiques, canettes et Bisphénol...

    Toujours rien de neuf au niveau des plastiques : ils contiennent toujours du Bisphénol... En quantité limitée, certes, mais ils en contiennent. Et aucune autre solution plus saine n'existe pour le moment : les industriels n'ont pas assez de recul sur la toxicité éventuelle des nouvelles molécules créées.

    Ceci concerne vos bouteilles d'eau, vos canettes de soft, vos berlingots ou autres boissons en tetrapack. Mais aussi toutes les boîtes de conserves, bidons de grenadine, Tupperwaere, biberons et autres boîtes à tartines de vos enfants. Sans parler des emballages alimentaires style barquette, et autres films fraîcheur. Jusqu'aux composants de la fontaine d'eau du bureau et de ses bonbonnes, sans parler des tasses et gobelets plastifiés... Bref on est cerné et il est difficile d'y échapper...

    La seule solution est de revenir aux contenants utilisés par nos grands parents : le verre, la terre cuite, la porcelaine, la fonte, l'inox, et le caoutchouc et le liège pour les bouchons. Et le papier gras pour les emballages. Cela paraît compliqué, à première vue, mais cela ne l'est pas. Et ce sont des matériaux sains, qui ont fait leur preuve. Pas d'autre moyen d'échapper au Bisphénol et autres polluants cancérigènes qui migrent du plastique dans vos aliments.

    Donc, en attendant le comprimé qui transformera votre verre d'eau en verre de Coca-Cola, retour aux bouteilles en verre, aux conserves en bocaux, aux récipients en verre pour conserver les aliments dans le frigo, à sa vraie tasse au bureau, aux cocottes en fonte, casseroles inox et plats Pyrex pour cuisiner (adieu les poèles Téfal). Je n'ai plus le moindre atome de plastique en cuisine, et je me sens si bien... Vous ne pouvez pas savoir !

  • Plein les poumons...

    "Cancérogènes, allergènes et repro-toxiques, les molécules issues des produits d’entretien sont redoutables pour la santé. C’est ce qu’affirme l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) qui vient de publier les premiers résultats plutôt angoissants de son étude sur le sujet.

    Pour déterminer ces émissions, l’Ineris a testé 54 produits en condition réelle d’utilisation au sein de la «maison laboratoire » du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) en région parisienne. Les chercheurs ont sélectionné un échantillon représentatif du marché des nettoyants multi-usages et spécifiques, couvrant l’ensemble des conditionnements (liquide, crème, lingettes, poudre) et n’oubliant aucune des marques.

    Les mesures ont été effectuées selon deux types de scénario : un test individuel de chaque produit et la reconstitution d’un ménage nécessitant des produits différents plus proche de la réalité. Deux campagnes de mesures ont eu lieu en été et en hiver. L’ensemble des composés organiques volatils (COV) et aldéhydes ont été recherchés et quantifiés. 

    «Les principaux enseignements de l’étude des produits en situation d’usage confirment que la réactivité chimique des substances émises, entre elles et avec d’autres composés présents dans l’air intérieur, conduit à la formation de composés dits secondaires dont l’impact sur la qualité de l’air n’est pas négligeable » affirme l’Ineris.

    91% des produits testés ont émis du formaldéhyde, cancérogène certain selon le classement du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à l’origine de cancers du nasopharynx. Ce composé organique est également considéré comme un toxique pour les organes de la reproduction.

    Les COV réagissent avec d’autres particules présentes dans l’air intérieur formant des aérosols organiques secondaires (AOS). Le formaldéhyde réagit notamment avec l’ozone. Le limonène, COV émis par 43% des produits, s’avère aussi très réactif avec ce gaz irritant. Ainsi, de nombreuses particules d’une taille inférieure à 100 nanomètres et des composés oxygénés sont émis dont les effets sur la santé sont avérés ou suspectés.

    La mesure des émissions effectuée, il va falloir désormais évaluer l’exposition des utilisateurs pour pouvoir quantifier les risques encourus par les particuliers, mais aussi par les professionnels du nettoyage. Cette première étape confirme cependant la dangerosité de ces produits de consommation courante." Source : Loïc Chauveau sur Sciences et Avenir.

    Il faut revenir aux produits de nettoyage d'antan, qui fonctionnent aussi bien, si pas mieux, que tous ces cocktails chimiques en vente dans vos grandes surfaces : le vinaigre, le bicarbonate de soude, l'eau de javel, le savon de Marseille. Point barre.

  • Le bon cholestérol augmente le risque de cancer du sein...

    "On entend souvent dire qu’il existe du « mauvais » et du « bon » cholestérol. Une nouvelle étude vient remettre en cause ce concept. Le bon cholestérol, souvent considéré comme bénéfique, serait en réalité impliqué dans le développement du cancer du sein. Grâce à leurs travaux, les chercheurs espèrent mettre au point des stratégies pour contrecarrer cette maladie mortelle.

    Le cholestérol circule dans le sang grâce à deux types de transporteurs, les HDL (high density lipoproteins, ou lipoprotéines de haute densité) et les LDL (low density lipoproteins, ou lipoprotéines de basse densité). Les LDL, plus connues sous le nom de « mauvais cholestérol », sont chargées de transporter le cholestérol vers toutes les cellules de l’organisme. Lorsqu’elles fonctionnent mal ou qu’elles sont trop nombreuses, le cholestérol apporté aux cellules ne sera pas utilisé en totalité. Il va alors se déposer dans la paroi des vaisseaux pour former des plaques d’athérome, qui bouchent peu à peu les artères.

    Les HDL, quant à elles, récupèrent le cholestérol en excès et le ramènent au foie pour qu’il l’élimine. Au contraire des LDL, elles sont appelées « bon cholestérol », car elles permettent de réduire les risques d’athérosclérose et d’accidents cardiovasculaires. Ces lipoprotéines participeraient également au maintien des capacités cognitives après 60 ans.

    Mais un mythe pourrait s’effondrer. L’année dernière déjà, une recherche remettait en cause le rôle des HDL dans la prévention des problèmes cardiaques. Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’université Thomas Jefferson (Philadelphie, États-Unis) incriminent les HDL pour une tout autre raison. Selon eux, ces lipoprotéines augmenteraient le risque de développer un cancer du sein. Leurs résultats sont publiés dans la revue Breast Cancer Research.

    Comme souvent, cette étude a commencé par une simple observation. Les auteurs ont mis des cellules mammaires en présence de HDL et ont montré que cela stimulait les voies de signalisation impliquées dans la progression du cancer. Les cellules se sont également mises à migrer de manière caractéristique, comme cela se produit lors de la formation de métastases.

    Pour confirmer ces résultats, les chercheurs ont modifié génétiquement les cellules mammaires pour qu’elles produisent moins de récepteurs aux HDL et qu’elles deviennent quasiment insensibles à l’action de celles-ci. Ils avaient vu juste : contrairement aux cellules originelles, les cellules mutantes n’ont pas amorcé d’activation des voies de signalisation du cancer et n’ont que peu migré.

    Les scientifiques ont également montré qu’en bloquant les récepteurs grâce à un médicament appelé BLT-1, on pouvait parvenir au même résultat. En d’autres termes, le BLT-1 empêcherait les HDL de se fixer sur les cellules mammaires et les protégerait contre le cancer. « En enrayant l’activité des récepteurs HDL, on pourrait diminuer le risque de développer un cancer du sein tout en maintenant le niveau fondamental de HDL dans le sang », explique Philippe Frank, le directeur de l’étude.

    Pour finir, les auteurs ont voulu tester cette approche chez la souris. Ils ont démontré que des animaux génétiquement modifiés possédant peu de récepteurs aux HDL formaient moins de tumeurs que les autres rongeurs. Cette étude met ainsi en lumière le rôle des HDL dans le développement du cancer du sein. Elle représente un point de départ pour le développement de nouveaux traitements contre cette pathologie". Article d'Agnès Roux, Futura-Sciences.

    Ceci confirme mon opinion de n'utiliser comme matières grasses que de l'huile d'olive (première pression à froid) et du beurre au lait cru Bio. Modérément bien entendu : il ne s'agit pas d'avaler un paquet de beurre à chaque repas... Et de ne jamais consommer toutes ces matières grasses industrielles (margarines, produits light, produits enrichis, etc.) dont on peut honnêtement douter au niveau qualitatif et au niveau des bienfaits sur notre santé.

    Quant au taux de cholestérol, qui a été abaissé dans les années 50, pour que tout le monde en ai trop et consomme des médicaments et des margarines pour le faire baisser, on sait aujourd'hui que c'était une arnaque scientifique au profit des industries agro-alimentaires et pharmaceutiques. Donc, ne vous inquiétez pas trop si votre taux de cholestérol est au-dessus des "normes admissibles"...

     

     

     

  • Le nucléaire, c'est une irresponsabilité totale...

    Fukushima, c'était le 11 mars 2011. Vous croyez que c'est fini, que c'est le passé ? Et bien non, cela ne fait que commencer ! Et on ne va pas rigoler.

    Il y a d'abord une bande de crétins qui construisent des centrales nucléaires n'importe où : au raz de l'eau, avec les groupes électrogènes de secours en cave, au lieu de les mettre en hauteur. 

    Il y a ensuite d'autres crétins qui gèrent la centrale avec leurs petits moyens financiers (d'abord le profit), avec un maximum de sous-traitants pas chers, et pas formés. Et quand la catastrophe se produit, tout ce petit monde, et le lobby nucléaire tout entier, minimise les faits et ment à la population.

    De bricolage en bricolage, il faut bien se rendre à l'évidence, on ne maîtrise plus la situation. Même si les hautes autorités nucléaires affirment qu'il n'y a rien à craindre puisque les cuves reposent sur 8 mètres de béton armé. Ces ignares ne savent même pas que le béton se vaporise à 1.200 degrés et que le corium en fusion, bien plus chaud,  le pénètre d'un mètre vingt à l'heure. En quelques heures, le fond de la cuve qui devait protéger l'environnement est percé.

    Depuis lors, on arrose le corium, sans savoir où il est exactement, et on repompe une partie de l'eau qu'on met en citerne. Ils construisent une nouvelle énorme citerne toutes les 60 heures et la place commence à manquer. Quant au reste de l'eau, hautement radioactive, elle rejoint la nappe phréatique ou l'océan pacifique...

    Les citernes étant de mauvaises qualité (toujours le profit), elles commencent à percer. Et que va-t-on faire de ces milliers de tonnes d'eau hautement radioactive ? Personne ne sait...

    Quand je vous disais qu'on va rigoler, c'est que Tepco a enfin décidé de déménager les 1.300 barres radioactives qui sont stockées dans la piscine, ébranlée par le Tsunami de 2011. C'est prévu pour mi-novembre. Ils ont donc fait monter quelques grues (dont une est déjà tombée toute seule) au lieu de construire un pont roulant sur rail de 50 mètres de haut comme on voit dans les ports (toujours le budget...). 

    Et comme ces barres de combustible nucléaire doivent être manipulées au centimètre près (si 2 barres devaient être trop proches l'une de l'autre, ou se toucher, c'est l'explosion et l'incendie, avec des répercussions mondiales pire que Tchernobyl...), tous les scientifiques sérieux pensent qu'il est impossible de réaliser cette mission avec une bête grue soumise au vent. D'autant plus qu'il y a 1.300 barres à déplacer...

    Enfin, comme les Japonais, très orgueilleux, refusent toute aide internationale car il serait impensable, à leurs yeux, que d'autres nations aient des compétences qu'ils n'ont pas, tout le monde les laisse faire et personne ne s'oppose. Quant aux scientifiques, au mieux ils sont lâches (peur de perdre leurs crédits et leurs labos), au pire ils sont corrompus (par le lobby nucléaire) et cachent la vérité et désinforment les médias.

    La non action est effarante. Seul Greenpeace bouge. Sortir du Nucléaire manifeste de temps à autre, mais sans résultat. Les scientifiques non corrompus ferment leur gueule. Les autres vont convaincre les autorités politiques (les clowns qui nous dirigent) du bien fondé de cette énergie propre et pas chère. Et le lobby nucléaire, au-dessus des lois, fait le reste.

    L'arsenal nucléaire mondial permettrait de détruire notre planète plusieurs milliers de fois ! Qu'allons-nous faire de ces matériaux instockables, non maîtrisables et hyper-dangereux ? La solution de l'ensevelissement des déchets radioactifs est un suicide complet : on ne sait pas gérer ces déchets. Il faut arrêter le nucléaire, maintenant !

    En attendant, on est dans de beaux draps. Mais ne vous inquiétez pas, une fois la planète entière radioactive, les Japonais s'excuseront. C'est toujours comme cela qu'ils font. Avant de se faire Hara-Kiri. Texte écrit suite à l'écoute d'une interview de Jean-Pierre Petit sur You Tube.

  • Cancers du sein, infertilité, puberté précoce, ces maladies qui progressent...

    Brigitte Simonot est gynécologue à Somain (Pas-de-Calais) depuis 1982. "Depuis cette date, j’ai franchement le sentiment que les gens sont de moins en moins en bonne santé. Le bruit de fond se dégrade." Face à la déferlante des maladies chroniques qu’elle voit s’amplifier  depuis son installation, Brigitte Simonot reconnaît un certain désarroi : "On a parfois du mal", dit–elle. On éprouve un sentiment de solitude et d’abandon. Et comme beaucoup de médecins, on passe de la résignation à la colère et à la révolte".

    Sur les cancers du sein, elle est catégorique : "Oui, la progression est évidente. Je discutais voilà quelques jours avec le radiologue voisin qui se disait même épouvanté par le nombre de cancers du sein qu’il détecte chaque jour. En 1982, je n’en voyais que rarement et il s’agissait de femmes ménopausées. Il est vrai que le dépistage ne visait pas alors les femmes de moins de 50 ans mais aujourd’hui, un cancer du sein  déclaré concerne des femmes de moins de 50 ans. Parfois de 30 ou 35 ans."

    L’autre inquiétude, dit Brigitte Simonot, c’est l’infertilité : "Je suis frappé, lorsque nous faisons un spermogramme de dénombrer 20 millions seulement de spermatozoïdes par millilitre quand il y en avait 60 millions dans les années 80…". Sur le diabète ou l’obésité, qui vont souvent de pair, Brigitte Simonot est presque sans voix : "L’obésité prend un tour catastrophique. Elle se banalise comme l’alimentation de type américain. Difficile de savoir quel facteur prédomine de la nourriture, des comportements à risque ou d’autres expositions".

    La réaction des patients ? "Vous savez ici, c’est une ancienne région industrielle et on vit avec la pollution et les risques induits  depuis des générations". Reste que le sentiment d’injustice est réel. "Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport, c’est trop injuste !", répondait une patiente à qui le Dr Simonot venait d’annoncer un cancer du sein.

    Le Dr Dominique Le Houézec est pédiatre à Caen et lui aussi possède un recul clinique de 30 ans. Lui aussi est catégorique : "On voit des pathologies et des anomalies qu’on ne voyait pas ou de manière extrêmement moins fréquente." A commencer par les pubertés précoces chez les petites filles : "Il n’est pas rarissime d’observer des poussées mammaires entre 18 mois et 2 ans", confie le Dr Le Houézec. "Ou l’apparition des règles très tôt. J’ai eu récemment un cas à 9 ans et demi". 

    Il poursuit : "Chez les garçons, j’observe depuis une vingtaine d’années un doublement des anomalies génitales. Que ce soit l’ectopie testiculaire, non descente des  testicules, ou encore l’hypospadias, une malformation de la verge qui se manifeste par l'ouverture de l'urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité." Source : Guillaume Malaurie- Le Nouvel Observateur

    Malbouffe, obésité, diabète sont, pour moi, liés. Ajoutez à cela un environnement de plus en plus pollué et toutes les conditions sont réunies pour que notre corps, saturé d'éléments toxiques, ne puisse plus se défendre. Tentons d'y échapper dans la mesure du possible en appliquant les principes suivants :

    - Manger Bio, local, de saison en évitant les plats préparés de l'industrie agro-alimentaire. Cuisiner soi-même. Et diminuer les portions, en prenant le temps de mastiquer et en mangeant plus lentement.

    - Purifiez l'eau que vous buvez, optez pour des boissons bio si c'est possible.

    - Evitez les médicaments : si votre alimentation est saine vous n'en aurez pas besoin. Attention aux vaccins dont l'adjuvant est du sel d'aluminium.

    - Eliminer tout ce qui est plastique et aluminium dans la cuisine. Et éviter les boîtes de conserves, les canettes de soft, les aliments ou liquides emballés dans du plastique, ou en carton plastifié. Idem pour les Tupperwaere et les dosettes de café en aluminium plastifié. 

    - Eviter l'utilisation de produits d'entretien industriels (revenir aux produits naturels tout aussi efficaces comme le vinaigre, le bicarbonate de soude, la terre de bruyère, les noix de lavage, etc...

    - Eviter l'utilisation de pesticides, d'insecticides et de fongicides dans votre jardin. Revenir aux produits naturels d'antan.

    - Eviter de devoir respirer un air trop pollué le long des boulevards ou grandes avenues (il suffit de les éviter en prenant les petites rues) et fermer l'aération de la voiture quand vous êtes dans un tunnel, ou quand vous suivez un véhicule diesel.

    - Aérer votre lieu de vie, prendre l'air, faire du sport (ou de la marche). Et évitez les ondes de votre portable ou GSM, le réseau wi-fi : vivons câblés !

    Ce sont là, à mes yeux, toutes les mesures que nous pouvons, chacun de notre côté, appliquer pour rester en bonne santé le plus longtemps possible, malgré un environnement global qui se dégrade chaque jour à cause des industries, des incinérateurs de déchets (au lieu de trier et récupérer), des cultures et élevages intensifs, du lobby nucléaire et des multinationales.

  • L'express de cette semaine : 12 conseils pour mieux manger...

    Globalement, les connaissances s'affinent. Quitte parfois à remettre en question des certitudes bien ancrées. Ainsi, des chercheurs ont montré récemment, dans le New England Journal of Medicine, que les fibres (contenues dans les céréales) ne protégeaient pas du cancer du côlon. "La nutrition n'est plus cette science fluctuante et incertaine fondée sur des a priori, souligne le Pr Jean-Louis Schlienger, de la faculté de médecine de Strasbourg (université Louis-Pasteur). Elle est devenue une réalité opérationnelle fondée sur des preuves." Ses domaines d'action sont innombrables: le surpoids, bien sûr, mais aussi les affections cardio-vasculaires, la cataracte, l'ostéoporose... Le Dr Paule Nathan l'affirme dans son ouvrage Se soigner par l'alimentation (Odile Jacob, parution le 26 mai): la nutrition serait une véritable thérapie. 

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    Paradoxe: si les connaissances progressent, les comportements alimentaires régressent. Les Français mangent de plus en plus mal. Notamment les jeunes. Ils consomment trop de sodas sucrés, "des calories vides de nutriments", selon les spécialistes, grignotent à toute heure des produits riches en mauvaises graisses. "La véritable malbouffe, c'est à la maison", observe Paule Neyrat, diététicienne, auteur d'un ouvrage intitulé Les Vertus des aliments (Solar). 

    Les idées fausses sont donc légion. Non, les produits biologiques ne sont pas la panacée. Ils apportent seulement la garantie d'un certain mode de production (sans pesticides, sans OGM, etc...). Mais ce n'est en aucun cas un label diététique. Un saucisson ou des chips bio sont aussi gras que leurs équivalents industriels. Non, le pain ne fait pas grossir. Non, la crème n'est pas plus dangereuse que le beurre. La liste des erreurs est longue. Comme le souligne Paule Neyrat, "un aliment n'est ni bon ni mauvais en soi. Tout dépend des quantités absorbées". 

    Les consommateurs sont également persuadés que diététique et plaisir gastronomique s'excluent. A tort. "On peut se lâcher de temps en temps, s'autoriser un aliment qu'on aime, insiste le Dr Nelly Danan. L'équilibre nutritionnel s'établit sur une semaine ou sur un mois." Autre erreur fréquente: considérer la nutrition comme un problème à part, déconnecté du mode de vie. Or l'obésité vient autant d'une mauvaise alimentation que d'un manque d'exercice. "La balance se fait entre les apports nutritionnels et les dépenses physiques, énergétiques", rappelle Paule Neyrat. 

    Comment combattre ces préjugés et corriger les comportements pathogènes? L'école et la famille ont un rôle majeur à jouer. Le rapport de Serge Hercberg devrait le souligner. "Il n'y a plus de transmission culinaire, plus de ritualisation des repas, déplore le Dr Dominique-Adèle Cassuto, endocrinologue. Les parents ont complètement démissionné en matière d'alimentation." 

    Les médecins devraient également être des relais. Mais ils ne sont pas préparés à répondre aux attentes de leurs patients. "Nous avons tendance à être trop normatifs, avoue le Dr Jean-Michel Borys, endocrinologue. Mieux vaudrait un peu plus d'humilité et de pragmatisme." La bonne alimentation ne repose pas seulement sur des bases rationnelles. C'est une affaire intime, qui exige un effort personnel. Hippocrate l'enseignait déjà voilà vingt-cinq siècles! L'Express s'en inspire aujourd'hui et donne douze conseils pour mieux manger. A acheter et à lire.

     

     

     

  • Le prix du poisson s'envole...

    L’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a constaté une nette augmentation du prix des poissons, à son plus haut niveau historique actuellement. 

    L’organisation internationale a ainsi relevé des prix 15% plus élevés pour mai 2013 qu’en mai 2012, précédent record du prix du poisson, déjà plus haut que les chiffres impressionnants de 2011. 

    Malgré l’augmentation du tonnage, l’élevage des poissons ne compense pas la demande., malgré un nombre de captures de poissons sauvages stable. Résultat : la production totale de poisson est à un très haut niveau historique – 161 millions de tonnes -, mais le prix également.

    Plusieurs causes expliquent cette augmentation : d'abord, il faut voir que le prix de l’alimentation des poissons d’élevage a considérablement augmenté, ce qui a une incidence directe sur le prix du poisson. 

    Ensuite, la demande dépasse l'offre.  La demande, elle, concerne plutôt le saumon ou les crustacés (les Chinois apprécient de plus en plus les huîtres et les moules), dont la consommation a augmenté de 20% en un an. Résultat : les prix ont grimpés de 27% pour le saumon et 22% pour les crevettes. 

    L’Asie n’est pas le seul espace amateur de saumon : l’Europe et les Etats-Unis en sont très friands. Le thon, vendu en conserves ou sous forme de sushi, est également très demandé dans ces pays, ainsi qu’au Japon. 

    Or la production est parfois frappée par certains aléas, comme ces maladies qui ont touché les crevettes d’élevage en Thaïlande comme c’est régulièrement le cas. Parmi ces événements imprévus, les huîtres françaises appréciées des Chinois ont été touchées cette année par un virus. Les captures, elles, peuvent se révéler décevantes et la FAO évoque les coquilles Saint-Jacques, plus rares qu’auparavant.

    Le luxe, cette année, possède des écailles... (Source Conso-Globe)

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  • ANTITOXIQUE...

    "Pour le Dr Chevallier, ce n’est pas la chimie en soi qui est en cause, mais la mauvaise évaluation de l’impact des polluants chimiques sur la santé. Son "Livre antitoxique" a pour but d’aider le lecteur dans sa démarche de protection pour pouvoir boire, manger, respirer même, sans peur.

    Partout, que ce soit dans notre alimentation, nos vêtements, nos maisons, nos produits de soins et d’entretien , la chimie de synthèse nous entoure. Et bien naïfs ceux qui pensent que les effets de ces produits sur notre santé sont suffisamment évalués. Tel est, en substance, le message que souhaite faire passer dans son ouvrage intitulé "Le livre antitoxique", le Dr Laurent Chevallier, praticien, consultant en nutrition et chef de l’unité de médecine environnementale de la clinique du Parc, à Castelnau-le-Lez, en France.

     Outre l’aspect pratique du livre, qui cherche à donner des solutions, il s’agit de mettre en garde contre ce que l’on n’aimerait plus voir. En l’occurrence, lors d’une découverte scientifique, ici par exemple dans le domaine de la chimie, il n’est plus souhaitable qu’il y ait une application commerciale immédiate sans que l’impact sur la santé ait été suffisamment évalué. Cela signifie tout simplement que, dans les décennies à venir, la science doit avoir aussi pour mission de protéger les consommateurs. Lorsque l’impact sur la santé a été mal évalué et qu’ensuite, des études démontrent des effets négatifs, il est très difficile de revenir en arrière car il y a un lobbying extrêmement intense de la part des industriels et une frilosité de décision de la part des pouvoirs publics. Nous pouvons donc affirmer aujourd’hui qu’en Europe, nous sommes insuffisamment protégés contre l’invasion de cette chimie de synthèse. Mais pas qu’en Europe ! La chimie peut rendre malade, très malade et peut tuer, selon un récent rapport de l’ONU.

    La réglementation est inadaptée. Il y a un laxisme de la part des autorités publiques et un déni ou une absence de prise en considération de certaines études par rapport à des signaux d’alerte. Le cas du bisphénol A est un bon exemple. Un autre m’a stupéfait. J’ai été auditionné au parlement européen en 2011, à l’initiative de députés européens, concernant des études sur l’aspartame. L’une financée en partie par l’Europe montrait que la consommation quotidienne de boissons gazeuses light entraînait un risque d’accouchement prématuré, ce qui induit une vulnérabilité accrue pour le nouveau-né.

    Depuis lors, plus rien. On attend encore un rapport pour la fin de l’année ! On perd un temps précieux pour un produit nutritionnellement inutile. Une autre étude, réalisée par l’Institut de recherche nationale française, l’Inserm, montre que la consommation de boissons light peut favoriser le développement de diabète ! D’une manière générale, il y a un manque de volontarisme de la part de l’Europe qui est totalement inacceptable.

    Les plus gros toxiques ? On pourrait avoir de très mauvaises surprises avec les perturbateurs endocriniens qui sont des molécules qui modifient le métabolisme. C’est-à-dire soit qui miment l’action des hormones soit au contraire qui empêchent leur action. Ce n’est pas une toxicité immédiate, mais sur le long terme et en fonction du moment de l’exposition. Leurs effets : troubles métaboliques, de la fertilité, du fonctionnement de la thyroïde, obésité, etc. Toutes ces maladies qui explosent sont en partie dépendantes de facteurs environnementaux dont des perturbateurs endocriniens.

    Quelques solutions abordées dans le livre : je donne des exemples de produits plus recommandables d’industriels plus vertueux du respect de la santé et de l’environnement. Peu importe qu’ils l’utilisent ensuite à des fins de marketing, l’important est qu’ils améliorent leurs pratiques. Dans l’ouvrage, on explique aussi par exemple que certaines teintures de cheveux sont moins nocives pour le coiffeur, pour soi, pour la planète Pour les produits ménagers, il faut éviter certaines substances de synthèse, les bougies parfumées, les bâtons d’encens (souvent de synthèse), qui émettent toute une série de composés volatiles.

    Une solution toute simple pour nettoyer son intérieur est d’utiliser du vinaigre blanc ou du bicarbonate de soude plutôt que des détergents violents Parmi les premières choses à supprimer chez soi, je citerais les désodorisants. On tente de nous les imposer par le marketing comme un produit d’hygiène, or il s’agit le plus souvent de purs produits chimiques. Il suffit d’aérer ! Certains diffuseurs d’huiles essentielles libèrent aussi un certain nombre de composés organiques volatiles; ils peuvent également s’avérer irritants et allergisants.

    Le consommateur devrait davantage se méfier De la malbouffe et des additifs dont un certain nombre de produits alimentaires sont bourrés; il peut y avoir des antioxygènes, comme le E320 (BHA), qui évitent que le produit rancisse, sur lesquels nous avons de fortes interrogations. Il aurait un potentiel cancérogène et il est aussi suspecté d’être un perturbateur endocrinien, et d’avoir une influence sur l’hyperactivité des enfants. Or, on en trouve dans des produits comme les flocons de pommes de terre, le chewing-gum Il s’agit pourtant d’un additif dont on peut parfaitement se passer. Et la liste est encore longue." Article de Laurence Dardenne :  Comment vivre dans ce monde aussi toxique ? paru dans La Libre de ce weekend. Le Livre antitoxique, Dr Laurent Chevalier, Ed. Fayard, 18 €.

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  • Vive la malbouffe, à bas le bio !

    Amis de la malbouffe, réjouissez-vous : notre cause avance à pas de géant. Pas un jour sans que les industriels de l’agro-alimentaire ne lancent un nouveau produit sur le marché.

    Voici pour nous régaler le fromage sans lait, la frite aromatisée, les Carottes recolorisées, la cuisine moléculaire, les yaourts aux Lactobacillus, les bonbons astiqués au dioxyde de titane, le vin rosé coupé au mauvais blanc….

    Et pour demain, la pomme de terre transgénique, le lait de vache clonée, le hachis Parmentier aux punaises d'eau géantes ou encore le steak in vitro. Vive l’innovation innovante !

    Mieux encore : le bio, dans lequel certains hurluberlus voyaient leur salut, est en train de rejoindre nos rangs. Fraudes massives, contrôles aléatoires, et surtout les très laxistes règlementations européennes autorisent tous les espoirs : désormais même les poulets élevés dans des hangars concentrationnaires, ébecqués et traités aux antibiotiques ont le droit d’obtenir l’estampille « Agriculture Biologique » ! Et ce n’est qu’un début…

    Et puis il y a la crise, qui offre de merveilleuses opportunités : au consommateur désormais sans le sou, les industriels proposent de la bouffe bas de gamme, mais si joliment emballée, bourrée d’additifs, et tellement bon marché, qu’elle a de quoi faire saliver abondamment.

    A vos fourchettes ! Nouveau livre de Christophe Labbé paru cette semaine.

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  • Le plastique a intégré notre chaîne alimentaire, 60 ans après son invention...

    Fameux reportage sur la Une ce soir : du ramassage des 100 kg de déchets plastiques par kilomètre de plage le long de la cote belge, à la découverte de la cause de la mort des cachalots échoués sur nos plages (l'estomac bouché par des déchets plastiques empêchant l'animal de se nourrir).

    Il y a aussi ces micro-particules de plastiques, présentes dans toute la mer du Nord (et dans toutes les autres mers du monde) auxquelles se collent d'autres molécules chimiques provenant d'autres polluants jetés dans les océans comme les PCB, ce qui rend ces micro-particules vraiment toxiques pour tous les poissons qui s'en nourrissent.

    Et, gâteau sur la cerise, il y a enfin ces micro-particules de plastiques découvertes, non dans l'estomac des moules et autres crevettes, mais dans leur chair. On peut donc affirmer que le plastique (produit à partir de pétrole ou d'essence auquel on ajoute d'autres produits chimiques  toxiques), seulement 60 ans après son invention, a intégré la chaîne alimentaire mondiale.

    Voilà qui va nous forcer à regarder moules, crevettes, poissons et autres crustacés d'un autre oeil, et qui sait, à nous guider vers l'abandon pur et simple de l'usage de tout objet en plastique ? Ce serait quand même bien pour l'environnement planétaire, et pour notre santé et celles de nos descendants !

    Terriens, il est temps d'agir...

  • De la drogue dans nos assiettes...

    80 % de notre alimentation provient de l’industrie agro-alimentaire. Quelles sont les circonstances qui ont favorisé ce type de pratiques ?

    Dans les années 60 et 70, on a dit que pour être moderne, il fallait manger ce type de nourriture-là. La libération de la femme également a beaucoup joué. Elle n’est plus obligée de rester à la maison et peut travailler parce qu’elle a ces produits de facilité. Donc toute la pub a investi là-dedans pour dire : c’est plus pratique, c’est plus moderne et c’est plus rapide. Aussi, dans les supermarchés, ils mettent les plats cuisinés en face des fruits et des légumes. C’est fait exprès, c’est fait pour vous montrer que vous pouvez manger sans vous prendre la tête à couper les fruits et les légumes. Mais c’est aussi une manière d’inciter un raisonnement mental dans votre esprit et qui consiste à dire que si c’est dans les rayons fruits et légumes, c’est que c’est bon pour la santé.

    En tant que Franco-Américain, considérez-vous que l’on peut établir un parallèle entre les USA et la France en matière de “junk food” ?

    Oui. L’une des personnes que j’avais interviewées sur la nourriture et l’addiction avait d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet. Elle avait comparé la courbe d’ouverture de nouveaux MacDo en France avec celle des problèmes de surcharge pondérale. Ces deux courbes évoluaient de la même manière. En Angleterre, même chose. Il y a aussi un Belge que nous avons interrogé, Olivier de Schutter (rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, NdlR). Il dit que c’est un problème énorme auquel doivent surtout faire face les pays émergents. C’est un problème de santé publique. Et cela concerne un marché énorme, chiffré en millions. Il y a des millions de personnes qui meurent de maladies liées à notre nourriture moderne et industrialisée. Et là-dedans, je n’inclus pas encore ceux qui souffrent de malnutrition, là c’est encore autre chose.

    Que vous inspire la dernière polémique sur les lasagnes Findus ?

    Ça m’inspire que nous n’avons pas les moyens de vérifier la traçabilité des aliments et de vérifier ce qu’il y a dans nos assiettes. C’est honteux d’autant que c’est l’Europe qui le permet parce qu’en France, par exemple, nous voudrions changer l’étiquetage au niveau national et nous n’en aurons pas le droit car le parlement européen l’a refusé. L’Europe est complètement phagocytée par le lobbying et ça, on l’indique dans le film avec l’étiquetage "feu tricolore" défendu par Monique Goyens. Elle avait quelques milliers d’euros pour faire sa campagne mais les lobbies ont un million pour contrer ça. Et ce n’est pas normal. Extrait d'un entretien d'Aurélie Moreau avec Rémy Burkel, auteur d' un documentaire interpellant sur les pratiques de l’industrie agro-alimentaire "De la drogue dans nos assiettes". La Libre.be

  • Malbouffe et système immunitaire...

    "Comment analysez-vous l'émergence mondiale d'une restauration "sans gluten" ?

    C'est un mauvais signal, symptomatique d'un problème général. Aux Etats-Unis, où les allergies alimentaires sont très répandues, 18 % de la population achète des produits "sans gluten". Il s'agit de personnes coeliaques [maladie auto-immune atteignant l'intestin], mais c'est une minorité (1 % de la population). Les autres sont intolérantes, digèrent mal le gluten ou veulent simplement se nourrir plus sainement.

    Vous étiez analyste financière, vous êtes l'emblème de la lutte contre la malbouffe soutenue par Erin Brokovitch. Pourquoi ?

    Un de mes enfants souffre d'allergie alimentaire. J'ai découvert qu'aux Etats-Unis, à partir de 1994, certaines modifications génétiques ont été réalisées dans la nourriture, modifications qui n'ont pas été acceptées en Europe. En utilisant mon approche d'analyste financière, j'ai cherché quelles décisions avaient été prises pour maximiser les rentabilités et ai découvert à quelles dérives cela a mené.

    Qu'avez-vous découvert ?

    Le rajout d'ingrédients et additifs chimiques, le dopage des animaux pour qu'ils prennent rapidement du poids, l'utilisation massive de pesticides... Tout cela détruit notre barrière digestive, garante de notre immunité. Aucun scientifique ne connaît vraiment les impacts de tels changements, mais nous sommes devenus plus vulnérables. Des estimations inquiétantes sont publiées : 41 % des Américains devraient avoir un cancer dans leur vie, la moitié des hommes et un tiers des femmes. Les maladies auto-immunes, liées à un état inflammatoire élevé du corps, augmentent. Nos systèmes immunitaires luttent énormément à cause de l'alimentation qui nous est proposée.

    Quelles sont les avancées ?

    Les mentalités évoluent. Après la publication du livre, puis la participation à des conférences comme celle organisée par Ted (organisation non lucrative dont la finalité est la diffusion d'idées et d'approches nouvelles), des sociétés m'ont contactée, et j'ai créé Allergykids, une société de conseil. Nous nous sommes déconnectés de nos racines, surtout aux Etats-Unis. Nous ne savons plus d'où vient la nourriture. L'industrie agroalimentaire a pris une mauvaise direction. Il faut réagir rapidement."

    Interview de Robyn O'Brien, auteur du livre "The Unhealthy Truth" sur l'industrie agroalimentaire, par Laure Belot pour Le Monde.fr Lire aussi l'article Sans Gluten : http://www.lemonde.fr/vous/article/2013/02/23/bien-manger-sans-ble_1837826_3238.html

  • Poissons d'élevage, un véritable poison...

    J'ai acheté, pour le repas de nouvel an, un coeur de saumon fumé norvégien chez Rob, pour les Zakouskis. Ce fût une catastrophe : un morceau suintant de graisses de mauvaise qualité et au goût exécrable. Immangeable!

    Les articles évoquant la piètre qualité des poissons d'élevage sont légions sur le net. Prenez 10 minutes de votre temps et regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=oHXH3VEKhig

    Vous ne mangerez plus ni saumon, ni cabillaud d'élevage ! Il faut dire qu'avec ses 600.000 tonnes de poissons d'élevage exportées par an, la Norvège, par exemple, se doit de privilégier le chiffre d'affaires, plutôt que la qualité.   On apprend qu'après avoir testé tous les antibiotiques disponibles depuis 10 ans pour éradiquer les maladies dont ces poissons sont victimes, ils déversent maintenant des pesticides dans les bassins (qui se répandent ensuite en mer et tuent tous les poissons sauvages), pour lutter contre les poux du poissons.

    Le lobby du poisson d'élevage est tellement puissant qu'il a infiltré et dirige tous les organisme de contrôle sensés le surveiller. Il a également infiltré les milieux politiques afin de faire accepter ses méthodes chimiques par l'Europe (où, pourtant, ce pesticide jugé dangereux pour l'homme, n'est autorisé que pour certaines cultures et à dose très réduites et éloignées des milieux aquatiques). Pas étonnant de comprendre pourquoi ces éleveurs de poissons n'en mangent JAMAIS.

    Pour rappel, le saumon était un met de luxe il y a quelques décennies. Aujourd'hui, c'est un produit de masse, produit à bas coût, et qui ne contient plus du tout les bons omégas 3, ni les bonnes graisses (sans parler du vrai goût du saumon qui a tout à fait disparu). Aujourd'hui, manger du poisson d'élevage, c'est s'empoisonner aux PCB, au Diflubenzuron,  aux antibiotiques et autres substances toxiques et cancérigènes, sans parler des graisses saturées (issues de l'alimentation industrielle de mauvaise qualité dont ils sont nourris). Tout cela génère un risque de cancer qui dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé.

    Quant aux poissons sauvages, ils sont tout aussi pollués par les PCB déversés dans l'océan ou par les produits toxiques échappés des filets des cages d'élevages. L'avenir sans poissons ? C'est bien triste... A se demander, une fois de plus, que font les responsables européens de la sécurité alimentaire, à part l'autruche, soudoyée par les lobbies agro-alimentaires ?

    Photo issue du site des Green Warriors, une association norvégienne dénonçant notamment les pratiques utilisées pour le poisson d'élevage.

     

  • Météo maussade et vitamine D...

    Le 23 octobre, sur base des tendances à long terme de Météolaflèche.com, j'annonçais un hiver gris, doux et pluvieux. On peut dire que les prévisions pour Novembre et Décembre se sont avérées exactes ! Plus de pluie et plus de douceur et moins de soleil : tu meurs. 

    Aujourd'hui, on peut également confirmer que Janvier, Février et Mars poursuivront dans la même voie. J'ai donc eu raison, pour la première fois depuis des années, de ne pas protéger mes plantes du gel. A condition que Janvier et Février confirment...

    Cependant, avec 5 mois gris, prenons garde au déficit en vitamines D. Un petit complément acheté en pharmacie ne fera de tort à personne, que du contraire !

    Pour rappel, la vitamine D influence plus de 200 gènes, ce qui explique son importance non soupçonnée jusque récemment dans de nombreuses maladies dont l'arthrite, les troubles de la peau apparentés au psoriasis, le diabète, certains cancers et même la démence. On se charge en vitamine D en s'exposant une heure par jour au soleil. Sinon, on la trouve dans les huiles de foie de poissons. Ou en gélule à base d'huiles de foie de poissons en pharmacie, ce qui est plus pratique...

    Et dès qu'un petit rayon de soleil fera son apparition, essayons d'en profiter !

  • Optimiste, malgré tout...

     

    Carte intéressante publiée dans Le Monde de ce week-end.

    J'en tire quelques conclusions. La première, c'est que la malbouffe envahit la planète toute entière : l'alimentation mondialisée et industrialisée de mauvaise qualité remplace inexorablement les habitudes alimentaires historiques et saines des régions les plus reculées de la planète, et y apporte également les maladies qui y sont liées (diabète, maladies cardio-vasculaires, obésité, etc...).

    La seconde, c'est qu'il doit y avoir quelque chose dans l'alimentation des chinois, japonais, thailandais et autres indonésiens qui provoque ces décès par AVC. Mais quoi ?

    La troisième, c'est que, dans le futur, trouver des aliments sains et qualitatifs sera de plus en plus difficile et onéreux. Il y aura une bonne alimentation pour celles et ceux qui en auront les moyens, et une mauvaise alimentation de médiocre qualité pour tous les autres. Comme c'est déjà le cas pour l'enseignement et les soins médicaux, qui fonctionnent déjà à 2 vitesses.

    Heureusement, pour conclure, la prise de conscience généralisée de la population ayant accès à l'information, et qui depuis lors, fait attention à ce qu'elle consomme (Bio, local, de saison, de terroir, en abandonnant les plats préparés industriels, les softs et toute la malbouffe des industries agro-alimentaires) sauvera certainement des millions de personnes de ces maladies de société.

  • La mention "contient des OGM", ce n'est pas pour demain...

    Liste des entreprises s'opposant, en Californie, à ce que la mention "contient des OGM" soit obligatoire sur tous les aliments commercialisés et montant versé pour faire campagne contre cette proposition de loi :

     

    NAME OF CONTRIBUTOR

    CITY

    STATE/ZIP

    Total Contribution

    MONSANTO COMPANY

    SAINT LOUIS

    MO / 63167

    $7,100,500

    E.I. DUPONT DE NEMOURS & CO.

    WASHINGTON

    DC / 20004

    $4,900,000

    BASF PLANT SCIENCE

    RESEARCH TRIANGLE PA

    NC / 27709

    $2,000,000

    BAYER CROPSCIENCE

    RESEARCH TRIANGLE PA

    NC / 27709

    $2,000,000

    DOW AGROSCIENCES LLC

    INDIANAPOLIS

    IN / 46268

    $2,000,000

    PEPSICO, INC.

    PURCHASE

    NY / 10577

    $1,716,300

    NESTLE USA, INC.

    GLENDALE

    CA / 91203

    $1,169,400

    COCA-COLA NORTH AMERICA

    ATLANTA

    GA / 30313

    $1,164,400

    CONAGRA FOODS

    OMAHA

    NE / 68102

    $1,076,700

    SYNGENTA CORPORATION

    WASHINGTON

    DC / 20006

    $1,000,000

    GENERAL MILLS, INC.

    GOLDEN VALLEY

    MN / 55426

    $908,200

    DEL MONTE FOODS COMPANY

    SAN FRANCISCO

    CA / 94111

    $674,100

    KELLOGG COMPANY

    BATTLE CREEK

    MI / 49016

    $632,500

    HERSHEY COMPANY

    HERSHEY

    PA / 17033

    $395,100

    THE J.M. SMUCKER COMPANY

    ORRVILLE

    OH / 44667

    $388,000

    COUNCIL FOR BIOTECHNOLOGY INFORMATION

    WASHINGTON

    DC / 20024

    $375,000

    GROCERY MANUFACTURERS ASSOCIATION

    WASHINGTON

    DC / 20005

    $375,000

    HORMEL FOODS CORPORATION

    AUSTIN

    MN / 55912

    $374,300

    BUMBLE BEE FOODS, LLC

    SAN DIEGO

    CA / 92123

    $368,500

    OCEAN SPRAY CRANBERRIES, INC.

    LAKEVILLE-MIDDLEBORO

    MA / 02349

    $362,100

    SARA LEE CORPORATION

    DOWNERS GROVE

    IL / 60515

    $343,600

    BIMBO BAKERIES USA

    HORSHAM

    PA / 19044

    $338,300

    PINNACLE FOODS GROUP LLC

    PARSIPPANY

    NJ / 07054

    $266,100

    DEAN FOODS COMPANY

    DALLAS

    TX / 75204

    $253,950

    BIOTECHNOLOGY INDUSTRY ORGANIZATION

    WASHINGTON

    DC / 20024

    $250,000

    CAMPBELL SOUP COMPANY

    CAMDEN

    NJ / 08103

    $250,000

    MCCORMICK & COMPANY, INC.

    SPARKS

    MD / 21152

    $248,200

    RICH PRODUCTS CORPORATION

    BUFFALO

    NY / 14213

    $225,537

    CARGILL, INC.

    WAYZATA

    MN / 55391

    $202,229

    DOLE PACKAGED FOODS COMPANY

    WESTLAKE VILLAGE

    CA / 91362

    $171,262

    KNOUSE FOODS COOPERATIVE, INC.

    PEACH GLEN

    PA / 17375

    $131,409

    WM. WRIGLEY JR. COMPANY

    CHICAGO

    IL / 60610

    $116,866

    MARS, INCORPORATED

    RANCHO DOMINGUEZ

    CA / 90220

    $106,017

    SUNNY DELIGHT BEVERAGES COMPANY

    CINCINNATI

    OH / 45242

    $93,796

    LAND O'LAKES, INC.

    ARDEN HILLS

    MN / 55126

    $80,835

    HERO NORTH AMERICA

    AMSTERDAM

    NY / 12010

    $79,074

    SOLAE, LLC

    SAINT LOUIS

    MO / 63110

    $59,215

    MCCAIN FOODS USA, INC.

    LISLE

    IL / 60532

    $50,593

    GODIVA CHOCOLATIER, INC.

    NEW YORK

    NY / 10017

    $41,788

    KRAFT FOODS GLOBAL, INC.

    NORTHFIELD

    IL / 60093

    $34,405

     

     For more information about the California Right to Know campaign, seewww.CaRightToKnow.org.

     

     A elles seules, six entreprises liées à la production de plantes génétiquement modifiées ont versé 19 millions de dollars : Monsanto (7,1 millions de dollars (M)), Dupont (4,9 M), Bayer CropScience (2 M), Dow AgroScience (2 M), BASF plant Science (2 M) et Syngenta (1 M). D’autres entreprises, liées à l’agro-alimentaire, ont aussi versé des sommes importantes, comme Nestlé, Coca Cola, Kellogg’s, Pepsico, etc. Enfin, on trouve des organisations de lobby en tant que telle comme Council for Biotechnology Information, Grocery Manufacturers Association, Biotechnology Industry Organisation...

     

    On ne peut s’empêcher de mettre ces sommes en rapport avec l’argument que ces mêmes entreprises ne pourraient supporter les coûts des recherches plus poussées sur l’innocuité de leurs produits (rappel : l’étude récente de l’équipe du chercheur Séralini a coûté 3,2 millions d’euros). Source : www.infogm.org

  • Cessons de tuer la terre pour nourrir l'homme...

    "Il est frappant de constater que ce sont les industries d’armement, surtout allemandes, qui fabriquent les nitrates qui font les bombes des deux guerres mondiales, qui les utilisent pour amender les sols et augmenter les rendements. De l’engrais et de l’explosif, c’est à peu près la même chose. De même, le fameux gaz moutarde employé à Ypres pour la première fois a été testé d’abord sur des insectes. Il tuait parfaitement les êtres humains. Mais, après la guerre, qu’en faire ? Mais un insecticide, pardi ! C’est comme cela que l’on produit le DDT, puis les organochlorés. A l’époque, on n’imagine pas que cela reste durablement dans l’environnement. Mais un jour, quelqu’un s’avisa que les populations d’oiseaux se réduisaient considérablement. C’étaient les premières victimes de ces produits. Le principe est simple : en remontant la chaîne alimentaire, ces produits voient leur concentration multipliée par des millions de fois. Or, nous sommes nous, humains, au bout de la chaîne. Nous mangeons de tout, mais personne ne nous mange. On a transféré la guerre dans le champ et on lutte contre les petites bêtes et les plantes, sans se poser de questions sur les effets sur les humains et la santé. On les a découverts trente ans plus tard.

    Aujourd’hui, on applique en effet des tests préalables à la mise sur le marché qui n’existaient pas autrefois. On ne faisait de tests que pour les médicaments. Avant 1981, on ne faisait aucun de ces tests pour des substances non médicamenteuses comme les insecticides. On a déversé entre-temps des millions de tonnes de produits dont les conséquences sont inconnues. Encore aujourd’hui, les tests employés ne permettent pas de déceler les effets subtils à long terme. Il a fallu que l’on constate des anomalies dans la nature qui ont mis en alerte sur les effets « fâcheux » de ces produits. Le plus important, c’est la perte des spermatozoïdes chez les mâles. C’est très spectaculaire chez des animaux, comme les alligators, les goélands ou les bélugas. Ce sont des effets constatés à l’occasion de populations majeures des eaux par des pesticides, qui permettent de voir en un temps bref les effets de l’exposition à long terme.

    Qu’est-ce que cela prouve chez l’homme ? Des études montrent qu’en deux générations, le sperme humain a diminué de moitié. Parce que l’être humain est au bout de la chaîne alimentaire et que nous stockons ces produits dans nos graisses. Ce sont des phénomènes avérés, ils ne sont plus discutables.

    Mais ils sont concomitants, il n’est pas sûr qu’ils soient la cause de cette infertilité… Même si on a un énorme soupçon…

    C’est davantage qu’un soupçon. On le voit lors d’accidents où des quantités importantes sont déversées d’un coup. Mais il y a aussi des effets cancérogènes, l’effet sur le cancer du sang. Avec des pesticides plus récents, on a constaté des effets neurologiques. On constate par exemple davantage de maladies de Parkinson chez des paysans. C’est aujourd’hui considéré comme une maladie professionnelle. Car ces pesticides plus récents agissent sur le système nerveux des insectes pour les empêcher de se repérer. Hélas, notre système nerveux n’est pas tellement différent. Et il est aussi ciblé par ces molécules, et cela explique pourquoi le Parkinson se développe chez ces agriculteurs. Des études montrent également qu’avec une exposition plus forte, des enfants peuvent avoir des anomalies dans leur système cognitif. Conclusion : il faudrait arrêter les pesticides dès qu’on pourra le faire. Et on peut le faire : je démontre qu’il y a des stratégies qui sont efficaces dans ce domaine. Il s’agit par exemple d’employer des algues pour stimuler la défense naturelle des plantes. Bref s’arranger pour que la plante se défende plutôt que de tuer l’agresseur. Parce que si on tue l’agresseur, on se tue soi-même et la planète derrière. On ne peut pas viser un insecte sans avoir de répercussion sur les autres. Mieux vaut donner à la plante les capacités à se défendre. On peut par exemple stimuler les capacités des plantes à être en symbiose avec des champignons, car leurs filaments dans le sol vont doper la plante en nutriments. Bien nourri, on est plus fort pour résister aux agressions. Et on a des résultats : 60 % de productivité en plus en dix ans. Autre exemple : beaucoup de plantes émettent par leurs racines des substances toxiques pour les mauvaises herbes. Elles se défendent toutes seules. Mais les variétés de riz qui font cela sont des riz à faible rendement. Il suffit de croiser une de ces variétés avec une variété de riz à haut rendement et le tour est joué…

    Mais c’est un OGM ?

    Non, c’est un croisement de la nature, selon la méthode immémoriale du croisement dans la nature. La nature ne prend pas un gène pour le mettre ailleurs, elle change un ensemble de gènes comme on le fait depuis des siècles en agronomie.

    Mais en introduisant la myxomatose en Australie, on pensait aussi simplement limiter la population de lapins. De même, qu’est-ce qui garantit qu’on n’aura pas un effet secondaire majeur qu’on n’avait pas pu deviner parce que les essais se font aujourd’hui sur de faibles surfaces et dans un temps réduit ?

    Les pistes que je décris sont des stratégies qu’on connaît, parce que ce sont celles de la nature. On ne fait pas appel à des substances qui n’existent pas dans la nature et qui apportent alors des risques spécifiques liés à leur nouveauté. Je pense que ces pratiques seront a priori plus sûres, même si on ne peut jamais exclure de mauvaises surprises et il faut que les observateurs soient extrêmement attentifs à une conséquence inattendue.

    Le livre

    Dans son dernier livre, Jean-Marie Pelt décrit comment les pesticides finissent par tuer tout le vivant petit à petit. Mais il donne aussi des solutions de remplacement, comme la juxtaposition de plantes : « Les Indiens Peaux-Rouges mariaient déjà maïs, courges et fèves. Les trois plantes se protègent les unes et les autres des insectes agressifs et des mauvaises herbes, et s’entraident quasi physiquement en dosant le soleil nécessaire. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres. Ce qu’ont observé les anciens Indiens, des jardiniers amateurs l’ont constaté aussi et pour des dizaines de plantes différentes. Celles-ci échangent azote et phosphates, servent de repoussoir à un insecte dangereux de l’autre plante, bref s’entraident. Que la science observe et multiplie ses exemples et une grande partie des pesticides deviendra totalement inutile ». Assez pour nourrir durablement 9 milliards d’humains à l’horizon 2050 ? Le spécialiste n’élude pas : « Dans le jardin de chacun, une stratégie sans pesticides est déjà possible. Pour l’agriculture intensive, industrielle, de grande surface, je préconise plutôt des stratégies d’emplois de produits non toxiques qu’on appelle des “naturels peu préoccupants“. Il s’agit par exemple d’employer des algues pour stimuler la défense naturelle des plantes. Jean-Marie Pelt, Cessons de tuer la terre pour nourrir l’homme. Pour en finir avec les pesticides. Fayard, 201 p., environ 20 euros. Article de Frédéric Saumois dans Le Soir du 27/09/2012.

  • C'est qui ce gars qui prouve la nocivité des OGM et du Round-Up ?

    "Gilles-Éric Séralini est un chercheur de nationalité française né en 1960. Il est professeur de biologie moléculaire depuis 1991 et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et co-directeur du Pôle Risques de l'université de Caen (pôle associé au CNRS). Il s'est fait notamment connaître pour ses études sur les OGM et les pesticides.

    Après des études à Nice, Gilles-Éric Séralini soutient sa thèse de doctorat en biochimie et biologie moléculaire à l'université de Montpellier-II en 1987. Il a été élevé au rang de chevalier de l’ordre national du Mérite en 2008, sur proposition du ministère de l’Écologie pour l’ensemble de sa carrière en biologie.

    Gilles-Éric Séralini est président du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN).

    Il est expert depuis 1998 pour le gouvernement français, l'Union européenne et plus récemment pour le Canada et l'Inde. En 2003, la Commission du génie biomoléculaire a refusé à plusieurs reprises de rendre public les comptes-rendus détaillés des réunions où il évaluait les OGM destinés à être commercialisés en Europe.

    Il est principalement connu pour ses travaux sur la toxicité de l'herbicide Round Up sur des cellules en culture. Il est particulièrement actif par ses prises de position très opposées à l'utilisation des plantes génétiquement modifiées en agriculture.

    Gilles-Éric Séralini est le premier à avoir réalisé des tests statistiques indépendants sur des produits de la firme Monsanto. Il suggère que le maïs Monsanto MON 863, produisant une protéine insecticide d'origine bactérienne, provoquerait des signes de toxicité hépatique et rénale chez les animaux qui en consomment : une augmentation de 20 à 40 % des graisses dans le sang des femelles, de 10 % du taux de sucre, de la masse pondérale du foie et du corps. Par ailleurs, les reins sont le plus touchés chez les mâles, ce qui provoque une perte de poids.

    Des tests comparables ont mis au jour des différences au niveau du foie et des reins avec le colza GT 737. En novembre 2007, les experts financés par Monsanto ont avoué qu'ils n'avaient pas jugé ces effets graves parce qu'ils n'étaient pas identiques entre les mâles et les femelles. Ces travaux controversés mettent en question la compétence des agences gouvernementales qui se sont prononcées en faveur des OGM." (Source Wikipedia).

    Cela fait des années que des articles sont publiés sur ce blog, prouvant la nocivité des OGM. Des années que je dénonce le rôle occulte des Commissions chargées d'examiner les rapports et de décider, ce qui n'est pas rien, si les OGM peuvent prendre place dans l'alimentation. Des années que je crie au scandale contre les trusts, les ententes-politico-industrielles, les pots-de-vins, l'arrogance de Monsanto et ses pratiques douteuses et impunies. Des années que je critique l'obligation d'inscrire toutes les semences consommables sur terre dans un catalogue officiel, afin que seules, les multinationales semencières nourrissent le monde, au détriment des variétés Bio, des variétés ancestrales, de la biodiversité mondiale, patrimoine de l'humanité.

    Des années aussi que je dis que le monde change et que cette Troïka politico-industrielle va s'écrouler et sera jugée. Tout comme le cartel bancaire et le cartel nucléaire. Et le monde change : on y arrive. Mais qu'est-ce qu'il aura fallu comme temps pour les faire tomber... Terriens, il est temps d'agir...