local

  • Zéro pour cent, c'est nul et dangereux...

    Vous êtes en surpoids et aimez bien ce qui est gras ou sucré. Vous adorez le beurre, les fromages et les boissons sucrées comme le coca.

    Ne vous inquiétez pas, l'industrie agro-alimentaire a pensé à vous et vous propose des produits 0% de matières grasses, ou 0% de sucre pour vous permettre de continuer à vous empiffrer, mais sans remords.

    Grave erreur. Il faut fuir tous ces produits 0% ou allégés comme la peste car ils sont nocifs pour votre santé. J'avais déjà écrit sur ce blog un article sur les margarines et leur composition d'huiles de mauvaises qualités, hydrogénées et bourrées d'acides gras trans cancérigènes : un scandale !

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    "Aujourd'hui, ils sont tout simplement interdits à la vente. Mais pour les remplacer, nous avons les produits à « 0 % de matière grasse ». 

    Tous les produits contenant de la graisse sont aujourd'hui proposés dans les supermarché en version « allégée », voire « zéro pour cent ». Le problème est que c'est la graisse qui donne une texture onctueuse. Si vous l'enlevez d'un produit, il vous reste une sorte de carton… Mais il existe une ruse : remplacer la matière grasse par des farines ou de l'amidon (maïzena par exemple) pour servir d'épaississant. 

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    Or l'amidon est un sucre qui se transforme aussi vite, et même plus vite, en glucose dans votre estomac que si vous mangez des sucres en morceaux. En effet, l'amidon, bien qu'il n'ait pas le goût sucré, n'est qu'une simple chaîne d'atomes de glucose. Il commence à être décomposé dès le contact avec la salive par une enzyme, l'amylase salivaire. 

    Les sucres en morceaux sont faits en saccharose, c'est-à-dire la combinaison de fructose et de glucose. Ils font donc monter le sucre sanguin (glycémie) moins vite que l'amidon. 

     

    Si vous cherchez à maigrir, il faut à tout prix éviter les aliments à haute charge glycémique, et donc tous les produits « allégés en matière grasse » mais enrichis en farine ou amidon qui sont des sucres à index glycémique élevé." (Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation).

    Vous n'avez qu'un corps : prenez-en soin ! Ne croyez jamais aux slogans publicitaires de l'industrie agro-alimentaire et ne consommez pas leurs produits. Nourrissez votre corps d'aliments naturels, de saison, bio si possible, et sans faire d'excès (sauf occasionnellement bien entendu) : c'est le seul moyen, aujourd'hui, de rester en bonne santé.

     

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    Vous pensez vraiment que les centenaires qui meurent aujourd'hui allaient, dans leur jeunesse, au supermarché acheter toutes les crasses qu'on y trouve aujourd'hui ? Réfléchissez un peu... Yoplait, Danone, Activia, Flora, Becel, Pro-Activ, Elle & Vire, Coca-Cola, Pepsi et Fanta n'existaient pas... Tout comme les supermarchés, d'ailleurs...

  • Tout çà !

    Suite au post publié sur la vingtaine de tonnes qu'on mange en une vie, j'ai commencé à faire mes comptes. Assez facile en ce qui me concerne puisque mon alimentation se résume à du poisson deux fois par jour, accompagné de légumes, d'ail et d'huile d'olive, sans oublier le vin rouge à chaque repas.

    Cela donne plus ou moins ceci :

    7 tonnes 465 kilos de poissons (sauvages pour la plupart) ingurgités jusqu'à ce jour. C'est beaucoup, et je suis un peu gêné... 

     

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    Pour vous donner une idée, voici un requin baleine de 7 tonnes :

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    Oui, j'ai déjà mangé tout çà, et autant de fruits et légumes, cuits ou crus.

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    400 litres d'huile d'olive première pression à froid.

     

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    258 kilos d'ail frais, violet de Provence.

     

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    Quant aux vins rouges, j'approche les 10.000 bouteilles, à raison de 2 verres par repas, plus quelques extras dont les dégustations du lundi...

     

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    Pas de pain, très peu de féculents, jamais de viande (sauf forcé durant mes 16 premières années, soit +- 150 kilos maximum), d'oeufs ou de lait, peu de fromages et jamais de sucre.

    Je peux rajouter le thé vert ou noir matinal, accompagné d'une cuillère de miel bio, mais c'est anecdotique. Sauf que cela commence à faire beaucoup de pots de miel...

    Impressionnant quand même, toute cette quantité de nourriture ! D'où l'importance de la qualité de ce que vous consommez pour rester en bonne santé. A méditer.

  • Slow Food et la restauration rapide dans les écoles...

    Lorsque Alice Waters vint explorer la France (comme toute jeune américaine) au début des années 70, elle a été fascinée par les marchés et la typicité des produits alimentaires qui s'offraient à elle, de région en région. Lorsqu'elle est rentrée en Caliornie, elle a décidé de mettre en valeur dans son restaurant les produits de sa vallée.

    Et depuis tout jeune, Jamie Oliver, originaire de l'Essex en Angleterre, né et élevé dans un pub, connait l'importance de l'apprentissage du goût auprès des jeunes, il en a fait un de ses combats.

    Il était naturel qu'un jour ces deux passionnés de "vraies nourritures" se rencontrent. Hughes Belin a assisté à cet évènement, lors du dernier Salone Del Gusto de Slow Food et vous le raconte : "Les visiteurs du Salone del Gusto à Turin fin octobre 2014 ne s’y sont pas trompés : l’événement le plus intéressant de cette petite semaine consacrée au slow food tous les deux ans, était sans conteste une conférence réunissant Carlo Petrini, Président-fondateur de Slow Food, Alice Waters, chef du Restaurant réputé Chez Panisse et Vice-Présidente de Slow Food International et Jamie Oliver, star anglaise de la cuisine saine.

     

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    Curieusement, c’était son premier passage au Salone. Ils étaient réunis pour la première fois devant une salle archi-comble pour nous aider à changer le monde et nous dire comment eux, ils ont fait leur part. Et bien vite, la restauration collective, dont celle des écoles, s’est imposée comme une cible de choix, car on prend plus de la moitié de nos repas à l’extérieur de nos foyers. Mais les écoles ont ceci de plus qu’elles « créent les citoyens du futur », comme le dit Carlo. Non seulement on garantit une bonne santé actuelle et future aux enfants, mais on les éduque à la nourriture bonne, propre et juste.

     

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    En d’autres termes, « c’est un investissement pour un changement de paradigme, ce n’est pas un coût », explique-t-il. « Il faut apprendre [la nourriture saine] aux enfants, tant qu’ils sont jeunes et ouverts »,  ajoute Alice. Mais « l’ennemi est très riche, très stratégique et très bien implanté, ce n’est pas une simple empoignade, mais un véritable combat », avertit Jamie.

    Alors, comment faire ? Jamie a tourné un documentaire « Jamie’s School Dinners » sur la nourriture dans les écoles du Royaume-Uni. Sorti au moment des élections de 2005, il a créé un choc et permis l’adoption d’une loi nationale garantissant pour la première fois des normes minimales pour la nourriture dans les écoles – il y en a depuis longtemps pour la nourriture pour chiens. « L’action auprès des gouvernements est essentielle, car l’effet de levier d’une loi est énorme », reconnaît Alice. Carlo cite l’exemple de l’interdiction de vendre des sucreries et des sodas dans les écoles italiennes décidée récemment. « Quand la politique se met au slow, les choses arrivent », s’amuse-t-il.

     

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    Mais on ne peut pas toujours compter sur l’Etat pour tout régler. Alice, elle, a agi en créant des jardins, depuis 20 ans. Dans les écoles, puis les prisons, les hôpitaux. Le jardin est non seulement un outil éducatif, mais il enseigne le partage, lorsqu’on donne les légumes. Il enseigne l’humilité face à la nature, les saisons, qui n’existent plus dans les supermarchés d’aujourd’hui. « C’est plus difficile de convaincre les enseignants que les enfants », constate-t-elle. Elle est toutefois convaincue que « la culture du fast food n’a pas détruit notre amour de la nature ». « Plus la population est ignorante, plus le système de la malbouffe triomphe », explique Carlo. Le travail est énorme mais il faut persister à informer et éduquer sur comment se transforment les produits.

    A travers la convivialité, les choses se passent plus simplement : « quand on cuisine et qu’on mange ensemble, il se passe de belles choses : faire à manger résout tous les problèmes », raconte Jamie. « Faire pousser des choses ensemble, c’est un moyen d’avancer ensemble », ajoute Alice.  Les gens changent quand l’effort pour changer vaut le coup. Dans les cantines scolaires britanniques, le repas de midi est souvent le repas le plus important de la journée rappelle Jamie. Le mot slow prend tout son sens lorsqu’on voit que la nourriture emballée qui sert aux déjeuners de nos chères têtes blondes est le plus souvent inappropriée. Si un enfant ne peut pas manger à la cantine, il devrait avoir un déjeuner « fait maison » - qui nécessite, certes, plus de temps à préparer.

    « L’éducation au goût des enfants commence dès la grossesse », concluent-ils, parce que l’accès à une nourriture saine « est un droit fondamental de l’enfant ». Bon, on fait quoi, nous ?"

    Oui, au fond, que savons nous de la cantine de vos enfants ? Comment faisons-nous pour leur apprendre d'où viennent les pommes de nos régions et qui les cultive, pourquoi il est important  de le savoir ?

    Alice Waters a expliqué pourquoi et comment une simple pêche pourrait convertir  le président Obama à Slow Food et changer profondément l'agro-business américain. (Texte publié par l'équipe du Convivium Slow Food Brussels).

    Il est important d'éduquer les enfants dès le plus jeune âge aux aliments naturels de saison, ceux qui ont du goût. Ils doivent cueillir des framboises, de vraies pommes et poires, cultiver des salades, des radis, du persil, des fraises et des potirons. Ils seront tellement émerveillés par le goût des aliments naturels qu'ils ne seront jamais, toute leur vie durant, des accros des fast food, de la malbouffe industrielle et de tous ces mauvais aliments bourrés d'additifs de toutes sortes vendus par les multinationales alimentaires.

     

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    Prenez le temps de cuisiner tous les jours des produits frais et locaux : ils garderont en mémoire ces recettes, le goût de ces plats familiaux, et les cuisineront plus tard à leurs enfants. C'est le meilleur bagage qu'on puisse leur offrir pour l'avenir : le goût des choses et la santé grâce des produits sains, saisonniers, variés et locaux.

     

  • Be Slow Food à Bruxelles ces samedi 29/03 et dimanche 30/03...

    Les 29 et 30 mars, le convivium bruxellois Slow Food organise ainsi son premier week-end « Be Slow Food » (cf. ci-dessous), pour aider les Bruxellois à s’approvisionner en produits locaux de qualité, chose moins aisée en ville qu’à la campagne…

    Alors que le Slow Food International se fait de plus en plus actif à Bruxelles en termes de lobbying auprès de l’Union européenne, il se doit de montrer l’exemple en Belgique, où le mouvement peine à s’implanter. Mais les choses semblent enfin bouger. Il y a quelques semaines, on a ainsi assisté au lancement de la première Sentinelle Slow Food en Belgique, une dénomination privée destinée à soutenir la production d’un produit alimentaire en voie de disparition. Celle-ci concerne pour l’instant deux producteurs de fromage de Herve au lait cru et se veut beaucoup plus restrictive que l’Appellation d’origine protégée du Herve, qui tend à favoriser la production semi-industrielle. 

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    Cette constatation, on ne la trouve pas que dans le monde du fromage… Le procès d’Olivier Cousin devant le tribunal correctionnel d’Angers, le 6 mars dernier, a été largement médiatisé en France. La Fédération des viticulteurs de l’Anjou et de Saumur lui réclamait 5 000 € de dommages et intérêts avec sursis. Ce viticulteur d’une cinquantaine d’années basé à Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, est accusé d’utiliser le mot « Anjou » sur ses étiquettes (il ose même écrire « AOC » pour « Anjou Olivier Cousin ».

    Or, producteur en biodynamie, « sans sulfite ni sucre ajouté », Cousin n’entre pas dans le cahier des charges de l’AOC, notamment parce qu’il utilise… un cheval de trait pour travailler ses 4 ha de vignes! Malin, le viticulteur s’est servi de cette affaire comme d’une tribune - et le bonhomme a un sacré bagou, comme on a pu s’en rendre compte l’autre matin alors qu’il était invité dans la matinale de France Inter. Il dénonce haut et fort le rôle des ses collègues (interprofessions et fédérations viticoles) dans « la standardisation des AOC » et surtout « la destruction des terres ». Le tribunal d’Angers rendra son délibéré le 4 juin prochain.

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    Cette histoire a passionné la France. Mais au-delà d’un petit côté Clochermerle tellement terroir qui amuse la presse parisienne, ce bras de fer est exemplaire… « Mon produit, complètement artisanal, ne peut pas entrer dans la catégorie des vins industriels. Et ne peut pas les concurrencer », affirme Olivier Cousin. Comme bien viticulteurs, il a choisi de sortir du jeu des AOC pour imaginer ses propres vins. Des vins « d’auteur », « de pays », « nature » que l’on s’arrache à l’export dans le circuit des vinothèques…

    Le Slow Food est exactement sur la même ligne avec ses Sentinelles, dont le cahier des charges est beaucoup plus strict que les appellations traditionnelles, et ce en vue de défendre une agriculture paysanne à échelle artisanale. Berceau du Slow Food, l’Italie est un bel exemple de ce qui peut être fait en la matière. On y compte en effet plus de 220 Sentinelles, regroupant plus de 1600 producteurs: fermiers, fromagers, pêcheurs, bergers, boulangers, pâtissiers… Surtout, leurs produits du terroir étiquetés « Presidii Slow Food » sont intégrés à un vrai circuit de distribution. Que ce soit à travers les chefs du réseau des « Osterie Slow Food », qui les mettent à l’honneur à leur carte, ou via la chaîne d'épiceries gourmet « Eataly », associée au mouvement.

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    Créées pour défendre les productions spécifiques à une région, les appellations existent depuis le XVIIIe siècle. Les producteurs de Porto défendent ainsi leur vin depuis 1756, lorsque le marquis de Pompal, Premier ministre portugais, créa un comité chargé de garantir un certain niveau de qualité. Le mot « Champagne » est, lui, protégé par la loi depuis la fin du XIXe siècle. Mais il faut attendre 1935 pour voir apparaître le système des AOC français, le premier au monde.

    Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les appellations, plus ou moins officielles, plus ou moins commerciales, se sont multipliées: Label rouge, bio, AB, IGP… Tandis que les AOC s’alignent désormais sur les AOP (Appellations d’origine protégée) européennes. Mais il suffit de parler avec les producteurs, que ce soit d’huitres, de fromages, de vins, de charcuteries… pour se rendre compte des faiblesses de ces appellations, qui reposent essentiellement sur l’autocontrôle.

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    Aussi peu restrictives soient-elles, ces appellations sont par ailleurs menacées par la logique de production néolibérale. Elles sont en tout cas au cœur du Traité de libre-échange que l’Union européenne négocie en secret avec les États-Unis. Les industriels américains ignorent en effet la notion de terroir, préférant la marque à l’appellation. Ils plaident donc pour pouvoir utiliser sur leurs étiquettes les mots “Brie”, “Gouda”, “Champagne”, "Roquefort"…

    Les négociations viennent de reprendre à Bruxelles, ce 10 mars, et cette question capitale risque d’enrayer sérieusement les pourparlers. Cet accord de libre-échange transatlantique était d’ailleurs au cœur d’une rencontre organisée à Bruxelles jeudi 13 mars par l’association "Les amis de la Terre", à laquelle participait le Slow Food, pour alerter sur les conséquences de la signature d’un tel traité. Les interventions vidéo de Richard McCarthy, directeur exécutif de Slow Food USA, et d'Ursula Hudson, présidente du Slow Food Allemagne, sont à revoir en ligne sur le site Slowfood.com.

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    Cette année, « Goûter Bruxelles » a pour thème « la qualité dans nos assiettes ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le premier week-end « Be Slow Food », consacré « à la promotion d’une alimentation de qualité, de proximité, avec une approche éthique du marché ». Ce rendez-vous des producteurs et des consommateurs se tiendra dans la Halle des Tanneurs. Au menu, une vingtaine de stands de producteurs et artisans recommandés par les différents conviviums du pays (Namur, Liège, Anvers, Ostende…) ou issus d’autres filières (Saveurs paysanes, BioWallonie, Nature et Progrès…). Mais le salon accueillera également des associations actives dans le domaines de l’alimentation durable et des entreprises « eco-friendly ».

    Par ailleurs, de nombreuses activités sont prévues, comme la projection de documentaires consacrés à la problématique (« LoveMeatTender », « Slow Food », « Les moissons du futur »…) et des micro-conférences sur le thème « Ralentir dans un monde de plus en plus virtuels », le samedi. Ou, le dimanche de 13h30 à 15h30, deux tables rondes, l’une pour les professionnels (« Vers un autre approvisionnement »), l’autre pour les particuliers (« L’accès à des produits de qualité »). Sans oublier, pour les gourmands, un apéro Slow Food suivi d’un cooking show, le samedi dès 19h, et un « slow brunch », le dimanche à midi.

    Be Slow Food, les samedi 29 et dimanche 30 mars à partir de 10h à l’Atelier des Tanneurs. 60 rue des Tanneurs 1000 Bruxelles.

    Rens. et programme complet: www.slowfoodbrussels.be.

    Les Ateliers des Tanneurs proposent un marché bio du mercredi au vendredi de 11h30 à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 16h.

    Article paru sur : La cuisine à quatre mains. Carnet de route de deux gourmets gourmands sur Lalibre blogs.

     

  • Le défi : Un mois sans supermarché...

    J'ai bien aimé ce défi lancé par Vincent sur Conso-Globe. C'est quelque chose que nous devrions tous essayer au moins une fois. Adieu Colruyt, Aldi, Carrefour et autres Delhaize et bonjour les marchés, les magasins Bio et les commerces spécialisés.

    Adieu la malbouffe industrielle fade et bonjour les produits locaux, de terroirs, de saison, sains et qui ont du goût. 

    OK, je suis d'acccord avec vous : cela va coûter plus cher. Ce qui est normal, puisque ce sont des aliments de qualité, qui ont pris le temps de pousser ou de grandir. Beaucoup plus de temps que dans la culture ou l'élevage intensifs. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il ont un vrai goût et plus de matières sèches aussi.

    Quand vous êtes malade, vous allez voir le moins bon médecin qui est moins cher, ou le meilleur qui est plus cher ? Pourquoi faudrait-il agir différemment vis-à-vis de notre alimentation ? Nous sommes ce que nous mangeons, ne l'oublions pas...

    Le tout est de consommer mieux, mais moins, pour un même coût. Adieu les portions XXL de la malbouffe et tentons de déguster chaque repas, bouchée après bouchée, sans se presser. Prenons du plaisir et prenons le temps. Vous verrez vite que vous pouvez réduire votre portion habituelle de 30 à 50% selon les cas et vos habitudes. Et au bout d'un quart d'heure, vous n'avez plus faim.

    Je préfère boire un seul verre de bon vin que je déguste lentement, plutôt qu'une demi-bouteille de vin médiocre que j'avale comme de l'eau, sans plaisir gustatif, sans parler du mal de tête. Mon vin pourra coûter trois fois plus cher que l'autre, mais quelle différence et quel plaisir ! C'est exactement la même chose pour tout le reste.

    Essayez, vous verrez : les supermarchés ne seront pas prêts de vous revoir ! C'est un autre mode de vie, une autre façon de consommer et d'acheter. Et quelle différence pour votre santé...

  • 2013 : année des fruits rouges...

    Bon, d'accord, avec la météo qu'on vient de se taper ces derniers mois, tout est en retard. Mais par contre, je n'ai jamais vu autant de groseilles rouges (encore vertes) sur mon groseillier, ni autant de framboises (encore vertes) sur mon framboisier ! Des centaines...

    Quant à mes fraisiers Charlotte, c'est aussi l'abondance : 2 à 3 fois plus de fruits que l'année passée. Et, comme ce fraisier -dit retombant- produit des fraises jusqu'en novembre, la saison risque d'être fort belle !

    Par contre, mes pieds de tomates sont fort en retard : les premières fleurs n'apparaissent que maintenant ! Mais, là aussi, peu importe de patienter 3 semaines de plus en 2013, avant de pouvoir les déguster ! Tant que la qualité gustative est au rendez-vous.

    Et, contrairement aux prévisions météo pour les 15 prochains jours, espérons seulement qu'il arrête de pleuvoir car cela dilue le goût et amène le mildiou. Qui vivra verra.

    En attendant, précipitez-vous sur les dernières asperges Bio et locales : la récolte s'achève maintenant.

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  • Mieux se nourrir sans vider son portefeuille...

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    Ces dernières semaines, derniers mois, les polémiques et scandales alimentaires se sont succédés. Aujourd'hui, on vous dresse un panorama de solutions pour mieux se nourrir, sans pour autant vider son portefeuille.

     

    On entend souvent dire que bien se nourrir coûte cher. Cuisiner soi-même fait partie de la solution. Il n'en reste pas moins qu'on est parfois fan du goût de certains aliments industriels... Prenons l'exemple de ce fameux choco aux noisettes, dont tout le monde sait qu'il contient de l'huile de palme. Pour ceux qui en sont accros, difficile de s'en passer.

     

    C'est sur base de ce constat que Lucie, graphiste, et Mélanie, journaliste, ont lancé le site http://www.lasupersuperette.com/, sur lequel elles proposent des recettes qui permettent de reproduire chez soi, avec des ingrédients triés sur le volet,  les douceurs préparées par les géants de l’agro-alimentaire… Le tout avec humour, et sans additifs alimentaires : on découvre par exemple comment cuisiner des dandinantes, inspirées par les célèbres crèmes pour lesquelles tout le monde se lève, la recette d'un ketchup maison, d'un choco-noisette sans huile de palme, de lasagnes à surgeler soi-même... Bref, c'est une mine de recettes gourmandes et amusantes...

     

    Toujours dans l'idée de reprendre votre alimentation en main, je vous propose de consulter un autre super site, celui de http://www.saveurspaysannes.be/. Saveurs Paysannes joue un rôle de facilitateur. Cette association promeut les circuits courts : vente directe, magasins à la ferme, vente en foires ou marchés, porte à porte, halles de distribution, paniers de produits frais, distributeurs de lait crû, vente par Internet,… Sur son site vous pourrez trouver tous les moyens de vous approvisionner via les circuits courts, auprès d' une grande série de producteurs dans des domaines divers.

     

    Une autre façon de faire que l'on découvre notamment sur ce site, c'est l'auto-cueillette, çad le fait  d'aller soi-même cueillir les fruits et les légumes : certaines fermes proposent  de mettre la main à la pâte en saison. C'est une autre façon de réduire le nombre d'intermédiaires, de resserrer les liens entre consommateur et producteurs, et donc de mieux contrôler la façon dont ce qu'on mange a été cultivé... Bonne chasse aux informations, et bonne cueillette de votre garde-manger durable ! Source : Madame Nature sur Classic 21.


  • Bio et local, c'est l'idéal...

    Du 17 au 23 septembre, les consommateurs sont invités à rencontrer les agriculteurs bio près de chez eux lors de la campagne « Bio et local, c’est l’idéal ». Un slogan qui affiche bien l’objectif de l’événement : sensibiliser le public aux avantages de la consommation de produits biologiques en circuits courts.

    C’est dans la région Rhône-Alpes, première région française en nombre d’exploitations bio, que la campagne « Bio et local, c’est l’idéal  » est née en 2007. Cette année, du 17 au 23 septembre, elle est reprise nationalement par le réseau FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique). Au programme, dans plusieurs régions : fermes ouvertes, ciné-débats, marchés bio, conférences, foires bio locales...

    Local et bio, ce n’est pas la même chose !

    Affiche de la campagne "Bio et local, c'est l'idéal"Pour la FNAB, il s’agit de rappeler aux consommateurs, qui se préoccupent davantage de l’origine géographique de leurs produits, que le local n’est pas en soi un signe de qualité. Et pour être sûr que son producteur local se conforme bien aux exigences de l’agriculture biologique, il n’y a qu’une seule garantie objective : le signe officiel Agriculture Biologique (AB).

    En savoir plus sur la certification AB

    Des choix qui se complètent

    Pourquoi consommer bio ET local ? Ce double choix n’est pas anodin en termes de protection de l’environnement et d’économie locale. 
    En prohibant l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques, le cahier des charges de l’agriculture biologique garantit la protection des sols, de l’eau et de la biodiversité. L’achat local diminue quant à lui le temps de transport polluant. 
    Les bénéfices pour l’économie locale sont aussi mis en avant par la FNAB. Une exploitation bio nécessite plus de main d’œuvre qu’une exploitation conventionnelle. De plus, forte de près de 24 000 fermes en France, l’agriculture biologiquedispose aujourd’hui d’une large palette de circuits de distribution (vente directe à la ferme, marchés, magasins de producteurs,AMAP, système de paniers, magasins spécialisés bio) qui participent au développement économique local et qui permettent un meilleur accès à une production bio locale. 

    Consommateurs et producteurs bio en contact direct

    Cette campagne rappelle aussi que le contact avec les consommateurs fait partie du quotidien des producteurs bio. En France, plus de 50 % des fermes bio pratiquent la vente en circuit court. Échanges de recettes, redécouverte de légumes méconnus, meilleure compréhension du travail des producteurs... Une façon aussi pour les consommateurs de se réapproprier leur alimentation.

    Retrouvez les événements de la campagne « bio et local, c’est l’idéal » sur le site dédié à l’édition 2012

    Info + Les consommateurs sont parfois mal informés ou sceptiques : Le petit guide pour vos amis bio sceptiques, édité par Corabio fait le point sur les idées reçues sur la bio. 
    Retrouvez-le sur le site de Corabio

     
  • Pas le temps...

    Quand l’on parle de faire ses courses autrement, c'est-à-dire en prenant le temps de chercher les produits sains là ou ils se trouvent, l’on s’entend toujours répondre : "Oui mais… je n’ai pas le temps".

    Le temps… oui c’est bien de temps dont il s’agit; combien de temps souhaitez-vous que vos enfants vivent en bonne santé ? L'alimentation n’est absolument pas une dépense comme une autre bien au contraire c’est un investissement. C'est l’investissement le plus important que vous puissiez faire dans votre vie, manger sain c'est investir dans son capital santé

     

    Combien de Temps - Combien ça coûte ?

    Nous avons fait les comptes pour pouvoir vous donner des chiffres précis :

    Se rendre chez son maraîcher producteur travaillant au naturel pour y prendre un peu de tous les légumes de la saison nous prend 1 heure, nous y avons dépensé 21 Euros.

    Laver, brosser, débiter tous les légumes en conservant la peau bien évidement nous a pris 1:30 h. Pré cuire le tout à petit feu a pris 2 heures. Nous avons obtenu 16 kilos de macédoine de légumes de saison que nous congelons en barquette immédiatement. Les chiffres. Soit 2:30 h heures 16 kilos soit 1.31 € le kilo de légumes sains préparés avec la peau. 

    16 kilos à raison de 500 g jour, vous en avez pour 1 mois n'est ce pas ! Vous n'auriez donc pas 2:30 h par mois pour pouvoir vous alimenter sainement en légumes ? Et arrêtons de dire que manger Bio coûte trop cher et que cuisiner prend trop de temps...

    Cet article, et bien d'autres concernant l'alimentation saine des enfants et tous les dangers de la malbouffe actuelle, sont disponibles sur ce site : http://www.enfant-durable.com/index.asp

     

     

     

  • Intelligent Nutrition...

    "Pendant des centaines de milliers d’années, l’homme s’est nourri des ressources que lui offrait son environnement immédiat. Depuis une cinquantaine d’années, il consomme des aliments transformés à vocation plus séductrice que nourrissante. Du chasseur frugivore-carnivore svelte et élancé, il est devenu, tout au moins dans le riche Occident, sédentaire adipeux et avachi avalant une nourriture qui n’est plus en adéquation avec ses besoins. Résultat : des déséquilibres dans le rapport des acides gras essentiels (oméga-6 - oméga-3), dans celui du potassium/sodium et acido-basique. Autrement dit, il mange trop d’oméga 6, trop de sel et trop peu de fruits et légumes.

    Conséquences : le développement des maladies dites "de civilisation" telles le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les allergies, les cancers, Alzheimer et autres. La difficulté étant d’amener une population aux prises continuelles avec des messages publicitaires de consommation à prendre le contre pied pour mieux s’alimenter.

    Faire ses courses dans la peau d’un homme de Cro-magnon est un conseil d’Intelligent Nutrition®. Sachant que chips et cookies ne poussaient pas dans les buissons à l’époque de cet illustre ancêtre, on suggère de remplir son caddie aux 2/3 d’aliments non transformés. La consigne suivante est d’enrichir son alimentation en oméga-3 en utilisant de préférence de l’huile de colza et en choisissant des aliments issus des filières oméga-3 : le bœuf, le lait, les œufs reconnaissables à divers logos, tels "Omega-3 Equilibrium", "Blanc-bleu-cœur", les œufs Columbus."

    Autres articles concernant le SIIN (Scientific Institute for Intelligent Nutrition) à chercher sur le net.

    Article paru dans La Libre de ce 24/10/2009.

  • Manger bon, propre et juste...

    « Manger bon, propre et juste » est la devise de Slow Food qui défend le retour des saveurs et des plaisirs de la table, grâce à la revalorisation de productions alimentaires locales bonnes pour la santé et l’environnement. Concernant la santé, notre régime alimentaire actuel contient trop de sucre, de sel, de viande, de graisses animales transformées. Il favorise l’hypertension, l’obésité, le diabète, l’émergence ou la résilience du cancer. En outre, les résidus de pesticides dans certains produits contaminent notre sang. Il est donc recommandé d’adopter un régime plus centré sur les fruits et légumes, évitant les aliments présucrés ou salés, snacks et sodas, diminuant la viande, restaurant l’équilibre entre acides gras oméga 3 et 6. Le bio présente enfin l’avantage de diminuer les substances toxiques dans le sang. Concernant l’environnement, notre régime alimentaire exerce une lourde pression sur les ressources naturelles par l’intensification agricole qu’il sous-tend. Si l’on réserve une grande partie des terres arables à la production d’aliments pour bétail, si l’on y ajoute la demande en agrocarburants, ces terres sont et seront bientôt toutes surexploitées. Une consommation plus végétarienne contribue donc à réduire cette pression et laisse la possibilité d’une meilleure redistribution des ressources alimentaires dans le monde. Choisir du bio permet de rendre sa fertilité au sol et de préserver les eaux des pollutions. Préférer les produits locaux écourte le transport et ses rejets polluants… Le choix de la santé colle donc avec celui d’un progrès pour l’environnement. Si par surcroît un mouvement comme Slow Food permet d’y trouver plaisir et saveurs, qu’attendons-nous pour effectuer un changement massif de comportement ? Le bio, c’est cher ! objecte-t-on. C’est vrai, un produit bio est plus cher que son équivalent non bio. Une étude menée en 2006 par le Crioc révèle cependant que 5 personnes sur 6 consomment des plats préparés. Si l’on compare un régime basé sur la viande et les plats préparés à un régime centré sur des légumes et des produits à préparer, mais de qualité bio ou labellisée, il n’est pas sûr que le choix de la qualité soit plus cher. L’obstacle suivant, d’ordre socioculturel, est la diminution de la taille des ménages et le mode de vie solitaire et nomade. Le capital des savoirs culinaires se perd au sein des familles. Les potagers sont délaissés au profit des gazons. La dictature du temps fait le reste : entre les sollicitations familiales, le boulot et les 26 programmes de télé, comment retrouver le temps de cuisiner ? Il suffit de le décider : faire son marché,cuisiner et bien manger sont des plaisirs ! Et en plus, c'est bien meilleur pour la santé...