liquoreux

  • Dégustation du lundi 200

    Belle 200ème dégustation du lundi à l'aveugle du Clos, bien qu'un peu lourde. Le thème de la soirée y étant assurément pour quelque chose...

    Contrairement aux habitudes, on débuta par un petit rouge, pour terminer par les blancs. Une robe foncée tirant vers le grenat et un nez classique de vin naturel sur le fruit, avec quelques notes d'évolution. En bouche, une belle structure bien charpentée, de la fraîcheur sur des petits fruits, mais pas un vin de soif : c'est trop puissant. On pense être en rhône sur une Syrah et on est en Loire sur un Cabernet Franc. Tout va bien... Pithon-Baille Anjou Mozaïk 2010 en Val de Loire.

    Seconde mise en bouche pour nous remettre sur les rails de la dégustation du soir, avec un vin à la robe orangée et au nez peu expressif. En bouche, c'est assez grossier, sans acidité : Château d’Arricaud 1973 Graves Supérieures en Liquoreux. Mais le ton est donné pour la suite de la dégustation consacrée aux Sauternes.

    Le premier, à la robe jaune nous offre un vrai nez de Sauternes, mais avec de petites notes de colle (volatile). En bouche, c'est un peu lourd et mou, confituré et pâteux, sur des notes de pain d'épices, d'oranges confites et de massepain : Château Suduiraut 2001 1er Cru Classé en Sauternes.

    Le second présente la même robe, et un nez qui se révèle plus beau. En bouche, c'est moins sucré, plus gras, même huileux, mais plus fin et plus complexe, sur des notes de pêches blanches assez comiques. Mais il manque de nervosité et d'acidité, ce qui rend le vin moins attrayant : Rayne Vigneau 1996 1er Cru Classé en Sauternes.

    Le troisième, avec sa robe plus claire et son nez amusant sur des notes d'amande fraîche, de citron, d'abricot et de pétrole, nous présente une bouche plus fine, mais très sucrée également. Il y a un meilleur équilibre entre le sucre et l'amertume, mais aucune complexité. La bouche reste cependant fraîche malgré cette sucrosité extrème : Château Climens 2004 1er Cru Barsac en Sauternes.

    La quatrième bouteille est différente : robe ambrée  cognac et un nez qui rappelle les élevages de Cognac, mais qui manque de complexité. Par contre, en bouche, c'est la plénitude, avec une acidité qui porte le vin, beaucoup plus que les autres. On a un côté banane flambée et rhum, et un très léger côté madérisé. Ce vin semble déjà être sur la descente : Château de Fargues Lur Saluces 1988 Sauternes. Dommage pour ce respectable voisin d'Yquem.

    On acheva la soirée avec un septième flacon à la robe ambrée et au nez alsacien sur de la pomme confite. La bouche est fort sympathique, avec semble-t-il, peu d'alcool, sur du coing et de la mirabelle : c'est plutôt fin et sans lourdeur. Alsace Grand Cru Sonnenglanz 2002 Gewurztraminer en Sélection de Grains Nobles du Domaine Bott-Geyl à Beblemhein.

    Quatre magnifiques fromages Bleus au lait cru accompagnés de baguettes à l'ancienne nous permirent de survivre à cette expérience un peu lourde.  Avec une huitième bouteille de bulles, sans étiquette, et donc sans commentaire. La suite lundi prochain...

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