light

  • Ma secrétaire va mal...

    J'ai la chance d'avoir une super secrétaire (ce n'est pas tout à fait la mienne, c'est celle du bureau), toujours prête à me rendre service avec le sourire. C'est important. Mais je m'inquiète pour elle : elle se nourrit mal ! Adepte du LIGHT (déjà un très mauvais point), elle consomme sans réfléchir toutes sortes de produits industriels agro-alimentaires allégés, sans gras, sans goût, et bourrés d'additifs nocifs. Elle consomme également des pommes Pink Lady (sa préférée), importée de Nouvelle-Zélande et traitée 27 fois. Dernièrement, elle a même acheté des fraises (en plein hiver), qui ne doivent avoir aucun goût, aucune saveur, et doivent être bourrées d'additifs et de pesticides ! C'est triste ! Dans le cadre de l’Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable, le CRIOC demande aux distributeurs de contribuer à une meilleure information des consommateurs au rayon fruits et légumes. En particulier, il préconise le développement d'un étiquetage informatif et d'autres mesures encourageant les choix compatibles avec un développement durable. En effet, vu l'impact environnemental des fruits et légumes transportés sur de longues distances ou produits en serres chauffées, les fruits et légumes locaux, de saison et issus de l’agriculture biologique ou intégrée apparaissent comme des choix plus respectueux de l’environnement. Or, les informations fournies sur les étiquettes et sur les lieux de vente ne permettent pas aux consommateurs de repérer facilement les fruits et légumes répondant à ces critères. Les prix ne constituent pas davantage un signal clair, encourageant les choix durables. Vous devez tous prendre conscience qu'un kilo de carottes d'Afrique du Sud équivaut à 5,5 kg de CO, qu'un kilo de tomates produites sous serre consomme 6 fois plus d'énergie qu'un kilo de tomates produite sous serre non chauffée en saison, et qu'il faut dépenser 50 fois plus d'énergie pour produire une salade sous serre chauffée qu'en plein champ ! Bref, vive les produits locaux, de saison, et si possible bio... Mais de là à changer les habitudes alimentaires de ma secrétaire, j'ai un doute. Oufti, c'est qu'elle est têtue, la bièce...