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  • Bruxelles, ils s'en foutent...

    Exceptionnellement, je ne peux m'empêcher de publier LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE D'AMID FALJAOUI, directeur général de Trends-tendances, à propos de la S.A. Belgique :"Peut-on comparer un pays comme la Belgique avec une société commerciale, en l'occurrence une société anonyme ? Rudy Aernoudt, l'économiste flamand bien connu, n'a pas hésité à le faire pour nos confrères du journal L'Echo. Et l'exercice est plutôt amusant. Premier point de différence entre une SA et la Belgique SA, c'est que dans le cas d'une société anonyme classique, il arrive que les cadres dirigeants veuillent racheter l'entreprise parce qu'ils croient dans son potentiel. Et cela, quitte à s'endetter. Les financiers appellent cela un management buy out. Dans le cas de la Belgique, il n'y aura, hélas, pas de management buy out. Pourquoi ? Parce que les cadres dirigeants de la SA Belgique, entendez le gouvernement actuel, a déjà annoncé qu'ils ne resteront pas au-delà de Pâques. Dans le cas de la Belgique SA, c'est encore pire, puisque son PDG, ou si vous préférez le Premier ministre, a déjà déclaré qu'il décomptait les jours qui le séparent d'ici au 23 mars ! Non seulement, Guy Verhofstadt ne veut pas rempiler, mais il a d'autres objectifs et notamment devenir président de la SA Union européenne. L'autre point de comparaison, c'est que la SA Belgique a ce qu'on appelle un CFO, un chief financial officer ou, en bon français, un directeur financier. Le problème, c'est que ce CFO, Didier Reynders, a déjà fait comprendre qu'il ne serait pas contre le fait de devenir le futur PDG. Par ailleurs, le nom du PDG est déjà connu et Yves Leterme, puisque c'est de lui dont il s'agit, a déjà été choisi par l'assemblée générale des actionnaires du 13 juin dernier ! Et pour ajouter à la confusion, il faut bien reconnaître que le futur PDG a malheureusement un défaut aux yeux de certains investisseurs : il est en effet l'otage d'un syndicat d'actionnaires nommé N-VA. Or ce syndicat d'actionnaires dispose d'une minorité de blocage et n'a qu'un seul but : dissoudre la SA Belgique ! Pour corser le tout, imaginez que cette SA Belgique, qui est donc à deux doigts d'être dissoute, dispose d'une marque mondialement connue : Bruxelles. On sait même ce qu'elle vaut : 540 milliards de dollars, c'est l'évaluation réalisée par un cabinet international. Le problème, c'est que tout le monde dans la SA Belgique s'en fout de Bruxelles. Pourtant en cas de dissolution de la SA, ces 540 milliards de dollars vont disparaître en fumée. Et ça, avouez que c'est encore plus scandaleux que les 5 milliards de perte de la Société Générale...". Voilà une jolie façon de faire comprendre la situation pourrie dans laquelle se trouvent les pauvres citoyens francophones du Royaume, et ce qu'on va déguster dans les 4 ans à venir... Je vous le disais ici en-dessous : on est mal barré ! Aaaah, si seulement les médecins d'Yves Leterme pouvaient lui administrer un traitement à base de morphine pour soigner ses varices à l'oesophage, il planerait et serait plus cool. Cela arrangerait peut-être les choses... On peut toujours rêver, non ? Une fleur d'iris en bouche. On peut délirer, non?

  • Pollué pour raison politique...

    Le constat de ces vingt dernières années montre clairement une amélioration de la qualité de l’air ambiant à Bruxelles. Celle-ci est liée à différents facteurs tels que la suppression d’importantes sources d’émissions (incinérateurs hospitaliers, usines de cokeries…), l’appauvrissement des combustibles en composés organiques volatils (COV) ou en soufre, la suppression du plomb dans l’essence, l’introduction du pot catalytique sur les voitures, le renouvellement du parc automobile, l’utilisation croissante du gaz naturel pour le chauffage… Néanmoins, la situation actuelle doit encore être améliorée pour certains polluants. L'ozone troposphérique occupe une place importante parmi les polluants préoccupants : le seuil de protection de la santé est régulièrement dépassé. L’ozone est un polluant secondaire et sa production est influencée par les émissions de ses précurseurs : les NOX et les COV. Les particules en suspension comme les PM10 ou PM2.5 d'origines diverses (chauffage, véhicules à moteur) constituent une préoccupation nouvelle pour les décideurs en raison de leur importante nocivité. De nouvelles normes européennes ont d’ailleurs été mises en place pour ces substances. Le CO2, principal polluant responsable de l'effet de serre, est aussi le plus important en termes de quantité avec près de 5 millions de tonnes émises annuellement à Bruxelles. Sa présence croissante dans l’air ambiant est essentiellement due à l’augmentation régulière des consommations énergétiques liées au chauffage, au transport et aux activités industrielles. Les POPs (polluants organiques persistants tels que pesticides, hydrocarbures aromatiques polycycliques ou « HAP », …) ne présentent pas de concentrations inquiétantes. Néanmoins, vu leur toxicité et leur persistance dans l'environnement, le respect de la norme de qualité de l'air concernant les HAP sera surveillé avec beaucoup d'attention. Ce qui m'étonne dans tout cela, c'est que la pollution engendrée par les avions survolant allègrement Bruxelles n'est même pas invoquée par Bruxelles-environnement (pour une raison politique?), alors qu'ils sont, entre autres, responsables d'énormes émissions de NOX qui produisent de l'ozone... La qualité de l'air de notre belle ville verte ferait un grand bon en avant si le survol de Bruxelles était interdit ! Mais avec le futur premier ministre qu'on va devoir se taper (et qui est déjà ministre de la mobilité aujourd'hui), je parie que le sujet ne sera même pas abordé ! On est mal barré, je vous le dis. Terriens, il est temps d'agir !