lafran-veyrolles

  • Pibarnon 2001 en magnum...

    Ce Pibarnon 2001 dégusté hier soir me pousse à vous faire partager mon plaisir pour cette appellation, séparée en deux par l'autoroute reliant Marseille à Toulon. Les fondateurs de l'appellation, la comtesse de Portalis, de château Pradeaux, et Lucien Peyraud du domaine Tempier, ont su faire du mourvèdre, dans les années 1940, l'emblême et l'âme de Bandol. Seule région où ce cépage mûrit lentement grâce aux 3.000 heures d'ensoleillement et à l'air marin qui s'engouffre généreusement jusque sur les hauteurs de l'appellation, lui donnant sa maturité et sa belle acidité. Henry de Saint-Victor abandonna ses affaires à Paris en 1977 pour se lancer dans la construction de Pibarnon. Grâce à son esprit pionnier, et à sa volonté farouche, il est parvenu, en 25 ans, à hisser patiemment ce domaine dans le groupe très sélect des meilleurs vins de France. Le vignoble, en forme d'hémicycle, planté en restanques, ressemble à un magistral amphithéâtre grec, dominant la Méditerranée. Ce Pibarnon 2001 avait une finesse aromatique et une élégance certaine, d'un équilibre parfait, d'une grande fraîcheur en bouche avec des tannins ronds, et avec de jolies notes de pivoine et de fruits rouges ; c'était magique ! Mais d'autres Bandols valent la peine : Lafran Veyrolles, La Rouvière (Bunan), Le Domaine de la Suffrène (Cuvée des Lauves), Jean Pierre Gaussen, le domaine Gros'Noré et La Tour du Bon (Cuvée Saint-Férréol). Pour la petite histoire, le Moulin des Costes (Cuvée Charriage) du domaine Bunan dans le millésime 98 est considéré par le magazine anglais Decanter, comme l'un des 100 vins au monde à boire avant de mourir ! Petite appellation les Bandols ? Que nenni !