kyoto

  • L'Europe s'engage enfin...

    «L'Europe de l'écologie», selon Jacques Chirac, est née. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement ont franchi, ce vendredi à Bruxelles, un pas historique pour relever le défi climatique. Ils sont parvenus à s'entendre sur des objectifs contraignants et ambitieux pour tenter d'enrayer le réchauffement de la planète et ses conséquences humaines.«Nous pouvons dire au reste du monde, l'Europe prend le leadership. Vous devez nous rejoindre pour combattre le changement climatique», s'est félicité le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Les chefs d'Etat ont en effet entériné la proposition de Bruxelles engageant l'UE à réduire unilatéralement d'au moins 20 % (par rapport au niveau de 1990) ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020. La part pourrait aller jusqu'à 30 %, comme le recommandent les scientifiques pour limiter à deux degrés le réchauffement d'ici à la fin du siècle par rapport au début de l'ère industrielle, si les autres pays développés la suivent dans le cadre d'un nouvel accord international. «Cela permettra à l'Europe de jouer son rôle d'avant-garde», a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, qui préside l'UE. Selon les participants, ce sommet restera «historique». Même Greenpeace y voit «la décision la plus importante» prise depuis l'adoption du protocole de Kyoto. Encore fallait-il s'entendre sur les moyens. Si les 27 étaient d'accord pour accroître l'efficacité énergétique de l'UE de 20 % d'ici à 2020 et atteindre une proportion minimale contraignante de 10 % de biocarburants dans la consommation d'essence et de gazole, la question d'un objectif contraignant de 20 % pour les énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, géothermique, solaire ou issue de la biomasse) les divisait profondément. La France, la Finlande et la plupart des pays de l'Est ne voulaient pas d'un tel engagement jugé irréaliste. A l'heure actuelle, la part des énergies renouvelables dans l'UE représente à peine 7 %. Pour faire accepter cet objectif, Angela Merkel a accepté d'introduire une plus grande souplesse dans la répartition nationale de cet objectif européen. En effet, celui-ci s'applique à l'Union dans son ensemble, mais chaque pays déterminera avec Bruxelles son propre objectif.Il sera ainsi tenu compte «des particularités, des points de départ et des potentiels propres à chacun», souligne le Conseil. Mais le plus dur reste à faire : fixer les objectifs nationaux de chaque pays. Le président de la Commission européenne fera des propositions dès le «troisième trimestre» avec la pleine participation des pays membres... ce qui promet de belles empoignades.

  • Sécheresse millénaire en Australie...

    En Australie, la température moyenne pour 2005 a été de 22,89 °C, un accroissement de plus de 1°C par rapport à la température moyenne entre 1961 et 1990, et le record absolu depuis que les enregistrements de température ont commencé en 1910. Le Ministre Australien de l'environnement, Monsieur Ian Campbell, avait admis que ces changements étaient "alarmants". Le barrage de Pejar dont le réservoir n'était déjà plus qu'à 10% de sa capacité, devait alimenter la ville de Goulburn et toute sa région. Malgré cela, l'Australie, comme les Etats-Unis, avait signé le protocole de Kyoto mais avait refusé de le ratifier. Eh bien, c’est reparti en 2006 ! Là bas, c’est le printemps, et bien avant que la saison sèche de l’été n’arrive, la sécheresse est déjà exceptionnelle : Mike Rann, le premier ministre d’Australie du Sud, a déclaré : "On nous a expliqué à la réunion de la gestion du bassin Murray-Darling que ce qui nous attend à présent, ce n’est pas une sécheresse centenaire, mais une sécheresse millénaire. Nous sommes maintenant en territoire inconnu." Le déficit de pluie sur le bassin Murray-Darling, dans le Sud-Est de l’Australie, est tragique. Dans ce bassin se trouvent trente rivières et des centaines d’affluents, et ce bassin alimente 70% des terres agricoles irriguées d’Australie. Ces rivières pourraient se retrouver complètement à sec dans les six mois. Les récoltes de blé, d’orge et de colza pourraient chuter cette année de 60% ! Cela leur apprendra de ne pas ratifier le protocole de Kyoto, et de continuer de vivre et polluer comme si de rien n'était ! Peut-être bien qu'ils vont enfin changer d'avis, maintenant ? Et avec les coups de soleil qu'ils se tapent, à longueur d'année, l'Australie pourrait être le premier pays à passer à l'énergie solaire à 100% ! Mais je crois que je rêve..., ce serait trop simple et trop beau...

  • Echanges chauds sur un dossier brûlant...

    Pour limiter le réchauffement de la planète, les émissions de gaz à effet de serre doivent être au minimum divisées par deux d'ici 2050. Or, en dépit des engagements pris à Kyoto, celles-ci continuent d'augmenter. Selon des chiffres publiés vendredi par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la teneur moyenne de l'atmosphère en CO2 a atteint l'an dernier 379,1 parties par million (ppm), soit 0,5 % de plus qu'en 2004, tandis que les concentrations de protoxyde d'azote (N2O) étaient de 319,2 ppm, soit 0,2 % d'augmentation. «Pour arriver à une simple stagnation des niveaux de CO2, il faudrait des mesures plus draconiennes que celles proposées aujourd'hui par le protocole de Kyoto», affirme un scientifique de l'OMM. Le sommet qui se tient actuellement à Nairobi réuni 189 des 192 membres des Nations unies. 156 pays ont ratifié le protocole de Kyoto. Les Etats-Unis et l'Australie ne l'ont pas fait, le Canada est tenté de sortir de Kyoto (en janvier 2006, le Parti libéral perdait les élections, et le nouveau gouvernement conservateur, très proche du voisin américain, a vite levé toute ambiguïté sur ses positions : en février, la ministre de l'Environnement Rona Ambrose déclarait que les cibles de Kyoto étaient «irréalistes et inaccessibles»). De plus l'Espagne et l'Italie sont presque sûres de ne pas atteindre leurs objectifs (5 % d'émissions en moins par rapport à celles de 1990 sur la période 2008-2012). Heureusement, une évaluation économique vient de jeter un froid dans le monde des grandes multinationales, et de faire passer une frisson dans le dos des boursiers mondiaux. Sir Nicholas Sterne, économiste anglais, vient de chiffrer les effets financiers d’un réchauffement climatique analogue à celui prévu désormais par "le consensus des experts" : avec un coût supérieur à 5 500 milliards d’Euros, les conséquences de ce phénomène climatique sur l’économie mondiale pourraient être catastrophiques, plongeant les 5 continents dans une profonde et durable récession. De quoi faire réagir les élites économiques et politiques de la planète ? Les échanges risquent d'être chauds...La suite après la Conférence...

  • Révolution verte...

    Windsave, entreprise anglaise, a été primée par Ernst & Young comme la meilleure entreprise 2006, et par le "European Business Awards of Environnement" à Bruxelles, comme le meilleur nouveau produit européen. L'éolienne WS 1000 est conçue pour les habitations privées, coûte moins de 2.500 euros, et avec son diamètre de 175 cm, produit 1 MégaWatt/hr par an (= 1.000 x 1 KW par heure). Elle vous fera économiser 30% de votre facture d'électricité, sera amortie en 4 à 5 ans, vous fera produire moins de CO2 et donc participer à la révolution verte en cours ! Que des avantages ! Si seulement 10% des britanniques plaçaient cette petite éolienne chez eux, cela donnerait 1.000.000 de tonnes de CO2 en moins dans l'environnement par an ! C'est pas beau, ça ? Allez sur le site de www.windsave.com/ et commandez la vôtre ! C'est bon pour la planète !

  • Mobilisation des citoyens...

    Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés sont reparties à la hausse ces dernières années malgré les engagements du protocole de Kyoto. C'est ce qui ressort du rapport annuel du secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. D'après le rapport intitulé « Données des gaz à effet de serre 2006 » qui compile les données rassemblant les informations venant des 41 pays industrialisés parties à la Convention-Cadre, les émissions globales des pays industrialisés ont chuté de 3,3 % au cours de la période 1990-2004, mais cette baisse était surtout attribuable à une diminution de 36,8 % des émissions dans les pays d'Europe centrale et orientale en transition sur le plan économique. Dans les autres pays industrialisés, les émissions ont au contraire progressé de 11%. Ce qui est préoccupant c'est que les pays en transition sur le plan économique, qui étaient principalement responsables jusqu'à présent de la réduction globale enregistrée dans les pays développés ont connu un accroissement de la production de gaz à effet de serre de 4,1 % au cours de la période 2000-2004. Les transports restent le secteur le plus inquiétant avec des rejets de gaz à effet de serre ayant augmenté de 23.9 % entre 1990 et 2004. Sur les 41 pays répertoriés dans cette étude, 34 ont augmenté leur rejet entre 2000 et 2004. Parmis eux : le plus gros producteur de gaz à effet de serre, les Etats-Unis. Avec 7 milliards de tonnes rejetées en 2004, ils sont responsables de 39,4% des émissions de l'ensemble des 41 pays. Le pays qui enregistre la plus forte progression est la Turquie, dont les émissions ont augmenté de 72,6% entre 1990 et 2004. Parmi les pays qui ont signé le protocole de Kyoto, l'Espagne (+49% entre 1990 et 2004), le Portugal (+41%), la Grèce et le Canada (+26,6%) apparaissent comme les moins bons élèves. D'autres sont en revanche relativement proches de leurs objectifs : l'Allemagne a réduit ses émissions de 17,2% depuis 1990, la Grande-Bretagne de 14,3%, le Danemark de 1,1 et la France de 0,8%. Une Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques aura lieu à Nairobi du 6 au 17 novembre. Les négociations relatives à la deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto devraient se poursuivre ainsi que le dialogue sur l'évolution future des actions menées en rapport avec les changements climatiques. Précédant de deux jours cette conférence, le 4 novembre prochain est la date retenue par les Organisations Non Gouvernementales pour que les citoyens de toute la planète se mobilisent en faveur de la lutte contre le changement climatique. C'est samedi ! Espérons que les terriens que nous sommes tous, prendront un peu plus conscience du comportement à adopter pour aller dans le bon sens ! Sept milliards de petits gestes qui peuvent changer la planète...

  • Kyoto : on n'y est pas encore...

    Un rapport récent de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) et de son centre thématique européen «Air et changements climatiques» (CTE/ACC) montre que l'UE des 15 ne réduira ses émissions d'ici 2010 que de 0,6% si elle s'en tient aux seules mesures déjà mises en œuvre. Rappelons que l’objectif de Kyoto vise à réduire de 8 %, d’ici à 2012, les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990 ! La seule option possible pour atteindre l’objectif de l’UE-15 reste donc de mettre en œuvre toutes les mesures gouvernementales existantes et prévues, et de recourir aux mécanismes de Kyoto et aux puits de carbone. Le rapport estime en effet qu'en tenant compte des mesures et politiques nationales qui sont prévues mais pas encore mises en œuvre, l’UE-15 pourrait réduire les émissions de 4% supplémentaires. Mais à condition qu'elles soient mises en œuvre à temps, juge la commission. En outre, dix des quinze États membres prévoient d'obtenir des crédits de réduction des émissions venant de projets de pays tiers, mis en œuvre dans le cadre des mécanismes de Kyoto fondés sur le marché. Ce recours prévu aux mécanismes de Kyoto pourrait contribuer lui aussi à réduire les émissions de 2,6 % de plus. Ainsi, si ces prévisions se réalisent pleinement, les émissions pourront être réduites, d'ici 2010, de 7,2% par rapport à celles de l'année de référence. L’utilisation de puits de carbone, comme la plantation de forêts destinées à absorber du CO2, pourrait également réduire encore les émissions de 0,8% complémentaires. La réduction totale pourrait donc atteindre 8% tout juste, c'est-à-dire l'objectif de Kyoto. Par ailleurs, alors que dans l’UE-15, entre 1990 et 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué dans la majorité des secteurs, les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports restent en augmentation. Elles ont augmenté de près de 26 % et cette augmentation devrait atteindre 35 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2010, si les pays se contentent des politiques existantes. Ces projections montrent qu'il n'y a de place ni pour l'autosatisfaction, ni pour l'erreur. Il est indispensable que tous les États membres fournissent leur part d'efforts afin de garantir l'aboutissement de l’engagement collectif. Les retardataires doivent intensifier sans délai leur effort afin d'atteindre leurs objectifs, le cas échéant en adoptant de nouvelles mesures nationales de réduction des émissions. Le commissaire à l'environnement, a prévenu le 23 octobre dernier les ministres du Conseil Environnement que les pays européens qui prévoyaient de dépasser largement leurs émissions de dioxyde de carbone verront leurs plans nationaux d'allocation rejetés pour la prochaine période. Bref, de sérieuses menaces pour ceux qui prendraient leurs engagements signés à Kyoto à la légère...

  • Bravo la Belgique...

    Sept Etats membres de l'UE prévoient de ne pas atteindre leurs engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012 qui permettraient à l'UE de respecter son objectif fixé dans le protocole de Kyoto, a indiqué vendredi la Commission européenne. L'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Irlande, l'Italie, le Portugal et l'Espagne ne respecteront pas l'objectif qui leur a été assigné, selon le dernier rapport de l'Agence européenne de l'environnement, publié par la Commission.Le ministre fédéral de l'Environnement, Bruno Tobback (sp.a) a démenti vendredi le rapport de l'Agence européenne : les dernières données publiées en septembre 2006 sur l'effort de la Belgique envers Kyoto démontrent que le pays atteindra bel et bien son objectif, notamment en recourant aux mécanismes flexibles qui permettent de gagner des "droits de polluer" en soutenant des projets propres à l'étranger."La Belgique fait des efforts de réduction", a assuré vendredi le ministre. "La preuve en est la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre que nous enregistrons malgré la croissance économique: depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre n'ont ainsi progressé que de 0,7%. C'est insuffisant, mais c'est déjà une première étape", se défend M. Tobback. Dans un communiqué diffusé vendredi, Inter-Environnement Wallonie, qui regroupe 140 associations vertes du sud du pays, attaque avec virulence le gouvernement fédéral et les entités fédérées auxquels il demande de "cesser de fuir leurs responsabilités et de mettre en oeuvre sans plus attendre les politiques radicales que la situation exige". Pour Ecolo, la situation mise en lumière par l'AEE montre que "les autorités belges se moquent de Kyoto, du climat et de la planète". Dans un communiqué, les Verts dénoncent la faiblesse des mesures prises en Belgique, à la fois par le gouvernement fédéral et la Région wallonne. Des mesures existent pourtant, soulignent les secrétaires fédéraux Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant, qui préconisent notamment de cibler le secteur du bâtiment "dans lequel le potentiel rentable de réduction d'émissions est de 35 à 50% ". Pour Ecolo, "les choses sont maintenant clairement établies: sans les écologistes, la Belgique ne participera pas au sauvetage climatique". Ce n'est pas comme cela que les choses vont s'arranger...

  • Une tonne de CO2 par passager...

    Au sein de l'Union européenne, les émissions de CO2 provenant de l'aviation ont augmenté de presque 70% entre 1990 et 2002, tandis que le trafic aérien international s'est accru d'environ 14% en 2004. Pourtant l’aviation est encore à l’abri de toute réglementation sur son impact climatique. A titre d’exemple, un aller-retour Paris-New-York émet près d’une tonne de CO2 par passager et un voyageur émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre, contre 100 pour un automobiliste, qui, lui, s’acquitte d’une taxe sur le carburant… La taxe sur le kérosène n’a pas vu le jour, jugée trop dangereuse pour la viabilité économique de l'industrie du transport aérien. Cette situation devrait toutefois changer dans les prochaines années sous l’impulsion de la Commission européenne, qui a pour projet de faire entrer le transport aérien dans le système d’échange des quotas de CO2 (Kyoto). Car, même si le secteur ne représente encore que 3% des émissions totales de GES, les experts estiment qu’il atteindra 5% d’ici 2050. Un chiffre qui justifie pleinement son entrée dans le système d'échange de quotas, selon la Commission. Dans sa proposition annoncée en octobre 2005, elle suggère donc de plafonner les émissions de CO2 pour tous les avions au départ des aéroports européens et d'autoriser les compagnies à échanger leur éventuel surplus de crédits carbone sur le marché du CO2. Une limite des émissions serait fixée pour tous les vols au départ des aéroports européens et impliquerait un surcoût moyen de 9 euros par billet pour un vol aller-retour. Et devinez qui s'y oppose ? Les Etats-Unis, bien entendu ! Mais pendant combien de temps pourront-ils encore nier le réchauffement de la planète et le dérèglement du climat, eux qui sont de plus en plus touchés par des séries de cyclones ?

  • Les pieds dans l'eau...

    Un climatologue de la Nasa a commenté le réchauffement de la planète qu'il étudie :"Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12.000 ans", a-t-il indiqué. "Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux" alors que les gaz à effet de serre comme le C02, le dioxyde de carbone, sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, a mis en garde ce climatologue américain."Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons", a-t-il ajouté. "La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d'aujourd'hui, selon les estimations", a encore souligné l'expert de l'agence spatiale américaine. Ca, c'est prévu pour 2050. Les Pays-Bas et la Flandre seront les pieds dans l'eau chaude, infestée de méduses et autres requins... Quant à nous, à l'Altitude 100, on aura encore le temps de voir venir... Mais où allons-nous ?

  • Fonte des glaces...

    De retour d'une expédition au Groenland, une équipe de scientifiques et d'écologistes de Greenpeace, affirment avoir constaté que les effets du réchauffement de la planète s'accélèrent au pôle Nord. L'étude des glaciers, notamment, révèle que leur fonte est beaucoup plus importante que prévu et qu'ils se déplacent de plus en plus rapidement.Le scientifique Gordon Hamilton se préoccupe particulièrement du cas du glacier de Kangerdlugssuaq. Il s'est retiré d'environ 5 kilomètres depuis 2001, alors que cela faisait 40 ans qu'il se maintenait dans une position stable ! Même évolution pour le glacier de Helheim: il s'est rétracté de 4,5 km depuis 2001. Sa position était demeurée stable depuis 1972. Il se déplace même tellement vite qu'un montage vidéo du glacier filmé pendant 8 heures permet de percevoir son mouvement !« Si nous avions encore besoin de nouvelles preuves sur la gravité et l'accélération du phénomène des changements climatiques, l'expédition de Greenpeace au Groenland cet été les a apportées », conclut Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. Il a pris part à l'expédition. En 25 ans, le pôle nord a perdu 30% de sa surface, et de nombreux trous d'eau et fissures apparaissent dans ce qui reste... La fonte des glaces, c'est l'avenir de notre climat : il serait temps qu'on respecte et applique enfin les principes de la Convention de Kyoto...

  • Si j'étais étudiant...

    Je me lancerais dans des études concernant les énergies renouvelables : pompes à chaleur, éoliennes domestiques, panneaux solaires, panneaux photovoltaïques, puits canadiens, fours solaires, recyclage des déchets, isolations des habitations construites écologiquement, chaudières à basses calories evec systèmes de récupération de chaleur, système de récupération des eaux pluviales, minis centrales d'épuration d'eau, etc., car l'avenir proche - très proche : on y est - sera de construire uniquement des habitations passives, autonomes en énergie et ne rejetant que de l'eau claire. Ces habitations pourraient même produire un excédent d'énergie qu'elles pourraient revendre. Cela existe déjà, et ce sera la norme dans quelques petites années. Il faudra donc plein de spécialistes en la matière, des bureaux d'études, des ingénieurs, des entreprises et des ouvriers, spécialisés dans ce domaine pointu. Travail assuré, dans un domaine passionnant et respectueux de l'environnement, et du protocole de Kyoto ! C'est le bon plan !