jus

  • Dégustation du lundi 197

    dégustation,vins nature,réduction,jus,terroirs,cépagesReprise des dégustations du Clos en cette soirée odorante de pluie tiède sur une végétation bourgeonnante, à 4, avec 4 vins rouges au programme.

    Le premier flacon présente une robe rubis claire et un nez de réduction (acceptable pour certains : c'est vrai qu'il y a pire). On retrouve ce goût de réduction en bouche, mais aussi un beau petit jus acidulé sur des fruits rouges. On évoque un pinot noir-gamay-cabernet. C'est gentil mais pas extra : Lou Jo 2011 Aveyron en IGP de Nicolas Carmarans.

    Le second flacon présente la même robe, mais en plus évolué, et un nez de cerises à l'eau de vie. En bouche, c'est beaucoup plus classique, sur une matière évoluée avec une texture qui a cependant perdu un peu de son fruit. On est sur des noyaux de cerises et un jus de cerises alcoolisé. Je suis en Bourgogne, d'autres en Espagne ou dans le bordelais : Gevrey Chambertin 1er Cru La Combe aux Moines 2006 de Philippe Leclerc. Un vin côté 90/100 qu'on trouve gentil et prématurément vieux.

    La troisième bouteille dévoile une robe écarlate et vive et un nez boisé et vanillé sur des toasts beurrés. En bouche, c'est un peu anodin, transparent, sans relief, mais bon. Il se boit plus facilement que le précédent, mais il lui manque une âme. Et alors que certains évoquaient le sud, on est, à nouveau, en Bourgogne : Vougeot  1er Cru Les Cras 2009 du Domaine de la Vougeraie (les seuls bons vins de Boisset, paraît-il). Un vin côté 92/100, en biodynamie, mais qui bénéficie aussi d'un bien meilleur millésime que le précédent.

    On achève la soirée sur un vin à la robe noire et au très beau nez concentré et riche sur du cassis. La bouche est magnifique, sur le fruit, la concentration et la fraîcheur, amenée par un petit côté mentholé bienvenu. Mes comparses évoquent un Clos des Papes 2009, une syrah du Rhône ou une grande cuvée en Languedoc pour ce vin portugais, jamais dégusté au Clos : Pinteivera 2010 Tinto Douro de M. Chapoutier. Un beau vin à 15 euros côté 92-94/100. Pas mal du tout. La suite lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 196

     

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    Drôle de vin pour démarrer cette dégustation à l'aveugle du Clos : une robe cognac, un nez agréable sur une belle oxydation, mais une bouche sans ampleur et sans acidité. Ce Chante-Alouette Grande Cuvée en Hermitage de Chapoutier aurait dû être dégusté il y a quelques années. On estime l'âge du flacon non millésimé entre 1976 et 1982. De la Marsanne à 100%.

    On passe aux rouges naturels (une étape désormais habituelle au Clos) avec un vin à la robe foncée et un peu trouble et au nez de granit, de fumée et de compotée de fruits rouges. La bouche est intéressante, avec de la fraîcheur et de la vieillesse en même temps, la chaleur du sol et la fraîcheur du fruit. Le Telquel "un poil dur" en Vin de Table Français de Thierry Puzelat en Touraine (Loire). On est sur du Gamay et du Pinot d'Aunis (en 50/50).

    Second rouge à la robe noire et au nez de chou rouge cuit (alors que d'autres y décèlent des notes de fruits noirs et rouges, de l'onctuosité et de la fraîcheur). La bouche rappelle fort le Gramenon de la semaine passée, avec un côté noyaux en finale qui prend tout et apporte un astringence indéniable et de la sécheresse. Même si d'autres parleront de tannins trop jeunes qui doivent encore se fondre, sur un vin tout en rondeur, puissant et avec une pureté de fruits. Les avis divergent vraiment pour ce Sous Riz 7 Causse marines en Vin de Table de France de Patrice Lescaret, Vigneron à Vieux dans le Tarn. On est à Gaillac.

    Troisième vin rouge à la robe foncée également et au premier nez qui pinote, avant un second nez plus sur les petits fruits. Pour moi, à nouveau un vin nature, avec ce picotement sur les papilles, et toujours ce même goût, ce même jus, sans terroir. Pour d'autres, on est sur des fruits rouges, des amandes, et de la longueur qui rappellent les anciens Gramenon, le vin Nature que tout le monde rejetait il y a 10 ans. "14 Chevaux" 2007 en Côtes du Rhône, mis en bouteille par Maxime François Laurent (le fils à Gramenon). On n'était pas loin. Et pas de terroir dans ce cas puisqu'il s'agit de raisins achetés et vinifiés.

    On quitte les vins Nature avec ce cinquième flacon à la robe foncée au nez de vanille et de boisé fondu. La bouche, très classique, est riche, puissante et solaire, sur du cèdre et de la vanille, une certaine sucrosité et de la sécheresse en finale : c'est la première fois que nous dégustons un Domaine Allary 2010 Haut-Brion en Pessac Léognan. Il s'agit de l'ancien Domaine La Passion Haut-Brion, enchassé dans Haut-Brion et racheté depuis par Haut-Brion. Il n'existe que pour les millésimes 2008 à 2011. Côté 93/100 et à 130 euro en primeur, comparé au Haut-Brion côté 97/100 et à 830 euro hors taxes... Le délire...

    On achève la soirée avec un sixième vin à la robe vraiment noire et au nez intéressant et étranger. La bouche présente une matière impressionnante, de la fraîcheur, une attaque très agréable, une finale enrobée : c'est une petite bombe. Il y a aussi un côté asséchant, mais supporté par la sucrosité et l'acidité présentes. C'est fort, mais élégant et puissant. On évoque Châteauneuf-du-Pape en 2007 ou 2009, le Domaine de Gardiès, un Amarone ou un Chilien, et c'est faux. Marina Cvetic Montepulciano e Martino Rosso 2008  Abruzzo. Un petit domaine de 380 hectares de vignes...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 148

    Nouvelle dégustation au grand complet ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au puissant nez, plaisant, sur des agrumes et du coing. La bouche est grasse, riche et sèche, sur du coing, de la poire et une note de violette, avec une finale chaude, sur de l'alcool. Assez classique. On pense à du Chenin, mais sans calcaire comme à Saumur ou en Touraine. Coteaux de Loire ? Non : Roche aux Moines 2009, Savennières de Damien Laureau.

    On passe aux rouges, avec un second flacon, à la robe claire. Le nez de latrines et de réduction du début, fait place à un nez de cerises après oxygénation. En bouche, un vin naturel évidemment, légèrement pétillant : un jus sans côté fruité et sans longueur. C'est gentil, sympa, facile et en légèreté : Clos de Rouge Gorge 2009, Jeunes Vignes, en Vin de Pays des Côtes Catalanes de Cyril Fhal à Latour de France. Le problème est cette fermentation carbonique qui gomme plein de trucs, bien qu'elle amène de la fraîcheur là où il n'y en a plus. Pas de lie, pas de tannins, c'est un vin, vite fait, de comptoir, qui se boit facilement. Et pourtant vivement conseillé par Olivier Labarde de La Part des Anges à Nice. Un vin naturel comme on les faisait il y a 3 ans. Pas terrible...

    Troisième flacon, à la robe noire et au nez sanguin, mûr, sur des fruits noirs. En bouche, c'est rond, mûr, charmeur, puis sur la réserve sur la fin : c'est retenu. Tandis que notre Maître à tous pense être sur un Morey-Saint Denis 2005, et que le plus grand de nous 5 jure être chez Sylvie Esmonin (Clos saint Jacques 2005 en Gevrey Chambertin), nous devons nous rendre à l'évidence : La Source 2008, Château Vignelaure en Coteaux d'Aix en Provence ! De Mette et Benot Sundstrom, les nouveaux propriétaires suédois de ce vignoble réputé. Le côté retenu étant dû au Carignan, selon nous...

    Quatrième flacon, à la robe foncée et au nez de Syrah, avec un côté herbacé (vendanges non éraflées) et des notes de café mûr. La bouche est surprenante, acide, avec un côté âpre et de la verdeur en finale. Le Clos 2006 d'Henri Milan en Baux de Provence, l'appellation la plus Bio de France avec Hauvette et Trévallon entre autres... Commercialisé en octobre 2010. On en a déjà bu de bien meilleurs...

    Cinquième bouteille, à la robe rubis évoluée et au beau nez classique bordelais, souple et rond. En bouche, on est sur un vin fait à l'ancienne et sur un petit millésime. C'est assez fluet et court : Château Ducru Beaucaillou 1993 en Saint Julien.

    La sixième bouteille est encore moins bien, avec une robe rubis, un nez classique lui aussi, mais avec une bouche insipide, à la sapidité nulle. Ce fût du vin... Et quel vin : Grand Vin de Léoville  du Marquis de Las Cases 1993 en Saint Julien également. Fort dommage.

    Septième flacon de la soirée, à la robe rubis foncé, et au nez de bordeaux classique boisé. En bouche, c'est sec, austère, marqué par le boisé, sans aucun fruité. Tout sur le bois : Château Clerc Millon 1996 en Pauillac. Triste à mourir, alors qu'on déguste un des 70 meilleurs châteaux bordelais (sur 5.000), dans un grand millésime !

    On acheva cette dégustation avec un dernier flacon à la robe rubis, au nez de vin naturel assez concentré, et sur une bouche de vin naturel, sur du fruit, avec de l'acidité et de l'alcool, mais sans ces tannins qui me manquent à chaque fois. Mais où est donc Ornicar, en Minervois 2010 du Domaine Jean Baptiste Senat. Pas terrible non plus...

    La suite lundi prochain. Qui vivra verra.

     

     

  • Dégustation du mercredi (9)

    Et voilà, c'est reparti ! Dégustation à 5 pour une série de vins à l'aveugle. Pour commencer, 3 vins sur lesquels on nous demande notre avis, avant de les importer. Un blanc, au nez boisé de Chardonnay du sud, floral et flatteur, mais à la bouche très courte et beaucoup d'amertume en finale. Il pourrait être vendu entre 4 et 6 euros (P.A. : 2,5 ou 3 euros). Il ne vaut pas plus. Chardonnay 2007 La Puerta Vighigasta, Famatina Valley, en Argentine. Le second, rouge, à la robe foncée, présenta un nez flatteur, rond et sucré, avec des notes de caramel. La bouche, dense et dissociée, avec de l'alcool, fait penser à un Merlot du sud, très boisé. Vente : 7 à 9 euros pour un P.A. de 4. Malbec 2006 La Puerta Vighigasta, toujours en Argentine. Le troisième, moins foncé, un peu mieux fait que les 2 précédents, mais tout aussi pute. En bouche, du fruit, mais aussi du sucre ajouté et une finale chimique. 4,5 euros en P.A pour ce Cepas Del Alto, Malbec 2003. On poursuivit sur un rouge chaud, surextrait, concentré et costaud. En bouche, des fruits, du cuir, du café, un côté un peu cuit et de l'astringence en finale : Toro, Pintia Cosecha 2004, Espagne. Retour sur les blancs, avec un vin au nez complexe sans notes oxydatives. Une bouche très fraîche, généreuse, acidulée, sur du citron vert et de la noisette : Château de Gaure, Blanc 2007, Limoux, de Pierre Fabre. Il s'agit d'un assemblage de Chardonnay et de Mauzac, en Bio : la bonne découverte de la soirée. On aborda alors, enfin, le thème de la soirée, à savoir, les Beaujolais. On débuta par un beaujolais Primeur, dégusté avant l'heure légale (il n'était pas minuit). Un nez typique de Beaujolais nouveau, sur de la banane poêlée, et une bouche de jus de fruit légers : Beaujolais Nouveau 2008 de Jean Foillard à Villié-Morgon. Le second, au nez de Gamay, plus intéressant et complexe que le précédent, offrit une bouche correcte et ronde, mais manquant de fruits et de fraîcheur : Moulin à Vent 2006 du Domaine Gay-Coperet, en Cuvée Réserve Vieilles Vignes. Le dernier, à la belle robe pourpre, présenta un nez de fruits rouges à l'alcool, de vanille et de boisé. En bouche, belle fraîcheur, du fruit, mais rien de transcendantal : Morgon 2007 "Côte de Py" de Jean Foillard. Mercredi prochain, le thème Pomerol devrait nous apporter plus de satisfactions... A voir.