isolation thermique

  • Vie urbaine...

    Aujourd'hui, la moitié de la population mondiale vit dans des villes, et cette proportion devrait atteindre les deux tiers en 2030: le mode de vie des urbains détermine donc l'avenir de la planète. En France, où les quatre cinquièmes de la population vivent déjà en ville et où une proportion plus grande encore y travaille, le logement et les déplacements des ménages sont à l'origine de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Les secteurs du bâtiment et des transports absorbent ainsi les trois quarts de la consommation énergétique du pays. Et leurs émissions sont celles qui ont le plus augmenté depuis 1990, annihilant l'essentiel des efforts accomplis par l'industrie, l'agriculture et l'énergie.Or, la France s'est fixé pour objectif de diviser par quatre ses émissions à l'horizon 2050. Pour y arriver, il faudra s'attaquer au chantier des villes. Premier visé, le bâti. Là, les marges de progression sont considérables. Depuis la première réglementation thermique édictée après le choc pétrolier de 1973, et progressivement durcie, les déperditions thermiques des constructions neuves ont été divisées par quatre. Pourtant, la consommation énergétique du parc de logements et des locaux d'activité tertiaire a augmenté de 20%. Il faut donc aller plus loin. Les gisements d'économie sont multiples: dans la construction neuve, dans les appareils électriques, mais surtout dans la rénovation des habitations existantes. Les techniques sont connues et un recours intensif aux énergies renouvelables est possible. Tout est affaire de sensibilisation et surtout de financement. Second visé, la "dépendance automobile" qui pose un défi encore plus redoutable aux politiques urbaines, car l'étalement des villes a fait exploser les déplacements motorisés, qui dépendent toujours quasi exclusivement du pétrole. D'ici un quart de siècle, la planète devrait compter 2 milliards d'urbains de plus, essentiellement au Sud, dont près d'un demi-milliard en Chine. Comme ceux du Nord, ils aspirent à un cadre de vie et à des moyens de transport de qualité. Mais s'ils empruntent le même chemin que les pays riches, les ressources d'une seule planète n'y suffiront pas... Terriens, il est temps d'agir...