irradiation

  • Japon : Tchernobyl n° 2 ?

    L'Agence de sécurité nucléaire et industrielle a estimé ce samedi qu'une fusion pourrait être en cours dans le réacteur N°1 de la centrale nucléaire Fukushima N°1 dans le nord-est du Japon, suite aux dommages causés par le très violent séisme de vendredi, selon les médias.

    Un porte-parole de la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante du site, a cependant affirmé à l'AFP qu'un tel phénomène "n'était pas en cours" et que la compagnie tentait "de faire remonter le niveau d'eau", pour refroidir le réacteur. Cette installation est située à 250 kilomètres au nord de Tokyo.

    Des dysfonctionnements du système de refroissement de ce réacteur numéro 1 avaient auparavant été signalés, ainsi qu'une élévation anormale de la pression interne. Tepco avait alors reçu des autorités l'instruction de laisser s'échapper des vapeurs comportant des substances radioactives pour faire descendre la pression, après avoir évacué la zone dans un rayon de 10 kilomètres.

    Par ailleurs, du césium radioactif a été détecté aux alentours de cette centrale, a assuré l'agence Kyodo, citant les responsables de la sûreté nucléaire.

    Et on vient d'apprendre qu'une explosion a eu lieu dans cette centrale, et que des employés sont blessés. Information démentie par Tepco, qui affirme que l'explosion ne vient pas de la centrale nucléaire... 

    On est reparti comme à l'époque de Tchernobyl, avec des informations, des contre-informations, de la non-information, et des milliers de japonais qui seront irradiés sans avoir été prévenus des risques au moment même. Et dans 20 ans, les experts refuseront de faire le lien entre les nombreux cancers et les malformations congénitales des victimes avec l'accident d'aujourd'hui...

    Espérons qu'on parvienne à éviter cette fusion nucléaire en cours et qu'on évite ainsi un second Tchernobyl. Le nucléaire, sûr et propre ?

     

  • Tout ce que vous devez savoir sur l'irradiation des aliments...

     

    Ci-dessous, le lien vers une brochure en PDF, expliquant très clairement les dangers de l'irradiation (ou l'ionisation) des aliments par les multinationales agro-alimentaires dans le monde. Très instructif, et à nouveau, désolant !
    Et tout cela, sous le couvert de l'OMS... C'est affolant !

    http://www.irradiation-aliments.org/IMG/pdf/brochure_irrad.pdf

     

  • Irradiation des aliments...

    L’irradiation des aliments (officiellement appelée « ionisation ») est un procédé utilisé pour décontaminer les denrées, ralentir le mûrissement, inhiber la germination et conférer une meilleure conservation (parfois seulement en apparence). Il consiste à soumettre les produits à un rayonnement gamma de très haute énergie (directement issu de Cobalt 60, ou plus rarement de Césium 137) ou à un faisceau d’électrons de très haute énergie. Il s’agit d’une technologie nucléaire mise en oeuvre dans des installations spécifiques.

    Souvent présentée comme moins nocive que d’autres modes de conservation industriels, cette technologie permet surtout de contourner - au moins en partie - l’usage de produits chimiques (dont la toxicité est maintenant largement avérée et peu populaire) ; elle est plus souple d’utilisation que la surgélation (contraignante par le maintien de la chaîne du froid) et peut être appliquée à quasiment tous types de produits, y compris les produits frais, à l’inverse des traitements par la chaleur.

    Elle permet ainsi un traitement de long terme de très nombreux produits, des déplacements sur longue distance et des stockages de longue durée. Ces avantages, ainsi que son efficacité multi-usages, en font une technologie particulièrement appropriée pour l’économie « moderne » mondialisée et pour le développement des échanges internationaux.

    Si l’irradiation ne rend pas les produits alimentaires radioactifs, elle provoque une perte de vitamines et présente des risques de cancérogénèse et de mutagénèse dus à la prolifération de radicaux libres et de molécules nouvelles au sein de l’aliment irradié. Par ailleurs, l’irradiation peut être utilisée comme substitut à de bonnes méthodes sanitaires de production Ou encore, l’équilibre microbiologique de l’aliment irradié étant fragilisé, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur « concurrents » ont été éliminés.

    Sur le plan environnemental, on peut citer les risques liés au fonctionnement des installations (nucléaires) et au transport de matières nucléaires, et les dommages liés aux modes de production et de distribution industriels : pollutions et production de gaz à effet de serre (y compris par la multiplication des transports longs liés à la délocalisation des productions), atteinte à la biodiversité par la spécialisation des productions, destruction de milieux naturels.

    Enfin, ce mode d’organisation de la production et des échanges agroalimentaires implique des risques socio-économiques. La délocalisation des productions vers des pays à bas coûts sont une menace pour l’emploi et l’économie locale. La spécialisation des productions dans l’agriculture conduit à l’extension de monocultures et de la culture intensive, qui, au-delà des conséquences environnementales qu’elles induisent, compromettent encore davantage la souveraineté alimentaire des peuples de la planète. La concentration des entreprises renforce les multinationales, dont le pouvoir économique, financier et politique constitue une menace réelle pour la démocratie.

    En France, ces aliments sont concernés : oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, gomme arabique, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, ovalbumine, caséine et caséinates (additifs alimentaires). En Afrique du Sud, au Brésil et au Ghana, pratiquement tous les aliments peuvent être irradiés ; en Chine, en Croatie, en Russie, en Turquie, en Ukraine, aux USA, une grande variété d’aliments, dont certaines viandes, peut être irradiée ; à Cuba, en Inde, au Mexique, de nombreuses viandes peuvent être irradiées.

    Il n’est possible de connaître ni la quantité exacte de denrées alimentaires irradiées dans l’Union européenne, ni le volume des aliments irradiés effectivement commercialisés au sein de l’Union, a fortiori en France. Les consommateurs soucieux de leur santé et des conséquences de leur consommation, mal informés, devront privilégier les fruits et légumes de saison, les produits locaux de l’agriculture paysanne, notamment biologique, les achats directs au producteur, à la ferme, sur le marché, dans des AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne, http://alliancepec.free.fr:) : pour les productions de taille modeste, distribuées localement, l’irradiation n’a pas lieu d’être et ne se justifierait pas économiquement.