ionisation

  • Pasteurisation à froid. Chouette, c'est nouveau, cela vient de sortir...

    Depuis un bon nombre d'années, on pratique la méthode de l'ionisation afin de détruire les micro-organismes et insectes dans les fruits et légumes, entre autres. Cette technique consiste à passer les fruits et légumes aux rayons gamma d’une source radioactive, (cobalt 60 ou césium 137, ou rayons X ou faisceaux d’électrons à très haute énergie). Ce procédé a par ailleurs pour effet de ralentir le mûrissement, inhiber la germination et, mieux, donner aux aliments une apparence de fraîcheur éternelle... Une aubaine pour les transports longues distances et le stockage de longue durée.

    Par contre, l’irradiation « explose » pratiquement toutes les vitamines (A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique….) et elle altère le goût en raison des transformations chimiques par radiolyse, jusqu’à quelquefois un léger goût de rance caractéristique.

    Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi ces derniers sont toujours aussi orange alors qu’ils sont supposés être… secs ? C’est l’irradiation ou bien un traitement au soufre qui a permis à l’abricot de conserver sa couleur orangée, là où un abricot sec bio a viré carrément au brun… tout en restant délicieux.

    Même si l’irradiation des aliments ne les rend pas radioactifs, de nombreux scientifiques s’interrogent sur de possibles risques de cancérogénèse et de mutagénèse. En effet l’ionisation des aliments peut faire apparaître dans ceux-ci des composés appelés cyclobutanones, qu’on ne trouve jamais dans les aliments non ionisés. De très nombreuses études scientifiques ont montré que chez l’homme ces composés créent des dommages aux cellules et aux gènes.

     

    Enfin, après exposition aux rayons gamma on obtient d’autres composés dits de radiolyse tels que des radicaux libres, du benzène ou du toluène : ces composés sont connus pour favoriser l’apparition de cancers, et de maladies cardio-vasculaires… Les radicaux libres, quant à eux, sont très réactifs et cherchent naturellement à se recombiner. Soit ils se recombinent de manière à reconstituer la molécule originelle, soit de manière aléatoire, formant ainsi des produits néoformés (cancérogènes).

    Une soixantaine de pays autorisent l'ionisation, et plus de trente pays la pratiquent. On assiste à une véritable explosion du nombre des installations d’irradiation dans les pays à fort développement (Chine, Inde, Mexique, etc.), tandis que les Etats-Unis signent des accords bilatéraux spécifiques pour l’échange de produits irradiés.

     

    Au niveau européen, environ 20 000 tonnes ont été irradiées en 2002, qui sont passées à environ 40 000 tonnes en 2003 - deux fois plus. Depuis on ne sait pas… 

    Dans l’Union européenne, deux directives déterminent la liste des produits pour lesquels l’irradiation est autorisée : herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux. Il y a par ailleurs obligation d’étiquetage : un logo existe pour informer le consommateur, mais qui le connaît ? Le logo du nucléaire semblerait plus approprié et plus clair pour tous, non ?

     

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    Les aliments qui ont subi cette irradiation doivent aussi présenter la mention « Traité par ionisation » ou « Traité par rayonnement ionisant » sur leur étiquetage. Mais ce n’est pas le cas d’autres pays qui exportent leurs produits ionisés dans la plus grande opacité pour le consommateur.

    Huit états membres de l‘Union européenne autorisent l’irradiation d’aliments autres que les trois catégories spécifiées par l’Europe : la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Tchéquie, la Hongrie et l’Italie. Ainsi la France autorise l’irradiation de nombreux produits supplémentaires : oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, gomme arabique, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, ovalbumine, caséine et caséinates (additifs alimentaires).

    Roland Desbordes (président de la CRIIRAD) rapporte :

    « Dernièrement, nous avons pu repérer la mention "Pasteurisation à froid" sur certains jus de fruits vendus à la terrasse des cafés. Cette appellation (autorisée aux Etats-Unis) désigne le traitement par « rayonnements ionisants » mais elle est illégale en France… Il s’agit visiblement d’une traduction littérale de l’étiquette par des intermédiaires peu au courant de la législation. Nous avons alerté la DGCCRF (la répression des fraudes) à ce sujet, lors d’un entretien que nous avons eu avec eux début janvier. Cela n’avait même pas attiré leur attention et ils ont été totalement désarmés par notre interrogation ! »

    Selon le Collectif contre l’irradiation des aliments, le problème, c’est que « de façon générale, les contrôles au stade de la commercialisation sont incohérents, disparates, variant d’une année à l’autre et d’un pays à l’autre, et sans règles communes, ce qui rend une réelle évaluation quasiment impossible ».

    La libre circulation des marchandises au sein de l’espace Shengen facilite évidemment les dérives. Conclusion: même si l’étiquetage est obligatoire, le consommateur a peu de moyens de savoir si un aliment a été irradié. Source : Extrait de l'article rédigé le 19 novembre 2014 à 17h10 par Michel Dogna dans Alternative Santé.

    C'est de pire en pire, avec des répercussions sur la santé à moyen et long terme que tout le monde ignore. La parade est toujours la même, et plus que jamais : acheter local, de saison  et Bio ! Et pour le reste, lisez les étiquettes... Cela m'étonnerait fort que l'Origan sauvage que j'ai acheté à une paysanne portugaise en juillet ai été ionisé. Par contre, celui qui est vendu par Ducros dans votre grande surface préférée..., allez savoir !

  • Tout ce que vous devez savoir sur l'irradiation des aliments...

     

    Ci-dessous, le lien vers une brochure en PDF, expliquant très clairement les dangers de l'irradiation (ou l'ionisation) des aliments par les multinationales agro-alimentaires dans le monde. Très instructif, et à nouveau, désolant !
    Et tout cela, sous le couvert de l'OMS... C'est affolant !

    http://www.irradiation-aliments.org/IMG/pdf/brochure_irrad.pdf

     

  • Irradiation des aliments...

    L’irradiation des aliments (officiellement appelée « ionisation ») est un procédé utilisé pour décontaminer les denrées, ralentir le mûrissement, inhiber la germination et conférer une meilleure conservation (parfois seulement en apparence). Il consiste à soumettre les produits à un rayonnement gamma de très haute énergie (directement issu de Cobalt 60, ou plus rarement de Césium 137) ou à un faisceau d’électrons de très haute énergie. Il s’agit d’une technologie nucléaire mise en oeuvre dans des installations spécifiques.

    Souvent présentée comme moins nocive que d’autres modes de conservation industriels, cette technologie permet surtout de contourner - au moins en partie - l’usage de produits chimiques (dont la toxicité est maintenant largement avérée et peu populaire) ; elle est plus souple d’utilisation que la surgélation (contraignante par le maintien de la chaîne du froid) et peut être appliquée à quasiment tous types de produits, y compris les produits frais, à l’inverse des traitements par la chaleur.

    Elle permet ainsi un traitement de long terme de très nombreux produits, des déplacements sur longue distance et des stockages de longue durée. Ces avantages, ainsi que son efficacité multi-usages, en font une technologie particulièrement appropriée pour l’économie « moderne » mondialisée et pour le développement des échanges internationaux.

    Si l’irradiation ne rend pas les produits alimentaires radioactifs, elle provoque une perte de vitamines et présente des risques de cancérogénèse et de mutagénèse dus à la prolifération de radicaux libres et de molécules nouvelles au sein de l’aliment irradié. Par ailleurs, l’irradiation peut être utilisée comme substitut à de bonnes méthodes sanitaires de production Ou encore, l’équilibre microbiologique de l’aliment irradié étant fragilisé, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur « concurrents » ont été éliminés.

    Sur le plan environnemental, on peut citer les risques liés au fonctionnement des installations (nucléaires) et au transport de matières nucléaires, et les dommages liés aux modes de production et de distribution industriels : pollutions et production de gaz à effet de serre (y compris par la multiplication des transports longs liés à la délocalisation des productions), atteinte à la biodiversité par la spécialisation des productions, destruction de milieux naturels.

    Enfin, ce mode d’organisation de la production et des échanges agroalimentaires implique des risques socio-économiques. La délocalisation des productions vers des pays à bas coûts sont une menace pour l’emploi et l’économie locale. La spécialisation des productions dans l’agriculture conduit à l’extension de monocultures et de la culture intensive, qui, au-delà des conséquences environnementales qu’elles induisent, compromettent encore davantage la souveraineté alimentaire des peuples de la planète. La concentration des entreprises renforce les multinationales, dont le pouvoir économique, financier et politique constitue une menace réelle pour la démocratie.

    En France, ces aliments sont concernés : oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, gomme arabique, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, ovalbumine, caséine et caséinates (additifs alimentaires). En Afrique du Sud, au Brésil et au Ghana, pratiquement tous les aliments peuvent être irradiés ; en Chine, en Croatie, en Russie, en Turquie, en Ukraine, aux USA, une grande variété d’aliments, dont certaines viandes, peut être irradiée ; à Cuba, en Inde, au Mexique, de nombreuses viandes peuvent être irradiées.

    Il n’est possible de connaître ni la quantité exacte de denrées alimentaires irradiées dans l’Union européenne, ni le volume des aliments irradiés effectivement commercialisés au sein de l’Union, a fortiori en France. Les consommateurs soucieux de leur santé et des conséquences de leur consommation, mal informés, devront privilégier les fruits et légumes de saison, les produits locaux de l’agriculture paysanne, notamment biologique, les achats directs au producteur, à la ferme, sur le marché, dans des AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne, http://alliancepec.free.fr:) : pour les productions de taille modeste, distribuées localement, l’irradiation n’a pas lieu d’être et ne se justifierait pas économiquement.