inondations

  • L'eau qui monte, qui monte, qui monte...

    La fonte des glaces se confirme, comme on peut le lire dans un article paru dans le Monde :

    "Les glaces du Groenland et de l'Antarctique perdent de leur masse à un rythme accéléré. C'est la conclusion d'une nouvelle étude réalisée à partir d'observations satellitaires, financée par la NASA et publiée mardi 8 mars, qui fait craindre une montée des océans plus importante que prédit jusqu'à présent."

    "Si les taux de fonte aux deux pôles continuent à ces rythmes durant les quatre prochaines décennies, la perte cumulée de glace ferait monter les océans de 15 centimètres d'ici à 2050, concluent les auteurs de cette étude publiée dans l'édition de mars des Geophysical Research Letters. Outre ces 15 centimètres, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires des montagnes ajouteraient 8 centimètres, sans oublier un accroissement de 9 centimètres résultant de la dilatation thermique des eaux. Finalement, les océans pourraient donc voir leur niveau monter de 32 centimètres d'ici à 2050, selon ces chercheurs."

    Cela signifie, en France, qu'Avignon sera en bord de mer ! Pour la Belgique, je ne pense pas qu'il y ai des études à ce niveau, mais il est certain qu'une bonne partie du territoire flamand sera sous l'eau.

    "Le fait que les glaces arctiques et antarctiques vont contribuer le plus à la montée des océans dans l'avenir n'est pas étonnant car elles contiennent beaucoup plus de glace que les glaciers des montagnes", note Eric Rignot, un chercheur du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie) et à l'Université de Californie à Irvine, l'un des principaux auteurs de cette communication. "Si les tendances actuelles persistent, les niveaux de la mer vont probablement être nettement plus élevés que ceux projetés par le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC) en 2007".

     

     

  • La Flandre sous l'eau...

    Pour établir la hausse possible du niveau des mers d'ici la fin du siècle, sous l'influence du réchauffement climatique global, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat) n'a pas pris en compte la possibilité de fonte accélérée des glaces. A sa décharge, en 2007, un tel phénomène n'avait jamais été constaté sur une échelle de temps aussi courte, et les 18 à 69 cm de hausse avancée ne rassuraient déjà pas. Or, une étude que vient de publier le magazine Nature, du 16 avril, suggère qu'une telle possibilité est non seulement probable mais s'est déjà produite il y a environ 121 000 ans, lors de la fin de la dernière période interglaciaire. 
    C'est en étudiant des coraux fossilisés, découverts à l'occasion de travaux au Mexique, que l'équipe du professeur Blanchon, de l'institut des sciences marines de l'université de Mexico, aurait fait ce constat. En effet, selon ses travaux, à cette époque, le niveau des océans se serait élevé d'environ 3 mètres en l'espace de 50 ans. 

    Aujourd'hui, la survenue d'un tel événement redessinerait immanquablement les côtes. Des régions aussi densément peuplées que Shanghai, Calcutta, la Nouvelle-Orléans ou New York se verraient quasiment rayée de la carte, près de 60 % de la population mondiale serait touchée. 
    Pour l'ancien porte-parole de la fondation Hulot lors du Grenelle de l'environnement, Jean-Paul Besset, cette étude "…est un coup de tonnerre supplémentaire. Contrairement à ce qu'on pensait jusqu'à présent, en espérant un lissage de la hausse des océans dans le temps, tout indique qu'un phénomène d'une telle ampleur et d'une telle célérité pourrait se reproduire sous l'impact du réchauffement climatique actuel". 

    Sans trop réfléchir, cela pourrait être marrant de trouver la côte belge à Malines, ou un hôtel de la plage aux portes de Bruxelles. Mais en réfléchissant, ce sera une mer hyper-polluée par tout ce qu'elle aura inondé, et qui charriera des milliers de tonnes de déchets à chaque marée... Pas très joyeux. Sans parler des populations déplacées, parquées dans des camps... L'enfer.

    Il commence à être temps de ne plus investir dans l'immobilier sur la côte, d'autant plus que la région flamande n'investit pas un cent dans le rehaussement des digues, contrairement à leurs confrères des Pays-Bas, occupés à cette besogne depuis belle lurette. Et comme la fonte des glaces polaires s'accélère à une vitesse exponentielle, ce phénomène pourrait se produire bien plus rapidement qu'on ne le prédit actuellement.

    Quel beau futur en perspective...


  • Ce n'est pas parce qu'il fait froid...

    Après un hiver plus rude que d'habitude, profitons vite de ce week-end ensoleillé, car les 15 prochains jours s'annoncent maussades, gris et pluvieux. En attendant l'été caniculaire prédit par de nombreux météorologues...

    A ce propos, la Commission doit présenter le 19 mars une communication sur les actions à mettre en oeuvre pour permettre à l'UE de s'adapter au réchauffement du climat. L'un des documents utilisé est le rapport réalisé en 2008 par l'Agence européenne pour l'environnement (EAA), qui prédit de véritables bouleversements, parfois catastrophiques, en Europe.

    Les pays du sud - Portugal, Espagne, Italie, Grèce - et le sud de la France sont les plus menacés par la sécheresse, voire des risques de désertification, et par les incendies de forêts, faute de précipitations. Leurs récoltes seront plus pauvres, l'irrigation deviendra un problème pour l'agriculture et les vagues de chaleur seront mortelles. Ce réchauffement aura en outre un impact sur le tourisme, qui va décliner dans ces pays.

    Les pays du centre de l'Europe connaîtront davantage de températures extrêmes. Ils auront moins de pluies en été, mais seront confrontés à des inondations en hiver. Ces variations auront des conséquences pour les récoltes et les forêts.

    L'Europe du nord-ouest - ouest de la France, Grande Bretagne et Irlande, Pays-Bas et ouest de la Belgique, Danemark - seront menacés par les inondations à l'intérieur des terres, mais aussi sur leurs côtes, en raison d'une montée des eaux des océans.

    Ce rapport préconisait des actions dans les domaines de la gestion de l'eau, des sources d'énergie, de la protection de la biodiversité, de la santé et de l'agriculture.

    Le plan d'action adopté en décembre 2008 par les pays de l'UE vise à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés celsius. Il impose aux Etats et à l'industrie de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre pour 2020. L'UE doit en outre porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie.

    Bruxelles chiffre à plus de 6 milliards d'euros par an d'ici à 2020 les conséquences du changement climatique pour l'UE si elle ne prend pas les mesures pour s'adapter, a annoncé vendredi à l'AFP une source communautaire.

    Une aumône, par rapport aux centaines de milliards de la crise bancaire...