ingredients suspects

  • Retour à la matière première...

    Au début, l'homme cueillait, chassait et pêchait pour survivre, avec les produits bruts que la nature lui offrait près de sa grotte. Ensuite, il les a cultivés, élevés et accommodés à son goût. L'agriculture et la cuisine étaient nées. Séchage et salage étaient les principaux modes de conservation, et le mangeur était toujours en contact avec la matière fraîche : c'est lui qui la transformait pour la digérer.

    Nicolas Appert a tout changé en inventant la conserve. La pasteurisation, la modernisation des transports et les progrès technologiques ont fait le reste. L'industrie agroalimentaire s'est alors chargée de nourrir le genre humain, trop accablé de travail et de loisirs que pour s'occuper de ses casseroles...

    Les intermédiaires se sont multipliés, éloignant un peu plus à chaque étape, le consommateur final du produit d'origine, devenu, par la magie du savoir-faire artisanal ou de la technique industrielle, une glace au caramel salé, un cassoulet des familles ou un panaché de poissons et sa fondue de poireaux... 

    La majeure partie de notre alimentation sort aujourd'hui des usines de l'industrie agroalimentaire via les circuits de grande distribution, avec, pour seul papier d'identité, une étiquette, dont la lecture devrait permettre de savoir ce que l'on mange exactement, et ce qu'on achète. Ce qui n'est pas le cas...

    En 2003, la Commission européenne avait imposé des caractères d'une taille minimale de 3 millimètres pour la liste des ingrédients. Les lobbyistes de l'industrie agroalimentaire s'activent depuis plusieurs mois auprès des représentants des 27 pays de l'UE pour en rester à 1,2 millimètres ! Vous ajoutez à cela un emplacement ingrat, des couleurs sombres et une impression médiocre, concoctés par les artistes du packaging, et le tour est joué : ingrédients illisibles !

    Auraient-ils tellement de choses à cacher, ces industriels de l'agroalimentaire ? Prenez une loupe et une lampe de poche, et vous verrez que oui !

    Conclusion : arrêtons cette confiance aveugle envers ces industriels et ces multinationales qui souhaiteraient nourrir la terre entière avec leurs produits suspects et sans goût, et revenons-en à la matière première via des petits artisans locaux, les paniers bio, les marchés et les petits commerces de proximité. Cela a plus de goût, et c'est bien meilleur pour la santé ! Terriens, il est temps d'agir...