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  • La fin de la vraie pâtisserie...

    Article intéressant d'un grand Pâtissier-Chocolatier dans La Libre de ce samedi au sujet des recettes actuelles et des contraintes incroyables imposées par l'AFSCA (encore elle) au niveau des ingrédients.

    Ce passionné des bons produits (il faut voir comment ses yeux pétillent quand il vous raconte comment il est encore parvenu à améliorer sa recette de la Madeleine pour qu'elle soit vraiment parfaite) déplore qu'aujourd'hui, on prône le n'importe quoi en cuisine : n'importe quels ingrédients assemblés n'importe comment pour sortir un plat ou un dessert, sans aucune connaissance des véritables recettes historiques et de la magnifique chimie qui les accompagne (d'abord tel ingrédient, puis tel autre, etc...).

    Et lui, qui a grandi dans la très célèbre Pâtisserie bruxelloise tenue par son grand-père et par son père, déplore également qu'il va très bientôt devoir abandonner les succulentes recettes traditionnelles qui ont fait la réputation de la maison, en raison des normes sanitaires incroyablement strictes imposées par L'AFSCA (l'Agence fédérale de sécurité alimentaire).

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    Un éclair, cela se fait avec une pâte à choux, une bonne crème pâtissière et un glaçage au chocolat. La plupart des éclairs commercialisés aujourd'hui ne sont pas des éclairs. Rien à voir.

    Pour faire une crème pâtissière, il faut mélanger du lait et du beurre de vache et des oeufs de poule. Et cela, pour l'AFSCA, cela ne va pas : on ne peut mélanger des graisses d'animaux différents et des produits frais ! L'AFSCA oblige les pâtissiers d'acheter des oeufs qui sont stérilisés (finis les oeufs frais), les blancs d'un côté et les jaunes de l'autre et seulement des graisses végétales. Le lait de vache entier est interdit, notamment pour faire des glaces. Où allons-nous ?

    C'est la fin de la vraie pâtisserie telle que nous l'avons toujours connue et des délicieux gâteaux d'antan qui ont fait le bonheur gustatif de générations de clients heureux.

    Place aux mousses artificielles, aux oeufs industriels stérilisés, aux biscuits et croquantines industrielles, aux crèmes stérilisées, au sirop de glucose et au chocolat aromatisé, aux colorants et conservants. Ce n'est plus de la pâtisserie, c'est de la malbouffe. Car, comme vous le savez, avec de mauvais ingrédients, impossible de faire quelque chose de bon !

    C'est, à nouveau, un pan de notre renommée gastronomique internationale qui fout le camp, après nos fromages au lait cru... Merci l'AFSCA.

    Je me demande, mais cela reste entre nous, si l'AFSCA ne vise pas, sous prétexte de sécurité alimentaire, d'uniformiser le goût des aliments afin qu'un fromage américain (si on peut appeler cela du fromage) goûte la même chose qu'un fromage belge, et idem pour la Madeleine (qui n'en sera plus une) ou le Javanais. Ce qui permettrait de signer le fameux Traité Transatlantique (dont personne ne veut) avec les USA puisque tout serait pareil. Mais cela, c'est juste entre nous. A moins que tout cela ne soit dicté par le Codex Alimentarus..., c'est-à-dire par les multinationales agro-alimentaires mondiales qui rêvent de nourrir la terre entière.

    Mais avant de m'attaquer aux oeufs de poules et au lait frais, à la place de l'AFSCA, je m'inquièterais quand même beaucoup plus de toutes les saloperies qu'on trouve dans l'eau potable, dans les aliments et boissons emballés dans du plastique ou de l'aluminium, dans les poissons et le bétail d'élevage industriel, dans les fruits et légumes non bio, dans toute la malbouffe industrielle commercialisée, et j'en passe. Car là, on ne parle pas que d'une simple intoxication alimentaire, mais de cancer, de diabète, d'obésité et de maladies cardio-vasculaires. C'est quand même beaucoup plus grave.

    Et dépêchons-nous de goûter une dernière fois ces pâtisseries traditionnelles de Christian Nihoul avant que ce ne soit plus possible...

     

  • Envolée culinaire de haut vol...

    On dit que je cuisine fort bien. C'est possible.

    Mais je ne pense pas arriver à la cheville de Christophe Hardiquest, le Chef de Bon Bon, à Bruxelles.

    A ma décharge, je n'ai ni une brigade de 20 personnes derrière moi, ni une cuisine professionnelle ! 

    Juste pour le plaisir des yeux, ces dernières créations : Céléri, Crevettes, Jets de Houblon, Harengs, Sole, et Pigeon... Du grand art !

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  • Un pâtissier gastronomique...

    C'est l'histoire d'un gars qui a ouvert, il y a déjà un petit temps, une boutique, ou plutôt une Pâtisserie gastronomique.

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    C'est paraît-il, le roi du macaron à Bruxelles, avec 8 saveurs sucrées : Vanille, Chocolat noir, Pistache, Caramel au Beurre salé, Chocolat au Lait & Noix de Coco, Mangue, Pain d’Epices, et 2 saveurs salées : Foie Gras & Truffe Noire..., sans parler du macaron Collignon - Ruinart Rosé, crée pour la Saint Valentin...

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    Il y a aussi les pralines maison, qui valent assurément le détour, sans parler des pâtisseries, à tomber par terre. Un petit détour vers la Chaussée de Waterloo s'impose... Et tant pis pour la ligne : on ne vit qu'une fois !

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    Fabrice Collignon, Chaussée de Waterloo, 587 à 1050 Bruxelles

    Tél. : 02/344.26.06, Fax : 02/344.42.22 www.fabricecollignon.be

    Heures d'ouverture : Ouvert de 7h30 à 18h30 du mardi au samedi, de 8h à 15h le dimanche et fermé le lundi.

  • Servir de la malbouffe par système pneumatique à 140 km/h...

    "Le restaurant C1 de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a installé des tuyaux de « livraison de "plats" » allant de la cuisine à sa salle de restaurant pour proposer son plat-signature, le Slider, comprenant des mini-hamburgers et des frites. Les gérants de l'établissement sont en train d'installer ce dispositif, qui devrait fonctionner à plein régime dans environ un an. Des boîtes en métal contenant les plats seront acheminées sous le plancher jusque dans les pieds de table pour éviter que l'espace ne soit envahi de tuyaux disgracieux et encombrants. Vitesse : 140 km/h !

    Certains restaurants rivalisent d'inventivité pour proposer un service toujours plus innovant, à l'instar de robots serveurs dans les restaurants Hajime au Japon. Tous les moyens sont bons pour surprendre sa clientèle." Lu sur Futura-Science.com

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    A voir la photo du "Plat-signature", cela ne donne pas fort envie... Des frites pas cuites, auxquelles je ne voudrais même pas goûter, des petits pains industriels bourrés de conservants (le genre de truc qui ne pourrit jamais tellement il est traité), sans parler des graisses hydrogénées et des acides gras trans, et aussi des OGM.

    Quant à la magnifique feuille de salade provenant d'une culture intensive industrielle, et conservée sous vide depuis sa lointaine cueillette, je doute fort qu'elle ai encore un soupçon de goût ou une trace de quelconque vitamine... Et je ne parlerai pas de la viande hachée car vous connaissez tous la composition hasardeuse de ce genre de truc, toujours produit industriellement...

    Bref, la totale ! Plus malbouffe que cela, tu meurs !

    Ne vaudrait-il pas mieux, pour se faire connaître et fidéliser sa clientèle, produire de vrais hamburgers maison, à base d'ingrédients Bio et goûtus, produits dans le respect de l'environnement. Des produits frais et locaux, dont on connaît la provenance et la qualité.

    Pas besoin de système pneumatique, ni de robots pour attirer la clientèle. Juste une nourriture de qualité, préparée avec amour et servie avec le sourire. Il n'y a pas d'autre secret...

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  • Queues de langoustes surgelées chez Picard...

    J'ai redécouvert Picard à l'occasion d'une grande promenade. J'en avais un mauvais souvenir : produits préparés industriels de qualité fort moyenne mais au packaging très étudié et attirant.

    J'ai donc fait le tour du magasin, produit par produit, analysant les étiquettes et les ingrédients.

    Tout cela à l'air fort appétissant, mais cuisinant fort bien moi-même, je suis toujours déçu des plats industriels préparés. J'ai essayé le gratin d'aubergine, et c'est le cas. Rien ne vaut les bons ingrédients que vous utilisez vous-même lors de l'élaboration d'un plat. Ceci dit, il faut bien admettre que pour celles et ceux qui n'ont pas le temps, Picard peut être une solution, de temps en temps.

    J'ai été attiré par des queues de langoustes crues du Nicaragua, soldées de 59 euros le kilo à 39 euros. Pêchées en 2013 et à consommer au plus tard en 2015. Un sachet de 3 belles queues vous coûte 22 euros, soit 7 euros pièce. Pas cher et un véritable délice : dégelée dans l'eau froide, coupée en 2 et passée au four avec un peu d'ail violet, de la fleur de sel et un filet d'huile d'olive.

    C'est tout simple et très fêtes.

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    D’origine Caraïbes, ces queues de langouste crues proviennent de pêches dans les eaux tropicales des Antilles et de l’océan Atlantique. Triées vivantes sur le bateau, vous êtes assurés d’un produit ultra frais, à déguster dans leur carapace coupée en deux ou en médaillons. Servez-les pour un repas de fête raffiné et exquis.  Le sachet contient 1, 2, 3 ou 4 pièces de 150g à 450g.

    J'ai aussi apprécié les 2 filets de cabillaud sur peau (beaux morceaux de 180 grammes) à 4,5 euros pièce, et les Aiguillettes de Merlu à 5,4 euros (une bonne variante aux Fish Sticks pour les enfants). Quant aux morilles et aux cèpes surgelés, on verra quand je les aurai cuisinés...

  • Heureuse alternative aux Fast Food...

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    Un intéressant dossier paru ce week-end dans "Victoire" concernant la nouvelle mode alimentaire du Street Food qui débarque en Belgique : du fait maison, du fait minute devant vous, avec de bons ingrédients locaux et de saison, et pour un prix fort acceptable.

    Adieu les aliments gras et hydrogénés, trop salés et trop sucrés des Fast Food qui rendent obèse. Et bonjour au Street Food et à la qualité de ces repas pris sur le pouce. "Le Street Food est un formidable outil de promotion de la création culinaire et correspond aux nouvelles attentes envers la nourriture suite aux inquiétudes liées à l'alimentation industrielle" pense Sang Hoon Degeimbre, Chef de l'Air du Temps.

    Même les grands chefs s'y mettent et considèrent le Street Food comme une des branches de la cuisine. C'est la base de la culture d'une population, une nourriture qui associe avec simplicité les ingrédients, comme elle associe plaisir et nécessité. Culinaria 2013 (du 29 mai au 2 juin au Tour et Taxis) aura d'ailleurs pour thème le Street Food. Ce sera l'occasion de voir comment les grands chefs étoilés perçoivent cette nouvelle tendance et comment ils l'interprètent. Curieux de goûter cela...

    En attendant, découvrez les précurseurs du Street Food à Bruxelles : Keep on Toasting (Camion Croque-Monsieur) de Jean-Baptiste Nyssen, Mister Taco's (Camion Tex-Mex) d'Olivier Vandam et Grégoire van den Wyngaert, El Camion (Resto mobile) de Joël Geismar, SINStreetfood (Camion Végétarien) de Carine de Backer, Walkin'Thai de Matthieu Damman et Bia Mara (Fish & Chips) de Barry Wallace et Simon Whiteside. Et bon appétit !

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  • De la drogue dans nos assiettes...

    80 % de notre alimentation provient de l’industrie agro-alimentaire. Quelles sont les circonstances qui ont favorisé ce type de pratiques ?

    Dans les années 60 et 70, on a dit que pour être moderne, il fallait manger ce type de nourriture-là. La libération de la femme également a beaucoup joué. Elle n’est plus obligée de rester à la maison et peut travailler parce qu’elle a ces produits de facilité. Donc toute la pub a investi là-dedans pour dire : c’est plus pratique, c’est plus moderne et c’est plus rapide. Aussi, dans les supermarchés, ils mettent les plats cuisinés en face des fruits et des légumes. C’est fait exprès, c’est fait pour vous montrer que vous pouvez manger sans vous prendre la tête à couper les fruits et les légumes. Mais c’est aussi une manière d’inciter un raisonnement mental dans votre esprit et qui consiste à dire que si c’est dans les rayons fruits et légumes, c’est que c’est bon pour la santé.

    En tant que Franco-Américain, considérez-vous que l’on peut établir un parallèle entre les USA et la France en matière de “junk food” ?

    Oui. L’une des personnes que j’avais interviewées sur la nourriture et l’addiction avait d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet. Elle avait comparé la courbe d’ouverture de nouveaux MacDo en France avec celle des problèmes de surcharge pondérale. Ces deux courbes évoluaient de la même manière. En Angleterre, même chose. Il y a aussi un Belge que nous avons interrogé, Olivier de Schutter (rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, NdlR). Il dit que c’est un problème énorme auquel doivent surtout faire face les pays émergents. C’est un problème de santé publique. Et cela concerne un marché énorme, chiffré en millions. Il y a des millions de personnes qui meurent de maladies liées à notre nourriture moderne et industrialisée. Et là-dedans, je n’inclus pas encore ceux qui souffrent de malnutrition, là c’est encore autre chose.

    Que vous inspire la dernière polémique sur les lasagnes Findus ?

    Ça m’inspire que nous n’avons pas les moyens de vérifier la traçabilité des aliments et de vérifier ce qu’il y a dans nos assiettes. C’est honteux d’autant que c’est l’Europe qui le permet parce qu’en France, par exemple, nous voudrions changer l’étiquetage au niveau national et nous n’en aurons pas le droit car le parlement européen l’a refusé. L’Europe est complètement phagocytée par le lobbying et ça, on l’indique dans le film avec l’étiquetage "feu tricolore" défendu par Monique Goyens. Elle avait quelques milliers d’euros pour faire sa campagne mais les lobbies ont un million pour contrer ça. Et ce n’est pas normal. Extrait d'un entretien d'Aurélie Moreau avec Rémy Burkel, auteur d' un documentaire interpellant sur les pratiques de l’industrie agro-alimentaire "De la drogue dans nos assiettes". La Libre.be

  • La malbouffe des chaînes de restauration, des brasseries et autres restaurants...

    "Avec Xavier Denamur, il suffit de mettre la pièce et -d'appuyer sur envoi. Un déluge verbal s'abattra sur vous. Ce garçon, proche de la cinquantaine, à la barbe de cinq jours, parle plus vite que son ombre. En trois mots et quatre formules, il vous convaincra qu'il faut remettre la TVA dans la restauration à 19,6 % et que sa baisse à 5,5 %, réajustée récemment à 7 %, n'est qu'un cadeau fiscal aux grandes chaînes de restauration, arraché sous la pression des lobbys, qui ne profite en rien aux artisans cuisinant frais et maison.

    L'homme connaît le dossier, à la tête de cinq établissements qui font fortune au carrefour des rues Vieille-du-Temple et Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, dans le Marais, à Paris. A 26 ans, il achète en 1989 un vieux rade de 25 m2, devenu Au Petit Fer à Cheval, qui fait rapidement salle comble et s'attire la clientèle anglo-saxonne. Ouvert 7 jours sur 7, jusqu'à 2 heures du matin, il sert une cuisine de bistrot ordinaire. Vingt ans plus tard, il a acquis Les Philosophes, l'Etoile manquante, la Belle Hortense et la Chaise au plafond dans un rayon de 50 mètres, emploie une quarantaine de personnes et dégage un bénéfice de 800 000 € pour un chiffre -d'affaires de 4,5 millions d'euros selon son bilan 2007, dévoilé sur le site de Rue89.

    Outre ses qualités d'entrepreneur, le citoyen Denamur fait preuve d'un talent certain pour l'agit-prop. Dès l'entrée en vigueur de la baisse de la TVA en juillet 2009, il assure qu'elle n'entraînera pas de baisse des prix pour les clients et que lui, en tout cas, ne l'appliquera pas. Au contraire, il utilisera cette marge supplémentaire pour produire un documentaire : République de la malbouffe, réalisé par Jacques Goldstein. On y trouve quelques scènes savoureuses, telle celle où Jacques Borel - grand militant pour la baisse de la TVA - explique que le hamburger est une conséquence du travail des femmes. " Elles n'ont plus le temps de cuire la viande des bas quartiers durant trois heures et plus. Alors qu'est-ce qu'on va en faire ? On va la jeter ? Bien sûr que non ! On va la hacher ! " Elémentaire mon cher Borel ! Le film dénonce également la cuisine d'assemblage qui envahit la restauration française et revendique le droit à la transparence sur le contenu des assiettes. Sont-elles faites à base de produits frais, congelés ou déjà " cuisinés " ? Ont-elles été préparées maison ou importées en pièces détachées ? Autant de questions sur lesquelles Xavier Denamur tient à marquer sa différence."

    "République de la malbouffe" est vendu avec le mensuel Rue 89 de février (n° 17, 5 €). Extrait de la rubrique de JP Géné, parue dans Le Monde de ce week-end.

    Quand on sait que 80% des crèmes brûlées consommées dans les restaurants à Paris proviennent de chez METRO (fournisseur en gros pour l'Horeca), il serait juste de pouvoir mettre en avant les rares maisons de bouche qui prennent encore le temps de faire une crème brûlée maison ! Et pareil pour tout le reste !

    Toutes ces chaînes de restauration (style Lunch Garden) et pire encore, ces soi-disant Brasseries et autres restaurants qui travaillent avec des plats emballés sous vide, qu'il suffit de réchauffer sans savoir cuisiner, c'est de la malbouffe industrielle ! Uniformisation du goût assurée, sans parler de tous les conservants ajoutés et des économies faites sur une matière première de piètre qualité... Avec comme résultat, aucun plaisir gustatif, ni aucun plaisir tout court. La malbouffe quoi !

    Privilégions les vrais restaurateurs, qui se donnent, par passion, un mal fou à travailler de leurs mains des matières premières nobles et goûteuses, sélectionnées avec amour et métier, et fiers de nous présenter des assiettes alléchantes et soignées, à la cuisson parfaitement maîtrisée.

     

  • Bien manger, bien boire, et continuer comme ça...

    Toujours dans le même journal, un article de JP Géné, prodiguant 4 conseils à appliquer lors des fêtes de fin d'années, et après. Tout d'abord, préférer le Bio, d'abord pour le goût et la santé, ensuite pour encourager la filière et signifier aux autorités et aux enseignes commerciales la demande croissante des consommateurs. Ensuite, pratiquons le harcèlement textuel, en réagissant aux étiquettes dont la liste des ingrédients, le contenu, l'origine sont illisibles : demandez au personnel du magasin de vous le lire ! On a quand même le droit de savoir si on mange des OGM, des graisses hydrogénées, et autre crasse... Seule, la pression du consommateur fera changer le comportement des acteurs de l'agroalimentaire. Enfin, sanctionnons la truffe chinoise, cette illusion bas de gamme, cette arnaque du palais, qui n'a rien à voir avec les véritables truffes françaises ou italiennes. Le quatrième conseil aborde les vins naturels, pour éviter les vins sous perfusion chimique et technologique. Bio à la vigne, naturels à la cave, ces vignerons forment l'avant-garde d'un vignoble sans engrais ni pesticides, respectueux de la terre et du raisin. Le tout est que nos papilles, habituées à certains Grands Crus, y trouvent leur plaisir et y reconnaissent un terroir...

  • Bon Bon Bof...

    Rentrons d'un dîner gastronomique chez Bon Bon, côté 18/20 par Gault et Millau dans la nouvelle édition du guide parue cette semaine. Et ce fût une grande déception. D'abord, pas de voiturier, et un parking privé fort mal indiqué dans un quartier infernal où trouver une place tient du miracle. Ensuite l'accueil, entre une serveuse portant des plats à table et un Maître d'hôtel coincé au téléphone, on est resté sur le carreau... Une fois installé, en guise d'apéro, un seul vin rouge au verre : un vin italien carafé, trop lourd, trop chaud et trop puissant. Sans pain à table. Arrive le tableau "Menu du marché", quasi imposé avec quelques variantes possibles, mais le même menu imposé pour la table. L'un aime la poisson, l'autre la viande : c'est foutu ! Bref, on a dû composer vaille que vaille : ravioles de thon rouge farcies de coquillages avec une émulsion de coquillages aux herbes. Composition assez fraîche, mais sans extase gustative. Langoustines bretonnes, surmontées d'un biscuit, style cramé, à l'encre de seiche, et petite salade de saison. Ok, bonnes langoustines, mais à nouveau, aucun équilibre. Et un biscuit peu appétissant. Turbot breton, rattes au vin jaune et au comté, épinards aux girolles et émulsion d'aubergines fumées. Plat totalement déséquilibré, dont les accompagnements n'apportent rien. Grande déception. Aucune symbiose, aucune longueur, aucune surprise. Pour terminer, la poire en fête : 4 préparations dont 2 goûtues et réussies valant le déplacement. Côté sommelier, de bons conseils avec cette Cuvée Saturne 2004 en Côtes du Roussillon d'Olivier Pithon (le frère de l'autre qui sévit en Loire), mais avec un nez de S02 et de réduction assez persistants, malgré l'aération. Sinon du fruit et de la finesse, sans boisé trop présent. Bref, incompréhension de cette cotation excessive dans les guides gastronomiques pour un repas coûteux, fort peu créatif, aux associations douteuses, et sans réel plaisir gastronomique, bien que les ingrédients soient de première qualité et à la cuisson parfaite. Dommage. 

  • GROM, la glace italienne de qualité...

    Premier glacier Grom ouvert à Turin en mai 2003, puis, très vite, 16 autres en Italie. Puis New-York, Paris : c'est parti. Un nouveau nom à retenir. Car ce succès s'appuie sur des glaces et sorbets d'une qualité inimaginable, sans additifs, où les meilleurs ingrédients possibles sont mis en fabrication selon la saison. Quelques exemples : une des meilleures mandarines du monde, de la variété Avana (de Décembre à Février) provient de Ciaculli, dans la province de Palerme en Sicile, Le citron Sfusato d’Amalfi est tout simplement un des meilleurs citrons dans le monde! Avec une très faible acidité, un zeste épais et résistant et un parfum intense incroyable, ce citron est plus qu'un simple fruit sur la côte d'Amalfi, Fraises : Exaspéré par les difficultés à trouver un produit répondant à nos exigences, nous avons décidé de le cultiver dans notre ferme à Costigliole d'Asti, en choisissant des variétés qui n'ont pas un grand rendement (8000 kilos par hectare au lieu de 20000 kilos pour certaines autres! ) Mais avec une saveur fantastique . Framboises : Nous allons chercher nos framboises dans la région de Trentino (précisément dans la vallée de Mocheni) à partir de la fin du mois de juin, puis dans le Piémont pendant le reste de la saison. Les meilleures variétés cultivées sont l’Heritage, la Rossana et la Tulameen. La pistache de Bronte : Cette variété de pistache pousse sur les terres escarpées de Bronte et nulle part ailleurs en Europe. C’est seulement ici que les pistaches prennent une telle couleur vert émeraude et un parfum intense de résineux. Perchée sur les routes escarpées entre le volcan Etna et le Parc des Nebrodi, la région de Bronte dépend pour sa subsistance de la culture de la pistache. La noisette Tonda Gentile du Langhe : C'est la seule Noisette avec IGP géographique protégée (Indication Géographique Protégée), ce qui prouve à quel point elle est bonne. La production ne peut dépasser 3400 kilogrammes par hectare, et les spécifications des conditions environnementales pour la culture des noisetiers destinés à la production de noisettes du Piémont est stricte et respectée. Chocolat "Cru Sauvage" de Bolivie : Dans la partie amazonienne de la Bolivie, au cœur de la foret tropicale, de vieux cacaotiers continuent de produire des fèves sauvages (complètement bio évidemment), ce chocolat d’une extrême pureté gagne souvent de nombreux concours. Les fèves sont exclusivement de type Criollo, petites, délicates, chaque opération doit être conduite minutieusement, torréfaction, séchage (qui dure plus de 60 heures…). Le résultat est extraordinaire, parfum pur et harmonieux, tannins souples et doux, et de complexes arômes de prunes, fleur d’oranger et pamplemousse. Et, pour finir, la vanille : Cette fois, nous sommes allé à Madagascar, où Slow Food nous a alerté de l'existence d'une petite zone où la vanille Bourbon est produite. C'est la région de Mananara, où nous achetons nos gousses. Nous utilisons la vanille «planifolia», qui nécessite une plus longue et plus délicate préparation par rapport à la vanille Tahitensis. Bref, avec une telle recherche qualitative d'ingrédients provenant de terroirs somptueux, une telle recherche du goût, il est inéluctable que Grom envahisse la planète pour vous faire découvrir ces saveurs inouïes et oubliées. J'apprécie la démarche. Cela nous changera de ces chaînes de glaciers industriels, dont les produits sont bourrés d'additifs...